Agrégation sciences industrielles de l'ingénieur interne 2026, épreuve 2, option ingénierie des constructionsSujet
Agrégation interne section sciences industrielles de l'ingénieur option sii et ingénierie des constructions - Sujet de la seconde épreuve écrite de la session 2026
Pas encore noté
Résistance des matériaux et béton armé (Eurocode 2)
Poussée des terres et hydrostatique
Mise en œuvre du béton (coffrage, bétonnage)
Pertes de charge et courbes caractéristiques de pompes
Écoulements en charge et à surface libre
Thermique du bâtiment et centrale de traitement d'air
Étude technique d'une usine de production d'eau potable : réservoir en béton, chantier, pompage, distribution et thermique du bâtiment
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Le sujet étudie plusieurs aspects de la construction et du fonctionnement d'une usine de production d'eau potable. Les études 1 à 4 portent sur la réalisation en béton armé d'un réservoir de traitement des boues : dimensionnement de la structure, ferraillage, coffrage, procédure de bétonnage et installation de chantier. Les études 5 à 7 portent sur l'hydraulique du réseau : poste de pompage depuis un barrage, distribution de l'eau traitée et évacuation des eaux claires. L'étude 8 porte sur le comportement thermique d'une salle du bâtiment d'exploitation.
1Études 1 à 4 : conception et réalisation du réservoir en béton arméOn dimensionne le volume et les armatures du réservoir de traitement des boues selon les règlements en vigueur (fascicule 74, Eurocode 2), on étudie le coffrage à banches, la procédure de bétonnage par phases et l'adéquation de la grue de chantier.
2Étude 5 : poste de pompage depuis le barrageOn calcule les pertes de charge et la hauteur manométrique nécessaire pour deux niveaux d'eau du barrage, on positionne les points de fonctionnement des pompes et on détermine la vitesse de rotation permettant de maintenir le débit souhaité.
3Études 6 et 7 : distribution et évacuation de l'eauOn étudie l'ajout d'une seconde conduite en parallèle pour le transfert de l'eau traitée vers un réservoir, puis on vérifie la capacité d'une conduite existante à évacuer les eaux claires en écoulement gravitaire à surface libre.
4Étude 8 : étude thermique d'une salle du bâtiment d'exploitationOn étudie le principe du free-cooling d'une centrale de traitement d'air, on calcule les déperditions thermiques de la salle et la puissance de chauffage nécessaire selon les saisons et l'occupation.
Description
Sujet officiel Agrégation interne en sciences industrielles de l'ingénieur, session 2026.
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Section : SCIENCES INDUSTRIELLES DE L'INGÉNIEUR
Option : SCIENCES INDUSTRIELLES DE L'INGÉNIEUR ET INGÉNIERIE DES CONSTRUCTIONS
ÉTUDE D'UN SYSTÈME, D'UN PROCÉDÉ OU D'UNE ORGANISATION
Durée : 4 heures
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USINE DE PRODUCTION D'EAU POTABLE
Toutes les études sont indépendantes les unes des autres. En outre, au sein d'une même étude, un grand nombre de questions peuvent être traitées de manière indépendante. Pour chaque question, en complément des résultats de calculs proprement dits, il convient de justifier les choix effectués et les calculs réalisés ainsi que de commenter les résultats obtenus. Une attention particulière doit être apportée à la présentation et à la clarté des explications.
Table des matières
Contexte de l'étude ..... 2
Étude 1 : Dimensionnement du réservoir de traitement des boues ..... 5
Étude 2 : Réalisation du voile du réservoir de traitement des boues ..... 8
Étude 3 : Procédure de bétonnage du voile du réservoir de traitement des boues ..... 9
Étude 4 : Installation de chantier ..... 10
Étude 5 : Poste de pompage ..... 11
Étude 6 : Distribution de l'eau traitée ..... 14
Étude 7 : Évacuation des eaux claires ..... 16
Étude 8 : Étude thermique d'une salle du bâtiment d'exploitation ..... 17
Contexte de l'étude
La nouvelle usine de production d'eau potable (figure 1), dimensionnée pour répondre aux besoins croissants de l'agglomération de Saint-Brieuc et favoriser la solidarité départementale, produit en moyenne 25000 m^3 d'eau par jour, avec une capacité maximale de 37000 m^3. L'eau brute provient du barrage de Saint-Barthélemy et son acheminement jusqu'à l'usine se fait grâce à une nouvelle station de pompage, construite à quelques mètres du barrage.
Le processus de traitement comprend plusieurs étapes : prétraitement, clarification, élimination des micropolluants, filtration, et désinfection par UV. Une partie de l'eau produite est distribuée par le SDAEP 22 (Syndicat départemental d'alimentation en eau potable des Côtes d'Armor) pour alimenter les territoires avoisinants.
Figure 1 : usine de production d'eau potable de l'agglomération de Saint-Brieuc
Des travaux conséquents ont été réalisés pour relier le barrage à l'usine et cette dernière aux réseaux de distribution (figure 2), surmontant notamment un dénivelé de 60 mètres. L'usine, respectueuse de l'environnement, limite ses pertes d'eau et répond aux normes HQE avec des aménagements écologiques comme une gestion optimisée des eaux pluviales et des équipements énergétiquement efficaces.
LA NOUVELLE USINE AU CEUR DE L'AGGLO
Figure 2 : Le parcours de l'eau du barrage à la mer et ses ouvrages principaux
Les études portent sur la liaison du barrage - station de pompage (figure 3) - nouvelle usine de production d'eau potable, ainsi que sur des éléments de celle-ci, notamment le bassin de stockage des boues (figure 4).
Figure 3 : barrage Saint Barthélémy - station de pompage et son bâtiment d'exploitation
Figure 4 : usine de production d'eau potable
Étude 1 : Dimensionnement du réservoir de traitement des boues
L'objectif de cette étude est le dimensionnement de l'ouvrage de traitement des boues (figure 4). La définition de l'ouvrage se trouve dans le DT1. On néglige les réservations ainsi que les corbeaux dans la partie intérieure du réservoir.
II est possible d'utiliser le schéma ci-dessous pour le calcul du volume du radier.
Question 1.1 Déterminer le volume de béton correspondant au réservoir : radier, voile et fond de bassin. En déduire la masse du réservoir en prenant 2, 5t ⋅ m^(− 3) pour la masse volumique du béton armé.
On se place dans la situation hypothétique où :
-le bassin est entièrement remblayé (cote +131,400 NGF) ;
-le niveau maxi d'eau de la nappe phréatique serait au même niveau (cote +131,400 NGF) ;
-le bassin est entièrement vide à l'intérieur (pas d'eau de stockage, ni boues).
Question 1.2 Expliquer le phénomène physique qu'il risque de se produire dans la situation hypothétique étudiée.
Données complémentaires :
-le bassin est considéré vide à l'intérieur (sans eau ni boues) ;
-la masse globale du béton armé du bassin est de 467 tonnes ;
-volume apparent d'eau déplacée = V1 + V2.
Question 1.3 En prenant les hypothèses du schéma du volume ci-dessus, déterminer la valeur maximale de hauteur de la nappe phréatique notée H à partir de laquelle ce risque est écarté.
Question 1.4 Déduire le niveau altimétrique d'eau maximal de la nappe phréatique pour que l'ouvrage soit en sécurité vis-à-vis de ce risque.
Hypothèse de dimensionnement :
-le bassin est remblayé à la cote +128,200 NGF ;
-le niveau maximal d'eau de la nappe phréatique (10kN ⋅ m^(− 3)) est situé à la cote +126,000 NGF ;
-le bassin peut stocker de l'eau (11kN ⋅ m^(− 3)) jusqu'au niveau +131,400 NGF ;
-le poids volumique du sol 19kN ⋅ m^(− 3) et coefficient de poussée de 0,5 ;
-le béton utilisé est un béton C40/50.
Question 1.5 Déterminer, sur le DR1, les différents cas de charges simples envisageables pour cette structure. Donner le cas de charge le plus dimensionnant pour le lit d'armatures intérieur et extérieur.
Le fascicule 74 (Construction des réservoirs en béton et réhabilitation des réservoirs en béton ou en maçonnerie) impose une section d'armature de 0,125% de l'épaisseur (en m) sur chaque face et dans chaque direction.
Question 1.6 Calculer cette section minimale en cm^2 vis-à-vis du fascicule 74 .
L'article 9.6.1(102) de l'Eurocode (EC2) partie 3 impose également des sections minimales d'armatures selon l'extrait suivant :
1.En section entièrement tendue pour le total des deux faces : A_(s, min) = (b ⋅ h ⋅ f_(ctk, 0, 05))/((0, 9 ⋅ f_(yk) − α_1 ⋅ f_(ctk, 0, 05)))
2.En flexion simple sur la face tendue : A_(s, min) = (f_(ctm))/(f_(yk)) ⋅ (b ⋅ h)/(4, 5)
Données complémentaires :
-α_1 = 15, 21
-f_(yk) = 500MPa (limite caractéristique d'élasticité de l'acier de béton armé)
-h : on considère l'épaisseur du voile
-b ou b_t : une base de 1 m de voile tendu
-d = 0, 25 m de hauteur utile d'une section droite
-DT2 : tableau 3.1 de l'EC2 (extrait)
Question 1.7 Calculer les valeurs de f_(ctm) et de f_(ctk, 0, 05) à partir des données et du tableau 3.1 de l'EC2 fourni dans le DT2.
Question 1.8 Calculer la section minimale en cm^2, en section entièrement tendue pour le total des deux faces et en flexion simple sur la face tendue.
L'article 9.2.1.1 de l'EC2 partie 1 impose une section minimale correspondant à la condition de non-fragilité selon l'extrait suivant :
A_(s, min) = 0, 26 ⋅ (f_(ctm))/(f_(yk)) ⋅ b_t ⋅ d A_(s, min) ≥ 0, 0013 ⋅ b_t ⋅ d
Question 1.9 Calculer la section minimale en cm^2, pour la condition de non fragilité.
Question 1.10 En considérant une section de barre HA10 de 0, 785 cm^2 et une section de barre HA12 de 1, 131 cm^2, comparer par rapport aux armatures du panneau bas (PB) du plan de ferraillage dans le DT3.
Étude 2 : Réalisation du voile du réservoir de traitement des boues
L'objectif de cette étude est de définir les moyens liés à la réalisation du voile du bassin.
Données :
-on utilise des banches Sateco ^® de longueur 2,400 m uniquement (DT4), ayant une charge admissible de 10t ⋅ m^(− 2),
-benne à béton de 1000 L TICD PF de Sécatol ^®
Étude et choix du coffrage
Rappel : un train de banche peut être composé parmi les éléments suivants : soushausse, banche et réhausse pour une longueur de 2,400 m de panneau.
Question 2.1 Déterminer la composition du coffrage d'un train de banche permettant de réaliser la hauteur du voile à partir de la documentation du fabricant (DT4).
On considère une poussée hydrostatique du béton de 25kN ⋅ m^(− 3).
Question 2.2 Déterminer la pression hydrostatique du béton frais sur le coffrage. Compléter le DR2.
Question 2.3 Déterminer la surface reprise par les tiges de serrages les plus sollicitées pour les niveaux 1,2 et 3. Calculer la charge en kN reprise par chaque tige de serrage des niveaux 1,2 et 3 (DR2).
Question 2.4 Déterminer la tige la plus sollicitée. À partir de la documentation du fabricant (DT7), en déduire celles à utiliser.
Les banches utilisées en extérieur (rayon 8,800 m) et en intérieur (rayon 8,500 m) du voile à réaliser sont toutes de longueur 2,400 m. En conséquence, on peut prévoir un décalage des banches en vis-à-vis (un train de banche extérieur est centré sur une train de banche intérieur).
Question 2.5 À l'aide du DT5, calculer la dimension des cales extérieures en bois à utiliser lors de la mise en place des banches extérieures.
Étude 3 : Procédure de bétonnage du voile du réservoir de traitement des boues
L'objectif de cette étude est de déterminer les conditions et méthode de mise en œuvre des 108, 600 m^3 de béton pour la réalisation du voile du réservoir. La procédure d'exécution choisie fixe à quatre le nombre de phases verticales de bétonnage.
Pour cette étude, on donne :
-le temps de prise du ciment est estimé à 2 h,
-la centrale à béton se situe à 20 minutes du chantier,
-le temps de remplissage de la benne à béton de 1000 L est estimé à
-le temps de transport vers le coffrage est de 1 minute,
-le temps de mise en œuvre du béton dans le coffrage est de 2 minutes,
-le temps de retour pour le rechargement de la benne est de 1 minute.
Question 3.1 Déterminer le volume moyen de béton à mettre en œuvre pour une phase.
Le coffrage utilisé a une pression admissible de 10t ⋅ m^(− 2), soit 100kN ⋅ m^(− 2).
Question 3.2 Vérifier la possibilité de bétonner la totalité d'une phase en prenant uniquement une poussée hydrostatique du béton sur le coffrage.
Question 3.3 Indiquer la hauteur à partir de laquelle on ne peut plus bétonner sous pression hydrostatique.
Le bétonnage se réalise à l'aide une benne à béton et de la grue dédiée à la construction des réservoirs.
Question 3.4 Déterminer le temps de cycle en minutes pour un mètre cube de béton à l'aide des données fournies (du chargement de la benne, à son retour en place).
Question 3.5 Indiquer le temps nécessaire pour bétonner la phase. Conclure en utilisant le résultat de la question 3.3.
Question 3.6 Proposer une solution de mise en œuvre (sans accélérateur de prise, et en conservant le même béton).
Question 3.7 Déterminer la vitesse de bétonnage (ou la vitesse d'ascension du béton dans le coffrage) en m ⋅ h^(− 1).
Étude 4 : Installation de chantier
L'objectif de cette étude est de vérifier l'adéquation de la grue choisie pour la réalisation des réservoirs de l'usine (espace de stockage de l'eau traitée et ouvrage de traitement des boues - figure 5).
On limite l'étude à l'utilisation :
-de la benne à béton de 1000 L TICD PF de Sécatol ^R (DT6) ;
-du train de banche (DT4) ;
-des armatures (DT3).
Question 4.1 Déterminer la masse des différents éléments à mettre en œuvre pour la réalisation du réservoir de traitement des boues.
Question 4.2 À l'aide du DT8, déterminer la portée maximale pour chacun des éléments.
Question 4.3 Conclure sur l'adéquation de la grue définie sur le DT8.
Question 4.4 Lors de la phase de coffrage ou décoffrage, préciser si le déplacement de deux trains de banches en même temps est possible. Justifier la réponse.
Figure 5 : vue générale de l'installation de chantier
Étude 5 : Poste de pompage
Le barrage du Gouet, dans les Côtes d'Armor, alimente une centrale hydro-électrique. Ce barrage alimente également la nouvelle usine de traitement d'eau potable. La hauteur d'eau dans le barrage peut varier entre deux côtes extrêmes 87 m et 56 m.
L'objectif de cette étude est d'étudier le fonctionnement des pompes au niveau du poste de pompage, pour deux configurations de hauteur d'eau dans le barrage. La figure 6 présente schématiquement le réseau d'alimentation de l'usine.
Figure 6 - Représentation schématique du réseau d'alimentation de l'usine
Pour les besoins de l'étude, on considère deux cas : Zo = 84 m (cote moyenne ordinaire d'eau dans le barrage) et Z_E = 67 m (cote observée habituellement en fin d'étiage).
Le terrain retenu pour l'implantation du poste de pompage est à la cote Z_P = 55 m. La cote d'arrivée à l'usine de traitement d'eau potable est à : Zu = 125 m.
Pour assurer l'alimentation de l'usine en eau brute, les ouvrages et équipements suivants doivent être mis en place :
-une prise d'eau brute au niveau du barrage ;
-une canalisation en charge raccordée sur la prise d'eau, diamètre nominal D = 700 mm, de longueur L_1 = 580 m;
-un poste de pompage comportant 3 pompes en parallèle ;
-une canalisation de refoulement jusqu'à l'usine, diamètre nominal D = 700 mm, de longueur L_2 = 1120 m.
Les besoins de pompage en eau brute sont fixés à 2000 m^3 ⋅ h^(− 1). La pression demandée à l'entrée de l'usine ( P_u ) est de 1 bar. Les pressions sont exprimées en pression relative.
Le coefficient de pertes de charges linéaires est estimé à j = 2, 6mmCE ⋅ m^(− 1).
Les pertes de charge singulières liées aux équipements (grilles, vannes, clapets, etc.) sont estimées à :
-0,5 mCE sur la canalisation raccordée à la prise d'eau,
-1 mCE sur la canalisation de refoulement.
Question 5.1 Calculer les pertes de charge linéaires des canalisations à l'amont et à l'aval du poste de pompage.
Question 5.2 Calculer la hauteur manométrique que doit fournir le poste de pompage, lorsque la hauteur d'eau du barrage est à la cote ordinaire Zo. Préciser les hypothèses retenues, si nécessaire.
Question 5.3 Calculer la hauteur manométrique que doit fournir le poste de pompage, lorsque la hauteur d'eau du barrage est à la cote d'étiage ZE. Préciser les hypothèses retenues, si nécessaire.
La pression maximale à l'aspiration des pompes ne doit pas dépasser 3,6 bars.
Question 5.4 Vérifier la pression maximale à l'aspiration des pompes pour les deux situations étudiées (Zo et ZE).
Les besoins de pompage en eau brute sont fixés à 2000 m^3 ⋅ h^(− 1). Le débit est obtenu grâce à 2 pompes identiques du type 250-500/2500, montées en parallèle (la 3^(ème) pompe assure un secours en cas de dysfonctionnement).
Les courbes du modèle de pompe sont présentées dans le DT10 pour une vitesse de rotation de 1475tr.min^(− 1).
Question 5.5 Pour la situation d'étiage ( Z_E ), positionner le point de fonctionnement de l'installation sur le graphique des courbes de pompes (DR3). Préciser la valeur du rendement attendu pour une pompe (DT10).
Question 5.6 Pour la situation ordinaire (Zo), tracer l'allure de la courbe caractéristique du réseau sur le graphique de la courbe de pompe (DR3). Relever le débit et la hauteur manométrique du nouveau point de fonctionnement sur le graphique des courbes de pompes (DR3). Commenter.
Question 5.7 Pour la situation ordinaire (Zo), et afin de maintenir le débit souhaité à 2000 m^3 ⋅ h^(− 1), on modifie la vitesse de rotation des pompes, calculer la nouvelle vitesse de rotation grâce à la loi de similitude ci-dessous.
Loi de similitude.
Pour une pompe centrifuge, si la courbe caractéristique H en fonction de Q est connue pour une vitesse de rotation n_1, alors tous les points de la courbe caractéristique à la vitesse n_2 peuvent être calculés à partir de la relation suivante :
H_2 = H_1 ⋅ ((n_2)/(n_1))^2
Étude 6 : Distribution de l'eau traitée
La nouvelle usine de traitement d'eau potable doit alimenter un réservoir à surface libre déjà existant afin de desservir plusieurs communes. Pour assurer le transfert entre l'usine et le réservoir (Z_R = 139 m), on prévoit :
-une bâche de stockage à surface libre, pour assurer un tampon entre l'usine et la station de pompage. Le niveau de la surface libre est maintenu constant à Z_B = 125 m.
-une station de pompage qui fournit un débit de 1850 m^3 ⋅ h^(− 1) pour une hauteur manométrique de 21,5 mCE.
L'objectif de cette étude est de valider la pertinence de la mise en place d'une seconde conduite B, en parallèle de la conduite A existante, pour assurer le transfert entre l'usine et le réservoir (voir figure 7).
Dans cette partie de l'étude, les conduites ont une valeur de rugosité ε = 1 mm. La viscosité cinématique de l'eau froide est égale à v_(10^∘C) = 1, 3 ⋅ 10^(− 6) m^2 ⋅ s^(− 1).
Un formulaire hydraulique est disponible dans le DT9.
Figure 7 - Représentation du réseau de transfert entre l'usine et le réservoir
On étudie tout d'abord la solution qui consiste à réutiliser uniquement la conduite A (diamètre D_A = 600 mm, longueur L_A = 4250 m ) qui est déjà en place entre l'usine et le réservoir. Le débit à transférer vaut 1850 m^3 ⋅ h^(− 1).
Question 6.1 Identifier le type d'écoulement dans la conduite à l'aide du diagramme de Moody disponible dans le DT9.
Question 6.2 Déterminer la valeur du coefficient de frottement λ pour la conduite.
Question 6.3 Calculer les pertes de charges linéaires liées à la conduite A pour un débit de 1850 m^3 ⋅ h^(− 1).
Question 6.4 Préciser la hauteur manométrique nécessaire pour assurer le transfert entre l'usine et le réservoir. Conclure.
Afin d'atteindre le débit souhaité de 1850 m^3 ⋅ h^(− 1), on décide de créer une seconde conduite positionnée entre la station de pompage et le réservoir, en parallèle à la conduite A. Le tracé de la seconde conduite a une longueur de L_B = 5000 m. On cherche à déterminer le diamètre D_B de cette conduite.
Question 6.5 Déterminer la valeur des pertes de charge admissibles pour chaque conduite, en considérant les caractéristiques de la station de pompage actuelle (débit de 1850 m^3 ⋅ h^(− 1) et hauteur manométrique de 21,5 mCE).
Question 6.6 Pour la conduite A, calculer le débit admissible dans cette situation (préciser les hypothèses, si nécessaire).
Question 6.7 Déterminer le débit dans la conduite B et son diamètre théorique B (préciser les hypothèses, si nécessaire).
Question 6.8 Sélectionner une conduite dans la page du fournisseur (DT11).
Étude 7 : Évacuation des eaux claires
Les processus et traitements de l'eau dans l'usine génèrent des « eaux claires ». Ces eaux claires sont compatibles avec le rejet au milieu récepteur : elles sont stockées dans une lagune de capacité 1000 m^3 dont la vidange est transférée jusqu'à la rivière, en aval du barrage, via le réseau existant d'eau pluviale (voir Figure 8).
L'objectif de cette étude est de valider la réutilisation d'une conduite en place.
Figure 8 - Rejet des eaux claires vers le milieu récepteur
La cote du niveau d'eau de la lagune est à : Z_L = 125 m. Le débit de vidange des eaux claires est estimé à 150 m^3 ⋅ h^(− 1).
La conduite d'eau pluviale existante a un diamètre D_(EP) = 600 mm et une longueur L_(ep) = 1500 m. Elle est en PRV (Polyester renforcé de fibres de verre), le coefficient de Strickler est égal à K_s = 90 m^(1/3) ⋅ s^(− 1).
Un levé topographique de la conduite a été réalisé par géoradar pour reconstituer le profil en long de celle-ci. Le dénivelé total sur le levé réalisé est d'environ 50 m.
Ce réseau fonctionne en écoulement gravitaire à surface libre. Pour cette partie de l'étude, on suppose que l'écoulement se fait en régime uniforme. En régime permanent uniforme, la pente de l'écoulement (ou pente hydraulique) est égale à la pente du radier.
Un formulaire hydraulique est disponible dans le DT9.
Question 7.1 Dans l'hypothèse d'un régime permanent uniforme, calculer la pente de pose moyenne de la conduite et en déduire la pente de l'écoulement I.
La section de la canalisation d'eau pluviale a été initialement dimensionnée en considérant un taux de remplissage de 70 %.
Question 7.2 Déterminer le débit d'eau de pluie évacué par la conduite dans ces conditions. Indiquer si le débit d'eaux claires peut perturber le bon fonctionnement de la conduite par temps de pluie.
Pour limiter les risques de dégradation des canalisations, on préconise de limiter les vitesses d'écoulement dans un réseau d'assainissement à 4 m ⋅ s^(− 1) (au-delà de cette valeur, il faut adopter un matériau résistant comme la fonte ou le polyéthylène à haute densité).
Question 7.3 Calculer la vitesse d'écoulement par temps de pluie et conclure.
Étude 8 : Étude thermique d'une salle du bâtiment d'exploitation
Le bâtiment d'exploitation permet d'assurer le suivi de l'usine mais également d'accueillir des visiteurs dans une grande salle de réunion. Le plan de la salle de réunion ainsi que les compositions de parois sont donnés dans les DT12 et DT15.
Des convecteurs électriques assurent le chauffage de la salle de réunion.
Durant la saison de chauffe, une température de 19°C est demandée dans la salle de réunion. La température extérieure minimale est de -4°C.
La ventilation est assurée par une Centrale de traitement de l'air (CTA) double-flux comprenant un échangeur à plaques à haut rendement 80% (avec fonction free-cooling) et une batterie d'appoint électrique. Le schéma de la CTA est disponible dans le DT13.
Les ventilateurs de la CTA sont à débit variable. Le débit d'air soufflé est égal au débit d'air neuf hygiénique. L'air est soufflé à travers des bouches de soufflage positionnées en faux plafond. Des registres motorisés placés dans les gaines aérauliques de la salle de réunion participent à la régulation du débit d'air en fonction de l'occupation.
Hors occupation, le débit minimal requis dans la salle est de 0,5 volume. h^(− 1).
Dans cette étude, on considère que :
-la masse volumique de l'air humide ρ = 1, 2 kg ⋅ m^(− 3)
-la capacité thermique massique de l'air humide C = 1020 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1)
L'objectif principal de cette étude est d'étudier la fonction free-cooling de la CTA de la salle de réunion, en mi-saison.
Question 8.1 Exposer le principe général du free-cooling et son intérêt.
Hiver, en période d'inoccupation
On considère le cas de l'hiver, en période d'inoccupation.
Question 8.2 Lorsque la température intérieure vaut 19°C, calculer la valeur de la température d'air soufflé après l'échangeur.
Question 8.3 Pour insuffler l'air neuf à température neutre (19°C) dans le local, calculer la puissance fournie par la batterie d'appoint.
Question 8.4 À partir des données et plans disponibles dans les DT12 et DT15, compléter le tableau DR4 pour faire une estimation des déperditions statiques à travers les parois de la salle de réunion. Préciser les hypothèses et simplifications considérées.
Question 8.5 En déduire la puissance des convecteurs électriques à installer dans la salle de réunion (on considère que l'air neuf est soufflé à température neutre dans la salle).
Mi-saison, en période d'occupation
La salle de réunion peut accueillir 50 personnes. En période d'occupation, le débit d'air neuf hygiénique par occupant vaut 25 m^3 ⋅ h^(− 1).
Dans un environnement à 19°C, on considère qu'une personne dégage environ 90 W de chaleur sensible.
On suppose que la batterie d'appoint de la CTA est à l'arrêt. Les apports solaires sont négligés.
Question 8.6 Réaliser le bilan thermique simplifié de la salle de réunion avec une occupation maximale, à mi-saison (T_(ext) = 10^∘C).
Question 8.7 Dans cette situation, déterminer la puissance nécessaire pour maintenir une température intérieure à 19°C. Conclure.
Question 8.8 En utilisant le module « by-pass motorisé » de la CTA, l'air neuf ne traverse plus l'échangeur. Dans cette configuration, préciser la température d'air soufflé. Analyser l'opportunité d'utiliser cette fonction à mi-saison, dans la salle de réunion occupée.
Variante de toiture
La maîtrise d'ouvrage a demandé l'étude d'une variante avec toiture végétalisée sur charpente bois. La solution technique est présentée dans le DT14.
Question 8.9 Préciser si le calcul de déperditions réalisé précédemment est impacté de manière significative par cette nouvelle composition de paroi. Justifier.
Question 8.10 Indiquer quels sont les avantages/inconvénients de la mise en place d'une toiture végétalisée. Conclure.
Tableau 1 - Caractéristiques de résistance et de déformation des bétons (tableau 3.1 de l'EC2)
Écoulement à surface libre en régime uniforme
Relation de Manning-Strickler
Où :
-Ks est le coefficient de Strickler en m^(1/3) ⋅ s^(− 1).
V = K_S ⋅ R_h^(2/3) ⋅ I^(1/2)
- R_h est le rayon hydraulique. Il est égal au rapport entre la section transversale d'écoulement (S_m) et le périmètre mouillé (P_m).
-I est la pente hydraulique en m ⋅ m^(− 1).
Pour les canalisations circulaires partiellement remplies (avec α en radians) :
h = R ⋅ (1 − cosα); S_m = R^2 ⋅ (α − sinα ⋅ cosα); P_m = 2 ⋅ R ⋅ α
En première approche, la résistance thermique des parois fortement isolées est assimilée à la résistance thermique de l'isolant en place.
Composition des parois extérieures et menuiseries
Paroi RDC : Bardage Alu + Laine de bois + panneaux OSB + isolation en laine de roche entre montants + plaque de parement en plâtre
○Laine de bois
-E = 60 mm
-R = 1, 7 m^2 ⋅ K ⋅ W^(− 1)
○Laine de roche
-E = 200 mm
-R = 5, 7 m^2 ⋅ K ⋅ W^(− 1)
Toiture bac acier sous étanchéité : Isolation sous étanchéité 2 couches de laine de roche
○Laine de roche
-E = 130 + 130 mm
-R = 3, 25 + 3, 25 m^2 ⋅ K ⋅ W^(− 1)
Plancher bas sur LNC* : Dalle béton + isolation en panneaux composites constitués d'une âme en PSE (type Fibrastyroc Ultra)
○Panneaux composites
-E = 150 mm
-R = 4, 2 m^2 ⋅ K ⋅ W^(− 1)
Mur rideau : Menuiseries aluminium à rupteur de pont thermique
44.2 / 18 Argon WE / 4 TBE
WE : Warm Edge (Vitrage à bords chauds) - TBE : Très Basse Émissivité
Toiture végétalisée : panneaux OSB + isolation thermique classe C + étanchéité + substrat végétal
○Substrat végétal
-E = 70 mm
-R = 0, 1 m^2 ⋅ K ⋅ W^(− 1)
○Isolant thermique classe C
-E = 200 mm
-R = 5, 6 m^2 ⋅ K ⋅ W^(− 1)
Prénom(s) :
Cadre réservé aux candidats de concours de recrutement et examens professionnels
Concours : ____ Option / Section : ____ N° d'inscription : N TINSCIPION . □
□
□ Cocher public OU privé
□ externe □ 3^e externe □ externe spécial □
□ 2^(nd) interne spécial UNIQUEMENT pour les interne ou 1^(er) interne □ 2^(nd) interne
UNLENT Pourles
□ concours enseignants : □ privé Examen professionnel pour l'avancement au grade de : ____
Cadre réservé aux candidats d'examens et du concours général
Examen : ____ Série / Spécialité : ____
Epreuve - Matière : ____ Session : ____
DR1
Tous les documents réponses sont à rendre, même non complétés.
CAS DE CHARGE SUR VOILE BASSIN
Prénom(s) :
Cadre réservé aux candidats de concours de recrutement et examens professionnels
Concours : ____ Option / Section : ____ N° d'inscription : N MISCIP □
□
□ Cocher public OU privé
□ externe □ 3^e externe □ externe spécial □
□ 2^(nd) interne spécial UNIQUEMENT pour les interne ou 1^(er) interne □ 2^(nd) interne
UNLENT POUT concours enseignants : □
□ privé Examen professionnel pour l'avancement au grade de : ____
Cadre réservé aux candidats d'examens et du concours général
Examen : ____ Série / Spécialité : ____
Epreuve - Matière : ____ Session : ____
DR2
Tous les documents réponses sont à rendre, même non complétés.
Document Réponse DR2 - Étude du coffrage - poussée du béton
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[mdɹ] SLtl~ 00S-0SZ JSN
Estimation simplifiée
Déperditions de l'enveloppe d'un local
Température du local :
Température extérieure :
Parois déperditives
Type
S(m^2)
U(W/m^2.K)
U.S (W/K)
Déperditions (W)
Murs extérieurs
Menuiserie
Plancher *
Toiture
Déperditions surfaciques
* prendre une minoration de 20% si Plancher sur LNC
Questions fréquentes
4 questions
Sur quels chapitres porte cette épreuve d'agrégation interne SII ingénierie des constructions 2026 ?
Afficher ou masquer la section
Sur quels chapitres porte cette épreuve d'agrégation interne SII ingénierie des constructions 2026 ?
+
Elle porte sur le génie civil (béton armé, coffrage, bétonnage), l'hydraulique (pertes de charge, pompage, écoulements) et la thermique du bâtiment, appliqués à une usine de production d'eau potable.
Quelles parties sont indépendantes dans ce sujet ?
+
L'énoncé précise que toutes les études sont indépendantes les unes des autres, et qu'au sein d'une même étude, un grand nombre de questions peuvent être traitées de manière indépendante.
Quel est l'ouvrage central étudié dans les études 1 à 4 de ce sujet ?
+
Le réservoir de traitement des boues de l'usine d'eau potable, depuis son dimensionnement structurel en béton armé jusqu'à sa mise en œuvre sur le chantier (coffrage, bétonnage, moyens de levage).
Quel est l'objectif de l'étude 8 sur la thermique du bâtiment ?
+
Évaluer les déperditions thermiques d'une salle de réunion et la puissance de chauffage nécessaire selon les saisons et l'occupation, en étudiant notamment la fonction de free-cooling de la centrale de traitement d'air.
Pas de description pour le moment
Commentaires• Agrégation sciences industrielles de l'ingénieur interne 2026, épreuve 2, option ingénierie des constructions
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