Agrégation mathématiques interne 2022, épreuve 2Sujet et rapport du jury
Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la deuxième épreuve écrite de la session 2022
- Séries entières : rayon de convergence, critère de d'Alembert
- Familles sommables, théorème du transfert
- Probabilités : espérance, variance, covariance
- Statistique inférentielle : estimateurs, inégalité de Cramer-Rao
- Équations différentielles linéaires du premier ordre
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- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
DifficileSéries entières, familles sommables et estimation d'un paramètre (inégalité de Cramer-Rao)Afficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet porte sur la notion d'estimateur. La première partie propose des exercices sur les séries entières, dont un vrai-ou-faux et une question de cours. La deuxième partie introduit la notion de famille sommable pour démontrer le théorème du transfert. La troisième partie introduit et étudie la notion d'estimateur dans le cas d'une loi de Poisson de paramètre inconnu, et la dernière partie établit l'inégalité de Cramer-Rao.
- 1I. Séries entièresExercices sur les séries entières, dont un vrai-ou-faux et une question de cours demandant des démonstrations.
- 2II. Familles sommablesIntroduction de la notion de famille sommable en vue de démontrer le théorème du transfert.
- 3III. EstimateursIntroduction et étude de la notion d'estimateur dans le cas d'une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre inconnu.
- 4IV. Inégalité de Cramer-RaoÉtablissement de l'inégalité de Cramer-Rao pour l'estimation d'un paramètre.
Difficile. La moyenne à cette épreuve n'est que de 7,29/20 avec un écart-type de 3,44, et le rapport qualifie explicitement certaines questions de 'difficile' ou 'plus difficile', très peu réussies même partiellement.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 7,29 / 20 · écart-type 3,44 · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 7,29/ 20
- Écart-type
- 3,44
- 1er quartile
- 5
- Médiane
- 7,4
- 3e quartile
- 9,4
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesConfusion entre suite et série · Confusion entre borne supérieure et maximum du rayon de convergence · Résultats utilisés sans vérifier leurs hypothèsesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe rapport détaille les statistiques de réussite question par question. Les calculs de sommes liées aux séries entières et l'utilisation de la convergence monotone sont plutôt bien maîtrisés, mais le jury relève des rédactions insuffisamment rigoureuses et des erreurs de raisonnement récurrentes, notamment l'utilisation de résultats du cours sans vérification de leurs hypothèses.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confusion entre suite et sérieQ1a
La rédaction n'est pas toujours soignée : on trouve des confusions entre suite et série, entre série et limite.
« On trouve des confusions entre suite et série, entre série et limite. »
- 2Confusion entre borne supérieure et maximum du rayon de convergenceQ2ai
Trop souvent, les candidats confondent borne supérieure et maximum, alors que le rayon de convergence n'est pas nécessairement atteint.
« Trop souvent, les candidats confondent borne supérieure et maximum : le rayon de convergence n’est pas nécessairement dans l’ensemble. »
- 3Résultats utilisés sans vérifier leurs hypothèses
Parmi les erreurs de raisonnement régulièrement rencontrées figure l'utilisation d'un résultat, comme le critère de d'Alembert, sans vérification de ses hypothèses.
« l’utilisation de résultats (par exemple le critère de d’Alembert) sans la vérification des hypothèses »
- 4Résolution mal maîtrisée d'une équation différentielle linéaire simpleQ4e
La résolution rigoureuse d'une équation différentielle linéaire homogène du premier ordre a déjà été signalée dans plusieurs rapports précédents, mais reste mal maîtrisée par de nombreux candidats.
« La résolution rigoureuse de ces équations a déjà été signalée dans plusieurs rapports »
- 5Existence de la borne supérieure non justifiéeQ5
La plupart des candidats n'ont pas justifié l'existence de la borne supérieure utilisée, un problème récurrent dans les questions suivantes.
« La plupart des candidats n’ont pas justifié l’existence de cette borne supérieure »
- 6Récurrence faible utilisée à la place d'une récurrence forteQ4c
Parmi les erreurs de raisonnement régulièrement rencontrées figure l'utilisation d'une récurrence faible au lieu d'une récurrence forte.
« l’utilisation d’une récurrence faible au lieu d’une récurrence forte »
Ce qui a été bien réussi
- La question 1b a été en général bien réussie.
- La question 1d, demandant un exemple de suite de fonctions continues convergeant simplement vers une fonction discontinue, a été bien traitée dans de nombreuses copies.
- La question 3 a été particulièrement bien réussie.
- Les calculs de sommes liées aux séries entières sont plutôt bien maîtrisés par les candidats, ainsi que l'utilisation de la convergence monotone.
Conseils du jury
- Lire les précédents rapports de jury : certaines erreurs, comme la confusion entre inégalités strictes et larges, y sont déjà signalées.
- Soigner la résolution d'une équation différentielle linéaire du premier ordre sans second membre, souvent mal réalisée.
- Bannir les termes comme 'évident' ou 'facile' ainsi que les arguments d'autorité non expliqués.
- Énoncer clairement l'hypothèse de récurrence dans une démonstration par récurrence.
- Toujours vérifier les hypothèses d'un résultat avant de l'appliquer.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2022.
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Fraternité
AGRÉGATION CONCOURS INTERNE ET CAER
Section MATHÉMATIQUES
DEUXIÈME ÉPREUVE
INFORMATION AUX CANDIDATS
- -Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public :
Concours E|A| 1
Section/option 1|30|0|A
Epreuve 1|0|2
Matière 0|5|3|0
- Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :
On rappelle que, sous réserve d'existence, la covariance de deux variables aléatoires
Soit
La première partie revient sur quelques résultats au sujet des séries entières. La deuxième partie étudie les familles sommables. Dans les deux dernières parties, on se place dans le cas où
I. Séries entières.
- 1.Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses? On justifiera soigneusement les réponses.
- (a)Affirmation : « soient
(u_k)_(k ∈ ℕ) et(v_k)_(k ∈ ℕ) deux suite de nombre réels positifs, telles que la série de terme généralv_k converge et que pour toutk ∈ ℕ, u_k ⩽ v_k . Alors la série de terme généralu_k converge également ». - (b)Affirmation : « soient
(u_k)_(k ∈ ℕ) et(v_k)_(k ∈ ℕ) deux suite de nombre réels, telles que la série de terme généralv_k converge et que pour toutk ∈ ℕ, u_k ⩽ v_k . Alors la série de terme généralu_k converge également ». - (c)Affirmation : « soit
(u_k)_(k ∈ ℕ) une suite de nombres réels tous non nuls. On suppose que
lim_(k ⟶ + ∞)|(u_(k + 1))/(u_k)| = ℓ
avecℓ < 1 . Alors la série de terme généralu_k converge absolument ». - (d)Affirmation : « soit
(u_k)_(k ∈ ℕ) une suite de fonctions réelles continues définies sur un même intervalleI , telle que pour toutx ∈ I , la suite(u_k(x))_(k ∈ ℕ) converge vers un réelU(x) . La fonctionU ainsi définie surI est continue».
- (a)Affirmation : « soient
- 2.Question de cours. Soit
(u_k)_(k ∈ ℕ) une suite de nombres réels. On rappelle que le rayon de convergence de la série entière de terme généralu_k x^k est défini par
R = sup{x ∈ ℝ|(|u_k x^k|)_(k ∈ ℕ) est majorée } ∈ ℝ^+ ∪ { + ∞}. - (a)Soit
x ∈ ℝ .- i.Montrer que si
|x| < R , alors la série de terme généralu_k x^k converge absolument. - ii.Montrer que si
|x| > R , alors la série de terme généralu_k x^k diverge.
- i.Montrer que si
- (a)Soit
- (b)Soit
R^′ ∈ ]0, R[ . Montrer que la série de terme généralu_k x^k converge uniformément sur[ − R^′, R^′] . Que peut-on en déduire sur la régularité deS ? - (c)Montrer que le rayon de convergence de la série de terme général
(k + 1)u_(k + 1)x^k est égal àR . - (d)Montrer que
S est indéfiniment dérivable sur] − R, R[ .
- (b)Soit
- 3.Soit
r un entier naturel non nul. Déterminer le rayon de convergence de la série entière de terme général(k^r x^k)/(k!) . Déterminer sa somme lorsquer = 1 et lorsquer = 2 . - 4.On note, pour tout entier
N ⩾ 1, α_N le nombre de partitions de l'ensemble[ [1, N] ] et on convient queα_0 = 1 .- (a)Calculer
α_1, α_2 etα_3 . - (b)Montrer que pour tout entier
N ⩾ 0 ,
α_(N + 1) = ∑_(k = 0)^N(N/k)α_k. - (c)Montrer que, pour tout
N ⩾ 0, α_N ⩽ N !. - (d)En déduire que la série entière de terme général
(α_N x^N)/(N!) converge pour toutx réel tel que|x| < 1 . On notef(x) sa somme. - (e)Montrer que
f est dérivable sur] − 1, 1[ et que pour toutx ∈ ] − 1, 1[, f^′(x) = e^x f(x) . En déduire que pour toutx ∈ ] − 1, 1[, f(x) = e^(e^x − 1) . - (f)En déduire que pour tout entier naturel
N ,
α_N = 1/e∑_(k = 0)^(+ ∞)(k^N)/(k!).
- (a)Calculer
II. Familles sommables.
- 5.On suppose que pour tout
i_– ∈ I ,
u_(i_–) ⩽ v_(i_–).
Montrer que siv est sommable, alorsu est sommable. - 6.On suppose que
u etv sont sommables. Montrer que la familleau + bv définie par
(au + bv)_(i_–) = au_(i_–) + bv_(i_–)
est sommable et que
∑_(i_– ∈ I)(au_(i_–) + bv_(i_–)) = a(∑_(i_– ∈ I)u_(i_–)) + b(∑_(i_– ∈ I)v_(i_–)). - 7.On considère
(I_k)_(k ∈ ℕ) une famille de sous-ensembles deI tels que- -
⋃_(k ∈ ℕ)I_k = I . - -Pour tout
k, l ∈ ℕ , distincts,I_k ∩ I_l = ∅ .
I_k = ∅ , on pose
∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–) = 0.
On suppose queu est sommable.- (a)Montrer que la famille
(u_(i_–))_(i ∈ I_k) est sommable pour toutk ∈ ℕ . - (b)Montrer que pour tout
p ∈ ℕ ,
∑_(k = 0)^p(∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–)) ⩽ ∑_(i_– ∈ I)u_(i_–). - (c)Montrer que la série de terme général
∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–) converge. Sa somme est notée∑_(k = 0)^(+ ∞)∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–) .
- -
- (d)Montrer que
∑_(k = 0)^(+ ∞)∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–) ⩽ ∑_(i_– ∈ I)u_(i_–). - 8.Réciproquement, montrer que si la famille
(u_i)_(i ∈ I_k) est sommable pour toutk ∈ ℕ et si la série de terme général∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–) converge, alors(u_(i_–))_(i_– ∈ I) est sommable et
∑_(i_– ∈ I)u_(i_–) ⩽ ∑_(k = 0)^(+ ∞)∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–). - 9.Déduire des questions précédentes le résultat suivant, appelé théorème de sommation par paquets :
(u_(i_–))_(i_– ∈ I_k) est sommable pour toutk ∈ ℕ et la série de terme général∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–) converge si et seulement si(u_(i_–))_(i_– ∈ I) est sommable. De plus, dans ce cas,
∑_(i_– ∈ I)u_(i_–) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)∑_(i_– ∈ I_k)u_(i_–).
Cas des familles sommables de réels quelconques.
Soitu = (u_(i_–))_(i_– ∈ I) une famille de réels indexée par I. On dit queu est sommable lorsque la famille de réels positifs ou nuls|u| = (|u_(i_–)|)_(i_– ∈ I) est sommable.
Soitu = (u_(i_–))_(i ∈ I) une famille de réels indexée par I. Pour touti_– ∈ I , on pose
u_(i_–)^+ = max(u_(i_–), 0) et u_(i_–)^− = max(− u_(i_–), 0).
Ceci définit deux famillesu^+ = (u_(i_–)^+)_(i_– ∈ I) etu^− = (u_(i_–)^−)_(i_– ∈ I) de réels positifs ou nuls. - 10.Soit
u = (u_(i_–))_(i_– ∈ I) une famille de réels indexée parI . Montrer que la familleu est sommable si et seulement si les famillesu^+ etu^− sont sommables.
Pour(u_(i_–))_(i ∈ I) une famille sommable de réels, on définit alors sa somme par
∑_(i_– ∈ I)u_(i_–) = (∑_(i_– ∈ I)u_(i_–)^+) − (∑_(i_– ∈ I)u_(i_–)^−). - 11.Soient
u = (u_(i_–))_(i_– ∈ I) etv = (v_(i_–))_(i_– ∈ I) deux familles sommables de réels. - (a)Montrer que la famille
u + v définie par
(u + v)_(i_–) = u_(i_–) + v_(i_–)
est sommable et
∑_(i_– ∈ I)(u_(i_–) + v_(i_–)) = (∑_(i_– ∈ I)u_(i_–)) + (∑_(i_– ∈ I)v_(i_–)).
- (b)Soient
a etb deux réels. Montrer que la familleau + bv définie par
(au + bv)_(i_–) = au_(i_–) + bv_(i_–)
est sommable et déterminer sa somme en fonction des sommes deu etv .
- On considère
(I_k)_(k ∈ ℕ) une famille de sous-ensembles deI tels que
- -
⋃_(k ∈ ℕ)I_k = I . - -Pour tout
k, l ∈ ℕ , distincts,I_k ∩ I_l = ∅ .
13. Soit
Montrer que les deux assertions (
-
(A_1)T admet une espérance. - (A2)La famille
(φ(x_(1, i_1), x_(2, i_2), …, x_(n, i_n))P(⋂_(k = 1)^n[X_k = x_(k, i_k)]))_(i_– ∈ I) est sommable.
III. Estimateurs.
14. (a) À l'aide des résultats de la première partie, montrer que
- (b)Donner une interprétation combinatoire des moments d'ordre
r deX lorsqueθ = 1 .
- Soit
n variables aléatoiresY_1, Y_2, …, Y_n définies surΩ , mutuellement indépendantes, suivant des lois de Poisson de paramètre respectifθ_1, …, θ_n . Montrer que la variable aléatoire∑_(i = 1)^n Y_i suit la loi de Poisson de paramètre∑_(i = 1)^n θ_i . Indication : on pourra démontrer d'abord le casn = 2 . SoientX_1, X_2, …, X_n des variables aléatoires réelles définies surΩ , mutuellement indépendantes, et de même loi queX . Soitφ une application définie surℝ^n et à valeurs dansℝ telle queφ(X_1, X_2, …, X_n) soit encore une variable aléatoire définie surΩ .
- ▷ Le
n -uplet(X_1, X_2, …, X_n) est appelé unn -échantillon de la loi deX et la variable aléatoireT_n = φ(X_1, X_2, …, X_n) est appelée un estimateur deg(θ) . - -Après une réalisation de l'expérience aléatoire associée à
Ω , on notex_1, x_2, …, x_n les valeurs prises parX_1, X_2, …, X_n : ce sont les observations de l'échantillon. Le réelt = φ(x_1, x_2, …, x_n) est appelé une réalisation de l'estimateurT_n deg(θ) et est choisie comme estimation ponctuelle de la valeur deg(θ) .
- -Le réel
E(T_n) − g(θ) est appelé biais deT_n et est notéb_θ(T_n) . - -L'estimateur
T_n est dit sans biais lorsqueb_θ(T_n) = 0 , c'est-à-dire lorsqueE(T_n) = g(θ) . - -Si l'estimateur
T_n admet une varianceV(T_n) , dépendant éventuellement deθ , on appelle risque quadratique deT_n le réel
r_θ(T_n) = E((T_n − g(θ))^2) = b_θ(T_n)^2 + V(T_n).
Une suite
- Montrer que
X_n^– est un estimateur sans biais deθ et que son risque quadratique estθ/n . - (a) Montrer que
- (b)Montrer que
S_n^– est un estimateur asymptotiquement sans biais deθ . - (c)Montrer que
S_n ˆ = n/(n − 1)S_n^– est un estimateur sans biais deθ . Cet estimateur est appelé variance empirique corrigée.
- (a) Montrer que
- (b)En déduire que
nS_n^– admet une variance donnée par la formule suivante :
V(nS_n^–) = nV((X − θ)^2) − 2n^2 Cov((X_1 − θ)^2, (X_n^– − θ)^2) + n^2 V((X_n^– − θ)^2). - (c)Montrer que
n^4 E((X_n^– − θ)^4) = nE((X − θ)^4) + 3n(n − 1)θ^2.
Indication : on remarquera que lorsqu'on développe(∑_(k = 1)^n(X_k − θ))^4 , on obtient des termes de la forme(X_i − θ)^4 ou(X_i − θ)^2(X_j − θ)^2 ou(X_i − θ)^3(X_j − θ) ou(X_i − θ)^2(X_j − θ)(X_k − θ) ou(X_i − θ)(X_j − θ)(X_k − θ)(X_l − θ) aveci, j, k, l distincts deux à deux, dont on précisera l'espérance. - (d)En déduire que
n^2 V((X_n^– − θ)^2) = (E((X − θ)^4) + (2n − 3)θ^2)/n. - (e)Montrer que
n^2(X_n^– − θ)^2 = ∑_(k = 1)^n(X_k − θ)^2 + 2∑_(1 ⩽ i < j ⩽ n)(X_i − θ)(X_j − θ). - (f)En déduire que
n^2 E((X_1 − θ)^2(X_n^– − θ)^2) = E((X − θ)^4) + (n − 1)θ^2,
puis que
Cov((X_1 − θ)^2, (X_n^– − θ)^2) = (E((X − θ)^4) − θ^2)/(n^2). - (g)Déduire des questions précédentes que
V(S_n ˆ) = 1/nE((X − θ)^4) − (n − 3)/(n(n − 1))θ^2.
IV. Inégalité de Cramer-Rao.
- Montrer que pour tout
θ ∈ I ,
L'inégalité de Cramer-Rao affirme que
20. (a) Montrer que la fonction
- (b)En déduire que
∂/(∂θ)E(φ(X)) = E(φ(X)(∂g)/(∂θ)(θ, X)).
- On fixe temporairement
θ ∈ I et on considère la fonctionQ_θ suivante dépendant d'une variable réellet :
- (a)Montrer que
Q_θ est un polynôme de degré 2 défini surℝ . - (b)Étudier le discriminant de
Q_θ . - (c)En déduire l'inégalité de Cramer-Rao.
Soit
- Montrer que pour tout
θ ∈ I ,
- Pour tout
θ ∈ I , la famille
- La relation suivante est vérifiée :
- (a) Montrer que tout estimateur
T_n deg(θ) admettant une espérance est régulier.
- (b)En déduire que pour tout
θ ∈ I ,
∂/(∂θ)E(T_n) = E(T_n(∂ln(L))/(∂θ)(θ, X_1, X_2, …, X_n)) = E((T_n − g(θ))(∂ln(L))/(∂θ)(θ, X_1, X_2, …, X_n)).
- Montrer que si
T_n est un estimateur sans biais deg(θ) admettant un moment d'ordre 2 pour toutθ ∈ I , alors
- Montrer que
X_n^– est un estimateur efficace deθ . - Nous allons maintenant chercher les estimateurs réguliers sans biais efficaces de
θ .
- (a)Soit
T_n un estimateur efficace et sans biais deθ admettant un moment d'ordre 2. Montrer queT_n etX_n^– sont presque sûrement liées par une relation affine. - (b)Montrer qu'il existe deux estimateurs de
θ sans biais et efficaces et admettant un moment d'ordre 2, dont l'un estX_n^– . Que peut-on penser du second pour les applications pratiques?
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la seconde épreuve écrite de l'agrégation interne de maths 2022 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la seconde épreuve écrite de l'agrégation interne de maths 2022 ?
Le sujet porte sur les séries entières, les familles sommables et le théorème du transfert, puis sur l'estimation d'un paramètre pour une loi de Poisson et l'inégalité de Cramer-Rao.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur cette épreuve d'agrégation interne maths 2022 ?
Le jury relève des confusions entre suite et série, entre borne supérieure et maximum pour le rayon de convergence, l'utilisation de résultats sans vérifier leurs hypothèses, et une résolution mal maîtrisée d'une équation différentielle linéaire simple.
Cette épreuve 2 d'agrégation interne de maths 2022 est-elle difficile ?
Oui, la moyenne n'est que de 7,29/20 avec un écart-type de 3,44, et le rapport qualifie explicitement certaines questions de difficiles, très peu réussies.
La partie sur les familles sommables du sujet d'agrégation interne maths 2022 est-elle bien réussie ?
Non, le rapport indique que la démonstration de la sommabilité est souvent traitée correctement, mais que l'égalité des sommes est rarement correctement démontrée, et que l'existence de la borne supérieure n'est presque jamais justifiée.
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