Agrégation mathématiques externe spéciale 2025, épreuve écriteSujet et rapport du jury
Concours externe spécial de l'agrégation section mathématiques - Sujet de l'épreuve écrite de la session 2025
Pas encore noté
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Description
Sujet officiel Agrégation externe spéciale en mathématiques, session 2025.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Pas encore de corrigé pour ce sujet : voici des sujets proches corrigés.
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Liberté
Egalité
Fraternité
Egalité
Fraternité
SESSION 2025
AGRÉGATION
Concours externe spécial docteur
Concours externe spécial docteur
Section
MATHÉMATIQUES
MATHÉMATIQUES
Composition de mathématiques
Durée : 6 heures
L'usage de tout ouvrage de référence, de tout dictionnaire et de tout matériel électronique (y compris la calculatrice) est rigoureusement interdit.
Il appartient au candidat de vérifier qu'il a reçu un sujet complet et correspondant à l'épreuve à laquelle il se présente.
Si vous repérez ce qui vous semble être une erreur d'énoncé, vous devez le signaler très lisiblement sur votre copie, en proposer la correction et poursuivre l'épreuve en conséquence. De même, si cela vous conduit à formuler une ou plusieurs hypothèses, vous devez la (ou les) mentionner explicitement.
NB : Conformément au principe d'anonymat, votre copie ne doit comporter aucun signe distinctif, tel que nom, signature, origine, etc. Si le travail qui vous est demandé consiste notamment en la rédaction d'un projet ou d'une note, vous devrez impérativement vous abstenir de la signer ou de l'identifier.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
Les calculatrices, téléphones, tablettes, ordinateurs, montres connectées et tous appareils électroniques de communication ou de stockage, ainsi que les documents, sont interdits. La qualité de la rédaction sera un facteur important d'appréciation des copies. Il est possible d'utiliser les résultats énoncés dans les questions ou parties précédentes, en veillant toutefois à préciser la référence du résultat utilisé.
L'épreuve comporte deux parties :
- -Une première partie, composée d'exercices. Les candidats sont invités à consacrer au moins un tiers du temps de l'épreuve de cette partie en cherchant à traiter les cinq exercices numérotés
1, 2, 3, 4 et 5 . - -Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt orienté « Algèbre et Géométrie » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Analyse et Probabilités ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie le problème qu'il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l'évaluation. Au moins la moitié du temps de l'épreuve devrait être consacrée à l'un de ces problèmes.
Le barème tient compte de cette répartition indicative du temps à accorder à chaque partie.
Dans tout le sujet, pour tous entiersm et
n tels que
m ⩽ n , on note
[ [m, n] ] l'ensemble des entiers
k tels que
m ⩽ k ⩽ n .
Dans tout le sujet, pour tous entiers
Exercice 1
Pierre de Fermat avait conjecturé que 26 est le seul entier naturel qui peut à la fois s'écrire comme un carré augmenté de 1, car
26 = 5^2 + 1 , et comme un cube diminué de 1, car
26 = 3^3 − 1 . Le but de cet exercice est de le démontrer en étudiant l'équation d'inconnues
x, y dans
ℤ :
- 1.Soit
A l'ensemble{a + ib√2, (a, b) ∈ ℤ^2} .- (a)Démontrer que
A est un sous-anneau de(ℂ, +, ×) . - (b)Démontrer que pour tout élément
z deA , l'écriturez = a + ib√2 avec(a, b) ∈ ℤ^2 est unique. - (c)Soit
z_1 dansA etz_2 dansA∖{0} . Démontrer qu'il existe(q, r) dansA^2 tel que
{z_1, = z_2 × q + r; |r|, < |z_2|
Indication : On pourra commencer par considérer le rapport(z_1)/(z_2) . - (d)En déduire que
A est un anneau principal.
- (a)Démontrer que
- 2.On note
A^× l'ensemble des éléments inversibles de l'anneauA , c'est-à-dire :
A^× = {z ∈ A, ∃z^′ ∈ A, z × z^′ = 1} - (a)Démontrer :
∀z ∈ A^×, |z| = 1 . - (b)En déduire
A^× .
- (a)Démontrer :
- 3.Soit
(x, y) dansℤ^2 une solution de (1).- (a)Démontrer que
x + i√2 etx − i√2 sont premiers entre eux dansA , c'est-à-dire que leurs seuls diviseurs communs dansA sont les éléments inversibles deA . - (b)En déduire que :
∃z ∈ A, x + i√2 = z^3
- (a)Démontrer que
- 4.Déterminer l'ensemble des couples
(x, z) deℤ × A qui vérifientz^3 = x + i√2 . - 5.En déduire l'ensemble des solutions de (1) dans
ℤ^2 .
Exercice 2
- 1.Soit
f la fonction définie surℝ par :
f(x) = {x + 1/x, si x ≠ 0; 0, si x = 0
On considère la suite réelle récurrente(u_n)_(n ∈ ℕ) définie par son premier termeu_0 , oùu_0 est un nombre réel strictement positif, et la relation :
∀n ∈ ℕ, u_(n + 1) = f(u_n) - (a)Démontrer que la suite
(u_n)_(n ∈ ℕ) vérifie
∀n ∈ ℕ, u_n > 0 - (b)Établir que la suite
(u_n) admet une limite et expliciter cette limite. - (c)Démontrer que
u_(n + 1) ∼ _(n → + ∞)u_n - (d)En déduire qu'il existe un nombre réel strictement positif
ℓ tel que
lim_(n → + ∞)(u_(n + 1)^2 − u_n^2) = ℓ
et déterminer la valeur deℓ . - (e)En déduire que
u_n ∼ _(n → + ∞)√(ℓn)
- (a)Démontrer que la suite
- 2.Plus généralement, soit
f une fonction définie surℝ , continue sur]0, + ∞[ .
On considère la suite réelle récurrente(v_n)_(n ∈ ℕ) définie par son premier termev_0 , oùv_0 est un nombre réel strictement positif, et la relation :
∀n ∈ ℕ, v_(n + 1) = f(v_n).
On suppose quef vérifie les conditions suivantes :- -
∀x > 0, f(x) > x -
− ∃(α, β) ∈ ] − ∞, 1[ × ℝ^∗ tel quef(x) = x + βx^α + o_(x → + ∞)(x^α) - (a)Déterminer le signe de
β . - (b)Établir que la suite
(v_n) admet une limite en+ ∞ et expliciter cette limite. - (c)Démontrer qu'il existe un unique nombre réel
γ , que l'on explicitera, tel que la suite(v_(n + 1)^γ − v_n^γ)_(n ∈ ℕ) converge vers un nombre réel non nul que l'on déterminera. - (d)En déduire un équivalent simple de la suite
(v_n) .
- -
Exercice 3
Dans cet exercice, on cherche à classifier, à isomorphisme près, tous les groupes d'ordre 26.
- 1.Soit
n un entier naturel tel quen > 1 et soitp un diviseur premier den . On considère un groupeG d'ordren , dont la loi est notée multiplicativement et dont l'élément neutre est notée . On considère :
E = {(x_0, …, x_(p − 1)) ∈ G^p, x_0 x_1⋯x_(p − 1) = e} - (a)Calculer le cardinal de
E et justifier qu'il est divisible parp .
- (a)Calculer le cardinal de
On fait agir
ℤ/pℤ sur
E de la façon suivante :
où
a¯ est la classe d'un entier
a modulo
p et où
φ est l'application définie sur
ℤ telle que, pour tout
k ∈ ℤ, φ(k) est le reste de la division euclidienne de
k par
p .
- (b)Démontrer qu'on définit bien ainsi une action du groupe
ℤ/pℤ surE . En particulier, on démontrera quea¯ ⋅ (x_0, …, x_(p − 1)) ne dépend pas du choix du représentanta de la classea¯ . - (c)En appliquant l'équation aux classes à cette action de groupe, démontrer qu'il existe
x dansG∖{e} tel quex^p = e .
- (b)Démontrer qu'on définit bien ainsi une action du groupe
- 2.On considère désormais un groupe
G d'ordre 26.- (a)Justifier l'existence dans
G d'un élément d'ordre 2 et d'un élément d'ordre 13.
- (a)Justifier l'existence dans
Soit
a un élément d'ordre 2 et
b un élément d'ordre 13 dans
G . On note
H le sous-groupe de
G engendré par
b .
- (b)Quels sont les ordres des éléments de
H ? - (c)Démontrer que si
a etb commutent, alorsG est un groupe cyclique. - (d)On suppose désormais que
a etb ne commutent pas.- i.Démontrer que l'application
φ : G, ⟶ G; x, ⟼ bxb^(− 1)
est un automorphisme deG . En déduire queφ conserve l'ordre des éléments deG , c'est-à-dire que pour toutx dansG, φ(x) etx ont le même ordre. - ii.Démontrer que tous les éléments d'ordre 13 de
G appartiennent àH .
Indication : On pourra raisonner par l'absurde, et justifier que pour un élémentc d'ordre 13 deG∖H, ⟨c⟩ ∩ H = {e} , où⟨c⟩ est le sous-groupe deG engendré parc . - iii.Démontrer que tous les éléments de
G∖H sont d'ordre 2, puis que
∀c ∈ G∖H, cH = G∖H
- i.Démontrer que l'application
- (e)Démontrer qu'à isomorphisme près, il existe au plus un groupe non abélien d'ordre 26.
- (f)Démontrer qu'à isomorphisme près, il existe un et un seul groupe non abélien d'ordre 26.
- (b)Quels sont les ordres des éléments de
- 3.Soit
p un nombre premier impair. Démontrer qu'à isomorphisme près, il existe un et un seul groupe non abélien d'ordre2p .
Exercice 4
On désigne par ch la fonction cosinus hyperbolique et par sh la fonction sinus hyperbolique. On rappelle que pour tout
z dans
ℂ :
Soit
f une fonction intégrable sur
ℝ , à valeurs dans
ℂ .
On rappelle que la transformée de Fourier def est la fonction
f^ définie par :
On rappelle que la transformée de Fourier de
Dans tout l'exercice, on considère la fonction
g définie par
- Justifier que la transformée de Fourier
g^ est bien définie.
L'objectif de l'exercice est de calculer
g^ de deux façons différentes.
2. Première méthode de calcul.
2. Première méthode de calcul.
- (a)Démontrer que
∀ξ ∈ ℝ, g^(ξ) = 2∫_0^(+ ∞)(cos(xξ))/(ch(x))dx - (b)En déduire que
∀ξ ∈ ℝ, g^(ξ) = 4∫_0^(+ ∞)(∑_(n = 0)^(+ ∞)(− 1)^n e^(− (2n + 1)x)cos(xξ))dx - (c)En déduire que
∀ξ ∈ ℝ, g^(ξ) = 4∑_(n = 0)^(+ ∞)((− 1)^n(2n + 1))/((2n + 1)^2 + ξ^2) - (d)Soit
x ∈ ℝ . Soith_x la fonction définie surℝ et2π -périodique, telle que
∀t ∈ ] − π, π[, h_x(t) = sh(xt), et h_x(π) = 0
En utilisant la décomposition en série de Fourier deh_x , déterminer une expression deg^(ξ) .
- Seconde méthode de calcul.
SoitU = {z ∈ ℂ, ch(z) ≠ 0} .
Soitξ ∈ ℝ . On considère la fonctionj_ξ définie par :
On admet que la fonction
j_ξ est holomorphe sur
U .
- (a)Déterminer les singularités de
j_ξ . De quelle nature sont-elles? - (b)Calculer le résidu de
j_ξ en(iπ)/2 . -
(c) En intégrantj_ξ sur un contour rectangulaire bien choisi entourant la singularité(iπ)/2 , déterminer une expression deg^(ξ) .
Exercice 5
Soit
n et
p deux entiers naturels non nuls. On s'intéresse au problème suivant : étant donné deux dés, dont les faces sont respectivement numérotées de 1 à
n et de 1 à
p , peut-on piper les dés de sorte que la somme des deux dés suive la loi uniforme sur
[ [2, n + p] ] ?
- 1.Un exemple : On considère un dé cubique à 6 faces, numérotées de 1 à 6 , et un dé icosaédral à 20 faces, numérotées de 1 à 20 . On note
X la variable aléatoire correspondant à la valeur donnée par le dé cubique etY la variable aléatoire correspondant à la valeur donnée par le dé icosaédral. On suppose dans la suite queX etY sont des variables aléatoires indépendantes.- (a)On définit les
a_i et lesb_j de la façon suivante :
∀i ∈ [ [1, 6] ], P(X = i) = a_i ∀j ∈ [ [1, 20] ], P(Y = j) = b_j
Donner l'expression des fonctions génératricesg_X etg_Y deX etY . - (b)Exprimer, en justifiant, la fonction génératrice
g_(X + Y) de la variable aléatoireX + Y en fonction deg_X etg_Y . - (c)On suppose par l'absurde que
X + Y suit la loi uniforme sur[ [2, 26] ] . Quelle est l'expression deg_(X + Y) ? - (d)Conclure que
X + Y ne peut pas suivre la loi uniforme sur[ [2, 26] ] .
- (a)On définit les
- 2.Cas général : On considère un dé à
n faces, numérotées de 1 àn , et un dé àp faces numérotées de 1 àp , avecn ⩽ p . On noteX la variable aléatoire correspondant à la valeur donnée par le dé àn faces, etY celle correspondant à la valeur donnée par le dé àp faces.
On suppose queX etY sont indépendantes et que les dés sont pipés de telle sorte queX + Y suive la loi uniforme sur[ [2, n + p] ] .
Pour tout entier natureli , soita_i = P(X = i) etb_i = P(Y = i) .
Soit enfing_X, g_Y etg_(X + Y) les fonctions génératrices respectives deX, Y etX + Y .- (a)Justifier que
g_X etg_Y sont définies surℝ et qu'il existe un unique couple(P_X, P_Y) deℝ[X]^2 tel que
∀t ∈ ℝ{g_X(t) = tP_X(t); g_Y(t) = tP_Y(t)
Expliciter les degrés des polynômesP_X etP_Y . - (b)Exprimer
g_(X + Y) en fonction deg_X etg_Y . - (c)En déduire que toutes les racines complexes de
P_X etP_Y sont de module 1, puis que∀i ∈ [ [1, n] ], a_i = a_(n + 1 − i) et∀j ∈ [ [1, p] ], b_j = b_(p + 1 − j) . - (d)En déduire que les variables aléatoires
X et(n + 1 − X) suivent la même loi, puis queY − X suit la loi uniforme sur[ [1 − n, p − 1] ] . - (e)En déduire que
∑_(i = 1)^n a_i b_i = 1/(n + p − 1)
puis que
∀i ⩾ 2, a_i b_i = 0 - (f)Démontrer que pour tout
i ⩾ 2, a_i ⩽ a_1 etb_i ⩽ b_1 . - (g)Démontrer que
n < p . - (h)Démontrer par récurrence forte que
∀i ⩾ 2, a_i ∈ {0, a_1} et b_i ∈ {0, b_1} - (i)En déduire, pour
n = 2, n = 3 etn = 4 , une condition nécessaire et suffisante surp (avecp ⩾ n ) pour qu'il existe deux variables aléatoires indépendantesX etY , respectivement à valeurs dans[ [1, n] ] et[ [1, p] ] , telles queX + Y suive la loi uniforme sur[ [2, n + p] ] .
- (a)Justifier que
Problème 1 Algèbre
Dans tout le problème,
𝕂 désigne un corps commutatif.
Pour tous entiers naturels non nulsm et
n , on note
M_(m, n)(𝕂) le
𝕂 -espace vectoriel des matrices à
m lignes et
n colonnes à coefficients dans
𝕂 .
Pour tout entier naturel non nuln , on note
M_n(𝕂) la
𝕂 -algèbre des matrices carrées de taille
n à coefficients dans
𝕂, I_n la matrice identité et
GL_n(𝕂) le groupe des matrices inversibles dans
M_n(𝕂) . On note
(E_(i, j)^((n)))_((i, j) ∈ [ [1, n] ]^2) la base canonique de
M_n(𝕂) : pour
i et
j dans
[ [1, n] ], E_(i, j)^((n)) désigne la matrice dans
M_n(𝕂) dont tous les coefficients sont nuls sauf celui placé sur la
i^(ème) ligne et la
j^(ème) colonne, qui est égal à 1. Lorsqu'il n'y a pas d'ambiguïté sur la valeur de
n considérée, la matrice
E_(i, j)^((n)) est notée plus simplement
E_(i, j) .
Pour tous entiers naturels non nulsm et
n , et pour toute matrice
M de
M_(m, n)(𝕂) , on note
M^T sa matrice transposée.
Pour tous entiers naturels non nuls
Pour tout entier naturel non nul
Pour tous entiers naturels non nuls
L'objectif du problème est d'étudier les sous-espaces vectoriels de
M_n(𝕂) qui ne contiennent aucune matrice inversible, en particulier leur dimension.
Partie I
Soit
n un entier
⩾ 2 . Soit
H un hyperplan de
M_n(𝕂) . On veut démontrer que
H ∩ GL_n(𝕂) ≠ ∅ . Pour cela, on raisonne par l'absurde en supposant que
H ne contient aucune matrice inversible.
- 1.Démontrer que
I_n engendre un sous-espace vectoriel supplémentaire deH . - 2.Démontrer que si
A est une matrice nilpotente dansM_n(𝕂) , alorsI_n + A est inversible et donner une expression de(I_n + A)^(− 1) . - 3.Démontrer que toutes les matrices nilpotentes de
M_n(𝕂) appartiennent àH . - 4.Conclure que
H contient une matrice inversible.
Partie II : le cas général
Dans cette partie,
n désigne un entier naturel non nul. On souhaite démontrer la propriété
P_n : Tout sous-espace vectoriel
F de
M_n(𝕂) ne contenant aucune matrice inversible (i.e.
F ∩ GL_n(𝕂) = ∅ ) vérifie
dim(F) ⩽ n(n − 1) .
On raisonne par récurrence surn .
On raisonne par récurrence sur
- 5.Démontrer les propriétés
P_1 etP_2 . - 6.On suppose désormais que
n est supérieur ou égal à 3 et que la propriétéP_(n − 1) est vraie. On raisonne par l'absurde en supposant qu'il existe un sous-espace vectorielF deM_n(𝕂) tel queF ∩ GL_n(𝕂) = ∅ etdim(F) > n(n − 1) .- (a)Démontrer qu'il existe une matrice
A dansF∖{0} dont toutes les colonnes sont nulles sauf la première. - (b)Démontrer qu'il existe des matrices
P, Q dansGL_n(𝕂) telles quePAQ = E_(1, 1) . - (c)Soit
f l'application définie par :
f : M_n(𝕂), ⟶ M_n(𝕂); M, ↦ PMQ
On poseF^′ = f(F) . Démontrer queF^′ est un sous-espace vectoriel deM_n(𝕂) , de même dimension queF , qui ne contient aucune matrice inversible, et qui contient la matriceE_(1, 1) .
- (a)Démontrer qu'il existe une matrice
- (d)Pour toute matrice
M deF^′ , on note :
M = (a_M, L_M; C_M, N_M)
aveca_M ∈ 𝕂, L_M ∈ M_(1, n − 1)(𝕂), C_M ∈ M_(n − 1, 1)(𝕂), N_M ∈ M_(n − 1)(𝕂) .
On poseg l'application définie surF^′ qui envoie toute matriceM sur la matriceN_M . Démontrer queg est linéaire, puis établir :
∀M ∈ F^′, g(M) ∉ GL_(n − 1)(𝕂) - (e)En appliquant l'hypothèse de récurrence, établir que
{∀i ∈ [ [1, n] ], E_(i, 1) ∈ F^′; ∀j ∈ [ [1, n] ], E_(1, j) ∈ F^′ - (f)En déduire que
F^′ contient tous lesE_(i, j) avec(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2 . Conclure.
Partie III : quelques lemmes
Dans cette partie, on démontre quelques lemmes utiles pour la suite. Soit
n un entier naturel
⩾ 2 .
lemme 1.
lemme 1.
lemme 2. On suppose que le corps
𝕂 est de caractéristique différente de 2. Soit
E un
𝕂 -espace vectoriel de dimension
n et
q une forme quadratique non dégénérée sur
E . Pour tout sous-espace
F totalement isotrope pour
q, dim(F) ⩽ n/2
7. Démonstration du lemme 1. Soitn un entier supérieur ou égal à 2 . On souhaite démontrer que
Vect(GL_n(𝕂)) = M_n(𝕂) .
7. Démonstration du lemme 1. Soit
- (a)Démontrer que
∀(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, ∃(P_j, Q_i) ∈ GL_n(𝕂)^2, E_(i, j) = P_j E_(1, n)Q_i
En déduire que
E_(1, n) ∈ Vect(GL_n(𝕂)) ⇒ ∀(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, E_(i, j) ∈ Vect(GL_n(𝕂)) - (b)Démontrer que
E_(1, n) ∈ Vect(GL_n(𝕂)) puis conclure.
- Démonstration du lemme 2. Soit
E un𝕂 -espace vectoriel de dimensionn avec𝕂 de caractéristique différente de 2, etq une forme quadratique surE , c'est-à-dire une application :
où
φ est une forme bilinéaire symétrique sur
E × E .
On suppose queq est non dégénérée, c'est-à-dire que pour tout
x dans
E∖{0}, φ(x, ⋅) et
φ(⋅, x) sont des formes linéaires non nulles.
SoitF un sous-espace totalement isotrope (SETI) pour
q , c'est-à-dire tel que
∀x ∈ F, q(x) = 0 .
On suppose que
Soit
- (a)Démontrer que
∀(x, y) ∈ F^2, φ(x, y) = 0 . - (b)En déduire que
dim(F) ⩽ n/2 .
Partie IV : le cas d'égalité
Dans cette partie, on considère un entier naturel
n supérieur ou égal à 2 . On suppose que le corps
𝕂 est de caractéristique différente de 2 et de cardinal supérieur ou égal à
n .
Pour toute droite
D de
𝕂^n et tout hyperplan
H de
𝕂^n , on définit :
On considère la matrice
Π_n = (I_(n − 1), 0; 0, 0) .
SoitF un sous-espace vectoriel de
M_n(𝕂) , ne contenant aucune matrice inversible, de dimension
n(n − 1) . On suppose dans les questions 9 et 10 que
F contient la matrice
Π_n .
Soit
- 9.Pour toute matrice
M dansF , soitA_M dansM_(n − 1)(𝕂), C_M dansM_(n − 1, 1)(𝕂), L_M dansM_(1, n − 1)(𝕂) etα_M dans𝕂 tels que :
M = (A_M, C_M; L_M, α_M)
On noteψ l'application définie surF qui envoie toute matriceM sur la matriceA_M . SoitM une matrice dansF .- (a)Démontrer que pour tout
t dans𝕂, M + tΠ_n est non inversible. - (b)En déduire que
α_M = 0 etL_M C_M = 0 . - (c)En utilisant le lemme 2, démontrer que
ψ(F) = M_(n − 1)(𝕂) . - (d)Démontrer que pour tout
N dansM_(n − 1)(𝕂), L_M NC_M = 0 .
- (a)Démontrer que pour tout
- 10.Déduire des questions précédentes qu'il existe dans
𝕂^n une droiteD telle queF = K_D ou qu'il existe un hyperplanH tel queF = I_H .
Soit
F un sous-espace vectoriel de
M_n(𝕂) , ne contenant aucune matrice inversible, de dimension
n(n − 1) . On ne suppose plus que
F contient la matrice
Π_n .
- 11.Démontrer qu'il existe dans
𝕂^n une droiteD telle queF = K_D ou il existe un hyperplanH tel queF = I_H .
Indication : On pourra démontrer queF contient une matrice de rangn − 1 .
Partie V : automorphismes de
M_n(𝕂)
Dans cette partie, on considère un entier naturel
n supérieur ou égal à 2 . On suppose que le corps
𝕂 est de caractéristique différente de 2 et de cardinal supérieur ou égal à
n .
On cherche à déterminer les endomorphismes
f de
M_n(𝕂) tels que
Soit
f un endomorphisme de
M_n(𝕂) qui vérifie (2).
- 12.Démontrer que
f est bijective. - 13.Démontrer que si
F est un sous-espace vectoriel deM_n(𝕂) de la formeK_D ou de la formeI_H , alorsf(F) est également de la formeK_D ouI_H . - 14.Démontrer que, quitte à composer
f par la transposition matricielle,f envoie tous les sousespaces de la formeK_D (respectivementI_H ) sur des sous-espaces de la formeK_D (respectivementI_H ).
- 15.En déduire que
f conserve le rang des matrices, c'est-à-dire que
∀M ∈ M_n(𝕂), rg(f(M)) = rg(M) - 16.Démontrer qu'il existe
(C_1, …, C_n) une famille libre de matrices colonnes, (L_1, …, L_n ) une famille libre de matrices lignes et(λ_(i, j))_((i, j) ∈ [ [1, n] ]^2) une famille de scalaires tous non nuls telles que
∀(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, f(E_(i, j)) = λ_(i, j)C_i L_j
ou
∀(i, j) ∈ [ [1, n] ]^2, f(E_(i, j)) = λ_(i, j)C_j L_i - 17.En conclure que :
∃(A, B) ∈ GL_n(𝕂)^2, ∀M ∈ M_n(𝕂), f(M) = AMB
ou
∃(A, B) ∈ GL_n(𝕂)^2, ∀M ∈ M_n(𝕂), f(M) = AM^T B
Problème 2 Analyse
Partie I
On rappelle la définition d'une fonction convexe de variable réelle. Une fonction
f : ℝ → ℝ est convexe si
- 1.Soit
f une fonction convexe surℝ . Soitx ∈ ℝ . Démontrer quef est dérivable à gauche et à droite enx et, en notantf_d^′(x) son nombre dérivé à droite enx , que :
∀t ∈ ℝ, f(t) ⩾ f(x) + f_d^′(x)(t − x)
En déduire quef est continue surℝ . - 2.On considère
f une fonction convexe surℝ vérifiant la condition :
lim_(|x| → + ∞)(f(x))/(|x|) = + ∞ - (a)Démontrer que pour tout
y ∈ ℝ , la fonction
g_y : x ↦ (xy − f(x))
admet un maximum global surℝ . - (b)Démontrer que la fonction
f^∗ : y ↦ max_(x ∈ ℝ)(xy − f(x))
est bien définie et convexe surℝ . - (c)Démontrer que
∀(x, y) ∈ ℝ^2, f(x) + f^∗(y) ⩾ xy. - (d)Démontrer que
f^∗ vérifie aussi la condition (2).
- (a)Démontrer que pour tout
Soit
f une fonction convexe sur
ℝ , vérifiant (2). On appelle transformée de Legendre de la fonction
f et on note
f^∗ la fonction définie sur
ℝ par
- 3.Soit
f une fonction convexe et dérivable surℝ , vérifiant (2) etf^∗ sa tranformée de Legendre. Démontrer qu'on a égalité dans l'inégalité (3) si et seulement siy = f^′(x) . - 4.Soit
f une fonction convexe surℝ , vérifiant (2). En notantf^(∗∗) la transformée de Legendre def^∗ , démontrer quef^(∗∗) = f . - 5.Applications.
- (a)Soit
p un réel> 1 et soitf_p : x ↦ (|x|^p)/p . Justifier quef_p est convexe et vérifie la condition (2) ; calculerf_p^∗ . En déduire l'inégalité :
∀(x, y) ∈ ℝ^2, |xy| ⩽ (|x|^p)/p + (|y|^q)/q,
oùq est le réel tel que1/p + 1/q = 1 . - (b)Démontrer que la fonction ch (la fonction cosinus hyperbolique) est convexe et vérifie la condition (2), puis calculer sa transformée de Legendre.
- (a)Soit
Dans la suite du problème, étant donné
H un espace de Hilbert réel, en notant
‖ ⋅ ‖_H sa norme hilbertienne, on dit qu'une fonction
f : H → ℝ est semi-continue inférieurement, qu'on abrège en s.c.i., si
Partie II
Dans cette partie, on généralise aux espaces de Hilbert réels les notions de fonctions convexes et de transformée de Legendre.
SoitH un espace de Hilbert réel. On note
⟨ ⋅ | ⋅ ⟩ le produit scalaire sur
H , et
‖ ⋅ ‖_H la norme hilbertienne qui en découle :
Soit
Une fonction
f définie sur
H et à valeurs dans
ℝ est convexe si
- (a) Démontrer que la continuité implique la semi-continuité inférieure. Qu'en est-il de la réciproque?
- (b)Démontrer que si
f : H → ℝ etg : H → ℝ sont s.c.i., alorsf + g est s.c.i.. - (c)Démontrer que
f : H → ℝ est s.c.i. si et seulement si son épigrapheΓ_f^+ défini par
Γ_f^+ = {(x, y) ∈ H × ℝ, y ⩾ f(x)}
est fermé dansH × ℝ .
- On s'intéresse maintenant à la notion de dérivabilité d'une fonction réelle définie sur un espace de Hilbert réel.
Soitf : H → ℝ . Soit(x, h) ∈ H^2 .
La fonctionf admet une dérivée directionnelle enx dans la directionh si
existe dans
ℝ . On note alors
D_x f(h) cette limite.
On dit quef est dérivable en
x , pour
x un élément de
H , si
On dit que
- -
f admet une dérivée directionnelle enx dans la directionh pour touth ∈ H . - -
h ↦ D_x f(h) est une forme linéaire continue. - (a)Démontrer que si
f est dérivable enx , alors il existe un unique élémentv_x deH tel que
∀h ∈ H, D_x f(h) = ⟨v_x|h⟩
On notef^′(x) le vecteurv_x qu'on appellera dérivée def enx .
On dit quef est dérivable si elle est dérivable enx , pout toutx dansH . Sa dérivée, notéef^′ , est alors la fonction(x ↦ f^′(x)) définie surH . - (b)Démontrer que si
f : H → ℝ est convexe et dérivable alors
∀(x, y) ∈ H^2, f(y) ⩾ f(x) + ⟨f^′(x)|y − x⟩
- (c)En déduire que si
f : H → ℝ est convexe et dérivable, alorsf est s.c.i.. - (d)Soit
x un élément deH tel quef est dérivable enx . Sif admet un minimum local enx , justifier quef^′(x) = 0 .
- Soit
f : H → ℝ une fonction convexe et dérivable surH , vérifiant la condition :
Justifier que, pour tout
y dans
H , l'application
x ↦ (⟨x|y⟩ − f(x)) est majorée sur
H .
Soit
f : H → ℝ une fonction convexe et dérivable sur
H , vérifiant la condition (4) de la question 8. On définit
La fonction
f^∗ est appelée transformée de Legendre de
f .
9. Soitf : H → ℝ une fonction convexe et dérivable sur
H , vérifiant la condition (4) de la question 8.
9. Soit
- (a)Démontrer que
f^∗ est convexe et s.c.i.. - (b)Démontrer que
∀(x, y) ∈ H^2, f(x) + f^∗(y) ⩾ ⟨x|y⟩ - (c)Démontrer qu'il y a égalité dans (5) si et seulement si
y = f^′(x) - (d)En déduire que,
f^(∗∗) , définie comme la transformée de Legendre def^∗ , est bien définie, et quef^(∗∗) = f .
Partie III
Dans cette partie, on va s'intéresser à l'existence d'un minimum pour une fonction convexe sur un espace de Hilbert réel, ainsi qu'à l'existence d'un vecteur unitaire « normal » en chaque point du bord d'un convexe fermé. On pourra utiliser dans cette partie, sans les démontrer, les théorèmes suivants :
théorème 1 (Banach-Alaoglu). SoitH un espace de Hilbert réel et
(x_n)_(n ∈ ℕ) une suite bornée d'éléments de
H .
Alors il existe une applicationφ : ℕ → ℕ strictement croissante et un élément
x de
H tels que
théorème 1 (Banach-Alaoglu). Soit
Alors il existe une application
théorème 2 (Projection sur un convexe fermé). Soit
H un espace de Hilbert réel et
C une partie de H, convexe, fermée et non vide.
Alors pour toutx dans
H , il existe un unique
p(x) dans
C tel que
Alors pour tout
Le vecteur
p(x) est alors caractérisé par
Soit
H un espace de Hilbert réel et soit
f : H → ℝ une fonction convexe, s.c.i. telle que
L'objectif de la question 10 ci-dessous est de démontrer que
f admet un minimum global sur
H .
On posem = inf_(y ∈ H)f(y) dans
[ − ∞, + ∞[ .
On pose
- 10.(a) Démontrer qu'il existe une suite
(x_n)_(n ∈ ℕ) d'éléments deH telle que
f(x_n)→−_(n → + ∞)^m
puis que(x_n) est bornée.- (b)En déduire qu'il existe une application
φ : ℕ → ℕ strictement croissante et un élémentz_0 deH tels que
∀y ∈ H, ⟨x_(φ(n))|y⟩ ⟶ _(n → + ∞)⟨z_0|y⟩ - (c)Pour
α > m , on poseC_α = {x ∈ H, f(x) ⩽ α} . Justifier queC_α est une partie deH convexe, fermée et non vide. En déduire, en appliquant le théorème de projection sur un convexe fermé, que
f(z_0) = m
Autrement dit,f atteint un minimum global surH enz_0 . - (d)Démontrer que si
f est strictement convexe, alorsf admet un minimum global en un unique point.
On rappelle que la fonctionf est strictement convexe si
∀(x, y) ∈ H^2, ∀λ ∈ ]0, 1[, x ≠ y ⇒ f(λx + (1 − λ)y) < λf(x) + (1 − λ)f(y)
- (b)En déduire qu'il existe une application
- 11.Soit
C une partie convexe, fermée, et d'intérieur non vide, d'un espace de Hilbert réelH . On désigne parC^∘ l'intérieur deC . Soitx un élément deC qui n'est pas dans l'intérieur deC . Démontrer l'existence d'un vecteura deH , tel que‖a‖_H = 1 et
∀y ∈ C, ⟨a|y − x⟩ ⩽ 0
Indication : On pourra démontrer qu'il existe une suite d'éléments deH∖C qui converge versx .
Partie IV
On considère
H un espace de Hilbert réel,
A dans
L(H) un endomorphisme continu de
H , antisymétrique, c'est-à-dire tel que :
Soit
φ : H → ℝ une fonction dérivable (cf. 7) et strictement convexe (cf. 10d).
On suppose également queφ vérifie (4). On cherche à déterminer l'ensemble des vecteurs
u de
H solutions du problème suivant :
On suppose également que
- On définit
Démontrer que
I ⩾ 0 . Pour
u dans
H , démontrer que
u vérifie (6) si et seulement si
I(u) = 0 .
13. Démontrer l'existence d'un unique minimum pourI . En déduire que le problème (6) possède au plus une solution.
14. On pose
13. Démontrer l'existence d'un unique minimum pour
14. On pose
- (a)Démontrer que, pour tout
(u, v) ∈ H^2 ,
(f, g) ∈ H^2 ↦ ⟨u|f⟩ + ⟨v|g⟩ − L(f, g)
est majorée. - (b)En déduire que
∀(u, v) ∈ H^2, L^∗(u, v) = L(v, u)
oùL^∗ est la transformée de Legendre deL , c'est-à-dire :
∀(u, v) ∈ H^2, L^∗(u, v) = sup_((f, g) ∈ H^2)(⟨u|f⟩ + ⟨v|g⟩ − L(f, g))
- On définit la fonction
h : H → ℝ par
- (a)Démontrer que
h est bien définie et convexe surH . - (b)Démontrer que
h^∗ est bien définie, convexe et s.c.i. surH , et queh^∗ vérifie la condition (4). - (c)Démontrer que
h est bornée sur toute boule fermée. En déduire queh est continue surH . - (d)On pose
K = {v ∈ H, ∀w ∈ H, ⟨v|w⟩ ⩽ h(w) − h(0)} . Montrer que
∀u ∈ H, h^∗(u) + h(0) = 0 ⇔ u ∈ K - (e)En déduire à l'aide de la question 11 que
h^(∗∗)(0) = h(0) puis que
inf_(u ∈ H)L(u, 0) = sup_(v ∈ H) − L(v, 0)
et enfin que le problème (6) possède une unique solution.
INFORMATION AUX CANDIDATS
Vous trouverez ci-après les codes nécessaires vous permettant de compléter les rubriques figurant en en-tête de votre copie. Ces codes doivent être reportés sur chacune des copies que vous remettrez.
AGRÉGATION SPÉCIAL DOCTEUR MATHÉMATIQUES
Concours Section/option Epreuve Matière E|AD 1/3/0/0/A 1|0|1 0|7|2|3
Pas de description pour le moment