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Agrégation mathématiques interne 2020, épreuve 2Sujet et rapport du jury

Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la deuxième épreuve écrite de la session 2020

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Description

Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2020.

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AGRÉGATION
CONCOURS INTERNE
ET CAER

Section : MATHÉMATIQUES

DEUXIÈME ÉPREUVE
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.

INFORMATION AUX CANDIDATS

Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
  • -Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public :
  • -Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :

Notations

  • -On rappelle que l'on note ℕ l'ensemble des entiers positifs ou nul, ℤ l'anneau des entiers relatifs, ℚ le corps des nombres rationnels, ℝ le corps des nombres réels et ℂ le corps des nombres complexes.
  • -On se place dans un espace euclidien (E, ⟨., ⟩. )dedimensionn ∈ ℕ^∗. On note ‖. ‖lanormeeuclidienne associée.
  • -Pour tout vecteur x de E et tout réel positif r, on note B(x, r) (resp. B¯(x, r), resp. S(x, r) ) la boule ouverte (resp. la boule fermée, resp. la sphère) de centre x et de rayon r :
    B(x, r) = {y ∈ E|‖y − x‖ < r}, B¯(x, r) = {y ∈ E|‖y − x‖ ⩽ r} et S(x, r) = {y ∈ E|‖y − x‖ = r}.
  • -Pour toute partie A de E, on note A˙ l'intérieur de A, c'est-à-dire le plus grand ouvert (au sens de l'inclusion) inclus dans A, A¯ l'adhérence de A, c'est-à-dire le plus petit fermé contenant A et Fr(A) la frontière de A :
    Fr(A) = A¯∖A˙.
  • -Si a est un élément de E, on note 𝒱(a) l'ensemble des voisinages de a.
  • -Pour toute partie fermée et non vide F de E et tout x ∈ E, on admet sans démonstration que l'ensemble
    {‖x − f‖, f ∈ F}
    admet une borne inférieure notée inf_(f ∈ F)‖x − f‖ et on pose
    d_F(x) = d(x, F) = inf_(f ∈ F)‖x − f‖.
  • -On pose alors Γ(x) = {f ∈ F|‖x − f‖ = d(x, F)}. C'est donc l'ensemble (éventuellement vide) des points de F pour lesquels la borne inférieure est atteinte.
  • -Lorsque Γ(x) est un singleton, on note π(x) son unique élément.
  • -Si u et v sont deux vecteurs de E, on appelle segment [u, v] l'ensemble défini par :
    [u, v] = {x ∈ E|∃t ∈ [0, 1], x = (1 − t)u + tv}.
  • -Soient A une partie de E et u : A → ℝ. On suppose que 0 ∈ A¯. On dit que u(h) = o_(h → 0)(‖h‖) lorsqu'il existe une fonction δ définie sur un voisinage V de 0 telle que
    ∀h ∈ V ∩ A, u(h) = δ(h)‖h‖ et δ(h)→−_(h → 0)^0.
  • -Soient Ω un ouvert de E et f : Ω → ℝ. On rappelle que l'on dit que f est différentiable en un élément a de Ω lorsqu'il existe une forme linéaire ℓ : E → ℝ vérifiant :
    f(a + h) = f(a) + ℓ(h) + O_(h → 0)(‖h‖).
    Lorsqu'elle existe, ℓ est unique et est notée df(a) et l'image ℓ(h) du vecteur h de E par ℓ est notée df(a) ⋅ h. Le gradient de f en a est alors l'unique vecteur v de E vérifiant :
    ∀h ∈ E, df(a) ⋅ h = ⟨v, h⟩.
    On le note ∇f(a). Ainsi, sous réserve d'existence, on a :
    f(a + h) = f(a) + ⟨∇f(a), h⟩ + o_(h → 0)(‖h‖)
  • -Pour tout réel x, on note ⌊x⌋ sa partie entière.
Le problème a pour objectif d'étudier la différentiabilité de la fonction d_F : x ↦ d(x, F) en fonction de la partie F.
On fixe donc une partie F de E non vide et fermée.

Partie I - Résultats préliminaires

  1. Montrer que, pour tout vecteur x de E, d_F(x) = 0 si et seulement si x ∈ F.
  2. a) Montrer que, pour tout (x, y) ∈ E^2 et tout f ∈ F, on a :
d_F(y) ⩽ ‖y − x‖ + ‖x − f‖.
  • b)En déduire que d_F est 1-lipschitzienne.
  1. Soient x un vecteur de E et x_0 un vecteur de F. On pose r = ‖x − x_0‖ et K = B¯(x, r) ∩ F.
  • a)Montrer que K est une partie compacte et non vide de E.
  • b)Montrer que Γ(x) est non vide.
  1. On suppose, dans cette question seulement, que F est en outre une partie convexe de E.
  • a)Montrer que, quels que soient les vecteurs u et v de E, on a : ‖u + v‖^2 + ‖u − v‖^2 = 2(‖u‖^2 + ‖v‖^2).
  • b)Soit x un vecteur de E et soient f et f^′ deux éléments de Γ(x). On suppose que f ≠ f^′.
    Montrer que : ‖1/2(f + f^′) − x‖^2 < d(x, F)^2.
    En déduire que, pour tout vecteur x de E, Γ(x) est un singleton.
    Ainsi, avec les notations de l'introduction, Γ(x) = {π(x)}.
  • c)On souhaite montrer que : ∀x ∈ E, ∀f ∈ F, ⟨f − π(x), x − π(x)⟩ ⩽ 0.
    Pour cela, on fixe des éléments x de E et f de F. On introduit la fonction
    φ : {[0, 1], ⟶ ℝ; t, ⟼ ‖(1 − t)π(x) + tf − x‖^2.
    • i.Montrer que φ est une fonction polynomiale de degré inférieur ou égal à 2 .
    • ii.Justifier que φ admet un minimum en 0. Conclure.
  • d)On fixe un vecteur x de E. Soit z un vecteur de F. On suppose que :
    ∀f ∈ F, ⟨f − z, x − z⟩ ⩽ 0.
    Montrer que z = π(x).

Partie II - Étude en dimension 1

On suppose, dans toute cette partie, que E = ℝ, et que ℝ est muni de sa structure euclidienne canonique.
  • 5.Expliciter d_({0}), puis déterminer l'ensemble des points où d_({0}) est dérivable et déterminer sa dérivée.
Dans les questions 6 à 10, on suppose que F = ℤ et on étudie donc la fonction d_ℤ.
  • 6.Montrer que ℤ est fermé dans ℝ.
  • 7.Justifier que d_ℤ est 1-périodique. Étudier la parité.
  • 8.Pour tout x élément de [0, 1[, expliciter, en justifiant, d_ℤ(x) en fonction de x. Tracer le graphe de d_ℤ.
  • 9.Étudier la dérivabilité de d_ℤ en tout point de [0, 1[.
  • 10.Développement en série de Fourier de d_ℤ.
    • a)Calculer les coefficients de Fourier de d_ℤ.
    • b)La série de Fourier de d_ℤ converge-t-elle simplement/uniformément/normalement vers d_ℤ ?
    • c)En déduire la valeur de ∑_(n = 1)^∞1/((2n + 1)^2) puis de ∑_(n = 1)^∞1/(n^2), de ∑_(n = 1)^∞1/((2n + 1)^4) et de ∑_(n = 1)^∞1/(n^4). On commencera par justifier la convergence des séries.
Pour toute la suite de la partie, on fixe une partie fermée F de ℝ. On note Ω le complémentaire de F. C'est donc une partie ouverte de ℝ.
  • 11.On définit, sur Ω, une relation binaire ~ de la manière suivante : étant donnés deux éléments x et y de Ω, on dit que x est en relation avec y lorsqu'il existe un intervalle ouvert ]a, b[ inclus dans Ω et contenant les éléments x et y :
    ∀(x, y) ∈ Ω^2, x ∼ y ⟺ (∃(a, b) ∈ ℝ^2, a < b et (x, y) ∈ ]a, b[^2 et ]a, b[ ⊂ Ω).
    • a)Montrer que ~ est une relation d'équivalence.
    • b)Montrer que les classes d'équivalences sont des intervalles ouverts deux à deux disjoints.
    • c)En déduire qu'il existe une famille (] a_i, b_i[)_(i ∈ I) d'intervalles ouverts deux à deux disjoints, indexée par un ensemble I fini ou dénombrable, telle que
      Ω = ⋃_(i ∈ I)]a_i, b_i[.
  • 12.Soit x un élément de Ω. Il existe donc un unique i_0 élément de I tel que x ∈ ]a_(i_0), b_(i_0)[.
    • a)Exprimer d_F(x) à l'aide de x, de a_(i_0) et b_(i_0).
    • b)Étudier la dérivabilité de d_F en x.
  • 13.On suppose dans cette question que F^∘ ≠ ∅. Soit x un élément de F^∘. Étudier la dérivabilité de d_F en x.
  1. Étude à la frontière.
  • a)On suppose, dans cette question, que F = [0, 1]. Expliciter Fr(F). d_F est-elle dérivable en un point de Fr(F) ?
  • b)Dans cette question, on pose : F = ℝ∖Ω où Ω = ⋃_(n ⩾ 2)]1/n − 1/(n^3), 1/n [, la réunion étant prise sur l'ensemble des entiers naturels n tels que n ⩾ 2.
    • i.Justifier rapidement que Ω ⊂ ]0, 1/2[, que F est un fermé de ℝ et que 0 ∈ Fr(F).
    • ii.Soit x ∈ Ω. Montrer qu'il existe un unique entier naturel n tel que n ⩾ 2 et x ∈ ]1/n − 1/(n^3), 1/n[. Montrer que n = ⌊1/x⌋.
    • iii.En déduire qu'il existe un réel C strictement positif tel que ∀x ∈ ]0, 1/2[, d_F(x) ⩽ Cx^3.
    • iv.Montrer que d_F est dérivable à droite en 0 et en calculer (d_F)_d^′(0).
    • v. d_F est-elle dérivable en 0 ?

Partie III - Étude de cas particuliers en dimension n

  1. On fixe un vecteur x_0 de E et on suppose, dans cette question seulement, que F = {x_0}.
  • a)Expliciter d_F. Soit x un élément de E. Expliciter Γ(x).
  • b)Montrer que la fonction g : {E ⟶ ℝ; x ⟼ ‖x − x_0‖^2 est différentiable sur E et calculer son gradient.
  • c)En déduire que d_F est différentiable sur E∖{x_0} et montrer que :
    ∀a ∈ E∖{x_0}, ∇d_F(a) = 1/(‖a − x_0‖)(a − x_0).
  • d)Étude de la différentiabilité de d_F en x_0. Supposons que d_F soit différentiable en x_0.
    • i.Montrer que, pour tout vecteur h de E, on a :
      d_F(x_0 + th) = t⟨∇d_F(x_0), h⟩ + o_(t → 0)(t).
    • ii.Conclure.
  1. On suppose, dans cette question seulement, que F est un sous-espace vectoriel de E, distinct de E.
  • a)Montrer que pour tout vecteur x de E, Γ(x) est un singleton, et que π (défini dans le préambule du sujet) est le projecteur orthogonal sur F.
  • b)Montrer que, pour tout élément a de E, d_F^2 est différentiable en a et calculer son gradient.
  • c)En déduire que, pour tout élément a de E∖F, d_F est différentiable en a et calculer son gradient.
  • d)On fixe un vecteur a de F. L'objet de cette question est l'étude de la différentiabilité de d_F en a.
    • i.On suppose que d_F est différentiable en a et on pose : u = ∇(d_F)(a).
      Soit h ∈ F^⊥. Montrer que : ⟨u, h⟩ = ‖h‖.
      Indication : on pourra procéder de manière analogue à la question 15.d.
    • ii.Conclure.
  • 17.Dans cette question, on suppose que E = ℝ^2, dont les éléments sont notés en colonne, muni de sa structure euclidienne canonique et que : F = {(x/y) ∈ ℝ^2| y ⩽ 0 ou y ⩾ x^2}.
    L'objet de cette question est d'étudier la différentiabilité de d_F en 0_(ℝ^2).
    • a)Dessiner l'allure de F.
    • b)Montrer que F est un fermé de ℝ^2.
    • c)Montrer que 0_(ℝ^2) ∈ Fr(F).
    • d)Montrer que, pour tout vecteur u de ℝ^2, d_F(u) ⩽ ‖u‖^2.
      Indication : on pourra séparer les cas où u ∈ F et où u ∈ ℝ^2∖F.
    • e)En déduire que d_F est différentiable en 0_(ℝ^2) et donner son gradient en 0_(ℝ^2).

Partie IV - Distance à la sphère unité

On suppose, dans cette partie seulement, que : F = {x ∈ E|‖x‖ = 1}.
F est donc la sphère de centre 0_E et de rayon 1.
  • 18.Soit a un élément de E∖{0_E}. On pose u = 1/(‖a‖)a et on fixe un vecteur y de F.
    • a)Montrer qu'il existe un plan vectoriel P contenant a, u et y.
    • b)Montrer que S = F ∩ P est le cercle unité de P, pour la structure euclidienne sur P induite par celle de E.
    • c)Montrer que Γ(a) = {u}.
  • 19.Montrer que, pour tout vecteur a de E : d_F(a) = |‖a‖ − 1|.
  • 20.Montrer que, pour tout vecteur a de E tel que a ≠ 0_E et a ∉ F, d_F est différentiable en a et calculer son gradient.
  • 21.Expliciter Γ(0_E).
  • 22.Soit a un vecteur de F. Montrer que d_F n'est pas différentiable en a.
    Indication : On pourra calculer d_F(a + ta), pour tout t élément de ]-1, 1[.
  • 23.On fixe un vecteur unitaire v.
    • a)Étudier la dérivabilité en 0 de φ : {] − 1, 1[, ⟶ ℝ; t, ⟼, d_F(tv).
    • b)Conclure quant à la différentiabilité de d_F en 0.

Partie V - Une condition nécessaire de différentiabilité à l'extérieur de F

Dans cette partie, on fixe un vecteur a de E∖F et on suppose que d_F est différentiable en a. On souhaite montrer qu'alors :
Γ(a) est un singleton et que ∇d_F(a) = 1/(d_F(a))(a − π(a)).
On pose u = ∇d_F(a).
  • 24.a) Montrer que, pour tout t > 0, d_F(a + tu) − d_F(a) ⩽ t‖u‖.
    • b)En déduire que ‖u‖ ⩽ 1.
Dans la suite de cette partie, on se donne un élément y de Γ(a).
  • 25.a) Montrer que pour tout x ∈ [a, y],
    ‖x − y‖ = d_F(a) − ‖a − x‖.
    • b)En déduire que pour tout x ∈ [a, y],
      d_F(x) = ‖x − y‖.
  1. On fixe t ∈ ]0, d_F(a)] et on pose v = 1/(d_F(a))(a − y).
    • a)Montrer que
      d_F(a − tv) = d_F(a) − t.
    • b)Montrer que
      ⟨u, v⟩ = 1 = ‖u‖‖v‖.
    • c)En déduire que u = v et conclure.

Partie VI - Étude de la réciproque

Dans cette partie, on fixe a ∈ E∖F et on suppose que Γ(a) est un singleton. Ainsi, avec les notations du préambule,
Γ(a) = {π(a)}.
On souhaite montrer que d_F est différentiable en a et que ∇(d_F)(a) = 1/(d_F(a))(a − π(a)).
  • 27.Dans cette question, on se propose de montrer que :
    ∀V ∈ 𝒱(π(a)), ∃U ∈ 𝒱(a), ∀x ∈ U, Γ(x) ⊂ V.
    On va l'établir à l'aide d'un raisonnement par l'absurde. On suppose donc qu'il existe un voisinage ouvert V ∈ 𝒱(π(a)) de π(a) tel que :
    ∀U ∈ 𝒱(a), ∃x ∈ U, Γ(x)⊄V.
    On dispose ainsi d'une suite (x_p)_(p ∈ ℕ) convergeant vers a et d'une suite (y_p)_(p ∈ ℕ) telles que :
    ∀p ∈ ℕ, y_p ∈ Γ(x_p) et y_p ∉ V.
    On pose : M = sup_(p ∈ ℕ)‖x_p − a‖.
  • a)Justifier succinctement que M est bien défini, puis montrer que (y_p)_(p ∈ ℕ) est bornée.
On note ℓ une valeur d'adhérence de (y_p)_(p ∈ ℕ).
  • b)Justifier succinctement l'existence de ℓ.
  • c)Montrer que ℓ ∈ F ∩ (E∖V).
  • d)Montrer que ℓ ∈ Γ(a), puis conclure.
  1. On pose: R = ‖a − π(a)‖.
  • a)Justifier que R > 0 et expliciter B¯(a, R) ∩ F.
  • b)Soit x un élément de B(a, R). On fixe un élément y de Γ(x).
    On considère la fonction φ : {ℝ ⟶ ℝ; t ⟼ ‖(1 − t)x + ty − a‖^2 − R^2.
    • i.Montrer que φ est un trinôme du second degré. Que dire du signe des racines de ce trinôme?
    • ii.Montrer que [x, y] ∩ S(a, R) est un singleton. On note p(x, y) le point d'intersection.
      Il existe donc un unique t_(x, y) ∈ [0, 1] vérifiant : p(x, y) = (1 − t_(x, y))x + t_(x, y)y.
    • iii.Que vaut φ(t_(x, y)) ? En déduire une expression de t_(x, y).
  • c)Montrer que :
    ∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ B(a, R), ‖x − a‖ < η ⟹ ∀y ∈ Γ(x), ‖p(x, y) − y‖ < ε.
  • d)En déduire que :
    ∀V ∈ 𝒱(π(a)), ∃U ∈ 𝒱(a), ∀x ∈ U, ∀y ∈ Γ(x), p(x, y) ∈ V.
  1. Pour tout x élément de B(a, R), on note y_x un élément de Γ(x). Montrer que :
  • a) ∀x ∈ B(a, R), ‖x − p(x, y_x)‖^2 − ‖a − p(x, y_x)‖^2 = 2⟨x − a, a − p(x, y_x)⟩ + ‖x − a‖^2;
  • b) ‖x − p(x, y_x)‖^2 − ‖a − p(x, y_x)‖^2 = 2⟨x − a, a − π(a)⟩ + O_(x → a)(‖x − a‖).
  1. Montrer que : d_F^2(x) = d_F^2(a) + ⟨x − a, 2(a − π(a))⟩ + O_(x → a)(‖x − a‖).
  2. En déduire que d_F est différentiable en a et calculer son gradient.
  3. Soit Ω un ouvert inclus dans E∖F. On suppose que, pour tout x ∈ Ω, Γ(x) est un singleton.
    Montrer que d_F est de classe 𝒞^1 sur Ω.

Partie VII - Une condition nécessaire de différentiabilité en un point de F

Dans cette partie, on fixe un élément a de F et on suppose que d_F est différentiable en a. On souhaite montrer que : ∇(d_F)(a) = 0.
On pose encore : u = ∇(d_F)(a).
33. Montrer le résultat dans le cas où a ∈ F^∘.
34. On se place dans le cas où a ∈ Fr(F).
  • a)Montrer que : d_F(a − tu) = − t‖u‖^2 + o_(t → 0)(t).
  • b)Conclure.

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