Centrale Physique MP 2013Sujet, corrigé et rapport du jury
- Induction électromagnétique (bobine de Ruhmkorff)
- Équation d'état des gaz parfaits
- Avalanche électronique et claquage disruptif
- Optique géométrique et diffraction
- Amplificateurs opérationnels
- Équations différentielles en régime sinusoïdal forcé
- Propagation d'onde dans un plasma
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Présentation du sujet
AccessibleLa bobine de Ruhmkorff et l'étude d'un plasma d'étincelle électriqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
AccessibleLe problème porte sur la production d'arcs électriques et l'exploration optique des plasmas froids ainsi créés. Il étudie la bobine de Ruhmkorff qui produit de hautes tensions par couplage inductif, le mécanisme de déclenchement de l'étincelle par avalanche électronique, l'étude expérimentale du plasma par déviation d'un faisceau laser, puis les propriétés optiques du gaz partiellement ionisé.
- 1I - La bobine de RuhmkorffÉtudie l'établissement du courant dans le circuit inductif primaire, les caractéristiques de l'enroulement secondaire, puis le couplage inductif produisant la haute tension.
- 2II - Mécanisme de déclenchement de l'étincelleÉtudie la distribution de particules dans un gaz puis l'effet d'avalanche électronique conduisant à la tension disruptive.
- 3III - Étude expérimentale d'un plasma produit par une étincelle électriqueAnalyse les observations expérimentales, le faisceau laser fin utilisé et la détection électronique du déplacement du spot laser.
- 4IV - Propriétés optiques d'un gaz partiellement ioniséÉtudie les mouvements électroniques dans le plasma puis la propagation d'une onde électromagnétique dans ce plasma.
Accessible. Le rapport indique que l'épreuve est globalement bien calibrée en durée et en difficulté, sans difficulté technique majeure, et la qualifie de problème de difficulté très raisonnable.
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesConfusion entre densité particulaire et quantité de matière · Distance parcourue mal calculée pour un mouvement non uniforme · Confusion entre durée de traversée et durée d'établissement du plasmaAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesLes quatre parties, abordées de manière progressive, ont rendu les très mauvaises copies particulièrement rares. En moyenne, les candidats ont abordé avec succès environ 50 % des parties I et II, et 38 % des parties III et IV, probablement par manque de temps. Le jury déplore un sérieux manque de maîtrise des outils mathématiques, en particulier le traitement complexe des équations différentielles linéaires.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confusion entre densité particulaire et quantité de matièreII.A
En exprimant la densité de molécules par unité de volume comme une quantité de matière, les candidats obtiennent une distance intermoléculaire dénuée de sens.
« la distance moyenne intermoléculaire qui en résultait était dénuée de bon sens »
- 2Distance parcourue mal calculée pour un mouvement non uniformeII.B
De nombreuses copies calculent la distance parcourue comme le produit de la vitesse par la durée, ce qui est faux pour un mouvement non uniforme.
« cette distance est définie comme le produit de la vitesse par la durée de parcours, ce qui constitue une erreur grossière »
- 3Confusion entre durée de traversée et durée d'établissement du plasmaIII.A
Les correcteurs relèvent très souvent une confusion entre ces deux durées lors de l'analyse des courbes expérimentales.
« les correcteurs ont relevé très souvent une confusion entre la durée de traversée de la zone de l’étincelle et la durée d’établissement du plasma »
- 4Comparaison de grandeurs de dimensions différentesIV.A
Pour montrer que la force magnétique est négligeable, les candidats comparent à tort le champ magnétique et le champ électrique, qui n'ont pas la même dimension.
« les candidats comparaient trop souvent des grandeurs qui n’ont pas la même dimension comme le champ magnétique et le champ électrique »
- 5Traitement complexe des équations différentielles mal maîtriséIV.A
Le très faible taux de bonnes réponses sur la solution particulière sinusoïdale révèle un manque de maîtrise de cet outil mathématique de base.
« Vu le très faible taux de bonnes réponses (7 %), ce manque de maitrise d’un outil mathématique de base est indéniable »
Ce qui a été bien réussi
- L'amélioration de la qualité de la présentation des copies s'inscrit dans une progression continue depuis plusieurs années.
- Le montage soustracteur de la partie III a été globalement convenablement traité.
- Le jury a vivement apprécié le grand nombre de copies traduisant une bonne connaissance du cours dans des domaines très variés.
Conseils du jury
- Lire très attentivement l'énoncé : les explications données servent à contextualiser les phénomènes.
- Toujours faire déboucher une application numérique sur une interprétation physique.
- Rester critique sur ses résultats numériques et littéraux : une valeur fantaisiste ou une expression inhomogène doit alerter.
- Ne pas négliger les questions qualitatives, qui demandent rigueur et précision du vocabulaire plutôt qu'une paraphrase de l'énoncé.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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I La bobine de Ruhmkorff : une prouesse technologique du XIXème siècle
I.A - Établissement du courant dans un circuit inductif primaire
I.A.2) Application numérique
I.B - Caractéristiques de l'enroulement secondaire

I.B.2) Le fil de l'enroulement secondaire est très fin comme le montre la valeur très élevée de la résistance de cette bobine
I.B.3) Application numérique
Dans quelle mesure peut-on parler de prouesse technologique pour la réalisation d'une telle bobine?
I.B.4) Pour déterminer l'inductance
I.
C - Couplage inductif entre les deux circuits : tension induite lors de la coupure de courant

I.C.2) Les deux extrémités du fil formant l'enroulement secondaire sont reliées à deux électrodes. On peut considérer que le circuit secondaire est alors ouvert en l'absence d'étincelle. Pour produire une différence de potentiel très élevée entre ces deux pointes métalliques, Ruhmkorff a mis au point un dispositif mécanique ouvrant périodiquement le circuit électrique. Lors d'une telle rupture de circuit, une petite étincelle apparait au niveau de l'interrupteur du circuit primaire. L'intensité dans ce circuit décroit alors rapidement. Admettons une loi de décroissance du type
Les charges électriques qui s'accumulent sur les pointes métalliques vont créer un champ électrique dans leur environnement. Si ce champ dépasse une valeur critique qui sera déterminée plus loin, l'étincelle éclate.
II Mécanisme de déclenchement de l'étincelle
Ces chocs peuvent dans certains cas arracher des électrons aux molécules et créer des cations. Ces électrons secondaires, de plus en plus nombreux au cours des chocs successifs, vont eux aussi être accélérés sous l'action du champ électrique régnant dans le gaz. Cette action motrice du champ électrique est contrecarrée par les chocs des électrons sur les molécules. L'effet dominant dans les conditions expérimentales considérées est dû aux chocs électrons-particules lourdes (atomes ou molécules). Un processus de capture d'électrons par les cations va rapidement limiter le nombre d'électrons secondaires en mouvement.
Nous considérons dans ce problème un gaz faiblement ionisé dans lequel le nombre de particules lourdes (molécules et cations) est très grand devant le nombre d'électrons en mouvement. On négligera donc systématiquement le nombre de cations devant le nombre de molécules gazeuses. De plus ce plasma est pratiquement électriquement neutre vu la très faible proportion électrons primaires/électrons secondaires.
II.A - Distribution de particules dans un gaz
a) Exprimer
b) Application numérique
II.A.2) La répartition des particules étant homogène, estimer la distance moyenne intermoléculaires
II.B - Effet d'avalanche lors du déplacement d'un électron dans un gaz soumis à un champ électrique
II.B.1) Déplacement d'un électron dans un champ électrique statique et uniforme en l'absence de chocs électron-molécule
a) Établir l'expression de la vitesse de l'électron à la date
b) Établir l'expression de l'énergie cinétique
II.B.2) Champ disruptif d'un gaz
a) Lorsque l'énergie cinétique d'un électron primaire acquise lors du mouvement dans le champ électrique atteint l'énergie de première ionisation
Comparer à la distance moyenne intermoléculaire
On donne l'énergie d'ionisation de la molécule d'oxygène
b) Calculer
c) Le champ disruptif diminue-t-il ou augmente-t-il lorsque la pression du gaz diminue ?
II.B.3) Tension disruptive entre deux électrodes : ordre de grandeur
a) La géométrie la plus simple est une association de deux plaques métalliques parallèles de grande dimension par rapport à leur espacement
b) Admettons que la relation (tension, distance inter électrodes, champ) donne une estimation satisfaisante de la tension disruptive
c) Dans un texte décrivant la structure des écrans plasma, on peut lire «La tension de claquage dépend du produit de la racine cubique de la pression du gaz par la distance inter électrode
d) Une lampe à décharge à vapeur de mercure, souvent improprement dénommée tube «néon», repose sur le même principe que l'amorçage de l'étincelle. Pour un tube néon de 50 cm de long, une tension de quelques centaines de volts suffit pour rendre «conductrice» la vapeur de mercure qui remplit la lampe, d'énergie d'ionisation
III Étude expérimentale d'un plasma produit par une étincelle électrique
.jpg)
III.A - Premières observations
La figure 4 indique l'évolution temporelle de la déviation

III.A.2) À titre de simplification, nous supposons que l'indice du milieu est homogène dans le plasma, mais présente une discontinuité à la surface du cylindre de rayon
III.A.3) Un calcul non demandé montre alors que
III.A.4) Comment peut-on interpréter physiquement l'évolution des courbes au-delà de 80 microsecondes ?
III.B - Obtention d'un faisceau laser très fin
III.B.2) Afin d'explorer finement la zone de l'étincelle, il est nécessaire de réduire au préalable la largeur du faisceau laser bien en deçà du diamètre de la zone de plasma. Le dispositif optique utilisé comporte deux lentilles minces convergentes de même axe optique espacées de 20 cm . Ce système est éclairé par un faisceau laser parallèle à l'axe optique. Le diamètre du faisceau parallèle incident est de 2 mm tandis que celui du faisceau parallèle émergent en sortie vaut
III.B.3) Pour sortir de la cavité optique du laser le faisceau passe par une ouverture circulaire de diamètre 2 mm . Le faisceau de sortie du laser de longueur d'onde
III.C - Détection électronique du déplacement du spot laser
.jpg)

III.C.2) Le centre de l'étincelle est à la distance
Afin de mesurer électroniquement la différence

III.C.4) On désire créer une tension de sortie proportionnelle à la différence de puissance lumineuse reçue par les deux photodiodes. Quelle condition faut-il imposer aux valeurs de résistances
IV Propriétés optiques d'un gaz partiellement ionisé
IV.A - Mouvements électroniques dans un plasma
IV.A.1) Pour quelle raison peut-on négliger l'action du champ magnétique de l'onde électromagnétique sur l'électron? À quelle condition portant sur l'amplitude du mouvement peut-on considérer que le champ électrique de l'onde comme uniforme pour étudier ce mouvement électronique ? On cherche à fixer des ordres de grandeur du mouvement des électrons dans les questions qui suivent.
IV.A.2) Soit un gaz partiellement ionisé placé dans un champ électrique supposé localement uniforme mais variant sinusoïdalement dans le temps
IV.A.3) On se limite à l'étude du mouvement suivant l'axe des
IV.A.4) Simplifier ces expressions sachant que
IV.A.5) Donner un ordre de grandeur de
IV.A.6) Déterminer l'amplitude du mouvement électronique
IV.B - Propagation d'une onde électromagnétique dans un plasma neutre à faible densité
est largement prise en défaut dans le plasma et doit être remplacée par une relation du type
IV.B.1) Rappeler les équations de Maxwell.
IV.B.2) Établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ électrique
IV.B.3) On considère la propagation d'une onde électromagnétique décrite par
IV.B.4) Définir la vitesse de phase de l'onde lumineuse et établir son expression. Est-elle plus grande ou plus petite que
IV.B.5) L'indice de réfraction
IV.B.6) L'application numérique montre que le schéma explicatif développé ci-dessus est insuffisant pour expliquer la variation de l'indice de réfraction. Proposer une autre explication en relation avec le claquement sec que l'on entend lors du claquage de l'étincelle.
Données numériques
| Célérité de la lumière dans le vide |
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| Masse de l'électron |
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| Charge de l'électron |
|
| Perméabilité magnétique du vide |
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| Permittivité diélectrique du vide |
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| Constante des gaz parfaits |
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| Nombre d'Avogadro |
|
| Constante de Boltzmann |
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Quelques formules
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Physique Centrale MP 2013 sur la bobine de Ruhmkorff ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Physique Centrale MP 2013 sur la bobine de Ruhmkorff ?
Le sujet porte sur l'induction électromagnétique, l'équation d'état des gaz parfaits, l'avalanche électronique, l'optique et la propagation d'une onde dans un plasma.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur Physique Centrale MP 2013 sur le plasma d'étincelle ?
Une confusion entre densité particulaire et quantité de matière, un calcul erroné de distance parcourue en mouvement non uniforme, et un manque de maîtrise du traitement complexe des équations différentielles.
Le sujet Physique Centrale MP 2013 sur la bobine de Ruhmkorff est-il difficile ?
Le rapport le décrit comme globalement bien calibré en durée et en difficulté, sans difficulté technique majeure, et de difficulté très raisonnable.
Le sujet Physique Centrale MP 2013 est-il faisable en entier dans le temps imparti ?
Le rapport indique que les candidats ont réussi en moyenne 50 % des parties I et II mais seulement 38 % des parties III et IV, probablement par manque de temps.
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