Mines Physique 1 MP 2021Sujet, corrigé et rapport du jury
Jean Perrin et l'hypothèse atomique
Faisable en sup ?
Faisable en partie en MPSI : 11 questions sur 24, partie IV en entier. Autres questions faisables en MPSI
Autres premières années : PCSI 15 · BCPST1 15 questions.
Détail par partie
- Partie I : Équilibre vertical d'un gaz à la température ambiante3/7En partie
- Partie II : Étude d'un équilibre de sédimentation2/7En partie
- Partie III : Le modèle de Langevin2/6En partie
- Partie IV : Observations optiques4/4Faisable
Téléchargements
Présentation du sujet
Difficulté moyenneJean Perrin et l'hypothèse atomique : mesure de la constante de Boltzmann et mouvement brownienAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Difficulté moyenneLe sujet revient sur les expériences de Jean Perrin qui ont permis de déterminer la constante de Boltzmann. Il enchaîne l'équilibre isotherme d'une colonne de gaz, la sédimentation de grains de gomme-gutte compensée par la diffusion, le modèle de Langevin du mouvement brownien, puis l'étude optique du microscope utilisé. Les quatre parties sont en grande partie indépendantes.
- 1Partie I : équilibre vertical d'un gaz à la température ambianteModèle du gaz parfait, équilibre d'une tranche d'air, loi de variation de la pression avec l'altitude et facteur de Boltzmann.
- 2Partie II : étude d'un équilibre de sédimentationChute des grains dans l'eau sucrée avec frottement visqueux, courant de diffusion opposé et exploitation d'une répartition verticale pour obtenir k_B.
- 3Partie III : le modèle de LangevinÉquation du mouvement d'un grain soumis à une force aléatoire, théorème d'équipartition et analyse des résultats d'une expérience de diffusion de Perrin.
- 4Partie IV : observations optiquesMicroscope à deux lentilles minces dans les conditions de Gauss, tracé de rayons et puissance intrinsèque.
Difficulté moyenne. Le jury décrit un sujet progressif, d'un niveau de difficulté adapté, qui a permis à beaucoup de candidats de montrer une bonne maîtrise des notions.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesUnités et ordres de grandeur · Signes dans l'équation différentielle · Résultat forcé sans justificationAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesL'épreuve a bien classé les candidats et les meilleures copies ont presque tout traité. La plupart maîtrisent le cours et les outils mathématiques utiles ; la différence s'est faite sur la rigueur des calculs, les applications numériques et les explications physiques. Environ 2 % des copies, jugées négligées, ont perdu jusqu'à deux points de présentation.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Unités et ordres de grandeurQ1, Q5
Les unités posent problème dans la loi des gaz parfaits et l'échelle de hauteur H est souvent donnée à quelques mètres sans aucun regard critique.
« On lit souvent une hauteur de 8m, au grand désespoir des alpinistes. »
- 2Signes dans l'équation différentielleQ8, Q9
Beaucoup d'erreurs de signe mènent à une solution divergente ou incohérente avec l'équation écrite, voire à une vitesse limite négative alors qu'elle est définie positive.
- 3Résultat forcé sans justificationQ10
La relation entre les courants de particules est souvent écrite sans justification. Arriver à la bonne exponentielle à partir d'une équation fausse est sanctionné.
« Si le jury apprécie leur sens physique, il ne peut que sanctionner l'entourloupe mathématique »
- 4Décroissance rapide non chiffréeQ15
Constater une exponentielle décroissante ne suffit pas : il faut s'appuyer sur la valeur numérique de la constante de temps.
- 5Théorème d'équipartition mal appliquéQ17
Beaucoup n'adaptent pas le théorème au cas unidimensionnel demandé et obtiennent un facteur 3 erroné.
- 6Tracés d'optique et conditions de GaussQ21, Q22, Q23
Les conditions de Gauss sont confondues avec leurs conséquences et le tracé des rayons dans le microscope est très souvent faux. Il fallait voir que l'image intermédiaire se trouve dans le plan focal de l'oculaire.
« Question très mal traitée : le simple tracé des rayons est très souvent faux »
Ce qui a été bien réussi
- La masse volumique a été correctement obtenue dans une très grande majorité de copies (Q4).
- Les questions Q6 et Q7 ont été bien traitées.
- Le bilan des forces des questions Q8 et Q9 est presque toujours juste.
- Les questions Q15, Q16 et Q18 ont été bien réussies.
Conseils du jury
- Vérifier l'homogénéité de chaque résultat littéral avant de passer à l'application numérique.
- S'entraîner à mener les applications numériques au moins en puissance de 10 et respecter le nombre de chiffres significatifs demandé.
- Commenter tout résultat numérique aberrant plutôt que de le laisser tel quel.
- Traiter avec rigueur les questions dont le résultat est donné, en surveillant particulièrement les signes.
- Encadrer les résultats, rappeler les numéros de questions et soigner l'orthographe et les schémas.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Corrigé détaillé
24 questionsIndice, stratégie puis corrigé complet pour chaque question, avec les remarques du jury.Afficher ou masquer la section
Corrigé détaillé
24 questions24 questions corrigées une à une : un indice, puis la stratégie, puis le corrigé complet avec le résultat encadré et les remarques du jury. Chaque question est vérifiée avant publication.
- Q1En précisant les valeurs choisies de température et de pression (supposée provisoirement uniforme), estimer…
- Q2Rappeler la définition d'un gaz parfait. Les ordres de grandeur établis à la question précédente…
- Q3Donner l'expression de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle d'une particule de masse de ce gaz…
- Q4En déduire que la masse volumique du gaz dépend aussi de et l'exprimer en fonction de. Écrire la condition…
- Q5En notant, montrer que s'exprime simplement grâce à la fonction. Exprimer la distance caractéristique en…
- Q6Préciser la fonction telle que. Que représente la fonction ? Interpréter physiquement cette expression dont…
- Q7Montrer que la concentration du gaz, rapport du nombre de moles sur le volume, suit une loi du même type, et…
- Q8Faire le bilan des forces exercées sur un des grains lors de sa chute dans l'eau sucrée.
Voir les 16 autres questionsMasquer les autres questions
- Q9On note la vitesse de chute du grain, étant l'axe vertical ascendant, et. Établir l'équation différentielle…
- Q10Donner les unités (ou dimensions) communes aux vecteurs et, ainsi que l'unité de. À l'état d'équilibre…
- Q11Compte tenu des forces conservatives s'exerçant sur un grain, quelle est l'expression de l'énergie…
- Q12Sachant que le nombre de grains est conservé sur la hauteur du récipient, suffisamment grande pour être…
- Q13En exprimant en fonction de, déduire de ces données une estimation de la hauteur caractéristique associée…
- Q14Estimer la valeur de qu'a pu déduire Jean Perrin de cette expérience. Identifier des causes d'erreurs…
- Q15Écrire l'équation, notée (), vérifiée par en tenant compte de la force. Montrer qu'en l'absence de la force…
- Q16Écrire le produit en fonction de et.
- Q17Donner la définition de la vitesse quadratique moyenne, notée. En appliquant le théorème d'équipartition de…
- Q18En partant de l'équation (), obtenir une équation différentielle du premier ordre linéaire à coefficients…
- Q19En utilisant l'hypothèse ergodique, déterminer la relation entre et. Après avoir obtenu l'expression…
- Q20En déduire la valeur de qu'a obtenue Jean Perrin avec ses expériences de diffusion toujours effectuées à…
- Q21Rappeler ce que sont les conditions de Gauss et les deux propriétés qu'elles impliquent pour une lentille…
- Q22Sur un schéma clair, sans forcément respecter d'échelle, tracer les rayons issus d'un objet tel que et…
- Q23Justifier, grâce à une évaluation d'ordres de grandeur, que l'objet se trouve quasiment sur le foyer de…
- Q24Compte tenu des données numériques précédentes, exprimer en fonction de, et. Évaluer la puissance d'un…
Description
Le sujet revient sur les expériences de Jean Perrin qui ont permis de déterminer la constante de Boltzmann. Il enchaîne l'équilibre isotherme d'une colonne de gaz, la sédimentation de grains de gomme-gutte compensée par la diffusion, le modèle de Langevin du mouvement brownien, puis l'étude optique du microscope utilisé. Les quatre parties sont en grande partie indépendantes.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, ISAE-SUPAERO, ENSTA PARIS, TÉLÉCOM PARIS, MINES PARIS, MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY, IMT ATLANTIQUE, ENSAE PARIS, CHIMIE PARISTECH - PSL.
Concours Mines-Télécom, Concours Centrale-Supélec (Cycle International).
PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE
Durée de l'épreuve :
L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
sur la première page de la copie :
L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages de texte.
Jean Perrin et l'hypothèse atomique
Après avoir pris connaissance des résultats de PERRIN, en 1908, l'un des derniers farouches antiatomistes, Wilhelm Ostwald, déclare << Je suis désormais convaincu que nous sommes entrés en possession de preuves expérimentales du caractère discret ou granulaire de la nature, que l'hypothèse atomique avait cherchées en vain depuis des millénaires
Les expériences de Perrin et le modèle de Langevin reposent entièrement sur les modèles microscopiques de Ludwig Boltzmann, fondateur dans la seconde moitié du xix
En 1926, Perrin obtint le prix Nobel pour ses expériences!

- la résultante des forces de pression, peu modifiée par rapport à une situation d'équilibre, est donnée par la loi d'ARCHIMÈDE : cette force
Π⃗ = − μ_e V_b g⃗ est exactement opposée au poids du liquide déplacé par chaque grain; - la résultante des forces de frottement visqueux se traduit par une force
f⃗ = − αv⃗ oùα > 0 etv⃗ désigne la vitesse des grains. La formule de Stokes précise que, pour un grain sphérique,α = 6πηR_b dans laquelleη = 1, 2 × 10^(− 3) Pa ⋅ s représente le coefficient de viscosité dynamique de l'eau légèrement sucrée. Avec ces valeurs numériques, on trouve iciα = 4, 5 × 10^(− 9) kg ⋅ s^(− 1) .
En dehors de ces données, aucune connaissance relative à la viscosité n'est nécessaire à cette étude. Ce problème est décomposé en 4 parties relativement indépendantes : la partieI est consacrée au modèle du gaz parfait; la partie II est dédiée aux expériences de sédimentation pratiquées sur les émulsions; la partie III présente le modèle théorique du mouvement brownien de Langevin complété par les expériences de diffusion de Perrin; la partie IV étudie les moyens optiques mis en œuvre par Jean Perrin pour réaliser ses mesures.
I Équilibre vertical d'un gaz à la température ambiante
On rappelle les valeurs de l'accélération de la pesanteur
-
- En précisant les valeurs choisies de température
T_0 et de pression (supposée provisoirement uniforme)P_0 , estimer le volume molaire du gaz. En déduire une estimation du rapport entre le volume occupé par l'ensemble des sphères associé aux molécules et le volume du récipient.
- En précisant les valeurs choisies de température
-
- Rappeler la définition d'un gaz parfait. Les ordres de grandeur établis à la question précédente justifient-ils d'adopter ce modèle dans la suite?
-
- Donner l'expression de l'énergie cinétique
E_(cm) et de l'énergie potentielleE_(pm) d'une particule de massem_m de ce gaz. Pourquoi observe-t-on qu'à température ambiante ces molécules ne se regroupent pas au fond du récipient?
- Donner l'expression de l'énergie cinétique
-
- En déduire que la masse volumique
ρ du gaz dépend aussi dez et l'exprimer en fonction deP(z) . Ecrire la condition d'équilibre mécanique pour une tranche de gaz comprise entre les altitudesz etz + dz pour laquelle on supposera l'équilibre thermodynamique local réalisé. En déduire une équation différentielle vérifiée parP(z) .
- En déduire que la masse volumique
-
- En notant
P_0 = P(z = 0) , montrer que(P(z))/(P_0) s'exprime simplement grâce à la fonctionA(z) . Exprimer la distance caractéristiqueH en fonction dek_B, g, T_0 etm_m . Calculer la valeur numérique deH . La variation de pression est-elle détectable, avec un manomètre usuel, dans le récipient considéré ? En serait-il de même si le récipient était rempli d'eau liquide?
◻ − 6 . Préciser la fonctionE(z) telle queA(z) = exp[ − (E(z))/(k_B T_0)] . Que représente la fonctionE(z) ? Interpréter physiquement cette expression dont la généralisation est due à Boltzmann.
- En notant
- Montrer que la concentration
c_g(z) du gaz, rapport du nombre de moles sur le volume, suit une loi du même type, et qu'on peut écrirec_g(z) = c_(g_0)A(z) , oùc_(g_0) représente la concentration au niveau du sol(z = 0) dont on précisera l'expression.
II Étude d'un équilibre de sédimentation
-
- On note
v⃗(t) = − v(t)eˆ_z la vitesse de chute du grain,e^_z étant l'axe vertical ascendant, etv(t) > 0 . Établir l'équation différentielle vérifiée parv(t) puis donner sa solution.
Montrer qu'une fois le régime permanent établi, les grains possèdent une vitesse limitev_ℓ = m^∗ g/α .
Exprimer le paramètrem^∗ en fonction deV_b et des masses volumiquesμ_b etμ_e . Justifier qu'on nomme cette quantité << masse apparente >>.
Exprimer la durée caractéristiqueτ du régime transitoire en fonction dem_b etα . Evaluer un ordre de grandeur dev_ℓ et deτ .
- On note
Afin d'interpréter ce phénomène, on introduit deux vecteurs, appelés << densité de flux de particules >> et qui s'expriment dans les mêmes unités mais par des lois distinctes :
- Un premier vecteur densité de flux,
j⃗_c , est associé au mouvement de chute des grains. Il est à l'origine d'un phénomène de convection et défini par la relationj⃗_c(z) = − c(z)v_ℓ eˆ_z ; - Un deuxième vecteur densité de flux est associé au gradient de densité, ici sur l'axe
z . L'inhomogénéité crée un courant de particules dont l'expression est donnée par la loi de Fick qui s'écrit icij⃗_n(z) = − (dc)/(dz)Deˆ_z . Le coefficientD se nomme coefficient de diffusion. Il dépend de la nature du milieu et des particules étudiées. Aucune connaissance relative à la loi de Fick n'est nécessaire à l'étude du problème. -
- Donner les unités (ou dimensions) communes aux vecteurs
j⃗_c etj⃗_n , ainsi que l'unité deD . À l'état d'équilibre macroscopique, caractérisé par une température uniformeT_0 et une répartition de concentrationc(z) indépendante du temps, quelle est la relation entrej⃗_c etj⃗_n ? En déduire une équation différentielle du premier ordre vérifiée parc(z) .
En posantc(z = 0) = c_0 , exprimerc(z) en fonction deA(z) , on déterminera la distance caractéristiqueH_b apparaissant dansA(z) en fonction deR_b, D, η, m^∗ , etg .
◻ − 11 . Compte tenu des forces conservatives s'exerçant sur un grain, quelle est l'expression de l'énergie potentielleE_p^∗(z) correspondant au poids de la masse apparentem^∗ du grain à l'altitudez ? En déduire l'expression deD en fonction dek_B, T_0, η etR_b permettant d'écrireA(z) = exp[ − (E_p^∗(z))/(k_B T_0)] .
- Donner les unités (ou dimensions) communes aux vecteurs
-
- Sachant que le nombre
N de grains est conservé sur la hauteurh_1 du récipient, suffisamment grande pour être supposée infinie, exprimer la concentrationc_0 en fonction deN , de la sectionS , et de la distance caractéristiqueH_b .
- Sachant que le nombre

III Le modèle de Langevin
- le mouvement est extrêmement irrégulier et ne semble pas avoir de tangente;
- deux particules browniennes, même proches, ont des mouvements indépendants;
- le mouvement est d'autant plus actif que la particule est petite, que le fluide est moins visqueux ou la température est élevée;
- la nature et la densité des particules n'ont pas d'influence sur le mouvement qui de plus ne s'arrête jamais !
Pour interpréter les expériences de Brown, on étudie le mouvement unidimensionnel - le long d'un axe (O, eˆ_x ) - des mêmes grains sphériques que ceux étudiés dans la partie II (massem_b , rayonR_b ). Ces grains sont plongés dans le même liquide sucré que celui utilisé dans l'expérience de Jean Perrin, en équilibre thermique à la températureT_0 , mobiles sous l'effet de l'agitation thermique. Ce modèle unidimensionnel peut éventuellement se généraliser à trois dimensions.
On notex⃗ = x(t)eˆ_x la position etv⃗ = v(t)eˆ_x la vitesse d'un grain. At = 0 , le grain étudié est enO . Le mouvement ne s'arrêtant jamais, en 1908, Paul Langevin propose l'idée qu'il existe des chocs à l'échelle microscopique qui entretiennent cette agitation. Il introduit une force qui synthétise la résultante des chocs aléatoires des molécules de fluide sur les grains. Cette force≪ indifféremment positive ou négative, dont le but est de maintenir l'agitation microscopique≫ est notéeF⃗_c = F_c eˆ_x . En des termes moins prosaïques, cela revient à faire l'hypothèse que la moyenne temporelle du produitx⃗ ⋅ F⃗_c est nulle, soit⟨xF_c⟩ = 0 . Dans son modèle, Langevin néglige tous les effets de la pesanteur mais tient compte de la résultante des forces de frottement visqueux. -
- Ecrire l'équation, notée
(E_L) , vérifiée parv⃗ en tenant compte de la forceF⃗_c . Montrer qu'en l'absence de la forceF⃗_c , le mouvement s'atténue très vite.
◻ − 16 . Ecrire le produitx(dv)/(dt) en fonction de(d(xv))/(dt) etv^2 .
◻ − 17 . Donner la définition de la vitesse quadratique moyenne, notéeu . En appliquant le théorème d'équipartition de l'énergie au cas particulier étudié, exprimeru en fonction dem_b, T_0 etk_B .
Le point délicat de la théorie de Langevin revient à considérer que la fonctionφ = ⟨xv⟩ , qu'il calcule comme une moyenne temporelle, peut néanmoins être considérée comme une fonction du tempsφ = φ(t) , nous ferons cette hypothèse, dite ergodique, qui permet d'écrire ici⟨(d(xv))/(dt)⟩ = (dφ)/(dt) ou même⟨(d(x^2))/(dt)⟩ = (d⟨x^2⟩)/(dt) . L'étude de l'hypothèse ergodique alimente depuis de nombreux travaux théoriques tant physiques que mathématiques.
◻ − 18 . En partant de l'équation (E_L ), obtenir une équation différentielle du premier ordre linéaire à coefficients constants vérifiée par la fonctionφ(t) . En supposant queφ(0) = 0 , en déduire l'expression deφ(t) en fonction det, k_B, T_0, m_b etα .
- Ecrire l'équation, notée
-
- En utilisant l'hypothèse ergodique, déterminer la relation entre
φ(t) etψ(t) = ⟨x^2⟩ . Après avoir obtenu l'expression générale deψ(t) , montrer que les ordres de grandeur de ce problème permettent d'écrireψ(t) ≃ D_x t où l'on précisera l'expression de la constanteD_x en fonction deT_0, k_B etα .
- En utilisant l'hypothèse ergodique, déterminer la relation entre
.jpg)
-
- En déduire la valeur de
k_B qu'a obtenue Jean Perrin avec ses expériences de diffusion toujours effectuées àT_0 = 20^∘C . Comparer cette valeur avec celle obtenue grâce aux résultats des expériences de sédimentation de la partie II. Commenter.
- En déduire la valeur de
IV Observations optiques
Un microscope est constitué de deux lentilles minces convergentes utilisées dans les conditions de Gauss : un objectif,

-
- Rappeler ce que sont les conditions de Gauss et les deux propriétés qu'elles impliquent pour une lentille mince.
-
- Sur un schéma clair, sans forcément respecter d'échelle, tracer les rayons issus d'un objet
AB tel que|AO_1|≳f_1^′ et ressortant deL_2 afin de former une image à l'infini. On pourra reproduire et compléter le schéma de la partie gauche de la figure 3.
- Sur un schéma clair, sans forcément respecter d'échelle, tracer les rayons issus d'un objet
-
- Justifier, grâce à une évaluation d'ordres de grandeur, que l'objet
AB se trouve quasiment sur le foyerF_1 de l'objectif, tout en restant en amont (AF_1^– > 0 ). Quel est l'intérêt pour un observateur dont la vision n'a pas de défaut, d'observer une image à l'infini? Où se forme alors l'image intermédiaireA_1 B_1 ? Où se formerait-elle siAF_1^– < 0 ?
On définit la puissance intrinsèque d'un microscope par :P_i = (α^′)/(AB) . Son unité est la dioptrieδ , égale à1 m^(− 1) . L'angleα^′ est l'angle sous lequel l'objetAB est vu en sortie de l'instrument, comme indiqué sur la figure 4 .
- Justifier, grâce à une évaluation d'ordres de grandeur, que l'objet
-
- Compte tenu des données numériques précédentes, exprimer
P_i en fonction deΔ, f_1^′ etf_2^′ .
Evaluer la puissance d'un microscope permettant d'observer les grains de gomme-gutte étudiés par Jean Perrin. Un microscope usuel peut-il permettre d'observer les grains avec un œil supposé emmétrope?
- Compte tenu des données numériques précédentes, exprimer

.jpg)
Formulaire d'optique géométrique pour une lentille mince
Formules d'optique géométrique de Newton (origines aux foyers)
Formules d'optique géométrique de DESCARTES (origines au centre optique)
FIN DE L'ÉPREUVE
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Mines Physique 1 MP 2021 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet Mines Physique 1 MP 2021 ?
Il mobilise la statique des fluides et le gaz parfait, le facteur de Boltzmann, la mécanique avec frottement fluide, la diffusion de particules et l'optique géométrique du microscope.
Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en Mines Physique 1 MP 2021 ?
Des erreurs de signe dans les équations différentielles, des unités absentes ou fausses, un théorème d'équipartition mal appliqué et des tracés de rayons très souvent faux dans la partie d'optique.
Le sujet Mines Physique 1 MP 2021 était-il difficile ?
Le jury le juge progressif et d'un niveau adapté. La plupart des candidats maîtrisaient le cours ; la rigueur des calculs et les applications numériques ont fait la différence.
Quelle question du sujet Mines Physique 1 MP 2021 a été la moins réussie ?
La question Q22, qui demandait le tracé des rayons dans le microscope, a été très mal traitée. La fin de Q24 n'a presque jamais été abordée.
Pas de description pour le moment
