Options : sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie mécanique, sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie électrique, sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie des constructions.
ANALYSE ET EXPLOITATION PÉDAGOGIQUE D'UN SYSTÈME PLURITECHNOLOGIQUE
Durée : 5 heures
Calculatrice autorisée selon les modalités de la circulaire du 17 juin 2021 publiée au BOEN du 29 juillet 2021.
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout autre matériel électronique est rigoureusement interdit.
Il appartient au candidat de vérifier qu'il a reçu un sujet complet et correspondant à l'épreuve à laquelle il se présente.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie.
Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement public :
Option : sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie mécanique
Concours E|A||
Section/option
1
4
1
4
A
Epreuve 1|0/1
Matière 7|8|0|9
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie électrique
Concours E|A|I
Section/option
1
4
1
5
A
Epreuve 1|0|1
Matière 7/8/0/9
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie des constructions
Concours E|A|I
Section/option
1
4
1
6
A
Epreuve 1|0/1
Matière 7|8|0|9
Concours interne de l'Agrégation de l'enseignement Privé :
Option : sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie mécanique
Concours E|A|H
Section/option 1|4/1|4/A
Epreuve 1|0/1
Matière 7|8|0|9
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie électrique
Concours E|A|H
Section/option
1
4
1
5
A
Epreuve 1|0/1
Matière 7|8|0|9
Option : Sciences industrielles de l'ingénieur et ingénierie des constructions
Concours E|A|H
Section/option
1
4
1
6
Epreuve 1|0/1
Matière 7/8/0/9
Définition de l'épreuve
L'épreuve a pour but de vérifier que le candidat est capable de construire une analyse critique de solutions technologiques et de mobiliser ses connaissances scientifiques et technologiques pour élaborer et exploiter les modèles de comportement permettant de quantifier les performances d'un système ou d'un processus lié à la spécialité et définir des solutions technologiques.
Conseils aux candidats
Il est demandé aux candidats :
-de rédiger les réponses aux différentes parties sur des feuilles de copie séparées et clairement repérées ;
-de numéroter chaque feuille de copie et d'indiquer le numéro de la question traitée ;
-de rendre tous les documents réponses, même non complétés ;
-d'utiliser exclusivement les notations indiquées dans le sujet lors de la rédaction des réponses ;
-de justifier clairement les réponses ;
-d'encadrer ou souligner les résultats ;
-de présenter lisiblement les applications numériques, sans omettre les unités, après avoir explicité les expressions littérales des calculs ;
-de formuler les hypothèses nécessaires à la résolution des problèmes posés si celles-ci ne sont pas indiquées dans le sujet.
Étude proposée
Le support d'étude s'inspire d'une unité de méthanisation qui se situe à Val de Briey, en Meurthe-et-Moselle (54). Ce support est présenté en pages suivantes.
L'étude est décomposée en quatre parties indépendantes :
-Partie 1 : Comment procéder à l'introduction des substrats solides dans le digesteur ?
-Partie 2 : Comment déterminer la consommation énergétique du système de brassage du digesteur ?
-Partie 3 : Comment réduire la part d'autoconsommation de biogaz dans les digesteurs ?
-Partie 4 : Concevoir une séquence pédagogique à partir d'une problématique industrielle de production biogaz.
Ce sujet se décompose de la façon suivante :
-texte du sujet, pages 2 à 25 ;
-documents techniques DT 1 à DT 12, pages 26 à 39 ;
-documents pédagogiques DP 1 à DP 2, pages 40 à 42 ;
-documents réponses DR 1 à DR 6, pages 43 à 49, à rendre avec la copie.
Mise en situation
Unité de méthanisation de Val de Briey (54 - Meurthe et Moselle)
La méthanisation est un procédé biologique naturel permettant de dégrader la matière organique par des bactéries, en l'absence d'oxygène.
Ce procédé conduit à la formation de deux produits valorisables (voir Figure 1) :
-une énergie renouvelable, appelée biogaz (composé majoritairement de biométhane CH_4 et de dioxyde de carbone CO_2 ), qui peut être valorisée sous forme de chaleur, d'électricité (cogénération), de biométhane carburant ou biométhane injecté dans le réseau de gaz naturel après épuration ;
-un digestat provenant de la matière non digérée, qui peut être épandu et qui participera à la fertilisation naturelle des sols.
Figure 1 : schématisation des circuits de la méthanisation
Le procédé de méthanisation permet donc de remplir plusieurs fonctions, au croisement des filières énergétiques, de gestion des déchets et de recyclage d'éléments fertilisants.
L'unité de méthanisation de Val de Briey (voir Figure 2) s'inscrit parfaitement dans ce processus et permet ainsi de valoriser des ressources (effluents d'élevage et matières végétales agricoles) issues des activités de dix exploitations locales.
Figure 2 : site de l'unité de méthanisation de Val de Briey (54)
Pour cette unité de méthanisation, le choix de l'exploitant s'est orienté vers une valorisation du biogaz en biométhane injecté sur le réseau de gaz naturel passant à proximité du site.
L'unité « normaux-mètres cubes » [Nm^3], employée dans le sujet, correspond au volume de gaz défini dans des conditions normalisées de pression (101300 Pa) et de température (0°C soit 273,15 K).
C'est donc la majeure partie des 2704365Nm^3 de biogaz produit annuellement qui sera alors acheminée vers un processus d'épuration du biogaz en biométhane avant injection finale de ce biométhane sur le réseau de gaz naturel (voir Figure 3).
Figure 3 : prétraitement du biogaz
Toutefois, une partie du biogaz produit (voir Figure 4) sera autoconsommée sur site par une chaudière équipée d'un brûleur biogaz, permettant de fournir la chaleur nécessaire au maintien des conditions thermiques du process de méthanisation
mésophile (digestion anaérobie en régime de température de 40°C) dans les deux digesteurs et post-digesteur du site.
Figure 4 : répartition en volume du biogaz produit sur site selon l'utilisation
Pour optimiser la production de biogaz au sein de l'unité de méthanisation, il est également fondamental de maîtriser la qualité et les quantités de matières organiques (intrants) à l'entrée du processus car toute modification brutale des caractéristiques de la ration des digesteurs viendra perturber l'activité des bactéries, et donc la production de biogaz.
L'unité de méthanisation de Val de Briey traite quotidiennement 84 tonnes de substrats en utilisant le procédé de transformation par « voie liquide en infiniment mélangé », ce qui signifie que l'alimentation et la vidange des digesteurs se font en continu, de façon séquencée.
Aussi, afin d'obtenir un mélange agitable dans le digesteur et pompable, la teneur en matière sèche (notée % MS) de la ration entrante ne doit pas excéder 20 %, conformément au Tableau 1 :
% MS dans le mélange de substrats entrants
Type de process
5-20 %
Voie liquide infiniment mélangée
25-30 %
Voie solide piston
25-40 %
Voie solide discontinue
Tableau 1 : teneur en matière sèche des substrats entrants selon le type de process
Sur le site de Val de Briey, l'introduction des substrats solides nécessite un prétraitement par recirculation du digestat permettant de diluer et de réchauffer le mélange entrant.
En voie liquide infiniment mélangée, la teneur en matière sèche de la matière organique en décomposition dans les digesteurs est en moyenne égale à 8%MS.
En 2022, l'unité de méthanisation a traité au total 25754 tonnes de matières premières pour une production de 165Nm^3 ⋅ h^(− 1) de biométhane.
L'unité de méthanisation de Val de Briey est constituée des principaux éléments suivants (voir les diagrammes SysML donnés dans les DT 1A, DT 1B et DT 1C) :
-un système permettant la préparation des intrants solides dans le digesteur (incorporateur - doseur BIG-Mix et alimentateur Prémix) ;
-deux cuves digesteurs en béton d'un volume brut unitaire de 2280 m^3 (2 090 m^3 utile) et permettant la production principale de biogaz ;
-une cuve post-digesteur en béton d'une capacité de 2078 m^3(2009 m^3 utile), permettant d'améliorer la stabilité du digestat et de collecter le biogaz résiduel produit ;
-une cuve de stockage des digestats en béton d'un volume brut de 7938 m^3 permettant le stockage final du digestat avant épandage ;
-une station de transfert assurant les écoulements entre les différentes cuves décrites ci-dessus.
Problématique générale : Optimiser la production de biogaz dans l'unité de méthanisation
Partie 1. Comment procéder à l'introduction des substrats solides dans le digesteur ?
Objectif : Dimensionner les constituants et estimer la consommation énergétique du système mis en œuvre pour introduire la ration journalière des substrats solides dans les digesteurs.
Id
Nom de l'exigence
Critère
1.2.
Introduire les substrats solides
Le taux de matière sèche des intrants doit être compatible avec le procédé de méthanisation par voie en infiniment mélangé soit un taux visé de 12 % MS
1.2.1
Stocker les substrats solides dans la trémie d'incorporation
Le volume de la trémie d'incorporation doit permettre de contenir la ration quotidienne des substrats solides
1.2.5
Mélanger les substrats solides
Humidifier les substrats solides avec la matière en digestion recirculée (voir exigence 1.3.4.3.1)
1.2.6
Alimenter les digesteurs
Acheminer la matière mélangée successivement dans les deux digesteurs
La ration quotidienne est introduite en continu à fréquence régulière
La pompe d'alimentation fonctionne 40 % du temps (20 % par digesteur)
1.3.
Accélérer le processus de décomposition de la matière
Digestion anaérobie en régime de température mésophile (40°C)
1.3.1
Renouveler la matière organique
84 tonnes d'intrants par jour pour les deux digesteurs dont 84% de substrats solides
Durée moyenne de séjour de la matière dans les digesteurs : 38 jours
Durée moyenne de séjour de la matière dans le post-digesteur : 20 jours
1.3.4
Maintenir les conditions optimales de température
La température doit être maintenue à 40^∘C
1.3.4.1
Chauffer la matière en digestion
Le chauffage compense le déficit thermique "pertes - apports"
1.3.4.1.1
Autoconsommer une partie du biogaz
Objectif visé : 5 % d'autoconsommation du biogaz produit pour le chauffage des digesteurs et du post-digesteur
1.3.4.3
Homogénéiser la matière organique
Le brassage de la matière contribue à son réchauffement
1.3.4.3.1
Recirculer la matière
Recirculation quotidienne de 6,7 % du volume utile des digesteurs
Tableau 2 : extrait du diagramme des exigences
La quantité et la qualité des gisements conditionnent le rendement de l'unité de méthanisation. La connaissance de la teneur en matière sèche [% MS], du taux de matière volatile [% MV] et du potentiel méthanogène (PBM) par substrat permet d'évaluer la production de biométhane envisageable et de préparer le mélange d'introduction dans les digesteurs.
Figure 5 : composition des matières
La connaissance de la teneur en matière sèche des matières brutes entrantes (voir Figure 5) permet de définir le mode d'introduction de la façon suivante :
-substrats liquides introduits par pompage ;
-substrats solides introduits par mélange et pompage avec recirculation du digestat.
Le site de Val de Briey utilise le procédé de méthanisation par voie liquide avec une recirculation du digestat (voir Figure 6).
Figure 6 : illustration du process d'incorporation en « infiniment mélangé »
1.1 Analyse des intrants
La teneur en matière sèche [% MS] attendue pour la suspension organique alimentant les digesteurs est de l'ordre de 12 %.
Hypothèse : le process fonctionne en continu tout au long de l'année.
Question 1 : Compléter, sur le document DR 1, les cellules vides du tableau d'approvisionnement annuel des substrats puis analyser la production potentielle du biométhane par type de substrat et la teneur en matière sèche des substrats solides au regard du procédé de méthanisation par « voie liquide en infiniment mélangé ».
Question 2 : En supposant un taux d'autoconsommation initial du biogaz de 10 %, pour le maintien en température des digesteurs et du post-digesteur, déterminer la production horaire [Nm^3 ⋅ h^(− 1)] escomptée de biométhane injectable sur le réseau de gaz.
1.2 Introduction des substrats solides
Les substrats solides, stockés sur le site, sont chargés quotidiennement par un employé à l'aide d'un engin télescopique dans la trémie d'incorporation d'un équipement appelé BIG-Mix (voir Figure 7).
La trémie d'incorporation est constituée d'un fond mouvant qui déplace le substrat solide vers un mélangeur vertical (broyeur à couteaux) qui permet d'homogénéiser le substrat avant de le transférer via une vis à auge vers la suite du procédé de méthanisation.
Quel que soit l'équipement de préparation installé en aval de l'incorporateur BIG-Mix, ce dernier est alimenté en substrat solide de façon homogène et continue, qu'il s'agisse d'un broyeur ou d'une pompe d'introduction en voie liquide.
La masse volumique moyenne des substrats solides stockés dans les silos est de 700 kg ⋅ m^(− 3).
Figure 7 : chargement du BIG-Mix
Question 3 : À partir du DR 1, déterminer la ration quotidienne de substrats solides et sélectionner, à l'aide du document DT 2, le modèle d'incorporateur BIG-Mix optimal permettant de stocker cette ration pour un seul chargement journalier.
1.3 Prétraitement des intrants solides
Le procédé de méthanisation par voie liquide en infiniment mélangé consiste à introduire la ration quotidienne de substrats de façon séquencée en maintenant le volume du digesteur constant (volume sortant égal au volume entrant) selon la Figure 6.
Les substrats solides, après leur introduction dans le processus via l'incorporateur BIG-Mix, subissent un prétraitement afin de réduire leur teneur en matière sèche avant l'entrée dans le digesteur. Cette opération, réalisée par l'alimentateur Prémix, consiste à mélanger le substrat solide avec du digestat recirculé, rendant la suspension homogène et pompable. Ce prétraitement permet également de réchauffer la matière incorporée dans le digesteur améliorant ainsi son rendement.
Le principe de fonctionnement de l'alimentateur « Prémix », dans lequel on réalise simultanément deux opérations est détaillé dans la Figure 8.
Figure 8 : principe de fonctionnement et raccordement du « Prémix »
Dans un premier temps, le substrat solide à introduire (1) est mélangé avec du digestat (2) en provenance des digesteurs. Cette première opération a pour but de « fluidifier » et de faciliter le conditionnement de la matière organique à introduire dans les digesteurs.
Puis, le mélange est haché et calibré avec un broyeur muni de couteaux rotatifs.
En sortie du « Prémix », le mélange (3) est alors transporté par l'intermédiaire d'une pompe jusqu'aux deux digesteurs (alimentation alternative des deux digesteurs).
Données utilisables :
Ration quotidienne : 84 tonnes pour l'ensemble des deux digesteurs dont 84 % de substrats solides.
Volume utile des digesteurs : 2090 m^3 par digesteur
Caractéristiques du substrat solide à l'entrée du Prémix :
-Masse volumique : 750 kg ⋅ m^(− 3)
-Teneur en matière sèche : 26,3 %
-Température du substrat solide : 34°C (les matières brutes solides sont stockées de sorte à conserver leur pouvoir méthanogène : le fumier est stocké dans un bâtiment couvert avec mur de fond et les matières végétales sont stockées dans des silos couloir et recouvertes par une bâche).
Caractéristiques du digestat recirculé :
-Recirculation du digestat : 6,7 % du volume utile par digesteur
-Masse volumique de la matière dans le digesteur : 960 kg ⋅ m^(− 3)
-Teneur en matière sèche du digestat recirculé : 8 %
-Température du digestat recirculé : 40°C
Le process gère la circulation de la matière entre les différentes unités grâce à la pompe de transfert et un ensemble de vannes commandées (voir Figure 9).
Figure 9 : circuit de transfert du digestat
La pompe de transfert fonctionne 55,4 % du temps par jour durant lequel elle réalise la séquence décrite dans le Tableau 3.
La pompe de l'alimentateur Prémix fonctionne 40 % du temps par jour en introduisant le mélange successivement à parts égales dans les deux digesteurs.
Les volumes de matière dans les digesteurs et le post-digesteur reviennent à l'équilibre à la fin de chaque cycle.
Transfert de matière
Durée
Vannes ouvertes
Digesteur 1 vers le Prémix (recirculation digesteur 1)
21 minutes
V1, V4 et V7
Digesteur 2 vers le Prémix (recirculation digesteur 2)
21 minutes
V2, V5 et V7
Digesteur 1 vers le post-digesteur
4 minutes
V4 et V6
Digesteur 2 vers le post-digesteur
4 minutes
V5 et V6
Post-digesteur vers l'unité de stockage
8 minutes
V3 et V8
Tableau 3 : séquence de fonctionnement de la pompe de transfert et des vannes commandées
Hypothèses :
Les deux fluides en entrée du Prémix sont parfaitement miscibles et ont des capacités thermiques équivalentes. La formule ci-dessous permet de déterminer la masse volumique du mélange (3), formé par le substrat solide à l'entrée du Prémix (1) et le digestat recirculé (2) :
ρ_(mél) = (m_1 + m_2)/(V_1 + V_2)
Question 4 : Vérifier par calcul que les temps de fonctionnement de la pompe de transfert et de la pompe du Prémix, dédiés à l'apport de la ration dans le digesteur n^∘1, sont égaux à 4h48min sur une journée.
Question 5 : Déterminer les débits volumiques en [m^3 ⋅ h^(− 1)] du substrat solide à l'entrée du Prémix q_(v1), du digestat recirculé q_(v2) et de la matière introduite dans le digesteur qv3.
Question 6 : Déterminer la teneur en matière sèche [% MS], la masse volumique et la température de la matière mélangée en sortie du Prémix. Conclure sur le choix du procédé « voie liquide en infiniment mélangé ».
1.4 Dimensionnement de la motopompe de l'alimentateur Prémix
Données fluidiques utilisables pour cette partie :
-Matière mélangée en sortie du Prémix à introduire dans le digesteur :
○Masse volumique : ρ_3 = 907 kg ⋅ m^(− 3)
○Taux de cisaillement mesuré : 10 s^(− 1)
○Taille moyenne des fibres après passage dans le broyeur : 5 mm
○Débit volumique : qv_3 = 39 m^3 ⋅ h^(− 1)
-Tube acier inoxydable DN200, de diamètre extérieur 219,1 mm et d'épaisseur 3, 76 mm.
Question 7 : Déterminer la vitesse moyenne v_3 pour le système de pompage afin de respecter l'exigence d'introduction de matière dans chaque digesteur.
Question 8 : À l'aide du DT 3, déterminer la viscosité dynamique μ et la contrainte de cisaillement τ de la matière à la sortie du système de pompage.
La matière organique convoyée par le système de pompage se présente comme un fluide de type non-newtonien.
Pour ce type de fluide, le coefficient de perte de charge Λ, permettant d'obtenir les pertes de charge linéiques j, en régime laminaire, est donné par l'équation de Buckingham-Reiner ci-dessous :
Afin de résoudre cette équation, un algorithme de recherche de zéro peut être utilisé. Le DT 4 expose le principe de la méthode de dichotomie qui sera plébiscité dans la suite du sujet.
Question 9 : Compléter sur le DR 2A la structure algorithmique puis définir en langage Python sur le DR 2B la fonction dichotomie (f, a, b, eps) qui prend comme argument la fonction f dont on recherche le zéro, a, b et eps et qui renvoie Λ, solution de l'équation de Buckingham-Reiner.
Dans le cas d'étude, la résolution de l'équation de Buckingham-Reiner donnée précédemment, aboutit à une valeur finale arrondie de Λ = 49, 6.
Rappel :
-les pertes de charge linéiques s'obtiennent par j = Λ × (ρ × v^2)/(2 × D) [Pa ⋅ m^(− 1)]
-les pertes de charge totales ΔP_(réseau) = (j × L) + ∑[ζ × (ρ × v^2)/2] [P_a] avec ζ (dzéta) : coefficient de perte de charge de la singularité (coudes, tés, ...)
Question 10 : À partir du DT 5, déterminer la perte de charge linéique j du réseau hydraulique alimentant les digesteurs et la perte de charge totale du réseau hydraulique ΔP_(réseau).
Rappel :
-équation de Bernoulli généralisée entre deux points 1 et 2 P_1 + ρ.g.z_1 + (ρ.v_1^2)/2 + ΔP_(pompe) − ΔP_(réseau) = P_2 + ρ.g.z_2 + (ρ.v_2^2)/2
Unités :
ρ : masse volumique [kg ⋅ m^(− 3)]
g: accélération de la pesanteur [m ⋅ s^(− 2)]
z: altitude [m]
v: vitesse du fluide [m ⋅ s^(− 1)]
P: pression [P_a]
ΔP_(réseau) : pertes de charge [Pa]
ΔP_(pompe) : pression fournie par la pompe [Pa]
Hypothèse :
La pression du fluide à l'entrée du système de pompage (P_1) est égale à la pression atmosphérique.
Question 11 : Calculer la pression nécessaire à la pompe ΔP_(pompe) à l'aide du DT 6 et de l'équation de Bernoulli généralisée ci-dessus.
Pour la suite du questionnement, le débit de la pompe sera pris égal à 39 m^3 ⋅ h^(− 1) et la pression nécessaire à la pompe à 2,8 bars.
La chaîne de puissance du système de pompage est présentée sur la Figure 10.
Figure 10 : chaîne de puissance de la pompe de l'alimentateur Prémix
Question 12 : À l'aide du document DT 7, indiquer les caractéristiques mécaniques nécessaires à l'arbre du système de pompage et déterminer le rendement de la pompe.
Hypothèse :
Rendement du réducteur égal à 0,98.
Question 13 : À l'aide du DT 8, déterminer le taux de charge du moto-réducteur d'entraînement de la pompe et le rendement global de l'ensemble {moto-réducteur + pompe}.
Question 14 : Calculer la consommation d'énergie électrique annuelle de la pompe de l'alimentateur Prémix et compléter cette valeur dans la ligne correspondante du tableau sur le DR 3. Conclure au regard de la consommation électrique globale de l'installation.
Partie 2. Comment déterminer la consommation énergétique du système de brassage du digesteur ?
Objectif: Afin d'homogénéiser la température et de permettre une production optimale de biogaz, des systèmes de brassage sont présents dans les digesteurs. L'objectif de cette partie est de procéder à la vérification du dimensionnement et d'estimer la consommation énergétique des agitateurs.
Id
Nom de l'exigence
Critère
1.3
Accélérer le processus de décomposition de la matière
Digestion anaérobie en régime de température mésophile (40°C)
1.3.4
Maintenir les conditions optimales de températures
La température doit être maintenue à 40°C
1.3.4.3
Homogénéiser la matière organique
Le brassage (agitation et recirculation) de la matière contribue à son réchauffement
1.3.4.3.2
Agiter la matière organique par intermittence
Deux agitateurs "paddle" par digesteur sont dimensionnés pour résister aux charges d'utilisation à une fréquence de rotation maximale de 10tr ⋅ min^(− 1)
Agitation selon un cycle horaire et des fréquences de rotation prédéfinis
Puissance d'agitation recommandée par I'US-EPA (agence américaine de la protection de l'environnement) inférieure à 8 W ⋅ m^(− 3)
Tableau 4 : extrait du diagramme des exigences
2.1 Dimensionnement de la motorisation
La température dans le digesteur est une donnée essentielle de la production du biogaz. Trois capteurs, présents à différentes hauteurs dans le digesteur, permettent un contrôle permanent de la température. Deux systèmes de brassage sont installés dans chaque digesteur. Leur objectif est d'homogénéiser le mélange et de permettre à la température d'être maintenue constante.
Chaque agitateur est constitué d'un tube en acier entraîné en rotation par un motoréducteur. Le long de ce tube sont fixées 4 pâles se terminant par une plaque inclinée. Le dispositif étudié ici est présenté sur la Figure 11 et sur le DT 9.
Figure 11 : arbre de brassage dans un digesteur vide
Hypothèses :
L'action du digestat sur la plaque s'applique sur la surface projetée de la plaque sur le plan (y_1^(→−), z_1^(→−)) et est uniforme suivant z_1^(→−). L'étude se fait dans le plan (x_1^(→−), y_1^(→−)) uniquement. Cette action est modélisée par une densité linéique d'effort p(y) (exprimée en N ⋅ m^(− 1) ) au point M comme présenté sur la Figure 12.
Figure 12 : modélisation de la densité de pression linéique sur la surface projetée de la plaque
Question 15 : À partir du DT 9 et par dérivation du vecteur position AM^(→−), déterminer l'expression du vecteur vitesse du point M appartenant à la plaque 3 dans son mouvement par rapport au bâti en fonction de θ˙, a et y.
Un mobile se déplaçant dans un fluide subit une distribution de pression dont la résultante s'oppose au mouvement. La densité de pression élémentaire de traînée p est exprimée en fonction de la vitesse, de la forme du mobile et du fluide dans lequel il se déplace.
Pour la plaque 3, la résultante élémentaire s'écrit :
dF_(digestat → plaque)(y)^(→−) = p(y) ⋅ dy ⋅ x_1^(→−) = 1/2 ⋅ ρ ⋅ C_x ⋅ L ⋅ θ˙^2 ⋅ (a + y)^2 ⋅ dy ⋅ x_1^(→−)
avec :
-dF_(digestat → plaque)(y)^(→−) : résultante élémentaire exercée par le digestat sur la plaque en [N]
-p(y) : densité linéique d'effort exercée par le digestat sur la plaque en [N ⋅ m^(− 1)]
-ρ : masse volumique du digestat
-C_x : coefficient de trainée
-L : largeur suivant z_1^(→−) de la surface projetée
-dy : élément de longueur élémentaire appartenant à la surface projetée
Données :
-vitesse angulaire en sortie du réducteur : θ˙ en [rad ⋅ s^(− 1)]
-masse volumique du digestat : ρ = 960 kg ⋅ m^(− 3)
-coefficient de trainée : C_x = 1, 2
-L = 0, 8 m
-moment élémentaire au point O : dM_(O, digestat → plaque)^(→−) = OM^(→−) ∧ dF_(digestat → plaque)^(→−)
-OM^(→−) = y ⋅ y_1^(→−) avec y ∈ [ − h/2, h/2]
Question 16 : Déterminer l'expression du moment élémentaire au point O en fonction de p(y), y et dy et des vecteurs du paramétrage.
L'action mécanique globale exercée par le digestat sur la plaque au point O peut alors être déterminée par intégration de l'effort et du moment élémentaire sur la hauteur de la plaque.
Question 17 : Déterminer l'expression de l'effort global F_(digestat → plaque)^(→−) et le moment global M_(O, digestat) → plaque ^(→−) au point O de l'action mécanique exercée par le digestat sur la plaque.
Question 18 : Déterminer l'expression du torseur de l'action mécanique globale du digestat sur la plaque au point A appartenant à l'axe de rotation de l'arbre de brassage. Justifier que le couple résistant global dû aux quatre plaques sur l'arbre de brassage a pour expression :
C_r = 2 ⋅ ρ ⋅ C_x ⋅ L ⋅ θ˙^2 ⋅ (a^3 ⋅ h + (a ⋅ h^3)/4)
Hypothèses :
-Les différents solides sont considérés indéformables ;
-Les différentes liaisons du système sont considérées parfaites, sans jeux ni frottements ;
-L'action mécanique résultant de la pression du digestat sur les bras (hors plaque) est négligée.
Données :
-Inertie équivalente de l'ensemble en mouvement ramenée sur l'arbre de brassage : J_(eq)
-Actions mécaniques :
○Couple moteur s'exerçant sur l'arbre moteur : C_m
-Couple en sortie du réducteur s'exerçant sur l'arbre de brassage : C_e
○Couple résistant total exercé par le fluide sur l'arbre de brassage : C_r
-Le rendement du réducteur est de η_r = 0, 933
-Le rapport de transmission du réducteur est de i_(eff) = 100, 8
-Les caractéristiques de la motorisation choisie sont exposées dans le DT 10.
Question 19 : Expliciter la démarche (isolement, théorème, projection...) permettant de déterminer l'équation reliant le couple C_m aux différents paramètres connus de l'étude. Appliquer cette démarche et en déduire l'expression de C_m en fonction de J_(eq), θ¨, C_r, η_r et i_(eff).
Au vu des accélérations du système, le choix du moteur est effectué en analysant uniquement le régime permanent (phase d'utilisation à vitesse constante).
Des mesures ont permis d'établir les profils du couple résistant ramené à l'arbre du moteur et de la puissance mécanique en sortie du moteur d'un agitateur en fonction de la fréquence de rotation, représentés sur le DT 11.
Question 20 : Représenter l'allure du couple moteur établi à la question 19 sur le DR 4 puis conclure sur la validité du modèle analytique effectué.
Question 21 : Justifier, à partir du DT 11, pourquoi la fréquence de rotation du moteur en utilisation est limitée à 960tr ⋅ min^(− 1).
2.2 Bilan énergétique du système de brassage
L'agitation est un poste de dépense important pour les exploitants. La consommation d'énergie représenterait en effet entre 30 et 50 % de la consommation électrique globale de l'installation.
Les agitateurs sont programmés pour se déclencher automatiquement selon le cycle horaire suivant (Figure 13) :
Figure 13 : cycle horaire de fonctionnement des agitateurs
Le diagramme de blocs interne des agitateurs dans un digesteur est présenté sur la Figure 14.
Figure 14 : diagramme de blocs interne des agitateurs
Question 22 : À partir des DT 10 et DT 11, déterminer la puissance moyenne absorbée lors d'un cycle horaire d'agitation (Figure 13) et vérifier que la puissance d'agitation respecte la recommandation de l'US-EPA, précisée dans l'exigence « Agiter la matière organique ».
Question 23 : Déterminer la consommation d'énergie électrique annuelle pour un agitateur. Compléter cette valeur dans le DR 3. Conclure au regard de la consommation électrique globale de l'installation.
Partie 3. Comment réduire la part d'autoconsommation de biogaz dans les digesteurs ?
Objectif : L'objectif de cette partie est de réaliser le bilan thermique simplifié d'un digesteur afin d'en déduire, à l'aide d'un modèle multiphysique, la valeur d'autoconsommation de biogaz et d'estimer, au final, l'efficacité énergétique de l'installation.
Id
Nom de l'exigence
Critère
1.3.
Accélérer le processus de décomposition de la matière
Digestion anaérobie en régime de température mésophile (40°C)
1.3.4
Maintenir les conditions optimales de température
La température doit être maintenue à 40^∘C
1.3.4.1
Homogénéiser la matière organique
Le brassage (agitation et recirculation) de la matière organique dans les digesteurs contribue à son réchauffement
1.3.4.1.1
Autoconsommer une partie du biogaz
Objectif visé : 5% d'autoconsommation du biogaz produit pour le chauffage des digesteurs et du post-digesteur
1.3.4.1.2
Récupérer la chaleur fatale de l'épurateur
Un échangeur de chaleur entre le compresseur de l'épurateur et la chaudière permet de récupérer la chaleur fatale : 39 kW
1.3.4.2
Capter l'énergie solaire
Le revêtement sélectif sur la surface de couverture permet de capter un maximum d'irradiation solaire
1.3.4.3
Chauffer la matière en digestion
La chaudière est dimensionnée pour compenser le déficit thermique "pertes - apports" dans les conditions les plus défavorables
1.3.4.4
Limiter les pertes thermiques
La structure est conçue pour limiter les pertes thermiques. Le radier et les parois sont isolés Le gazomètre est constitué d'une double membrane
Tableau 5 : extrait du diagramme des exigences
Afin d'accélérer le processus de décomposition naturelle de la matière en milieu anaérobie et d'optimiser ainsi la production de biogaz, il est nécessaire de maintenir une température constante de 40°C (process mésophile) dans les digesteurs et le post-digesteur.
Descriptif constructif des digesteurs (voir DT 12) :
Question 24 : Calculer le flux de chaleur perdu vers le sol de fondation ∅_(radier)[W].
Les voiles des digesteurs présentent une forme cylindrique et dans ce cas, la loi de Fourier permettant d'exprimer le flux de chaleur à travers un matériau constituant la paroi de rayon x s'écrit :
∅ = − λ ⋅ S ⋅ (dT)/(dx) avec S = 2π ⋅ x ⋅ h
En intégrant l'équation différentielle ci-dessus sur l'épaisseur x de l'un des matériaux constituants les voiles, le flux ∅ s'écrit :
∅ = (T_1 − T_2)/r avec r = (ln(x_2)/(x_1))/(2π ⋅ λ ⋅ h) = (ln(D_2)/(D_1))/(2π ⋅ λ ⋅ h)
Note : r est appelée résistance thermique du matériau considéré [K ⋅ W^(− 1)]
Question 25 : En appliquant la relation précédente, pour chaque matériau constituant les voiles, déterminer le flux de chaleur perdu par les parois du digesteur en contact avec l'extérieur ∅_(parois)[W].
L'introduction de la matière organique mélangée dans le digesteur s'effectue avec un débit massique moyen de 1, 96 kg ⋅ s^(− 1) et à une température moyenne èθ_(matière) = 38, 5^∘C.
Question 26 : Déterminer le flux de chaleur nécessaire è∅_(matière) en [W] pour tenir compte de l'introduction de la matière organique dans le digesteur
Afin de prendre en compte l'ensemble des échanges thermiques et de prédire le comportement du système complet comprenant les deux digesteurs et le postdigesteur, un modèle multiphysique est proposé.
La variation de la température extérieure sur l'année obtenue par relevés météorologiques (voir Figure 15) est implémentée dans le modèle et permet d'obtenir l'évolution annuelle de la puissance de chauffage nécessaire au maintien en température des digesteurs et du post-digesteur présentée Figure 16.
Figure 15 : variation annuelle de la température extérieure sur le site de Val-de-Briey
Figure 16 : variation annuelle de la puissance de chauffage nécessaire au maintien en température des digesteurs et du post-digesteur
Question 27 : Commenter les courbes obtenues (Figure 15 et 16) et proposer une méthode permettant d'obtenir le volume de biogaz autoconsommé annuellement par le site de méthanisation à partir de ces courbes et des données du sujet.
En appliquant la méthode adéquate, le modèle indique une part actuelle d'autoconsommation de 7,5 %.
Une solution permettant de limiter la part de biogaz autoconsommé consiste à réduire le flux de chaleur perdu par la bâche double enveloppe en plaçant une épaisseur d'isolant ajouré en partie supérieure des deux digesteurs.
Le post-digesteur n'est pas isolé.
Question 28 : À partir du tableau fourni des différents blocs simscape et de la description de la couche supérieure du digesteur (voir DT 12), compléter le DR 5 en y ajoutant les liens caractérisant les grandeurs échangées ainsi que les blocs conduction et convection représentant l'isolant ajouté en partie supérieure.
Le modèle multiphysique permet alors d'estimer le volume total de biogaz autoconsommé sur l'installation selon l'épaisseur d'isolant mise en œuvre (Figure 17).
Figure 17 : volume de biogaz autoconsommé par l'installation selon l'épaisseur d'isolant ajouté aux digesteurs
Question 29 : Déterminer la nouvelle proportion de biogaz autoconsommé annuellement par le site si l'on place une épaisseur de 3 cm d'isolant ajouré en partie haute des digesteurs. Conclure sur l'objectif annoncé dans le diagramme des exigences.
Question 30 : À l'aide du DR 3 et en tenant compte du rajout de 3 cm d'isolant sur la partie haute des digesteurs, proposer une méthode permettant de déterminer la valeur de l'efficacité énergétique du site de méthanisation. Conclure.
Partie 4. Concevoir une séquence pédagogique à partir d'une problématique industrielle de production biogaz
Dans l'objectif d'élaborer une fiche « connaissances » définie dans la fiche descriptive de séquence du DP 1, une intelligence artificielle a été utilisée avec le prompt suivant : rédige une fiche « connaissances » d'une page format A4 de niveau première en enseignement de spécialité sciences de l'ingénieur sur les grandeurs d'effort, grandeur de flux, énergie, puissance, rendement. Le document DP 2 présente la réponse proposée par l'intelligence artificielle.
Question 31 : Proposer un ou deux prompts permettant d'ajouter à la fiche, la notion d'analogie des grandeurs et de détailler les équations liées aux différents transferts thermiques.
Question 32 : Rédiger la fiche « connaissances », au format d'une page A4, à destination des élèves lors de la phase « 6 - structuration des connaissances ».
Question 33 : Compléter le DR 6 pour définir un protocole expérimental permettant de valider l'hypothèse que l'ajout d'un isolant en partie supérieure des digesteurs permet d'améliorer l'efficacité énergétique.
Cette activité à caractère expérimental permet aux élèves de développer les compétences ci-dessous :
Compétences
Compétences développées
Connaissances associées
EXPÉRIMENTER/SIMULER
Conduire des essais en toute sécurité à partir d'un protocole expérimental fourni
Règle de raccordement des appareils de mesure et des capteurs
Prévoir l'ordre de grandeur de la mesure
Gamme d'appareils de mesure et capteurs
Identifier les erreurs de mesure
COMMUNIQUER
Rendre compte de résultats
Tableau, graphique, diaporama, carte mentale
Question 34 : Lister des indicateurs d'évaluation permettant de mesurer le degré d'acquisition des compétences développées par ce protocole expérimental.
Question 35 : En listant les différents paramètres, proposer un modèle multiphysique correspondant à l'expérimentation, et une méthodologie permettant de valider et d'extrapoler le modèle à l'échelle du système réel.
DT 1A : Diagramme des exigences SysML
DT 1B : Diagrammes de blocs internes SysML
DT 1C : Diagramme de blocs internes SysML
DT 2 : Modèles d'incorporateur Big-Mix
Type de modèle
Volume de chargement
A Longueur totale
B Largeur du récipient
CHauteur du seuil de chargement
DHauteur totale
Puissance d'entraînement des barres de poussée
Puissance d'entraînement de la vis de mélange
V45/300
44 m^3
7 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V50/300
52m^3
8 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V60/300
60 m^3
9 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V65/300
68 m^3
10 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V75/300
76 m^3
11 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V80/300
84 m^3
12 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V90/300
92 m^3
13 m
3,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V100/400
103 m^3
10 m
4,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V100/300
105 m^3
13 m
3,0 m
3,7 m
4,3 m
7,5 kW
22 kW
V110/300
114 m^3
14 m
3,0 m
3,7 m
4,3 m
7,5 kW
22 kW
V120/300
123 m^3
15 m
3,0 m
3,7 m
4,3 m
7,5 kW
22 kW
V120/400
125 m^3
12 m
4,0 m
3,3 m
3,9 m
7,5 kW
22 kW
V130/300
132 m^3
16 m
3,0 m
3,7 m
4,3 m
7,5 kW
22 kW
V150/400
155 m^3
14 m
4,0 m
3,7 m
4,3 m
7,5 kW
22 kW
V170/400
167 m^3
15 m
4,0 m
3,7 m
4,3 m
7,5 kW
22 kW
DT 3 : Caractéristiques de la matière organique à l'entrée du système de pompage Prémix
Taille moyenne des fibres :
- - 3 mm HB
-----5 mm HB
......... 8 mm HB
- 3 mm expér
- 5 mm expér
A 8 mm expér
HB : courbe des valeurs approchées expér : valeurs expérimentales
DT 4 : Algorithme de Dichotomie
Considérer un intervalle [a, b] et une fonction f continue et monotone de [a, b] dans ℝ. Supposer que f(a)∗f(b) < 0 et que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution α sur l'intervalle ]a, b[.
La méthode de dichotomie consiste à construire une suite (x_n) qui converge vers α de a manière suivante :
Initialisation : considérer x_0 le milieu de [a, b]. La racine se trouve alors dans l'un des deux intervalles ]a, x_0 ] ou ]x_0, b ] ou bien elle est égale à x_0.
-Si f(a)∗f(x_0) < 0, alors α ∈ ]a, x_0]. On pose a_1 = a et b_1 = x_0.
-Si f(a)∗f(x_0) = 0, alors α = x_0.
-Si f(a)∗f(x_0) > 0, alors α ∈ ]x_0, b]. On pose a_1 = x_0 et b_1 = b.
Étant donné une précision ε, cette méthode permet d'approcher α en un nombre prévisible d'itérations.
DT 5 : Réseau hydraulique d'alimentation en matière organique des deux digesteurs
DT 6 : Coupe sur principe de raccordement hydraulique des digesteurs
DT 7 : Courbes caractéristiques du système de pompage de l'alimentateur Prémix
Courbes caractéristiques
série de modèles: CC55-M1
ENGINEERED TO WORK
Couple de démarrage requis T_A : 532Nm
Vitesse maximale en fonctionnement continu
Exemple d'utilisation :
Pour un débit de 52, 5[m^3/h] et une pression de 6 [bar], on obtient
un nombre de tours de 275[ min^(− 1)]
une puissance sur l'arbre de 13 [kW]
^(1)) Puissance de fonctionnement requise sur l'arbre de la pompe
2)Valeurs basées sur un fluide à 20°C
Stand: 26. April 2016; CAPSpro Version 4.01.08 veröffentlicht am 24. März 2016
DT 8 : Caractéristiques du moto-réducteur de la pompe de l'alimentateur Prémix
Caractéristiques du moteur 160 LP/4
1500 1/min
230/400 V & 400/690 V
50 Hz
4 - pôles
Type
P_N
n_N
M_N
I_N
cosφ
η
M_A/M_N
M_K/M_N
l_A/l_N
J
國 *
4/4 × P_N
1/2 × P_N
3/4 × P_N
4/4×P _N
160 LP/4
[kW]
[1/min]
[Nm]
48,3
27,9
16.4
0.85
92,3
92,8
92,3
3,8
4.3
9.1
[kgm^2]
122
Caractéristiques du moto-réducteur NORD SK 4282A - 160 LP/4 TF
Moto-réducteur SK 4282A - 160LP/4 TF
Désignation du produit
Arbres Parallèles MONOBLOC
Vitesse d'entrée
1465 tr/min
Type d'alimentation
Alimentation directe réseau Compatible alimentation par variateur
Rapport de réduction
5.43
Vitesse de sortie
269tr/min
Facteur de service
1.9
Couple de sortie
532 Nm
Charge radiale FR max (si FA=0)
5.8 kN
Charge axiale FA max (si FR=0)
10.2 kN
Puissance
15 kW
Tension
400/690 V
Fréquence
50 Hz
Classe de rendement énergétique
IE3
Courant nominal 1
27.9 A
Courant nominal 2
16.1 A
Cos phi
0.85
Service
Service S1
Protection
Protection IP55 (IP55)
Classe d'isolation
F
Position de montage
M1
DT 9 : Dessin technique et représentation cinématique de l'arbre de brassage
Dessin technique du fabricant de l'arbre de brassage Les longueurs sont données dans un intervalle et dépendent des sites d'utilisation
L'arbre de brassage 1 est en liaison pivot avec le bâti 0 autour de l'axe (A, z_0^(→−)).
On note θ = (x_0^(→−), x_1^(→−)) = (y_0^(→−), y_1^(→−)) l'angle de rotation de l'arbre.
L'ensemble Σ = {1 + 2 + 3} est une classe d'équivalence, chaque solide étant encastré avec les autres.
Notations :
-AO^(→−) = a ⋅ y_1^(→−) avec a = 1, 8m
-OM^(→−) = y ⋅ y_1^(→−) avec y la composante sur y_1^(→−) du point M fictif
-Hauteur de la plaque : h = 0, 6m
DT 10 : Caractéristiques du moto-réducteur d'un agitateur
Caractéristiques du moteur WEG 3 AL 180M/L-06
FICHE TECHNIQUE
Moteurs Electriques Triphasés - Rotor à cage
Client
Gamme de moteur
: 00121
IE2 Three-Phase
Code produit :
12655767
Carcasse
: 180M/L
Temps de blocage du rotor
: 10s (à froid) 6s (à chaud)
Puissance nominale
: 15 kW (20 HP)
Echauffement
: 80 K
Pôles
: 6
Service
: S1
Fréquence
: 50 Hz
Température ambiante
: − 20^∘C à + 40^∘C
Tension à pleine charge
: 200/400/690/400 V
Altitude
: 1000 m
Courant à pleine charge
: 59.6/29.8/17.3/29.8 A
Degrè de protection
: IP55
Courant de démarrage
: 501/250/145/250 A
Type de refroidissement
: IC411 - TEFC
Intensité de démarrage
: 8.4
Forme
: B5T
Courant à vide
: 32.0/16.0/9.28/16.0 A
Sens de rotation ^1
: Les deux sens de rotation
Vitesse à pleine charge
: 980rpm
Bruit ^2
: 56.0 dB(A)
Glissement
: 2.00 %
Méthode de démarrage
: Démarrage direct
Couple à pleine charge
: 146 Nm
Poids approximatif ^3
: 156 kg
Couple de démarrage
: 250 %
Couple maximum
: 370 %
Classe d'isolation
: F
Facteur de service
: 1.00
Moment d'inertie (J)
: 0.2705kgm^2
Type
: N
Puissance nominale
50%
75%
100%
Efforts sur l'embase
Rendement (%)
87.0
89.0
89.7
Traction maximum
: 7038 N
CosΦ
0.61
0.73
0.81
Compression maximum
: 8567 N
Caractéristiques du réducteur BREVINI ET3155
BREVINI ^®
Motion Systems
i_(eff)
1500
1000
500
T_(2 max) [Nm]
P_T [kW]
n_2 [rpm]
T_2 [Nm]
P_2 [kW]
n_2 [rpm]
T_2 [Nm]
P_2 [kW]
n_2 [rpm]
T_2 [Nm]
P_2 [kW]
ET 3155
100.8
14.9
12624
19.7
9.9
13471
14.0
5.0
15388
8.0
20000
15
DT 11 : Profils du couple résistant ramené sur l'arbre moteur et de la puissance utile du moteur d'un agitateur
DP 1A : Contexte pédagogique
FICHE DESCRIPTIVE - SÉQUENCE SI
THÈME DE LA SÉQUENCE (Choisir un thème porteur de sens)
TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
TITRE DE LA SÉQUENCE (une problématique liée à un enjeu de société)
Comment récupérer l'énergie « perdue » d'un système ?
Caractériser la puissance et l'énergie nécessaire au fonctionnement d'un produit ou d'un système Repérer les échanges d'énergie sur un diagramme structurel
Grandeurs physiques (mécanique, électrique, thermique ...) mobilisées par le fonctionnement d'un produit Grandeurs d'effort et de flux liées à la nature des procédés Rendements et pertes
MODÉLISER / RÉSOUDRE
Caractériser les grandeurs physiques en entrées/sorties d'un modèle multi-physique traduisant la transmission de puissance
Grandeur effort, grandeur flux Énergie Puissance instantanée, moyenne Réversibilité de la chaîne de puissance
MODÉLISER / RÉSOUDRE
Associer un modèle aux composants d'une chaîne de puissance
Sources parfaites de flux et d'effort Interrupteur parfait Modèle associé aux composants élémentaires de transformation, de modulation, de conversion ou de stockage de l'énergie
DP 1B : Contexte pédagogique
Les compétences EXPÉRIMENTER/SIMULER/COMMUNIQUER sont mobilisées de manière transversale sur l'ensemble des séquences.
Organisation de la séquence
Type d'activité
Durée
Nbre élèves
Descriptif
Lieu
1 - Activation
30 min
20
Vidéo « transition énergétique » Brainstorming « idée pour réussir la transition énergétique » => récupération de l'énergie perdue
Salle TP
2 - Pratique
1,5h
20
TP1 : unité de méthanisation Ou TP2 : véhicule hybride
Salle TP
3 - Pratique
1,5h
20
TP3 : Chaudière cogénération Ou TP4 :
Salle TP
4 - Structuration des connaissances
30 min
20
Rendre compte de résultats, organiser et synthétiser les résultats
Salle TP
5 - Structuration des connaissances
1,5h
20
Synthèse des TP - présentation des travaux par les élèves
Salle TP
6 - Structuration des connaissances
30 min
20
Fiche connaissance sur les grandeurs d'effort, grandeur de flux, énergie, puissance, rendement.
Salle TP
7 - Travaux dirigées
2 h
20
Étude chaîne de puissance avec récupération d'énergie (véhicule électrique, tram, etc.)
Salle cours
8 - Évaluation sommative
2h
20
Écrit : à partir de modèles multi-physiques
-identifier les grandeurs de flux et d'effort ;
-déterminer le rendement d'une chaîne de puissance.
Salle cours
9 - Correction
1 h
20
Salle cours
10 - Remédiation
1h
20
En fonction des résultats
Salle cours
DP 2 : Réponse d'une intelligence artificielle
Fiche de connaissances - Niveau Première
Grandeurs d'effort, grandeurs de flux, énergie, puissance, rendement
Grandeurs d'effort et de flux
Les grandeurs d'effort sont des grandeurs qui caractérisent l'intensité d'une action mécanique, électrique ou thermique. Elles s'expriment en unités de force (N), de tension (V), de pression (Pa), etc.
Les grandeurs de flux caractérisent le débit ou le taux de transfert d'une grandeur physique. Elles s'expriment en unités de vitesse (m/s), d'intensité électrique (A), de débit thermique (W), etc.
Énergie
L'énergie est la capacité à produire un travail ou un changement. Elle s'exprime en joules (J) et peut prendre différentes formes : mécanique, électrique, thermique, etc. L'énergie se conserve lors des transformations.
Puissance
La puissance est le taux de transfert d'énergie. Elle s'exprime en watts (W) et correspond à la quantité d'énergie transférée par unité de temps. La puissance est le produit d'une grandeur d'effort et d'une grandeur de flux.
Rendement
Le rendement est le rapport entre l'énergie utile en sortie d'un système et l'énergie totale fournie en entrée. Il s'exprime en pourcentage (%) et permet d'évaluer l'efficacité d'un système. Un rendement élevé indique une bonne conversion de l'énergie.
En résumé, les grandeurs d'effort et de flux permettent de caractériser les interactions physiques. L'énergie représente la capacité à produire un travail, tandis que la puissance en est le taux de transfert. Le rendement évalue l'efficacité de la conversion énergétique d'un système.
NE RIEN ECRIRE DANS CE CADRE
Approvisionnement annuel de l'unité de méthanisation de Val de Briey
Substrats
Répartition des substrats
%
Quantité de matière brute
[tMB/an]
Teneur en matière Sèche
[%MS]
Taux de matière Volatile
[%MV]
Taux de biogaz
[ Nm^3 Biogaz / tMB]
Production de biogaz
[ Nm^3 Biogaz]
Potentiel méthanogène (PBM)
[ Nm^3 CH_4/tMV ]
Production de biométhane (sans autoconsommation)
[Nm^3 CH_4]
Répartition de la production du CH_4 par substrat
%
Effluents d'élevage
Effluents d'élevage solides (fumier de bovin et équin)
57%
17476
24%
81%
78,0
1363144
219
744016
50%
Effluents d'élevage liquides (lisier, purin, eau de lavage et jus de silos)
16%
4906
4%
49%
12,5
61320
293
Matières végétales agricoles
Ensilage de céréales, maïs et paille
12%
3679
36%
94%
193,5
711925
302
Cultures intermédiaires à vocation énergétique (ensilage de seigle, intercultures)
15%
4599
27%
87%
123,5
567977
314
Bilan
Substrats solides
84%
25754
83,9%
102,6
2643045
247,8
Substrats liquides
16%
4906
49,0%
12,5
61320
293,0
Substrats
100%
30660
78,3%
88,2
2704365
255,1
1487388
100%
DR 2B (Question 9)
Programmation python de l'algorithme de recherche de zéro