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Mines Physique 2 PSI 2018Sujet, corrigé et rapport du jury

Pas encore noté
  • Milieux ferromagnétiques et circuits magnétiques
  • Théorème d'Ampère dans la matière
  • Induction et conversion électromécanique
  • Ondes acoustiques dans les fluides
  • Régime sinusoïdal forcé et diagrammes asymptotiques

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Présentation du sujet

Haut-parleur électrodynamique : circuit magnétique, couplage électromécanique et rayonnement acoustique
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Le sujet étudie un haut-parleur électrodynamique en trois parties indépendantes. Il calcule d'abord le champ magnétique créé dans l'entrefer par un aimant permanent inséré dans un circuit ferromagnétique, puis établit les équations mécanique et électrique couplées de l'équipage mobile. Il termine par le rayonnement acoustique d'une sphère pulsante et d'un disque encastré, et par la puissance rayonnée par un haut-parleur en enceinte close.

  1. 1Partie I : calcul du champ magnétique dans l'entreferRelation entre B, H et M, milieux linéaires, cycle d'hystérésis de l'aimant, conditions de passage, conservation du flux et théorème d'Ampère dans la matière (Q1 à Q10).
  2. 2Partie II : équations mécanique et électrique dans un modèle linéaireForce de Laplace, loi de la résultante dynamique, force électromotrice induite, bilan énergétique et impédance électrique du haut-parleur (Q11 à Q16).
  3. 3Partie III : influence du rayonnement du haut-parleurÉquation de d'Alembert en acoustique linéaire, ondes émises par une sphère pulsante, directivité d'un disque encastré, effet de l'enceinte close et diagrammes asymptotiques de la puissance rayonnée (Q17 à Q32).

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Unités de H et M, dimension et unité confondues · Cycle d'hystérésis mal exploité · Conservation du flux mal comprise
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Le sujet comportait des questions de cours réparties dans les trois parties et plusieurs questions qualitatives. Le jury relève une expression écrite souvent confuse, aggravée par le vocabulaire propre aux milieux magnétiques, et de nombreuses copies vagues qui masquent une méconnaissance du cours. Les calculs numériques sans calculatrice sont mieux maîtrisés que l'année précédente, mais des erreurs de plusieurs ordres de grandeur persistent.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Unités de H et M, dimension et unité confonduesQ1

    Certains utilisent la perméabilité du milieu au lieu de celle du vide, et M et H, pourtant sommés, sont parfois donnés avec des unités différentes.

    « des candidats confondent encore dimension et unité »
  2. 2
    Cycle d'hystérésis mal exploitéQ3

    Peu de candidats déduisent le cycle B(H) du cycle M(H) fourni, et le lien entre linéarité et perméabilité relative est mal connu.

    « Le lien entre la forme du cycle et la linéarité et donc l'existence de la perméabilité relative est, en majorité, inconnu. »
  3. 3
    Conservation du flux mal compriseQ5

    Il fallait justifier que le circuit magnétique se comporte comme un tube de champ, en tenant compte du signe de l'aimantation et des bonnes surfaces, dont Sa donnée par l'énoncé.

    « Il ne s'agit pas ici de prouver que le champ magnétique en général est à flux conservatif ! »
  4. 4
    Relation de l'énoncé démontrée à tout prixQ14

    Des candidats cherchent à retrouver le résultat donné sans vérifier que leurs hypothèses physiques sont valables.

    « Trop de candidats essayent à tout prix de démontrer la relation de l'énoncé sans se soucier de la validité des hypothèses physiques employées. »
  5. 5
    Célérité du son récitée au lieu d'être calculéeQ18

    L'expression de la célérité en fonction de γ, R, T et M est mal maîtrisée et beaucoup donnent une valeur apprise.

    « Beaucoup de candidats donnent une valeur numérique de c apprise par cœur, sans prendre la peine de faire le calcul. »
  6. 6
    Dérivation en r et calculs ajustésQ20 à Q22

    La dérivation par rapport à r des formules fournies pose problème, et certains modifient un calcul pour qu'il concorde avec un autre, ce que le jury juge inacceptable.

    « Certains candidats essayent de modifier un des deux calculs pour les faire correspondre »

Ce qui a été bien réussi

  • L'unité de B est connue de la plupart des candidats.
  • La relation entre B, H et M est correctement écrite à la Q3.
  • La Q17 sur les équations linéarisées de l'acoustique est majoritairement bien traitée.
  • Les Q31 et Q32, rarement abordées, sont assez bien traitées par ceux qui y parviennent.
  • La présentation et la propreté des copies numérisées donnent globalement satisfaction.

Conseils du jury

  • Maîtriser le vocabulaire et l'orthographe des milieux magnétiques, par exemple « coercitive » et « rémanente ».
  • Donner les résultats numériques sous forme décimale, jamais sous forme de fraction.
  • Éviter de réécrire sans raison une relation littérale, par exemple en divisant par la masse.
  • Reproduire un schéma sur la copie pour fixer les signes des flux et les surfaces utilisées.
  • Justifier le caractère variable du flux quand on invoque la loi de Faraday.
  • Utiliser un stylo à encre noire à trait épais, de 0,7 mm ou plus, pour les copies numérisées.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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A2018 - PHYSIQUE II PSI

CONCOURS MINES COMMUN PONTS

ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, ISAE-SUPAERO, ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY, IMT Atlantique, ENSAE PARISTECH.
Concours Centrale-Supélec (Cycle International), Concours Mines-Télécom, Concours Commun TPE/EIVP.

CONCOURS 2018

DEUXIÈME ÉPREUVE DE PHYSIQUE

Durée de l'épreuve : 4 heures

L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente
sur la première page de la copie :

PHYSIQUE II - PSI

L'énoncé de cette épreuve comporte 8 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Étude d'un transducteur électrodynamique

La figure 1 représente un plan de coupe d'un hautparleur passant par son axe de symétrie de révolution noté x^′ x.
Le haut parleur comporte une bobine mobile comprenant N spires parcourues par un courant d'intensité i(t) non représenté sur la figure 1 , susceptible de se translater le long de l'axe x^′ x. Elle est reliée à une membrane, à symétrie de révolution autour de x^′ x, partant du cache noyau jusqu'à la suspension externe, qu'elle entraîne dans son mouvement.
Un chassis rigide, le saladier, maintient l'équipage mobile (bobine, membrane et cache noyau) par l'intermédiaire du spider (en matériau souple) et de la suspension externe qui assurent un mouvement de cet équipage centré sur l'axe x^′ x.
La bobine est insérée dans l'entrefer d'un circuit magnétique (en matériau ferromagnétique de haute perméabilité parfois nommé culasse du haut-parleur), comportant un aimant permanent en forme de tore qui permet de générer un champ magnétique dans l'entrefer.
La présence du champ magnétique et de la bobine permet de réaliser un actionneur électromagnétique et d'obtenir dans certaines conditions un mouvement d'oscillations de l'équipage mobile autour de sa position d'équilibre, ce qui, grâce à la présence de la membrane, génère une onde acoustique.
Figure 1 - Schéma du haut parleur électrodynamique
Les vecteurs seront notés avec une flèche ( B⃗ ), sauf s'ils sont unitaires et seront alors affublés d'un chapeau ( ‖uˆ_x‖ = 1 ). Les nombres complexes seront soulignés ( z_– ∈ ℂ ) à l'exception de j tel que j^2 = − 1. Une quantité surmontée d'un point indique la dérivé par rapport au temps de cette quantité ( x˙ = (dx)/(dt) ). Les trois parties de ce sujet sont largement indépendantes. Les données utiles à certaines applications numériques et un formulaire sont rassemblés en fin d'énoncé.

I. - Calcul du champ magnétique dans l'entrefer

-1- Rappeler, pour un milieu quelconque, la relation vérifiée par le champ magnétique B⃗, le vecteur excitation magnétique H⃗ et le vecteur aimantation M⃗ en un point P de ce milieu. Donner l'unité de chacun de ces vecteurs.
  • 2 - Le matériau ferromagnétique dans lequel l'aimant permanent a été inséré est un matériau doux de très haute perméabilité. Qu'appelle-t-on milieu magnétique linéaire? Définir la perméabilité relative μ_r d'un milieu linéaire. Quelle est son unité? Que peut-on dire de l'excitation magnétique dans un modèle où μ_r est infinie?
Dans toute la suite, on supposera que la perméabilité relative μ_r du matériau ferromagnétique du circuit magnétique est infinie et l'air sera assimilé à un matériau de perméabilité magnétique relative égale à 1 .
Figure 2 - Circuit magnétique
On définit les dimensions suivantes représentées sur la figure 2 :
  • ℓ_a : longueur de l'aimant selon x^′ x;
  • S_a : section droite de l'aimant orthogonale à x^′ x avec S_a = π(ρ^(′2) − ρ^2);
  • e : épaisseur de l'entrefer compris entre les rayons a et b = a + e;
  • ℓ_e : hauteur de l'entrefer selon x^′ x.
Le rayon de la bobine est noté R_b.
On supposera que e≪a, e≪b et e≪R_b.
On notera que la figure 2, volontairement dilatée dans un souci de clarté, n'est pas à l'échelle et donc ne respecte pas ces ordres de grandeur.
L'aimant permanent utilisé dans le circuit magnétique du hautparleur est un matériau ferromagnétique dur. L'intensité M_a de son aimantation varie en fonction de l'intensité H_a de l'excitation magnétique à laquelle il est soumis. Cette variation suit le cycle idéalisé représenté sur la figure 3.
  • 3 - Comment se nomment H_1 et M_1 ? Les trois vecteurs B⃗_a, H⃗_a et M⃗_a étant parallèles, tracer le cycle B_a(H_a) correspondant. Quelles sont les valeurs du champ magnétique B_a possibles lorsque H_a = 0 ? Comment se nomment-elles? Expliquer comment est décrit ce cycle selon les variations de H_a. Peut-on définir une perméabilité magnétique relative pour ce matériau? Donner la re-
Figure 3 - Cycle M_a(H_a)
On suppose dans un premier temps que la bobine n'est parcourue par aucun courant. La résolution numérique des équations issues de l'étude de l'association du circuit magnétique et de l'aimant permanent permet de tracer les lignes de champ (Fig. 4) dans un plan de coupe passant par l'axe x^′ x.
Figure 4 - Tracé des lignes de champ du champ magnétique obtenues par résolution numérique
L'aimantation est uniforme et vaut M⃗ = − M_1 uˆ_x en fonctionnement nominal. Un point P de l'entrefer est repéré par la base de coordonnées cylindriques ( uˆ_r, uˆ_θ, uˆ_x ) autour de l'axe x^′ x.
  • 4 - Comment se comportent les lignes de champ à l'interface du matériau ferromagnétique constituant le circuit magnétique et l'air? Montrer que ce comportement est compatible avec les conditions de passage que doivent satisfaire H⃗ et B⃗ en tous points de la surface séparant l'air et le matériau ferromagnétique.
Soit φ_0, le flux algébrique orienté par uˆ_x traversant une section droite S = πa^2 du noyau située en dessous de l'entrefer (figure 2). Par ailleurs, le champ magnétique dans l'air de l'entrefer au niveau de la bobine est noté B⃗_e = B_e uˆ_r et celui dans l'aimant, uniforme, est noté B⃗_a = B_a uˆ_x.
  • 5 - En analysant les lignes de champ représentées en figure 4, justifier que l'on peut considérer que ce flux se conserve dans le circuit magnétique. Établir une relation entre φ_0 et B_a puis entre φ_0 et B_e. En déduire la relation, notée (2), entre B_a, B_e et des paramètres géométriques du problème.
    On considère la ligne de champ magnétique ( L ) représentée en figure 2 . Au vue de la faible épaisseur de l'entrefer, on considérera que la composante radiale du champ magnétique s'écarte très peu de la valeur B_e. On note H⃗_a = H_a uˆ_x, l'excitation magnétique uniforme dans l'aimant et H⃗_e = H_e uˆ_r celle dans l'entrefer.
    ◻6 - En appliquant le théorème d'Ampère au contour formé par la ligne ( L ), établir la relation, nommée (3), entre H_a, H_e et des paramètres géométriques du problème.
    ◻7 - À l'aide des relations (1), (2) et (3) exprimer B_a en fonction de M_1 et des paramètres géométriques. Calculer le valeur numérique de B_a. On donne 16π ≃ 50.
    ◻8 - Établir de même l'expression du champ magnétique B_e dans l'entrefer puis calculer sa valeur numérique.
  • 9 - Quelle condition doit satisfaire la valeur de H_1 pour que l'aimant puisse atteindre son point de fonctionnement nominal?
10- Sachant que la bobine comporte N = 50 spires et que l'intensité du courant i(t) ne dépasse pas 1 A , proposer une argumentation concise permettant de conclure que la valeur du champ dans l'entrefer ne fluctue pas lorsque la bobine est alimentée par un courant d'intensité i(t).

FIN DE LA PARTIE I

II. - Equations mécanique et électrique dans le cadre d'un modèle linéaire

L'équipage mobile susceptible de se translater selon l'axe x^′ x est repéré par son abscisse x(t) telle que lorsque i(t) = 0, l'état d'équilibre mécanique correspond à la position x = 0. La figure 5 représente une spire circulaire de rayon R_b parmi les N enroulées sur la bobine. L'intensité algébrique i(t) du courant circulant dans la spire est orientée selon uˆ_θ.
Lors de son mouvement, l'équipage mobile de masse m, comprenant la bobine, la membrane et le cache noyau, est soumis à une force de rappel de la part du spider, modélisée par la force F⃗_r = − Kxuˆ_x, où K désigne la constante de raideur positive et à une force de frottement fluide F⃗_f = − hx˙uˆ_x, où h est une constante positive. Le champ magnétique en un point P d'une spire
Figure 5 - Orientation du courant i(t) dans une spire de la bobine
de la bobine s'écrit B⃗_e = B_e uˆ_r.
  • 11 - Rappeler l'expression la plus générale de la force électromagnétique de Laplace s'exerçant sur un conducteur filiforme de longueur ℓ parcouru par un courant d'intensité i(t). En déduire l'expression de la force de Laplace F⃗_L s'exerçant sur la bobine. On posera 2πNR_b = ℓ.
  • 12 - Établir l'équation différentielle reliant x(t) et i(t), nommée (4), traduisant la loi de la résultante dynamique appliquée à l'équipage mobile projetée sur uˆ_x. Le poids sera supposé orthogonal à uˆ_x.
    On désigne par e la force électromotrice totale induite dans le circuit de la bobine. On désigne par u, la tension d'alimentation de la bobine telle que le couple ( u, i ) soit en convention récepteur et par R, la résistance électrique du bobinage.
  • 13 - Justifier brièvement l'existence d'une force électromotrice induite dans le circuit de la bobine. On rappelle que la loi d'Ohm généralisée appliquée au circuit de la bobine s'écrit, avec les conventions précédemment définies, u = Ri − e.
On note E_(em) l'énergie électromagnétique totale stockée dans la bobine et le circuit magnétique. On néglige l'influence du courant i sur le point de fonctionnement de l'aimant permanent. On considère que la longueur de la bobine est supérieure à celle de l'entrefer et que le mouvement engendré présente une amplitude suffisamment faible pour que la bobine reste dans la configuration représentée sur la figure 1 . On peut alors montrer que l'énergie électromagnétique se simplifie sous la forme E_(em) ≃ 1/2Li^2 + E_(em_0), où L désigne l'inductance propre de la bobine indépendante de x et E_(em_0) est une énergie constante.
  • 14 - Pour une évolution élémentaire du système constitué par le haut-parleur entre t et t + dt, on note δW_(em) = − ei dt, l'opposé du travail de la force électromotrice d'induction, δW_L = F_L x˙ dt, le travail de la force de Laplace et dE_(em) la variation d'énergie électromagnétique. En supposant que la température du système reste constante, proposer un bilan d'énergie permettant d'établir la relation δW_(em) = δW_L + dE_(em), nommée relation (5).
  • 15 - En déduire l'expression de la force électromotrice d'induction. Déterminer alors l'équation électrique, nommée (6), traduisant la loi d'Ohm généralisée appliquée au circuit et reliant i, u, x˙, R, L, ℓ et B_e. On se place désormais en régime sinusoïdal forcé de pulsation ω. On note x_–, la représentation complexe de x(t), u_–, celle de u(t) et i_–, celle de i(t). Traduire les deux equations (4) et (6) en représentation complexe en utilisant les seules variables u_–, i_–, x_– et les paramètres ω, ℓ, L, R, h, K, m et B_e. On notera ( 4^′ ) et ( 6^′ ) les deux nouvelles équations en représentation complexe.
Figure 6 - Schéma électrique équivalent (à droite) et réponse en fréquence (à gauche)
À partir de ( 4^′ ) et ( 6^′ ), il est possible de calculer l'impédance apparente de la bobine Z_– = (u_–)/(i_–) qui se met sous la forme Z_– = R + jLω + Z_–_m, où Z_–_m se nomme l'impédance motionnelle du haut-parleur.
On peut alors montrer que le schéma électrique du haut parleur est celui représenté en figure 6. Le calcul conduit aux expressions :
R_m = (B_e^2 ℓ^2)/h, L_m = (B_e^2 ℓ^2)/K et C_m = m/(B_e^2 ℓ^2)
La courbe des variations de |Z_–| en fonction de la fréquence est également représentée en figure 6. Pour le haut-parleur considéré R = 10, 4Ω et L = 1, 0mH.
  • 16 - En justifiant les approximations effectuées, déterminer par le calcul la valeur de la fréquence f_0 pour laquelle |Z_–| est maximale. On donne √(2.10^5) ≃ 450.
Le haut-parleur est utilisé dans la bande de fréquences où son impédance reste voisine de l'impédance minimale.

FIN DE LA PARTIE II

III. - Influence du rayonnement du haut-parleur

III.A. - Champ rayonné par une sphère pulsante

On note ρ_0, la masse volumique de l'air au repos que l'on assimilera à un gaz parfait et χ_s sa compressibilité isentropique au repos.
17-Rappeler les hypothèses de l'acoustique linéaire puis montrer à l'aide des équations linéarisées dont on justifiera la forme, que la pression acoustique notée p est solution de l'équation de d'Alembert Δp − A(∂^2 p)/(∂t^2) = 0, où A est une constante que l'on déterminera. En déduire la célérité de l'onde. On définira soigneusement toutes les notations introduites.
  • 18 - Calculer numériquement la célérité des ondes acoustiques dans l'air à la pression p_0 = 1 bar et à la température T_0 = 300 K. Calculer la longueur d'onde λ de l'onde acoustique lorsque la fréquence vaut f = 200 Hz. On rappelle que la masse molaire de l'air vaut 29 × 10^(− 3) kg ⋅ mol^(− 1) et on prendra pour la constante des gaz parfait R = (25)/3 J ⋅ mol ⋅ K^(− 1). On rappelle que √3 ≃ 1, 73.
On considère une sphère pulsante à la pulsation ω, de centre O, dont le rayon varie avec le temps selon l'expression R_s(t) = R_0 + R_1 sin(ωt), où R_1≪R_0, dont la surface se déplace à la vitesse radiale V_a = R_1 ωcosωt. Le mouvement de la surface de la sphère plongée dans l'air, engendre un écoulement d'air à symétrie sphérique dont le champ des vitesses est radial.
Un point M de l'espace est positionné dans un référentiel sphérique ( O, uˆ_r, uˆ_θ, uˆ_φ ). Le champ des vitesses et le champ de pression de l'onde acoustique dans l'air en ce point s'écrivent sous la forme :
V⃗(M, t) = v(r, t)uˆ_r et p(M, t) = p(r, t).
Le débit volumique à la surface de la sphère est noté Q, on prendra Q = V_a 4πR_0^2 = Q_0 cos(ωt). L'étude est menée dans le cadre de l'acoustique linéaire.
  • 19 - En régime sinusoïdal établi à la pulsation ω, on exprime la représentation complexe de la pression sous la forme p_–(r, t) = (A_1)/rexp{j[ωt − k(r − R_0)]}, où A_1_– est une constante complexe et k une constante réelle. Quelle condition doit satisfaire k pour que p_–(r, t) soit solution de l'équation de d'Alembert?
  • 20 - En utilisant l'équation d'Euler linéarisée, établir la relation (7) entre la représentation complexe v_–(r, t) de v(r, t), p_–(r, t), k, r, ω et ρ_0. En déduire l'expression de l'impédance acoustique définie par Z_a_– = p_–_– et commenter ses propriétés.
    ◻21 - En écrivant la continuité de la vitesse en r = R_0, déterminer l'expression de A_1_– en fonction de Q_0, ρ_0, ω, k et R_0. En déduire l'expression complète de p_–(r, t). On modélise une source sonore ponctuelle, nommée monopôle, comme une sphère pulsante de rayon R_0≪λ. Montrer que le champ de pression rayonné par un monopôle situé en O s'écrit :
p_–(r, t) = jωρ_0(Q_0)/(4πr)exp[j(ωt − kr)].
  • 22 - Exprimer la représentation complexe v_–(r, t) de la composante radiale du champ de vitesse de l'onde rayonnée par un monopôle situé en O. Vérifier que l'on peut écrire V_–→ = − grad[Φ_–(r, t)], où Φ_–(r, t) = (Q_0)/(4πr)exp[j(ωt − kr)] se nomme le potentiel complexe du champ des vitesses.

III.B. - Champ rayonné par un disque de rayon R_d encastré dans un plan rigide infini

Le modèle développé dans la partie II ne tient pas compte du rayonnement d'une onde sonore par la membrane. Pour mettre en évidence cette influence, la membrane est modélisée par un disque plan de rayon R_d, encastré dans un plan rigide infini et dont les points vibrent selon l'axe x^′ x normal au disque. C'est cette vibration qui génère une onde sonore.
Afin de calculer le champ de vitesse et le champ de pression émis en un point M de l'espace, on décompose la surface du disque en surfaces élémentaires d S situées aux points P du disque que l'on assimile à des monopôles de débit dQ_0 = V_–(P)dS, où V_–(P) désigne la représentation complexe de la vitesse au point P du disque.
Le potentiel Φ_t(M, t) de l'onde totale en un point M de l'espace (figure 7), résultant de la présence de tous les monopôles du disque, s'obtient alors en sommant le potentiel de chaque monopôle situé en P évalué au point M. De plus, on montre que pour rendre compte de la présence du disque, il suffit de considérer que le potentiel à associé à chaque monopôle est le double de celui d'un monopôle seul dans l'espace.
On obtient alors :
Φ_t_–(r, θ, t) = 1/(2π)∬_(Disque)(exp(j(ωt − kr^′)))/(r^′)dQ_0(P)
Figure 7 - Décomposition du disque en monopôles
où r représente désormais la distance entre le point d'observation M et le centre C du disque. L'angle θ est défini sur la figure 7 .
Lorsque les amplitudes des vitesses de tous les points P sont identiquement égales à V_0 et que les points P vibrent en phase, à la vitesse de translation de l'équipage mobile (hypothèse raisonnable aux fréquences d'étude très inférieures à celles des modes propres de la membrane), le calcul de cette intégrale conduit à :
Φ_t_–(r, θ, t) = (V_0 πR_d^2)/(2πr)exp[j(ωt − kr)]D(θ).
Les variations de la fonction D, sans dimension et nommée facteur de directivité, en fonction de l'argument u = kR_d sin(θ), sont représentées sur la figure 8 .
Figure 8 - Variations du facteur de directivité D en fonction de u
  • 23 - On dit que la source constituée par le disque encastré est directive alors que celle constituée par un monopôle ne l'est pas. Expliquer pourquoi chacune de ces deux sources revêt ou non un caractère directif.
24 - Pour R_d = 10 cm, à la fréquence f = 200 Hz, montrer que la source constituée par le disque encastré est très peu directive.
La présence de l'onde acoustique du coté où elle est émise génère une surpression exerçant une force supplémentaire sur la membrane qui n'a pas été prise en compte dans la partie II.
Le champ de pression acoustique p n'étant pas uniforme sur la membrane, on définit l'impédance de rayonnement Z_(ra)_– par la relation F_(ra)_– = − Z_(ra)_–v_–, où F_(ra)_– désigne la représentation complexe de la force exercée par la surpression sur le disque, et v_– = jωx_–, la représentation complexe de la vitesse de chaque point du disque identique à celle de l'équipage mobile du haut-parleur.
Le calcul de cette impédance dans le cas d'un disque circulaire de rayon R_d, de surface S_d = πR_d^2, non abordé dans ce problème, conduit à l'expression : Z_(ra)_– = ρ_0 cS_d(r_(ra) + jx_(ra)), où c est la célérité des ondes acoustique, r_(ra) et x_(ra) désignent respectivement les parties réelle et imaginaire de l'impédance réduite z_(ra)_– = (Z_(ra))/(ρ_0 cS_d) représentées sur la figure 9 en fonction de la variable adimensionnée α = kR_d.
Figure 9 - Parties réelle et imaginaire de l'impédance de rayonnement réduite
25 - On conserve les valeurs R_d = 10 cm et f = 200 Hz. Tant que α < 0, 5, on peut assimiler r_(ra) et x_(ra) à leur développement limité : r_(ra) ≃ 1/2α^2 et x_(ra) ≃ (8α)/(3π). Montrer que la prise en compte de F_(ra)_– dans la relation ( 4^′ ) de la partie II revient d'une part à rajouter à la masse m de l'équipage mobile une masse m_(ra), indépendante de ω et d'autre part, à rajouter à la constante de frottement fluide h un terme h_(ra)(ω), dépendant de ω. En prenant pour l'application numérique ρ_0 = 6/5 kg ⋅ m^(− 3) et (π^3)/(173) ≃ 3/(16), calculer les valeurs de m_(ra) et h_(ra)(ω). Conclure alors quant à l'influence du phénomène de rayonnement de la membrane sur la relation (4^′) dans le régime considéré.

III.C. - Puissance rayonnée par un haut-parleur en enceinte close

Afin d'éviter une interaction entre l'onde émise à l'avant de la membrane et celle émise à l'arrière, on encastre le haut-parleur dans une enceinte close, rigide, parallélépipédique représentée sur la figure 10.
Lorsque la membrane est au repos, le volume d'air à l'intérieur de l'enceinte vaut V_0 et la pression vaut p_0 = 1bar. Lorsque la membrane, assimilée à un disque de section S_d, se déplace de x, le volume est alors noté V(x).
26 - Exprimer V(x) en fonction de V_0, S_d et x. Lorsque x ≠ 0, il apparaît une surpression p_i à l'intérieur de l'enceinte. Exprimer p_i en fonction de γ = (c_p)/(c_v), S_d, p_0, V_0 et x. En déduire
Figure 10 - Enceinte close
la force F_i_– exercée par la surpression sur la membrane.
  • 27 - Montrer que la prise en compte de F_i_– dans la relation (4') de la partie II revient à rajouter à la constante de raideur K un terme supplémentaire K_i, indépendant de ω, dont on calculera la valeur pour V_0 = 0, 05 m^3, R_d = 10 cm et en prenant π^2 ≃ 10. Quelle est l'influence de K_i sur la courbe de la partie gauche de la figure 6 ? On calculera la nouvelle fréquence f_1 pour laquelle |Z_–| est maximale.
La puissance acoustique moyenne rayonnée par la membrane est donnée par la relation P_(ra) = ⟨ − F_(ra)v⟩ = 1/2Re(Z_–_(ra))v_–v_–^∗ = 1/2ρ_0 cS_d r_(ra)|v_–|^2. Le but est désormais de tracer l'allure du diagramme asymptotique des variations de 10log(P_(ra)) en fonction de log(f). La figure 9 suggère d'introduire une fréquence f_2 dans la modélisation du comportement fréquentiel de r_(ra) faisant apparaître deux domaines :
  • pour f < f_2, r_(ra) ≃ κ_1 ω^2 avec κ_1 = cste;
  • pour f > f_2, r_(ra) ≃ κ_2 avec κ_2 = cste .
    28 - Pour R_d = 10 cm et à l'aide de la figure 9 proposer une valeur de f_2.
  • 29 - Déterminer le domaine de fréquences où l'impédance électrique R + jLω de la bobine est assimilable à sa résistance.
  • 30 - En assimilant l'impédance électrique de la bobine à sa résistance, exprimer v_– en fonction de u_–, ω et des paramètres utiles. On posera K_1 = K + K_i.
  • 31 - L'amplitude de la tension u_– est constante. Pour chacun des deux diagrammes représentant 10log(|v_–|^2) et 10log(r_(ra)) en fonction de log(f), déterminer la pente des asymptotes ainsi que la fréquence de coupure correspondant au changement de pente.
  • 32 - Déduire de la question précédente l'allure du diagramme asymptotique des variations de 10log(P_(ra)) en fonction de log(f). On ne cherchera pas à calculer des valeurs particulières de la grandeur portée en ordonnée, mais on précisera uniquement les pentes des asymptotes et les fréquences de coupure correspondant aux changements de pente. En déduire la bande passante dans laquelle le haut-parleur fonctionne correctement.

FIN DE LA PARTIE III

Données numériques et formulaire

μ_0 = 4π × 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1), R_b = 2 cm, e = 3 mm; ℓ_e = 6 mm, ℓ_a = 2 cm, M_1 = 4 × 10^5 SI; m = 58 g, K = 11, 6 × 10^3 N ⋅ m^(− 1), h = 7, 0 N ⋅ m^(− 1) ⋅ s; ρ^′ = 6 cm, 16π ≃ 50, ρ = 3 cm
Laplacien d'un champ scalaire radial U = U(r) en coordonnées sphériques :
ΔU = 1/r(∂^2(rU))/(∂r^2)
Gradient d'un champ scalaire radial V = V(r) en coordonnées sphériques :
grad^(→−)(V) = (∂V)/(∂r)uˆ_r

FIN DE L'ÉPREUVE

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet Mines physique 2 PSI 2018 ?
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Sur quoi porte le sujet Mines physique 2 PSI 2018 ?

Sur un haut-parleur électrodynamique : champ magnétique dans l'entrefer créé par un aimant permanent, équations électromécaniques couplées, puis rayonnement acoustique et puissance rayonnée en enceinte close.

Quels chapitres réviser pour le sujet Mines PSI 2018 physique 2 ?

Les milieux ferromagnétiques et le théorème d'Ampère dans la matière, l'induction et la conversion électromécanique, les ondes acoustiques et le régime sinusoïdal forcé avec diagrammes asymptotiques.

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en physique 2 Mines PSI 2018 ?

Des unités de H et M inconnues, une conservation du flux mal comprise, des relations de l'énoncé démontrées sans vérifier les hypothèses, une célérité du son récitée et des dérivations en r mal menées.

Les parties du sujet Mines physique 2 PSI 2018 sont-elles indépendantes ?

Oui, le jury précise que les trois parties sont indépendantes et portent sur des notions différentes du programme, avec des questions de cours permettant de reprendre pied.

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