Agrégation physique-chimie externe 2022, épreuve 2, option chimieSujet et rapport du jury
Agrégation externe section physique chimie option chimie - Sujet de la deuxième épreuve écrite de la session 2022
- Optique géométrique (lois de Descartes, réflexion totale, dispersion)
- Ondes électromagnétiques (polarisation, onde évanescente)
- Mécanique du point (chute avec frottement, régime laminaire)
- Effet Doppler et traitement du signal
- Incertitudes et écart normalisé
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
DifficileTrois appareils météorologiques pour caractériser les précipitations : Solia, disdromètre et radarAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLa composition de physique porte sur l'étude du fonctionnement de trois appareils utilisés en météorologie pour caractériser les précipitations de pluie : un appareil de détection de l'état des sols (Solia), un disdromètre mécanique et un radar météorologique. Les trois parties, indépendantes, couvrent l'optique, les ondes, la mécanique du point, l'électricité et l'électromagnétisme.
- 1Partie I : caractérisation objective de l'état du sol, à l'aide de l'appareil SoliaÉtudier la traversée d'un dioptre air/eau par une onde lumineuse, la dispersion et la réflexion totale, ainsi que la propagation d'une onde évanescente.
- 2Partie II : étude d'un disdromètreÉtudier la chute d'une goutte dans l'air en régime laminaire, établir et résoudre l'équation différentielle du mouvement et déterminer la vitesse limite.
- 3Partie III : étude d'un radar météorologiqueÉtudier l'effet Doppler pour reconstruire la fréquence perçue par une cible puis par le radar, et construire un spectre en amplitude.
Difficile. La moyenne de tous les candidats ayant composé est de 7,9/20 avec un écart-type de 4,7, même si beaucoup de candidats ont pu aborder une très grande partie du sujet en cinq heures.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 7,9 / 20 · écart-type 4,7 · 180 copies · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 7,9/ 20
- Écart-type
- 4,7
- Copies
- 180
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
4 erreurs relevéesDispersion confondue avec diffraction · Surface d'un disque mal évaluée · Écart relatif utilisé au lieu de l'écart normaliséAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
4 erreurs relevéesLe jury tient à féliciter les candidats pour la qualité des copies dans leur ensemble, mais regrette la présence d'un nombre non négligeable de copies mal rédigées ou mal présentées. Les questions fondamentales, au nombre de 27 sur 67, pèsent pour 50 % du barème.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Dispersion confondue avec diffractionQ4
Le fait que l'indice optique de l'eau dépende de la longueur d'onde, caractéristique de la dispersion, est beaucoup trop souvent confondu avec la diffraction, voire les interférences.
- 2Surface d'un disque mal évaluéeQ24-Q26
Beaucoup de candidats ont mal évalué la surface S, qui coïncidait avec la surface d'un disque de rayon R, soit πR² et non 4πR².
- 3Écart relatif utilisé au lieu de l'écart normaliséQ35-Q36
Le calcul d'un écart relatif n'est pas satisfaisant pour comparer une valeur expérimentale à une valeur de référence, car il ne prend pas en compte les incertitudes ; l'écart normalisé est attendu.
- 4Représentation temporelle confondue avec fréquentielleQ56
Trop de candidats confondent la représentation temporelle du signal et sa représentation fréquentielle lors de la construction d'un spectre en amplitude.
Ce qui a été bien réussi
- Beaucoup de candidats ont pu aborder, à l'issue des cinq heures allouées, une très grande partie du sujet.
- Un nombre conséquent de candidats a bien traité la question 1 sur le plan d'incidence.
- La maîtrise de la résolution des équations différentielles linéaires d'ordre un est globalement au rendez-vous.
Conseils du jury
- Toujours accompagner une application numérique de son unité explicite, sans se contenter de la mention uSI.
- Justifier en détail la démarche suivie lorsqu'une formule à établir est donnée dans l'énoncé.
- Tester régulièrement l'homogénéité de ses formules pour détecter d'éventuelles erreurs de calcul.
- Préciser systématiquement le référentiel galiléen et le système d'étude avant d'appliquer la seconde loi de Newton.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation externe en physique-chimie, session 2022.
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AGRÉGATION CONCOURS EXTERNE
Section : PHYSIQUE-CHIMIE Option : CHIMIE
COMPOSITION DE PHYSIQUE
Météorologie : Instrumentation permettant la caractérisation des précipitations de pluie.
- -Partie I : Caractérisation objective de l'état du sol, à l'aide de l'appareil Solia
- -Partie II : Étude d'un disdromètre
- -Partie III : Étude d'un radar météorologique.

A. TRAVERSÉE D'UN DIOPTRE SÉPARANT DEUX MILIEUX TRANSPARENTS

- 1.Reproduire la figure 2 et faire apparaître les rayons réfléchis et réfractés, ainsi que les angles
i^′ eti_r . Énoncer les lois de Snell-Descartes pour la réflexion et la réfraction du rayon lumineux incident enS .
- 2.Cas du dioptre air/eau : comparer les angles
i eti_r . Décrire ce qui se passe lorsque l'angle d'incidencei augmente. Évaluer numériquement la valeur limite prise par l'angle approprié. - 3.Reprendre l'étude de la question 2 dans le cas du dioptre eau/air.
- 4.On constate que l'indice optique de l'eau dépend de la longueur d'onde
λ de l'onde lumineuse. Comment nomme-t-on ce phénomène? Citer une manifestation de ce phénomène.

- Préciser pour l'onde lumineuse, sa direction de polarisation et sa direction de propagation.
- Le champ électrique associé à cette onde lumineuse satisfait l'équation de propagation suivante :

- En exploitant deux des relations précédentes, montrer que les ondes réfléchie et transmise ont même direction de polarisation que l'onde incidente.
- En exploitant les deux autres relations, calculer littéralement les coefficients de réflexion et transmission en amplitude définis respectivement par :
- 9.Montrer que :
R = ((n_2 − n_1)/(n_1 + n_2))^2 et T = (4n_1 n_2)/((n_1 + n_2)^2)
B. TRAVERSÉE D'UN DIOPTRE SÉPARANT UN MILIEU TRANSPARENT ET UN MILIEU ABSORBANT, EN INCIDENCE NORMALE

- 10.Décrire la forme de l'onde transmise dans le milieu absorbant : on donnera pour cela l'expression du champ électrique réel associé à l'onde transmise et on définira une longueur caractéristique
δ dont on précisera la signification.
- 11.Décrire qualitativement comment évolue la puissance réfléchie lorsque l'absorption du milieu devient très importante.
C. APPLICATION À L'ÉTUDE DE L'APPAREIL SOLIA

C.1. Importance de l'absorption de la lumière par la plaque en fonction de son état (sec ou mouillé)

- 12.En s'appuyant sur les résultats de la partie A.2. précédente, exprimer
q en fonction den_(air) etn_(eau) . Faire l'application numérique et commenter au regard de votre expérience. - 13.Exprimer le flux absorbé lors de la première réflexion sur la surface rugueuse en fonction de
a ,q etφ_i . Exprimer de même le flux absorbé lors de la deuxième réflexion sur la surface rugueuse en fonction dea, q, p etφ_i . En tenant compte de toutes les réflexions successives possibles sur la surface rugueuse, montrer que le flux total absorbé par la surface rugueuse, notéφ_a , s'écrit :
φ_a = A ⋅ φ_i avec A = ((1 − q)a)/(1 − (1 − a)p)
On fournit pour cela le résultat de la somme suivante :∑_(i = 0)^(+ ∞)(1 − a)^i p^i = 1/(1 − (1 − a)p)
- 14.Expliquer cette proposition. Ce calcul risque-t-il de sous-évaluer ou sur-évaluer
p ? Justifier.
Angström fait alors l'hypothèse que la surface se comporte comme un diffuseur lambertien et montre que, dans ce cadre,p vaut :p = cos^2 θ_c . - 15.Exprimer finalement
p en fonction den_(eau) etn_(air) . Faire l'application numérique.
Calcul du facteur a
Le facteura sera notéa_s lorsque la surface rugueuse est sèche : ainsia_s correspond à la proportion absorbée du flux incident par la surface rugueuse sèche. De même,a_m correspondra à la même proportion lorsque la surface est mouillée. On notera respectivementn_(air), n_(eau), N_– = n_(re) − jn_(im) les indices optiques de l'air, de l'eau et de la surface rugueuse (complexe dans ce dernier cas). - 16.En s'appuyant sur les résultats de la partie B., donner l'expression littérale de
a_s dans le cas d'une incidence normale. Faire l'application numérique pour une plaque rugueuse d'indice complexeN_– = 2, 0 − j × 2, 6 . - 17.En s'appuyant sur les résultats de la partie B., donner l'expression littérale de
a_m dans le cas d'une incidence normale et lors d'une unique interaction avec la surface rugueuse. Donner alors, en fonction deq, p eta_m , l'expression littérale du facteurA défini à la question 13 et correspondant à la proportion du flux incident sur la surface rugueuse mouillée et étant absorbée après de multiples interactions avec la surface. Faire les applications numériques poura_m etA pour une plaque rugueuse d'indice complexeN_– = 2, 0 − j × 2, 6 . - 18.En comparant les grandeurs appropriées, justifier qu'une surface mouillée apparaît plus sombre que lorsqu'elle est sèche.
C.2. Caractérisation de l'état de surface de la plaque de référence
intensification de la lumière réfléchie au détriment de celle diffusée [4].

On admet que le flux
19. Traduire la conservation du flux lumineux.
20. Donner les expressions de
21. On présente ci-après (figure 9, à gauche) un enregistrement des signaux reçus par les récepteurs 1 et 2, ainsi que l'état de surface observé. L'indice d'état du sol varie de 1 à 5 en fonction de l'humidité (1 : sol sec, 5 : sol recouvert d'eau). Justifier l'allure des signaux lorsque le sol est sec, puis lorsque le sol est mouillé.

22. Résolution de problème : à l'aide du document précédent (figure 9, à droite), estimer, par une lecture graphique appropriée, l'ordre de grandeur de la fraction de lumière rétro-diffusée k pour un angle
Partie II - Étude d'un disdromètre

L'étude de ce signal permet d'identifier le type d'hydrométéores tombant sur sa surface sensible (pluie, bruine, neige, grêle...) et, dans le cas de la pluie, de mesurer la répartition statistique des tailles de gouttes et de calculer l'intensité de la pluie. On se restreint par la suite au cas de gouttes de pluie.
cette étude dans le cas d'une pluie modérée (gouttes de plus grande taille), la sous-partie C propose une estimation de la force exercée par une goutte de pluie sur la surface sensible du disdromètre, et montre comment remonter alors à la mesure de l'intensité de la pluie.
A. MESURE DE LA VITESSE LIMITE ATTEINTE PAR DE TRÈS PETITES GOUTTELETTES (CAS D'UN BROUILLARD)
A.1. Modélisation du problème
- 23.Quelle information le nombre de Reynolds donne-t-il sur l'écoulement de l'air autour de la gouttelette?

- 24.On suppose que, dans le cas de très petites gouttelettes, la relation
C = (24)/(Re) est satisfaite. Quelle hypothèse fait-on ici sur la nature du régime d'écoulement de l'air autour de la gouttelette? Montrer alors que la force de traînée dépend linéairement de la vitesse.
On suppose que la force gravitationnelle ne varie pas avec l'altitude et que l'on peut négliger la rotation propre de la Terre. L'intensité du champ de pesanteur est supposée égale àg = 9, 81 m.s^(− 2) . - 25.Établir le bilan des forces exercées sur la gouttelette au cours de sa chute et préciser leur expression. Justifier que l'on peut négliger ici la poussée d'Archimède. Données :
ρ_a = 1, 22 kg.m^(− 3) etρ_e = 1, 0.10^3 kg.m^(− 3) . - 26.Établir l'équation différentielle régissant la vitesse de chute de la gouttelette et montrer qu'elle peut se mettre sous la forme :
(dv)/(dt) + 1/τv = 1/τv_t
Donner les expressions littérales deτ etv_t uniquement à l'aide des grandeursR, ρ_e, η etg . Préciser la signification physique deτ etv_t . - 27.Résoudre l'équation différentielle précédente en supposant que la gouttelette quitte la base d'un nuage à un instant
t = 0 avec une vitesse négligeable, l'altitude de cette base correspondant à l'origine de l'axe vertical descendant. Tracer qualitativementv en fonction det . - 28.Calculer l'expression littérale de la position verticale de la gouttelette, notée
z(t) , à l'instantt . A quel instantt_0 la vitesse de la gouttelette diffère-t-elle de moins de 5% de la valeurv_t ? Calculer littéralement la hauteur de chuteH correspondante. - 29.Pour une gouttelette de diamètre
D = 80μ m (brouillard), calculer numériquementτ, v_t etH . Données :η = 1, 81.10^(− 5)Pl, ρ_a = 1, 22 kg.m^(− 3) etρ_e = 1, 0.10^3 kg.m^(− 3) . Commenter a posteriori la pertinence de l'hypothèse formulée sur le coefficient de traînéeC . - 30.Que vaut la vitesse de la gouttelette lors de son impact avec le disdromètre? Comment est-elle reliée à son rayon
R ? A quelle condition portant sur le logarithme décimal de la massem des gouttelettes, avecm exprimée enμg , la relation précédente reste-t-elle valide?
A.2. Validation expérimentale

- Commenter ce graphe au regard de votre précédente étude.
B. MESURE DE LA VITESSE LIMITE ATTEINTE PAR DES GOUTTES DE PLUIE DE RAYON
R = 2, 0 mm (CAS D'UNE PLUIE MODÉRÉE)
- 32.Proposer un ordre de grandeur pour la vitesse limite d'une goutte de pluie de rayon
R = 2, 0 mm . Calculer alors le nombre de Reynolds correspondant et en déduire la nature du régime de l'écoulement de l'air autour de la goutte. On supposera que ce régime perdure tout au long de la chute de la goutte. - 33.Établir l'équation différentielle régissant l'évolution de la vitesse de chute d'une goutte en fonction du temps. En déduire l'expression littérale de la vitesse limite
v_t en fonction de la masse volumique de l'eauρ_e , celle de l'airρ_a , l'intensité du champ de pesanteurg , le rayon de la goutteR et le coefficient de traînéeC supposé constant (et égal à 0,4 , voir figure 11).
Une résolution numérique de cette équation permet de construire deux graphes : la courbe représentative dev/(v_t) en fonction de la variable adimensionnéeg/(v_t) × t , ainsi que la courbe représentant la hauteur de chuteH (en mètre) en fonction deg/(v_t) × t .


- 34.Estimer numériquement la valeur de la vitesse limite atteinte
v_t ainsi que l'ordre de grandeur de la hauteur de chute nécessaire pour atteindre cette vitesse limite. Les gouttes ont-elles atteint leur vitesse limite lorsqu'elles viennent rencontrer la surface du disdromètre?
B.2. Confrontation aux données expérimentales
- 35.Gunn et Kinzer ont mesuré la vitesse limite atteinte par des gouttes de pluie de rayon
R = 2, 0 mm : ils ont obtenuv_t = 883 cm.s^(− 1) , avec une incertitude-type associée à cette mesure valantu(v_t) = 6 cm.s^(− 1) . Cette donnée expérimentale est-elle compatible avec votre prédiction théorique?
Dans le modèle précédent, de nombreux éléments ont été écartés de la modélisation. On n'a pas tenu compte en particulier de la déformation des gouttes lors de leur chute, de phénomènes de vibration de celles-ci, de départ de matière... De nombreux chercheurs ont travaillé à la recherche d'une relation empirique permettant de prédire la vitesse limite d'une goutte de pluie en fonction de son diamètre
36. Faire l'application numérique de
On s'appuie sur le modèle proposé par l'équipe de Valette [7] et présenté dans le document 1 pour calculer la hauteur de chute nécessaire pour qu'une goutte de rayon
Le modèle proposé par l'équipe de Valette s'appuie, comme dans l'approche précédente, sur un bilan de forces sur une goutte ayant un volume équivalent à celui d'une sphère de diamètre
Le modèle propose simplement de corriger la forme classique de la force de traînée de la manière suivante :
Le modèle propose de calculer
Document 2 : Méthode d'Euler explicite
- On découpe l'intervalle de temps à explorer
t_(tot) enN − 1 sous-intervalles de duréedt = (t_(tot))/(N − 1) et on définit les instants de datet_i = i.dt , oùi est un entier variant de 0 àN − 1 . - La valeur approchée de la fonction y à l'instant
t_(i + 1) , notéey_(i + 1) , est obtenue à partir de la valeur approchée de la fonctiony à l'instantt_i , notéey_i , par :y_(i + 1) = y_i + dt.f(t_i, y_i) , avec0 ≤ i < N − 1 .
from math import pi
import matplotlib.pyplot as plt
# Données numériques nécessaires
g=9.81 # Intensité du champ de pesanteur
rhoe=1e3 # Masse volumique de la goutte d'eau
eta=1.81e-5 # Viscosité dynamique de l'air
rhoa=1.22 # Masse volumique de l'air
sigma=0.073 # Tension de surface de la goutte d'eau
# Définition de la masse de la goutte
def m(D):
return rhoe*pi*D**3/6
# Définition du poids
def P(D):
return g*m(D)
# Définition du nombre de Reynolds
def Re(v,D):
return rhoa*v*D/eta
# Définition du nombre de Weber
def We(v,D):
return rhoa*v**2*D/sigma
# Définition du coefficient Ct intervenant dans la force de traînée
def Ct(v,D):
return 1+0.16*Re(v,D)**(2/3)
# Définition du coefficient Cd intervenant dans la force de traînée
a=0.013
b=2.28
c=2.12
def Cd(v,D):
return 1+a*(We(v,D)+b)**c-a*b**c
# Définition de la force de traînée
def Ff(v,D):
return 3*pi*eta*D*Ct(v,D)*Cd(v,D)*v
# Mise en application de la méthode d'Euler pour le calcul de la vitesse de la goutte et de la distance parcourue
def Euler(D,z0,v0,ttot,N):
dt=ttot/(N-1) # Définition du pas de temps
t=[0] # Condition initiale pour le temps
v=[v0] # Condition initiale pour la vitesse
z=[z0] # Condition initiale pour la position
for i in range(N-1):
A COMPLETER
A COMPLETER
A COMPLETER
return t,z,v
- 37.Compléter la ligne 40 du code ci-dessus : cette ligne permet d'ajouter à la liste v des vitesses, la nouvelle valeur prise par la vitesse lorsque le temps a été à nouveau incrémenté. On rappelle que list_name.append(item) rajoute item à la liste list_name.
- 38.Compléter la ligne 41 du code ci-dessus : cette ligne permet d'ajouter à la liste z des positions verticales successives de la goutte, la nouvelle valeur prise par la position lorsque le temps a été à nouveau incrémenté.
- Compléter la ligne 42 du code ci-dessus : cette ligne permet d'ajouter à la liste t des temps, la nouvelle valeur prise par le temps lors d'un nouvel incrément.


- 40.Retrouver
v_t pourR = 2 mm ainsi que l'ordre de grandeur de la distanceH permettant d'atteindrev_t avec un écart de moins de 5 %.
C. MESURE DE L'INTENSITÉ DE LA PLUIE À L'AIDE D'UN DISDROMÈTRE MÉCANIQUE
terrestre
On s'appuie sur la modélisation proposée par B.A.T. Petersson [8] pour calculer la force exercée par la goutte sur la surface du disdromètre. Ce modèle est présenté dans le document 3 ci-après.
- Application de la seconde loi de Newton à la goutte impactant la surface rigide d'un disdromètre, dans
R_t galiléen :
2. Décomposition de l'impact de la goutte sur la surface rigide du disdromètre en deux étapes :
- la première phase correspond à la déformation de la goutte au contact de la surface rigide (figure ci-dessous : étape de (a) à (b)) : cette étape se fait sans variation de masse. Seule la forme de la goutte évolue entre une forme sphérique parfaite de volume
V et un cylindre de rayonR et de hauteurh surmonté d'une demi-sphère de rayonR , l'ensemble présentant le même volume que la sphère de départ. Au cours de cette phase, la goutte décélère a priori, on note :v(t) = v_t − Δv . Mais, cette étape de déformation étant de très courte durée, l'équipe de B.A.T. Petersson propose l'hypothèse suivante :Δv≪v_t . - la deuxième phase correspond à la désintégration progressive de la goutte : c'est le passage par les états successifs (b), (c), (d)... La masse
m(t) de la partie non désagrégée (représentée en gris au-dessus de l'axe horizontal) diminue au cours du temps : on représente en transparence dans les états (c) et (d), sous l'axe horizontal, le volume de la goutte qui a été éjecté sous forme de petites gouttelettes. La vitesse de la goutte déformée est constante et égale àv_t durant toute la phase de désintégration.

- Identifier les termes [1] et [2], repérés dans le document 3 lors de l'application de la seconde loi
- de Newton, aux phases décrites précédemment et simplifier au maximum le calcul de la force en conséquence.
- 42.Exprimer la hauteur
h de la partie cylindrique de la goutte dans l'état (b) en fonction deR . - 43.On prend comme origine des temps, la configuration de la goutte dans l'état (b). Exprimer la hauteur
y(t) de la goutte qui s'est désagrégée à l'instant t, on a choisi l'originey = 0 à la base de la goutte (les notations ont été précisées sur l'état (c) représenté dans le document 3).

- 44.Montrer que la masse
m(t) de la partie non désagrégée de la goutte lors de la phase de désintégration s'écrit :
m(t) = {ρ_e[2/3πR^3 + πR^2(h − y)], y(t) ≤ h; ρ_e[2/3πR^3 − πR^2(y − h) + π((y − h)^3)/3], h ≤ y(t) ≤ h + R - 45.En déduire l'expression de la norme de la force
F⃗ exercée par la surface sur la goutte, notée simplementF(t) , au cours du temps, durant la phase de désintégration. On distinguera le cast < (2R)/(3v_t) et les instants(2R)/(3v_t) < t < (5R)/(3v_t) . - 46.Montrer que l'expression littérale de la valeur maximale de
F , notéeF_(max) , s'écrit :
F_(max) = ρ_e ⋅ π(R ⋅ v_t)^2
C.2. Mesure de l'intensité de la pluie
- 47.Préciser l'équation numérique permettant de déduire le rayon
R des gouttes (exprimé en mm) de la mesure deF_(max) . On ne cherchera pas à la résoudre.
- 48.Donner l'expression littérale de l'intensité de la précipitation
I , définie par la hauteur d'eau mesurée au sol par unité de temps (exprimée en mm/h) en fonction deN, Δt, A etR . Procéder à l'application numérique, sachant que la résolution de l'équation obtenue à la question précédente fournitR = 2, 0 mm . - 49.Calculer littéralement puis numériquement le nombre de gouttes de pluie par unité de volume présentes dans l'atmosphère, ainsi que la distance typique entre les gouttes, lors de la chute de celles-ci.
Partie III - Étude d'un radar météorologique

A. MESURE DE LA VITESSE RADIALE DES HYDROMÉTÉORES
50. Quel nom est donné à cet effet ? Donner un exemple de la vie courante l'illustrant.
- 51.Déterminer l'intervalle de temps séparant l'instant d'arrivée, sur la cible en mouvement, de deux crêtes successives d'une sinusoïde de fréquence
f_0 émise par l'antenne et en déduire la fréquencef_0^′ de la sinusoïde reçue par la cible en fonction def_0, v etc . - 52.On suppose que la cible (en mouvement) émet une onde monochromatique de fréquence
f_0^′ en direction de l'antenne. Déterminer l'intervalle de temps séparant l'instant d'arrivée sur l'antenne de deux crêtes successives de cette sinusoïde de fréquencef_0^′ émise par la cible et en déduiref_r fréquence de la sinusoïde reçue par l'antenne en fonction def_0^′, v etc . - 53.En déduire l'expression de la fréquence
f_r en fonction def_0, v etc . Montrer qu'au premier ordre on obtient la relation :
f_r = (1 + (2v)/c)f_0 - 54.On donne
f_0 = 3, 0GHz . Comparerf_0 etf_r pour une valeur usuelle dev dans le cadre de la météorologie. Que penser d'une mesure directe def_r dans le but d'en déduirev ?
On propose ci-dessous de construire un montage électrique permettant la mesure du décalage en fréquence

- 55.On fournit la formule trigonométrique suivante :
cos(a + b) + cos(a − b) = 2cos(a)cos(b) . Linéariser l'expression des_t(t) . - 56.En déduire l'allure du spectre en amplitude de la tension
s_t(t) .
On souhaite appliquer, en entrée d'un circuit approprié, la tensions_t(t) précédente et obtenir en sortie une tensions_s(t) de la forme :
s_s(t) ≈ K^′.cos(2πΔft + φ) avec Δf = f_r − f_0 - 57.Quelle doit-être la fonction du circuit retenu permettant d'obtenir la tension
s_s(t) ?
- 58.Proposer un circuit réalisant la fonction envisagée à la question précédente. On proposera un schéma électrique de ce circuit faisant apparaître les tensions
s_s ets_t et on précisera comment choisir en pratique les valeurs des composants retenus pour obtenir effectivement une tension de sorties_s(t) ayant la forme précédemment décrite.
On donne ci-dessous la courbe représentants_s(t) .
Figure 20: Courbe représentative de la tensions_s en fonction du temps - 59.Déterminer la vitesse radiale des gouttes.
\section*{B. MESURE DU TAUX DE PRÉCIPITATION À L'AIDE D'UN RADAR}
\section*{B.1. Puissance rayonnée par l'antenne du radar}
L'antenne du radar météorologique est une antenne circulaire de diamètrea , qui rayonne uniformément dans un cône de révolution de sommetO , et de très faible largeur angulaire. On noteP_(emis) la moyenne temporelle de la puissance totale rayonnée par le radar et on suppose que la puissance rayonnée est nulle à l'extérieur de ce cône. On noteS(R_p) la surface, centrée sur le pointP , qui est interceptée à une distanceR_p par ce cône (voir figure 21).
On rappelle la définition du vecteur de Poynting
B.2. Équation du radar
ce même point
60. Reproduire sur votre copie la figure 21 et faire apparaître les vecteurs
61. Donner l'expression littérale de

- 62.Soit une goutte entièrement comprise dans le lobe d'émission du radar et située à une distance
R_p de celui-ci. Exprimer la puissance surfaciqueP_(rd, s)(R_p) rétro-diffusée par une goutte, à une distanceR_p de la goutte en fonction deP_(emis), S(R_p), R_p etσ . - 63.En admettant que l'antenne en réception a une surface équivalente égale à sa surface, quelle est, en fonction de
P_(emis), S(R_p), R_p, σ eta la puissanceP_(recue) par l'antenne de la part d'une goutte? - 64.Donner l'expression littérale de
P_(recue) en fonction deP_(emis), |K_–|^2, D, a, S(R_p), λ etR_p .
- Le radar émet en fait des "impulsions", c'est-à-dire qu'il émet des ondes électromagnétiques monochromatiques de fréquence
f_0 , mais uniquement sur une duréeτ≫1/f_0 , ces impulsions se répétant régulièrement (voir figure 23, en haut). Pour chaque impulsion, le radar sonde ainsi un volumeV(R_p) contenant un grand nombre de gouttes (voir figure 23, en bas). On noten la densité volumique de gouttes et on suppose que celles-ci sont toutes identiques. Chacune de ces gouttes va rétro-diffuser de la puissance en direction de l'antenne. Montrer que la puissance totale reçue par l'antenneP_(recue,tot) , suite à l'ensemble des gouttes sondées par une seule impulsion, s'écrit :

- 66.La distance
R_p séparant le radar d'une précipitation de gouttes d'eau monodisperses étant connue, expliquer comment un radar peut procéder pour en déduire l'intensité de précipitationI . - 67.Application numérique : on considère le cas d'une pluie détectée à
R_p = 50 km et telle que(P_(recue,tot))/(P_(emis)) = 1, 3.10^(− 14) . On donne respectivement le diamètrea de l'antenne et la duréeτ des impulsions :a = 4, 0 m etτ = 5, 0μ s . Calculer numériquement l'intensitéI de la pluie.
INFORMATION AUX CANDIDATS

- J.-L. Gaumet et P. Salomon. Solia, un nouvel instrument météorologique pour caractériser l'état du sol. La Météorologie 8ème série, n°24, décembre 1998.
- J. Leckner and M. C. Dorf. Why some things are darker when wet. Applied Optics, 27(7), april 1988.
- A. Angström. The albedo of various surfaces of ground. Geografiska Annaler, 7(323-342), 1925.
- J.-L. Gaumet et P. Salomon. Solia, un nouvel instrument météorologique pour caractériser l'état du sol. La Météorologie 8ème série, n°24, décembre 1998.
- G. D. Kinzer and R. Gunn. The terminal velocity of fall for water droplets in stagnant air. Journal of Meteorology 6(243-248), august 1949.
- W. G. Uplinger. A new formula for raindrop terminal velocity. Proceedings of the 20th Conference Radar Meteorology. American Meteorological Society. Boston (389-391), nov 1981
- G. Valette, S. Prévost, J. Léonard, L. Lucas. A virtual discrete rainfall simulator. Environmental Modelling and Software, 29 (51-60), 2012.
- B. A. T. Petersson. The liquid drop impact as a source of sound and vibration. Building Acoustics, 2(585-624), 1996
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la composition de physique de l'agrégation externe physique-chimie option chimie 2022 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la composition de physique de l'agrégation externe physique-chimie option chimie 2022 ?
Le sujet porte sur l'optique géométrique, les ondes électromagnétiques, la mécanique du point et l'effet Doppler, à travers l'étude de trois appareils météorologiques.
Quelle est la moyenne de la composition de physique de l'agrégation externe 2022 ?
La moyenne de tous les candidats ayant composé (180) était de 7,9/20 avec un écart-type de 4,7 ; elle atteignait 12,0/20 chez les 75 candidats admissibles.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur cette composition de physique de l'agrégation 2022 ?
Le jury signale une confusion entre dispersion et diffraction, une surface de disque mal évaluée, et l'usage d'un écart relatif au lieu de l'écart normalisé pour comparer des mesures.
La composition de physique de l'agrégation externe option chimie 2022 est-elle difficile ?
Le jury la juge exigeante, avec une moyenne de 7,9/20, mais souligne que beaucoup de candidats ont pu aborder une très grande partie du sujet.
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