Options : sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie mécanique, sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie électrique, sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie des constructions.
ANALYSE ET EXPLOITATION PÉDAGOGIQUE D'UN SYSTÈME PLURITECHNOLOGIQUE
Durée : 5 heures
Calculatrice autorisée selon les modalités de la circulaire du 17 juin 2021 publiée au BOEN du 29 juillet 2021.
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout autre matériel électronique est rigoureusement interdit.
Il appartient au candidat de vérifier qu'il a reçu un sujet complet et correspondant à l'épreuve à laquelle il se présente.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public :
Option : sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie mécanique
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie électrique
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie des constructions
Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement Privé :
Option : sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie mécanique
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie électrique
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie des constructions
Conseils aux candidats
Il est demandé aux candidats :
-de rédiger les réponses aux différentes parties sur des feuilles de copie séparées et clairement repérées ;
-de numéroter chaque feuille de copie et d'indiquer le numéro de la question traitée ;
-de rendre tous les documents réponses, même non complétés ;
-d'utiliser exclusivement les notations indiquées dans le sujet lors de la rédaction des réponses ;
-de justifier clairement les réponses ;
-d'encadrer ou souligner les résultats ;
-de présenter lisiblement les applications numériques, sans omettre les unités, après avoir explicité les expressions littérales des calculs ;
-de formuler les hypothèses nécessaires à la résolution des problèmes posés si celles-ci ne sont pas indiquées dans le sujet.
Toutes les études sont indépendantes les unes des autres. En outre, au sein d'une même étude, un grand nombre de questions peuvent être traitées de manière indépendante. Pour chaque question, en complément des résultats de calculs proprement dits, il convient de justifier les choix effectués et les calculs réalisés ainsi que de commenter les résultats obtenus. Une attention particulière doit être apportée à la présentation et à la clarté des explications.
Étude proposée
L'étude est composée de quatre parties permettant de répondre à des problématiques techniques. Le sujet est organisé selon la trame suivante :
Mise en situation
Partie 1. Comment créer une nouvelle expérience tout en minimisant l'impact environnemental ?
1.Gain environnemental de la conservation du bâtiment existant
2.Validation dimensionnelle du bâtiment
Partie 2. Comment rendre l'expérience immersive ?
1.Étude des limites cinématiques de l'expérience
2.Dimensionnement de la motorisation
Partie 3. Comment modéliser et simuler l'expérience luneXplorer ?
Partie 4. Validation de l'expérience luneXplorer
Mise en situation
La nouvelle expérience immersive de la cité de l'espace de Toulouse.
Extrait du site de la Cité de l'espace https://www.cite-espace.com/rendez-vous/animations/lunexplorer/
Une nouvelle expérience immersive unique en Europe qui vous fera vivre une mission lunaire comme les astronautes européens.
PRÉPAREZ, EMBARQUEZ, ET DÉCOLLEZ !
Et si, cette fois, l'astronaute c'était vous ?
Avec le LuneXplorer, embarquez pour une mission vers la Lune et ressentez « une pression » de 2g ou 3g tout comme les spationautes de l'ESA ; l'Agence spatiale européenne.
Préparation et briefing
✓ Étape 1 : la préparation
Dans le hall de préparation, découvrez et comparez les missions lunaires Apollo et les nouvelles missions Artemis, qui préparent le retour vers la Lune, dans lesquelles l'ESA est impliquée aux côtés de la NASA américaine.
✓ Étape 2 : le briefing
Composez votre équipage capsule : 4 personnes maximum. 9 autres équipages décollent en même temps que vous.
Dans la salle de briefing, les astronautes de l'ESA:
Samantha Cristoforetti (Italienne)
Matthias Maurer (Allemand)
Et Thomas Pesquet (Français)
vous préparent pour la mission.
Suivez ensuite les instructions de Claudie Haigneré (Française).
La mission vers la lune
Il est temps de décoller vers la Lune !
✓Étape 3 : Prenez place à bord de votre capsule. Vous allez ressentir des phases d'accélérations et de décélérations jusqu'à 3g soit trois fois votre poids. Ces phases sont comparables aux sensations d'un astronaute en mission.
✓Effectuez les missions du centre de contrôle Comme un astronaute, vous devrez effectuer des manipulations pendant le voyage. Soyez le plus rapide possible pour être aussi qualifié qu'un spationaute !
Participez au débriefing Repartez avec vos données de mission.
Figure 1. Cité de l'espace - Auteur Pierre Carton
La Cité de l'espace a franchi une nouvelle étape dans la médiation scientifique en dévoilant luneXplorer, une attraction révolutionnaire qui permet aux visiteurs de vivre une expérience spatiale authentique. Ce projet ambitieux, né d'une volonté de toujours plus de réalisme, offre au public l'opportunité de ressentir les sensations d'un spationaute en mission vers la Lune.
Pour faire vivre cette expérience la Cité de l'espace a voulu être respectueuse des normes environnementales mais aussi du développement durable. C'est ainsi que le projet a vu le jour en lieu et place de l'ancien Terradome. En réutilisant un bâtiment existant, l'empreinte carbone a été minimisée. Proche d'une zone verte, il est aussi à noter l'engagement de planter des arbres s'il devait avoir lieu de toucher les espaces verts, engagement qui a été tenu.
Les différentes entreprises ont respecté des pratiques commerciales éthiques, dans le respect des intérêts des parties prenantes.
Cette expérience a un impact positif sur la société en général, les visiteurs évidemment, mais le respect du confort des employés aussi.
Le nouveau bâtiment est donc composé d'une nouvelle structure qui joue le rôle de Spatioport, et du Terradome reconverti en simulateur de vol spatial (voir documents DT1 et DT2). Grâce à une collaboration étroite avec des professionnels du secteur spatial, dont des astronautes de renommée internationale, luneXplorer reproduit fidèlement les conditions d'un vol spatial.
La Mission LuneXplorer propose une simulation immersive d'une mission lunaire complète, du décollage orbital à l'alunissage. Ce parcours expérientiel, d'une durée d'environ 30 minutes, met en scène 40 « spationautes » répartis en dix capsules distinctes. Les passagers sont soumis à des accélérations centrifuges simulées, atteignant jusqu'à 3g, reproduisant fidèlement les sensations éprouvées lors d'un véritable lancement spatial.
Les phases critiques du vol, telles que le décollage et l'alunissage, sont caractérisées par des séquences dynamiques d'une durée respective de 110 et 75 secondes, accompagnées d'effets spéciaux multisensoriels pour renforcer l'expérience immersive. Ces séquences sont conçues pour offrir une expérience réaliste en termes d'accélération, de vitesse, d'altitude et de distance parcourue. LuneXplorer propose deux scénarios expérimentaux, variant en fonction de l'intensité de l'accélération centrifuge (2g ou 3g).
Cette simulation immersive, qui s'appuie sur les dernières avancées technologiques en matière de scénographie et d'audiovisuels, offre une expérience unique et inoubliable (voir documents DT1 et DT2).
Figure 4. Vue 3D du simulateur de vol et des sas d'entrée et de sortie.
Partie 1. Comment créer une nouvelle expérience tout en minimisant l'impact environnemental ?
Objectif: La Cité de l'espace, tout en voulant faire vivre des expériences immersives à ses visiteurs, a aussi le souhait de s'intégrer dans une démarche de développement durable. L'objet de cette partie est de démontrer la pertinence de la conservation du bâtiment, en analysant le gain environnemental de la conservation de la structure, et de déterminer les contraintes fonctionnelles que cela engendre.
Un des objectifs de la Cité de l'espace étant de limiter l'impact environnemental du projet, il est proposé de conserver un bâtiment en béton armé déjà existant (le Terradome) pour l'implantation de l'expérience.
Les fiches FDES (Fiches déclarative environnementale et sanitaire) du béton et des armatures sont fournies sur les documents DT4 et DT5.
1.1 Gain environnemental de la conservation du bâtiment existant
Le bâtiment existant est constitué d'une coque considérée sphérique partielle en béton armé (BA) d'épaisseur constante 30 cm ainsi que d'un radier BA épaisseur 40 cm. La hauteur extérieure de la coque sphérique est de 23 m et son diamètre extérieur est de 30 m. Une coupe de ce bâtiment est proposée figure 5.
Figure 5. Coupe du bâtiment Terradome
Équation de calcul du volume d'une calotte sphérique
Figure 6. Volume d'une calotte sphérique
Question 1 : À partir des données fournies sur les figures 5 et 6, calculer le volume de béton armé de la coque sphérique.
Question 2 : Démontrer que le rayon du radier est égal à R_(radier) = √(2 ⋅ r ⋅ h − h^2). Calculer le volume du radier en béton armé (BA).
Le béton armé est composé de béton et d'armatures. Les ratios d'armatures (quantités d'armatures par m^3 de béton) mis en œuvre à l'origine dans le Terradome sont les suivants :
-Radier : 70 kg ⋅ m^(− 3)
-Coque : 85 kg ⋅ m^(− 3)
Données pour les questions suivantes :
-Volume du radier V_(RADIER) = 200 m^3
-Volume de la coque V_(coque) = 640 m^3
Question 3 : Déterminer les masses d'armatures en acier mises en œuvre dans l'ensemble de la structure étudiée.
Dans les questions suivantes il est proposé de déterminer le bilan carbone dans le cas de la construction d'un nouveau bâtiment équivalent.
L'analyse de cycle de vie (ACV) peut être menée de manière statique (toutes les émissions de CO_2 s'additionnent simplement sans prendre en compte la période d'émission) ou dynamique (les émissions de CO_2 sont pondérées en fonction de la période d'émission).
Question 4 : À l'aide des documents DT4 et DT5, déterminer les émissions équivalent CO_2 pour l'ensemble de la structure (sur la base d'un calcul en ACV statique, y compris partie D « Bénéfices et charges au-delà des frontières du système »).
La surface utile du bâtiment est d'environ 500 m^2. Sur ce type de bâtiment, pour une construction neuve, il est d'usage de ne pas dépasser 795 kg eq CO_2 ⋅ m^(− 2) de surface utile.
Question 5 : Estimer le gain potentiel en pourcentage sur le bilan carbone, par rapport à une construction neuve de structure identique. Conclure quant à l'intérêt d'un tel réemploi.
1.2 Validation dimensionnelle du bâtiment
Il convient désormais de vérifier la capacité du bâtiment existant à accueillir la nouvelle expérience dans le respect de la réglementation des manèges, machines et installations pour fêtes foraines ou parcs d'attraction, norme NF EN 13 814-1.
La plateforme doit être réalisée à 2,75 m en dessous du rayon de plus grand diamètre de la sphère. Il est prévu une zone d'accès de 8,5 m en entrée de la plateforme, et une zone de 3,3 m en sortie, comme représenté figure 7.
Figure 7. Représentation du bâtiment existant et de la plateforme
Question 6 : Déterminer le rayon maximal de la plateforme.
Le diagramme des exigences de l'expérience LuneXplorer est fourni sur le document DT3. L'abaque figure 8 permet de pré-dimensionner un manège tournant selon l'accélération souhaitée (1g, 2g ou 3g).
Figure 8. Abaque de pré-dimensionnement d'un manège tournant
Question 7 : Déterminer le rayon minimum de positionnement du passager pour satisfaire les exigences du cahier des charges. Conclure sur la capacité dimensionnelle du bâtiment existant à accueillir l'expérience.
Partie 2. Comment rendre l'expérience immersive ?
Objectif : cette partie a pour objectif d'étudier la cinématique nécessaire pour réaliser l'expérience luneXplorer, puis de dimensionner les actionneurs.
Comme présenté sur les documents DT1 et DT2, le principe de cette expérience est de faire ressentir des accélérations jusqu'à 3g aux visiteurs. À cette fin le principe utilisé est celui d'une centrifugeuse.
Le plateau et les cabines tournent suivant un cycle de vitesse défini, qui permet d'alterner les phases d'accélérations, et ainsi ressentir les différentes phases d'un vol spatial.
Le diamètre défini précédemment, et les différentes contraintes techniques imposent une plateforme de diamètre D_(ext) = 14705 mm. Ce diamètre enjoint des paramètres de vitesse et d'accélération ressenties au niveau des passagers.
Une première étude sur les limites cinématiques de l'expérience au regard des ressentis et limites humaines est donc nécessaire. La validation, autorise alors le dimensionnement de la motorisation tout en respectant les normes NF EN 13 814-1 pour les manèges.
2.1. Étude des limites cinématiques de l'expérience
Durant la mission, le passager peut ressentir jusqu'à 3g en accélération ventre-dos, équivalent de 3 g en + X sur la figure 9 .
Extrait de ressources scientifiques :
Le corps humain est habitué aux accélérations verticales car il subit l'accélération de la pesanteur en permanence. En accélération ventredos la résistance est assez forte, les pilotes peuvent supporter 9g de façon durable. Les spationautes supportent eux entre 3 et 4g. Par contre le corps a une faible résistance aux accélérations latérales qui peuvent vite devenir mortelles.
Pour respecter la dynamique de l'expérience il faut donc ressentir 3g en accélération ventre-dos, mais la norme impose uniquement 0,1g en latéral.
Figure 9. Système de coordonnées liées au corps
Données de l'étude :
-les documents DT6 et DT7 récapitulent les paramètres de l'étude.
-extrait du cahier des charges :
Cinématique du simulateur
Contraintes cinématique de la colonne pour scénario 3g
Vitesse de rotation de l'anneau de support
maximum
22tr ⋅ min^(− 1)
Vitesse équivalente au centre du passager
environ
15 m ⋅ s^(− 1)
Contraintes physiques acceptables pour les passagers
Accélération g équivalente au centre du passager, ventre-dos
Scénario grand public maximum
2g 3g
Accélération g équivalente au centre du passager, latéral
maximum
0, 1 g
Le passager doit être plaqué dans son siège
Inclinaison optimale siège
16,5° entre la verticale et le dossier
Question 8 : Exprimer la vitesse du passager V_(1/0)^G^(→−) puis l'accélération Γ_(1/0)^G^(→−) dans le repère R_1. Calculer la fréquence de rotation admissible, pour le scénario 3 g , de la colonne d'entrainement n_(colonne) en tr ⋅ min^(− 1).
Question 9 : Vérifier l'exigence 1.30.2.1.2 (voir document DT3) pour les critères « vitesse de l'expérience », « vitesse équivalente au centre du passager » et « accélération latérale < 0,1g ».
Le principe fondamental de la dynamique permet d'écrire
Question 10 : Exprimer F_x, F_y, F_z en fonction des composantes de l'accélération sur le passager dans le repère Rp. Commenter ces relations au regard du ressenti passager et conclure quant au respect des contraintes physiques acceptables.
2.2. Dimensionnement de la motorisation
Le dôme du batiment a imposé un diamètre du plateau supportant les cabines de D_(ext) = 14705 mm. Le système d'entrainement est composé d'une colonne mise en rotation par des roues de friction.
Ce système d'entrainement permet de mettre en rotation les dix cabines comme le montrent les documents DT2 et DT6.
Pour la suite de l'étude, le dimensionnement se fait aux conditions limites d'usage, voir exigence 1.30.2.1.3 sur le document DT3.
-Descriptif des scénarios
Scénario 3g : les 6 moteurs sont nécessaires au fonctionnement, et un temps de cycle de 20 min entre chaque entrée de visiteurs est préconisé. Le temps de la mission reste inchangé.
Scénario 2g : il doit pouvoir se faire avec 5 moteurs seulement, un temps de cycle de 15 min minimum est autorisé. Le temps de la mission est inchangé.
2.2.1. Dimensionnement dû au scénario 2g
Pour la suite de l'étude, les données retenues pour le scénario 2g sont :
-fréquence de rotation n_(colonne) = 16, 6tr ⋅ min^(− 1);
Le système est décomposé en trois sous ensembles comme indiqué sur la figure 10.
Figure 10. Décomposition du système d'entrainement
Selon le diagramme des blocs internes de la figure 11, la chaine de puissance du LuneXplorer ^® est constituée de 6 moteurs asynchrone (MAS) triphasés alimentés par un variateur de vitesse connecté au réseau triphasé 230/400 V − 50 Hz. Les moteurs asynchrones entrainent l'ensemble 1 « cabine » du LuneXplorer via 6 réducteurs de rapport de transmission i_1.
Figure 11. lbd LuneXplorer.
Les groupes motoréducteurs sont répartis spatialement autour d'un disque qu'ils entrainent en rotation par l'intermédiaire de 6 roues (figure 12).
Figure 12. Colonne centrale + groupe motoréducteurs + roues .
Données techniques :
Réducteur :
Rapport de réduction i_1 = 1/(12, 88)
Rendement η_r = 0, 975
Puissance P = 16, 2 kW
Motorisation
Voir document DT8
Entrainement par roue de friction Diamètre des roues : ∅_(roue) = 500 mm Diamètre du disque d'entrainement : ∅_(disque) = 4000 mm
Rendement η_(rf) = 0, 98
Figure 13. Schéma cinématique.
L'ensemble S1 (partie entrainée) peut donc être modélisé par un cylindre creux de diamètre intérieur D_(int) = 10500 mm et un diamètre extérieur D_(ext) = 14705 mm et de hauteur h = 2500 mm. La masse de cet ensemble est de m_1 = 8 tonnes.
Figure 14. Modélisation de la plateforme avec cabines (ensemble 1)
Le dimensionnement de puissance nécessaire pour la motorisation peut se calculer à partir du théorème de l'énergie cinétique. Le moment d'inertie de l'ensemble S2 par rapport à son axe de rotation est J_(eq2) = 36500 kg ⋅ m^2.
Question 11 : Résoudre l'équation ci-dessous pour déterminer l'expression de l'inertie de l'ensemble S1 par rapport à l'axe de rotation (figure 14), en fonction de la masse, du rayon extérieur et du rayon intérieur.
-d(M, Δ) la distance entre un point M appartenant au solide et Δ l'axe de rotation ;
-ρ la masse volumique.
Question 12 : Exprimer l'énergie cinétique de l'ensemble S1 + S2, en fonction de m_1, R_(ext), R_(int), J_(eq 2), ω_(colonne).
La technologie de l'entrainement par adhérence est telle que l'on peut négliger le couple résistant au roulement ainsi que les frottements.
Question 13 : En appliquant le théorème de l'énergie cinétique déterminer la puissance nécessaire P_(colonne) à la mise en rotation de la colonne. Réaliser l'application numérique.
Quels que soient les résultats obtenus précédemment, la valeur de la puissance retenue est P_(colonne) = 81700 W.
Question 14 : Calculer alors la puissance moteur P_(moteur) nécessaire ainsi que le couple moteur. Conclure sur le choix du moteur (voir document DT8).
Afin de diminuer les coûts et d'optimiser le fonctionnement, le moteur choisi est déclassé (voir document DT9). Le fonctionnement-type 6 est retenu au vu du cycle de l'expérience.
Question 15 : Pour répondre à l'exigence 1.30.1 (voir document DT3) calculer le S6-x% et en déduire la puissance admissible pour la motorisation. Au regard de ces résultats et des résultats du scénario 3g (donnés ci après) conclure sur le choix de la motorisation.
2.2.2. Dimensionnement dû au scénario 3g
P_(colonne)[W]
P_(moteur)[W]
P_(moteur)^∗[ W] après déclassement fonctionnement-type S6 et pour un temps de cycle de 17,5 min
111250
19400
19440
Le support étudié permettant d'aborder le principe fondamental de la dynamique, il est pertinent de l'exploiter pour évaluer le niveau d'acquisition d'élèves de la compétence « Déterminer la grandeur effort (force ou couple) lorsque le mouvement souhaité est imposé ». Le contexte de l'évaluation visée est le suivant :
Données pédagogiques
Enseignement de spécialité : Sciences de l'ingénieur
Compétences :
RESOUDRE ET MODELISER
Compétences développées
Connaissances associées
Classe
Déterminer la grandeur flux (vitesse linéaire ou angulaire) lorsque les actions mécaniques sont imposées
Principe fondamental de la dynamique Solide en rotation autour d'un axe fixe dont le centre de gravité est sur l'axe de rotation Notion d'inertie et d'inertie équivalente Solide en translation rectiligne
Terminale
Durée de l'évaluation : 1 h
Format : évaluation sommative
Question 16 : Sur le document réponse DR1, compléter la fiche descriptive de l'évaluation sommative à destination des élèves.
Question 17 : Sur le document réponse DR2, proposer des indicateurs et des niveaux d'appréciation pour évaluer le niveau d'acquisition de la compétence « Déterminer la grandeur effort (force ou couple) lorsque le mouvement souhaité est imposé ».
Partie 3. Comment modéliser et simuler l'expérience ?
Objectif : Modéliser la chaine cinématique via un modèle multi-physique afin de déterminer la loi de commande et vérifier si le système proposé répond aux attentes du cahier des charges.
Les concepteurs en charge du projet LuneXplorer ont défini le profil type du nombre de « g » subi par un spationaute en fonction du temps lors d'une phase de décollage et d'alunissage (rappel : pour l'attraction les temps sont réduits). Afin de respecter ce profil les groupes moteurs vont être commandés en conséquence.
Le profil souhaité est fourni sur la figure 15.
Figure 15. Vitesse angulaire N en tr ⋅ min^(− 1) et nombre de g en m ⋅ s^(− 2) en fonction du temps en s.
Afin de vérifier le paramétrage de la loi de commande un modèle multi-physique est réalisé (voir figure 16).
Figure 16. Modèle multi-physique
Afin de procéder à la simulation qui se veut être au plus proche de la réalité, il est nécessaire de procéder à l'identification des différents paramètres de ce modèle.
3.1. Paramétrage de la machine asynchrone
Dans le modèle multiphysique illustré figure 16, sous le « mask » de la photo du moteur asynchrone a été placé un « block » : « asynchronous machine » dont les paramètres par défaut se trouvent sur la figure 17.
Block Parameters: Asynchronous Machine pu Units
Asynchronous Machine (mask) (link)
Implements a three-phase asynchronous machine (wound rotor, squirrel cage or double squirrel cage)
modeled in a selectable dq reference frame (rotor, stator, or synchronous). Stator and rotor windings are
connected in wye to an internal neutral point.
Configuration Parameters Load Flow
Nominal power, voltage (line-line), and frequency [ Pn(VA),Vn(Vrms),fn(Hz) ]: 15000 .... .... ⋮
Stator resistance and inductance [ Rs,Lls ] (pu): [0.01965 0.0397] ⋮
Rotor resistance and inductance [ Rr',Llr'] (pu): [0.01909 0.0397] ⋮
Mutual inductance Lm (pu): 1.354 ⋮
Inertia constant, friction factor, pole pairs [ H(s) F(pu) p() ]: [.... 0 ....] ⋮
Mechanical power (W) 0 ⋮
Figure 17. Paramètres du moteur
Le moteur choisi a la référence HQL 100X Oemer 3-Ph AC motor. Le document DT8 permet de compléter les champs manquants de la figure 17.
Question 18 : Donner la valeur des paramètres suivants : tension entre phase du réseau, valeur de la fréquence du réseau, inertie du moteur, valeur de la puissance utile du moteur.
Question 19 : Déterminer le nombre de paires de pôles «p» de la machine asynchrone.
Question 20 : La machine asynchrone est couplée au réseau en étoile, indiquer la valeur efficace de la tension aux bornes d'un enroulement statorique pour un fonctionnement nominal de la machine asynchrone. Justifier la réponse.
3.2. Éléments du modèle équivalent de la MAS
On souhaite maintenant identifier les éléments du schéma équivalent de la machine asynchrone, la résistance et la réactance du stator sont négligées et seules les pertes par effet Joule rotoriques seront prises en compte.
Le schéma équivalent retenu pour un enroulement statorique est représenté figure 18.
Figure 18. Schéma équivalent d'un enroulement statorique
Données :
-Dans ce schéma, impédance R/g utile à la détermination de la puissance transmise au rotor.
-Motorisation définie sur le document DT8.
-Notations :
-R la résistance rotorique ramenée au stator en Ω;
-X = Lω la réactance de fuite rotorique ramenée au stator en Ω;
-L l'inductance de fuite rotorique ramenée au stator en H ;
-V la tension efficace aux bornes d'un enroulement statorique en V ;
-I l'intensité efficace du courant dans un enroulement statorique en A ;
-g le glissement g = (N_S − N_(mot))/(N_S) = (Ω_S − Ω_(mot))/(Ω_S);
-Ω_s la vitesse de synchronisme en rad ⋅ s^(− 1) Ω_s = ω/p;
-N_s la vitesse de synchronisme en tr ⋅ min^(− 1);
-Ω_(mot) la vitesse de l'arbre de la MAS en rad ⋅ s^(− 1);
-Nmot la vitesse de l'arbre de la MAS en tr. min^(− 1);
-ω = 2πf la pulsation des tensions et courants statoriques en rad ⋅ s^(− 1);
-p le nombre de paires de pôles de la MAS ;
-f la fréquence des tensions et courants statorique en Hz ;
-C_m le couple sur l'arbre moteur.
Question 21 : Sachant que la puissance transmise au rotor s'exprime par
P_(tr) = 3 ⋅ R/g ⋅ I^2 = C_m ⋅ Ω_s
et en supposant que les pertes mécaniques sont négligées, montrer que l'expression du couple moteur C_m en fonction du glissement peut s'écrire :
C_m = (3 V^2)/(Ω_S)(R/g)/((R/g)^2 + X^2)
Question 22 : Déterminer l'expression littérale du glissement g_(C_(max)) pour lequel le couple est maximal, en fonction de R et X.
Question 23 : Montrer alors que l'expression du couple maximale C_(m_(MAX)) est :
C_(max) = 3(p ⋅ V^2)/(2 ⋅ ω ⋅ X).
Question 24 : Déterminer la valeur L de l'inductance de fuite rotorique ramenée au stator.
Question 25 : Déterminer la valeur du glissement au démarrage. En déduire l'expression littérale du couple de démarrage C_d.
Question 26 : Connaissant la valeur du rapport (C_d)/(C_n), déterminer la valeur numérique R de la résistance rotorique ramenée au stator (la résolution admet deux solutions, pour la suite seule la plus petite des deux valeurs de R, qui contribue à un meilleur rendement de la MAS, est retenue).
L'identification des différents éléments étant complète, on simule le modèle multiphysique et les résultats de la simulation sont donnés figure 19 .
Figure 19. "Consigne vitesse" et "mesure vitesse" en tr ⋅ min^(− 1) en fonction du temps en s.
Figure 20. Zoom sur "consigne vitesse" et "mesure vitesse" en tr ⋅ min^(− 1) en fonction du temps en s
Question 27 : En fonction de l'allure de la réponse temporelle (figure 20), préciser si le système est modélisable par un système de premier ou second ordre. Justifier la réponse.
Afin que l'évolution de la sortie suive l'évolution de la consigne un asservissement de la vitesse de rotation a été mis en place. Cet asservissement de vitesse peut se représenter par le shéma-bloc illustré figure 21.
Figure 21. Modélisation de l'asservissement sous forme de schéma blocs
Les concepteurs en charge du projet ont installé un codeur afin de mesurer la vitesse de rotation des cabines. Ce codeur multi-tours est placé au centre du disque d'entrainement et fournit un mot binaire de 29 bits.
Extrait des performances attendues de l'asservissement :
Précision
Erreur de poursuite
Nulle
Erreur de position
< 3 mm Au niveau du diamètre extérieur des cabines (Dext)
Question 28 : Déterminer la résolution en points par tour de ce codeur afin de respecter cette précision.
Question 29 : En déduire le nombre de bits nécessaire au codage de la position ainsi que le nombre de bits permettant le comptage du nombre de tours.
Cet asservissement est mis en œuvre dans le modèle multi-physique précédent et la nouvelle simulation conduit aux résultats illustrés figure 22 et 23.
Figure 22. « Consigne vitesse », « mesure vitesse non corrigée » et « mesure vitesse corrigée » en tr•min ^(− 1) en fonction du temps en s
Figure 23. Zoom sur « consigne vitesse », « mesure vitesse non corrigée » et « mesure vitesse corrigée » en tr⋅min ^(− 1) en fonction du temps en s
Question 30 : Conclure et justifier si les exigences sont respectées et si l'objectif de cette partie est atteint.
Partie 4. Validation de l'expérience luneXplorer
Objectif: Vérifier les accélérations ressenties au niveau d'un siège avant ouverture au public.
L'entreprise créatrice du système préconise de tester le simulateur, en mettant un accéléromètre attaché sur un siège.
Les données ainsi récupérées permettent de vérifier les contraintes de la norme NF EN 13 814-1, notamment l'exigence < 0,1g en latéral ainsi que les demandes de la Cité de l'espace d'une accélération 2g ou 3g en ventre-dos.
Les données sont récupérées dans un tableur, comme le montre la figure 24 .
A
B
C
D
t(s)
Ax - Basis
Ay - Basis
Az - Basis
0
0,305168
0,005076
0,945695
0,005
0,305201
0,005285
0,945545
0,01
0,305253
0,005526
0,945434
0,015
0,305323
0,005735
0,945308
Figure 24. Extrait du tableur contenant les données de l'accéléromètre.
Un traitement informatique permet de récupérer les courbes des accélérations en x, y et z. Il apparait que le signal sur y est fortement bruité. Un filtrage FIR est utilisé afin d'améliorer le rapport signal sur bruit de la mesure (voir document DT10).
Le programme suivant est appliqué aux données de l'accéléromètre :
# -*- coding: utf-8 -*-
"""
Created on Thu Mar 14 14:23:59
@author: MB
"""
# importation des bibliothèques
from matplotlib import pyplot as plt
import pandas
import os
import numpy as np
from math import sqrt
# emplacement du dossier de mesures
os.chdir('C:/Users/Patrice/Desktop/TestAcceleration')
os.listdir()
# lecture du fichier de mesures type DataFrame
mesures = pandas.read_excel('test_acc_v1.xlsx')
(L,C)=mesures.shape
c=mesures.columns # les clés des colonnes
temps= _ _ _ _ _ _ _ valeurs associées
Ax=mesures[c[1]] # valeurs associées
Ay=mesures[c[2]] _ # valeurs associées
Az=mesures[c[3]] _ # valeurs associées
# Le plot des résultats
plt.subplot(3,1,1)
plt.plot(temps, Ax, label='Ax',marker='.',linewidth=2)
plt.ylabel("Ax [g]",fontsize=40,color = 'blue')
plt.yticks(fontsize=20,rotation = 0,color = 'red')
plt.xlim([0, temps[L-1]])
titre="Accélération suivant les 3 axes"
plt.title(titre,fontsize=40,color = 'blue')
plt.grid(True)
# suppresion des labels suivant x
plt.tick_params(
axis='x', # changes apply to the x-axis
which='both', # both major and minor ticks are affected
labelbottom=False) # labels along the bottom edge are off
plt.show()
plt.subplot(3,1,2)
plt.plot(temps, Ay, label='Ay',marker='.',linewidth=2)
plt.ylabel("Ay [g]",fontsize=40,color = 'blue')
plt.yticks(fontsize=20,rotation = 0,color = 'red')
plt.xlim([0, temps[L-1]])
plt.grid(True)
# suppresion des labels suivant x
plt.tick_params(
axis='x', # changes apply to the x-axis
which='both', # both major and minor ticks are affected
labelbottom=False) # labels along the bottom edge are off
plt.show()
plt.subplot(3,1,3)
plt.plot(temps, Az, label='Az',marker='.',linewidth=2)
plt.xlim([0, temps[L-1]])
plt.ylabel("Az [g]",fontsize=40,color = 'blue')
plt.xlabel("temps [s]",fontsize=40,color = 'blue')
plt.xticks(fontsize=20,rotation = 0,color = 'red')
plt.yticks(fontsize=20,rotation = 0,color = 'red')
plt.grid(True)
# fin du traitement
# courbes des signaux bruts
#-------------------------
# filtrage linéaire de la mesure bruité Ay par un filtre RIF
#-------------------------
from scipy import signal
from scipy.fft import fft
# Lecture du fichier txt où sont les coefts du filtre dans le "bon
" répertoire
FIR = np.loadtxt('RIF200.txt')
# filtre RIF palyndromique
# Arguments :
# FIR : Les coefficients du filtre RIF
# m : La séquence discrète à filtrer
def filtrage(FIR, Ay):
M=len(Ay) # dim du signal à filtrer
N=len(FIR) # Nbre de coefts. du filtre numérique
s = np.zeros(M)
for n in range(N-1, M):
# On va remplir le tableau s avec les valeurs de s_n
# Les valeurs de n commencent à N-1 car la convolution
n'est pas définie pour n < N-1
for
# à compléter
# Génération du signal et affichage du résultat
s = filtrage(FIR, Ay)
# Affichage des résultats : plot du signal et signal+bruit
plt.subplot(3,1,2)
plt.plot(temps,s,'r',markersize=15,linewidth=4,label='Ay filtré')
plt.legend(fontsize=20)
Question 31 : Compléter la ligne 25 du programme, et expliquer le traitement effectué par les lignes 32, 33 et 34.
Question 32 : Compléter, sur feuille de copie, le filtrage FIR, lignes 94 à 103.
Les courbes obtenues sont illustrées figure 25.
Figure 25. Courbes des accélérations Ax, Ay et Az après traitement numérique.
Question 33 : Conclure sur les résultats du test au regard du cahier des charges. Préciser les recommandations souhaitables.
Afin de reproduire en laboratoire l'expérience luneXplorer et d'autres scénarios de voyages spatiaux, la réalisation d'une maquette, pour des élèves de terminale spécialité sciences de l'ingénieur, est envisagée. Le contexte de réalisation de cette maquette est le suivant :
Données pédagogiques
Enseignement de spécialité : Sciences de l'ingénieur Compétences :
EXPERIMENTER
Compétences développées
Connaissances associées
Classe
Conduire des essais en toute sécurité à partir d'un protocole expérimental fourni
T^(ale)
Proposer et justifier un protocole expérimental
Instrumenter tout ou partie d'un produit en vue de mesurer les performances
Capteurs, composants
T^(ale)
Modifier les paramètres influents et le programme de commande en vue d'optimiser les performances du produit
Processus itératif d'amélioration des performances
T^(ale)
Question 34 : Compléter le document réponse DR3 pour définir un protocole expérimental permettant de vérifier les accélérations subies dans le cadre des différents scénarios mis en œuvre.
DT 1 : Plan en coupe de luneXplorer
DT 2 : Vues descriptives de luneXplorer
Figure 26. Vue 3D du simulateur de vol et des sas d'entrée et de sortie.
Figure 27. Descriptif du simulateur de vol
Figure 28. Aménagement d'une cabine
DT 4 : Extraits fiche FDES Acier pour béton armé
DESCRIPTION DE L'UNITÉ FONCTIONNELLE ET DU PRODUIT TYPE
Unité fonctionnelle (UF)
Assurer la fonction de 1 kg d'armature sur plan en acier pour béton armé pour une durée de vie de référence de 100 ans.
Unité
kg (kilogramme)
Performance principale
Le produit est destiné à être intégré comme élément d'armature pour renforcer le béton, se référer aux caractéristiques techniques pour plus de détail.
Description du produit type et de l'emballage
Le produit objet de la présente FDES est constitué d'un kilogramme d'acier de nuance B500A ou B500B définie par la norme NF A35-080-1.
Description de l'usage
Le produit est destiné à être intégré comme élément d'armature pour renforcer le béton dans le génie civil/travaux publiques et le bâtiment hors maisons individuelles.
Caractéristiques techniques non incluses dans l'unité fonctionnelle
Les caractéristiques techniques des produits sont disponibles sur le site internet des fabricants.
ÉTAIL DES PRINCIPAUX CONSTITUANTS POUR LE PRODUIT DE RÉFÉRENCE
Principaux constituants
Masse par unité fonctionnelle (en kg)
Armature en acier (Produit déclaré)
1
Chevrons (Emballage)
0
Palette (Emballage)
0
Film plastique (Emballage)
0,000279
Élingue de levage (Emballage)
0,000466
Acier de cerclage (Emballage)
0,0014
TABLEAU - SYNTHÈSE DES INDICATEURS
Paramètre/information
Unité
TOTAL Étape de Production
TOTAL Étape de mise en œuvre
TOTAL Étape d'utilisation
TOTAL Étape de fin de vie
TOTAL Cycle de vie (sauf D)
Module D
- Impacts environnementaux
Changement climatique - total
kg de CO_2 équiv./UF
5,66E-01
1,37E-01
0,00E+00
2,59E-02
7,29E-01
0,00E+00
Changement climatique - combustibles fossiles
kg de CO_2 équiv./UF
5,15E-01
1,37E-01
0,00E+00
2,57E-02
6,77E-01
0,00E+00
Changement climatique - biogénique
kg de CO_2 équiv./UF
5,02E-02
4,60E-04
0,00E+00
2,36E-04
5,09E-02
0,00E+00
Changement climatique -occupation des sols et transformation de l'occupation des sols
kg de CO_2 équiv./UF
4,96E-04
5,29E-05
0,00E+00
9,31E-06
5,58E-04
0,00E+00
Appauvrissement de la couche d'ozone
kg de CFC 11 équiv./UF
7,08E-08
3,15E-08
0,00E+00
5,71E-09
1,08E-07
0,00E+00
Acidification
mole de H+ équiv./UF
2,23E-03
4,30E-04
0,00E+00
1,11E-04
2,77E-03
0,00E+00
Eutrophisation aquatique, eaux douces
kg de PO4 équiv./UF
1,22E-04
9,13E-06
0,00E+00
2,12E-06
1,33E-04
0,00E+00
Eutrophisation aquatique marine
kg de N équiv./UF
4,41E-04
1,01E-04
0,00E+00
3,40E-05
5,76E-04
0,00E+00
Eutrophisation terrestre
mole de N équiv./UF
5,71E-03
1,10E-03
0,00E+00
3,61E-04
7,17E-03
0,00E+00
Formation d'ozone photochimique
kg de COVNM équiv./UF
1,63E-03
3,94E-04
0,00E+00
1,13E-04
2,13E-03
0,00E+00
Épuisement des ressources abiotiques -minéraux et métaux
kg de Sb équiv./UF
4,46E-06
4,76E-07
0,00E+00
9,33E-08
5,03E-06
0,00E+00
Épuisement des ressources abiotiques -combustibles fossiles
MJ/UF
9,69E+00
2,02E+00
0,00E+00
6,63E-01
1,24E+01
0,00E+00
DT5 : Extraits fiche FDES Béton
Description de l'unité fonctionnelle et du produit
○Définition de l'unité fonctionnelle
Assurer la fonction d'élément structurel, pour un volume d'un mètre cube, pour une durée de vie de référence de 100 ans.
○Description du produit
Produit :
Le béton considéré est conforme à la norme béton NF EN 206/CN.
Caractéristiques du béton
Type d'usage du béton : Béton conforme EN 206/CN
Autoplaçant : Non
Résistance : 25 MPa
Classe d'exposition : XC1
Consistance : S3
Dmax : 20
Type de liant
Type de ciment : CEM II/A-L ou LL
Classe de résistance : 42.5
Addition : Pas d'addition
Type de granulat majoritaire
Gravillons alluvionnaires
Sables alluvionnaires
% granulats recyclés
0.0 %
IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Agrégation des différents modules pour réaliser un « Total d'étape » ou un « Total cycle de vie »
Impacts/Flux
Étape de production
Étape de construction
Étape d'utilisation
Étape de fin de vie
Total cycle de vie hors partie D
Étape D Bénéfices et charges audelà des frontières du système
Indicateurs d'impacts environnementaux de référence
-Le diamètre de l'anneau d'assise (centre de rotation du passager) passant par G : 2R = 13, 6 m.
-Le repère R_0 = (O, x_0^(→−), y_0^(→−), z_0^(→−)) est considéré comme repère galiléen.
-Le repère mobile R_1 = (O, x_1^(→−), y_1^(→−), z_0^(→−)) est associé au plateau. Celui-ci est en liaison pivot d'axe z_0^(→−), l'angle orientant le repère R_1 est défini par θ = (x_0^(→−), x_1^(→−)) =(y_0^(→−), y_1^(→−)).
-P centre de gravité du siège.
-G centre de gravité du passager, OG^(→−) = Rx_1^(→−) + h ⋅ z_0^(→−)
-Masse moyenne d'un passager m_p = 80kg.
-Le repère R_P = (G, x_P^(→−), y_1^(→−), z_P^(→−)) est associé au passager. Celui-ci est incliné dans le siège avec un angle constant α = (x_1^(→−), x_P^(→−)) = (z_0^(→−), z_P^(→−)).
DT 8 : Document technique moteur asynchrone
7.1.0 - QL - HQL - HQLa
7.1.0 - QL - HQL - HQLa
DATI ELETTRICI E PRESTAZIONI
HQL
n_n 580rpmf_n 19.3 Hz Un 400V
n_n 1000rpmf_n 33.3 Hz Un 400V
n_n 1500rpmf_n 50 Hz^(1)) Un 400V
n_n 1800rpmf_n 60 Hz Un 400V
n_n 2200rpmf_n 73.3 Hz Un 400V
n_n 2600rpmf_n 86.6 Hz Un 400V
HQL - IP 54 - IC 416
Motor Type
P_n Kw M_n Nm
In A η %
P_n Kw M_n Nm
In A η %
P_n Kw M_n Nm
In A η %
P_n Kw M_n Nm
In A η %
P_n Kw M_n Nm
In A η %
P_n KwM_n Nm
In A η %
n_(max)^(5)) Rpm
M_(max) Nm
J Kgm^2
W Kg
80S
0,6 10,5
1,6 73,7
1,0 10,0
2,3 80,3
1,5 9,5
3,3 82,8
1,8 9,5
3,9 83,0
2,1 9,0
4,5 83,2
2,3 8,6
5,0 83,4
25
0,0060
23
80M
0,9 15,4
2,3 75,0
1,5 14,7
3,4 81,8
2,2 14,0
4,7 84,3
2,6 14,0
5,6 84,6
3,1 13,3
6,5 84,7
3,4 12,6
7,3 84,9
35
0,0076
27
80L
1,3 20,9
3,0 76,1
2,1 20,0
4,5 82,9
3,0 19,0
6,3 85,5
3,6 19,0
7,5 85,8
4,2 18,1
8,7 85,9
4,7 17,1
9,8 86,1
48
0,0102
31
80P
1,7 28,1
4,0 77,1
2,8 26,8
6,0 84,0
4,0 25,5
8,4 86,6
4,8 25,5
10,0 86,9
5,6 24,2
11,6 87,0
6,2 23,0
12,9 87,2
65
0,0137
37
80X
2,3 38,5
5,4 78,1
3,8 36,8
8,2 85,1
5,5 35,0
11,3 87,7
6,6 35,0
13,5 88,0
7,7 33,3
15,7 88,1
8,6 31,5
17,5 88,3
88
0,0163
45
100S
2,3 38,5
5,4 78,1
3,8 36,8
8,2 85,1
5,5 35,0
11,3 87,7
6,6 35,0
13,5 88,0
7,7 33,3
15,7 88,1
8,6 31,5
17,5 88,3
80
0,0229
44
100M
3,2 52,3
7,3 78,9
5,2 49,9
11,0 86,0
7,5 47,5
15,2 88,7
9,0 47,5
18,2 89,0
10,4 45,1
21,1 89,1
11,6 42,8
23,5
23,5 89,3 89,3
120
0,0298
53
100L
3,9 64,4
8,9 78,9
6,4 61,4
13,5 86,0
9,2 58,5
18,7 88,7
11,0 58,5
22,4 89,0
12,8 55,6
25,9 89,1
14,3 52,7
29,0 89,3 89,3
150
150
0,0350
60
100P
4,7 77,0
10,6 79,9
7,7 73,5
16,0 87,1
11,0 70,0
22,1 89,8
13,2 70,0
26,5 90,1
15,3 66,5
30,7 90,2
17,2 63,0
34,3 90,4 90,4
180
180
0,0418
70
100X
5,7 94,6
13,0 79,9
9,5 90,3
19,6 87,1
13,5 86,0
27,2 89,8
16,2 86,0
32,5 90,1
18,8 81,7
37,7 90,2
21,1 77,4
42,1 90,4
220
220
0,0556
82
132S
6,4 105
12,6 86,0
10,5 100
20,3 89,0
15,0 95,5 95,5
18,0 95,5 95,5
20,9 90,7
39,0 92,3
23,4 86,0
43,5 92,4 92,4
200
0,075
94
132M
8,1 133
16,0 86,0
13,3 127
26,1 89,9
19,0 121 121
22,8 121 121
26,5 115 115
50,1 93,2
56,0 93,3 93,3
240
240
109
132L
9,4 154
18,5 86,0
15,4 147
29,7 90,1
22,0 140
41,2 92,9
26,4 140 140
30,6 133 133
34,3 126 126
280
0,109
0,109
122
132P
10,6 175
21,0 86,0
17,5 167
33,8 91,1
25,0 159 159
34,8 151
65,0 94,4
39,0 143
72,6 94,6 94,6
320
0,123
135
132X
160S
15,3 252
47,8
47,8 91,8 91,8
66,2 94,6 94,6
79,2 94,9
50,1 218
91,8 95,1
56,1 206
103 95,3
0,255
160M
17,9 294
34,5 88,0
29,4 281
55,8 91,8
42,0 268
77,3 94,6
50,4 268
92,5 94,9
58,5 254
107 95,1
65,5 241
5300^(1)) 520
520
0,290
220
160L
20,8 343
40,2 88,0
34,3 328
62,7 92,0
49,0 312
86,9 94,8
58,8 312
104 95,1
68,3 296
120 95,3
76,4 281
135 95,5
600
0,341
247
160P
23,4 385
45,1 88,0
38,5 368
71,1 92,0
55,0 350
98,6 94,8
66,0 350
118 95,1
76,6 333
137 95,3
85,8 315
153 95,5
700
0,387
276
Motorisation retenue
Type HQL 100X Oemer 3-Ph AC motor
Puissance utile
Tension moteur
Courant nominal
Fréquence
Vitesse nominale n_n
Facteur de puissance
Couple nominal
(C_d)/(C_n)
(C_(max))/(C_n)
13, 5 kW
230/400 V
27,2 A
50 Hz
1480tr.min^(− 1)
0,8
86 Nm
1,16
2,56
Moteur type HQL : n_n < n_1 < n_(max) et n_1 = 3600rpm II est précisé que :
-C_d est le couple de démarrage ;
-C_(max) est le couple maximal.
DT 9 : moteur asynchrone et services types selon la norme EN60034/IEC34-1
Présentation :
Les caractéristiques d'une machine électrique sont fournies par son constructeur pour une utilisation continue permettant d'atteindre l'équilibre thermique (correspond au service type S1).
Par exemple :
Une machine de puissance nominale 1,5 kW peut fournir cette puissance en marche continue et constante sans échauffement dangereux.
Si la machine doit entrainer la même charge avec de nombreux accélérations et freinages le moteur de 1,5 kW aura tendance à chauffer, et peut se détériorer. Il faut donc choisir un moteur de puissance supérieure (par exemple 2,2 kW).
À l'opposé, si un moteur doit entrainer une charge de 1,5 kW sur une durée très courte avec très peu de démarrages à l'heure, la machine a le temps de refroidir entre chaque cycle. Le moteur peut être déclassé (sous dimensionné) en choisissant un moteur de 1 kW par exemple.
Exemple de fonctionnement types S1 et S6
Courbe de déclassement pour le moteur HQE
Remarque S6 - x%
x% correspond au temps d'utilisation par rapport au temps de cycle, soit x% = N/(N + V) × 100
DT 10 : filtre FIR (ou RIF en français)
En traitement du signal, un filtre à réponse impulsionnelle finie ou filtre RIF (en anglais Finite Impulse Response filter ou FIR filter) est un filtre dont la réponse impulsionnelle est de durée finie.
On parle le plus souvent de filtre RIF pour des filtres à temps discret. Un filtre numérique RIF est caractérisé par une réponse uniquement basée sur un nombre fini de valeurs du signal d'entrée. Par conséquent, quel que soit le filtre, sa réponse impulsionnelle sera stable et de durée finie, dépendante du nombre de coefficients du filtre.
Un filtre FIR est un filtre à réponse impulsionnelle fini qui a pour expression la récurrence suivante :
où x_(i, 0 ≤ i ≤ n) représente les valeurs du signal d'entrée, y_(i, 0 ≤ i ≤ n) les valeurs du signal de sortie et N le rang du filtre.
En utilisant le symbole de sommation, l'équation peut être réécrite de la façon suivante :
y[n] = ∑_(i = 0)^N a(i) ⋅ x(n − i)
Où N est le nombre de coefficients (ordre du filtre) et a_i sont les coefficients de la fonction de transfert du filtre.
NE RIEN ECRIRE DANS CE CADRE
Document Réponse DR1
ÉVALUATION SCIENCES DE L'INGÉNIEUR
DURÉE:1h
NIVEAU : Terminale
COMPÉTENCE EVALUÉE : RÉSOUDRE ET MODÉLISER
Compétences développées
Connaissances associées
Déterminer la grandeur effort (force ou couple) lorsque le mouvement souhaité est imposé
Principe fondamental de la dynamique Solide en rotation autour d'un axe fixe dont le centre de gravité est sur l'axe de rotation Notion d'inertie et d'inertie équivalente
MISE EN SITUATION
HYPOTHESES
DONNÉES
-Moteur utilisé : couple max 100 Nm
QUESTIONS
Compétence développée
Indicateurs d'évaluation
Niveaux d'appréciation
Niveau 1
Niveau 2
Niveau 3
Déterminer la grandeur effort (force ou couple) lorsque le mouvement souhaité est imposé
Identification du protocole
Schéma du dispositif expérimental
Protocole expérimental
Problématique, Question scientifique
Hypothèse
Paramètres variables
Paramètres contrôlés
Paramètres observés
Matériels
Traitement des résultats
Pas de description pour le moment
Commentaires• Agrégation sciences industrielles de l'ingénieur interne 2026, épreuve 1
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