Soit un espace vectoriel sur de dimension finie. On considère un endomorphisme que l'on suppose diagonalisable.
Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur les sous-espaces propres de pour qu'il existe un endomorphisme vérifiant l'équation .
Si , montrer que et commutent et en déduire que stabilise les sous-espaces propres de .
Étudier la restriction de à chaque sous-espace propre .
Pour les valeurs propres strictement négatives, utiliser un argument de déterminant ou de polynôme annulateur sur l'espace réel.
Pour la synthèse, construire par blocs sur chaque sous-espace propre.
Commutation de et pour exploiter la stabilité des sous-espaces propres.
Utilisation du déterminant pour obtenir une condition de parité sur .
Construction explicite par blocs de rotation pour les valeurs propres négatives.
Analyse.
Supposons qu'il existe tel que .
Puisque commute avec lui-même, on a :
Ainsi, et commutent. Il en résulte que laisse stable chaque sous-espace propre de . Soit une valeur propre de et le sous-espace propre associé.
Notons la restriction de à . Puisque , est un endomorphisme de et vérifie :
Considérons le cas où . En prenant le déterminant de l'égalité précédente, on obtient :
Comme est un endomorphisme d'un espace vectoriel réel, son déterminant est un nombre réel. Par conséquent, .
Or, si , la quantité est positive ou nulle si et seulement si l'exposant est pair. On en déduit que pour toute valeur propre négative, la dimension du sous-espace propre associé doit être paire.
Synthèse.
Supposons que pour toute valeur propre de , est paire. Comme est diagonalisable, est la somme directe des sous-espaces propres de :
Nous allons construire en définissant sa restriction à chaque .
L'endomorphisme ainsi défini par morceaux sur la décomposition en somme directe vérifie .
Conclusion.
Ne pas oublier de traiter le cas . Si est diagonalisable, restreint à son noyau est nul, donc admet toujours une solution (par exemple ), quelle que soit la dimension du noyau.