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Agrégation mathématiques interne 2021, épreuve 2Sujet et rapport du jury

Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la deuxième épreuve écrite de la session 2021

Pas encore noté
  • Suites et séries de fonctions (convergence uniforme)
  • Espaces vectoriels normés
  • Séries de Fourier
  • Intégration sur un segment
  • Nombres complexes et trigonométrie
  • Équations différentielles linéaires
  • Réduction des endomorphismes

Téléchargements

  • Corrigé : pas encore disponible

Présentation du sujet

Difficile
Fonctions presque-périodiques au sens de Bohr, coefficients de Fourier-Bohr et solutions bornées d'équations différentielles
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La seconde épreuve écrite de l'agrégation interne de mathématiques 2021 étudie les fonctions presque-périodiques, définies comme limites uniformes de polynômes trigonométriques généralisés. Après des préliminaires et le cas périodique (noyau de Fejér), le sujet définit la moyenne et les coefficients de Fourier-Bohr, établit une relation de Parseval, puis montre que les solutions bornées d'un système différentiel autonome sont exactement ses solutions presque-périodiques.

  1. 1Partie I : préliminairesFonctions exponentielles dans l'espace des fonctions continues bornées, convergence uniforme et liberté de familles d'exponentielles (questions 1 à 5).
  2. 2Partie II : propriétés des fonctions périodiquesIntégrale sur une période, somme de fonctions périodiques, uniforme continuité et approximation uniforme par le noyau de Fejér (questions 6 à 13).
  3. 3Partie III : étude de l'ensemble des fonctions presque-périodiquesStructure de l'ensemble des fonctions presque-périodiques et de ses éléments (questions 14 à 16).
  4. 4Partie IV : moyennes et coefficients de Fourier-BohrDéfinition de la moyenne, des coefficients de Fourier-Bohr et relation de Parseval ; exemple d'une fonction presque-périodique de moyenne nulle dont les primitives ne le sont pas (question 32).
  5. 5Partie V : solutions bornées d'équations différentiellesSolutions bornées des systèmes autonomes Y' = AY, puis existence et unicité d'une solution presque-périodique pour des équations exponentiellement stables.

Difficile. Le jury décrit un sujet d'une longueur certaine dont les parties III à V ont été très peu abordées, et plusieurs questions du début (3, 11) ont rarement été menées à terme ; la moyenne est de 7,25 sur 20.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 7,25 / 20 · écart-type 3,09 · où vous situez-vous ?
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Moyenne
7,25/ 20
Écart-type
3,09
1er quartile
5,4
Médiane
7,4
3e quartile
9,4
moyenne 7,2505101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Bases de trigonométrie et de nombres complexes · Confusion entre suite bornée et fonction bornée · Quantificateurs absents
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Le coeur du sujet se situe dans les parties III et IV, mais la plupart des copies se sont concentrées sur les parties I et II. Le jury relève des faiblesses sur des notions élémentaires (trigonométrie, nombres complexes, suites) et un manque de quantificateurs. Il rappelle qu'il n'est pas nécessaire de traiter une grande partie du problème pour obtenir une très bonne note.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Bases de trigonométrie et de nombres complexesQuestions 1 et 11

    Des candidats ignorent que exp(iβ) est de module 1 pour β réel, écrivent des inégalités entre complexes ou laissent sin(jπ) non simplifié, voire faux.

    « Le jury est surpris de voir des difficultés sur des notions qui ont longtemps figuré dans les programmes du secondaire ou qui y figurent encore. »
  2. 2
    Confusion entre suite bornée et fonction bornéeQuestions 2 et 3

    Dire que la suite de fonctions est bornée ne revient pas à borner chaque fonction ; cette confusion a fait échouer la majoration uniforme demandée.

  3. 3
    Quantificateurs absents

    Écrire f(x + T) = f(x) sans quantifier x ne traduit pas la périodicité ; le jury juge trop de démonstrations dépourvues de quantificateurs.

  4. 4
    Passage à la limite non justifiéQuestion 11(g)

    Plusieurs candidats manipulent une limite avant d'en avoir établi l'existence, notamment pour la convergence uniforme via le noyau de Fejér.

    « Il convient de s’ assurer de l’existence d’une limite avant de manipuler son symbole. »
  5. 5
    Hypothèses mal lues sur la périodicitéQuestion 6

    La fonction h est T-périodique et non t-périodique ; une lecture trop rapide conduit à un changement de variable qui n'aboutit pas.

  6. 6
    Équations différentielles résolues sans rigueurQuestions 33 et 35

    Diviser par x(t) sans vérifier que la solution ne s'annule pas, oublier les constantes ou multiplier des inégalités sans contrôler les signes.

Ce qui a été bien réussi

  • La question 4(a) a en général été bien traitée.
  • La question 5 est souvent réussie par les candidats qui se ramènent à un système de Van der Monde.
  • Le (a) de la question 12 est souvent correct chez ceux qui l'ont abordé.
  • Pour la question 10, les candidats ont souvent pensé à se ramener à un compact et au théorème de Heine.

Conseils du jury

  • Lire les rapports des années précédentes, dont le contenu reste d'actualité.
  • Soigner la présentation et éviter les encres claires.
  • Réviser les notions du secondaire (trigonométrie, nombres complexes, suites) même si elles semblent élémentaires.
  • Ne pas utiliser la même lettre pour la variable muette et la borne d'une intégrale.
  • Employer le mot « composition » dans son sens mathématique précis.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

Description

Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2021.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Liberte
Egalité
Fraternité
SESSION 2021
AGRÉGATION
CONCOURS INTERNE
ET CAER
Section : MATHÉMATIQUES
DEUXIÈME ÉPREUVE
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.

INFORMATION AUX CANDIDATS

Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
  • -Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public
  • -Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :
Objectif du problème.
L'objectif du problème est d'étudier quelques propriétés d'une classe de fonctions étendant les fonctions périodiques, qui apparaissent naturellement dans les recherches de solutions bornées d'équations différentielles. Nous étudierons ensuite certains types d'équations différentielles.
La partie I introduit quelques préliminaires, la partie II certaines propriétés des fonctions continues périodiques, la partie III étudie l'espace des fonctions nommées presque-périodiques ainsi que quelques propriétés de celles-ci. La partie IV étend la notion de moyenne et l'analyse de Fourier au cadre des fonctions presque-périodiques. Enfin, la partie V s'intéresse à des équations différentielles linéaires.
Il est possible d'aborder une partie sans avoir traité les précédentes, à condition toutefois de prendre connaissance des notations, définitions et résultats établis auparavant.
Notations, définitions et rappels.
  • -Dans tout l'énoncé, ε désigne un nombre réel.
  • -Soit A une partie de R. On note A¯ l'adhérence de A.
  • -Soit f une fonction définie sur R et à valeurs dans C et (f_n)_(n ⩾ 1) une suite de fonctions définies sur R et à valeurs dans C. On dit que la suite (f_n)_(n ⩾ 1) converge uniformément vers f sur R, ou que f est la limite uniforme de (f_n)_(n ⩾ 1) sur R, si à partir d'un certain rang les éléments de la suite (sup_(x ∈ R)|f(x) − f_n(x)|)_(n ⩾ 1) sont des nombres réels et que la suite (sup_(x ∈ R)|f(x) − f_n(x)|)_(n ⩾ 1) converge vers 0.
    On rappelle qu'une limite uniforme d'une suite de fonctions continues (respectivement bornées) est continue (respectivement bornée).
  • □Soit (a, b) ∈ R^2 avec a ⩽ b et f : [a, b] → C une fonction continue. On rappelle l'inégalité suivante :
    |∫_a^b f(t)dt| ⩽ ∫_a^b|f(t)|dt
  • -Soit (E, ‖.‖_E) un C-espace vectoriel normé et L : E → C une forme linéaire.
    On rappelle que L est continue si et seulement si il existe une constante K ⩾ 0 telle que :
    ∀x ∈ E, |L(x)| ⩽ K‖x‖_E.
    Soit L : E → C une forme linéaire continue. On appelle norme de L et on note |||L||| le nombre ‖|L|‖ = sup{|L(x)|; x ∈ E, ‖x‖_E = 1}.
Ensembles et espaces en jeu.
  • -Le C-espace vectoriel des fonctions continues de R dans C est noté C^0(R, C).
  • -On note BC^0(R, C) le C-espace vectoriel des fonctions continues bornées de R dans C, qu'on munit de la norme suivante :
    ‖f‖_∞ = sup_(x ∈ R)|f(x)|.
On rappelle que ( BC^0(R, C), ‖.‖_∞ ) est complet; la limite d'une suite d'éléments de BC^0(R, C) uniformément convergente est un élément de BC^0(R, C).
Dans ce qui suit, nous allons introduire des ensembles de fonctions dont nous verrons plus tard qu'il s'agit de sous-ensembles de BC^0(R, C).
  • -Pour tout réel T strictement positif, C_T^0(R, C) désigne l'ensemble des fonctions f continues de R dans C, T-périodiques (dont T est une période), c'est-à-dire satisfaisant :
    ∀x ∈ R, f(x + T) = f(x).
    Nous verrons dans la question 8a que C_T^0(R, C) est un sous-espace vectoriel fermé de BC^0(R, C). Pour f ∈ C_T^0(R, C) et k ∈ Z, on note c_k(f) le k-ème coefficient de Fourier complexe de f, d'expression :
    c_k(f) = 1/T∫_0^T e^(− (2ikπ)/Tt)f(t)dt
  • - Per(R, C) désigne l'ensemble des fonctions continues périodiques de R dans C, c'est-à-dire la réunion des ensembles C_T^0(R, C) pour T réel strictement positif; Per(R, C) = ⋃_(T > 0)C_T^0(R, C). On note VectPer(R, C) le sous-espace vectoriel engendré par Per(R, C) dans C^0(R, C).
  • ▷ Pour λ ∈ C, on note e_λ : R → C la fonction définie par e_λ(x) = e^(iλx).
  • -Soit n un entier strictement positif, (λ_1, …, λ_n) ∈ R^n et (a_1, …, a_n) ∈ C^n. On appelle polynôme trigonométrique généralisé la fonction f = ∑_(j = 1)^n a_j e_(λ_j). L'ensemble des polynômes trigonométriques généralisés est un C-espace vectoriel que l'on notera PTG(R, C). Le produit de deux éléments de PTG(R, C) est un élément de PTG(R, C).
  • -On note enfin PP(R, C) l'ensemble des fonctions, dites presque périodiques, qui sont des limites uniformes de suites d'éléments de VectPer(R, C). Nous verrons à la question 14a que les éléments de PP(R, C) sont également les limites uniformes de suites de polynômes trigonométriques généralisés.

I. Préliminaires.

  • 1.Les fonctions e_1 et e_(1 + i) sont-elles des éléments de BC^0(R, C) ?
  • 2.Soit (f_n)_(n ⩾ 1) la suite de fonctions définies sur R pour tout entier n ⩾ 1 par f_n(x) = x/(nx + i). Démontrer que la suite (f_n)_(n ⩾ 1) est une suite d'éléments de BC^0(R, C) qui converge uniformément. Précisez sa limite uniforme.
  • 3.Soit (f_n)_(n ⩾ 1) et (g_n)_(n ⩾ 1) deux suites d'éléments de BC^0(R, C), convergeant uniformément respectivement vers f et g. Démontrer que la suite (f_n g_n)_(n ⩾ 1) converge uniformément vers fg.
  • 4.Soit (f_n)_(n ⩾ 1) une suite de fonctions de BC^0(R, C), convergeant uniformément vers f. On suppose que pour tout entier n ⩾ 1, f_n est uniformément continue sur R. On veut démontrer que f est uniformément continue sur R.
    Soit ε > 0. On considère un entier n ⩾ 1 tel que ‖f − f_n‖_∞ ⩽ ε/3.
    • (a)Justifier qu'il existe un réel η_ε > 0 tel que si (x_1, x_2) ∈ R^2 vérifie |x_1 − x_2| ⩽ η_ε, alors |f_n(x_2) − f_n(x_1)| ⩽ ε/3.
    • (b)En déduire que si (x_1, x_2) ∈ R^2 vérifie |x_1 − x_2| ⩽ η_ε, alors |f(x_2) − f(x_1)| ⩽ ε. Conclure.
  • 5.Soit n un entier strictement positif et λ_1, …, λ_n des nombres complexes distincts deux à deux. Démontrer que la famille {e_(λ_1), …, e_(λ_n)} est libre dans le C-espace vectoriel C^0(R, C). ( On pourra utiliser la dérivation).

II. Quelques propriétés concernant les fonctions périodiques.

  • 6.Soit T un réel strictement positif et h une fonction appartenant à C_T^0(R, C). Démontrer que pour tout réel t,
    ∫_t^(T + t)h(s)ds = ∫_0^T h(s)ds
  • 7.Soit α un réel strictement positif. On introduit la fonction g_α : R → R d'expression
    g_α(x) = cos(x) + cos(αx).
    • (a)On suppose que α ∈ Q. Démontrer que g_α est périodique, et donner une période de g_α. On pourra écrire α = p/q avec p, q ∈ N^∗ premiers entre eux.
    • (b)On suppose que α ∉ Q. Résoudre g_α(x) = 2. La fonction g_α est-elle périodique?
    • (c)L'ensemble Per(R, C) des fonctions continues périodiques de R dans C est-il un sous-espace vectoriel de C^0(R, C) ?
  • 8.Soit T est un réel strictement positif. L'objectif de cette question est de démontrer que C_T^0(R, C) est un sous-espace vectoriel complet de (BC^0(R, C), ‖.‖_∞).
    • (a)Démontrer que C_T^0(R, C) est un sous-espace vectoriel de BC^0(R, C).
    • (b)Démontrer que C_T^0(R, C) est fermé dans BC^0(R, C). En déduire que C_T^0(R, C) est complet.
  • 9.Soit T un réel strictement positif, f ∈ C_T^0(R, C) et F une primitive quelconque de f. Démontrer l'équivalence entre les assertions suivantes :
    ▷ (A1) F est périodique et T est une période de F;
    ▷ (A2) F est bornée;
    - (A3) ∫_0^T f(t)dt = 0.
  • 10.Soit T un réel strictement positif et f ∈ C_T^0(R, C). Démontrer que f est uniformément continue sur R.
  • 11.Soit f ∈ C_(2π)^0(R, C). On introduit pour tout entier n ⩾ 1 la fonction K_n : R → C d'expression
    K_n = 1/n∑_(k = 0)^(n − 1)(∑_(j = − k)^k e_j),
    et pour tout entier n ⩾ 1 et tout x ∈ R, on pose :
    f_n(x) = 1/(2π)∫_(− π)^π K_n(x − t)f(t)dt.
  • (a)Démontrer que pour tout entier n ⩾ 1 et tout x ∈ R, on a :
    f_n(x) = 1/(2π)∫_(− π)^π K_n(t)f(x − t)dt.
  • (b)Soit j ∈ Z. Calculer 1/(2π)∫_(− π)^π e_j(t)dt. En déduire que 1/(2π)∫_(− π)^π K_n(t)dt = 1 pour tout entier n ⩾ 1.
  • (c)Démontrer que pour tout entier n ⩾ 1 et tout x ∈ R∖(2πZ), on a :
    K_n(x) = (sin^2((nx)/2))/(nsin^2(x/2)).
  • (d)Démontrer que pour tout entier n ⩾ 1 et tout x ∈ R :
    f_n(x) − f(x) = 1/(2π)∫_(− π)^π(f(x − t) − f(x))K_n(t)dt
  • (e)Soit ε > 0. Justifier l'existence d'un réel η_ε ∈ ]0, π[ tel que, pour tout (x, x^′) ∈ R^2, si|x − x^′| ⩽ η_ε alors |f(x) − f(x^′)| ⩽ ε. Déduire des questions précédentes que pour tout entier n ⩾ 1 et tout x ∈ R :
    |f_n(x) − f(x)| ⩽ ε + (2‖f‖_∞)/(nsin^2(η_ε/2)).
  • (f)Trouver l'expression des réels β_(n, j) tels que K_n = ∑_(j = − (n − 1))^(n − 1)β_(n, j)e_j pour tout entier n ⩾ 1.
  • (g)Démontrer que la suite de fonctions (f_n)_(n ⩾ 1) est une suite de polynômes trigonométriques généralisés qui converge uniformément vers f sur R.
  • (h)Soit T un réel strictement positif et g ∈ C_T^0(R, C). À l'aide des questions précédentes, trouver une suite de polynômes trigonométriques généralisés (g_n)_(n ⩾ 1) convergeant uniformément vers g sur R. On démontrera que la suite proposée répond à la question, et on donnera pour tout entier n ⩾ 1 l'expression de g_n en fonction des coefficients de Fourier complexes de g.
  1. Le but de cette question est de démontrer que si une somme finie de fonctions périodiques continues à valeurs dans C admet une limite dans C en + ∞ (ou en − ∞ ), alors elle est constante. On procèdera par récurrence sur le nombre N de fonctions périodiques continues dans la somme.
  • (a)Montrer qu'une fonction périodique continue à valeurs dans C ayant une limite dans C en + ∞ est constante.
  • (b)Soit N un entier strictement positif. On considère une fonction f = f_1 + … + f_(N + 1) où, pour tout j ∈ {1, …, N + 1}, f_j : R → C est continue, périodique de période T_j. Montrer que la fonction g : R → C définie par g : x ↦ f(x + T_(N + 1)) − f(x) peut s'écrire comme somme de N fonctions périodiques.
  • (c)En déduire que si une somme finie de fonctions périodiques continues à valeurs dans C admet une limite ℓ ∈ C en + ∞ alors elle est constante.
  • (d)Démontrer que si une somme finie de fonctions périodiques continues à valeurs dans C admet une limite ℓ ∈ C en − ∞, alors elle est constante.
  1. À chaque μ ∈ C et P : R → C fonction polynomiale, on associe la fonction de R dans C : φ_(μ, P) : t ↦ e^(μt)P(t).
    Soit N un entier strictement positif. Soit (P_j)_(j ∈ {1, …, N}) une famille de N polynômes et (μ_j)_(j ∈ {1, …, N}) N nombres complexes deux à deux distincts.
    On s'intéresse aux deux assertions suivantes :
    • □(A4) : Pour tout j ∈ {1, …, N}, soit le polynôme P_j est le polynôme nul, soit Re(μ_j) = 0 et le polynôme P_j est un polynôme constant.
    • ▷ (A5) : ∑_(j = 1)^N φ_(μ_j, P_j) est bornée sur R.
    • (a)Soit μ un imaginaire pur et P un polynôme constant. Démontrer que φ_(μ, P) est bornée.
    • (b)Démontrer que l'assertion (A4) implique l'assertion (A5).
    • (c)Dans la suite de cette question, on suppose que l'assertion (A5) est vraie. On suppose donc que ∑_(j = 1)^N φ_(μ_j, P_j) est bornée sur R et, quitte à enlever le(s) terme(s) nul(s), que P_j est non nul pour tout j ∈ {1, …, N}.
      On pose enfin α_j = Re(μ_j) pour tout j ∈ {1, …, N}, et quitte à réordonner, on suppose que les α_1 ⩾ α_2 ⩾ … ⩾ α_N.
      • i.Soit Q un polynôme trigonométrique généralisé non nul. À l'aide de la question 12, établir qu'il existe ε_0 > 0 et deux suites (t_n)_(n ⩾ 1) et (t_n^′)_(n ⩾ 1) de réels tendant respectivement vers + ∞ et − ∞ tels que |Q(t_n)| > ε_0 et |Q(t_n^′)| > ε_0 pour tout entier n ⩾ 1. On distinguera selon que Q est constant ou non.
      • ii.Démontrer qu'il existe un entier N^′, des polynômes trigonométriques généralisés Q_0, …, Q_(N^′) avec Q_(N^′) non nul, et une fonction ψ de limite nulle en + ∞ tels que :
        ∀t ∈ R, ∑_(j = 1)^N φ_(μ_j, P_j)(t) = e^(α_1 t)(∑_(k = 0)^(N^′)t^k Q_k(t) + ψ(t)).
        On distinguera deux cas, selon que les α_j sont tous égaux ou qu'il existe un entier m ⩽ N − 1 tel que α_1 = … = α_m > α_(m + 1).
      • iii.Démontrer que α_1 ⩽ 0 et que, lorsque α_1 = 0 on a N^′ = 0.
      • iv.Démontrer de même que α_N ⩾ 0, puis en déduire que l'assertion (A4) est vraie.

III. Étude de PP(R, C) et de ses éléments.

On rappelle que PTG(R, C) désigne l'espace vectoriel des polynômes trigonométriques généralisés de R vers C, et que PTG(R, C) est stable par produit de deux de ses éléments.
On rappelle également que PP(R, C) désigne l'ensemble des fonctions presque-périodiques de R vers C.
  • 14.(a) Démontrer que f ∈ PP(R, C) si et seulement si f est limite uniforme d'une suite d'éléments de PTG(R, C).
    • (b)Démontrer que PP(R, C) est un sous-espace vectoriel fermé de (BC^0(R, C), ‖.‖_∞). En déduire que PP(R, C) muni de la norme ‖.‖_∞ est un espace de Banach.
  • 15.Démontrer que si f ∈ PP(R, C) et g ∈ PP(R, C) alors le produit f.g appartient à PP(R, C).
  • 16.Le but de cette question est de démontrer que si f : C → C est une fonction continue et si g ∈ PP(R, C), alors f ∘ g ∈ PP(R, C).
  • (a)Démontrer que si f~ : C → C est polynomiale et si g~ ∈ PTG(R, C), alors f~ ∘ g~ ∈ PTG(R, C).
  • (b)Soit f : C → C une fonction continue et g~ ∈ PTG(R, C). Démontrer que K = g~^–(R) est un compact de C, puis en déduire que f ∘ g~ ∈ PP(R, C). Indication : on pourra utiliser le fait que toute fonction continue sur un compact de C est limite uniforme sur ce compact d'une suite de polynômes.
  • (c)En conclure que si f : C → C est une fonction continue et si g ∈ PP(R, C), alors f ∘ g ∈ PP(R, C).

IV. Moyennes et coefficients de Fourier-Bohr.

Les notations et définitions introduites au fur et à mesure dans cette partie seront utilisées pour toute la suite du problème.
A) Moyennes.
Pour un réel τ strictement positif, on introduit la forme linéaire M_τ de C^0(R, C) dans C qui à toute fonction f ∈ C^0(R, C) associe :
M_τ(f) = 1/τ∫_0^τ f(t)dt
et sous réserve d'existence :
M(f) = lim_(τ → + ∞)M_τ(f).
L'objectif de cette partie est de démontrer que M(f) existe pour toute fonction f ∈ PP(R, C), et que M est une forme linéaire continue de PP(R, C) et que sa norme est égale à 1 .
17. Soit T un réel strictement positif et f ∈ C_T^0(R, C). Démontrer que M(f) existe et égal à :
M(f) = 1/T∫_0^T f(t)dt
  1. Démontrer que M(f) existe pour toute fonction f ∈ VectPer(R, C), puis que M est une forme linéaire continue de (VectPer(R, C), ‖.‖_∞) et que sa norme est égale 1.
  2. Soit τ et τ^′ deux réels strictement positifs et f ∈ PP(R, C). On considère (f_n)_(n ⩾ 1) une suite d'éléments de VectPer(R, C) convergeant uniformément vers f ∈ PP(R, C).
  • (a)Démontrer que pour tout entier n ⩾ 1 :
    |M_τ(f) − M_(τ^′)(f)| ⩽ 2‖f − f_n‖_∞ + |M_τ(f_n) − M_(τ^′)(f_n)|.
  • (b)Démontrer que pour tout réel ε > 0, il existe un réel A_ε > 0 tel que si τ et τ^′ sont deux réels supérieurs à A_ε, alors :
    |M_τ(f) − M_(τ^′)(f)| ⩽ ε.
  • (c)En déduire que M(f) existe.
  1. Démontrer que M est une forme linéaire continue de (PP(R, C), ‖.‖_∞) et que sa norme ‖|M‖‖ est égale à 1.
    B) Coefficients de Fourier-Bohr.
Pour f ∈ PP(R, C) et λ ∈ R, on introduit, sous réserve d'existence :
a_λ(f) = M(e_(− λ)f)
et :
Λ(f) = {λ ∈ R, a_λ(f) ≠ 0}.
  1. Soit λ ∈ R et f ∈ PP(R, C). Justifier l'existence de a_λ(f), puis démontrer que a_λ est une forme linéaire continue de (PP(R, C), ‖.‖_∞). Donner un majorant de sa norme ‖|a_λ|‖.
  2. Soit N un entier strictement positif et (λ_1, …, λ_N) ∈ R^N tels que les λ_j soient deux à deux distincts.
    Soit f = ∑_(j = 1)^N α_j e_(λ_j) : R → C un polynôme trigonométrique généralisé.
  • (a)Déterminer, pour tout λ ∈ R, a_λ(f).
  • (b)Démontrer que :
    M(|f|^2) = ∑_(j = 1)^N|α_j|^2.
  1. Soit T un réel strictement positif. On considère une fonction f ∈ C_T^0(R, C).
  • (a)Démontrer que pour tout entier N ⩾ 1 :
    M_(NT)(e_(− λ)f) = (1/T∫_0^T e^(− iλx)f(x)dx)1/N∑_(j = 0)^(N − 1)e^(− iλjT)
  • (b)En déduire que :
    Λ(f) ⊂ (2π)/TZ,
    et relier a_λ(f) à un coefficient de Fourier de f.
  1. Soit T_1, T_2 deux réels strictement positifs, f_1 ∈ C_(T_1)^0(R, C) et f_2 ∈ C_(T_2)^0(R, C) deux fonctions non constantes.
  • (a)Démontrer qu'il existe λ_1 ∈ R^∗ et λ_2 ∈ R^∗ tels que a_(λ_1)(f_1) ≠ 0 et a_(λ_2)(f_2) ≠ 0.
  • (b)En déduire une condition nécessaire et suffisante portant sur T_1 et T_2 pour que f_1 + f_2 soit périodique.
  1. Soit f ∈ PP(R, C) et (f_n)_(n ⩾ 1) une suite d'éléments de PTG(R, C) convergeant uniformément vers f.
  • (a)Démontrer que a_λ(f_n) ⟶ _(n → + ∞)a_λ(f).
  • (b)En déduire que Λ(f) ⊂ ⋃_(n ⩾ 1)Λ(f_n).
  • (c)Démontrer que Λ(f) est au plus dénombrable.
  1. Soit f ∈ PP(R, C) une fonction dérivable telle que sa dérivée f^′ soit un élément de PP(R, C). Démontrer que pour tout λ ∈ R, on a :
a_λ(f^′) = iλa_λ(f).
  • 27.Soit (α_n)_(n ⩾ 0) une suite de complexes non nuls tels que la série ∑α_n soit absolument convergente, et (β_n)_(n ⩾ 0) une suite de réels deux à deux distincts. Pour x ∈ R, on pose sous réserve d'existence f(x) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)α_n e^(iβ_n x).
    • (a)Démontrer que f est bien définie sur R, puis que f est un élément de PP(R, C).
    • (b)Déterminer Λ(f). Pour λ ∈ Λ(f), on précisera la valeur de a_λ(f).

C) Relation de Parseval.

Soit f ∈ PP(R, C). Pour tout sous-ensemble fini J de R, on note :
S_J(f) = ∑_(λ ∈ J)|a_λ(f)|^2,
et l'on note S(f) la borne supérieure des S_J(f) lorsque J parcourt l'ensemble P_(finie)(R) des parties de R ayant un nombre fini d'éléments. On a a priori S(f) ∈ R_+ ∪ { + ∞}. On peut remarquer que si J_1 et J_2 sont deux parties finies satisfaisant J_1 ⊂ J_2, on a S_(J_1)(f) ⩽ S_(J_2)(f).
Le but de cette partie est d'établir la relation de Parseval pour les fonctions presque-périodiques, c'est-à-dire :
S(f) = M(|f|^2),
et d'en donner une application.
  • 28.Démontrer la relation de Parseval lorsque f : R → C est un polynôme trigonométrique généralisé.
  • 29.Soit f ∈ PP(R, C). L'objectif de cette question est d'établir l'inégalité S(f) ⩽ M(|f|^2). Soit (f_n)_(n ⩾ 1) une suite de polynômes trigonométriques généralisés convergeant uniformément vers f, et soit J une partie finie de R.
    • (a)Démontrer que (S_J(f_n))_(n ⩾ 1) converge vers S_J(f).
    • (b)Démontrer que (|f_n|^2)_(n ⩾ 1) converge uniformément vers |f|^2.
    • (c)Soit ε > 0. Démontrer qu'il existe un entier N_ε tel que pour tout entier n ⩾ N_ε :
      S_J(f_n) ⩽ M(|f|^2) + ε.
    • (d)Conclure.
  • 30.Soit f ∈ PP(R, C). Le but de cette question est d'établir l'inégalité S(f) ⩾ M(|f|^2). Soit ε > 0 et P ∈ PTG(R, C) non nul tel que ‖f − P‖_∞ ⩽ ε.
    On pose P^∗ = ∑_(λ ∈ Λ(f) ∩ Λ(P))a_λ(f)e_λ.
    • (a)Démontrer que :
      M(|f − P^∗|^2) = M(|f|^2) − ∑_(λ ∈ Λ(f) ∩ Λ(P))|a_λ(f)|^2.
    • (b)Soit n un entier strictement positif et μ = (μ_1, …, μ_n) un n-uplet de réels deux à deux distincts. On considère la fonction ψ_μ : (z_1, …, z_n) ↦ M(|f − ∑_(k = 1)^n z_k e_(μ_k)|^2) définie sur C^n. Démontrer que :
      ψ_μ(z_1, …, z_n) = M(|f|^2) + ∑_(k = 1)^n|z_k − a_(μ_k)(f)|^2 − ∑_(k = 1)^n|a_(μ_k)(f)|^2,
      puis en déduire la valeur minimale de ψ_μ et l'élément de C^n réalisant le minimum.
    • (c)Déduire des questions précédentes que M(|f − P^∗|^2) ⩽ M(|f − P|^2), puis conclure.
  • 31.Démontrer que pour toute fonction f ∈ PP(R, C), on a S(f) = M(|f|^2).
  • 32.Donner un exemple de fonction f ∈ PP(R, C) telle que M(f) = 0, mais dont les primitives ne sont pas des éléments de PP(R, C). Indication : on pourra utiliser la relation de Parseval, ainsi que les questions 26 et 27.

V. Solutions bornées d'équations différentielles.

Dans toute cette partie, on considère un entier p ⩾ 1. L'espace ℳ_(p, 1)(C) des matrices carrées à p lignes et une colonne et à coefficients complexes est muni de la norme suivante :
∀X = (X_1; ⋮; X_p) ∈ ℳ_(p, 1)(C), ‖X‖ = √(∑_(j = 1)^p|X_j|^2⎷).
Lorsque p = 1, on identifie ℳ_(1, 1)(C) à C.
L'espace ℳ_p(C) des matrices carrées d'ordre p à coefficients complexes est muni de la norme matricielle suivante :
∀A ∈ ℳ_p(C), ‖A‖_(ℳ_p(C)) = sup_(‖X‖ = 1)‖AX‖.
On dit que f : R → ℳ_(p, 1)(C) est continue si chacune de ses composantes f_j : R → C, pour j ∈ {1, …, p}, est continue. On écrit alors que f ∈ C^0(R, ℳ_(p, 1)(C)).
On dit que f : R → ℳ_(p, 1)(C) est bornée si chacune de ses composantes f_j : R → C, pour j ∈ {1, …, p}, est bornée.
Si f : R → ℳ_(p, 1)(C) est continue bornée, on écrit alors que f ∈ BC^0(R, ℳ_(p, 1)(C)).
De la même façon, on dit que f : R → ℳ_(p, 1)(C) est continue T-périodique (resp. un polynôme trigonométrique généralisé, resp. une fonction presque périodique) si chacune de ses composantes f_j : R → C, pour j ∈ {1, …, p}, est continue T-périodique (resp. un polynôme trigonométrique généralisé, resp. une fonction presque périodique).
On écrit alors que f ∈ C_T^0(R, ℳ_(p, 1)(C)) (resp. f ∈ PTG(R, ℳ_(p, 1)(C)), resp. f ∈ PP(R, ℳ_(p, 1)(C)) ).
D) Solutions bornées d'équations différentielles autonomes.
On s'intéresse aux solutions X : R → ℳ_(p, 1)(C) à valeurs complexes de l'équation différentielle X^′ = AX, où A ∈ ℳ_p(C), et plus particulièrement aux solutions bornées sur R.
On note λ_1, …, λ_r les valeurs propres (complexes) distinctes de A et n_1, …, n_r leurs ordres de multiplicité; on a n_j ⩾ 1 pour tout j ∈ {1, …, r}, et ∑_(j = 1)^r n_j = p.
On rappelle que les sous-espaces caractéristiques de A sont les C_j = Ker((A − λ_j I_p)^(n_j)) pour j ∈ {1, …, r}, où I_p désigne la matrice identité d'ordre p. On rappelle que ℳ_(p, 1)(C) est somme directe des sous-espaces caractéristiques de A.
On utilisera les résultats de la question 13, et notamment la notation φ_(μ, P) introduite dans cette question.
  • 33.Dans cette question, on suppose que p = 1 et on s'intéresse donc aux solutions x : R → C de l'équation (E) : x^′ = ax avec a ∈ C.
    • (a)On suppose que Re(a) = 0. Démontrer que toutes les solutions de (E) sont bornées.
  • (b)On suppose Re(a) ≠ 0. Démontrer que parmi toutes les solutions de (E), seule la solution nulle est bornée.
  • 34.(a) Soit X une solution de X^′ = AX. En utilisant une base adaptée à la décomposition ℳ_(p, 1)(C) = ⊕ _k C_k, démontrer que chaque composante de X est une somme de φ_(λ_j, P_j) pour j ∈ {1, …, r}, où chaque P_j est un polynôme de degré au plus n_j − 1.
  • (b)Trouver une condition nécessaire et suffisante sur A pour que seule la solution nulle de X^′ = AX soit bornée.
  • (c)Démontrer que toute solution bornée de X^′ = AX a pour composantes des polynômes trigonométriques généralisés.

E) Équations exponentiellement stables.

Considérons une équation différentielle linéaire X^′ = A(t)X + B(t), où A est une fonction continue de R dans l'espace M_p(C) des matrices carrées d'ordre p à coefficients complexes, et B est une fonction continue de R à valeurs dans ℳ_(p, 1)(C).
On dit que cette équation satisfait l'hypothèse (ES) s'il existe des constantes réelles M > 0 et α > 0 telles que, pour toute solution X définie sur R et à valeurs dans ℳ_(p, 1)(C) de l'équation homogène associée X^′ = A(t)X, et pour tout (s, t) ∈ R^2 avec t > s, on ait:
‖X(t)‖ ⩽ Me^(− α(t − s))‖X(s)‖.
On note ℳ^−l'ensemble des matrices A ∈ ℳ_p(C) dont toutes les valeurs propres sont de partie réelle strictement négative. On admet que :
∀A ∈ ℳ^−, ∃(C, α) ∈ (R_∗^+)^2, ∀τ ∈ R^+, ‖exp(τA)‖_(ℳ_p(C)) ⩽ Ce^(− ατ).
  • 35.Dans cette question, on suppose que p = 1. On s'intéresse ainsi à l'équation x^′ = a(t)x + b(t) où a et b sont des fonctions continues sur R et à valeurs dans C.
    • (a)Rappeler l'expression des solutions de l'équation x^′ = a(t)x.
    • (b)Démontrer que, si sup_R a < 0, alors l'hypothèse (ES) est satisfaite.
    • (c)Démontrer que, si a est périodique et si M(a) < 0, alors l'hypothèse (ES) est satisfaite. Indication : on pourra commencer par constater que les primitives de a- M(a) sont bornées.
  • 36.Dans cette question, on suppose que A est un élément de ℳ^−et l'on s'intéresse à l'équation X^′ = AX + B(t). Démontrer que l'hypothèse (ES) est satisfaite.
Désormais, on suppose que l'hypothèse (ES) est satisfaite.
  • 37.Soit B ∈ BC^0(R, ℳ_(p, 1)(C)). On s'intéresse à l'unicité des solutions bornées de X^′ = A(t)X + B(t).
    • (a)Soit X une solution non nulle de X^′ = A(t)X. Démontrer que X(t) ≠ 0 pour tout t ∈ R, puis déterminer les limites lorsque t → + ∞ et lorsque t → − ∞ de ‖X(t)‖.
    • (b)En déduire que l'équation X^′ = A(t)X + B(t) admet au plus une solution bornée sur R.
  • 38.Soit B ∈ BC^0(R, ℳ_(p, 1)(C)). On s'intéresse à l'existence des solutions bornées de X^′ = A(t)X + B(t).
    • (a)On suppose que p ⩾ 1 et que la fonction t ↦ A(t) est une constante, encore notée A, et que A est un élément de ℳ^−.
      Démontrer que l'expression :
      X_B(t) = ∫_(− ∞)^t exp((t − s)A)B(s)ds
      a un sens et définit une solution bornée X_B de X^′ = AX + B(t).
  • (b)On suppose que p = 1 et que a est une fonction continue de R dans C, telle que (ES) est satisfaite.
    Proposer une expression similaire pour la solution bornée de x^′ = a(t)x + B(t), dont on démontrera qu'elle convient.
  • 39.Soit T un réel strictement positif. On suppose que les fonctions A et B sont périodiques, et que T est une période commune à ces deux fonctions. On suppose de plus que X^′ = A(t)X + B(t) admet une unique solution bornée. Démontrer que la solution bornée est périodique, et que T en est une période.
  • 40.Soit B ∈ PP(R, ℳ_(p, 1)(C)) et A ∈ ℳ^−. On note X_B l'unique solution bornée de X^′ = AX + B(t). Démontrer que X_B ∈ PP(R, ℳ_(p, 1)(C)).

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte l'épreuve 2 de l'agrégation interne de maths 2021 ?
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Sur quoi porte l'épreuve 2 de l'agrégation interne de maths 2021 ?

Sur les fonctions presque-périodiques au sens de Bohr : approximation par des polynômes trigonométriques généralisés, coefficients de Fourier-Bohr, relation de Parseval et solutions bornées d'équations différentielles.

Quelle est la moyenne de l'épreuve 2 de l'agrégation interne de maths 2021 ?

Le rapport indique une moyenne de 7,25 sur 20, un écart-type de 3,09 et une médiane de 7,4.

Quelles erreurs le jury de l'agrégation interne de maths 2021 a-t-il relevées à l'épreuve 2 ?

Des lacunes en trigonométrie et sur les nombres complexes, l'absence de quantificateurs, la confusion entre suite bornée et fonction bornée et des passages à la limite non justifiés.

Faut-il traiter tout le sujet de l'épreuve 2 de l'agrégation interne 2021 pour avoir une bonne note ?

Non. Le jury précise que le sujet est long et qu'une très bonne note ne demande pas d'en traiter une énorme partie.

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