Agrégation mathématiques interne 2023, épreuve 2Sujet et rapport du jury
Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la deuxième épreuve écrite de la session 2023
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Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2023.
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Égalité
Fraternité
SESSION 2023
AGRÉGATION
Concours interne et CAER
Concours interne et CAER
Section
MATHÉMATIQUES
MATHÉMATIQUES
Deuxième épreuve
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Il appartient au candidat de vérifier qu'il a reçu un sujet complet et correspondant à l'épreuve à laquelle il se présente.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
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INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie. Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
AGRÉGATION INTERNE MATHÉMATIQUES
- Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public:
Concours Section/option Épreuve Matière
\begin{tabular}{|l|l|l|l|}
| E | I | 1 |
\hline 1 & O & O & A
\hline
\end{tabular} \begin{tabular}{|l|l|l|l|}
\hline
\end{tabular} \begin{tabular}{|l|l|l|l|}
\hline 1 & 0 & 5 & 0
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
- Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :
Concours Section/option Épreuve Matière
\begin{tabular}{|l|l|l|l|l|}
| E | A | H |
\hline 1 & O & O & A
\hline
\end{tabular} \begin{tabular}{|l|l|l|l|}
\hline
\end{tabular}
\hline 1 & 0 & 2
\hline
\end{tabular}
\hline
\end{tabular}
Notations
Dans tout le problème on désigne par
ℕ l'ensemble des entiers naturels, par
ℝ le corps des nombres réels et par
M_(m, n)(ℝ) l'espace vectoriel des matrices à coefficients réels avec
m lignes et
n colonnes. Lorsque
m = n , on écrira plus simplement
M_n(ℝ) au lieu de
M_(n, n)(ℝ) .
On note
𝒞^k(I, F) l'espace vectoriel des applications de classe
𝒞^k sur l'intervalle I et à valeurs dans un espace vectoriel vectoriel normé F de dimension finie.
Pour
f ∈ 𝒞^0([a, b], F) , on notera
∫_a^b f(t)dt l'intégrale de
f sur
[a, b] .
Notations et rappels sur les équations différentielles
Les équations différentielles étudiées par la suite sont définies pour des fonctions d'une variable
x à valeurs dans l'intervalle
I = [0, 1] . Dans ce cadre, nous adoptons les définitions suivantes.
- -Une équation différentielle linéaire scalaire du premier ordre d'inconnue
y ∈ 𝒞^1([0, 1], ℝ) est du type
y^′ + uy = v avec(u, v) ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ)^2.
La fonctionv est le second membre de l'équation. Siv = 0 , on dit que l'équation est homogène. - -Une équation différentielle linéaire scalaire du deuxième ordre d'inconnue
y ∈ 𝒞^2([0, 1], ℝ) est du type
y^(′′) + uy^′ + vy = w avec(u, v, w) ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ)^3.
La fonction w est le second membre de l'équation. Siw = 0 , on dit que l'équation est homogène. - -Soit
n ⩾ 2 un entier. Une équation différentielle linéaire matricielle du premier ordre d'inconnueY ∈ 𝒞^1([0, 1], M_(n, 1)(ℝ)) estdu type
Y^′ + UY = V avec U ∈ 𝒞^0([0, 1], M_n(ℝ)) et V ∈ 𝒞^0([0, 1], M_(n, 1)(ℝ)).
La fonctionV est le second membre de l'équation. SiV = 0 , on dit que l'équation est homogène.
Soient
U ∈ 𝒞^0([0, 1], M_n(ℝ)) et
V ∈ 𝒞^0([0, 1], M_(n, 1)(ℝ)) . Pour
t_0 ∈ [0, 1] et
Y_0 ∈ M_(n, 1)(ℝ) , on appelle problème de Cauchy la recherche d'une fonction
Y ∈ 𝒞^1([0, 1], M_(n, 1)(ℝ)) vérifiant
Dans ce cadre, on rappelle le théorème de Cauchy pour les équations différentielles linéaires matricielles (aussi appelées vectorielles) du premier ordre, qui pourra être utilisé tout au long du sujet :
Théorème de Cauchy
Soient
U ∈ 𝒞^0([0, 1], M_n(ℝ)) et
V ∈ 𝒞^0([0, 1], M_(n, 1)(ℝ)) , ainsi que
t_0 ∈ [0, 1] et
Y_0 ∈ M_(n, 1)(ℝ) . Il existe une unique solution
Y ∈ 𝒞^1([0, 1], M_(n, 1)(ℝ)) définie sur [0,1] du problème de Cauchy (1).
Présentation du problème de Sturm-Liouville
Par la suite, et jusqu'à la fin du problème,
a, b, c et
d désignent quatre réels fixés tels que
(a, b) ≠ (0, 0) et
(c, d) ≠ (0, 0) .
- -On note
ℰ l'espace préhilbertien𝒞^0([0, 1], ℝ) muni du produit scalaire⟨f, g⟩ = ∫_0^1 fg . La norme associée est notée‖‖_2 . - -On note
ℰ_2 le sous-espace vectoriel deℰ constitué des fonctionsg de𝒞^2([0, 1], ℝ) telles que
ag(0) + bg^′(0) = 0 et cg(1) + dg^′(1) = 0.
Pour
p ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ) , on définit l'application linéaire
Par extension, et bien que
H_p ne soit pas un endomorphisme (les espaces vectoriels de départ et d'arrivée sont distincts), on dit que le réel
λ est une valeur propre de
H_p s'il existe un élément y non nul de
ℰ_2 vérifiant
H_p(y) = λy . Dans ce cas,
y est un vecteur propre de
H_p associé à
λ et
{y ∈ ℰ_2/H_p(y) = λy} est le sous-espace propre de
H_p associé à
λ .
Enfin, pour
f ∈ ℰ , on considère le problème de Sturm-Liouville, d'inconnue
y ∈ 𝒞^2([0, 1], ℝ)
Ainsi,
y ∈ 𝒞^2(0, 1], ℝ) est une solution du problème
SL_p(f) si et seulement
y ∈ ℰ_2 et si
H_p(y) = f .
L'objectif de ce problème est d'étudier l'existence et/ou l'unicité de solutions du problème de Sturm-Liouville.
- -La partie I met en place des résultats classiques pour l'étude des équations différentielles linéaires.
- -La partie II traite d'un exemple et pose le problème de l'existence et de l'unicité d'une solution à un problème de Sturm-Liouville explicite.
- -Une étude spectrale de l'application
H_p est proposée à la partie III et, lorsque cet opérateur est bijectif, une étude spectrale de l'inverse est menée en partieV . - -La partie IV étudie le problème de Sturm-Liouville lorsque l'application
H_p est injective. - -La question initiale est traitée dans la partie VI, en lien avec le spectre de l'application
H_p .
I. Exercices préliminaires
Il s'agit de résultats classiques utiles par la suite. Bien entendu, ces résultats sont à établir, même s'ils apparaissent explicitement au programme du concours.
- 1.Les affirmations suivantes sont-elles vraies ou fausses? On justifiera soigneusement les réponses.
- (a)Affirmation : « la fonction
x ⟼ e^x − 4 , définie surℝ , est solution de l'équation différentielley^′ = y + 4.≫ - (b)Affirmation : « l'unique solution du système de Cauchy
{y^′ = y + 4; y(0) = 1
est la fonctionx ⟼ e^x − 4 , définie surℝ . » - (c)Affirmation : « l'équation différentielle
y^′ = y + 4 possède une unique solution définie surℝ . » - (d)Affirmation : «l'ensemble des solutions de l'équation
y^′ = y + 4 est un sous-espace vectorielde𝒞^1(ℝ, ℝ) . »
- (a)Affirmation : « la fonction
- 2.(a) On étudie l'équation différentielle scalaire homogène du premier ordre
y^′ + py = 0 , avecp ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ) .
En considérant, poury ∈ 𝒞^1([0, 1], ℝ) , la fonctionz : x ⟼ y(x)e^(∫_0^x p(t)dt) , déterminer l'ensemble des solutions de cette équation différentielle.- (b)On considère à présent une équation différentielle scalaire du premier ordre
y^′ + py = f , avec(p, f) ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ)^2 .
En considérant, poury ∈ 𝒞^1([0, 1], ℝ) , la fonctionz : x ⟼ y(x)e^(∫_0^x p(t)dt) , établir que les solutions de l'équation sont les fonctions du type
y : x ⟼ αe^(− ∫_0^x p(t)dt) + ∫_0^x f(u)e^(∫_0^u p(t)dt) du
oùα est une constante réelle arbitraire.
- (b)On considère à présent une équation différentielle scalaire du premier ordre
Jusqu'à la fin de cette partie, pour
p un élément de
𝒞^1([0, 1], ℝ) ,
q et
f des éléments de
𝒞^0([0, 1], ℝ) , on considère les équations différentielles linéaires
On note
𝒮(E), 𝒮(EH), 𝒮(S) et
𝒮(SH) les ensembles des solutions de
(E), (EH), (S) et
(SH) respectivement.
- 3.(a) Vérifier que si
y est solution de(E) , alors(y/(y^′)) est solution de(S) . - (b)Réciproquement, montrer que si
((z_1)/(z_2)) est solution de(S) , alorsz_1 est solution de(E) etz_2 = z_1^′ .
- 4.En déduire le résultat fondamental pour les équations différentielles linéaires scalaires d'ordre deux suivant :
Pourt_0 ∈ [0, 1] et(α, β) ∈ ℝ^2 , il existe une unique solution de(E) vérifianty(t_0) = α ety^′(t_0) = β . - 5.(a) Établir que l'ensemble
𝒮(EH) des solutions de(EH) est un sous-espace vectoriel deℰ de dimension 2.- (b)Montrer que l'ensemble des solutions de
(E) est un sous-espace affine deℰ de direction𝒮(EH) . - (c)Pour tout couple de solutions
(y_1, y_2) de(EH) , on définit le wronskienw de ce couple de solutions par
∀x ∈ [0, 1], w(x) = |y_1(x), y_2(x); y_1^′(x), y_2^′(x)|.
Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes :- i.
(y_1, y_2) est une base de𝒮(EH) . - ii.Pour tout
x ∈ [0, 1], w(x) est non nul. - iii.Il existe
x ∈ [0, 1] tel quew(x) est non nul.
- i.
- (b)Montrer que l'ensemble des solutions de
Indication : on pourra travailler sur le système (SH) équivalent à (EH).
Un tel couple(y_1, y_2) de solutions de
(EH) est appelé système fondamental de solutions de
(EH) .
Un tel couple
- 6.On considère à nouveau l'équation avec second membre
(E) .
Montrer qu'il existe une fonctionu ∈ 𝒞^2([0, 1]]0,, + ∞[) telle que la proposition suivante est vraie :
la fonctiony est solution de(E) si et seulement si la fonctionz définie pary = uz est solution d'une équation du type− z^(′′) + rz = g .
Les fonctionsr etg seront explicitées à partir dep, q etf . - 7.Établir que le wronskien
w = y_1 y_2^′ − y_1^′ y_2 d'un système fondamental de solutions(y_1, y_2) d'une équation du type− y^(′′) + py = 0 est une fonction constante non nulle.
Ainsi, la résolution d'une équation telle que
(E) est équivalente à la résolution d'une équation du type
− y^(′′) + py = f . C'est cette équation réduite qui sera étudiée par la suite.
II. Étude d'un exemple d'équation de Sturm-Liouville
Dans cette partie, exceptée la dernière question, on étudie le problème de Sturm-Liouville
SL_p(f) dans le cas particulier
p = 0, a = c = 1 et
b = d = 0 :
- 8.Déterminer la solution
y_1 de l'équation différentielley^(′′) = 0 vérifianty_1(0) = 0 ety_1^′(0) = 1 .
De même, déterminer la solutiony_2 dey^(′′) = 0 vérifianty_2(1) = 0 ety_2^′(1) = − 1 . - 9.Vérifier que
(y_1, y_2) est un système fondamental de solutions dey^(′′) = 0 vérifiant
∀x ∈ [0, 1], y_1^′(x)y_2(x) − y_1(x)y_2^′(x) = 1
- 10.On pose
K_0(x, t) = {y_2(x)y_1(t), si 0 ⩽ t ⩽ x ⩽ 1,; y_1(x)y_2(t), si 0 ⩽ x < t ⩽ 1.
Pourf ∈ ℰ , on définitΦ(f) sur [0,1] par
∀x ∈ [0, 1], Φ(f)(x) = ∫_0^1 K_0(x, t)f(t)dt
Établir queΦ(f) est l'unique solution deSL_0(f) .
On cherche à présent à résoudre ce même problème
SL_0(f) par une approche spectrale.
Sous les hypothèses définies dans cette partie, on a
Sous les hypothèses définies dans cette partie, on a
et
Ainsi,
y ∈ 𝒞^2([0, 1], ℝ) est une solution de
SL_0(f) si et seulement si
y appartient à
ℰ_2 et
H_0(y) = f .
- 11.L'application
H_0 est-elle injective? - 12.Établir qu'il existe une suite de nombres réels
(λ_n)_(n ∈ ℕ^∗) strictement croissante et de limite+ ∞ tel que l'ensemble des valeurs propres deH_0 est{λ_n|n ∈ ℕ^∗} .
On explicitera la valeur deλ_n ainsi qu'un vecteur propre associéφ_n vérifiant‖φ_n‖_2 = 1 etφ_n^′(0) > 0 pour toutn ∈ ℕ^∗ . - 13.Soit
f un élément deℰ . Montrer que l'unique solutiony du problèmeSL_0(f) est
y : x ⟼ αx − ∫_0^x(∫_0^u f(t)dt)du,
oùα est une constante réelle que l'on déterminera en fonctions d'intégrales dépendant def . - 14.Soit
f un élément deℰ . Pourk ∈ ℕ^∗ , on posea_k = ⟨f, φ_k⟩ .- (a)Soit
n ∈ ℕ^∗ . On notef_n la projection orthogonale def sur le sous-espace vectorielF_n = Vect(φ_k; 1 ⩽ k ⩽ n) . Déterminerf_n en fonction des coefficients(a_k)_(k ∈ ℕ^∗) . - (b)Pour
n ∈ ℕ^∗ , établir que le problèmeSL_0(f_n) admet une unique solution que l'on écrira à nouveau en fonction de(a_k)_(k ∈ ℕ^∗) . On noteray_n cette solution. - (c)Vérifier que la suite
(y_n)_(n ∈ ℕ^∗) converge uniformément vers une fonctiony ∈ ℰ . - (d)Établir que
y est la solution deSL_0(f) .
- (a)Soit
- 15.Dans cette question seulement, on pose
p_0 : x ⟼ − π^2, a = c = 1 etb = d = 0 et on s'intéresse au problème de Sturm-LiouvilleSL_(p_0)(f) suivant :
{− y^(′′) − π^2 y = f; y(0) = 0; y(1) = 0
On considère l'application linéaire
H_(p_0) : {ℰ_2, ⟶ ℰ; y, ⟼ − y^(′′) − π^2 y.
- (a)L'application
H_(p_0) est-elle injective? - (b)Déterminer explicitement les solutions
y_1 ety_2 de l'équation homogèney^(′′) + π^2 y = 0 vérifiant respectivement
{y_1(0) = 1; y_1^′(0) = 0 et {y_2(0) = 0; y_2^′(0) = π.
Vérifier qu'il s'agit d'un système fondamental de l'équation homogène. - (c)Pour
f ∈ ℰ , on veut résoudre l'équation différentielley^(′′) + π^2 y = − f par la méthode dite de variation des constantes.
Pour cela on s'appuie sur le système fondamental(y_1, y_2) obtenu à la question précédente. On cherche alors les solutions dey^(′′) + π^2 y = − f sous la forme
y = u_1 y_1 + u_2 y_2, avec (u_1, u_2) ∈ 𝒞^2([0, 1], ℝ)^2 vérifiant u_1^′ y_1 + u_2^′ y_2 = 0.
Déterminer une solution particulière de l'équationy^(′′) + π^2 y = − f à l'aide d'une ou plusieurs intégrales dépendant def , puis exprimer la solution générale de cette même équation. - (d)Lorsque
f : x ⟼ cos(τx) , établir que le problème de Sturm-LiouvilleSL_(p_0)(f) admet plusieurs solutions que l'on précisera. - (e)Lorsque
f : x ⟼ sin(πx) , établir que le problème de Sturm-LiouvilleSL_(p_0)(f) n'admet aucune solution.
III. Une étude spectrale de l'application
H_p
On considère à présent le cas général où
p est une fonction appartenant à
𝒞^0([0, 1], ℝ) et
a, b, c, d sont quatre nombres réels tels que
(a, b) ≠ (0, 0) et
(c, d) ≠ (0, 0) .
16. Un calcul préliminaire. Soity ∈ 𝒞^1([0, 1], ℝ) et
α > 0 .
16. Un calcul préliminaire. Soit
- (a)Établir l'inégalité
2∫_0^1|y(t)y^′(t)|dt ⩽ α∫_0^1 y(t)^2 dt + 1/α∫_0^1 y^′(t)^2 dt
Indication : On pourra remarquer que pourδ > 0 , pour toutx ∈ [0, 1] , on a
(δ|y(x)| − 1/δ|y^′(x)|)^2 ⩾ 0. - (b)Vérifier l'égalité
y^2(0) + y^2(1) = − ∫_0^1 z^′(x)dx , oùz : x ⟼ y^2(x)cos(πx) et en déduire que pour tous réelsu etv il existe une constanteC(u, v) telle que
uy^2(0) + vy^2(1) ⩽ C(u, v)∫_0^1 y(t)^2 dt + ∫_0^1 y^′(t)^2 dt
- Soient
λ ∈ ℝ ety dansℰ_2 vérifiant− y^(′′) + py = λy .
- (a)Établir l'égalité
y^′(1)y(1) − y^′(0)y(0) = ∫_0^1 y^′(t)^2 dt + ∫_0^1(p(t) − λ)y(t)^2 dt - (b)En déduire l'existence d'une constante
λ_0 dépendant dea, b, c, d , et de la fonctionp , telle que, pourλ < λ_0 , en posantq : x ⟼ p(x) − λ , le problèmeSL_q(0) n'a que l'applicationy = 0 comme solution. Indication : on pourra traiter à part le casbd = 0 .
On rappelle que
H_p est l'application linéaire définie par
- Montrer que
H_p vérifie la relation de symétrie
- Établir que deux sous-espaces propres associés à deux valeurs propres distinctes de
H_p sont orthogonaux. - Démontrer que tout sous-espace propre de
H_p est de dimension 1.
IV. Fonction de Green
Dans toute cette partie, on considère une fonction
q ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ) telle que le problème
SL_q(0) n'a que la fonction
y = 0 comme solution.
On rappelle que
a, bc et
d sont des réels tels que
(a, b) ≠ (0, 0) et
(c, d) ≠ (0, 0) .
21. Vérifier que l'applicationH_q : ℰ_2 ⟶ ℰ est injective.
22. (a) Établir l'existence de deux éléments non nulsy_1 et
y_2 de
ℰ_2 tels que
21. Vérifier que l'application
22. (a) Établir l'existence de deux éléments non nuls
Indication : On pourra chercher à résoudre deux problèmes de Cauchy bien choisis.
- (b)Montrer qu'un tel couple
(y_1, y_2) est un système fondamental de solution dey^(′′) + qy = 0 et qu'il est possible de choisir ce couple de sorte que
∀x ∈ [0, 1], w(x) = y_1(x)y_2^′(x) − y_1^′(x)y_2(x) = − 1.
Jusqu'à la fin de cette partie, le couple
(y_1, y_2) fait référence à un système fondamental de solutions de l'équation
− y^(′′) + qy = 0 vérifiant la relation
y_1 y_2^′ − y_1^′ y_2 = − 1 sur l'intervalle
[0, 1] .
23. Soitf un élément de
ℰ .
23. Soit
- (a)Vérifier que les solutions de l'équation différentielle
− y^(′′) + qy = f sont exactement les fonctions de la forme
y : x ⟼ (α + ∫_x^1 f(t)y_2(t)dt)y_1(x) + (β + ∫_0^x f(t)y_1(t)dt)y_2(x).
où(α, β) sont deux constantes réelles arbitraires. Déterminer une forme analogue pour la dérivéey^′ de la solution précédentey . - (b)En déduire que
SL_q(f) admet une unique solutiony qui s'écrit sous la forme
y : x ⟼ ∫_0^1 K_q(x, t)f(t)dt
où l'on a posé
K_q(x, t) = {y_1(t)y_2(x), si, 0 ⩽ t ⩽ x ⩽ 1,; y_1(x)y_2(t), si, 0 ⩽ x < t ⩽ 1.
On dit queK_q est la fonction de Green associée au problèmeSL_q(f) . - (c)Établir que
K_q : [0, 1]^2 ⟶ ℝ est une application continue sur[0, 1]^2 .
V. Analyse spectrale de l'application
Φ_q = H_q^(− 1)
Dans toute cette partie, on considère une fonction
q ∈ 𝒞^0([0, 1], ℝ) telle que le problème
SL_q(0) n'a que la fonction
y = 0 comme solution.
Pour rappel, l'espace vectoriel & est muni du produit scalaire⟨f, g⟩ = ∫_0^1 f(t)g(t)dt et on note
‖‖_2 la norme associée.
Pour rappel, l'espace vectoriel & est muni du produit scalaire
D'après la partie précédente, pour
f ∈ ℰ , le problème
SL_q(f) admet une unique solution, à savoir
Φ_q(f) définie de la façon suivante :
Dans la mesure où
ℰ_2 est un sous-espace vectoriel de
ℰ , on pourra considérer que
Φ_q est un endomorphisme de
ℰ et introduire ses valeurs propres et ses espaces propres, par exemple, comme cela a été fait pour
H_q précédemment.
24. Vérifier queH_q et
Φ_q sont deux isomorphismes réciproques l'un de l'autre.
25. Établir que pour tout(f, g) ∈ ℰ^2 , on a
24. Vérifier que
25. Établir que pour tout
- Montrer que
Φ_q est une application continue de(ℰ, ‖‖_2) vers(ℰ_2, ‖‖_2) .
- 27.(a) Vérifier que pour toute valeur propre
λ deΦ_q , le sous-espace propre deΦ_q associé àλ est de dimension 1.- (b)Justifier que les sous-espaces propres de
Φ_q correspondant à deux valeurs propres distinctes sont orthogonaux.
- (b)Justifier que les sous-espaces propres de
VI. Solutions de l'équation de Sturm-Liouville
SL_p(f)
On revient au problème de Sturm-Liouville dans le cas général, c'est-à-dire trouver les solutions du système d'équations d'inconnue
y ∈ 𝒞^2([0, 1], ℝ) suivant :
où
p et
f sont des éléments de
ℰ .
- 28.Vérifier que le noyau et l'image de
H_p sont deux sous-espaces vectoriels orthogonaux deℰ . - 29.Établir l'existence d'un réel
λ_0 tel que toute valeur propreλ deH_p vérifieλ > λ_0 .
On fixe à présent une valeur
λ < λ_0 . Par suite, la fonction
q = p − λ est telle que les valeurs propres de
H_q sont incluses dans
ℝ_+^∗ .
- 30.Vérifier que
μ est une valeur propre deΦ_q si et seulement si1/μ + λ est une valeur propre deH_p . - 31.Dans cette question uniquement, on suppose que
H_p est injective. Montrer que, pour toutf ∈ ℰ, SL_p(f) admet une unique solution. - 32.Dans cette question, on suppose que
H_p n'est pas injective et on noteφ ∈ ℰ_2 un vecteur propre associé à la valeur propre 0.- (a)Soit
f ∈ ℰ . Montrer que si⟨f, φ⟩ ≠ 0 , alorsSL_p(f) n'a pas de solution. - (b)Soit
f ∈ ℰ . Montrer que si⟨f, φ⟩ = 0 , alorsSL_p(f) admet une infinité de solutions dont on précisera la structure.
- (a)Soit
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