On se propose d'étudier l'existence et le nombre de solutions de l'équation pour différentes matrices .
Pour la question 1, utiliser le fait que si , alors et commutent. En déduire que et sont diagonalisables dans la même base.
Pour la question 2, commencer par calculer le polynôme caractéristique et déterminer si la matrice est diagonalisable.
Pour , étudier l'indice de nilpotence de .
Pour les matrices non diagonalisables ( et ), chercher sous forme de polynôme en en utilisant un développement de Taylor formel pour la racine carrée.
Lien entre commutant et réduction : si a valeurs propres distinctes, son commutant est l'ensemble des polynômes en .
Utilisation de la structure de bloc pour les matrices non diagonalisables.
Propriétés de l'indice de nilpotence : si , alors l'indice de nilpotence de est inférieur ou égal à .
Résolution.
Cas de : Le calcul du polynôme caractéristique donne . Les valeurs propres sont . Elles sont distinctes. D'après la question 1, avec valeurs propres non nulles :
Cas de : On trouve . La seule valeur propre est . On vérifie que . n'est pas diagonalisable. Si , alors commute avec , donc car le polynôme minimal de est de degré 3. Posons avec et . On cherche sous la forme . . Par identification avec : . . .
Cas de : On a . Les valeurs propres sont 1 (double) et 4 (simple). On vérifie que , donc n'est pas diagonalisable. Par un raisonnement de décomposition en blocs (lemme des noyaux), doit préserver le sous-espace caractéristique associé à 1 (de dimension 2) et le sous-espace propre associé à 4 (de dimension 1). Sur le bloc de taille 2, on a une structure similaire à (2 choix de racines). Sur le bloc de taille 1, on a (2 choix).
Cas de : est une matrice triangulaire supérieure stricte, elle est nilpotente. On calcule et . L'indice de nilpotence de est 3. Supposons qu'il existe tel que . Alors , donc est nilpotente. Comme , son indice de nilpotence vérifie , donc . Mais alors (car ), ce qui implique . C'est contradictoire avec .
Dans le cas où a des valeurs propres multiples et est diagonalisable, il peut y avoir une infinité de solutions (penser à ). L'hypothèse "valeurs propres distinctes" est cruciale pour le nombre fini.