X ENS Physique MP 2006Sujet, corrigé et rapport du jury
- Diffusion thermique : conduction en régime stationnaire et conductance thermique
- Électrocinétique : régime sinusoïdal, notation complexe et filtre passe-bas
- Amplificateur opérationnel
- Physique statistique : facteur de Boltzmann et équipartition de l'énergie
- Rayonnement thermique : loi de Stefan
- Changements d'état et bilans enthalpiques
- Optique géométrique : miroirs sphériques et relations de conjugaison
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Présentation du sujet
DifficileDétection de rayonnement millimétrique : bolomètre, cryogénie et antenne CassegrainAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet étudie un système complet de détection de rayonnement millimétrique en trois parties. La première établit le principe du bolomètre avec des notions d'électricité et de thermodynamique : équilibre thermique, réponse dynamique, bruit Johnson et électronique de lecture. La deuxième compare deux cryostats par des bilans de transferts thermiques ; la troisième étudie l'antenne à deux miroirs, un collecteur de rayonnement et la sensibilité du système.
- 1Partie I : principe de la détection de rayonnement avec un bolomètreConduction thermique dans un barreau, stabilité de l'équilibre, temps de réponse et fonction de transfert, bruit Johnson et montages à amplificateur opérationnel.
- 2Partie II : cryogénieBilans d'échanges radiatifs entre écrans thermiques, consommation d'hélium et d'azote liquides et comparaison de deux cryostats.
- 3Partie III : étude du système optiqueMontage Cassegrain à deux miroirs sphériques, relations de conjugaison, cône de Winston et sensibilité du système de détection.
Difficile. Le jury qualifie la moyenne de relativement faible et note que les parties II et III se sont révélées très sélectives, le sujet étant pluridisciplinaire et l'épreuve de durée limitée.
L'épreuve en chiffres
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L'épreuve en chiffres
- Moyenne
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Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesSigne de α et bilan thermique · Temps de réponse réduit à un temps caractéristique · Moyennes temporelles et statistiquesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLes candidats ont traité les parties dans l'ordre, ce qui, faute de temps, a donné des résultats moyens sur les parties II et III, très sélectives. La moyenne relativement faible traduit la difficulté à aborder un problème pluridisciplinaire. Le jury regrette le peu d'attention portée aux commentaires physiques et aux discussions expérimentales demandés.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Signe de α et bilan thermiqueI.2.c, I.2.e
Le bilan thermique contient souvent des erreurs de signe ; certains adoptent un signe de α cohérent avec la donnée numérique de I.2.e après un calcul faux, alors que la stabilité de l'équilibre permettait de le justifier.
- 2Temps de réponse réduit à un temps caractéristiqueI.2.d
Beaucoup se limitent à voir τe comme un simple temps caractéristique, sans évoquer le caractère de filtre passe-bas ni la limite liée à l'inertie thermique du bolomètre.
- 3Moyennes temporelles et statistiquesI.3.a à I.3.d
Les calculs de moyenne temporelle en notation complexe s'embrouillent, et la définition de la moyenne statistique et des bornes d'intégration pose problème, d'où des résultats faux à un facteur près.
- 4Rôle de la grande résistance mal comprisI.4.a
Le choix Rp ≫ R(T) sert surtout à ne pas modifier au premier ordre le courant dans le bolomètre, donc son équilibre, et pas seulement à linéariser les équations.
- 5Bilans radiatifs faux d'un facteur 2II.1.b, II.2.b
Les bilans entre parois sont mal écrits : puissances rayonnées fausses d'un facteur 2, capacités thermiques des fluides introduites à tort, signes erronés.
- 6Relations de conjugaison mal maîtriséesIII.1.a, III.1.b
De nombreux candidats ne maîtrisent pas les lois de conjugaison des miroirs : erreurs de signe ou de facteur 2 dans les distances focales.
Ce qui a été bien réussi
- Les questions I.2.a, I.2.b et I.2.f ont posé peu de problèmes.
- La tension de sortie du montage amplificateur a été correctement calculée par la majorité (I.4.a).
- La question II.1.a est facile et bien traitée en général.
- Les questions III.1.c, III.2.a à III.2.c et III.2.e sont généralement bien traitées, ainsi que les questions mathématiques III.3.b et III.3.c.
Conseils du jury
- Répondre aux commentaires physiques demandés, même après une mise en équation réussie.
- Développer les discussions d'ordre expérimental, qui rapportent des points précieux.
- Toujours préciser l'unité d'un résultat numérique avant de conclure.
- Examiner le sens physique des solutions mathématiques obtenues.
- S'appuyer sur des schémas explicites du trajet des rayons.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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COMPOSITION DE PHYSIQUE
Étude d'un système de détection de rayonnement millimétrique
Formulaire :
Données numériques :
| PROPRIÉTÉS DES LIQUIDES CRYOGÉNIQUES | |||
| Unité | Azote | Hélium | |
| Masse volumique du liquide
|
|
0,8 | 0,125 |
| Température d'ébullition | K | 77 | 4 |
| Enthalpie de vaporisation
|
|
199 | 21 |
| Capacité thermique massique du gaz
|
|
1,04 | 5,20 |
I. Principe de la détection de rayonnement avec un bolomètre

I.1.a) Exprimer la température
I.1.b) Donner l'expression de
le barreau. Définir la conductance thermique
I.1.c) Donner l'équation d'équilibre thermique du bolomètre, reliant le courant
I.2. On suppose à présent que le rayonnement incident comporte une petite variation
I.2.a) On définit la conductance thermique dynamique
I.2.b) Exprimer de même la résistance du bolomètre
I.2.c) Obtenir l'équation différentielle relative à
I.2.d) On suppose que la variation du rayonnement incident est de la forme
I.2.e) Application numérique :
I.2.f) Exprimer la «fonction de transfert»
I.3. L'agitation thermique des électrons dans la résistance engendre des fluctuations de tension aux bornes du bolomètre, appelées bruit Johnson. Pour prendre en compte ce phénomène, la résistance du bolomètre est modélisée par une résistance idéale

I.3.b) La f.é.m. fluctuante
I.3.c) Calculer, à partir de la distribution
I.3.d) En supposant égales les valeurs moyennes
I.3.e) Le bolomètre est à la température
I.4. La valeur de la résistance
I.4.a) Exprimer la tension de sortie
I.4.b) L'amplificateur opérationnel n'est pas parfait ; en particulier la tension de sortie n'est
pas nulle lorsque les entrées

I.4.c) On remplace le schéma précédent par celui de la figure 3d. À l'équilibre (puissance du rayonnement incident donnée par
I.4.d) Dans la condition déterminée précédemment, exprimer
I.4.e) Application numérique : on donne
II. Cryogénie

II.1.a) Comment faire en sorte que les échanges thermiques ne s'effectuent que par rayonnement?
II.1.b) Décrire l'équilibre thermique des différents éléments du cryostat. En déduire le système d'équations correspondantes en fonction de
II.1.c) Application numérique. Calculer
II.2. On envisage à présent le cryostat B de la figure 4 permettant d'utiliser le pouvoir de refroidissement de la vapeur d'hélium pour remplacer le refroidissement par l'azote. La traversée de chaque écran par l'hélium gazeux s'effectue par un échangeur thermique; l'hélium y passe de sa température
II.2.a) Évaluer numériquement les énergies absorbées par la vaporisation d'un litre d'azote liquide ou d'hélium liquide, ainsi que les énergies absorbées par les gaz résultant de cette vaporisation lors de leur réchauffement jusqu'à 290 K ; on supposera les capacités thermiques massiques
II.2.b) Écrire les équations régissant l'équilibre thermique du cryostat (réservoir d'hélium et écrans thermiques).
II.2.c) Afin d'évaluer les températures
II.3. Comparer les performances de ces deux systèmes cryogéniques.
III. Étude du système optique
III.1. L'antenne du système optique est formée de deux miroirs sphériques positionnés comme indiqué sur la figure 5 . Le miroir primaire
III.1.a) Compléter le trajet, après réflexion sur
III.1.b) Exprimer la relation de conjugaison avec origine en

III.1.d) Pour des raisons techniques, le foyer
III.2. Intérêt du montage.
III.2.a) Le système reçoit le rayonnement d'une source « à l'infini » ; cette source est «vue» sous l'angle
III.2.b) Montrer que la longueur focale
III.2.d) Conclure en donnant le ou les avantages du montage Cassegrain par rapport au système constitué d'une seule lentille convergente.
III.2.e) Le miroir secondaire obstrue partiellement le miroir primaire. Avec les valeurs numériques du III.2.c. et
III.3. On étudie maintenant un collecteur de rayonnement («cône de Winston ») situé juste devant le bolomètre. Il est constitué d'une surface de révolution réfléchissante; la section méridienne est un arc

III.3.b) À partir de la figure 6, donner la relation entre
III.3.c) À partir de l'équation polaire de la parabole et des relations établies précédemment, obtenir une relation simple entre
III.3.d) Déterminer en fonction de
III.3.e) Conclure sur l'intérêt de l'utilisation d'un tel collecteur.
III.4. Plusieurs détecteurs constitués chacun d'un bolomètre et de son collecteur associé sont placés au foyer de l'antenne Cassegrain étudiée précédemment. Chaque détecteur constitue un pixel du système imageur. En raison des phénomènes de diffraction, un point source situé à l'infini donne dans le plan focal une tache de diamètre
III.4.a) On veut observer à la longueur d'onde
III.4.b) Déterminer la relation entre
III.5. En présence du bruit Johnson étudié dans la partie I, l'incertitude commise sur la mesure de la tension liée à la présence d'un signal pendant le temps d'observation
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet X physique MP 2006 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet X physique MP 2006 ?
Il mobilise la conduction thermique, l'électrocinétique en régime sinusoïdal et l'amplificateur opérationnel, la physique statistique, le rayonnement thermique, les changements d'état et l'optique des miroirs sphériques.
Quelle est la moyenne de l'épreuve de physique MP de l'X en 2006 ?
Le rapport indique une moyenne de 8,29 et un écart-type de 3,61 sur 1457 copies de candidats français.
Quelles erreurs le jury de l'X physique MP 2006 a-t-il le plus relevées ?
Des erreurs de signe dans le bilan thermique du bolomètre, une interprétation pauvre du temps de réponse, des moyennes mal calculées, des bilans radiatifs faux d'un facteur 2 et des relations de conjugaison mal maîtrisées.
Le sujet X physique MP 2006 est-il difficile ?
Le jury juge la moyenne relativement faible et les parties II et III très sélectives. Il attribue ces difficultés au caractère pluridisciplinaire du problème et à la durée limitée de l'épreuve.
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