Agrégation mathématiques interne 2025, épreuve 2Sujet et rapport du jury
Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la seconde épreuve écrite de la session 2025
- Intégrales généralisées
- Probabilités et variables aléatoires
- Connexité et convexité dans R
- Produit scalaire
- Matrices symétriques positives
- Théorème spectral
- Topologie en dimension finie
- Projection orthogonale
- Fonctions convexes
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
Vrai-faux d'analyse et de probabilités, matrices symétriques positives et convexitéAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
La seconde épreuve écrite de l'agrégation interne de mathématiques 2025 s'ouvre sur un vrai-faux, suivi d'un exercice préliminaire sur les matrices symétriques positives et de plusieurs parties sur des ensembles convexes et l'optimisation. Le sujet est de difficulté progressive : les premières questions reposent sur des notions classiques, les suivantes demandent de réutiliser et d'adapter les résultats établis.
- 1Vrai ou fauxQuestions argumentées sur les intégrales et leur convergence, les probabilités, l'indépendance de variables aléatoires, la connexité et les parties convexes de R.
- 2Exercice préliminaireProduit scalaire, matrices symétriques positives et définies positives, convexité, fermeture et adhérence de ces ensembles, diagonalisation en base orthonormée.
- 3Première partieÉtude d'une quantité J(x) associée à un ensemble C contenant 0 dans son intérieur, avec arguments de compacité et de bornes inférieures.
- 4Deuxième partieProjection orthogonale sur un sous-espace, sous-espaces affines et inégalité de Cauchy-Schwarz.
- 5Cinquième et sixième partiesFonction convexe deux fois dérivable, puis arguments de dimension faisant intervenir l'orthogonalité.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 36,04 / 20 · écart-type 18,3 · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 36,04/ 20
- Écart-type
- 18,3
- 1er quartile
- 24
- Médiane
- 38
- 3e quartile
- 49
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesConfondre une fonction et son intégrale · Indépendance supposée par défaut · Matrices symétriques positives mal caractériséesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe sujet est de difficulté progressive et le jury insiste sur la rigueur des premières questions : nommer les propriétés utilisées et vérifier les hypothèses des théorèmes. Dans les parties suivantes, il faut comprendre le sens du problème, distinguer les sections et réutiliser les résultats précédents. De nombreuses confusions sur la nature des objets et sur les notions de matrice symétrique positive ont été relevées.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Confondre une fonction et son intégraleQ2
Beaucoup pensent qu'une fonction qui tend vers 0 en l'infini a une intégrale convergente ; la continuité et le signe de l'intégrande sont souvent oubliés.
« chez beaucoup de candidats, on note une confusion du comportement de f avec celui de son intégrale. »
- 2Indépendance supposée par défautQ4
Des candidats considèrent des variables aléatoires indépendantes sans que rien ne le justifie, puis en tirent des conclusions logiquement fausses.
« trop de candidats considèrent, par défaut, que les variables aléatoires sont indépendantes. »
- 3Matrices symétriques positives mal caractériséesQ9 à Q11
La symétrie est oubliée, la positivité n'est vérifiée que sur des vecteurs propres, et des valeurs propres positives ou un déterminant positif sont pris pour des critères suffisants.
« une matrice réelle ayant des valeurs propres toutes positives n’est pas forcément dans »
- 4Diagonalisation hors base orthonorméeQ14
Il faut une matrice de passage orthogonale pour obtenir une matrice symétrique ; la plupart se contentent de la positivité des valeurs propres.
- 5Hypothèses topologiques omisesQ16 à Q20
L'argument de dimension finie pour la compacité d'un fermé borné est souvent absent, 0 doit être intérieur à C, et une borne inférieure n'est pas un minimum.
« L’argument de dimension finie pour dire qu’un fermé borné est compact est souvent omis. »
- 6Nature des objets et notationsQ9, Q17 à Q20
J(x) est un nombre et non un ensemble, C n'est plus la boule unité dans les questions 17 à 20, et appartenance et inclusion ne doivent pas être confondues.
Ce qui a été bien réussi
- La question 8, classique, a plutôt bien été traitée.
- La question 11 est assez souvent bien réussie.
- Le fait que les convexes de R soient les intervalles est en général connu (question 7).
- L'inclusion de l'adhérence des matrices définies positives dans les matrices positives est souvent obtenue (question 13).
Conseils du jury
- Dans le vrai-faux, faire apparaître clairement la conclusion au début ou à la fin de la réponse.
- Nommer les théorèmes utilisés et vérifier explicitement leurs hypothèses, par exemple la continuité pour le théorème fondamental de l'analyse.
- Préférer un contre-exemple bien justifié à une affirmation générale incertaine.
- Préciser la nature des objets manipulés et quantifier les expressions.
- Écrire à l'encre noire ou bleu foncé, numéroter les questions et ne pas recopier l'énoncé.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2025.
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Concours interne et CAER
MATHÉMATIQUES
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
INFORMATION AUX CANDIDATS
AGRÉGATION INTERNE MATHÉMATIQUES
- Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public:
| E | I |
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
- Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :
| E | A | H |
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
Notations et rappels
Théorème 2. (inégalité arithmético-géométrique). Soit
Le sujet est composé d'un vrai/faux, d'un exercice préliminaire et d'un problème en huit parties. Les résultats de l'exercice préliminaire peuvent être utilisés durant le problème.
Vrai/faux
- 1.Si
f : ℝ ⟶ ℝ est une fonction continue, la fonctionx ⟼ ∫_0^x(x − t)f(t)dt est deux fois dérivable surℝ et sa dérivée seconde estf . - 2.L'intégrale
∫_0^(+ ∞)(ln(t))/(1 + t^2) dt est convergente et est nulle. - 3.Il existe une probabilité P sur
ℕ^∗ telle que :
∀k ∈ ℕ^∗, P({k}) = 1/(k(k + 1)). - 4.Si
X etY sont deux variables aléatoires définies sur un univers probabilisé(Ω, A, P) suivant toutes les deux des lois de Rademacher. Alors la variable aléatoireXY suit une loi de Rademacher. - 5.Soit
E un espace vectoriel normé. SoientA etB deux parties deE telles queA ⊂ B . On suppose queA est dense dansB et queB est dense dansE . AlorsA est dense dansE . - 6.La réunion de deux parties convexes de
ℝ^n est une partie convexe deℝ^n . - 7.La seule partie convexe dense de
ℝ estℝ .
Exercice préliminaire
- 8.Soit
Φ l'application définie surM_n(ℝ)^2 parΦ(A, B) = Tr(AB^⊤) . Montrer queΦ est un produit scalaire surM_n(ℝ) .
- 9.(a) Soit
A ∈ S_n(ℝ) . Montrer queA ∈ S_n^+(ℝ) si, et seulement si,Sp(A) ⊂ ℝ_+ .- (b)Énoncer et démontrer une caractérisation similaire des matrices de
S_n^(+ +)(ℝ) à l'aide de leurs spectres.
- (b)Énoncer et démontrer une caractérisation similaire des matrices de
- 10.Soient
A une matrice deS_n^(+ +)(ℝ) etB ∈ M_n(ℝ) une matrice inversible. Montrer queB^⊤AB ∈ S_n^(+ +)(ℝ) . - 11.Montrer que
S_n^+(ℝ) etS_n^(+ +)(ℝ) sont convexes. - 12.Montrer que
S_n^+(ℝ) est un fermé deM_n(ℝ) . - 13.Montrer que
S_n^(+ +)(ℝ) est dense dansS_n^+(ℝ) . - 14.Soit
S ∈ S_n^(+ +)(ℝ) . Montrer qu'il existe une unique matriceR ∈ S_n^(+ +)(ℝ) telle queR^2 = S . On noteraR = S^(1/2) . - 15.Soit
S ∈ S_n^(+ +)(ℝ) . Justifier queS^(1/2) est inversible, puis que(S^(1/2))^(− 1) = (S^(− 1))^(1/2) . On notera plus simplementS^(− 1/2) la matrice(S^(1/2))^(− 1) .
Première partie : jauge d'un corps convexe symétrique
- 16.Montrer que si
C est la boule unité d'une normeN définie surℝ^n , alorsC est un corps convexe symétrique.
- 17.Justifier que
J , la jauge deC , est bien définie et queJ(0) = 0 . - 18.Soit
x ∈ ℝ^n . Montrer queJ(x) = 0 si, et seulement si,x = 0 . - 19.(a) Montrer que pour tout
x ∈ ℝ^n , pour toutμ ∈ ℝ_+^∗, J(μx) = μJ(x) .- (b)Montrer que pour tout
x ∈ ℝ^n , pour toutμ ∈ ℝ, J(μx) = |μ|J(x) .
- (b)Montrer que pour tout
- 20.Montrer que
C = {x ∈ ℝ^n, J(x) ⩽ 1} . - 21.Soient
x ety deux éléments deℝ^n . Soitε un réel strictement positif. On note :
x^′ = x/(J(x) + ε) et y^′ = y/(J(y) + ε).
Soitα = (J(x) + ε)/(J(x) + J(y) + 2ε) etz = αx^′ + (1 − α)y^′ .- (a)Montrer que
x^′ ety^′ appartiennent àC . En déduire quez ∈ C . - (b)En déduire que
J(x + y) ⩽ J(x) + J(y) .
- (a)Montrer que
- 22.(a) Déduire de ce qui précède que
J est une norme.- (b)Quelle est la boule unité de cette norme
J ? - (c)En déduire que
∂C = {x ∈ ℝ^n, J(x) = 1} .
N_1 etN_2 sont deux normes deℝ^n ayant la même boule unité, alorsN_1 = N_2 . - (b)Quelle est la boule unité de cette norme
Deuxième partie : généralités sur les ensembles convexes
Dans toute cette partie, on désigne par
24. Soit
- (a)Montrer qu'il existe
x_a ∈ C tel que‖a − x_a‖_E = inf_(x ∈ C)‖a − x‖_E . Justifier que sia ∉ C , alors‖a − x_a‖_E > 0 . - (b)Soient
x_0, x_1 ∈ C tels que‖a − x_0‖_E = ‖a − x_1‖_E = inf_(x ∈ C)‖a − x‖_E . Montrer quex_0 = x_1 . Indication : On pourra raisonner par l'absurde et considérer(x_0 + x_1)/2 .
- (a)Montrer qu'il existe
25. Soit
- (a)Soit l'application
f : E ⟶ ℝ définie parf(x) = ⟨a − π_C(a), x⟩_E . Soit l'ensembleH = {x ∈ E, f(x) = f(a)} . Justifier queH est un sous-espace affine deE . Quelles sont les dimensions possibles pourH ?
- (a)Soit l'application
- (b)Vérifier que
f(π_C(a)) ⩽ f(a) et que cette inégalité est stricte sia ∉ C . - (c)Montrer que pour tout
x ∈ C, f(x) ⩽ f(π_C(a)) .
Indication : On pourra considérer l'applicationg : [0, 1] ⟶ ℝ_+ qui àt associe‖a − ((1 − t)π_C(a) + tx)‖_E^2 . - (d)Soit
b ∈ C tel que pour toutx ∈ C, ⟨a − b, x − b⟩_E ⩽ 0 . Pour toutx ∈ C , montrer que‖a − x‖_E ⩾ ‖a − b‖_E et en déduire queb = π_C(a) .
26. (a) Soient
- (b)En déduire que
π_C est 1-lipschitzienne.
- Soit
a ∈ ∂C . Soit(a_p)_(p ∈ ℕ) une suite d'éléments deE∖C qui converge versa .
- (a)Montrer que la suite
((a_p − π_C(a_p))/(‖a_p − π_C(a_p)‖_E))_(p ∈ ℕ) est une suite deE et qu'elle possède une sous-suite convergeant vers un élémenty deE . - (b)Montrer que
y est non nul et que pour toutx ∈ C, ⟨y, x − a⟩_E ⩽ 0 .
Troisième partie : sur les ellipsoïdes
28. Soit
29. Soit
- (a)Soit
B ∈ M_n(ℝ) une matrice inversible. Montrer queB^(− 1)E_A = {B^(− 1)x, x ∈ E_A} est un ellipsoïde. - (b)Montrer que
E_A = A^(− 1/2)B_2^n . - (c)En déduire que
E_A est un corps convexe symétrique. - (d)Quelle est la jauge
J_A associée àE_A ? - (e)Montrer que cette jauge
J_A est une norme euclidienne. On donnera la matrice du produit scalaire associé à cette norme dans la base canonique deℝ^n .
- Soient
E_A etE_B deux ellipsoïdes deℝ^n , respectivement associés àA etB ∈ S_n^(+ +)(ℝ) . Montrer queE_A = E_B si et seulement siA = B . - Soient
E_A etE_B deux ellipsoïdes deℝ^n , respectivement associés àA etB ∈ S_n^(+ +)(ℝ) . Montrer queE_A ⊆ E_B si et seulement si pour toutx ∈ E, ⟨Bx, x⟩ ⩽ ⟨Ax, x⟩ .
- Dans cette question uniquement, on suppose
n = 3 . Soitr un réel strictement positif. Donner une relation entreμ(B¯(0, r)) et le volume deB¯(0, r) . - Soit
E un ellipsoïde deℝ^n . SoitB ∈ M_n(ℝ) une matrice inversible. Préciser la mesure deB^(− 1)E en fonction de la mesure deE .
- 34.Soit
(e_1, …, e_n) une base orthonormée deℝ^n et soienta_1, …, a_n des réels strictement positifs. SoitE = {x = ∑_(i = 1)^n x_i e_i ∈ ℝ^n, ∑_(i = 1)^n a_i x_i^2 ⩽ 1} . Montrer queE est un ellipsoïde deℝ^n et calculer sa mesure. - 35.Soit
A ∈ S_n(ℝ) .- (a)Justifier que
A admetn valeurs propres réelles (comptées avec leurs ordres de multiplicité)λ_1 ⩾ λ_2 ⩾ ⋯ ⩾ λ_n et qu'il existe une base orthonormée(f_1, …, f_n) deℝ^n telle que pour touti ∈ {1, …, n}, Af_i = λ_i f_i . - (b)Soit
k ∈ [ [1, n] ] . Montrer que l'on a
λ_k = sup_(V ∈ G_k)min_(x ∈ V; ‖x‖ = 1)⟨Ax, x⟩,
oùG_k désigne l'ensemble des sous-espaces vectoriels deℝ^n de dimensionk .
Indication : SiV ∈ G_k , on pourra considérer l'intersection deV avec le sous-espace engendré parf_k, …, f_n .
- (a)Justifier que
- 36.Soient
E etE^′ sont deux ellipsoïdes deℝ^n tels queE ⊂ E^′ . Montrer queμ(E) ⩽ μ(E^′) .
Quatrième partie : existence d'un ellipsoïde de mesure maximale
- 37.Justifier que
C est borné et qu'il existe un ellipsoïdeE^′ tel queC ⊂ E^′ . - 38.Soit
A = {μ(E), E ellipsoïde tel queE ⊂ C} . Montrer queA est non vide et majoré. En déduire qu'il admet une borne supérieure notéeα . - 39.Justifier qu'il existe une suite
(A_p)_(p ∈ ℕ^∗) d'éléments deS_n^(+ +)(ℝ) telle que, en notantE_p l'ellipsoïde associé àA_p , pour toutp ∈ ℕ^∗, E_p ⊂ C etlim_(p → + ∞)μ(E_p) = α . - 40.Pour
A ∈ S_n(ℝ) , on poseN(A) = sup_(‖x‖ = 1)|⟨Ax, x⟩| . Montrer queN est une norme surS_n(ℝ) . - 41.Soit
p ∈ ℕ^∗ . On introduit0 < λ_1(p) ⩽ ⋯ ⩽ λ_n(p) les valeurs propres deA_p . Montrer que la suite(λ_1(p))_(p ∈ ℕ^∗) est minorée par un réel strictement positif, puis que la suite(λ_n(p))_(p ∈ ℕ^∗) est majorée. - 42.En déduire que la suite
(A_p)_(p ∈ ℕ^∗) est bornée pour la normeN . - 43.En déduire qu'il existe
φ : ℕ^∗ ⟶ ℕ^∗ strictement croissante etA ∈ S_n^+(ℝ) telles quelim_(p → + ∞)A_(φ(p)) = A . - 44.Montrer que
A ∈ S_n^(+ +)(ℝ) . - 45.En déduire qu'il existe un ellipsoïde
E de mesure maximale inclus dansC .
Cinquième partie : unicité de l'ellipsoïde de mesure maximale
- 46.Montrer que la fonction
f : x ⟼ ln(1 + e^x) est strictement convexe surℝ . - 47.Montrer que pour tout
A ∈ S_n^(+ +)(ℝ), det^(1/n)(I_n + A) ⩾ 1 + det^(1/n)(A) avec égalité si, et seulement s'il existeλ > 0 tel queA = λI_n . - 48.En déduire que pour tous
A, B ∈ S_n^(+ +)(ℝ) ,det^(1/n)(A + B) ⩾ det^(1/n)(A) + det^(1/n)(B) avec égalité si, et seulement s'il existeλ > 0 tel queB = λA . Indication : on pourra utiliser la matriceA^(1/2) introduite dans l'exercice préliminaire. - 49.En déduire que si
A etB appartiennent àS_n^(+ +)(ℝ) ,det((A + B)/2) ⩾ √(det(A)det(B)) . Caractériser les cas d'égalité.
- Montrer l'unicité de l'ellipsoïde de mesure maximale.
Sixième partie : le théorème de John, sens indirect
Théorème 8. Soit
51. Soit
- (a)Déterminer le noyau et l'image de
ψ_u , ainsi que leurs dimensions. - (b)Montrer que
ψ_u est diagonalisable et déterminer ses valeurs propres. - (c)Déterminer la trace de
ψ_u . - (d)Déterminer la matrice de
ψ_u dans la base canonique deℝ^n .
- 52.Soit
v ∈ ∂C ∩ S^(n − 1) . D'après la question 27, il existey ∈ ℝ^n , non nul, tel que pour toutx ∈ C, ⟨y, x − v⟩ ⩽ 0 .- (a)Montrer que l'ensemble
H = {x ∈ ℝ^n, ⟨y, x − v⟩ = 0} est l'hyperplan tangent àS^(n − 1) env . - (b)En déduire que pour tout
x ∈ C, ⟨v, x⟩ ⩽ 1 .
- (a)Montrer que l'ensemble
- Soit
E l'ellipsoïde inclus dansC de mesure maximale.
- (a)Montrer qu'il existe une base orthonormée
(e_1, …, e_n) deℝ^n et des nombres réelsα_1, …, α_n strictement positifs tels que
E = {x ∈ ℝ^n, ∑_(j = 1)^n(⟨x, e_j⟩^2)/(α_j^2) ⩽ 1}.
Quitte à appliquer une isométrie, on suppose maintenant que(e_1, …, e_n) est la base canoniqueF deℝ^n . Alors
E = {x = (x_1, …, x_n) ∈ ℝ^n, ∑_(j = 1)^n(x_j^2)/(α_j^2) ⩽ 1}. - (b)Exprimer la mesure de
E en fonction deα_1, …, α_n . - (c)Soit
v = (v_1, …, v_n) ∈ ∂C ∩ S^(n − 1) . Montrer que∑_(j = 1)^n α_j v_j^2 ⩽ 1 . Indication : On pourra utiliser le vecteurw = (α_1 v_1, …, α_n v_n) . - (d)Calculer
∑_(i = 1)^m c_i .
- (a)Montrer qu'il existe une base orthonormée
- (e)Montrer que si
x ∈ ℝ^n , alors‖x‖^2 = ∑_(i = 1)^m c_i⟨x, u_i⟩^2 . - (f)Pour tout
i ∈ {1, …, m} , on poseu_i = (u_(i, 1), …, u_(i, n)) . Montrer que
∑_(i = 1)^m∑_(j = 1)^n c_i α_j u_(i, j)^2 ⩽ n. - (g)En déduire que
(∏_(j = 1)^n α_j)^(1/n) ⩽ 1/n∑_(j = 1)^n α_j ⩽ 1. - (h)Conclure.
Septième partie : le théorème de John, sens direct
54. Montrer que
55. Montrer que
56. Montrer que pour toute matrice
57. (a) Montrer qu'il existe une forme linéaire
- (b)Montrer qu'il existe
H ∈ M_n(ℝ) unique telle que
∀M ∈ M_n(ℝ), f(M) = Tr(HM).
58. En déduire que pour tout
- 59.Pour tout
δ > 0 , on poseE_δ = {x ∈ ℝ^n, ⟨(I_n + δH)x, x⟩ ⩽ 1} . Montrer qu'il existeα > 0 tel que pour toutδ ∈ ]0, α[, E_δ est un ellipsoïde deℝ^n et calculer sa mesure. - 60.(a) Montrer qu'il existe
η ∈ ]0, α[ tel que pour toutδ ∈ ]0, η[ , pour toutu ∈ ∂C ,
⟨(I_n + δH)u, u⟩ > 1.
Indication : On pourra utiliser le fait suivant, après l'avoir justifié : pour toute réunion∂C = ⋃_(i ∈ I)(U_i ∩ ∂C) avec pour touti ∈ I, U_i ouvert deℝ^n , il existeJ ⊂ I fini tel que∂C = ⋃_(i ∈ J)(U_i ∩ ∂C) .
- (b)En déduire que pour tout
δ ∈ ]0, η[, E_δ ⊂ C .
- (b)En déduire que pour tout
- 61.Conclure.
Huitième partie : une conséquence du théorème de John
- 62.On suppose uniquement dans cette question que
E = B_2^n . Montrer queB_2^n ⊂ C ⊂ √nB_2^n . - 63.En déduire que
E ⊂ C ⊂ √nE .
- 64.Vérifier que
C est un corps convexe symétrique.
- 65.Soit
(X_i)_(1 ⩽ i ⩽ n) une suite de variables aléatoires indépendantes définies sur un univers probabilisé(Ω, A, P) , qui suivent une loi de Rademacher. Montrer que :
E(‖(X_1, …, X_n)‖_E^2) ⩾ n. - 66.Conclure.
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte l'épreuve 2 de l'agrégation interne de maths 2025 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte l'épreuve 2 de l'agrégation interne de maths 2025 ?
D'après le rapport, elle commence par un vrai-faux d'analyse et de probabilités, puis un exercice préliminaire sur les matrices symétriques positives, avant plusieurs parties sur la convexité, la projection orthogonale et les fonctions convexes.
Quelle est la moyenne de la seconde épreuve écrite de l'agrégation interne de mathématiques 2025 ?
Le rapport indique une moyenne de 36,04 sur 100 avec un écart-type de 18,3 et une médiane de 38.
Quelles erreurs le jury de l'agrégation interne 2025 a-t-il relevées à l'épreuve 2 ?
Le jury cite la confusion entre une fonction et son intégrale, l'indépendance de variables aléatoires supposée sans justification, des critères faux de positivité d'une matrice, l'oubli de la dimension finie pour la compacité et des confusions sur la nature des objets.
Comment rédiger le vrai-faux de l'agrégation interne de maths ?
Le jury demande d'afficher clairement la conclusion, de nommer les propriétés utilisées, de vérifier les hypothèses des théorèmes et de privilégier un contre-exemple justifié.
Pas de description pour le moment