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Banque PT Physique A PT 2015Sujet et corrigé

Pas encore noté
  • Électrostatique et condensateurs
  • Induction et auto-inductance
  • Oscillateurs mécaniques couplés
  • Systèmes linéaires du second ordre et diagrammes de Bode
  • Électronique à amplificateur linéaire intégré
  • Modulation d'amplitude

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  • Rapport du jury : non disponible

Présentation du sujet

Capteurs de déplacement capacitifs, inductif, oscillateur mécanique couplé et traitement du signal associé
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Le sujet étudie plusieurs technologies de capteurs de déplacement : condensateurs plan et cylindriques, montage potentiométrique puis en pont, capteur inductif à noyau mobile, avant d'analyser un oscillateur mécanique à deux masses couplées dont le mouvement est converti en tension, observé à l'oscilloscope, puis un montage électronique à amplificateur linéaire intégré générant des oscillations entretenues.

  1. 1A - Étude de capteurs capacitifsÉtablit la capacité d'un condensateur plan puis cylindrique en fonction du déplacement d'une armature, et étudie un montage potentiométrique puis un condensateur double monté en pont pour convertir ce déplacement en tension.
  2. 2B - Étude d'un capteur inductifDétermine le champ et l'auto-inductance d'un solénoïde, puis l'évolution de cette inductance lors de l'insertion d'un noyau mobile.
  3. 3C - Oscillateur mécaniqueÉtudie le couplage de deux masses reliées par des ressorts, dont l'une porte le condensateur cylindrique double, et détermine les deux pulsations propres du système ainsi que les modes associés.
  4. 4D - Analyse des signaux par oscilloscopeInterprète la tension obtenue comme un signal haute fréquence modulé en amplitude par le mouvement mécanique et en déduit les pulsations propres à partir de chronogrammes.
  5. 5E - Conditionnement des signaux par oscillateurÉtudie un montage à amplificateur linéaire intégré bouclé produisant des oscillations quasi sinusoïdales dont la fréquence dépend de la capacité du capteur, jusqu'à en déduire la sensibilité du dispositif complet.

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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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Epreuve de Physique A

Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

L'usage de calculatrices est interdit.

AVERTISSEMENT

La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Le problème comporte néanmoins un certain nombre d'évaluations numériques, dont le caractère révèle une certaine importance pour la compréhension de l'ensemble. Dans chaque cas, un ordre de grandeur est attendu, et si possible un résultat avec une décimale au mieux lorsque la simplicité des calculs numériques le permet.
On donne les indications suivantes :
  • √((3 − √5)/2) ≈ 0, 618
  • √((3 + √5)/2) ≈ 1, 618
  • Rapport (1.618)/(0.618) = 2, 6
  • A une fonction sinusoïdale u(t) = U ⋅ cos(ωt + φ), on associe l'expression complexe u_– = U. e^(jωt) avec U_– = U ⋅ e^(jΦ) : amplitude complexe associée à u(t)(j^2 = − 1).
Au début de chaque partie, son «poids» dans le barème est indiqué en pourcentage.

A- Etude de capteurs capacitifs

Ces capteurs utilisent un condensateur comme composant principal.
On rappelle qu'un condensateur est formé de deux armatures conductrices séparées par un isolant électrique. Ici, l'isolant est de l'air, dont les propriétés électriques seront supposées identiques à celles du vide (permittivité ε_0 ).

1) Résultats sur les champs

a- Donner les quatre équations de Maxwell en régime stationnaire.
b- Donner l'énoncé du théorème de Gauss de l'électrostatique.
c- Démontrer ce théorème à partir de la relation de Maxwell-Gauss.

2) Fonctionnement

On applique une tension U aux armatures du condensateur.
a- Effectuer un schéma figurant: le condensateur, la tension U ( représentée par une flèche) et les charges stockées.
b- Rappeler la loi liant la charge du condensateur ( Q ) et la tension U.
c- Expliquer qualitativement pourquoi les charges électriques des armatures se condensent sur les portions d'armature se faisant vis-à-vis (appelée surfaces en regard).

3) Capacité du condensateur plan

On s'intéresse ici au cas d'un condensateur à lame d'air constitué de deux armatures planes métalliques en regard l'une de l'autre (aire de chaque armature: S ), parallèles, distantes de e, séparées par de l'air (Fig 1a). Les armatures en regard portent respectivement les densités surfaciques uniformes de charge − σ et + σ. On considérera les dimensions des armatures beaucoup plus grandes que e, ce qui permet d'utiliser le modèle du condensateur plan illimité (ce qui revient à dire que l'on néglige les effets de bords).
a)
b)
Fig. 1 : Condensateur plan :
a) Position de référence.
b) Position après déplacement de l'armature supérieure d'une quantité algébrique x.
a- Reproduire et compléter la Fig. 1 a) en dessinant l'allure des lignes orientées du champ électrostatique.
b- Déterminer le champ E⃗(M) dans tout l'espace en expliquant la méthode utilisée et en donner une représentation graphique E(z).
c- En déduire le potentiel électrostatique V(M) (on considèrera V = 0 sur l'armature de densité surfacique négative).
d- Représenter graphiquement le potentiel en fonction de z.
e- En déduire l'expression littérale de la capacité C_(PO) du condensateur plan.
f- On envisage maintenant la situation où l'une des deux armatures reste fixe, tandis que l'autre est susceptible de se déplacer en translation d'une quantité algébrique x(x > − θ) par rapport à sa position de référence ( x = 0 ) (Fig. 1 b)) :
i- Donner l'expression de la nouvelle capacité C_P(x) en fonction de C_(PO), e, et x.
ii- Tracer l'allure de C_P(x) pour x>-e en positionnant correctement les grandeurs remarquables sur les deux axes.
iii- On envisage la situation de petits déplacements ( |x|≪θ ) : déterminer une expression approchée au premier ordre de la capacité du condensateur.
iv- Tracer la représentation graphique correspondante sur le graphe de la question ii.
4) Condensateur cylindrique:
On considère un condensateur formé de deux armatures cylindriques coaxiales séparées par de l'air, selon le schéma et la légende de la Fig. 2 a). L'armature interne porte une charge − Q et l'externe une charge + Q; ces charges sont supposées uniformément réparties sur les surfaces.
Fig. 2 : Condensateur cylindrique :
a) Position de référence.
b) Position après déplacement de l'armature intérieure d'une quantité algébrique x.

Les données sont : les rayons R_1 et R_2; la permittivité ε_o; la longueur L.

L est beaucoup plus grand que R_2, de telle sorte que l'on peut adopter un modèle illimité.
a- Quel est le système de coordonnées spatiale le plus adapté ici ?
b- Déterminer, en justifiant qualitativement mais de manière précise, la direction, le sens du champ électrostatique et les coordonnées dont dépend son module.
c- Par application du théorème de Gauss, déterminer le champ en tout point de l'espace en fonction de Q et des données.
Reproduire et compléter le tableau ci-dessous avec les expressions littérales dans chaque zone de l'espace :
r 0 R_1 R_2 ∞
‖E⃗‖
d- En déduire le potentiel électrostatique V (on impose V = 0 sur l'armature intérieure), puis la différence de potentiel entre l'armature externe et l'armature interne.
e- Déterminer C_(C0) la capacité du condensateur sous la forme C_(C0) = A_c.L_r où L_r est la longueur des portions de cylindre en regard (ici L_F = L ). Expliciter A_c en fonction des données.
f- L'armature intérieure du condensateur est susceptible de se déplacer d'une distance algébrique x par rapport à sa position de référence, selon le schéma de la Fig. 2 b).
On rappelle que les charges se condensent sur les portions d'armatures en regard. Déterminer l'expression littérale de la capacité C_C(x) associée à une position x donnée du cylindre intérieur en fonction de C_(C0), L, et x.
g- Tracer l'allure de C_c(x) en positionnant correctement les grandeurs remarquables (pentes et valeurs sur les axes).
h- Dans la perspective de la mesure d'un déplacement x, quelles sont les différences notables entre C_P(x) et C_C(x) ?

5) Montage potentiométrique :

Les variations de capacité C(x) sous l'effet du déplacement de l'une des deux armatures doivent être converties en tension de manière à pouvoir être traitées par un organe de décision ou transmises à un circuit électronique. On envisage ici une solution utilisant le montage potentiométrique de la Fig. 3, alimenté par la tension e(t) = E ⋅ cos(ωt).
Fig. 3: Montage potentiométrique de conversion du déplacement x en tension u(t).
La tension e(t) d'alimentation possède une amplitude E et une pulsation ω.
On s'intéressera en particulier à la sensibilité du capteur, définie par la relation σ_Y = dY/dx, où Y représente la grandeur de sortie exploitée (amplitude U ou phase φ de la tension u(t) ), dont on souhaite idéalement qu'elle soit à la fois élevée et indépendante de x.
a. u(t) s'exprimant sous la forme u(t) = U ⋅ cos(ωt + φ), déterminer les expressions littérales de U et φ en fonction de E, C, R et ω.
b. En déduire les sensibilités σ_U et σ_(ı^) en fonction de C(x), dC(x)/dx, R, E, et ω.
c. On envisage ici l'insertion du condensateur cylindrique étudié en question 4):
i- Indiquer, en justifiant votre réponse si les deux sensibilités σ_U et σ_(q^) correspondantes sont ou non indépendantes de x.
ii- L'amplitude E de la tension d'entrée e(t) est susceptible de varier. Quelles sont les conséquences respectives sur σ_∪ et σ_φ ?
iii- Laquelle des deux grandeurs de sortie U ou φ a-t-on finalement intérêt à exploiter et pourquoi ?

6) Condensateur double

On complète maintenant le capteur à géométrie cylindrique en symétrisant la structure selon le schéma de la Fig. 4. Cela permet notamment de minimiser les effets de bords négligés jusque-là mais présents en pratique. La partie mobile en translation, selon un déplacement algébrique x, correspond à l'armature cylindrique intérieure du condensateur cylindrique double ; il en résulte deux capacités C_1 et C_2 dont les valeurs dépendent de x, soit C_1 = C_1(x) et C_2 = C_2(x).
Fig. 4 : Condensateur cylindrique double: à deux armatures externes et une armature interne.
a) Position de référence.
b) Position après une translation x.
a. Déterminer les longueurs L_1(x) et L_2(x) des portions de cylindre en regard et en déduire, en utilisant les résultats de la question 4)e, les expressions littérales de C_1(x) et de C_2(x).
b. Représenter sur le même graphe les allures de C_1(x) et de C_2(x). Quelle particularité peut-on constater?
7) On insère ce condensateur double dans le montage en pont représenté sur la Fig. 5 :
i- Déterminer l'expression littérale de l'amplitude complexe U_– associée à la tension u(t) en fonction de E, C_1, et C_2.
ii- En déduire, compte tenu de la question 7i, la relation liant l'amplitude U de u(t) à E, L et x.
iii- Déterminer l'expression littérale de la sensibilité σ_u ainsi obtenue et commenter le résultat.
iv- Quelle information sur le déplacement le déphasage de u(t) par rapport à e(t) fournit-il?
Fig. 5 : Montage en pont visant à extraire une tension u(t) image du déplacement spatial x de l'armature interne du condensateur double de la Fig. 4.

B) Etude d'un capteur inductif

Dans cette partie, on s'intéresse au fonctionnement d'un capteur inductif de déplacement. Le capteur utilise une bobine d'auto-induction. On s'intéresse dans un premier temps au champ magnétique crée par un solénoǐde dans l'air, puis à partir de là au capteur lui-même, obtenu en insérant une partie mobile à l'intérieur du solénoìde.
  1. On considère un solénoïde de longueur I_0 et de rayon R recouvert de N spires jointives bobinées sur un cylindre rempli d'air, dans lesquelles circule un courant électrique d'intensité / (Fig. 6). On considérera que les propriétés magnétiques de l'air sont celles du vide et que le champ magnétique sur l'axe du solénoìde est donné en norme par la relation B = μ_0(N/I_0)/. Tous les calculs de champ magnétique seront menés dans l'approximation du solénoǐde illimité.
    Les données sont : R, N, I, μ_o et I_0.
    a. Donner l'énoncé du théorème d'Ampère.
    b. Donner l'allure des lignes de champ magnétique d'un solénoìde de longueur I_0 (les directions et sens de ces lignes seront justifiées).
    c. Démontrer que le champ magnétique à l'extérieur du solénoïde est nul (modèle du solénoǐde illimité).
    d. A partir du théorème d'Ampère, déterminer complétement le champ magnétique en tout point intérieur au solénoìde.
    e. En déduire l'expression littérale du coefficient d'auto-inductance L_0 du solénoĭde, après en avoir rappelé la définition générale.
Fig. 6 : Solénoìde de longueur I_0, constitué de N spires jointives bobinées sur un cylindre de rayon R rempli d'air, dans lesquelles circule un courant I et étudié dans l'approximation du solénoǐde infini.
r désigne la distance à l'axe d'un point M au niveau duquel on cherche à évaluer le champ B.
2^∘ ) Le capteur étudié est représenté sur la Fig. 7. Une partie mobile de longueur I_0, appelée noyau, peut se déplacer en translation à l'intérieur du solénoǐde initialement rempli d'air. Pour la suite de l'étude, nous admettrons les résultats suivants:
  • L'insertion d'un noyau à l'intérieur d'un solénoǐde conduit à une modification de son coefficient d'auto-inductance: l'inductance en présence du noyau est le produit de l'inductance dans l'air par un facteur multiplicatif δ(δ≫1).
  • Le coefficient d'auto-inductance du capteur peut être évalué comme celui résultant de la mise en série de deux solénoïdes :
  • Le premier, de longueur x, est rempli d'air.
  • Le deuxième, de longueur I_0 − x, contient le noyau.
Fig. 7 : Capteur magnétique à insertion d'un noyau au sein du solénoìde de la Fig. 6 initialement rempli d'air.
a- Déterminer en fonction de N, l_0 et x, le nombre N_1 de spires de la partie gauche du solénoǐde sans noyau et celui ( N_2 ) de la partie droite avec le noyau interne.
b- En déduire l'inductance propre de chaque partie puis l'inductance L(x) en fonction de δ, L_0, l_0 et x.
c- Représenter graphiquement L(x) en fonction de x si 0 < x < 1_0.

C) Oscillateur mécanique

(25%)
On s'intéresse dans cette partie au système décrit sur la Fig. 8. Deux objets identiques de masse m se déplacent sans frottement sur un axe ( x^′ x ). Le premier est une masselotte, tandis que le deuxième correspond à la partie centrale du capteur capacitif de la Fig. 4.
D'un point de vue mécanique, ces deux objets seront supposés ponctuels pour toute la suite de cette partie C), de même masse m_1 positionnés respectivement aux points M_1 et M_2. Le point M_1 est accroché à un point fixe O par l'intermédiaire d'un ressort de raideur k et de longueur à vide I_(R0) tandis que le point M_2 est accroché à M_1 par l'intermédiaire d'un ressort identique au précédent.
Le condensateur cylindrique double est positionné de telle manière que son armature centrale soit ajustée à sa position de référence à l'équilibre du système mécanique.
Dans les conditions de fonctionnement du système, les forces d'attraction électrostatiques entre les armatures fixe et mobile seront complètement négligées. Les points M_1 et M_2 sont repérés sur l'axe par leurs abscisses respectives x_1(t) et x_2(t).
Les données sont : m, k et I_(RO).
Fig. 8 : Système mécanique étudié : a) Description comprenant la masselotte en M_1 et le capteur capacitif à condensateur cylindiqué étudié en partie A), b) Système mécanique équivalent à partir duquel les raisonnements de la partie C ) seront menés.
  1. Repos:
    a- Déterminer les positions de repos x_(10) et x_(20) en fonction des données.
    b- Les ressorts sont linéaires: leur tension est proportionnelle à leur allongement. Exprimer, en fonction de x_1, x_2 et des données, le module des tensions mécaniques T_1 et T_2.

2) Mouvements de M_1 et de M_2 :

a- Etudier le mouvement de M_2 et montrer que l'équation différentielle vérifiée par x_2(t) est de la forme x_2 + Ax_2 = Bx_1 + C (vous identifierez A, B, C en fonction des données).
b- Etudier le mouvement de M_1 et montrer que l'équation différentielle vérifiée par x_1(t) est de la forme x_1 + Dx_1 = Ex_2 + F (vous identifierez D, E, F en fonction des données).
3) En posant XX_1(t) = x_1(t) − x_(10) et XX_2(t) = x_2(t) − x_(20), on obtient le système d'équation suivant: (ω_o^2 = k/m) : (d^2 XX_2)/(dt^2) = − ω_0^2(XX_2 − XX_1), (d^2 XX_1)/(dt^2) = − ω_0^2(2XX_1 − XX_2) et l'on envisage la situation où les deux points vibrent avec la même pulsation Ω : XX_1(t) = X_(m1)cos(Ωt + φ_1) et XX_2(t) = X_(m2)cos(Ωt + φ_2).
a- Montrer que l'on obtient les expressions suivantes [ X_(m1)_– et X_(m2)_– sont les amplitudes
complexes associées à XX_1(t) et XX_2(t) (voir page 1)] : (2ω_0^2 − Ω^2)X_(m1)_– − ω_o^2 X_(m2)_– = 0; − ω_o^2 X_(m1)_– + (ω_0^2 − Ω^2)X_(m2)_– = 0.
b- Montrer alors que ce mouvement n'est possible que pour deux valeurs de pulsation
Ω_1 et Ω_2 < Ω_1 à expliciter en fonction de ω_o (voir valeurs page 1).
4) La loi générale du mouvement de M_2 est de la forme :
XX_1(t) = A_1 cos(Ω_1 t + φ_1) + A_2 cos(Ω_2 t + φ_2) et XX_2(t) = A_1 cos(Ω_1 t + φ_1) − A_2 cos(Ω_2 t + φ_2) :
A_1, A_2, φ_1 et φ_2 dépendant des conditions initiales.
a. Les deux masses sont initialement au repos : en déduire les valeurs de φ_1 et φ_2.
b. Le protocole expérimental permet de choisir les valeurs de x_1(0) et x_2(0) :
i. On considère d'abord x_1(0) = 1, 5I_(R0) et x_2(0) = 2, 5I_(R0) :
  1. Déterminer les expressions littérales de A_1 et A_2.
  2. A quelle fréquence oscillent les deux ressorts ?
  3. Que peut-on dire de XX_1(t) et de XX_2(t) ? Quel nom donneriez-vous à ce type de solution?
  4. Donner l'expression littérale de XX_2(t).
    ii. On considère maintenant x_1(0) = 1, 5I_(R0) et x_2(0) = 1, 5I_(R0) :
  5. Déterminer les expressions littérales de A_1 et A_2.
  6. A quelle fréquence oscillent les deux ressorts ?
  7. Que peut-on dire de XX_1(t) et de XX_2(t) ? Quel nom donneriez-vous à ce type de solution?
  8. Donner l'équation horaire littérale de XX_2(t).

D. Analyse des signaux par oscilloscope

  • Le montage de la Fig. 5 permet d'obtenir la tension u(t) comme produit de deux composantes « électrique» [B ⋅ cos(ωt)] et «mécanique» [XX_2] : u(t) = Bcos(ωt) ⋅ X_2(t).
  • La tension u(t) est acquise par un oscilloscope numérique.
Lorsque XX_2(t) correspond aux cas i. et ii. de la question C 4)b), on obtient les enregistrements de la Fig. 9 avec Ω_2 < Ω_1 < ω.
  1. Spectre de u(t) :
    a- Montrer que la tension u(t) peut s'interpréter comme une tension haute fréquence dont l'amplitude est modulée sinusoïdalement en basse fréquence.
    b - Représenter graphiquement le spectre de Fourier de u(t) si XX_2(t) = (l_(R0))/2cos(Ω_1 t).
    c- Représenter de même ce spectre si XX_2(t) = − (l_(R0))/2cos(Ω_2 t).
Fig. 9 : Chronogrammes relevés à l'oscilloscope : a) pour XX_2(t) = (I_(R0)/2) ⋅ cos(Ω_1 t), b )XX_2(t) = − (I_(Rd)d2) ⋅ cos(Ω_2 t).
  1. Exploitation des chronogrammes :
    a- Déterminer, à partir de l'enregistrement de la Fig. 9) a, et en expliquant votre manière de procéder en cinq lignes maximum :
    i- La fréquence f_e de la partie « électrique» de u(t).
    ii- La fréquence f_m de la partie «mécanique» de u(t).
    b- Faire de même pour l'enregistrement de la Fig. 9)b.
    c- En déduire les pulsations Ω_2 et Ω_1 mesurées.
    d- Les valeurs mesurées sont elles cohérentes avec les résultats de C 3)b ?

E) Conditionnement des signaux par oscillateur

(20%)
L'information de déplacement en provenance des capteurs capacitifs et inductifs, tels que ceux étudiés dans les parties A ) et B ), peut également être extraite à partir d'un oscillateur électronique. Dans ce cas, l'information de déplacement, qui induit une modification de L ou C est source d'une modification de la fréquence de résonance de l'oscillateur, aisément détectable, par exemple à l'aide d'un fréquencemètre.
On considère le montage électronique de la Fig. 10.
Fig. 10 : Montage envisagé pour extraire l'information issue d'un capteur. L'ALI utilisé, que l'on supposera parfait, est alimenté au moyen d'une alimentation symétrique ± V_(CC) = ± 12 V et sa tension de saturation est V_(SAT) = 11 V.

1) Etude du bloc 1

Le bloc 1 réalise un filtre de fonction de transfert complexe H_– = u_–_2/u_–_1
H_– = (A_0)/(1 + jQ(x − 1/x)) avec A_0 = 0, 1; Q = 25; x = ω/(ω_0)x; log(25) ≈ 1, 4.
a- Donner les équations des deux asymptotes hautes et basses fréquences du gain en décibels de ce filtre.
b- Représenter le diagramme de Bode (en amplitude uniquement) donnant ce gain en décibels en fonction de log(x).
c- Préciser la nature de ce filtre.
d - Exprimer, à partir du schéma du bloc 1 , le fonction de transfert H_– en fonction ω et des valeurs caractéristiques des composants de ce bloc 1. Par identification, donner les expressions littérales de ω_0 et Q en fonction des valeurs caractéristiques des composants.

2) Etude du bloc bloc ALI

a- Déterminer l'expression littérale de la fonction de transfert complexe G_– = u_3_–/u_2_–.
b- On pose K = |G|. Exprimer K en fonction de R_1 et R_2.

3) Système bouclé

On ferme l'interrupteur, réalisant ainsi un système bouclé.
a- Déduire des questions précédentes l'équation différentielle vérifiée par u_3.
b- A partir de cette équation :
i- Trouver une condition liant A_0, K et Q pour que s'établissent des oscillations quasi sinusoïdales.
ii- Déterminer alors la fréquence f_0 de ces oscillations.
c- Toujours à partir de l'équation différentielle de u_3, montrer que la naissance d'oscillations impose des conditions sur le produit A_0, K et les expliciter.
4) On choisit les composants de manière à obtenir l'équation différentielle suivante:
(d^2 u_3)/(dt^2) − 10^4(du_3)/(dt) + 9 ⋅ 10^8 u_3 = 0
a- Donner l'expression numérique de u_3 en fonction de t sans chercher à calculer les constantes dépendant des conditions initiales.
b- Montrer que l'on obtient des oscillations dont l'amplitude A varie temporellement.
c- Exprimer et représenter A en fonction de t.
d- Dans la pratique, on obtient une stabilisation de l'amplitude à une valeur A_(max); expliquer pourquoi et expliciter A_(max).
e- Compte tenu de ce qui précède, représenter l'allure de u_3(t).
5) On utilise le dispositif complet pour suivre les déplacements x de la partie mobile d'un capteur capacitif dont la capacité est donnée par la loi C = C_0(1 − x/l), avec C_0 = 10μ F et /=10 mm. Ce capteur forme le condensateur du bloc 1 de la Fig. 10.
  • Les composants choisis sont tels que le montage oscille à une fréquence f_(osc) liée à la capacité C par la relation : f_(osc) = D/(√C), avec D = 1H^(− 1/2).
  • A la position de référence du capteur ( x = 0 ), la fréquence d'oscillation est f_(or).
    a. Montrer que, pour un petit déplacement x(x/k < 1), la fréquence d'oscillation peut se mettre sous la forme f_(osc) ≈ a.x + b, et expliciter a et b en fonction des données.
    b. On note Δf = f_(osc) - f_(or) la variation de fréquence liée à un déplacement. La plus petite variation détectable est Δf_(min) = 3 Hz; quel est le plus petit déplacement détectable?

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique A PT 2015 de la banque PT ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique A PT 2015 de la banque PT ?

Il porte sur les condensateurs et capteurs capacitifs, l'induction dans un solénoïde, les oscillateurs mécaniques couplés à deux degrés de liberté et l'électronique à amplificateur linéaire intégré.

Quelles parties sont indépendantes dans ce sujet ?

Les parties A et B, consacrées aux capteurs capacitif et inductif, sont largement autonomes ; les parties C, D et E s'enchaînent car elles réutilisent l'oscillateur mécanique et son couplage au capteur capacitif.

Faut-il connaître les diagrammes de Bode pour ce sujet ?

Oui, l'étude de la fonction de transfert du système masse-ressort-amortisseur en régime harmonique demande de tracer des diagrammes de Bode asymptotiques.

Ce sujet mobilise-t-il l'électronique avec amplificateur linéaire intégré ?

Oui, la dernière partie étudie un montage bouclé avec un filtre et un amplificateur linéaire intégré qui génère des oscillations entretenues dont la fréquence dépend du capteur.

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