Soit un espace vectoriel de dimension 3 sur ( ou ). On considère les endomorphismes de dont les matrices dans la base canonique sont données par :
Déterminer, pour chacun de ces endomorphismes, l'ensemble de ses sous-espaces vectoriels stables.
Un sous-espace est stable par si et seulement si . Dans ce cas, l'endomorphisme induit possède un polynôme caractéristique qui divise celui de .
Pour une matrice diagonalisable à valeurs propres distinctes, les sous-espaces stables sont exactement les sommes directes de sous-espaces propres.
Pour les cas non diagonalisables, étudier les restrictions possibles du polynôme minimal ou caractéristique aux sous-espaces stables.
Pour la matrice , remarquer qu'elle est de rang 1 et de trace nulle.
Si est stable par , alors divise .
Si est diagonalisable, un sous-espace est stable si et seulement si .
Pour une matrice de rang 1, l'image est une droite et le noyau un plan.
Résolution.
Pour une matrice non diagonalisable comme , il est fréquent de croire qu'il existe une infinité de plans stables. Or, ici, la structure du noyau itéré impose l'unicité du plan stable.