Centrale Physique MP 2014Sujet, corrigé et rapport du jury
- Rayonnement du corps noir
- Diffusion thermique
- Analogie thermique-électrocinétique
- Diagramme de Bode
- Optique géométrique
- Diffraction
- Interférences à deux ondes et cohérence
- Mécanique en référentiel non galiléen
- Lois de Kepler
Téléchargements
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLes télescopes infrarouges : bolomètre, VLT et VLTI, point de Lagrange et refroidissement cryogéniqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLe sujet traite des difficultés propres à l'observation du rayonnement infrarouge stellaire. Il étudie un détecteur à bolomètre et son temps de réponse, la résolution d'un télescope Cassegrain limitée par la diffraction, l'interférométrie entre deux télescopes, le positionnement d'un télescope spatial au point de Lagrange L2 puis le refroidissement cryogénique du télescope Herschel.
- 1Partie I : détection de rayonnement infrarougeDétecteurs d'ondes électromagnétiques, rayonnement du corps noir, bilan thermique du bolomètre, temps de réponse et sensibilité.
- 2Partie II : un télescope unitaire du VLTMontage de type Cassegrain, grossissement et résolution limitée par la diffraction.
- 3Partie III : le télescope interférentiel VLTIFigure d'interférences d'une source ponctuelle, ligne de retard, cohérence et brouillage pour deux sources ponctuelles.
- 4Partie IV : positionnement du télescope James Webb au point de Lagrange L2Troisième loi de Kepler, équilibre dans un référentiel non galiléen et stabilité du point de Lagrange.
- 5Partie V : refroidissement cryogénique du télescope HerschelInterrupteur thermique à géométrie cylindrique, choix du fluide réfrigérant et fonctionnement du cryo-réfrigérateur.
Difficulté moyenne. Le jury qualifie le problème de difficulté très raisonnable et de longueur raisonnable, tout en notant un abord relativement difficile de la partie I.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLoi de Wien mal interprétée · Bilan thermique du bolomètre incomplet · Constante de temps lue au mauvais endroitAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesL'épreuve, bien calibrée en durée, était d'un abord relativement difficile : les meilleurs candidats ont traité des pans entiers du problème, mais les candidats moyens ont buté sur la partie I et les très mauvaises copies ont été nombreuses. Les parties ont été abordées avec des performances similaires et peu satisfaisantes, la dernière l'étant rarement. Le jury déplore surtout le manque de phrases explicatives dans les questions qualitatives.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Loi de Wien mal interprétéePartie I
La longueur d'onde du maximum est prise pour la longueur d'onde maximale émise, et le raisonnement sur le refroidissement du capteur est souvent inversé ; la loi de Stefan est presque jamais invoquée.
- 2Bilan thermique du bolomètre incompletPartie I
La conduction par la poutre de support et l'effet Joule sont oubliés ou affectés d'un mauvais signe, faute d'une lecture attentive du texte introductif.
- 3Constante de temps lue au mauvais endroitPartie I
Le temps caractéristique est lu à l'intersection avec l'axe des abscisses au lieu de l'intersection avec l'asymptote horizontale.
- 4Optique négligéePartie II
La construction du grossissement est à peine esquissée et très peu de copies aboutissent à la limite de résolution par la tache d'Airy.
« Cette partie d’optique a été incontestablement le parent pauvre de ce problème. »
- 5Cohérence et addition des intensitésPartie III
Le rôle de la ligne de retard et de la longueur de cohérence est rarement compris, et des candidats additionnent les intensités de sources qu'ils croient cohérentes.
« le jury a été amené à lire que les deux sources sont cohérentes et que de ce fait il faut additionner les intensités lumineuses. »
- 6Résultat obtenu en oubliant l'accélération d'entraînementPartie IV
En omettant la force d'inertie d'entraînement, des candidats retrouvent miraculeusement l'expression demandée ; cette attitude discrédite toute la copie.
« C’est un exemple typique de la mauvaise foi de nombreux candidats. »
Ce qui a été bien réussi
- La limite inférieure en longueur d'onde du domaine infrarouge est assez bien connue.
- Le diagramme de Bode du bolomètre a souvent été bien traité.
- Les calculs autour des trous d'Young et le calcul du brouillage ont été menés correctement dans les meilleures copies.
Conseils du jury
- Lire très attentivement l'énoncé : ses indications situent les phénomènes dans leur contexte expérimental.
- Rédiger des phrases explicatives dans les questions qualitatives.
- Rester cohérent d'une question à l'autre et vérifier l'homogénéité des résultats.
- Admettre un résultat non obtenu plutôt que de truquer les calculs.
- Travailler régulièrement la compréhension physique des phénomènes et pas seulement la technique de calcul.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
Les télescopes infrarouges
Ce sujet est composé de parties relativement indépendantes : il n'est pas nécessaire d'avoir traité la totalité d'une partie pour aborder la partie suivante mais la lecture de l'énoncé d'une partie peut aider à la résolution d'une autre partie.
Les résultats numériques seront donnés avec un nombre de chiffres significatifs compatible avec ceux utilisés pour les données.
I Détection de rayonnement infrarouge
Le bolomètre, de capacité thermique

I.A - Généralités sur les détecteurs
I.A.2) Dans quel intervalle de longueur d'onde se situent les rayonnements infrarouges ?
I.A.3) La loi de Wien relative à l'émission thermique d'un corps noir peut s'écrire
Expliciter les notations
I.A.4) Expliquer, en le justifiant avec des valeurs numériques, pourquoi il est nécessaire de refroidir les instruments d'un télescope, qu'ils soient sur Terre ou dans l'espace (température de l'ordre de quelques dizaines de Kelvin).
I.B - Principe du bolomètre
I.B.2) Montrer que la température
I.B.3) Expliquer pourquoi un coefficient
I.B.4) Déterminer la température
I.
C − Temps de réponse du bolomètre
I.C.1) Tracer l'allure de l'évolution
I.C.2) Expliquer qualitativement l'influence de la capacité thermique
I.D - Sensibilité du bolomètre
I.D.1) Montrer qu'en régime forcé, l'amplitude
I.D.2) Déterminer, en régime forcé, l'expression de l'amplitude
I.D.3) En déduire l'expression de la sensibilité
I.D.4) Tracer l'allure de la courbe
I.D.5) Préciser la nature du filtre constitué par le détecteur. Comment peut-on justifier la chute de la sensibilité en dehors de la bande passante?
I.D.6) Dans quel sens faut-il faire varier la conductance thermique
II Un télescope unitaire du VLT
II.A - Montage de type Cassegrain
Le miroir primaire est un miroir sphérique concave de sommet
II.A.1) Déterminer numériquement la projection algébrique
II.A.2) Faire de même pour la projection algébrique
II.A.3) À quelle distance

II.B - Résolution limitée par la diffraction
II.B.1) En assimilant, pour simplifier, le premier miroir à une simple lentille convergente de même focale, déterminer l'ordre de grandeur du rayon
II.B.2) En déduire l'ordre de grandeur de l'ouverture angulaire
II.B.3) En précisant le critère retenu, établir la relation que doivent vérifier les angles
II.B.4) En déduire la valeur numérique de la limite de résolution angulaire
III Le télescope interférentiel VLTI
.jpg)
III.A - Observation d'une source ponctuelle dans la direction de l'axe optique
.jpg)
III.A.2) Calculer la différence de marche
III.A.3) En déduire le rôle de la ligne à retard de la figure 3 .
III.A.4) En quoi y a-t-il nécessité de la ligne à retard pour satisfaire aux conditions d'interférences?
III.A.5) Dans quelle mesure peut-on considérer que le contraste des interférences vaut 1 ? Dans la suite on supposera effectivement que le contraste vaut 1 .
III.A.6) Déterminer l'expression de l'intensité lumineuse
III.A.7) En déduire l'expression de l'interfrange.
III.A.8) Tracer l'allure de la figure d'interférence dans le plan (
III.B - Observation d'une source ponctuelle dans une direction différente de celle de l'axe optique
III.B.1) À quelle distance
III.B.2) Déterminer l'expression de l'intensité lumineuse
III.B.3) L'interfrange est-il différent de celui trouvé précédemment ?
III.C - Observation de deux sources ponctuelles
III.C.1) Ces deux sources sont-elles cohérentes ? Justifier la réponse.
III.C.2) En déduire l'intensité lumineuse
III.C.3) Pour quelle(s) distances(s)
III.C.4) Proposer alors une méthode de détermination expérimentale de l'angle entre deux étoiles composant une étoile double.
III.C.5) Quelle est la valeur numérique (en secondes d'arc) de la limite de résolution angulaire
IV Positionnement du télescope spatial James Webb au point de Lagrange
L_2
Soit

IV.A - Étude préliminaire
IV.A.2) Quel est, dans
IV.B - Équilibre des forces
IV.B.2) Montrer que
IV.B.3) Calculer numériquement la distance
IV.C - Étude de la stabilité du point de Lagrange
IV.C.1) Exprimer les énergies potentielles dont dérivent les différentes forces s'exerçant sur le télescope de masse
IV.C.2) Un calcul non demandé permet alors d'obtenir l'expression ci-dessous pour les composantes, dans le repère
En réalité, pour mener à bien une étude plus complète, il conviendrait d'inclure la force d'inertie de Coriolis.
V Refroidissement cryogénique du télescope Herschel
Ce principe de refroidissement est mis à profit dans les cryo-réfrigérateurs à adsorption. Ces dispositifs de refroidissement sont adaptés aux contraintes de l'industrie spatiale car ils ne contiennent aucune pièce mobile. L'absence de risque d'usure permet un gain de fiabilité.
Schématiquement, le cryo-réfrigérateur se présente sous la forme de deux sphères en titane reliées par un tube. Dans l'une de ces sphères, appelée la pompe, se trouve du charbon actif. Ces charbons possèdent un pouvoir d'adsorption du gaz qui augmente lorsque la température diminue. La pompe peut être reliée à un thermostat de température
Lors de la première phase de fonctionnement de durée
V.A - Principe d'un interrupteur thermique
gaz pour assurer sa position fermée. Il est composé (voir figure 6) de deux pièces conductrices cylindriques concentriques en cuivre de rayons
.jpg)
V.A.1) À partir d'un bilan énergétique effectué sur le volume de gaz compris entre les rayons
V.A.2) En déduire l'expression de
V.A.3) Déterminer, en régime permanent, l'expression du flux thermique
V.A.4) Exprimer la conductance thermique
V.A.5) Expliquer qualitativement comment ce dispositif peut jouer le rôle d'interrupteur thermique.
V.
B - Choix du fluide réfrigérant

l'hélium : pression en fonction de la température
V.B.2) Quelle(s) particularité(s) présente le diagramme des phases de l'hélium ?
V.B.3) En effectuant un bilan sur un système que l'on définira avec soin, déterminer l'expression de la température
V.B.4) Lequel des deux isotopes de l'hélium semble le plus adapté à cette technique de refroidissement ?
V.B.5) Les courbes de pression de vapeur saturante en fonction de la température sont données pour les deux isotopes de l'hélium sur la figure 8.

V.C - Fonctionnement du cryo-réfrigérateur
V.C.1) Déterminer l'expression de la masse d'hélium évaporée
V.C.2) En déduire l'expression de la chaleur
V.C.3) Définir le rendement du cryo-réfrigérateur et l'exprimer en fonction des données de l'énoncé.
V.C.4) Faire un schéma du dispositif lors de la première phase de fonctionnement, avec les températures des différents éléments et les positions des interrupteurs thermiques.
V.C.5) Faire de même pour la seconde phase de fonctionnement.
Formulaire
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique Centrale MP 2014 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique Centrale MP 2014 ?
Le sujet sur les télescopes infrarouges couvre le rayonnement du corps noir, la diffusion thermique, l'optique géométrique, la diffraction et les interférences, la mécanique en référentiel non galiléen avec le point de Lagrange L2 et une étude de thermodynamique cryogénique.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en physique Centrale MP 2014 ?
Le jury cite la loi de Wien mal comprise, un bilan thermique du bolomètre incomplet, une partie d'optique délaissée, des confusions sur la cohérence et des calculs arrangés au point de Lagrange en oubliant l'accélération d'entraînement.
Le sujet de physique Centrale-Supélec MP 2014 est-il difficile ?
Le rapport le juge de difficulté très raisonnable et bien calibré en durée, mais d'un abord relativement difficile : beaucoup de candidats moyens ont été bloqués dès la partie I.
Quels conseils le jury de Centrale MP 2014 donne-t-il en physique ?
Lire attentivement l'énoncé, expliquer ses réponses qualitatives par des phrases, rester cohérent et ne jamais truquer un calcul pour retrouver le résultat attendu.
Pas de description pour le moment
