Agrégation mathématiques interne 2026, épreuve 1Sujet
Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la première épreuve écrite de la session 2026
- Réduction des endomorphismes
- Polynôme caractéristique
- Formes bilinéaires symétriques
- Groupes de matrices
- Arithmétique des polynômes
- Congruences et nombres premiers
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
- Rapport du jury : pas encore publié
Présentation du sujet
Action de conjugaison de matrices orthogonales rationnelles sur les matrices symétriques entièresAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le problème étudie l'action de conjugaison de O(n,Q) sur l'ensemble des matrices symétriques à coefficients entiers. Il construit d'abord des outils sur les matrices entières, le résultant de deux polynômes et les sous-espaces stables, puis les combine pour démontrer deux résultats de congruence liant un diviseur premier du dénominateur d'une matrice orthogonale au discriminant du polynôme caractéristique d'une matrice symétrique entière.
- 1Vrai ou fauxQuatre affirmations d'algèbre linéaire et de réduction des endomorphismes à justifier.
- 2Partie I : matrices à coefficients dans ZÉtude du groupe GL(n,Z), des matrices orthogonales entières et des matrices de transvection et de permutation.
- 3Partie II : résultant et applicationsConstruction du résultant de deux polynômes et de son discriminant associé, avec le lemme de Gauss.
- 4Partie III : sous-espaces stablesÉtude d'un endomorphisme autoadjoint pour une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur un sous-espace stable.
- 5Partie IV : arithmétique dans Fp[X]Propriétés des polynômes sur un corps fini, endomorphisme de Frobenius et polynômes de dérivée nulle.
- 6Partie V : forme normale de SmithDémonstration de la décomposition d'une matrice entière en produit U.Oméga.V avec Oméga diagonale à diviseurs emboîtés.
- 7Parties VI et VII : preuve des deux résultatsCombinaison des parties précédentes pour établir puis réciproquer le lien entre diviseurs premiers et discriminant.
Description
Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2026.
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Concours interne et CAER
MATHÉMATIQUES
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
INFORMATION AUX CANDIDATS
AGRÉGATION INTERNE MATHÉMATIQUES
- -Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public:Concours E A ISection/option
1 3 0 0 A Epreuve1 0 1 Matière0 5 4 0 - -Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :ConcoursSection/option
1 3 0 0 A Epreuve1 0 1 Matière0 5 4 0
Notations, rappels et définitions
Pour
On dit qu'une matrice
Soit
Soit
Pour
On notera
Soit
Soit
Soient
Soit
Soient
Pour
Objectif et structure du problème
La partie VI utilise les partie I, partie II et partie III.
La partie VII utilise toutes les parties précédentes.
Vrai ou faux?
- 1.Soient
p un nombre premier etA ∈ M_n(ℤ) .
Affirmation : "Dans𝔽_p , on adet(A)^– = det(A¯) ." - 2.Soient
E etF deux espaces vectoriels admettant respectivement les bases(e_i)_(1 ⩽ i ⩽ m) et(f_i)_(1 ⩽ i ⩽ n) .
Affirmation : "(e_i, f_j)_(1 ⩽ i ⩽ m; 1 ⩽ j ⩽ n) est une base deE × F ." - 3.Soient
E un espace vectoriel de dimension finie etf un endomorphisme deE diagonalisable. SoitF un sous-espace vectoriel deE .
Affirmation : "SiF est un sous-espace stable parf , alorsf induit un endomorphisme diagonalisable surF ." - 4.Soient
𝕂 un corps,R un polynôme dans𝕂[X] etR^′ son polynôme dérivé.
Affirmation : "SiR^′ = 0 , alorsR est un polynôme constant."
Partie I. Quelques résultats sur les matrices à coefficients dans
ℤ .
- 5.Soient
Q ∈ O_n(ℚ) etA ∈ M_n(ℤ) telles queQ^T AQ soit dansM_n(ℤ) .
On rappelle queℓ(Q) est le plus petit entier naturel non nul tel queℓ(Q)Q soit dansM_n(ℤ) .
On noteQˆ = ℓ(Q)Q et on suppose quep est un nombre premier qui diviseℓ(Q) .
Démontrer queQˆ^T Qˆ ≡ 0[p^k] etQˆ^T AQˆ ≡ 0[p^k] , pourk dans{1, 2} où 0 désigne la matrice nulle. - 6.Soit
U ∈ M_n(ℤ) .
On rappelle qu'une matriceM deM_n(ℤ) est dansGL_n(ℤ) siM est inversible dansM_n(ℝ) etM^(− 1) est dansM_n(ℤ) .- (a)On suppose que
U est dansGL_n(ℤ) . Démontrer quedet(U) vaut 1 ou -1 . - (b)On suppose que
det(U) vaut 1 ou -1 . Démontrer queU est dansGL_n(ℤ) . - (c)Montrer que
(GL_n(ℤ), ×) , où× désigne le produit matriciel, est un groupe.
- (a)On suppose que
- 7.(a) Soit
M ∈ O_n(ℤ) . Démontrer que sur chaque ligne et chaque colonne deM , on n'a qu'un et un seul coefficient non nul et que celui-ci vaut 1 ou -1.- (b)En déduire le cardinal de
O_n(ℤ) .
- (b)En déduire le cardinal de
- 8.Soit une permutation
σ ∈ S_n . On poseQ_σ = [δ_(i, σ(j))]_(1 ⩽ i, j ⩽ n) . Démontrer queQ_σ^T = Q_(σ^(− 1)) , puis queQ_σ est dansO_n(ℤ) .
- 9.Pour
i, j des entiers naturels dans[ [1, n] ] , aveci ≠ j , on pose

la matrice ayant des coefficients nuls en dehors de la diagonale, sauf 1 en position(i, j) et(j, i) ; et, sur la diagonale, on n'a que des 1 sauf en position(i, i) et(j, j) où l'on a 0. On poseA = [a_(ij)]_(1 ⩽ i ⩽ n; 1 ⩽ j ⩽ p) dansM_n(ℝ) .- (a)Démontrer qu'il existe une permutation
σ ∈ S_n tel queP_(i, j) = Q_σ . - (b)Démontrer soigneusement que la matrice obtenue à partir de
A en échangeant les lignesi etj est le résultat du produit matricielP_(i, j)A .
- (a)Démontrer qu'il existe une permutation
- 10.Soient
q ∈ ℤ eti, j ∈ [ [1, n] ] tels quei ≠ j . On pose

la matrice ayant des coefficients nuls en dehors de la diagonale, sauf− q en position(i, j) ; et, sur la diagonale, on n'a que des 1.- (a)Démontrer que
T_(i, j)(q) est dansGL_n(ℤ) . - (b)Démontrer soigneusement que la matrice obtenue à partir de
A en effectuant l'opérationC_j ← C_j − qC_i est le résultat du produit matricielAT_(i, j)(q) . - (c)Donner, sans démonstration, une matrice
S_(i, j)(q) dansGL_n(ℤ) telle queS_(i, j)(q)A est la matrice obtenue en effectuant l'opérationL_j ← L_j − qL_i sur la matriceA .
- (a)Démontrer que
Partie II. Résultant et applications
On note
- 11.Démontrer le lemme de Gauss; à savoir, étant donnés trois polynômes
G, H, L ∈ 𝕂[X] , siG ∧ H = 1 etG|HL , alors on aG|L . - 12.Démontrer que
φ_(R, S) est une application linéaire de𝕂_(n − 1)[X] × 𝕂_(m − 1)[X] dans𝕂_(n + m − 1)[X] . - 13.Soit la famille
U = ((1, 0), (X, 0), …, (X^(n − 1), 0), (0, 1), (0, X), …, (0, X^(m − 1))) . Démontrer queU est une base de𝕂_(n − 1)[X] × 𝕂_(m − 1)[X] . - 14.Expliciter les coefficients de
Mat_(U, V)(φ_(R, S)) , avecV = (1, X, …, X^(m + n − 1)) la base canonique de𝕂_(n + m − 1)[X] . - 15.Soient deux polynômes
R_1, S_1 ∈ 𝕂[X] tels queR = DR_1 etS = DS_1 .
Démontrer queKer(φ_(R, S)) = {(S_1 W, − R_1 W), W ∈ 𝕂_(d − 1)[X]} et en déduiredim(Ker(φ_(R, S))) . - 16.Déterminer
Im(φ_(R, S)) . - 17.Démontrer que si
R a un facteur multiple dans sa décomposition en facteurs irréductibles, alors on aΔ(R) = 0 . - 18.On suppose que
dimKer(ψ_R) = 1 .- (a)Démontrer qu'il existe
λ ∈ 𝕂 etT ∈ 𝕂[X] tels queT(λ) ≠ 0 etR = (X − λ)^2 T . - (b)Démontrer dans ce cas que
Ker(ψ_R) = vect((2T + (X − λ)T^′, − (X − λ)T)) .
- (a)Démontrer qu'il existe
- 19.Démontrer que s'il existe deux polynômes
T, W ∈ 𝕂[X] , avecd^∘(T) ⩾ 2 tels queR = T^2 W , alors on a l'inégalitédim(Ker(ψ_R)) ⩾ 2 . - 20.En déduire que si
dimKer(ψ_R) = 1 , alors il existe des scalairesλ ∈ 𝕂, μ ∈ 𝕂∖{0} et des polynômesT_1, …, T_r ∈ 𝕂[X] deux à deux distincts et irréductibles tels que l'on a la décompositionR = μ(X − λ)^2∏_(i = 1)^r T_i avec∀i ∈ [ [1, r] ], T_i(λ) ≠ 0 .
Partie III. Quelques résultats d'algèbre linéaire sur les sous-espaces stables
- 21.On suppose, uniquement dans cette question, que
rang(f) = n − 1 .
Soientu ∈ Ker(f)∖{0} etv ∈ E tels queφ(u, v) = 0 .- (a)Démontrer que l'on a
∀x ∈ vect(v) + Im(f), φ(u, x) = 0. - (b)En déduire que
v est dansIm(f) .
- (a)Démontrer que l'on a
- 22.En faisant intervenir une récurrence, démontrer que
∀S ∈ 𝕂[X], ∀x, y ∈ E, φ(S(f)(x), y) = φ(x, S(f)(y)). - 23.(a) Soit
J un sous-espace vectoriel de𝕂^s tel que l'on adim(J) < s . Montrer qu'il existe des élémentsa_1, …, a_s ∈ 𝕂 non tous nuls tels que
∀(y_1, …, y_s) ∈ J, ∑_(i = 1)^s a_i y_i = 0. - (b)En déduire que l'application linéaire
ψ : {E, →, 𝕂^s; x, ↦, (φ(x, e_1), …, φ(x, e_s)) est surjective. - (c)En déduire l'égalité
dim(F^∘) = n − s .
- (b)En déduire que l'application linéaire
- 24.Démontrer que l'on a
∀x ∈ F, Γ(f)(x) = 0. - 25.On suppose, uniquement dans cette question, que le vecteur
e_1 n'est pas dansIm(Γ(f)) .- (a)Démontrer que l'on a l'inclusion
Im(Γ(f)) ⊕ vect(e_1) ⊂ F^∘ . - (b)En déduire l'inégalité :
rang(Γ(f)^2) ⩽ n − (s + 1) .
- (a)Démontrer que l'on a l'inclusion
- 26.On suppose, uniquement dans cette question, qu'il existe un vecteur
z deE tel quee_1 = Γ(f)(z) .- (a)Démontrer que la famille
(e_1, …, e_s, z) est libre dansE . - (b)En déduire l'inégalité :
rang(Γ(f)^2) ⩽ n − (s + 1) .
- (a)Démontrer que la famille
- 27.Démontrer qu'il existe des vecteurs
e_(s + 1), …, e_n deE tels queB = (e_1, …, e_s, e_(s + 1), …, e_n) soit une base deE de telle sorte queMat_B(f) = (A, B; 0, C) etA = Mat_(B_1)(g) . On précisera la taille des matricesB etC . - 28.Démontrer l'inégalité
rang(Γ(f)^2) ⩾ rang(Γ(C)^2) . - 29.(a) On suppose que les polynômes
Γ etχ_C sont premiers entre eux. Dans ce cas, démontrer que la matriceΓ(C) est inversible.- (b)À l'aide des questions précédentes, mettre en évidence une contradiction dès lors que
Γ etχ_C sont des polynômes qui sont premiers entre eux. - (c)Démontrer que
χ_f a un moins un facteur multiple dans sa décomposition en facteurs irréductibles.
- (b)À l'aide des questions précédentes, mettre en évidence une contradiction dès lors que
- 30.On suppose que
χ_f = (X − λ)^2 S , avecS un polynôme sans facteurs multiples dans sa décomposition en facteurs irréductibles.
Démontrer que(X − λ)|Γ et(X − λ)|χ_C , puis qu'il existeu ∈ F non nul tel quef(u) = λu .
Partie IV. Arithmétique des polynômes dans
𝔽_p[X]
- 31.Soit
k ∈ [ [1, p − 1] ] , démontrer que l'on ap(p/k) . - 32.Démontrer que l'application
F : {𝔽_p[X], →, 𝔽_p[X]; S, ↦, S^p est un morphisme d'anneaux. - 33.Soit
a ∈ 𝔽_p∖{0^–} , démontrer quea^(p − 1) = 1^– . En déduire que l'on a
∀x ∈ 𝔽_p, x^p = x. - 34.On suppose que
R^′ , le polynôme dérivé deR , vérifie la relationR^′ = 0^– .- (a)Démontrer que
R = ∑_(l = 0)^(⌊n/p⌋)r_(lp)X^(lp) , où⌊n/p⌋ désigne la partie entière den/p . - (b)En déduire qu'il existe
W ∈ 𝔽_p[X] tel queR = W^p .
- (a)Démontrer que
- 35.On suppose que
R = (X − λ)^2∏_(i = 1)^r T_i , avecλ ∈ 𝔽_p etT_1, …, T_r ∈ 𝔽_p[X] des polynômes deux à deux distincts et irréductibles dans𝔽_p[X] qui vérifient∀i ∈ [ [1, r] ], T_i(λ) ≠ 0^– .- (a)Soit
j ∈ [ [1, r] ] tel queT_j|R^′ . Démontrer queT_j^′ = 0^– . - (b)En déduire que
R ∧ R^′ = X − λ .
- (a)Soit
Partie V. Forme normale de Smith
Soit un entier naturel
- 36.Soient des entiers naturels
i, j ∈ [ [1, n] ] , aveci ≠ j . On reprend la notationP_(i, j) des matrices définies la partie I.
Démontrer queμ(P_(i, j)M) = μ(MP_(i, j)) . - 37.Démontrer qu'il existe des matrices
P_0, Q_0 ∈ GL_n(ℤ) telles que
∀P, Q ∈ GL_n(ℤ), μ(P_0 MQ_0) ⩽ μ(PMQ).
- 38.On pose la matrice
A = P_0 MQ_0 = [a_(i, j)]_(1 ⩽ i, j ⩽ n) . Quitte à modifierP_0 etQ_0 , démontrer que, l'on peut supposer que :|a_(1, 1)| = μ(A) , puis que :a_(1, 1) = μ(A) .
Dans la suite, on se place donc dans le cas où l'on aa_(1, 1) = μ(A) - 39.Soit un entier
j ∈ [ [2, n] ] . Notonsq_j le quotient etr_j le de reste la division euclidienne dea_(1, j) para_(1, 1) ce qui conduit à la relationa_(1, j) = a_(1, 1)q_j + r_j .
SoitA˜ la matrice obtenue à partir de la matriceA après les opérations élémentairesC_j ← C_j − q_j C_1 , pour toutj de[ [2, n] ] .- (a)S'il existe
j_0 ∈ [ [2, n] ] tel quer_(j_0) ≠ 0 , démontrer l'inégalitéμ(A˜) < μ(A) . - (b)En déduire que
A˜ est de la forme(a_(1, 1), 0, ⋯, 0; u_(2, 1), u_(2, 2), ⋯, u_(2, n); ⋮, ⋮, ⋮; u_(n, 1), u_(n, 2), ⋯, u_(n, n)) et que∀j ∈ [ [2, n] ], a_(1, 1)|a_(1, j) .
- (a)S'il existe
- 40.Démontrer qu'il existe des matrices
P_1, Q_1 ∈ GL_n(ℤ) telles que la matriceB = P_1 MQ_1 soit de la formeB = (a_(1, 1), 0, ⋯, 0; 0, b_(2, 2), ⋯, b_(2, n); ⋮, ⋮, ⋮; 0, b_(n, 2), ⋯, b_(n, n)) avecμ(B) = min{μ(PMQ), P, Q ∈ GL_n(ℤ)} . - 41.Soit un entier naturel
i ∈ [ [2, n] ] . SoitB˜ la matrice obtenue à partir deB en effectuant l'opérationL_1 ← L_1 + L_i .- (a)Démontrer l'égalité
μ(B˜) = μ(B) . - (b)En utilisant le résultat de la question 39b et en s'aidant de la matrice
B˜ , démontrer que l'on a
∀i, j ∈ [ [2, n] ], a_(1, 1)|b_(i, j).
On peut donc écrireB = (d_1, 0; 0, d_1 N) , avecN une matrice dansM_(n − 1)(ℤ) .
- (a)Démontrer l'égalité
- 42.Démontrer que pour toute matrice
M deM_n(ℤ) non nulle, il existe des matricesU etV dansGL_n(ℤ) et une matrice diagonale
Ω = (d_1, 0, 0, ⋯, 0; 0, d_2, 0, ⋯, 0; 0, 0, ⋱, 0; ⋮, d_r, ⋮; 0; ⋱; 0, ⋯, 0)
dansM_n(ℤ) telles queM = UΩV , avecd_1, …, d_r des entiers non nuls qui vérifient∀i ∈ [ [1, r − 1] ], d_i|d_(i + 1) .
Cette décomposition s'appelle la forme normale de Smith. - 43.Soient une matrice
M ∈ M_n(ℤ) non nulle décomposée comme dans la question 42 et soitp un nombre premier. On suppose qu'il existe une matrice colonneY ∈ M_(n, 1)(ℤ) telle queY≢0[p] etMY ≡ 0[p^2] .- (a)Si
r = n , démontrer quep^2|d_n .
- (a)Si
- (b)Démontrer que
p^2|det(M) .
Partie VI. Preuve du premier résultat
Soit un entier naturel
Dans cette partie, on suppose que la matrice
- 44.Soit
𝕂 un corps.
Soit l'applicationφ : {(M_(n, 1)(𝕂))^2, →, 𝕂; (Y, Z), ↦, Y^T Z . Démontrer queφ est une forme bilinéaire symétrique non dégénérée.
Pour toute la suite de cette partie, on prendra𝕂 = 𝔽_p , avecp un nombre premier qui diviseℓ(Q) . - 45.(a) Démontrer que l'on a
∀i, j ∈ [ [1, n] ], φ(C_i^–, C_j^–) = 0^–. - (b)Démontrer que l'on a
∀(Y, Z) ∈ Im(Qˆ^–)^2, φ(Y, Z) = 0^–.
- (b)Démontrer que l'on a
- 46.Démontrer que
Im(Qˆ^–) est stable par l'applicationY ↦ A¯.Y définie surM_(n, 1)(𝔽_p) . - 47.Démontrer l'inégalité
dim(Im(Qˆ^–)) < n . - 48.En utilisant la partie III., démontrer que le polynôme
χ_(A¯) possède au moins un facteur multiple dans sa décomposition en facteurs irréductibles sur𝔽_p[X] . - 49.En déduire que l'on a
p|Δ_A .
Partie VII. Preuve du second résultat
Soit un entier naturel
Si
- 50.Soient un entier naturel
l ∈ ℕ^∗ et une matriceM ∈ M_l(ℤ) tels que le rang deM¯ dansM_l(𝔽_p) vérifierang(M¯) = l − k , aveck dans[ [0, l] ] .- (a)Démontrer qu'il existe deux matrices
B ∈ M_l(ℤ) etC ∈ M_(l − k, l)(ℤ) telles que l'on a les deux égalitésBM^– = ((C¯)/O) , oùO désigne la matrice mulle, etdet(B¯) ≠ 0^– . - (b)En déduire que
p^k|det(B)det(M) . - (c)Puis, en déduire que
p^k|det(M) .
- (a)Démontrer qu'il existe deux matrices
- 51.En reprenant les notations de la partie II., avec
𝕂 = 𝔽_p , démontrer queKer(ψ_(χ_A^–)) est de dimension 1. - 52.Montrer qu'il existe un entier relatif
λ ∈ ℤ et un polynômeS ∈ ℤ[X] unitaire de degrén − 2 tels que l'on aχ_A^– = (X − λ¯)^2 S¯ , avecS¯ sans facteurs multiples dans sa décomposition en facteurs irréductibles dans𝔽_p[X] etS(λ)^– ≠ 0^– .
On pourra s'aider des résultats de la partie II. - 53.En utilisant la question 30, la partie II. et la partie IV., démontrer qu'il existe une matrice colonne
Y ∈ M_(n, 1)(ℤ) telle qu'il existe des entiers relatifsβ_1, …, β_n ∈ ℤ vérifiant
Y¯ = ∑_(i = 1)^n β_i^– ⋅ C_i^–
avecY¯ ≠ 0^– etA¯ ⋅ Y¯ = λ¯ ⋅ Y¯ . - 54.On suppose dans cette question que le rang de la matrice
λ¯ ⋅ I_n^– − A¯ deM_n(F_p) vautn − 1 . Soit la matrice colonneZ = 1/p(AY − λY) , avecY la matrice trouvée dans la question précédente.- (a)Démontrer que
Y¯^T Z¯ = 0^– . On pourra utiliser la question 5. - (b)En utilisant la question 21, démontrer qu'il existe une matrice colonne
Y_1 ∈ M_(n, 1)(ℤ) telle que
Z¯ = (A¯ − λ¯ ⋅ I_n^–)Y_1^–. - (c)En déduire qu'il existe une matrice colonne
Y_2 ∈ M_(n, 1)(ℤ) telle que
Y_2^– ≠ 0^– et (A − λI_n)Y_2 ≡ 0[p^2]
puis quep^2|χ_A(λ) .
On pourra utiliser la question 43b pour cette dernière relation.
- (a)Démontrer que
- 55.(a) Démontrer qu'il existe deux polynômes
R_1 etR_2 dansℤ[X] , avecd^∘(R_1) < n − 1 tels que
χ_A = (X − λ)^2 S + p(X − λ)R_1 + p^2 R_2. - (b)Comment peut-on choisir
μ dansℤ de telle sorte que((R_1 + 2μS)/(X − λ))^– définisse un polynôme de𝔽_p[X] de degré au plusn − 3 ?
On noteH ∈ ℤ[X] de degré au plusn − 3 tel que((R_1 + 2μS)/(X − λ))^– = H¯ , pour ceμ . - (c)On pose les polynômes
T = 2S + (X − λ)S^′ + pR_1^′ + pH + μpS^′ etW = (X − λ)S + pR_1 + μpS , avecμ choisi comme dans la question précédente. Démontrer queW¯ est non nul dans𝔽_p[X] et qued^∘(T) < n − 1 etd^∘(W) < n . - (d)Démontrer que l'on a
Tχ_A ≡ Wχ_A^′[p^2] .
- (b)Comment peut-on choisir
- 56.En s'aidant des questions 14 et 43b, mettre en évidence une contradiction
- 57.Démontrer que si la matrice
Q^T AQ est dansS_n(ℤ) et si l'entierΔ_A est impair sans facteurs multiples dans sa décomposition en facteurs premiers, alorsQ est dansO_n(ℤ) .
- On se réfère à la notation de la PartieII.
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet agrégation interne maths épreuve 1 2026 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte le sujet agrégation interne maths épreuve 1 2026 ?
Le sujet mobilise la réduction des endomorphismes, les formes bilinéaires symétriques, les matrices entières et l'arithmétique des polynômes sur un corps fini.
Les parties du sujet sont-elles indépendantes ?
Les parties I, II, III et IV sont indépendantes entre elles. La partie V s'appuie sur la partie I, et les parties VI et VII réutilisent les résultats de toutes les parties précédentes.
Faut-il connaître la forme normale de Smith pour aborder ce sujet ?
La forme normale de Smith n'est pas supposée connue : l'énoncé la fait redémontrer intégralement dans la partie V à partir des outils de la partie I.
Quel est l'objectif final du problème ?
Établir, puis démontrer une réciproque partielle, un résultat reliant les diviseurs premiers du dénominateur d'une matrice orthogonale rationnelle au discriminant du polynôme caractéristique d'une matrice symétrique entière conjuguée.
Pas de description pour le moment