ENS Physique PSI 2018, épreuve USujet et corrigé
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COMPOSITION DE PHYSIQUE-U
(Durée : 6 heures)
- L'usage de calculatrices n'est pas autorisé. Les applications numériques seront effectuées avec un chiffre significatif.
- Le sujet comprend 15 pages numérotées de 1 à 15 .
- Dans le cas où un(e) candidat(e) repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il (elle) le signale lisiblement sur sa copie, propose la correction et poursuit l'épreuve en conséquence.
Jonctions Josephson et cryogénie
Ce sujet comporte deux parties largement indépendantes.
La première partie est consacrée à l'étude d'un dispositif appelé jonction Josephson, dont les différentes variantes sont étudiées depuis son invention dans les années 1960. Dans la seconde partie, on étudie le fonctionnement d'un réfrigérateur à dilution. Ces réfrigérateurs permettent l'étude des phénomènes quantiques dans des dispositifs expérimentaux comme les jonctions Josephson à une température très inférieure à 1 K . Ces deux éléments sont de nos jours utilisés dans des tentatives de développement d'un ordinateur «≪ quantique
≫ , potentiellement capable de surpasser les ordinateurs conventionnels dans le traitement de problèmes complexes comme la factorisation de grands nombres.
La première partie est consacrée à l'étude d'un dispositif appelé jonction Josephson, dont les différentes variantes sont étudiées depuis son invention dans les années 1960. Dans la seconde partie, on étudie le fonctionnement d'un réfrigérateur à dilution. Ces réfrigérateurs permettent l'étude des phénomènes quantiques dans des dispositifs expérimentaux comme les jonctions Josephson à une température très inférieure à 1 K . Ces deux éléments sont de nos jours utilisés dans des tentatives de développement d'un ordinateur «
Constantes fondamentales
- Constante de Planck réduite
ℏ = h/(2π) = 1, 05 × 10^(− 34) J ⋅ s - Charge élémentaire de l'électron
e = 1, 60 × 10^(− 19)C - Constante de Boltzmann
k_B = 1, 38 × 10^(− 23) J ⋅ K^(− 1) - Constante des gaz parfaits
R = 8, 31 J ⋅ mol^(− 1) ⋅ K^(− 1) - Accélération de la pesanteur terrestre
g = 9, 8 m ⋅ s^(− 2)
Formulaire
- Pour
a ∈ ℝ eta^2 > 1 ,
- Pour une fonction
ψ : x ↦ ψ(x) à valeurs complexes, et en notantψ^∗ la fonction complexe conjuguée :
- Développement de Jacobi-Anger : pour
x ∈ ℝ
où
J_n est une fonction à valeurs réelles, appelée fonction de Bessel d'ordre
n . On admet la relation:
∀n ∈ ℤ, ∀x ∈ ℝ, J_(− n)(x) = (− 1)^n J_n(x)
Première partie
Relations courant-phase dans une jonction Josephson

Figure 1 - Schéma d'une jonction Josephson, dans laquelle deux supraconducteurs
S_1 et
S_2 sont couplés l'un à l'autre à travers un film mince non-supraconducteur d'épaisseur 2d (noté
N ).
Une jonction Josephson est représentée en Fig.1. Deux électrodes d'un matériau dit
≪ supraconducteur
≫(S_1 et
S_2) sont reliées par une mince couche de matériau non-supraconducteur (noté génériquement
N ).
1 Statique d'une jonction Josephson
1.1 Equations Josephson
La jonction est modélisée en trois régions. Dans les régions
S_1 et
S_2 , on admet que les électrons forment des paires (appelées << paires de Cooper >>) à l'origine de la supraconductivité. Le supraconducteur de la région
S_j, j = 1, 2 peut être décrit par une fonction d'onde complexe, supposée uniforme dans
S_j , et notée
Ψ_j . La physique d'une jonction Josephson peut alors se comprendre comme le couplage entre les deux supraconducteurs par pénétration partielle de
Ψ_j dans la région centrale. Celle-ci est ici décrite comme une barrière de potentiel de hauteur
U(x) = U si
x ∈ [ − d, d], U(x) = 0 sinon.
La fonction d'onde
Ψ(x, t) décrivant le système obéit alors à l'équation à 1 dimension suivante, dite équation de Schrödinger :
où
ℏ est la constante de Planck réduite,
m = 2m_e est la masse des paires de Cooper.
[1] Justifier l'expression de la densité de chargeρ(x) = − 2e|Ψ(x)|^2 et obtenir l'équation différentielle qu'elle vérifie. Vérifier à l'aide du formulaire qu'elle correspond à une équation de conservation du courant pour le courant :
[1] Justifier l'expression de la densité de charge
On cherche à séparer les variables
x et
t en cherchant la solution dite
≪ stationnaire
≫ de cette équation, c'est-à-dire vérifiant (avec
E énergie associée à l'état
Ψ ):
[2] Montrer qu'on peut écrire
Ψ(x, t) = ψ(x)e^(− iEt/ℏ) . Quelle est l'équation différentielle vérifiée par la fonction
ψ dans la région normale
N ?
[3] On supposeE < U . Montrer que, dans la région normale
N , la fonction d'onde
ψ(x) peut s'écrire:
[3] On suppose
où
A et
B sont deux coefficients complexes, et ch et sh désignent respectivement les fonctions cosinus et sinus hyperboliques.
[4] On admet queψ est uniforme dans
S_j, j = 1, 2 , avec
ψ(x) = √(n_j)e^(iθ_j) où
n_j est la densité de paires de Cooper. Quelles sont alors les conditions limites à imposer en
x = ± d pour que
Ψ soit continue aux interfaces
N/S_j, j = 1, 2 ? Déterminer les coefficients
A et
B en fonction de
d, κ, n_j et
θ_j .
[5] En utilisant les résultats de la question [1], montrer que la jonction est parcourue par un courantI_s(φ) , où
φ est la différence de phase supraconductrice
φ = θ_2 − θ_1 , tel que :
[4] On admet que
[5] En utilisant les résultats de la question [1], montrer que la jonction est parcourue par un courant
Donner
I_c en fonction des paramètres du problème.
[6] Quand une tensionV est appliquée entre les deux électrodes
S_1, S_2 , on admet que
θ_j devient lentement dépendant de
t (
n_j restant constant). On a alors dans la région
S_j l'équation
iℏ(∂Ψ)/(∂t) = E_j Ψ , avec
E_1 ≠ E_2 . L'équilibre électrochimique impose la relation
E_1 − E_2 = 2eV . En déduire la seconde équation de Josephson sur la différence de phase supraconductrice
φ :
[6] Quand une tension
[7] Montrer que les deux équations Josephson (5) et (6) ont pour conséquence les assertions suivantes :
- la jonction Josephson peut transporter un courant
I_s(φ) = I_c sinφ àV = 0 (c'est-àdire non dissipatif) appelé supercourant. Ce dernier est d'une amplitude maximaleI_c = max_φ I_s(φ) appelé courant critique. - lorsqu'une tension
V ≠ 0 est appliquée aux bornes de la jonction Josephson, celle-ci est parcourue par un courantI alternatif à une fréquencef_J proportionnelle àV (appelée fréquence Josephson). Calculer et évaluer numériquement le rapportf_J/V enGHz ⋅ μV^(− 1) .
Comment varieφ dans chacun de ces deux régimes ?
[8] Entre les instantst ett + dt , un opérateur fait passer la phase deφ àφ + dφ . Calculer le travail électrique infinitésimal associé à la variation de phasedφ . Montrer qu'il dérive d'une énergie potentielleE_J(φ) = E_c(1 − cosφ) , et donnerE_c en fonction deI_c et de constantes fondamentales (on fixe iciE_J(0) = 0 par convention).
[9] Rappeler la relation entre la tensionV et le courantI dans une bobine d'inductanceL . Montrer à partir des équations Josephson que la jonction peut être vue comme une bobine d'inductance non linéaireL_J(φ) = (L_c)/(cosφ) où l'on exprimeraL_c en fonction deI_c et de constantes fondamentales.
1.2 Réponse à un champ magnétique d'une Jonction Josephson unique
On place la jonction dans un champ uniforme
B = Bu_z . On admet que la phase
φ dépend alors de l'abscisse
y sous la forme
(∂φ)/(∂y) = 2d(2π)/(Φ_0)B , avec
Φ_0 = h/(2e) .
[10] Calculerφ(y) en fonction de
y, d, W, B et
φ(− W/2) . De combien varie
φ(y) entre
y = − W/2 et
y = W/2 ? Exprimer cette variation en fonction du flux
Φ_B du champ magnétique
B à travers la surface
S = 2dW de la jonction.
[11] On écritdI_s(y) = j_s(y)dy le supercourant circulant à travers l'élément infinitésimal situé à la position
y et de largeur
dy , avec la densité linéique de supercourant
j_s(y) = j_c sinφ(y) et
j_c le courant critique linéique. Tracer
j_s(y) pour
Φ_B = Φ_0/2 et
Φ_B = Φ_0 , (on choisira
φ(− W/2) = 0 ). Justifier que le supercourant total porté par la jonction est nul pour
Φ_B = nΦ_0, n ∈ ℤ^∗ .
[12] Calculer le supercourant totalI_s = ∫_(− W/2)^(W/2) dI_s(y) pour
φ(− W/2) et
Φ_B quelconques. En déduire que le courant critique total
I_c(Φ_B) = max_(φ(− W/2))I_s s'écrit :
[10] Calculer
[11] On écrit
[12] Calculer le supercourant total
[13] À l'aide des résultats des questions [11] et [12], tracer l'allure de
I_c(Φ_B) .
1.3 Montage en anneau
On étudie maintenant le cas où deux jonctions
JJ_1 et
JJ_2 (de différences de phase
φ_1 et
φ_2 ) sont placées en parallèle autour d'un anneau supraconducteur, comme sur la Fig.2. On note
I le courant en entrée de l'anneau. De plus, on suppose les deux jonctions infiniment étroites, de sorte que le flux à travers la jonction est négligeable devant le flux
Φ_B dans l'anneau. On admet alors la relation
φ_2 − φ_1 = (2πΦ_B)/(Φ_0) .

Figure 2 - Schéma électrique d'un montage à deux jonctions en anneau - Les jonctions sont notées
JJ_1 et
JJ_2 , et représentées conventionnellement par une croix.
Φ_B désigne le flux du champ magnétique à travers l'anneau.
[14] On suppose dans un premier temps que les jonctions
JJ_k portent un supercourant
I_(s, k)(φ_k) = I_(c, 0)sinφ_k(k = 1, 2) , avec le même courant critique
I_(c, 0) . Calculer et tracer le courant critique total de l'ensemble des 2 jonctions en anneau
I_c(Φ_B) = max_(φ_1)(I_(s, 1)(φ_1) + I_(s, 2)(φ_2)) .
Lorsque la région normale
N ne peut être modélisée par une barrière de potentiel
U(x) , la relation courant-phase
I_s(φ) est périodique en
φ mais ne prend pas nécessairement la forme
I_s(φ) = I_c sinφ .
Dans le reste de cette section, on suppose que la jonction 1 vérifie
I_(s, 1)(φ_1) = I_(c, 1)sinφ_1 , et que la jonction 2 a une relation courant-phase
I_(s, 2)(φ_2) inconnue que l'on cherche à déterminer. On suppose
γ = (I_(c, 2))/(I_(c, 1))≪1 . Pour un flux
Φ_B fixé dans l'anneau, on cherche un développement du courant critique total
I_c(Φ_B) perturbativement en
γ . Le courant critique
I_c(Φ_B) de l'ensemble des deux jonctions est atteint pour
φ_1 = φ_(c, 1) , et on suppose que l'on peut écrire le développement perturbatif suivant :
[15] Montrer tout d'abord que l'on obtient à l'ordre 0 les équations
I_c^((0)) = I_(c, 1) et
φ_1^((0)) = π/2 .
[16] Obtenir ensuite à l'ordre 1 les relations suivantes, qui permettent la mesure deI_(s, 2)(φ_2) :
[16] Obtenir ensuite à l'ordre 1 les relations suivantes, qui permettent la mesure de
[17] On donne les courbes expérimentales suivantes (Fig.3), représentant le courant
I_c(Φ_B) mesurée avec une jonction d'antimoinure d'indium ( InSb ) soumise à un faible champ magnétique
b_0 = 120mT dans le plan de la jonction (et qui ne modifie donc pas
Φ_B ) et à un champ électrique
E_(ext) qui permet de changer les propriétés de la jonction. Que-dire de
I_(s, 2)(0) pour les différents choix de
E_(ext) ? Justifier le nom de
≪ jonction
φ_0≫ .

Figure 3 - Relations courant-phase d'une jonction Josephson InSb pour différents choix du champ électrique
E_(ext) - Par souci de lisibilité, les courbes expérimentales ont été décalées selon l'axe vertical.
2 Dynamique d'une jonction Josephson
2.1 Modèles RCSJ et RSJ
En réalité, il est difficile expérimentalement d'imposer une tension
V fixe aux bornes d'une jonction Josephson, en raison de sa très faible impédance aux faibles tensions. Pour décrire correctement le comportement d'une jonction Josephson soumise à un courant
I , on adopte le modèle RCSJ (
≪ Resistively and Capacitively Shunted Junction
≫ ). Dans ce modèle (cf. Fig.4), le transport de paires de Cooper dans la jonction est modélisé par l'élément JJ comme précédemment, vérifiant les deux équations Josephson (5) et (6). En parallèle, une résistance
R symbolise le transport ohmique d'électrons et une capacité
C modélise le couplage capacitif entre les deux armatures supraconductrices de la jonction. Dans ce cas,
I est un courant continu et la tension
V(t) aux bornes de la jonction est oscillante. On introduit alors la tension continue moyenne
⟨V⟩ mesurée sur des temps de mesures
τ_m longs :
[18] Écrire les équations du circuit pour un courant continu
I imposé par l'opérateur, et obtenir une équation différentielle sur la différence de phase
φ .
[19] Établir une analogie avec le mouvement d'une particule fictive de coordonnéeφ soumise à une force de frottements
F = − k(dφ)/(dt) , où
k = (ℏ^2)/(4e^2 R) , et évoluant dans un potentiel effectif
U(φ) . Expliciter la masse effective
m de la particule fictive en fonction des paramètres du problème. Montrer que
U(φ) = E_J(φ) − E_c I/(I_c)φ .
[20] Représenter graphiquementU(φ) dans les deux cas
0 < I < I_c et
I > I_c .
[19] Établir une analogie avec le mouvement d'une particule fictive de coordonnée
[20] Représenter graphiquement

Figure 4 - Schéma de la jonction Josephson dans le modèle RCSJ
[21] Donner sans calculs les positions d'équilibre stable possibles de la phase
φ dans la limite
I = 0 . En se limitant au cas où
I = 0 et
k = 0 , montrer par un développement limité de
U(φ) que
V(t) oscille au voisinage de ces positions d'équilibre avec une fréquence que l'on précisera, appelée fréquence plasma.
[22] En supposantk ≠ 0 , décrire alors sans calculs la caractéristique
I − ⟨V⟩ pour
|I| < I_c .
On s'intéresse désormais au cas où|I| > I_c . Afin de simplifier la résolution, on se place dans toute la suite du problème dans la limite
C = 0 (modèle RSJ).
[23] En remarquant que la particule ajuste sa vitesse instantanément au potentielU(φ) , déterminer sans calculs et représenter l'allure de
V(t) pour
I = I_c^+ (très légèrement supérieur à
I_c ), et
I≫I_c .
[24] Dans quelle branche du circuit circule la majeure partie du courant dans la limiteI≫I_c ? En déduire le comportement asymptotique de
⟨V⟩ .
[25] PourI > I_c, V est donc une fonction périodique (après éventuellement un régime transitoire), de période
T . En utilisant l'équation différentielle sur
φ , écrire
T sous la forme d'une intégrale sur
φ faisant intervenir
I, I_c , et
R . À l'aide du formulaire, montrer que
[22] En supposant
On s'intéresse désormais au cas où
[23] En remarquant que la particule ajuste sa vitesse instantanément au potentiel
[24] Dans quelle branche du circuit circule la majeure partie du courant dans la limite
[25] Pour
[26] Justifier que
⟨V⟩ = h/(2eT) . Cette relation est-elle compatible avec la fréquence Josephson
f_J obtenue en [7]? En déduire
⟨V⟩ pour
|I| > I_c .
[27] À l'aide des résultats des questions [22] et [26], représenter graphiquement la caractéristique courant-tensionI − ⟨V⟩ pour
I quelconque (avec
I en abscisse et
⟨V⟩ en ordonnée).
[27] À l'aide des résultats des questions [22] et [26], représenter graphiquement la caractéristique courant-tension
Les courants et tensions alternatives générés dans le circuit par la jonction Josephson donnent lieu à une émission d'ondes électromagnétiques de même fréquence. Il est alors possible de collecter ces ondes et d'en mesurer l'amplitude
A à fréquence de détection
f_d fixée, lorsque l'on varie le courant
I . La figure 5 présente deux exemples de données expérimentales.
[28] À l'aide des réponses aux questions précédentes, donner une explication quantitative aux observations de la figure 5 a).
[29] En figure 5 b), par quelle modification de la relation courant-phaseI_s(φ) pouvez-vous expliquer les observations expérimentales? Justifier le terme d'effet Josephson fractionnaire dans ce dispositif.
[28] À l'aide des réponses aux questions précédentes, donner une explication quantitative aux observations de la figure 5 a).
[29] En figure 5 b), par quelle modification de la relation courant-phase

Figure 5 - Emission Josephson dans deux jonctions Josephson différentes, pour une fréquence de détection
f_d = 3GHz - La courbe
I − ⟨V⟩ est représentée en gris clair sur l'axe de gauche (courant
I ), tandis que l'amplitude
A collectée est en noir et sur l'axe de droite. Le pic d'émission est environ à
⟨V⟩ ≃ ± 6μ V pour a) et
⟨V⟩ ≃ ± 12μ V pour b).
2.2 Marches de Shapiro
On étudie toujours le comportement d'une jonction Josephson vérifiant les équations (5) et (6). Celle-ci est désormais soumise à un courant d'excitation de la forme
I = I_(dc) + I_(ac)sin(2πft) , et comportant donc à la fois une composante continue
I_(dc) et une composante alternative d'amplitude
I_(ac) . Il apparait alors des régimes dits de << verrouillage de phase >>, où la dynamique de la phase
φ se synchronise avec la fréquence de l'excitation
f , c'est-à-dire que
φ vérifie la relation
φ(t + 1/f) = φ(t) + 2πn , avec
n nombre entier.
[30] Montrer qu'en cas de verrouillage de phase, la tension moyenne⟨V⟩ est nécessairement de la forme
⟨V⟩ = nΔV , où
ΔV = (hf)/(2e) et
n est un nombre entier. On suppose que à l'instant
t , la particule fictive de coordonnée
φ est situé dans un minimum du potentiel
U(φ) . Où se situe alors la particule à l'instant
t + 1/f si
⟨V⟩ = nΔV ?
[30] Montrer qu'en cas de verrouillage de phase, la tension moyenne
Dans les questions suivantes, nous allons étudier la gamme de paramètres (
I_(dc), I_(ac) ) pour laquelle le verrouillage de phase est observé, afin d'en déduire l'allure de la caractéristique
I − ⟨V⟩ .
[31] Montrer que l'équation du modèle RSJ prend la forme suivante :
[31] Montrer que l'équation du modèle RSJ prend la forme suivante :
avec
i_(dc) = I_(dc)/I_c et
i_(ac) = I_(ac)/I_c , et expliciter
τ et
ξ .
[32] On se limite au cas où la conditionR≪2πfL_J est vérifiée. Où circule alors l'essentiel du courant? Justifier sans calculs que dans cette limite, les non-linéarités du circuit sont faibles, et que la tension
V(t) peut alors être considérée comme sinusoïdale.
[32] On se limite au cas où la condition
On note par conséquent, avec
v = V/RI_c la tension adimensionnée et
θ une phase inconnue a priori :
[33] Écrire à partir de l'équation (13) l'équation reliant
⟨v⟩ et
v_0 . Développer l'équation ainsi obtenue à l'aide du développement de Jacobi-Anger (voir formulaire).
[34] Calculer la moyenne temporelle⟨…⟩ de l'équation ainsi obtenue et démontrer que
[34] Calculer la moyenne temporelle
- si
∀n, ⟨V⟩ ≠ nΔV , alors⟨V⟩ = RI_(dc)
— si∃n, ⟨V⟩ = nΔV , alors⟨V⟩ = RI_(dc) − (− 1)^n RI_c J_n((2eRI_c v_0)/(hf))sin(φ_0 − nθ)
[35] On admet quev_0 ne dépend que deI_(ac) . ÀI_(ac) fixé, donner alors l'intervalle de valeurs deI_(dc) pour lequel⟨V⟩ = nΔV .
[36] On donne en Fig. 6 l'allure des fonctions de BesselJ_n pourn = 0, 1, 2, 3 . En déduire l'allure de la caractéristiqueI_(dc) − ⟨V⟩ pour2eRI_c v_0 = hf , et y mettre en évidence des marches de tension dites << marches de Shapiro >>. Comment évoluent leurs largeurs (selon l'axeI_(dc) ) ?

Figure 6 - Fonctions de Bessel
J_n, n = 0, …, 3
Les marches de Shapiro sont à la base du développement d'un étalon de tension ultra-stable. En irradiant une jonction Josephson à l'aide d'une horloge métrologique de fréquence
f connue (une horloge atomique par exemple), on produit une tension continue quantifiée multiple de
hf/2e , et de l'ordre de quelques microvolts pour
f de l'ordre du GHz. Les marches de Shapiro peuvent aussi mettre en évidence la périodicité du courant Josephson.
[37] Que devient la hauteurΔV des marches de Shapiro si la jonction est le lieu d'un effet Josephson fractionnaire (comme décrit en [29]) ?
[38] Les courbes de la figure 7 ont été obtenues en appliquant une irradiation électromagnétique à différentes fréquencesf sur une jonction Josephson. Commenter la figure suivante et expliciter notamment la fréquence d'irradiation pour lequel l'effet Josephson fractionnaire est le plus visible.
[37] Que devient la hauteur
[38] Les courbes de la figure 7 ont été obtenues en appliquant une irradiation électromagnétique à différentes fréquences

Figure 7 - Marches de Shapiro dans une jonction Josephson, pour trois fréquences d'excitation différentes
Deuxième partie Réfrigérateur à dilution
Données du problème
- Pression atmosphérique :
P_0 ≃ 1000hPa - Enthalpie de vaporisation de l'hélium
^4 He :
L_4 ≃ 92 J ⋅ mol^(− 1) - Capacité thermique molaire de l'hélium
^4 He dans l'état liquide :
C_4 ≃ 12 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1) - Température d'ébullition de l'hélium
^4 He à pression atmosphériqueP_0 :
T_4 = 4, 2 K - Enthalpie de vaporisation de l'hélium
^3 He :
L_3 ≃ 21 J ⋅ mol^(− 1) - Température d'ébullition de l'hélium
^3 He à pression atmosphériqueP_0 :
T_3 = 3, 2 K - Volume molaire de l'hélium
^4 He en phase superfluide :
v_4^S = 27, 6 cm^3 ⋅ mol^(− 1) - Masse molaire de l'hélium
^4 He :
M_4 = 4 g ⋅ mol^(− 1)
Depuis la fin des années 1960, les réfrigérateurs à dilution s'appuient sur les propriétés des mélanges binaires^3 He/^4 He pour produire de très basses températures. Un schéma global est représenté en Fig.8. Les sections suivantes se concentrent sur l'étude de différentes parties d'un tel réfrigérateur, afin d'en développer un modèle rudimentaire.

Figure 8 - Schéma de fonctionnement d'un réfrigérateur à dilution
3 Le
≪ pot
1 K≫
On étudie d'abord le circuit d'hélium
^4 He qui assure le pré-refroidissement du circuit de dilution (objet de la section suivante). Le pot 1 K comprend un bain d'hélium
^4 He liquide bouillonnant, initialement à l'équilibre liquide-vapeur à température
T_4 et
P_0 . À l'aide de la pompe
^4 He , on pompe lentement le gaz
^4 He dans le pot 1 K afin d'abaisser la pression au dessus de l'hélium liquide, de sorte que l'hélium
^4 He reste à l'équilibre liquide/vapeur. On suppose que le bain contient
n moles d'hélium et est parfaitement isolé thermiquement de l'extérieur. On note
L_4 l'enthalpie de vaporisation molaire de l'hélium, et
C_4 sa capacité thermique dans l'état liquide, supposées ici toutes deux indépendantes de la température.
[39] À l'aide de vos connaissances sur les diagrammes (P, T ), justifier sans calcul que la température du bain d'hélium baisse.
[39] À l'aide de vos connaissances sur les diagrammes (
On suppose pour l'instant que le bain d'hélium est isolé et contient une quantité initiale
n_0 d'hélium liquide, à l'équilibre liquide/vapeur à pression atmosphérique
P_0 .
[40] Soientdn la quantité d'hélium vaporisée et
dT la variation de la température du bain. Établir une relation reliant
dn, dT et la quantité totale d'hélium dans le bain
n .
[41] Partant d'une quantité initialen_0 d'hélium à pression et température
P_0 et
T_4 , estimer la quantité restante
n/n_0 une fois une température
T = 1 K atteinte. On donne
e^(0, 4) ≃ 1, 5 .
[40] Soient
[41] Partant d'une quantité initiale
Pour faire fonctionner le circuit de
^4 He sur de longues durées, un petit prélèvement, qu'on ne cherchera pas à modéliser, est effectué sur le bain extérieur à
4, 2 K . Il compense le pompage de sorte qu'un débit molaire constant
n˙ = (dn)/(dt) est maintenu entre le bain et la pompe. On cherche maintenant à déterminer la température la plus basse
T_(lim) qui peut-être atteinte en régime permanent par le bain d'hélium
^4 He .
On admet que, dans chacune des deux phases, la différentielle
dμ du potentiel chimique
μ peut s'écrire:
où
s et
v sont respectivement l'entropie et le volume molaire. On note respectivement
v_4^G et
v_4^L les volumes molaires de la phase gazeuse et liquide, avec
v_4^G≫v_4^L .
[42] Écrire l'égalité des différentiellesdμ_(L/G) des potentiels chimiques dans les phases liquide et vapeur, et obtenir la relation dite de Clapeyron reliant la pression de vapeur saturante
P_s et la température
T :
[42] Écrire l'égalité des différentielles
[43] La phase vapeur est supposée se comporter comme un gaz parfait. Connaissant la condition d'équilibre liquide-vapeur à pression atmosphérique
P_0 et à température
T_4 , donner une expression de la pression
P(T) dans la phase vapeur à température
T , en fonction de
P_0 ,
T_4, R et
L_4 .
[44] On suppose que le pompage sur la phase vapeur s'effectue avec avec un faible débit volumiqueD_v = (dV)/(dt) . Montrer qu'en régime permanent le débit molaire
n˙ est proportionnel à
P_s(T) .
[45] À une températureT quelconque, quelle puissance thermique (dite puissance frigorifique) est extraite de l'environnement pour permettre le passage d'atomes
^4 He de la phase liquide à la phase vapeur avec le débit molaire
n˙ ? Comment évolue-t-elle lorsque
T diminue ?
[46] En pratique, la condition d'équilibre est essentiellement imposée par la pompe qui permet d'atteindre une pression limite d'environP_(lim) = 100 Pa . Calculer la température limite
T_(lim) qui peut ainsi être atteinte, et justifier le nom usuel de pot 1 K pour le système de refroidissement
^4 He . On donne
ln10^(− 3) ≃ − 7 . Vous paraît-il possible d'atteindre des températures largement inférieures à 1 K par cette méthode?
[47] En utilisant de l'hélium^3 He , autre isotope stable, quelle température peut-on atteindre pour la même pression limite? Le prix de l'hélium
^3 He est néanmoins prohibitif. On se limite donc à un pot 1 K d'hélium
^4 He , tandis que
^3 He est utilisé en plus faible quantité dans le circuit de dilution que l'on étudie ci-après.
[44] On suppose que le pompage sur la phase vapeur s'effectue avec avec un faible débit volumique
[45] À une température
[46] En pratique, la condition d'équilibre est essentiellement imposée par la pompe qui permet d'atteindre une pression limite d'environ
[47] En utilisant de l'hélium
4 Circuit de dilution
Sur la figure 8, on repère aussi un circuit dit
≪ de dilution
≫ , dans lequel est placé un mélange
^3 He/^4 He . Le point le plus froid du réfrigérateur est la chambre de mélange (grandeurs indicées par
M par la suite), autour de 10 mK , comme il sera démontré dans la dernière partie.
Comme indiqué sur la figure 8, la chambre de mélange est reliée par un tube à une autre chambre appelée bouilleur (grandeurs indicées par
B ). En fonctionnement, une unité de pompage pompe continuellement sur ce bain. La vapeur extraite est alors réintroduite et recondensée dans le condenseur, le tout formant donc un circuit fermé.
4.1 Mélange binaire
^3 He/^4 He dans la chambre de mélange
Dans cette section, on s'attache à la description des différentes phases situées dans chacune des chambres. Le mélange est en circulation fermée et a donc une composition globale constante, avec la fraction molaire
x_3 = (n_3)/(n_3 + n_4) ≃ 0, 2 , où
n_(3/4) sont les quantités de matière respectives en
^3 He et
^4 He . En phase gazeuse,
^3 He et
^4 He sont parfaitement mélangées. À basse température, la situation est différente :
- aucune phase solide n'apparaît
- plusieurs phases liquides sont possibles, selon le diagramme binaire isobare de la figure 9. On admettra que l'on peut lire le diagramme binaire de la figure 9 de manière identique à un diagramme liquide/solide, en supposant une miscibilité nulle entre les phases superfluide et liquide normal.

Figure 9 - Diagramme des mélanges binaires
^3 He/^4 He à basse température
La figure 9 présente le diagramme de phase du mélange
^3 He/^4 He , en fonction de la fraction molaire de
^3 Hex_3 et de la température
T .
[48] Initialement, on suppose que le mélange de fraction molairex_3 ≃ 0.2 est à une température de 1 K environ grâce au pré-refroidissement du pot 1 K . Dans quelle phase est alors le mélange?
[49] Décrire ce qu'il se passe lorsque ce mélange est refroidi (à composition constante) de 1 K à la températureT_M = 10mK . En particulier, quelles sont les compositions des deux phases dans la chambre de mélange
M ? Montrer que l'une des phases peut être assimilée à une phase
^3 He pure (appelée phase concentrée). On admettra que c'est la seconde phase, pauvre en
^3 He et appelée phase diluée, qui se situe en dessous dans la chambre de mélange.
[48] Initialement, on suppose que le mélange de fraction molaire
[49] Décrire ce qu'il se passe lorsque ce mélange est refroidi (à composition constante) de 1 K à la température
4.2 Pompage dans le bouilleur et pression osmotique
Lorsque la pompe
^3 He est en marche, l'interface liquide/vapeur du mélange est située dans le bouilleur. La température est de
T_B ≃ 700mK , avec une pression d'environ
P_B ≃ 100 Pa dans la phase vapeur, limitée à nouveau par le pompage.
On admet que :
- la fraction molaire
x_(3, M) dans la phase diluée de la chambre de mélange reste constante égale à celle obtenue en [49] - uniquement de l'hélium
^3 He est pompé dans le bouilleur. La phase vapeur dans le bouilleur contient en fait plus de90% d^3 He et sera assimilé à de l'hélium^3 He pur.
Sous l'effet du pompage, un gradient de concentration de
^3 He s'établit donc. On s'intéresse ici au mécanisme dit de << pression osmotique >> qui conduit les atomes d
^3 He de
M vers
B afin de maintenir une quantité suffisante de
^3 He dans le bouilleur.
Pour modéliser simplement le problème, on considère temporairement le système {phase diluée} comme fermé et isolé, c'est-à-dire sans échange thermique, de particules ou de travail avec la phase concentrée en
M ou avec la phase vapeur en
B . On suppose le flux d'atomes
d^(′3)He faible et on modélise par conséquent le tuyau reliant
M à
B comme une membrane semiperméable, permettant le passage des atomes
^4 He superfluide sans résistance, mais pas celui des atomes
^3 He . On suppose de plus que :
- les volumes de
M etB sont constants - la phase diluée, superfluide, ne transporte pas d'entropie. Pour une transformation impliquant cette phase, on a donc
S = 0 etdS = 0 .
Enfin, on rappelle l'expression de la différentielle de l'énergie interneU :
où
μ_(3/4) sont les potentiels chimiques de
^3 He et
^4 He .
[50] Écrire les différentiellesdU_(M/B) dans les chambres
M et
B . À quoi sont-elles réduites sous les hypothèses précédentes?
[51] Que vautdU_M + dU_B à l'équilibre? En déduire que le potentiel chimique des atomes
^4 He est constant :
μ_(4, M)(T_M, P_M) = μ_(4, B)(T_B, P_B) .
[52] Relier les potentiels chimiques deμ_(4, M/B) au potentiel chimique
μ_4^∘(T, P) de
^4 He pur et à la fraction
x_(3, M/B) dans chacune des chambres, en supposant
x_(3, M/B)≪1 .
[53] Donner sans calculs et à l'aide de la différentielle de dμ les dérivées
(∂μ_4^∘)/(∂P)|_T et
(∂μ_4^∘)/(∂T)|_P .
[54] Établir alors un développement de la différenceμ_(4, M)^∘(T_M, P_M) − μ_(4, B)^∘(T_B, P_B) au premier ordre en
P_M − P_B et
T_M − T_B . En déduire la différence de pression osmotique
Π = P_M − P_B , avec
v_4^S le volume molaire de l'hélium
^4 He en phase superfluide :
[50] Écrire les différentielles
[51] Que vaut
[52] Relier les potentiels chimiques de
[53] Donner sans calculs et à l'aide de la différentielle de d
[54] Établir alors un développement de la différence
Le tube vers le bouilleur n'étant à dessein pas totalement imperméable, les atomes d'3 He peuvent migrer lentement de
M vers
B sous l'effet de cette différence de pression.
[55] Si aucun atome d'3He n'est pompé dans le bouilleur, que vautΠ une fois l'équilibre atteint? Montrer qu'alors
x_(3, B) ≃ 0, 009 dans le bouilleur. On utilisera les valeurs
T_B ≃ 700mK ,
T_M ≃ 10mK .
[56] Si tous les atomes d'3He sont extraits du bouilleur, donner l'expression de la pression osmotique maximaleΠ_(max) qui peut être atteinte dans le réfrigérateur.
[55] Si aucun atome d'3He n'est pompé dans le bouilleur, que vaut
[56] Si tous les atomes d'3He sont extraits du bouilleur, donner l'expression de la pression osmotique maximale
Une évaluation numérique correcte de
Π_(max) nécessite de prendre la valeur
T_M ≃ 100mK , car
Π_(max) est en réalité constante en deçà de cette température, en raison de corrections quantiques.
[57] Évaluer numériquementΠ_(max) pour
T_M ≃ 100mK . À l'aide des données du problème, comparer
Π_(max) à la pression hydrostatique de la colonne de liquide
^4 He située entre
M et
B séparés de
l = 50 cm (voir Fig. 8). Commenter.
[57] Évaluer numériquement
4.3 Pouvoir frigorifique de la chambre de mélange et du bouilleur
On cherche maintenant à déterminer numériquement la puissance frigorifique au bouilleur et à la chambre de mélange, ainsi que la température la plus basse que peut atteindre le réfrigérateur, une fois le régime permanent atteint.
[58] Les questions précédentes montrent que seul^3 He est en circulation, tandis que
^4 He reste globalement immobile. En admettant que le passage d'atomes d
^3 He de la phase concentrée à la phase diluée est endothermique, expliquer le principe de fonctionnement d'un réfrigérateur à dilution. En quoi cette configuration à deux chambres (bouilleur/chambre de mélange) permetelle de s'affranchir de la limite de température observée à la question [46] pour le pot 1 K ?
[58] Les questions précédentes montrent que seul
On suppose que l'isolation thermique est imparfaite et que divers mécanismes de conduction parasites permettent un transfert thermique depuis l'extérieur sur la chambre de mélange
M , avec une puissance thermique notée
P_(ext, M) . En régime stationnaire,
^3 He est injecté à température
T_E en sortie des échangeurs (cf. Fig.8) dans la chambre de mélange, elle-même à température
T_M . On note
H_3 l'enthalpie molaire de l'hélium
^3 He pur, et
H_(3, d) l'enthalpie molaire de l'hélium
^3 He en phase diluée.
[59] On isole à l'instantt le système
Σ constitué du fluide contenu entre l'entrée et la sortie de la chambre de mélange, ainsi que de la quantité
dn_3 = n˙_3 dt qui va entrer dans
M entre les instants
t et
t + dt . À l'instant
t + dt, Σ est donc constitué des fluides contenus entre l'entrée et la sortie de la chambre de mélange, et de la quantité
dn_3 = n˙_3 dt qui en est sortie entre
t et
t + dt . Écrire le bilan d'énergie du système fermé
Σ , et en déduire la relation
[59] On isole à l'instant
[60] On admet que pour des températures inférieures à
40mK, H_3(T) ≃ h_3 T^2 J ⋅ mol^(− 1) et
H_(3, d)(T) ≃ h_(3, d)T^2 J ⋅ mol^(− 1) . Obtenir la relation entre
P_(ext, M) et
T_M pour des échangeurs parfaits, c'est-à-dire pour lequel
T_E = T_M .
[61] Estimer la température minimaleT_(min) atteinte pour
h_(3, d) = 96 J ⋅ mol^(− 1) ⋅ K^(− 2), h_3 = 12 J ⋅ mol^(− 1) ⋅ K^(− 2), P_(ext, M) = 0, 3μ W et
n˙_3 = 30μ mol ⋅ s^(− 1) .
[62] En étudiant le cas oùP_(ext, M) = 0 , justifier la nécessité d'avoir de bons échangeurs (qui minimisent
T_E ) pour atteindre la valeur de
T_M la plus basse possible.
[61] Estimer la température minimale
[62] En étudiant le cas où
En accord avec la Fig.8, le bouilleur assure le pré-refroidissement de la phase concentrée issue du pot 1 K (température
T_P = 1, 3 K ) vers la température
T_B , tandis que dans l'autre sens de circulation, des atomes de
^3 He passent de la phase liquide à la phase vapeur. On suppose comme précédemment qu'une puissance
P_(ext, B) est apportée de l'extérieur sur le bouilleur. On note
L_(3, d) = 31 J ⋅ mol^(− 1) l'enthalpie de vaporisation des atomes
^3 He .
[63] Effectuer un bilan de puissance similaire à celui de [59] au niveau du bouilleur, et relierP_(ext, B), n˙_3, L_(3, d) et
H_3(T) en
T = T_P et
T = T_B .
[64] EstimerP_(ext, B) et montrer que la puissance qui peut être absorbée à cet étage est beaucoup plus élevée qu'au niveau de la chambre de mélange.
[63] Effectuer un bilan de puissance similaire à celui de [59] au niveau du bouilleur, et relier
[64] Estimer
Fin
Pas de description pour le moment
