Agrégation mathématiques interne 2020, épreuve 1Sujet et rapport du jury
Agrégation interne section mathématiques - Sujet de la première épreuve écrite de la session 2020
Pas encore noté
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Description
Sujet officiel Agrégation interne en mathématiques, session 2020.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Pas encore de corrigé pour ce sujet : voici des sujets proches corrigés.
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
EAI MAT 1
SESSION 2020
AGRÉGATION
CONCOURS INTERNE
ET CAER
Section : MATHÉMATIQUES
PREMIÈRE ÉPREUVE
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
- -Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public

- -Concours interne du CAER / Agrégation de l'enseignement privé :

Préambule : notations et rappels
Notations
- -On désigne par N l'ensemble des entiers naturels, par
N^∗ l'ensemble des entiers naturels strictement positifs et par Z l'anneau des entiers relatifs. - -On désigne par R le corps des nombres réels, par C le corps des nombres complexes et par K l'un de ces deux corps lorsqu'on ne souhaite pas le préciser.
- □Si
m etn sont deux entiers relatifs, on pose[ [m; n] ] = {k ∈ Z; m ⩽ k ⩽ n} . - -Pour
n entier naturel non nul, on note𝔖_n le groupe des permutations de[ [1; n] ] . - -Si
E est un K-espace vectoriel, on noteL(E) l'ensemble des endomorphismes deE etGL(E) le groupe des endomorphismes inversibles. - -Pour une famille
(u_1, …, u_k) de vecteurs deE , on noteVect(u_1, …, u_k) le sous-espace vectoriel deE engendré par cette famille. - -Soit
n un entier naturel non nul. On noteM_n(K) laK -algèbre des matrices(n, n) à coefficients dans K etI_n la matrice identité dansM_n(K) . - -On note
GL_n(K) le groupe multiplicatif des matrices inversibles,O_n(K) celui des matrices orthogonales etSO_n(K) le groupe des matrices orthogonales de déterminant égal à 1. - -On note
T_n^+(K) le groupe multiplicatif des matrices triangulaires supérieures inversibles etT_n^−(K) le groupe multiplicatif des matrices triangulaires inférieures inversibles. - -Soit
n un entier naturel non nul etA ∈ M_n(K) .
Pouri ∈ [ [1; n] ] , on noteL_i lai -ème ligne de la matriceA . Pourj ∈ [ [1; n] ] , on noteC_j laj -ème colonne de la matriceA . - -Soit
n un entier naturel non nul et(i, j) ∈ [ [1; n] ]^2 . On noteE_(i, j) la matrice dont tous les coefficients sont nuls sauf le coefficient situé à lai -ème ligne et à laj -ème colonne qui vaut 1 . Par exemple lorsquen = 2 , on a :
E_(1, 1) = (1, 0; 0, 0), E_(1, 2) = (0, 1; 0, 0), E_(2, 1) = (0, 0; 1, 0) et E_(2, 2) = (0, 0; 0, 1).
Rappels et compléments sur les actions de groupe (pour la partie IV)
- -Soient
(G, ∗) un groupe dont l'élément neutre est notée etX un ensemble non vide. On appelle action deG surX toute application :
{G × X, ⟶, X; (g, x), ⟼, g ⋅ x
vérifiant les deux propriétés suivantes :- 1.
∀x ∈ X, e ⋅ x = x - 2.
∀g, h ∈ G, ∀x ∈ X, g ⋅ (h ⋅ x) = (g∗h) ⋅ x
- 1.
Lorsque l'on dispose d'une telle action, on dit que le groupe
G agit sur l'ensemble
X .
- ▷ Pour tout
x ∈ X , on désigne parO_x l'orbite dex . Par définition :
O_x = {y ∈ X, ∃g ∈ G, y = g ⋅ x}.
On rappelle que la relation binaireR , définie surX parxRy ⇔ y ∈ O_x , est une relation d'équivalence surX . - -Le stabilisateur d'un élément
x deX est le sous-groupe deG défini par :
Stab_x = {g ∈ G, g ⋅ x = x}. - -On dit qu'une action est transitive (ou que le groupe
G agit transitivement surX ) lorsque l'action ne possède qu'une seule orbite. Autrement dit :
∀(x, y) ∈ X × X, ∃g ∈ G tel que y = g ⋅ x. - -On dira qu'une action est fidèle (ou que le groupe
G agit fidèlement surX ) lorsque l'intersection de tous les stabilisateurs est le sous-groupe{e} :
⋂_(x ∈ X)Stab_x = {e}.
Partie I : drapeaux de sous-espaces vectoriels
Dans toute cette partie,
E est un espace vectoriel de dimension finie
n(n ⩾ 1) sur
K (on rappelle que K désigne indifféremment le corps des réels ou des complexes).
Soitp ∈ N^∗ . Une famille
(E_i)_(0 ⩽ i ⩽ p) de sous-espaces vectoriels de
E est appelée drapeau si elle vérifie :
Soit
En particulier pour tout entier
i compris entre 0 et
p − 1, E_i est un sous-espace vectoriel strict de
E_(i + 1) . On dit qu'un drapeau
(E_i)_(0 ⩽ i ⩽ p) est total lorsque
p = n .
- 1.Soit
(e_1, …, e_n) une base deE . On poseE_0 = {0} et,∀j ∈ [ [1; n] ], E_j = Vect(e_1, …, e_j) . Montrer que(E_i)_(0 ⩽ i ⩽ n) est un drapeau total deE .
Etant donné un drapeau total
(E_i)_(0 ⩽ i ⩽ n) , on dit qu'une base
(e_1, …, e_n) de
E est adaptée à ce drapeau
si∀j ∈ [ [1; n] ], E_j = Vect(e_1, …, e_j) .
- 2.Montrer que tout drapeau total admet une base adaptée.
- 3.Soit
(E_i)_(0 ⩽ i ⩽ n) un drapeau total deE . Montrer que siE est un espace euclidien, alors il existe une base orthonormée deE adaptée au drapeau.
Soit
u ∈ L(E) . On dit qu'un drapeau
(E_i)_(0 ⩽ i ⩽ n) est stable par
u lorsque, pour tout
i ∈ [ [0; n] ] , le sousespace
E_i est stable par
u .
Dans la suite de cette partie,
u désigne un endomorphisme de
E .
- 4.On suppose dans cette question uniquement que
u est diagonalisable. Montrer qu'il existe un drapeau total deE , stable paru . - 5.On suppose dans cette question uniquement que
u est nilpotent d'indicen , c'est-à-dire queu vérifieu^n = 0_(L(E)) etu^(n − 1) ≠ 0_(L(E)) .- (a)Soit
k ∈ [ [1; n] ] etx ∈ E tel queu^(n − 1)(x) ≠ 0 . Montrer que la famille(u^(n − j)(x))_(j ∈ [ [1; k] ]) est libre. - (b)Montrer que
(Keru^i)_(0 ⩽ i ⩽ n) est un drapeau total deE , stable paru . Construire une base adaptée à ce drapeau.
- (a)Soit
- 6.Montrer que
u est trigonalisable si et seulement siE admet un drapeau total stable paru . - 7.Montrer à l'aide des questions précédentes que si
E est euclidien et queu est trigonalisable, alors il existe une base orthonormée deE dans laquelle la matrice deu est triangulaire supérieure.
Partie II : des groupes quotients
Dans cette partie, on désigne par
G un groupe dont la loi est notée multiplicativement et
H un sous-groupe de
G . On note
1_G l'élément neutre de
G .
On rappelle que sig ∈ G , on désigne par
gH l'ensemble appelé classe à gauche :
On rappelle que si
De manière analogue, on appelle l'ensemble
Hg une classe à droite.
On rappelle que la relation binaire définie par :g_1 Rg_2 ⇔ g_2 ∈ g_1 H est une relation d'équivalence, dont les classes sont les ensembles du type
gH et que l'on désigne par
G/H l'ensemble quotient pour cette relation.
On dit que le sous-groupeH est distingué dans
G lorsque :
∀g ∈ G, gH = Hg . On note dans ce cas
H◃G . On remarquera que
H◃G ⇔ ∀g ∈ G, g^(− 1)Hg ⊂ H .
8. SoitH◃G .
On rappelle que la relation binaire définie par :
On dit que le sous-groupe
8. Soit
- (a)Montrer que
G/H peut être muni d'une structure de groupe en considérant la loi de composition ★ définie par(g_1 H)⋆(g_2 H) = g_1 g_2 H .
On expliquera pourquoi on a bien défini ainsi une loi de composition interne surG/H . - (b)Montrer que l'application
π : G → G/H définie pour toutg ∈ G parπ(g) = gH est un morphisme de groupe surjectif.
- (a)Montrer que
- 9.On désigne dans cette question par
TU_n^+(K) le groupe des matrices triangulaires supérieures dont tous les coefficients diagonaux valent 1.- (a)Montrer que
TU_n^+(K)◃T_n^+(K) . - (b)A-t-on
TU_n^+(K)◃GL_n(K) ?
- (a)Montrer que
- 10.Soit
H un sous-groupe quelconque deG . On suppose queG/H est un ensemble fini à deux éléments. Montrer queH◃G .
- 11.Dans cette question uniquement, on pose
A = (0, − 1; 1, 0) etB = (0, 1; 1, 0) .
On désigne par
Δ = {I_2, A, A^2, A^3, B, AB, A^2 B, A^3 B}. - (a)Vérifier que
A^3 B = BA , et montrer queΔ est un sous-groupe deGL_2(R) . - (b)On définit
Γ=<A > le sous-groupe deΔ engendré parA etR=<B > le sous-groupe deΔ engendré parB . Montrer queΔ/Γ est un groupe, isomorphe àR . - (c)Existe-t-il un isomorphisme entre les groupes
Δ etΓ × R ?
- (a)Vérifier que
Soient
H et
K deux sous-groupes quelconques de
G . Pour tout
g ∈ G on appelle double classe de
g relative aux sous-groupes
H et
K l'ensemble :
Dans la suite,
H et
K étant fixés, on parlera simplement de « la double classe d'un élément de G ».
- 12.(a) Montrer qu'une double classe est une réunion de classes à gauche, et aussi une réunion de classes à droite.
- (b)Montrer que les doubles classes relatives aux sous-groupes
H etK constituent une partition deG .
- (b)Montrer que les doubles classes relatives aux sous-groupes
Partie III : décomposition de Bruhat et matrices
Dans cette partie,
E est un
K -espace vectoriel de dimension
n(n ∈ N^∗) .
On munitE d'une base
B = (ε_1, …, ε_n) .
On munit
- 13.Pour
σ ∈ 𝔖_n , soitu_σ l'endomorphisme deE défini par l'égalité :
∀i ∈ [ [1; n] ], u_σ(ε_i) = ε_(σ(i))
etP_σ sa matrice dans la baseB . Une telle matriceP_σ est appelée matrice de permutation.- (a)Dans cette question uniquement,
σ est len -cycle(1, 2, …, n) . Expliciter la matriceP_σ . - (b)Soit
σ ∈ 𝔖_n . On noteσ = c_1…c_k une décomposition deσ en cycles de supports disjoints, oùk ∈ N^∗ .
Exprimer la matriceP_σ en fonction des matricesP_(c_j) pourj ∈ [ [1; k] ] . - (c)Montrer que
P_σ ∈ O_n(R) . - (d)À quelle condition sur
σ la matriceP_σ appartient-elle àSO_n(R) ?
- (a)Dans cette question uniquement,
- 14.Pour
λ ∈ K et(i, j) ∈ [ [1; n] ]^2 , on noteT_(i, j)(λ) la matriceI_n + λE_(i, j) .
Pourλ ∈ K eti ∈ [ [1; n] ] , on noteD_i(λ) la matriceI_n + (λ − 1)E_(i, i) .
SoitA ∈ M_n(K) .- (a)Montrer que la matrice
T_(i, j)(λ)A est obtenue à partir deA en effectuant l'opération élémentaireL_i ← L_i + λL_j . - (b)De manière analogue, donner les opérations élémentaires à effectuer pour obtenir les matrices
D_i(λ)A, AT_(i, j)(λ) etAD_i(λ) .
- (a)Montrer que la matrice
- (c)Donner les opérations élémentaires à effectuer pour obtenir les matrices
P_(i, j)A etAP_(i, j) , oùP_(i, j) désigne la matriceP_σ lorsqueσ est la transposition(i, j) . Expliquer sans démonstration comment obtenirP_σ A etAP_σ à partir deA , lorsqueσ ∈ 𝔖_n est une permutation quelconque.
- (c)Donner les opérations élémentaires à effectuer pour obtenir les matrices
- 15.Soient
U etV deux matrices triangulaires supérieures inversibles et soientσ etσ^′ deux permutations.
On suppose queP_σ^(− 1)UP_(σ^′) = V . Montrer queσ = σ^′ . Indication : On pourra considérer le coefficient d'indice(σ(j), j) deP_σ V , oùj ∈ [ [1; n] ] . - 16.Soit
A ∈ GL_n(K) une matrice inversible.- (a)Montrer qu'il existe une matrice triangulaire supérieure
U ne comportant que des 1 sur la diagonale, une matrice triangulaire supérieureV et une matrice de transpositionP_σ telles queA = UP_σ V et que cette écriture peut être obtenue à l'aide d'opérations élémentaires sur les lignes et les colonnes de la matriceA . On appelle cette écriture décomposition de Bruhat de la matriceA . - (b)Montrer que la matrice
P_σ de la question précédente est uniquement déterminée parA .
- (a)Montrer qu'il existe une matrice triangulaire supérieure
Le résultat de la question 16 permet donc d'affirmer que
Nous admettrons par la suite que cette inclusion est une égalité.
- 17.Déterminer la décomposition de Bruhat d'une matrice
A = (a, b; c, d) ∈ SL_2(K) i.e. telle quead − bc = 1 .
Jusqu'à la fin de cette partie, on se place dans le cas où
K = C et on munit
M_n(C) d'une norme quelconque
‖ ⋅ ‖ .
Les mineurs principaux d'une matriceA = (a_(i, j))_((i, j) ∈ [ [1; n] ]^2) ∈ M_n(C) sont les déterminants des matrices extraites
(a_(i, j))_((i, j) ∈ [ [1; k] ]^2) pour tout
k ∈ [ [1; n] ] , ces matrices étant obtenues en ne conservant que les
k premières lignes et
k premières colonnes de la matrice
A .
Les mineurs principaux d'une matrice
- 18.On considère les deux propositions ci-dessous, où
A ∈ M_n(C) :- □(
E_1 ) : la matriceA s'écrit comme produit d'un élément deT_n^−(C) et d'un élément deT_n^+(C) , - -
(E_2) : les mineurs principaux deA sont tous non nuls. - (a)Montrer que si
A satisfait la propriété(E_1) ou la propriété(E_2) alorsA ∈ GL_n(C) . - (b)À l'aide d'une décomposition par blocs, montrer que
(E_1) ⇒ (E_2) . - (c)En procédant par récurrence, montrer que
(E_2) ⇒ (E_1) .
- □(
- 19.Montrer que l'ensemble des matrices qui vérifient la condition
(E_2) est un ouvert deGL_n(C) . Indication : on pourra considérer pourk ∈ [ [1; n] ] l'applicationφ_k deM_n(C) dans C qui à une matriceA , associe son mineur principal d'ordrek . - 20.Soit
τ ∈ 𝔖_n définie, pour toutk ∈ [ [1; n] ] , par :τ(k) = n − k + 1 .
- (a)Montrer que :
P_τ T_n^+(C)P_τ = T_n^−(C) , oùP_τ T_n^+(C)P_τ désigne l'ensemble{P_τ UP_τ, U ∈ T_n^+(C)} . - (b)Montrer que
P_τ T_n^+(C)P_τ T_n^+(C) = {P_τ UP_τ V, (U, V) ∈ T_n^+(C) × T_n^+(C)} est un ouvert deGL_n(C) . - (c)Montrer que
P_τ T_n^+(C)P_τ T_n^+(C) est dense dansGL_n(C) . - (d)Montrer que l'application :
{GL_n(C), ⟶ GL_n(C); A, ⟼ P_τ A
réalise un homéomorphisme. - (e)En déduire que
T_n^+(C)P_τ T_n^+(C) est un ouvert dense deGL_n(C) . Que peut-on affirmer sur la topologie de l'ensemble⋃_(σ ∈ 𝔖_n; σ ≠ τ)T_n^+(C)P_σ T_n^+(C) ?
Partie IV : décomposition de Bruhat et drapeaux
Soit
E un
K -espace vectoriel de dimension
n ∈ N^∗ .
On noteD l'ensemble des drapeaux totaux de
E et
Δ l'ensemble des bases de
E .
Dans cette partie, on désigne parδ l'application de
Δ à valeurs dans
D qui, à une base
B = (e_1, …, e_n) , associe le drapeau total
(Vect(e_1, …, e_i))_(i ∈ [ [1; n] ]) .
21. Montrer que le groupe linéaireGL(E) agit fidèlement et transitivement sur l'ensemble
Δ par :
On note
Dans cette partie, on désigne par
21. Montrer que le groupe linéaire
- Montrer que
GL(E) agit transitivement sur l'ensembleD par :
et que les actions définies dans cette question et la question précédente sont compatibles, c'est-à-dire que :
Dans la suite de la partie, via le choix d'une base
B_0 = (ε_1, …, ε_n) , on identifie
E à
K^n et le groupe linéaire
GL(E) à l'ensemble
GL_n(K) des matrices inversibles.
23. Montrer que le stabilisateur deδ(B_0) s'identifie au sous-groupe
T_n^+(K) des matrices triangulaires supérieures inversibles.
24. On définit la relationR sur
GL_n(K) par :
MRN si et seulement si
M^(− 1)N ∈ T_n^+(K) , pour
M, N ∈ GL_n(K) . Montrer que
R est une relation d'équivalence.
PourM ∈ GL_n(K) , on note
M¯ la classe de
M dans l'ensemble quotient
GL_n(K)/T_n^+(K) .
23. Montrer que le stabilisateur de
24. On définit la relation
Pour
- 25.On considère l'application
φ suivante :
{GL_n(K)/T_n^+(K), ⟶ D; M¯, ⟼ φ(M¯) = M ⋅ δ(B_0) - (a)Montrer que
φ est bien définie. - (b)Montrer que
φ est une bijection deGL_n(K)/T_n^+(K) surD .
- (a)Montrer que
- 26.Montrer que pour tout
X etY deGL_n(K) , on aφ(XY^–) = X ⋅ φ(Y¯) .
On considère l'action du groupe
GL_n(K) sur l'ensemble
GL_n(K)/T_n^+(K) × GL_n(K)/T_n^+(K) définie par
A ⋅ (X¯, Y¯) = (AX^–, AY^–) .
- 27.Soient
X etY dansGL_n(K) . À l'aide de la décomposition de Bruhat, montrer qu'il existeσ ∈ 𝔖_n etT_1 ∈ T_n^+(K) tel que(X¯, Y¯) = XT_1 ⋅ (I_n^–, P_σ^–) , et queσ est unique. - 28.En déduire le nombre d'orbites dans l'action de
GL_n(K) surGL_n(K)/T_n^+(K) × GL_n(K)/T_n^+(K) .
Pas de description pour le moment