Analyse préliminaire.
On pose α=Tr(A). L'application ϕ est clairement linéaire par linéarité de la trace et de la transposition.
Soit λ∈R une valeur propre et X∈Mn(R)∖{0} un vecteur propre associé. On a :
αXT+Tr(X)A=λX(⋆) En transposant cette égalité, on obtient :
αX+Tr(X)AT=λXT(⋆⋆) Premier cas : α=0.
- Si (X) = 0Tr(X)=0 :}
L'équation (⋆) devient αXT=λX. En substituant XT=αλX dans (⋆⋆), on a :
αX=λ(αλX)⟹α2X=λ2X
Comme X=0, on en déduit λ2=α2, soit λ∈{α,−α}.
- Si λ=α, alors XT=X. Comme Tr(X)=0, X est une matrice symétrique de trace nulle.
Ce sous-espace est de dimension 2n(n+1)−1.
- Si λ=−α, alors XT=−X. Toute matrice antisymétrique est de trace nulle.
Ce sous-espace est de dimension 2n(n−1).
- Si (X) \neq 0Tr(X)=0 :}
En prenant la trace de l'équation (⋆), on obtient :
αTr(XT)+Tr(X)Tr(A)=λTr(X)
αTr(X)+αTr(X)=λTr(X)
Comme Tr(X)=0, on peut simplifier par Tr(X) pour trouver :
λ=2α
Cherchons le vecteur propre associé. Le système formé par (⋆) et (⋆⋆) avec λ=2α donne :
{2αX−αXT=Tr(X)A−αX+2αXT=Tr(X)AT
En faisant 2×L1+L2, on trouve 3αX=Tr(X)(2A+AT).
Le sous-espace propre est donc la droite vectorielle Vect(2A+AT).
Synthèse pour (A) \neq 0Tr(A)=0 :}
Les valeurs propres sont α,−α et 2α. La somme des dimensions des sous-espaces est :
(2n(n+1)−1)+2n(n−1)+1=22n2=n2
L'endomorphisme est donc diagonalisable.
Sp(ϕ)={Tr(A),−Tr(A),2Tr(A)} Deuxième cas : α=0.
L'expression se simplifie en ϕ(X)=Tr(X)A.
- Si λ=0, alors λX=Tr(X)A implique que X est colinéaire à A.
Alors Tr(X) est un multiple de Tr(A)=0, donc Tr(X)=0, ce qui implique X=0, exclu.
- Si λ=0, l'équation ϕ(X)=0 donne Tr(X)A=0. Comme A=0, cela impose Tr(X)=0.
Si Tr(A)=0,Sp(ϕ)={0} et E0(ϕ)=Ker(Tr)
Dans ce cas,
ϕ est nilpotent car
ϕ2(X)=Tr(Tr(X)A)A=Tr(X)Tr(A)A=0.