Agrégation mathématiques interne 2024, épreuve 2Sujet et rapport du jury
Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la deuxième épreuve écrite de la session 2024
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Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2024.
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Égalité
Fraternité
Égalité
Fraternité
SESSION 2024
AGRÉGATION
Concours interne et CAER
Concours interne et CAER
Section
MATHÉMATIQUES
MATHÉMATIQUES
Deuxième épreuve
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Il appartient au candidat de vérifier qu'il a reçu un sujet complet et correspondant à l'épreuve à laquelle il se présente.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
EAI MAT 2
SESSION 2024
AGRÉGATION
Concours interne et CAER
Concours interne et CAER
Section
MATHÉMATIQUES
MATHÉMATIQUES
RECTIFICATIF
Durée : 6 heures
Rectificatif 1 : la question 14 page 2/8 est remplacée par
14. Justifier que la fonction In est concave sur]0, + ∞[ . En déduire que pour tous réels strictement positifs
x et
y , on a
14. Justifier que la fonction In est concave sur
Rectificatif 2 : la définition 3 page 5/8 est remplacée par
Définition 3. SoitI un intervalle de IR et
f : I → IR^(+ ^∗) une fonction. On dit que
f est log-convexe sur
I si pour
t dans l'intervalle
[0, 1] , pour tous nombres réels
x, y dans
I ,
Définition 3. Soit
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie. Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
AGRÉGATION INTERNE MATHÉMATIQUES
- Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public:
Concours Section/option Épreuve Matière
\begin{tabular}{|l|l|l|l|}
| E | I | I |
\hline 1 & O & O & A
\hline
\end{tabular} \begin{tabular}{|l|l|l|l|}
\hline
\end{tabular} \begin{tabular}{|l|l|l|l|}
\hline 1 & & 5 & 1
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
- Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :
Concours Section/option Épreuve Matière
\begin{tabular}{|l|l|l|l|l|}
| E | A | H |
\hline 1 & O & O & A
\hline
\end{tabular} \begin{tabular}{|l|l|l|l|}
\hline
\end{tabular}
\hline 1 & 0 & 2
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
Notations et rappels
Dans tout le sujet,
ℝ désignera le corps des nombres réels,
ℂ le corps des nombres complexes et
ℕ l'ensemble des entiers naturels. L'ensemble des nombres réels positifs sera noté
ℝ^+ et l'ensemble des nombres réels strictement positifs sera noté
ℝ^(+ ∗) . L'ensemble des entiers naturels non nuls sera noté
ℕ^∗ . Pour
n un entier naturel non nul,
[ [1, n] ] désigne l'ensemble des entiers naturels
i tels que
1 ⩽ i ⩽ n .
Soit I un intervalle inclus dans
ℝ . Pour
f une fonction définie sur
I et à valeurs réelles et si
k ∈ ℕ^∗ , on dira que
f est de classe
C^k sur
I si
f est
k fois dérivable sur
I et si sa dérivée
k -ième est continue sur
I . On dira que
f est de classe
C^∞ sur
I si
f est indéfiniment dérivable sur
I .
Le sujet comporte deux exercices indépendants, suivi d'un problème comportant quatre résultats préliminaires dont les résultats seront réutilisés dans les cinq parties qui suivent.
Exercice 1
On souhaite résoudre l'équation fonctionnelle suivante, où
f est une fonction continue de
ℝ dans
ℝ :
- 1.Montrer que toute fonction
f définie surℝ et à valeurs réelles se décompose de manière unique en somme d'une fonction paireP(f) et d'une fonction impaireI(f) . - 2.Soit
f une fonction dérivable définie surℝ et à valeurs réelles. Montrer queP(f) etI(f) sont dérivables surℝ et exprimerP(f)^′ etI(f)^′ à l'aide def^′ . - 3.Soit une
f une fonction continue surℝ à valeurs réelles et qui vérifie l'équation (1).- (a)Montrer que
f est de classeC^1 surℝ et donner une expression def^′ . - (b)Montrer que
f^′ est de classeC^1 surℝ et donner une expression def^(′′) . - (c)Justifier que
P(f) etI(f) sont de classeC^2 surℝ et déterminer des équations différentielles vérifiées parP(f) etI(f) .
- (a)Montrer que
- 4.Déterminer les solutions de l'équation fonctionnelle (1).
Exercice 2
Pour tout entier
n strictement positif, on définit la fonction
g_n sur
ℝ^+ par
- 5.Montrer que, pour tout
n ⩾ 1 , l'équationg_n(x) = 1/2 admet une unique solution positive
- 6.Montrer que la suite
(a_n)_(n ⩾ 1) est croissante. - 7.On considère une suite
(X_i)_(i ⩾ 1) de variables aléatoires mutuellement indépendantes, suivant toute une loi de Poisson de paramètreλ > 0 . Pour tout entiern ⩾ 1 , on noteS_n = ∑_(k = 1)^n X_k .- (a)Déterminer l'espérance et la variance de
S_n . - (b)Quelle est la loi de
S_n ? (Justifier brièvement votre réponse).
- (a)Déterminer l'espérance et la variance de
- (c)Montrer que
lim_(n ⟶ + ∞)ℙ(S_n ⩽ n) = {1/2 si λ = 1; 0 si λ > 1; 1 si λ < 1
Indication : pour le premier cas, on pourra utiliser le théorème central-limite. Pour les deux autres cas, on pourra appliquer l'inégalité de Bienaymé-Tchebichev à la variable aléatoireM_n = (S_n)/n . - 8.(a) Montrer pour tout entier naturel
n non nul,ℙ(S_n ⩽ n) = g_n(nλ) .- (b)Jusitifer que
lim_(n ⟶ + ∞)g_n(n) = 1/2 . - (c)En déduire que
lim_(n ⟶ + ∞)(a_n)/n = 1 .
- (b)Jusitifer que
Résultat préliminaire 1 : la fonction
Γ
Définition 1. On définit pour
x ∈ ℝ ,
lorsque cette intégrale est convergente.
- 9.Déterminer l'ensemble de définition de
Γ . - 10.Montrer que cette fonction est de classe
C^1 sur son ensemble de définition et donner une expression de sa dérivée sous la forme d'une intégrale. - 11.Soit
x un réel strictement positif. ExprimerΓ(x + 1) à l'aide deΓ(x) . - 12.Établir que pour tout entier naturel
n non nul,Γ(n) = (n − 1) !. - 13.Montrer que l'on peut prolonger la fonction
Γ et définirΓ(z) pour tout nombre complexez dont la partie réelle est strictement positive.
Résultat préliminaire 2 : l'inégalité de Hölder-Minkowski
Soient
p et
q deux réels strictement positifs tels que
1/p + 1/q = 1 . On considère deux fonctions continues positives
f et
g telles que
f^p et
g^q soient intégrables sur
[0, + ∞[ . Le but de cette partie est de démontrer l'inégalité de Hölder-Minkowski :
- 14.Justifier que la fonction ln est concave sur
]0, + ∞[ . En déduire que pour tous réels strictement positifsx ety , on a
ln(x/p + y/q) ⩾ (ln(x))/p + (ln(x))/q. - 15.Montrer que pour tous réels positifs ou nuls
u etv , on a
uv ⩽ 1/pu^p + 1/qv^q. - 16.Montrer l'inégalité de Hölder-Minkowski lorsque
∫_0^(+ ∞)f^p(x)dx = ∫_0^(+ ∞)g^q(x)dx = 1 . - 17.Montrer l'inégalité de Hölder-Minkowski dans le cas général.
Résultat préliminaire 3 : sommes harmoniques
On note, pour tout entier naturel n non nul,
Le but de cette partie est de montrer que
lorsque
n tend vers
+ ∞ , où
γ est une constante réelle appelée constante d'Euler.
- 18.Montrer que pour tout entier naturel strictement positif
n ,
1/(n + 1) ⩽ ∫_n^(n + 1)(dt)/t ⩽ 1/n - 19.En déduire que la suite
(H_n − lnn)_(n ⩾ 1) admet une limite finie qu'on noteraγ . - 20.Donner un équivalent simple de
∑_(k = n)^(+ ∞)1/(k^2) lorsquen tend vers+ ∞ . Indication : on pourra travailler par comparaison série-intégrale. - 21.On pose
s_n = H_n − ln(n) − γ . Donner un équivalent des_n − s_(n − 1) quandn tend vers+ ∞ . - 22.En déduire un équivalent de
s_n lorsquen tend vers+ ∞ et conclure.
Résultat préliminaire 4 : le problème de Bâle
Le but de cet exercice est de calculer la valeur de
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^2) . Pour cela, on introduit la fonction réelle
2π -périodique
f , définie par
f(x) = x pour tout
x ∈ [ − π, π[ . Pour
n entier naturel, on notera
a_n(f) et
b_n(f) les coefficients de Fourier, définis par
- 23.Tracer le graphe de
f . - 24.Déterminer les coefficients de Fourier de
f puis rappeler l'expression de la série de FourierSf def . - 25.Rappeler la formule de Parseval.
- 26.En déduire
∑_(n = 1)^(+ ∞)1/(n^2) .
Première partie : problème du collectionneur de vignettes
On s'intéresse au problème suivant : un enfant achète des vignettes pour compléter un album contenant
n vignettes, où
n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 . Lorsqu'on achète une vignette, celle-ci est cachée et on ne peut la choisir. On s'intéresse au nombre d'achats nécessaires pour terminer l'album. On suppose que la répartition des n vignettes est uniforme au cours de tous les achats, si bien qu'on assimile l'expérience au tirage avec remise d'un jeton numéroté entre 1 et
n dans une urne contenant les
n jetons.
On note
T_n la variable aléatoire égale au nombre de tirages nécessaires pour obtenir pour la première fois au moins chacun des
n jetons. À chaque tirage, on appelle succès le fait d'avoir tiré un numéro non encore obtenu.
Pour
i ∈ [ [1, n] ] , on note
X_(n, i) la variable aléatoire donnant le nombre de tirages nécessaires pour obtenir pour la première fois i numéros différents, en comptant à partir du succès précédent. Par convention,
X_(n, 1) = 1 et on a ainsi
T_n = ∑_(i = 1)^n X_(n, i) .
Par exemple, si
n = 4 et qu'on obtient les tirages 1,3,3,2,1,2,1,4, alors
- (a) Écrire en Python ou en langage naturel une fonction collectionneur (n) qui simule la variable aléatoire
T_n . On pourra utiliser la fonction randint(1,n) qui simule le tirage aléatoire d'un entier de[ [1, n] ] de façon uniforme.
- (b)Soit
i ∈ [ [1, n] ] . Déterminer la loi deX_(n, i) et donner, sous réserve d'existence, l'espérance𝔼(X_(n, i)) et la variance𝕍(X_(n, i)) deX_(n, i) . - (c)Justifier que les variables aléatoires
(X_(n, i))_(i ∈ [ [1, n] ]) sont mutuellement indépendantes. - (d)En déduire une expression de
𝔼(T_n) et𝕍(T_n) faisant intervenir les sommes
H_n = ∑_(k = 1)^n 1/k et S_n = ∑_(k = 1)^n 1/(k^2). - (e)Donner des équivalents simples de
𝔼(T_n) et𝕍(T_n) .
Définition 2. Soit
X une variable aléatoire à valeurs dans
ℕ . On appelle série génératrice de
X la série
∑_(n ⩾ 0)ℙ(X = k)t^k et, pour toute valeur de
t ∈ ℝ telle que cette série converge, la fonction génératrice de
X est donnée par
- Soit
Y suivant une loi géométrique de paramètrep ∈ ]0, 1[ . Déterminer sa fonction génératriceQ_γ . On n'oubliera pas de préciser son ensemble de définition. - On considère une variable aléatoire
X à valeurs dansℕ .
- (a)Justifier que
Q_X est bien définie sur[ − 1, 1] et préciserQ_X(1) . - (b)On suppose que
X admet une espérance. Montrer qu'alorsQ_X est dérivable sur[ − 1, 1] puis exprimer𝔼(X) en fonction deQ_X^′ . - (c)Soit
X etY deux variables aléatoires à valeurs dansℕ . Montrer queX etY ont même loi si et seulement si elles admettent la même fonction génératrice.
- (d)Soient
X etY des variables aléatoires indépendantes. ExprimerQ_(X + Y) en fonction deQ_X etQ_Y . - 30.(a) On note
Q_n = Q_(T_n) la série génératrice deT_n . Montrer que pour toutt ∈ [ − 1, 1] ,
Q_n(t) = (n!)/(n^n)(t^n)/(∏_(k = 1)^(n − 1)(1 − (kt)/n)). - (b)Montrer que pour tout
t ∈ [ − 1, 1] ,
Q_n(t) = ∑_(k = 0)^(n − 1)((n − 1)/k)(− 1)^(n − 1 − k)t/(1 − (kt)/n).
Indication : on pourra décomposer en éléments simples la fraction rationnelle(Q_n(t))/t . - (c)En déduire que pour tout entier naturel
j non nul,
ℙ(T_n = j) = 1/(n^(j − 1))(∑_(k = 0)^(n − 1)((n − 1)/k)(− 1)^(n − 1 − k)k^(j − 1)).
Deuxième partie : log-convexité de la fonction
Γ
On rappelle que la fonction
Γ est définie dans le premier résultat préliminaire, définition 1.
Définition 3. Soit I un intervalle deℝ et
f : I ⟶ ℝ^(+ ∗) une fonction. On dit que
f est log-convexe sur I si pour
t ∈ [0, 1] , pour tous nombres réels
x, y dans
I ,
Définition 3. Soit I un intervalle de
- 31.Montrer que la fonction
Γ est log-convexe surℝ^(+ ∗) . Indication : on pourra utiliser l'inégalité de Hölder-Minkowski pourp etq bien choisis.
Le but de la question 32 est de démontrer le théorème suivant :
Théorème 4. Théorème de Bohr-Mollerup. Soitf : ℝ^(+ ∗) ⟶ ℝ^(+ ∗) une fonction vérifiant :
Théorème 4. Théorème de Bohr-Mollerup. Soit
- -
f(1) = 1 . - -
∀x > 0, f(x + 1) = xf(x) ; - -
f est log-convexe.
Alors
f = Γ .
- 32.Soit
f : ℝ^(+ ∗) ⟶ ℝ^(+ ∗) une fonction vérifiant les trois hypothèses du théorème de Bohr-Mollerup.- (a)Soit
n un entier naturel. Calculerf(n + 1) . - (b)Pour tout réel strictement positif
x , exprimerf(n + x) en fonction def(x) . - (c)Soient
x ∈ ]0, 1] etn un entier naturel non nul. Montrer que
f(n + x) ⩽ n^x(n − 1)!
et que
n! ⩽ (n + x)^(1 − x)f(n + x).
Indication : on pourra utiliser les égalités
n + x = x(n + 1) + (1 − x)n, n + 1 = x(n + x) + (1 − x)(n + 1 + x).
- (a)Soit
- (d)On pose pour
x ∈ ]0, 1] et pourn entier naturel non nul,
u_n(x) = ((n + x)^(x − 1)n!)/(∏_(0 ⩽ k < n)(x + k)), v_n(x) = (n^x(n − 1)!)/(∏_(0 ⩽ k < n)(x + k)).
Montrer que pour toutx ∈ ]0, 1], u_n(x) ⩽ f(x) ⩽ v_n(x) etu_n(x) ⩽ Γ(x) ⩽ v_n(x) . - (e)Montrer que pour tout
x ∈ ]0 , 1[, les suites(u_n(x))_(n ⩾ 1) et(v_n(x))_(n ⩾ 1) sont équivalentes. - (f)En déduire que pour tout
x ∈ ]0, 1[ ,
lim_(n ⟶ + ∞)u_n(x) = lim_(n ⟶ + ∞)v_n(x) = f(x). - (g)En déduire que pour tout
x ∈ ]0, 1 ],f(x) = Γ(x) . - (h)Montrer finalement que
f = Γ .
- Montrer que pour tout réel
x strictement positif,
Cette formule est due à Euler. On admettra par la suite qu'elle reste valable lorsque
x est un nombre complexe dont la partie réelle est strictement positif.
Troisième partie : fonction caractéristique
Définition 5. Pour X une variable aléatoire réelle, on appelle fonction caractéristique de X la fonction
Φ_X définie par
pour tout réel t où cette espérance existe.
34. Déterminer la fonction caractéristique d'une variable aléatoire réelleY suivant une loi géométrique de paramètre
p ∈ ]0, 1[ . On n'oubliera pas de préciser son ensemble de définition.
35. On suppose queX est à une variable aléatoire prenant ses valeurs dans
ℕ .
34. Déterminer la fonction caractéristique d'une variable aléatoire réelle
35. On suppose que
- (a)Montrer que
Φ_X est bien définie surℝ , puis qu'elle est continue et bornée surℝ . - (b)On suppose que
X admet une espérance𝔼(X) . Montrer queΦ_X est de classeC^1 surℝ , puis exprimer𝔼(X) en fonction deΦ_X et sa dérivée. - (c)Plus généralement, on suppose maintenant que
𝔼(X^k) existe pour tout entier naturelk . Montrer queΦ_X est de classeC^∞ surℝ , puis exprimer𝔼(X^k) en fonction deΦ_X et de ses dérivées. - (d)Lorsque
X possède une espérance, donner une relation simple entre la fonction génératriceQ_X deX (voir la définition 2) etΦ_X .
- Soient
X etY deux variables aléatoires indépendantes prenant leurs valeurs dansℕ . DéterminerΦ_(X + Y) en fonction deΦ_X et deΦ_Y .
Quatrième partie : la loi de Gumbel
Définition 6. On définit la fonction
f : ℝ ⟶ ℝ par
- 37.Montrer que
f est une densité de probabilité surℝ .
Définition 7. On dit que
X suit une loi de Gumbel si
X admet
f comme densité.
Jusqu'à la fin de cette partie,
X désigne une variable aléatoire réelle suivant la loi de Gumbel.
- 38.Déterminer la fonction de répartition de
X . - 39.Montrer que
X admet une espérance et une variance, sans chercher à les calculer. - 40.(a) Montrer que
𝔼(X) = − ∫_0^(+ ∞)ln(t)e^(− t) dt .- (b)Montrer que
∫_0^(+ ∞)ln(t)e^(− t) dt = lim_(n → + ∞)∫_0^n(1 − t/n)^n ln(t)dt . - (c)Montrer que pour tout entier naturel
n non nul,
∫_0^n(1 − t/n)^n ln(t)dt = n/(n + 1)(ln(n) − H_(n + 1)). - (d)En déduire la valeur de
𝔼(X) .
- (b)Montrer que
- 41.Montrer que
𝔼(X^2) = ∫_0^(+ ∞)(ln(t))^2 e^(− t) dt .
Avec des méthodes semblables à celles de la question 40. (c) on peut montrer (on ne demande pas de le faire!) que
- 42.(a) Établir que pour tout entier naturel
n non nul,
2∑_(i = 1)^n(H_i)/i = H_n^2 + ∑_(i = 1)^n 1/(i^2). - (b)En déduire la valeur de
𝕍(X) .
- (b)En déduire la valeur de
- 43.On rappelle que
Φ_X est la fonction caractéristique associée àX introduite à la partie précédente, définition 5. Montrer que pour toutt ∈ ℝ ,
Φ_X(t) = Γ(1 − it).
Cinquième partie : convergence en loi
On rappelle que pour tout entier naturel n non nul,
T_n désigne la variable aléatoire introduite dans la première partie, égale au nombre de tirages nécessaires pour obtenir pour la première fois au moins chacun des
n jetons. Pour tout entier naturel
n non nul, on pose
- 44.Soit
n un entier naturel non nul. ExprimerΦ_(Z_n) en fonction deΦ_(T_n) . - 45.Montrer que pour tout
t ∈ ] − ∞, 1[ ,
lim_(n ⟶ + ∞)Φ_(Z_n)(t) = Γ(1 − it).
On admet que ce résultat assure la convergence en loi de
Z_n vers une loi de Gumbel.
- 46.Montrer pour tout réel
ε strictement positif,
lim_(n ⟶ + ∞)P(T_n − nln(n) ⩽ εn) = exp(− exp(− ε)).
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