Agrégation mathématiques externe spéciale 2024, épreuve écriteSujet et rapport du jury
Concours externe spécial de l'agrégation section mathématiques - Sujet de l'épreuve écrite de la session 2024
- Réduction des matrices (diagonalisabilité, polynôme caractéristique)
- Groupes finis de matrices
- Intégrales impropres et fonctions de classe C2
- Algèbre et géométrie (au choix)
- Analyse et probabilités (au choix)
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
Épreuve écrite de l'agrégation externe spéciale de mathématiques (concours docteurs) 2024 : exercices d'algèbre linéaire et d'analyse, problème d'algèbre-géométrie ou d'analyse-probabilitésAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
L'épreuve écrite unique du concours spécial réservé aux titulaires d'un doctorat comporte une série de cinq exercices de niveau L1-L3, dont un sur les groupes finis de matrices diagonalisables et un sur une inégalité intégrale, puis un problème au choix entre un sujet orienté algèbre-géométrie et un sujet orienté analyse-probabilités.
- 1Exercices (I à V)Cinq exercices imposés balayant le niveau L1-L3, notamment sur la diagonalisabilité de matrices d'ordre fini et les sous-groupes finis de GL_m(C), et sur des inégalités intégrales pour une fonction de classe C2.
- 2Problème 1 (au choix) : algèbre et géométrieProblème orienté algèbre et géométrie, en parties A, B et C.
- 3Problème 2 (au choix) : analyse et probabilitésProblème orienté analyse et probabilités, en parties A, B et C.
L'épreuve en chiffres
55 copiesAfficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Copies
- 55
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
2 erreurs relevéesStratégie de spécialisation excessive pénalisée · Exercices peu abordés en fin de sérieAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
2 erreurs relevéesLe sujet est constitué d'une série d'exercices, plutôt de niveau L1-L3, et de deux problèmes au choix, l'un orienté algèbre-géométrie, l'autre analyse-probabilités. Le barème invite les candidats à consacrer au moins un tiers du temps aux exercices et au moins la moitié à un problème ; le jury signale que se focaliser uniquement sur les exercices du même thème que le problème choisi est une stratégie pénalisée.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Stratégie de spécialisation excessive pénalisée
Les candidats ne doivent pas se focaliser sur les seuls exercices relevant du même thème que le problème choisi ; une telle stratégie est pénalisée par le barème.
- 2Exercices peu abordés en fin de sérieexercices 4-5
Les exercices 4 et 5 n'ont été abordés que par un tiers des candidates et candidats, contre 75 à 80 % pour les deux premiers exercices.
Ce qui a été bien réussi
- L'exercice 2 a été le plus investi et le mieux réussi, abordé par 80 % des candidates et candidats.
- Presque toutes les copies ont abordé au moins un problème.
- Le problème d'algèbre et géométrie, bien que deux fois moins souvent choisi que celui d'analyse et probabilités, a été mieux réussi.
Conseils du jury
- Répartir son temps conformément au barème indicatif, avec au moins un tiers du temps consacré aux exercices et au moins la moitié à un problème.
- Convaincre d'une compétence suffisante sur l'ensemble du programme plutôt que de se concentrer uniquement sur son thème de prédilection.
- S'assurer de bases solides et en faire la démonstration par une rédaction efficace et convaincante.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation externe spéciale en mathématiques, session 2024.
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Concours externe spécial docteur
MATHÉMATIQUES
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire.
- -Une première partie, composée d'exercices. Les candidats sont invités à consacrer au moins un tiers du temps de l'épreuve de cette partie en cherchant à traiter les cinq exercices numérotés I, II, III, IV et V.
- -Un problème à traiter au choix parmi deux proposés : le Problème 1, plutôt orienté « Algèbre et Géométrie » ou bien le Problème 2, plutôt orienté « Analyse et Probabilités ». Le candidat devra indiquer clairement sur sa copie le problème qu'il choisit. Seul ce choix sera pris en compte dans l'évaluation. Au moins la moitié du temps de l'épreuve devrait être consacrée à l'un de ces problèmes.
Notations, vocabulaire et rappels
Exercice I
- 1.Soit
M dansE etn un entier naturel non nul tels queM^n = I_m . Démontrer queM est diagonalisable. - 2.Soit
M dansE tel que, pour tout entier naturel non nuln, Tr(M^n) = 0 .- (a)Démontrer que 0 est valeur propre de
M . On pourra considérerχ_M . - (b)Démontrer qu'il existe un polynôme
P vérifiantP(0) = 0 et tel que, pour toute valeur propre non nulleλ deM , on aitP(λ) = 1 . - (c)Démontrer que
m − Tr(P(M)) est égal à la multiplicité de 0 dansχ_M . - (d)En déduire que
M est nilpotent.
- (a)Démontrer que 0 est valeur propre de
- Soit
H un sous-groupe fini deG .
- (a)Démontrer qu'il existe un entier naturel non nul
N vérifiant :∀g ∈ H, g^N = I_m . - (b)En déduire que l'ensemble
T , défini parT = {Tr(g); g ∈ H} , est fini.
- Soit
H un sous-groupe quelconque deG . On suppose que tous les éléments deH sont diagonalisables et que l'ensembleT , défini parT = {Tr(g); g ∈ H} , est fini.
- (a)Démontrer qu'il existe
r , entier naturel non nul, etM_1, …, M_r dansH tels queH soit inclus dans le sous-espace vectorielF deE engendrépar(M_1, …, M_r) . - (b)L'inclusion
H ⊂ F est-elle nécessairement stricte? - (c)Soit
g eth dansH . On posex = h^(− 1)g − I_m . Démontrer quex est diagonalisable et que, pour tout entier natureln, x^n ∈ F . - (d)Soit
g eth dansH vérifiant, pour tout entieri compris entre 1 etr, Tr(M_i g) = Tr(M_i h) . On posex = h^(− 1)g − I_m . Démontrer quex est nilpotent et en déduireg = h . - (e)Conclure que
H est fini.
Exercice II
- Soit
u une fonction de classeC^2 et bornée surℝ_+ , telle queu^′(0) = 0 .
- (a)Démontrer que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)(u^′(t))/t dt est convergente. - (b)En déduire que les intégrales
∫_0^(+ ∞)(sin(t))/t dt et∫_0^(+ ∞)sin(t^2)dt sont convergentes. - (c)En déduire que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)sin(t^3)dt est convergente. On pourra effectuer un changement de variable.
- Pour
x réel positif etn entier naturel, on pose
- (a)Démontrer que
∑_(n = 1)^N 1/n est équivalent àln(N) , lorsqueN tend vers+ ∞ . - (b)Démontrer que
u_n est équivalent à2/(nπ) , lorsquen tend vers+ ∞ . - (c)En déduire un équivalent de
(f(nπ))_(n ∈ ℕ) en+ ∞ . - (d)En déduire un équivalent de
f au voisinage de+ ∞ et quet ↦ (sin(t))/t n'est pas intégrable surℝ_+^∗ .
- Pour
x réel positif, on pose
- (a)Démontrer que
h est intégrable au voisinage de l'infini. - (b)En déduire que l'intégrale
∫_0^(+ ∞)g(x)dx est convergente. - (c)La fonction
g est-elle intégrable surℝ_+^∗ ?
Exercice III
- 1.Justifier que
S est une variable aléatoire sur(Ω, A, ℙ) . - 2.On suppose que
X etT ont des moments d'ordre 2. De plus, pour cette question, on suppose queX est à valeurs dansℕ .- (a)Démontrer
φ_S = φ_T ∘ φ_X sur [0, 1]. - (b)En déduire
𝔼(S) = 𝔼(T)𝔼(X) , puis𝕍(S) = 𝔼(T)𝕍(X) + 𝕍(T)𝔼(X)^2 .
- (a)Démontrer
- 3.On se donne deux entiers
a etb vérifianta < 0 < b etx un entier dans]a, b[ . On suppose dans cette question queX suit une loi uniforme sur{ − 1, 1} et on poseS_(n, x) = x + X_1 + ⋯ + X_n ,T_x = inf{n ∈ ℕ^⋆; S_(n, x) ∉ ]a, b[} . On noteS_n = S_(n, 0) .- (a)Démontrer
ℙ(T_x > b − a) ⩽ 1 − 2^(− (b − a)) . - (b)En déduire, pour tout entier naturel non nul
n, ℙ(T_0 > n(b − a)) ⩽ (1 − 2^(− (b − a)))^n . - (c)En déduire que
T_0 admet un moment d'ordre 2 et qu'il est à valeurs dansℕ^∗ presque sûrement.
On admet que ceci permet d'appliquer les résultats de la question 2.b) même siX n'est pas à valeurs dansℕ . - (d)Démontrer que
S est presque sûrement à valeurs dans{a, b} et qu'on a
ℙ(S = a) = b/(b − a) et ℙ(S = b) = (− a)/(b − a). - (e)En déduire
𝔼(T) .
- (a)Démontrer
Exercice IV
- 1.Soit
ζ une racine deP^′ qui n'est pas racine deP .- (a)Écrire la décomposition en éléments simples sur
ℂ deP^′/P . - (b)En déduire que
ζ est combinaison convexe dez_1, …, z_k .
- (a)Écrire la décomposition en éléments simples sur
- 2.Démontrer que si
z_1, …, z_k sont imaginaires purs, alors toutes les racines deP^′ sont imaginaires pures. - 3.On note
D (resp.D^′ ) l'enveloppe convexe des racines deP (resp.P^′ ). SiH est un demi-plan deℂ , on noteP_H la restriction àH de la fonction polynomiale associée àP .- (a)Démontrer
D^′ ⊂ D . - (b)Soit
H un demi-plan rencontrantD^′ , i.e.H ∩ D^′ ≠ ∅ . Démontrer queH contient l'une des racines deP^′ et en déduire queP_H est surjectif.
- (a)Démontrer
- 4.Soit
C un convexe du plan. On suppose que pour tout demi-planH , soitH ∩ C = ∅ , soitP_H est surjective. DémontrerC ⊂ D .
Exercice V
- On suppose que
(b_n)_(n ∈ ℕ) est à valeurs strictement positives et que∑b_n diverge.
- (a)Démontrer
lim_(x → 1^−)g(x) = + ∞ . - (b)Soit
A un réel. On suppose que(a_n/b_n)_(n ∈ ℕ) est à valeurs supérieures àA à partir d'un certain rang. Démontrer :
∀ε ∈ ℝ_+^∗, ∃η ∈ ]0, 2[, ∀x ∈ ]1 − η, 1[, (f(x))/(g(x)) > A − ε. - (c)En déduire que si
(a_n/b_n)_(n ∈ ℕ) admet une limite finie ou infinie dansℝ ∪ { ± ∞} , alors on a
lim_(x → 1^−)(f(x))/(g(x)) = lim(a_n)/(b_n). - (d)Démontrer, pour
x dans] − 1, 1[, f(x) = (1 − x)∑_(n = 0)^(+ ∞)s_n x^n = (1 − x)^2∑_(n = 0)^(+ ∞)(n + 1)m_n x^n , puis en déduire que si(m_n)_(n ∈ ℕ) admet une limite finie ou infinie dansℝ ∪ { ± ∞} , alors on alim_(x → 1^−)f(x) = limm_n .
- On suppose
a_n = 1 sin est une puissance de 2 , i.e.n ∈ {1, 2, 4, 8, ⋯} eta_n = 0 sinon.
- (a)Justifier que le rayon de convergence de
∑a_n x^n est 1 . - (b)Démontrer
lim_(x → 1^−)(1 − x)f(x) = 0 . - (c)On considère maintenant la série entière complexe
∑a_n z^n et on noteS sa somme sur le disque unité ouvert. Soitp un entier naturel etz une racine2^p -ième de l'unité dansℂ , i.e.z^(2^p) = 1 . Démontrer queS n'admet pas de limite en ce point. - (d)En déduire que
S n'admet de limite en aucun point du cercle unité.
- On suppose
a_n = 1 sin est un carré, i.e.n ∈ {0, 1, 4, 9, 16, ⋯} eta_n = 0 sinon. Démontrerlim_(x → − 1^+)f(x) = 1/2 .
Problème 1 : Algèbre et Géométrie
Pour un entier
Partie A
- 1.Justifier que
S_n est un groupe fini et calculer son ordre. - 2.Justifier que
S_n n'est pas abélien dès quen ⩾ 3 . Que vautS_2 ? - 3.Soit
A une partie deS_n composée de transpositions. On définit un grapheG_A de la manière suivante : ses sommets sont les entiers de 1 àn , et pour tous sommetsi, j, (i, j) est dansA si et seulement si la transposition(i, j) est dansA .- (a)On note
A_1 l'ensemble des transpositions dansS_n .- i.Démontrer que
A_1 engendre le groupeS_n . - ii.Justifier que le graphe
G_(A_1) est connexe.
- i.Démontrer que
- (b)On note
A_2 l'ensemble{(i, i + 1)|1 ⩽ i ⩽ n − 1} dansS_n .- i.Démontrer que
A_2 engendre le groupeS_n . - ii.Justifier que le graphe
G_(A_2) est connexe.
- i.Démontrer que
- (c)Soit
A une partie formée de transpositions deS_n .- i.On suppose que
A engendreS_n ; justifier que le grapheG_A est connexe. - ii.On suppose que le graphe
G_A est connexe. Démontrer queA engendreS_n . Indication : Étant donnés deux élémentsu, v de[ [1, n] ] tels qu'il existe un entier naturelr et une suite de sommetsu_0, …, u_r distincts deux à deux tels queu_0 = u, u_r = v et(u_i, u_(i + 1)) dansA , pour touti entre 0 etr − 1 , on pourra déterminer l'élémentσ(u_(r − 1), u_r)σ^(− 1) oùσ = (u_0, u_1)(u_1, u_2)⋯(u_(r − 2), u_(r − 1)) .
- i.On suppose que
- (a)On note
Partie B
4. Soient
- (a)
τ_i H_i = H_(i + 1) , - (b)
τ_i H_(i + 1) = H_i - (c)
τ_i H_j = H_j sij ≠ i etj ≠ i + 1 .
Indication : on pourra remarquer queτ_i τ_(i + 1)τ_i = τ_(i + 1)τ_i τ_(i + 1) , pour touti dans[ [1, n − 2] ] .
- Soient
i, j dans[ [1, n − 1] ] . tels quei < j .
- (a)On suppose que
σ_i^(− 1)σ_j appartient àH .
i. Justifier queσ_(j − 1)^(− 1)σ_j est dansH , puis queσ_(j + 1)^(− 1)σ_j est dansH .
ii. En déduire queσ_(k + 1)^(− 1)σ_k appartient àH pour tout entierk dans[ [j, n − 2] ] .
iii. En déduire une contradiction. - (b)En déduire :
H_i ≠ H_j .
- Justifier que l'ordre de
G est inférieur ou égal àn! . - Justifier l'existence d'un isomorphisme de groupe de
G sur le groupe symétriqueS_n . - Soit
(ABC) le triangle équilatéral dont les sommets sont donnés parA = (1; 0), B = (− 1/2, (√3)/2) etC = (− 1/2, − (√3)/2) dans le plan euclidienℝ^2 . SoitG le sous-groupe du groupe orthogonalO_2(ℝ) formé des isométriesg préservant le triangle(ABC) , i.e. telles queg({A, B, C}) = {A, B, C} .
- (a)Démontrer que l'on peut trouver
τ_1 etτ_2 engendrantG et vérifiant :τ_1^2 = τ_2^2 = 1 et(τ_1 τ_2)^3 = (τ_2 τ_1)^3 = 1 . Donner des interprétations géométriques deτ_1, τ_2 etτ_1 τ_2 . - (b)Que peut-on en déduire pour
G ?
Partie C

Si

On notera
Soit
On remplace
On affecte la valeur
On passe à la ligne suivante :
Si
Si
Pour illustrer ce processus d'insertion, on décrit les différentes étapes de l'insertion de la valeur 3 dans
| 1 | 2 | 5 | |||||||||||||
| le
|
4 | 6 | : | ||||||||||||
|
|
4 | 2 | 5 | 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | 6 | 5 | 3 | |||
- 9.Soit un
Γ -tableauY et un entier naturelx qui n'est pas dans une case deY . Justifier queY^(← x) est unΓ -tableau.

10. Soit
Tant que
On affecte la valeur
On passe à la ligne précédente :
On note
- 11.Soit
(G, D) ∈ T_n^((2)) . Démontrer que, s'il existeσ dansS_n tel queγ(σ) = (G, D) , alorsσ(n) = c_((G, D)) . - 12.Soit
(G, D) ∈ T_n^((2)) . Démontrer qu'il existe un et un seulσ dansS_n tel queγ(σ) = (G, D) . - 13.Soit
n dansℕ^∗ . On désigne parP(n) l'ensemble des partitions den . Démontrer
∑_(λ ∈ P(n))(♯T_λ)^2 = n!
où, pour toutλ dansP(n), ♯T_λ désigne le cardinal deT_λ . - 14.Soit
(G, D) ∈ T_n^((2)) et soitσ la permutation deS_n tellle queγ(σ) = (G, D) . Démontrer :γ(σ^(− 1)) = (D, G) . - 15.En déduire que le cardinal de
T_n est
∑_(k = 1)^(⌊n/2⌋)(n!)/(2^k k!(n − 2k)!)
où⌊n/2⌋ désigne la partie entière den/2 .
Problème 2 : Analyse et Probabilités
Soit
- 1.Pour
x, A eta réels, on noteJ_a^A(x) = 1/(2A)∫_(− A)^A e^(− iat)e^(ixt) dt . Calculerlim_(A → + ∞)J_a^A(x) . - 2.Soit
f dansE .- (a)Démontrer que la fonction
L_f est définie et continue surℝ_+^∗ . - (b)Donner une condition simple pour que
L_f soit définie et continue surℝ_+ . - (c)La fonction
L_f est-elle de classeC^∞ surℝ_+^∗ ? - (d)Donner une condition simple pour que
L_f soit de classeC^1 surℝ ou plus généralement qu'il y soit de classeC^n , pourn dansℕ^∗ .
- (a)Démontrer que la fonction
- 3.Démontrer que
f appartient àE . - 4.Calculer
L_f surℝ_+^∗ . La fonctionL_f admet-elle une limite en 0 ? - 5.On définit, pour
t dansℝ_+^∗, g(t) = (1 − cos(t))/(t^2) etg(0) = 1/2 . On admet queg appartient àE .- (a)Démontrer
L_f(0) = L_g(0) . - (b)Calculer
L_g^(′′) . - (c)En déduire
L_g^′ . - (d)À l'aide d'un développement asymptotique de
yln(y/(√(1 + y^2))) au voisinage de+ ∞ , en déduireL_g . - (e)Conclure cette étude en donnant, pour
α réel, la valeur de∫_(− ∞)^(+ ∞)(sin(αt))/t dt .
- (a)Démontrer
- 6.Pour
x, A, a etb réels, aveca < b , on noteK_(a, b)^A(x) = 1/(2iπ)∫_(− A)^A(e^(− iat) − e^(− ibt))/te^(ixt) dt .- (a)Démontrer que la fonction
K_(a, b)^A est définie et continue surℝ et qu'elle est à valeurs réelles. - (b)En utilisant la question précédente calculer, pour
x réel,lim_(A → + ∞)K_(a, b)^A(x) . - (c)Démontrer qu'il existe
M dansℝ_+ tel que, pour tousA etx réels, on ait|K_(a, b)^A(x)| ⩽ M . La constanteM peut-elle être choisie indépendamment dea etb ?
- (a)Démontrer que la fonction
Soit
- 1.Démontrer
lim_(A → + ∞)1/(2A)∫_(− A)^A e^(− iat)φ_μ(t)dt = μ({a}) .
- 2.Démontrer
lim_(A → + ∞)∫_(− ∞)^(+ ∞)K_(a, b)^A(t)dμ(t) = μ(]a, b[) + 1/2μ({a}) + 1/2μ({b}) . - 3.On suppose dans cette question
φ_μ dansL^1 . Démontrerμ({a}) = 0 . - 4.On suppose dans cette question
φ_μ dansL^1 et qu'on dispose d'une fonctionf_μ dansL^1 , à valeurs positives, telle que, pour tout segment réelI on ait
μ(I) = ∫_I f_μ(x)dx - (a)Démontrer
μ([a, b]) = ∫_a^b(1/(2π)∫_ℝ e^(− ixt)φ_μ(t)dt))dx . - (b)En déduire une expression de
f_μ en fonction deφ_μ .
- (a)Démontrer
Partie C
Pour
- 1.Soit
M dansA auto-adjoint suivant la loiμ . Calculer∫_ℂ|z − z¯|^2 dμ(z) et en déduire queμ est à support inclus dansℝ . - 2.Soit
μ une mesure de probabilité surℂ à support compact vérifiantμ(ℝ) > 0 . On pose, pourz complexe,
G_μ(z) = ∫_ℝ(dμ(t))/(z − t) et M_μ(z) = 1/zG_μ(1/z). - (a)Démontrer que
G_μ est bien défini pour toutz dans le complémentaire du support deμ . - (b)Démontrer que
M_μ est développable en série entière au voisinage de 0 avec un rayon de convergence non nul. - (c)Démontrer qu'il existe une fonction
C_μ , dont on précisera la régularité, vérifiantC_μ(zM_μ(z)) = M_μ(z) pour toutz dans un voisinage de l'origine. - (d)On admet qu'il existe une et une seule fonction
R_μ analytique au voisinage de zéro telle queM_μ(z/(zR_μ(z) + 1)) = C_μ(z) au voisinage de l'origine. Donner une équation fonctionnelle vérifiée parR_μ qui ne dépende que deG_μ .
- (a)Démontrer que
- 3.Si
M est un élément normal dansA suivant une loiμ à support compact, on noteR_M = R_μ . Calculer alors, pourλ dansℂ, R_(λM) .
Dans toute la suite, on noteσ la mesure de probabilité à support dans le segment réel [-2, 2] dont la densité est donnée par1/(2π)√(4 − t^2) . On admettra queR_σ est l'identité dans un voisinage de l'origine. - 4.Soit
(M_j)_(j ⩾ 1) une suite d'éléments normaux dansA suivant tous la même loiμ à support compact. On suppose les éléments libres au sens suivant : pour toute partie finie{j_1, …, j_k} deℕ^∗ on aR_(M_(j_1) + ⋯ + M_(k_k)) = R_(M_(j_1)) + ⋯ + R_(M_(j_k)) . On suppose enfinη(M_1) = 0 etη(M_1^2) = 1 . On poseS_n = 1/(√n)(M_1 + … + M_n) . Démontrer queR_(S_n) converge simplement versR_σ partout où ces quantités sont définies. - 5.Que se passe-t-il si on ne suppose plus
η(M_1) = 0 etη(M_1^2) = 1 dans la question précédente, mais uniquement la conditionη(M_1^2) − η(M_1)^2 non nul ? - 6.À quel théorème classique de théorie des probabilités ce résultat peut-il être relié?
INFORMATION AUX CANDIDATS
AGRÉGATION SPÉCIAL DOCTEUR MATHÉMATIQUES
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve écrite de l'agrégation externe spéciale de mathématiques 2024 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
3 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve écrite de l'agrégation externe spéciale de mathématiques 2024 ?
Les exercices imposés portent sur la réduction des matrices et les groupes finis, ainsi que sur des inégalités intégrales ; le problème au choix porte soit sur l'algèbre et la géométrie, soit sur l'analyse et les probabilités.
Faut-il privilégier les exercices proches du problème choisi à l'agrégation spéciale mathématiques 2024 ?
Non, le jury indique explicitement qu'une telle stratégie de spécialisation excessive est pénalisée : les exercices visent à vérifier des connaissances de base sur un éventail large du programme.
Combien de candidats ont composé à l'écrit de l'agrégation externe spéciale de mathématiques 2024 ?
55 candidates et candidats se sont présentés à l'épreuve écrite, sur 164 inscrits, et 18 ont été déclarés admissibles.
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