Agrégation chimie externe spéciale 2025, épreuve écriteSujet et rapport du jury
Concours externe spécial de l'agrégation section physique-chimie option chimie - Sujet de l'épreuve écrite de la session 2025
- Interactions intermoléculaires et solubilité
- Thermodynamique chimique et approximation d'Ellingham
- Oxydoréduction et constante d'équilibre
- Spectroscopie d'absorption électronique et vibrationnelle
- Cinétique chimique et dégénérescence de l'ordre
- Orbitales moléculaires et méthode des fragments
- Chimie organique : mécanismes et synthèse
- Interférences et propagation d'une onde électromagnétique
- Statique des fluides et poussée d'Archimède
- Énergie potentielle et stabilité d'un équilibre
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
DifficileChimie du papier (procédé Kraft, blanchiment, dicétènes, azurants optiques) et glacier Petermann en physiqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileL'épreuve écrite de six heures comporte deux parties indépendantes corrigées séparément. La partie à dominante chimie, qui compte pour deux tiers, suit la chimie du papier en 44 questions : procédé Kraft, blanchiment par des oxydants chlorés, rôle des dicétènes dans la résistance à l'eau et synthèse d'un azurant optique. La partie physique, en 27 questions, étudie la langue glacière flottante du glacier Petermann : interférométrie, bilan de masse et vêlage d'un iceberg.
- 1Chimie, partie 1 : procédé Kraft (Q1 à Q6)Dépolymérisation de la lignine, solubilité des produits formés et thermodynamique des étapes du procédé.
- 2Chimie, partie 2 : blanchiment du papier (Q7 à Q24)Espèces du chlore, exploitation d'une publication sur la synthèse et la spectroscopie du dioxyde de chlore, puis cinétique et mécanisme de son action sur des phénols.
- 3Chimie, partie 3 : résistance à l'eau du papier, le rôle des dicétènes (Q25 à Q39)Dimérisation du cétène par une approche orbitalaire, puis synthèse et propriétés de dicétènes à longues chaînes carbonées.
- 4Chimie, partie 4 : azurants optiquesSynthèse d'un polymère absorbant dans le proche UV, avec une condensation de Pechmann et la formation d'un acrylamide.
- 5Physique : dynamique de la langue glacière du glacier PetermannPosition de la ligne d'échouage par interférométrie, bilan de masse et fonte basale, puis équilibre et stabilité d'un iceberg lors de son vêlage.
Difficile. D'après le rapport, seuls 33 % des candidats ont obtenu la moyenne en partie chimie et seules cinq copies l'ont obtenue en partie physique.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesSolubilité expliquée de façon vague · Hypothèses simplificatrices mal appliquées en cinétique · Diagramme d'orbitales moléculairesAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesToutes les questions de chimie ont été traitées par plusieurs candidats et beaucoup ont abordé presque tout le sujet. Les réponses bien argumentées aux questions fondamentales de début de licence ont permis d'atteindre la moyenne. En physique, les trois parties ont été abordées, mais le jury regrette que trop de candidats délaissent presque entièrement cette partie.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Solubilité expliquée de façon vagueQ2
Le jury attend un lien entre la structure des espèces, les interactions en jeu (London, ion-dipôle, liaison hydrogène) et la solubilité. Le même défaut revient pour les dicétènes.
« Trop souvent, des descriptions vagues telles que « l’espèce formée est hydrophile » sont proposées »
- 2Hypothèses simplificatrices mal appliquées en cinétiqueQ21 à Q24
Même si une constante est bien plus petite que l'autre, le coefficient α peut varier sur plusieurs ordres de grandeur et interdit de négliger le premier terme.
« Les questions 21 à 24 ont en revanche été bien moins réussies, principalement car les hypothèses simplificatrices ont été mal appliquées. »
- 3Diagramme d'orbitales moléculairesQ28
L'allure du diagramme et des orbitales, pourtant de niveau licence, a posé problème, et les conditions d'interaction de deux orbitales de fragment ont rarement été exploitées.
« a posé problème a un nombre significatif de candidats. »
- 4Mécanisme et réactivité en chimie organiqueQ41
Le mécanisme de la condensation de Pechmann a été moins réussi malgré les intermédiaires fournis. Un acide carboxylique et une amine ne donnent pas directement l'amide.
« Le rôle d’acide de Lewis servant de catalyseur de ZnCl2 n’a pas été repéré dans un nombre significatif de copies. »
- 5Comparaison mesure-modèle sans z-scoreQ9, Q10
L'exploitation de l'interférogramme est rarement accompagnée d'une incertitude-type et d'un écart normalisé avec la valeur théorique.
« z-score trop souvent méconnu »
- 6Poussée d'Archimède et stabilité d'un équilibreQ18, Q23
Une phrase apprise ne suffit pas : il faut définir la poussée, donner son origine et son orientation. Les conditions d'équilibre et de stabilité sont souvent méconnues.
« les conditions d’équilibre et de stabilité sont souvent méconnues. »
Ce qui a été bien réussi
- Les mécanismes de dépolymérisation de la lignine sont généralement pertinents.
- Le caractère exo ou endothermique des réactions et le calcul des nombres d'oxydation sont bien traités.
- Les questions de synthèse sur les dicétènes et l'interprétation des données spectroscopiques de la partie 4 sont assez bien réussies.
- En physique, la relation entre c, f et λ et l'expression du retard de propagation sont généralement correctes, et la question 21 est globalement bien traitée.
Conseils du jury
- Soigner la rigueur : définir les grandeurs, citer les lois et garder un raisonnement cohérent.
- Justifier chaque réponse : un seul mot ne constitue pas une réponse acceptable.
- Préparer l'écrit de chimie avec des ouvrages de niveau licence ou CPGE couvrant cinétique, thermodynamique, chimie quantique, spectroscopie et chimie organique.
- Consacrer environ deux heures à la partie physique : aucun candidat ayant rendu une copie blanche en physique n'a été admissible.
- Maîtriser les fondamentaux de physique (définitions, lois, méthodes comme l'analyse dimensionnelle et le z-score) et vérifier l'homogénéité des résultats.
- Distinguer « interpréter » une courbe et la « décrire ».
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation externe spéciale en chimie, session 2025.
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AGREGATION
CONCOURS EXTERNE SPECIAL
Section : PHYSIQUE-CHIMIE
Option : CHIMIE
COMPOSITION DE PHYSIQUE-CHIMIE
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
INFORMATION AUX CANDIDATS


Partie à dominante chimie
1 Procédé Kraft
1.1 Composition du bois et objectifs du procédé Kraft
L'objectif du procédé Kraft est de dépolymériser la lignine afin de la rendre hydrosoluble et de produire ainsi une pâte à papier riche en cellulose et appauvrie en lignine. Pour ce faire, le procédé met en contact une solution appelée liqueur blanche, très concentrée en hydroxyde de sodium NaOH et en sulfure de sodium

- Q1 Proposer un mécanisme pour la transformation présentée Figure 2 entre la lignine 1 et les ions sulfure
S^(2 −) . - Q2 Expliquer alors pourquoi les espèces formées sont solubles dans le milieu.
1.2 Recyclage et aspects énergétiques du procédé Kraft

On s'intéresse maintenant à la transformation (4) se déroulant dans le four à chaux. Ce four, fonctionnant à pression atmosphérique, permet de réaliser la calcination du carbonate de calcium solide en oxyde de calcium solide (chaux vive), en libérant du dioxyde de carbone (à la pression atmosphérique).
Q5 Proposer une explication à un tel choix.
L'oxyde de calcium CaO obtenu possède une structure cristalline de type halite (type NaCl ), dans laquelle les anions occupent le sommet et les centres de faces d'une maille cubique de paramètre
2 Blanchiment du papier
2.1 Le chlore au service du blanchiment
Q8 Indiquer le nombre d'oxydation du chlore dans chacune des espèces chlorées.
En solution aqueuse, le dioxyde de chlore
Q10 Montrer que la solubilité du dioxyde de chlore gazeux augmente lorsque le pH augmente. Calculer sa valeur (en
2.2ClO_2 : étude spectroscopique
« A setup similar to the one in Figure 4 was first constructed. Glass tubing was hand cut prior to the lab and can be seen at locations 1, 2, and 3. The 100 mL addition funnel at location 4 was filled with an aqueous solution containing 1.579 g of sodium persulfate dissolved in 50 mL of deionized water. The 250 mL three-necked round-bottom flask at location 5 contained an aqueous solution of 1.786 g of sodium chlorite dissolved in 50 mL of deionized water. The sodium persulfate solution dripped into the sodium chlorite solution at a rate of approximately 80 drops per minute. This reaction produced

- Q11 La figure Figure 4 est directement tirée de la publication. Identifier deux imprécisions de légendes qui pourraient nuire à la compréhension du protocole.
- Q12 Écrire l'équation de la réaction expliquant la formation du dioxyde de chlore
ClO_2 gazeux dans le système. Déterminer la concentration maximale que l'on peut obtenir dans les 50 mL d'eau contenus dans le tube de Schlenk 6. - Q13 Expliquer, à l'aide d'une équation de réaction, le rôle de l'ascarite.

- Q14 À l'aide d'un schéma des niveaux énergétiques pertinents, expliquer en quoi le spectre présenté Figure 5 met en évidence des transitions de deux natures différentes dans la molécule de
ClO_2 . - Q15 Proposer alors une estimation du nombre d'onde associé à la vibration de l'état électronique excité du dioxyde de chlore.
2.3 Étude cinétique de l'action de
ClO_2
On note
Les auteurs précisent de plus les conditions suivantes :
« To test for
Dans ces conditions, les auteurs arrivent à la relation suivante :
- Q16 À l'aide des informations précédentes, détailler le raisonnement permettant d'établir l'équation (6). Donner l'expression de
k_(obs) en fonction des grandeurs pertinentes. - Q17 Établir l'expression de la concentration en
ClO_2 au cours du temps, pour l'hypothèsen = 1 et pour l'hypothèsen = 2 , en fonction dek_(obs), t et[ClO_2]_0 .

- Q18 À partir des résultats précédents, déterminer l'ordre partiel
n et la valeur dek_(obs) pour l'expérience réalisée. - Q19 Proposer une adaptation de l'expérience précédente permettant de déterminer la valeur de
m et la constante cinétiquek_(tot) . Expliquer comment exploiter les résultats pour déterminer ces deux grandeurs.

Q21 En supposant que
Q23 Proposer une explication à l'écart entre
L'effet de la température a également été mesuré pour certains composés, dont le 2-méthylphénol (ortho-crésol). Les auteurs ont obtenu les constantes de vitesse suivantes à
| Température
|
15 | 24 | 34 |
|
|
|
|
|
3 Résistance à l'eau du papier : le rôle des dicétènes
3.1 Formation du dicétène : approche orbitalaire

Les énergies des orbitales moléculaires de CO sont données dans le tableau Tableau 2.
| O.M. |
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-42,4 | -22,1 | -16,9 | -16,9 | -13,1 | 1,2 | 1,2 | 5,4 |
- Q26 En détaillant la démarche, établir le diagramme d'orbitales moléculaires de la molécule de monoxyde de carbone CO, en prenant comme convention d'axes celle indiquée Figure 9. On donnera l'allure schématique des orbitales moléculaires
Φ_1 àΦ_8 .
Les orbitales du fragment
| OM |
|
Allure | OM |
|
Allure |
|
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-27,0 | ![]() |
|
-14,4 | ![]() |
|
|
-11,5 | ![]() |
|
-10,3 | ![]() |
|
|
4,1 | ![]() |
|
4,5 | ![]() |
| OM |
|
Allure | OM |
|
Allure |
| HO-1 | -13,5 | ![]() |
HO | -9,6 | ![]() |
| BV | 0,3 | ![]() |
BV+1 | 1,2 | ![]() |
- Q28 Identifier, parmi les orbitales des fragments CO et
CH_2 , celles qui interagissent pour former chacune des quatre orbitales du cétène représentées dans le Tableau 4. On précisera si l'interaction entre les orbitales de fragment est liante ou antiliante.
- Q29 En analysant l'allure des orbitales moléculaires du cétène présentées dans le Tableau 4, justifier la régiosélectivité de cette cycloaddition.
- Q30 Proposer un schéma de l'état de transition de cette cycloaddition, en mettant en évidence les recouvrements orbitalaires mis en jeu.
3.2 Dicétènes alkylés et hydrophobicité

- Q31 Proposer un réactif pour la première étape de la synthèse.
- Q32 Proposer un mécanisme pour la deuxième étape de la synthèse. Quel sous-produit est formé lors de cette étape? Comment est-il éliminé du milieu réactionnel?
- Q33 Représenter tous les stéréoisomères de configuration du dicétène 6 formé, en précisant les relations d'isomérie les reliant. On indiquera pour l'un d'entre eux les stéréodescripteurs absolus (R, S, Z ,E) associés.
- Q34 Expliquer pourquoi le composé 6 se solubilise mal dans l'eau. Décrire alors la dispersion obtenue, à la température du procédé et expliciter le rôle des tensioactifs.

Dans une revue parue en 2008 (Nordic Pulp & Paper Research Journal, vol. 23, no. 2, pp. 202-209), Tom Lindström et Per Tomas Larsson décrivent plus en détail le mécanisme d'action du dicétène 6 sur la cellulose 7. Ils le décomposent en trois étapes :
- -Dispersion des colloïdes à la surface des fibres de cellulose
- -Formation d'une mono-couche de dicétène alkylé
- -Réaction entre le dicétène alkylé et la cellulose selon le bilan décrit Figure 11
Dans tout le processus, la réaction d'hydrolyse du dicétène 6 qui forme une cétone et du dioxyde de carbone est en compétition. Cette transformation est favorisée en milieu basique, d'où la nécessité de préparer initialement la dispersion dans un milieu de pH voisin de 3.
4 Azurants optiques

- -Le 3-aminophénol 9 et l'acétoacétate d'éthyle 10 sont mis à régir en présence de chlorure de zinc
ZnCl_2 au reflux de l'éthanol anhydre, sous atmosphère de diazote. La réaction est suivie par chromatographie sur couche mince. Lorsqu'elle est terminée (typiquement au bout de 14 heures), une solution de HCl à0, 1 mol L^(− 1) est ajoutée, ce qui conduit à la précipitation de la 7-amino-4-méthylcoumarine 12. Cette dernière est filtrée, lavée, puis recristallisée dans l'isopropanol. On obtient un rendement de l'ordre 40 %. Le produit obtenu présente les signaux suivants en RMN^1 H dans le chloroforme deutéré :2, 38ppm (singulet, 3 H );4, 17ppm (singulet, 2 H ); 6,05 ppm (singulet, 1H); 6,57 ppm (singulet, 1H); 6,59 ppm (doublet, 1H); 7,38 ppm (doublet, 1H). L'analyse par spectroscopie infrarouge permet de mettre en évidence les bandes suivantes :3440 cm^(− 1) ;3353 cm^(− 1); 1692 cm^(− 1); 1618 cm^(− 1) . - -La 7-amino-4-méthylcoumarine 12 est ensuite mise en solution dans le solvant 15 sous atmosphère inerte, en présence de 14. Le mélange est refroidi entre 0 et 5°C, puis une solution de 13 dans 15 est ajoutée goutteà-goutte. Le milieu est alors porté au reflux pendant 6 heures, et le produit est récupéré par filtration sous pression réduite. Le rendement pour cette deuxième étape est également voisin de 40 %.

La première étape de la voie de synthèse utilise la condensation de Pechmann, qui met en jeu les intermédiaires réactionnels présentés dans la figure Figure 14.

Q44 Au vu de l'utilisation du polymère, proposer une explication au choix de ces deux autres monomères.
Données pour l'ensemble du sujet
- -Constante d'Avogadro :
N_A = 6, 02 × 10^(23) mol^(− 1) - -Constante des gaz parfaits :
R = 8, 314 J K^(− 1) mol^(− 1) - -Charge élémentaire :
e = 1, 60 × 10^(− 19)C - -Constante de Faraday :
F = 96485Cmol^(− 1) - -Conversion de température :
T(K) = θ(^∘C) + 273, 15 - -Pression standard :
p^∘ = 1bar = 10^5 Pa - -Concentration standard :
c^∘ = 1 mol L^(− 1)
| Orbitale | 1s(C) | 2s(C) | 2p(C) | 1s(O) | 2s(O) | 2p(O) |
| Énergie (eV) | -288,23 | -16,59 | -11,26 | -538,25 | -28,72 | -13,62 |
| Espèce | NaOH(aq) |
|
|
|
CaO(s) |
|
|
|
|
-470,3 | -1155,8 | -1003,0 | -1207,6 | -634,9 | -393,5 | -285,8 |
|
|
48,2 | 61,1 | -74,7 | 91,7 | 38,1 | 213,8 | 70,0 |
Constante d'acidité :
Potentiels standard

| Groupement | Liaison | Nombre d'onde
|
Intensité |
| Alcools et phénols | O-H libre | 3590-3650 | variable et fine |
| Alcools et phénols | O-H associé | 3200-3400 | forte et large |
| Acides carboxyliques | O-H associé | 2500-3300 | forte et très large |
| Amines primaires |
|
3410; 3500 | 2 bandes moyennes |
| Amines secondaires |
|
3310-3500 | moyenne |
| Aromatiques |
|
3030-3080 | variable |
| Alcènes |
|
3010-3100 | moyenne (plusieurs bandes possibles) |
| Alcanes |
|
2850-2960 | variable |
| Aldéhyde |
|
2700-2775 | moyenne |
| Aldéhyde* |
|
1720-1740 | forte |
| Cétone* |
|
1705-1725 | forte |
| Acide carboxylique* |
|
1700-1725 | forte |
| Ester* |
|
1730-1750 | forte |
| Alcène* |
|
1645-1675 | moyenne |
| Aromatique |
|
1580-1600 1450-1500 | variables, 4 bandes |
|
1 IA |
|
18 VIIIA | ||||||||||||||||||||||||||||||||
| 13 IIIA | 14 IVA | 15 VA | 16 VIA | 17 VIIA | 2 He He Hélium Hélium | ||||||||||||||||||||||||||||||
| 2 | 3 Li 6.941 Lithium |
|
5 10.811 C Carbone | 7 N Azote | 8 O Oxygène | 9 F Fluor | 10 Ne Ne Néon Néon | ||||||||||||||||||||||||||||
| 3 | 11 Na Sodium |
|
3 IIIA 3 IIIA | ||||||||||||||||||||||||||||||||
| 4 | 19 K Potassium | 20 Ca Calcium | 21 Sc Scandium | 22 Ti Titanium |
|
![]() |
25 54.938 Mn Manganèse |
|
|
|
|
|
![]() |
|
![]() |
|
![]() |
![]() |
|||||||||||||||||
| 5 | 37 Rb Rubidium Rubidium | 38 Sr Strontium Strontium | 39 Y Yttrium Yttrium | 40 Zr Zirconium Zirconium | 41 Nb Niobium Niobium | 42 42 Mo Mo 95.94 Molybdène Molybdène 43 Tc Tc Technetium Technetium Technétium | ![]() |
46 106.42 Ag Cd Cadmium Cadmium |
|
Tellure Tellure Tellure lode lode lode |
|
||||||||||||||||||||||||
| 6 |
|
112 112 Cn Cn Copernicium Copernicium Nihonium Nihonium Flérovium Flérovium Moscoviùm Moscoviùm |
|
118 118 Og Oganesson | |||||||||||||||||||||||||||||||
| 7 | 87 Fr 223 Francium Francium | 88226 Ra Radium Radium | 89-103 Ac-Lr Actinide Actinide Actinide | 104 Rs Rutherfordium Rutherfordium Rutherfordium | 105 Db Dubnium Dubnium Dubnium |
|
107 Bh Bohrium Bohrium Hassium Hassiùm Hassiùm | ||||||||||||||||||||||||||||
|
|
61145 61145 Pm Pm Prométhium Prométhium |
|
62150.36 Samarium Samarium Eu Europium Europium Gd Gadolinium Gadolinium Terbium | 67164.93 Holmium Holmium Er Er Erbium Tm Thulium Thulium Ytterbium Ytterbium | 71174.97 Lu Lutétium | |||||||||||||||||||||||||||||
|
![]() |
|
Américium Américium Curium Curium | 97 97 Bk Bk 247 247 247 247 Berkélium Berkélium Californium Californium Californium Einsteinium Einsteinium | 98 251 Es 252 252 252 Fm Fm | 101 MIC Md MIC Mo Nobélium Nobélium Nobélium | 103 டீ டீ 262 L'awrencium Lawrencium | ||||||||||||||||||||||||||||
Partie à dominante physique
Dynamique de la langue glacière flottante du glacier Petermann
Les frottements de la langue glacière flottante, contre les parois du fjord qui la borde, limitent la vitesse de l'écoulement de glace et stabilise la glace de l'Inlandsis. La langue glacière flottante du glacier Petermann a été considérée comme stable jusqu'à très récemment : l'apport de glace de l'Inlandsis vers la langue glacière était contre-balancé par la fusion de la glace de surface de la langue, par la fusion de la base de la langue au contact de l'océan et par le vêlage d'icebergs à l'extrémité de la langue flottante.
Depuis les années 2010 cependant, des signes de fragilisation de la langue glacière ont été enregistrés :
★ En 2010 et 2012, le vêlage de deux immenses icebergs a réduit de manière drastique sa longueur.
★ Entre 2014 et 2015, le flux du glacier a commencé à s'accélérer de manière significative. Deux grandes fissures se sont ouvertes, ce qui a divisé la plateforme de glace en trois parties différentes.
- Depuis 2017, le glacier est à nouveau actif et sa ligne d'échouage a reculé de façon spectaculaire.
Pour les scientifiques [1], ces événements récents suggèrent une déstabilisation imminente du glacier Petermann, longtemps épargné. Cette déstabilisation semble être corrélée au réchauffement des eaux océaniques (+0,3°C sur les trentes dernières années, aux abords du front terminal du glacier Petermann) qui accentue la fonte de la base de la plateforme flottante et met en péril son fragile équilibre.


- -Partie 1 : Détermination de la position de la ligne d'échouage par interférométrie,
- -Partie 2 : Bilan de masse de la langue glacière flottante et identification de la principale contribution à sa perte de masse,
- -Partie 3 : Dynamique d'un iceberg lors de son vêlage au niveau du front terminal de la langue glacière flottante.
PARTIE 1 : DÉTERMINATION DE LA POSITION DE LA LIGNE D'ÉCHOUAGE PAR INTERFÉROMÉTRIE

- 1.Exprimer la longueur d'onde
λ de l'onde électromagnétique envoyée par le satelliteS en fonction dec etf et faire l'application numérique. - 2.Exprimer le retard
τ entre l'arrivée de l'onde au pointM et son émission enS en fonction de la distanceSM et dec . Donner l'expression du champ électrique associé à l'onde incidente enM à l'instantt , notéE⃗(M, t) , en fonction deE_0 , det , du retardτ , def et d'un vecteur unitaire approprié. En déduire son expression en fonction deE_0 , de la
- 3.Justifier l'origine de chaque terme apparaissant dans l'expression la phase instantanée au point
S , notéeφ_S(M, t) , de l'onde réfléchie depuis le pointM en direction du satelliteS et reçue par celui-ci :
φ_S(M, t) = 2πft − φ_d − (4π)/λSM

- 4.Exprimer la différence de phase en
S , notéeφ_(S, 2/1)(M) = φ_S(M, t_2) − φ_S(M, t_1) , entre les deux ondes réfléchies vers le satelliteS aux instantst_1 ett_2 . On l'exprimera en fonction det_1, t_2, f, λ , de l'anglei et des altitudesz_1(x) etz_2(x) du pointM d'abscissex respectivement aux instantst_1 ett_2 .
- 5.Exprimer la différence de phase en
S , notéeφ_(S, 2/1)(M) = φ_S(M, t_2) − φ_S(M, t_1) , entre les deux ondes réfléchies vers le satelliteS aux instantst_1 ett_2 . On l'exprimera en fonction def, λ, i, t_1, t_2 etV .
On souhaite ne conserver, dans l'expression de cette différence de phase, que le terme lié au déplacement vertical de la partie flottante dû aux marées océaniques. Pour ce faire, on utilise trois mesures de
- 6.Exprimer littéralement
Δφ_S(M) = φ_(S, 2/1)(M) − φ_(S, 3/2)(M) en fonction deλ , de l'anglei et du déplacement relatifΔZ(x) = 2z_2(x) − z_1(x) − z_3(x) .

- 7.Interpréter les deux comportements que l'on peut observer sur le profil de la Figure 5(c) (selon que la quantité
ΔZ(x) est nulle ou non) et identifier approximativement l'abscisse de la ligne d'échouage le long du profilP1 (on ne cherchera pas à évaluer l'incertitude-type associée à cette mesure).
- 8.La figure 5(b) est un interférogramme. Citer un autre contexte dans lequel on obtient des représentations similaires et un exemple d'information que l'on peut en extraire.
- 9.Exploiter directement l'interférogramme de la Figure 5(b) pour proposer une mesure expérimentale de
ΔZ_(min) ainsi que son incertitude-type. Comparer la valeur prévue par le modèle à votre mesure expérimentale et conclure.
| Numéro de l'image | Date | Prévision de la position relative de la surface de l'océan par le modèle AODTM-5 (en mètre) |
| 1 | 25 fev
|
-0.14 |
| 2 | 28 fev
|
0.07 |
| 3 | 02 mars
|
0.58 |
- 10.En s'appuyant sur les données fournies dans le tableau précédent, prévoir la valeur attendue pour
ΔZ_(lim) dans le cadre du modèle AODTM-5 en supposant que la partie terminale de la langue flottante est à l'équilibre hydrostatique avec l'océan sur lequel elle flotte. La comparer à celle issue de l'ajustement des données issues des interférogrammes et conclure.
PARTIE 2 : BILAN DE MASSE DE LA LANGUE GLACIÈRE FLOTTANTE ET IDENTIFICATION DE LA PRINCIPALE CONTRIBUTION À LA PERTE DE MASSE

- -masse
δ^2 m_e(x, t) entrant à travers la section d'abscissex pendant la duréedt , - -masse
δ^2 m_s(x + dx, t) sortant à travers la section d'abscissex + dx , pendant la duréedt , - -masse de glace
δ^2 m_t(x, t) perdue, pendant la duréedt , du fait de la fonte de glace en surface, au contact de l'atmosphère.
- masse de glace
δ^2 m_b(x, t) perdue, pendant la duréedt , du fait de la fonte de la glace sous la plateforme flottante, au contact de l'océan. On parlera par la suite de fonte basale. L'importance de la fonte basale est quantifiée par l'épaisseur de glace fondue sous la plateforme par unité de temps, notéeσ_b(x, t) (enm/an ).
- 11.Donner l'expression littérale des masses
δ^2 m_t(x, t) etδ^2 m_b(x, t) correspondant respectivement aux termes de fonte de surface et fonte basale, pour la tranche de glacier située entre les abscissesx etx + dx entre les instantst ett + dt .
Un bilan de masse, réalisé sur la tranche de langue glacière flottante d'épaisseurdx , de largeurW et de hauteurh(x, t) , entre les instantst ett + dt permet d'établir l'équation suivante :
W(∂h)/(∂t) + (∂D_v)/(∂x) = − (σ_t(x, t) + σ_b(x, t))W - 12.Justifier l'origine de chacun des termes de l'équation précédente en prenant soin d'en donner la signification.
Des mesures effectuées sur cette période ont également révélé que le terme de fonte de surface est uniforme sur toute la langue glacière flottante. D'autre part, il a été montré que le terme de fonte basale est plus important proche de la ligne d'échouage puis diminue fortement jusqu'à 35 km de la ligne d'échouage [8]. On propose d'adopter le modèle suivant : on le suppose constant et égal à
13. Simplifier l'équation précédente dans le cadre de ces hypothèses, d'abord pour

- 14.En utilisant les équations simplifiées obtenues à la question précédente et les données de la Figure 7, estimer numériquement les termes
σ_t etσ_(b, 0) . On ne cherchera pas à évaluer les incertitudes-type associées à ces mesures.
On fournit pour la question suivante la masse volumique de la glace :ρ_i = 917 kg.m^(− 3) . - 15.On s'intéresse à la période s'étendant entre janvier 1991 et décembre 1996 durant laquelle les dimensions de la plateforme flottante sont restées inchangées. Evaluer la masse de glace qui a traversé la section à l'aplomb de la ligne d'échouage pendant cette période, la masse de glace qui a été déversée dans l'océan Arctique sous forme d'icebergs, la masse de glace fondue en surface de la plateforme et la masse de glace fondue à la base de la plateforme.
- 16.Estimer alors l'importance relative des divers processus limitant l'extension de la plateforme flottante et expliquer en quoi le réchauffement des océans identifié depuis ces trentes dernières années peut avoir un impact important sur la stabilisation de la structure de la langue flottante.
PARTIE 3 : DYNAMIQUE D'UN ICEBERG LORS DE SON VÊLAGE AU NIVEAU DU FRONT TERMINAL DE LA LANGUE GLACIÈRE FLOTTANTE

- 17.En rappelant l'expression de l'équation locale de la statique des fluides, établir le profil de pression
P(z) régnant dans l'eau en fonction de l'altitudez . - 18.On considère le morceau de glace immergé, présenté sur la Figure 8. Donner la définition de la poussée d'Archimède, notée
Π⃗_A , qui s'exerce sur celui-ci. Expliquer qualitativement son origine et justifier son orientation.
Vêlage d'un iceberg depuis la partie terminale du glacier

- 19.Proposer, par analyse dimensionnelle, une expression de la pulsation d'oscillation de l'iceberg, notée
ω_0 .
Ces oscillations finissent, en un temps long, par s'amortir (ce qui n'a pas été pris en compte dans le modèle précédent). L'iceberg atteint alors sa position d'équilibre. - 20.Montrer que la hauteur
h de l'iceberg qui surnagera une fois l'équilibre atteint a pour expression :
h = (1 − (ρ_i)/(ρ_w))H
- 8 -

On envisage deux situations, présentées sur la figure 11 ci-dessous, pour deux valeurs de

- 21.Reproduire schématiquement l'iceberg à l'instant
t_1 dans les deux situations envisagées (ε = 0, 2 etε = 0, 8 ) en faisant apparaître le centre de masseG de l'iceberg et le centre de masseP de sa partie immergée. Représenter sur ce schéma les forces extérieures appliquées à l'iceberg et conclure qualitativement sur le mouvement attendu de l'iceberg pourt > t_1 .
- 22.Identifier les deux termes présents dans l'expression de l'énergie potentielle en les associant à la force adéquate. On justifiera pourquoi il est licite d'associer à ces forces une énergie potentielle et on précisera le lien qui les lie à leur énergie potentielle.

- 23.Rappeler comment on peut lire sur un graphe d'énergie potentielle l'existence de positions d'équilibre et le caractère stable ou instable de ces positions.
- 24.En s'appuyant sur le jeu de courbes d'énergie potentielle proposées sur la Figure 12, préciser à quelle condition, portant sur
ε , un iceberg basculera spontanément d'un quart de tour s'il est très légèrement incliné par rapport à sa position initiale. Comparer à vos prévisions énoncées à la question 21.

- 25.Expliquer la différence, portant sur les conditions initiales, qu'il y a entre les trois courbes présentées à la Figure 13(a).
Déduire de ces courbes l'ordre de grandeur des dimensionsH etL de l'iceberg parallélépipédique envisagé dans la simulation et justifier son chavirement spontané. On ne cherchera pas à estimer les incertitudes-type associées aux différentes mesures et on n'hésitera pas à indiquer les limites éventuelles de l'approche envisagée.

- 26.Quelle sera la hauteur
h de l'iceberg qui surnagera en supposant qu'il ne chavire pas dans un premier temps. On ne cherchera pas à estimer l'incertitude-type associée à ce résultat. - 27.Établir une condition numérique portant sur l'épaisseur
L de l'iceberg pour qu'il ne chavire pas spontanément après vêlage.
- *Abaissement de 10 à
30 cm^(− 1) en cas de conjugaison - R. Millan, J. Mouginot, A. Derkacheva, E. Rignot, P. Milillo, E. Ciraci, L. Dini, A. Bjork. Ongoing grounding line retreat and fracturing initiated at the Petermann Glacier ice shelf, Greenland, after 2016. The Cryosphere, 16, 3021-3031, 2022.
- H. Akesson, M. Morlighem, J. Nilsson, C. Stranne, M. Jakobsson. Petermann ice shelf may not recover after a future breakup. Nature Communications, Vol. 13, n° 2519, 2022.
- Figure (b) extraite de E. Rignot, Hinge-line migration of Petermann Gletscher, north Greenland, detected using satellite-radar interferometry, Journal of Glaciology, Vol. 44, n°148, 1998. Figure (c) construite à partir des données expérimentales issues de A. E. Hogg, A. Shepherd, N. Gourmelen, M. Engdahl, Grounding line migration from 1992 to 2011 on Petermann Glacier, North-West Greenland, Journal of Glaciology, Vol. 62, n°236, 1104-1114, 2016.
- E. Rignot, Hinge-line migration of Petermann Gletscher, north Greenland, detected using satellite-radar interferometry, Journal of Glaciology, Vol. 44, n°148, 1998
- Modèle de prévision des amplitudes des marées pour l'océan Arctique.
- A. E. Hogg, A. Shepherd, N. Gourmelen, M. Engdahl, Grounding line migration from 1992 to 2011 on Petermann Glacier, North-West Greenland, Journal of Glaciology, Vol. 62, n°236, 1104-1114, 2016.
- E. Rignot. North and northeast Greenland ice discharge from satellite radar interferometry. Science, Vol. 276, 9 may 1997.
- E. Rignot. Tidal motion, ice velocity and melt rate of Petermann Gletscher, Greenland, measured from radar interferometry. Journal of Glaciology, Vol. 42, n°142, 1996.
- E. Rignot. Tidal motion, ice velocity and melt rate of Petermann Gletscher, Greenland, measured from radar interferometry. Journal of Glaciology, Vol. 42, No. 142, 1996.
- A. K. Higgins, North Greenland Glacier velocities and calf ice production. Polarforschung, Vol 60, n° 1, 1991.
- J. C. Burton, J. M. Amundson, D. S. Abbot, A. Boghosian, L. M. Cathles, S. Correa-Legisos, K. N. Darnell, N. Guttenberg, D. M. Holland, and D. R. MacAyeal, Laboratory investigations of iceberg capsize dynamics, energy dissipation and tsunamigenesis. Journal of geophysical Research. Vol 117, 2012.
- A. Sergeant, V. A. Yastrebov, A. Mangeney, O. Castelnau, J.-P. Montagner, E Stutzmann. Numerical Modeling of Iceberg Capsizing Responsible for Glacial Earthquakes. Journal of Geophysical Research : Earth Surface, Vol 123 (11), 2018.
- E. Rignot. Tidal motion, ice velocity and melt rate of Petermann Gletscher, Greenland, measured from radar interferometry. Journal of Glaciology, Vol. 42, No. 142, 1996.
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte l'épreuve écrite de l'agrégation externe spéciale de physique-chimie option chimie 2025 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte l'épreuve écrite de l'agrégation externe spéciale de physique-chimie option chimie 2025 ?
La partie chimie porte sur la chimie du papier : procédé Kraft, blanchiment au dioxyde de chlore, dicétènes et azurants optiques. La partie physique étudie la langue glacière flottante du glacier Petermann.
Quelles erreurs le jury a-t-il relevées à l'écrit de l'agrégation spéciale chimie 2025 ?
Des explications de solubilité trop vagues, des hypothèses simplificatrices mal appliquées en cinétique, des diagrammes d'orbitales moléculaires mal maîtrisés et, en physique, l'absence de z-score et une poussée d'Archimède mal définie.
Faut-il traiter la partie physique à l'agrégation externe spéciale option chimie 2025 ?
Oui. La partie physique compte pour un tiers de la note, et le rapport indique qu'aucun candidat ayant rendu une copie blanche en physique n'a été admissible depuis la création du concours.
Quel niveau est attendu à l'écrit de l'agrégation spéciale de chimie 2025 ?
Le jury évalue les capacités exigibles au niveau licence. En physique, toutes les notions figurent au programme des classes PCSI et PC.
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