CCINP Physique 2 MP 2008Sujet, corrigé et rapport du jury
- Optique géométrique : lentilles minces et focométrie
- Aberrations chromatiques
- Magnétostatique : théorème d'Ampère et potentiel vecteur
- Induction électromagnétique
- Calcul d'incertitudes et chiffres significatifs
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Présentation du sujet
DifficileFocométrie et lunette astronomique achromatique ; magnétostatique et induction électromagnétiqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet comprend une partie A d'optique et une partie B d'électromagnétisme. La partie A porte sur la mesure de distances focales de lentilles minces par différentes méthodes (focométrie), puis sur la conception d'une lunette astronomique achromatique. La partie B porte sur la détermination du champ magnétique et du potentiel vecteur créés par des courants (magnétostatique), puis sur des phénomènes d'induction en régime quasi stationnaire.
- 1A.1 : FocométrieMesure de la distance focale de lentilles convergentes (autocollimation, formule de Descartes, méthodes de Bessel et de Silbermann) puis divergentes (théorème des vergences, viseur à frontale fixe, méthode de Badal), avec calcul d'incertitudes.
- 2A.2 : Lunette astronomique achromatiqueÉtude de la constringence et des aberrations chromatiques des lentilles, puis conception d'un objectif et d'un oculaire achromatiques pour une lunette astronomique.
- 3B.1-B.2 : MagnétostatiqueDétermination du champ magnétique B et du potentiel vecteur A créés par un courant rectiligne puis par un courant circulaire (spire, solénoïde).
- 4B.3 : Induction électromagnétiqueÉtude de l'induction dans une spire placée à l'intérieur d'un solénoïde, puis de la roue de Barlow.
Difficile. La moyenne n'est que de 8,78/20 (écart-type 3,19) et le rapport décrit un sujet proposant des exercices sélectifs que seuls quelques bons candidats ont abordés, sa longueur ne permettant pas à tous une rédaction complète.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 8,78 / 20 · écart-type 3,19 · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 8,78/ 20
- Écart-type
- 3,19
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
4 erreurs relevéesCalculs d'incertitudes mal maîtrisés · Description de la méthode d'autocollimation trop imprécise · Établissement de rot A = B rarement réussiAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
4 erreurs relevéesLe sujet devait permettre une mise en application des connaissances élémentaires, tout en proposant des exercices sélectifs que seuls quelques bons candidats ont abordés. Une connaissance raisonnable du cours devait permettre de réussir honorablement l'épreuve, mais la longueur du sujet n'a pas permis à certains candidats une rédaction complète. Le jury relève surtout une maîtrise insuffisante des calculs d'incertitudes et des applications numériques.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Calculs d'incertitudes mal maîtrisés
Les applications numériques, quand elles existent, ne sont pas toujours formulées avec un nombre de chiffres significatifs cohérent avec l'incertitude calculée.
« La grande majorité des candidats ne maîtrise pas les calculs d’incertitudes »
- 2Description de la méthode d'autocollimation trop impréciseA.1.1.1
La démarche décrite par de nombreux candidats ne permettrait pas à un novice de mettre en œuvre la méthode : le miroir n'est pas toujours mentionné et certaines formulations restent vagues.
« on bo uge le miroir pour voir l’objet »
- 3Établissement de rot A = B rarement réussiB.2.1
Le calcul complet des quatre termes du rotationnel de A = (1/2) B × r, menant à la relation rot A = B, n'est mené à bien que par très peu de candidats, beaucoup se contentant de retrouver le résultat sans justification correcte.
« Très peu de candidats ont établi la relation rot A = B »
- 4Sens du courant induit jamais préciséB.3.1
Aucun candidat n'a précisé le sens de parcours du courant induit dans la spire, alors que la question le demandait explicitement.
« Aucun candidat n’a précisé le sens de parcours du courant dans la spire »
Ce qui a été bien réussi
- La méthode de Bessel est connue des candidats.
- La maîtrise des relations d'invariance et de symétrie a permis à de nombreux candidats d'établir la structure du champ magnétique B et du potentiel vecteur A pour un courant rectiligne cylindrique illimité.
- Les questions B.2.3.3.2 et B.2.3.3.3 sont traitées correctement par les candidats qui les ont abordées.
Conseils du jury
- Soigner les calculs d'incertitudes et exprimer les résultats numériques avec un nombre de chiffres significatifs cohérent.
- Décrire les protocoles expérimentaux de façon précise et utilisable par un novice, en nommant le matériel employé.
- Justifier complètement un calcul de rotationnel ou de divergence plutôt que de se contenter de retrouver un résultat connu.
- Répondre explicitement à toutes les questions posées, y compris le sens ou l'orientation d'une grandeur, même quand la réponse semble évidente.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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Les calculatrices sont autorisées.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Partie A : OPTIQUE
La première partie concerne la mesure, par différentes méthodes, des distances focales de lentilles minces convergentes et divergentes. La seconde partie consiste à rechercher les conditions pour limiter l'aberration chromatique, c'est-à-dire les défauts de formation des images dus à la dispersion des verres des objectif et oculaire d'une lunette astronomique.
On considérera que les lentilles minces de ce problème sont utilisées dans le cadre de l'approximation de Gauss.
1. FOCOMETRIE
1.1. Lentille convergente : (
L_1 ) de centre
O_1 et de distance focale
f_1^′
1.1.1. Méthode d'autocollimation
1.1.1.2. Quand l'image
1.1.2. Formule de conjugaison de Descartes
1.1.2.1. Déterminer la distance focale
1.1.2.2. Sachant que les incertitudes absolues sur les distances objet-lentille (incertitude de lecture) et lentille-écran (incertitudes de lecture et de netteté de l'image) sont respectivement évaluées à
1.1.3. Méthode de Bessel
1.1.3.1. On pose
1.1.3.2. Si
1.1.3.3. Déterminer l'incertitude absolue
1.1.3.4. Calculer la distance focale
1.1.4.Méthode de Silbermann
1.1.4.1. Utiliser la relation de conjugaison de Descartes et l'expression du grandissement pour obtenir
1.1.4.2. On mesure
1.1.4.3. La méthode de Silbermann peut-elle se déduire de la méthode de Bessel ? Justifier votre réponse.
1.1.5. Comparaison des méthodes
1.2. Lentille divergente : (
L_2 ) de centre
O_2 et de distance focale
f_2^′
1.2.1. Théorème des vergences (formule des opticiens)
1.2.1.1. Déterminer la vergence
1.2.1.2. En déduire la vergence
1.2.1.3. Les centres optiques des lentilles dites «accolées» sont en fait distants de
1.2.2. Viseur à frontale fixe
1.2.2.1. À partir de la relation de conjugaison de Descartes, montrer que la distance focale
1.2.2.2. Sachant que
1.2.3. Méthode de Badal
lère étape : une lentille convergente ( L ) donne d'un objet ponctuel A situé au foyer objet F de cette lentille, une image rejetée à l'infini. Une seconde lentille convergente
2ème étape : la lentille divergente (
1.2.3.1. En appliquant la relation de conjugaison de Newton à la lentille
1.2.3.2. Pour les distances
2. LUNETTE ASTRONOMIQUE ACHROMATIQUE
On définit la constringence
2.1. Constringence, pouvoir dispersif et distance focale d'une lentille d'un verre crown
2.1.1. Calculer, avec le nombre de chiffres significatifs correct, les indices
2.1.2. Déterminer la distance focale moyenne
2.2. Aberrations chromatiques principales des lentilles minces
2.2.1. Reproduire les figures 1 et 2 et tracer le cheminement des rayons lumineux bleu et rouge de longueurs d'onde respectives (
2.2.2. Aberrations chromatiques longitudinale et transversale
Exprimer
Calculer numériquement
2.2.2.2. On définit l'aberration chromatique transversale
Exprimer
Calculer la valeur de
2.3. Objectif achromatique
- lentille (L), en verre crown :
n_1 = A_1 + (B_1)/(λ^2) avecA_1 = 1, 515 etB_1 = 3, 5 × 10^3 nm^2 - lentille (L'), en verre flint :
n_2 = A_2 + (B_2)/(λ^2) oùA_2 etB_2 sont à déterminer.
2.3.1. Exprimer les vergencesV_1, V_2 respectivement des lentilles ( L ), (L^′ ) en fonction des constantesA_1, A_2, B_1, B_2 , des rayonsR_1, R_2 et deλ . En déduire la vergenceV = V_1 + V_2 des deux lentilles accolées.
2.3.2. Déterminer l'expression de(∂V)/(∂λ) . Que doit valoir cette expression pour supprimer l'aberration chromatique? En déduire une relation entreB_1, B_2, R_1 etR_2 puis exprimer la vergenceV en fonction deA_1, A_2, R_1 etR_2 .
2.3.3. Calculer les constantesA_2 etB_2 pour une vergenceV de l'objectif égale à0, 5 m^(− 1) .
2.4. Oculaire achromatique
2.4.1. Déterminer, en fonction de
2.4.3. Quelles doivent être les relations, d'une part entre
2.4.4. Calculer, dans les conditions de la question précédente, la valeur de
2.4.5. On définit respectivement par (
2.4.5.1. Déterminer le foyer objet F (conjugué de
2.4.5.2. En prenant comme référence la distance
2.5. Lunette achromatique
2.5.1. Calculer le grossissement angulaire de cette lunette. (On assimilera l'oculaire à une lentille unique de vergence
2.5.2. Reproduire la Figure 4 et tracer le chemin suivi par le rayon incident (sous l'angle
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Partie B : ÉLECTROMAGNÉTISME
Relations d'analyse vectorielle :
Fonction scalaire
Fonction vectorielle

1. DÉFINITIONS
1.1. Loi de Biot-Savart
1.1.1. Exprimer le champ magnétique
1.1.2. En déduire le champ magnétique
1.1.3. Quels sont les domaines de validité pour appliquer la loi de Biot-Savart ?
1.2. Théorème d'Ampère
1.2.2. Donner le nom et la relation de la forme locale du théorème d'Ampère.
2. CHAMP MAGNÉTIQUE
B ET POTENTIEL VECTEUR
A
2.1. Relations :
2.1.1. Montrer que, dans le cas d'un champ magnétique uniforme
2.1.2. Calculer rot
2.2. Courant rectiligne
2.2.1.Examiner les éléments de symétrie et d'invariance de ce conducteur cylindrique qui ont une conséquence sur les modules et directions du champ magnétique
2.2.2. Déterminer, en appliquant le théorème d'Ampère, le champ magnétique
2.2.3. En déduire le potentiel vecteur
2.2.4. Le potentiel
2.3. Courant circulaire
2.3.1.1. D'après les éléments de symétrie et d'invariance de la spire de courant, définir les variables dont dépendent le champ magnétique
2.3.1.2. Calculer, à l'aide de la loi de Biot-Savart, le champ magnétique au point
2.3.1.3. Exprimer le potentiel vecteur
2.3.2. Un solénoïde de longueur finie
2.3.2.1. Exprimer le champ magnétique
2.3.2.2. En déduire le champ magnétique
2.3.3. Un solénoïde dont la longueur
2.3.3.1. Utiliser le résultat précédent pour exprimer le champ magnétique en tout point M de l'axe du «solénoïde infini».
2.3.3.2. Soit T un point quelconque à l'intérieur du solénoïde et situé à la distance
2.3.3.3. Soit U un point quelconque à l'extérieur du solénoïde, à la distance
2.3.3.4. En écrivant la relation locale champ-potentiel et à l'aide de la formule de Stokes, calculer les potentiels vecteurs
2.3.3.5. Les potentiels
2.3.3.6. Tracer les graphes de
3. INDUCTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
3.1. Loi de Lenz, loi de Faraday
3.1.1. Déterminer la f.é.m induite dans la spire en utilisant :
3.1.1.1. la loi de Faraday.
3.1.1.2. la circulation du champ local induit
3.1.2. En déduire l'intensité
3.1.3. Un courant stationnaire d'intensité
Calculer l'intensité
3.1.4. Déterminer le champ magnétique variable
3.1.4.1.
3.1.4.2.
3.2. La roue de Barlow
Cette roue de Barlow, disque conducteur homogène de centre O , de rayon
3.2.1. Parmi la répartition quelconque des lignes de courant entre O et P , nous représentons sur la Figure 9', celle qui passe par un point M en transportant un courant d'intensité di.
3.2.1.1. Exprimer la force de Laplace
3.2.1.2. Déterminer le moment
3.2.1.3. Exprimer la f.é.m. induite en fonction de
(On utilisera, judicieusement, la circulation de (
3.2.2.Établir les équations mécanique du mouvement de la roue et électrique du circuit. En déduire les lois d'évolution dans le temps de :
3.2.2.1. l'intensité
3.2.2.2. la charge
3.2.2.3. la vitesse angulaire
3.2.3. Quand
3.2.4. On fixe la vitesse angulaire initiale à la valeur
3.2.4.1. Montrer que la roue se comporte initialement comme un générateur pour toute valeur de
3.2.4.2. A partir de quel instant
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Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique 2 MP CCINP 2008 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet de physique 2 MP CCINP 2008 ?
Le sujet couvre l'optique géométrique (focométrie et lunette astronomique achromatique) en partie A, puis la magnétostatique (champ magnétique et potentiel vecteur) et l'induction électromagnétique en partie B.
Quelle est la moyenne du sujet de physique 2 MP CCINP 2008 ?
La moyenne des candidats est de 8,78/20, avec un écart-type de 3,19.
Ce sujet de physique 2 MP CCINP 2008 est-il difficile ?
Le rapport le décrit comme un sujet proposant des exercices sélectifs, abordés seulement par quelques bons candidats, et dont la longueur n'a pas permis à tous une rédaction complète.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de physique 2 MP CCINP 2008 ?
Le jury relève une maîtrise insuffisante des calculs d'incertitudes, des descriptions de protocole expérimental trop imprécises, l'échec fréquent à établir la relation rot A = B, et l'absence de précision sur le sens du courant induit.
Pas de description pour le moment
