Mines Physique 2 PSI 2019Sujet, corrigé et rapport du jury
- Statique des fluides
- Écoulements visqueux et nombre de Reynolds
- Mécanique en référentiel non galiléen
- Mécanique du solide
- Lois de Coulomb du frottement
- Énergie potentielle et stabilité d'un équilibre
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Présentation du sujet
Physique des arbres : pressions négatives dans la sève, cavitron et chute d'arbresAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
Le sujet étudie la physique des arbres en deux parties indépendantes. La première relève de la mécanique des fluides : pressions négatives dans l'eau, conductance hydraulique d'un tuyau puis écoulement de la sève dans une branche en rotation (cavitron). La seconde relève de la mécanique du solide : abattage d'un arbre mort par un bûcheron, puis chute d'un arbre vivant sous l'effet du vent.
- 1Partie I.A : pressions négativesÉquilibre d'un volume d'eau soumis à une traction, énergie potentielle et stabilité.
- 2Partie I.B : conductance hydrauliqueÉcoulement visqueux d'eau dans un tuyau cylindrique horizontal et nombre de Reynolds.
- 3Partie I.C : le cavitronÉcoulement de l'eau dans une branche mise en rotation, étudié dans le référentiel de la branche.
- 4Partie II.A : chute d'un arbre mortStatique avec lois de Coulomb pour le bûcheron et l'arbre, angle de traction optimal, énergie potentielle de l'arbre.
- 5Partie II.B : chute d'un arbre vivant sous l'effet du ventMoment des actions du vent, modèle du moment résistant des racines, équilibres et stabilité, mouvement de l'arbre.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesRésultats fournis forcés · Pression et énergie potentielle · Stabilité d'un équilibreAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe sujet offrait plusieurs points d'entrée grâce à des résultats fournis à démontrer. Le jury regrette que trop de candidats forcent ces résultats par des calculs faux ou malhonnêtes. Il relève des lacunes sur l'énergie potentielle, les bilans locaux de forces, les calculs numériques sans calculatrice et la rigueur du calcul intégral.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Résultats fournis forcésQuestion 12
Des intégrations entre des bornes arbitraires aboutissent miraculeusement au résultat de l'énoncé. Le jury attend une démonstration cohérente, quitte à se corriger.
« ce n'est vraiment pas la démarche scientifique rigoureuse attendue. »
- 2Pression et énergie potentielleQuestions 2 et 3
La pression est souvent définie comme une force multipliée par une surface, et les relations entre travail des forces de pression et énergie potentielle donnent lieu à des erreurs de signe.
« Trop d’erreurs de signes sur cette question »
- 3Stabilité d'un équilibreQuestions 5 et 28
L'analyse qualitative à partir du minimum local et de la barrière d'énergie potentielle est confuse, et la stabilité ne se traite pas toujours par l'énergie potentielle.
« Peu de candidats savent trouver correctement une position d'équilibre et sa stabilité »
- 4Écoulement incompressible et divergenceQuestion 6
La définition d'un écoulement incompressible est mal maîtrisée, ce qui empêche d'utiliser l'expression de la divergence fournie.
« De nombreux étudiants confondent les trois composantes vectorielles de la vitesse »
- 5Ordres de grandeur absurdesQuestion 10
Certains obtiennent une vitesse de sève proche d'une fraction de la vitesse de la lumière sans réagir, ou donnent une unité au nombre de Reynolds.
« il ne semble pas acquis pour tous les candidats que le nombre de Reynolds est sans dimension »
- 6Projection des forces en statiqueQuestions 16 et 17
L'orientation inexacte des composantes tangentielles et les projections mal maîtrisées entraînent de nombreuses erreurs de signe.
« Trop d’erreurs de signe, souvent dues à l’orientation inexacte de T1 ou T2 »
Conseils du jury
- S'entraîner toute l'année au calcul numérique sans calculatrice.
- Donner les résultats numériques sous forme décimale, avec une unité, et vérifier leur ordre de grandeur.
- Utiliser l'homogénéité des éléments différentiels pour contrôler un calcul intégral.
- Faire un bilan des forces rigoureux en distinguant forces volumiques et surfaciques.
- Ne pas négliger l'analyse des graphes, à laquelle un nombre de points significatif est affecté.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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A2019 - PHYSIQUE II PSI
Mines-Ponts
ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, ISAE-SUPAERO, ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY, IMT Atlantique, ENSAE PARISTECH, CHIMIE PARISTECH.
CONCOURS 2019
DEUXIÈME ÉPREUVE DE PHYSIQUE
L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
PHYSIQUE II - PSI
L'énoncé de cette épreuve comporte 7 pages de texte.
Abstract
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Physique des arbres
Dans tout le problème le champ de pesanteur
I. - Physique du cavitron
La vie d'un arbre suppose une montée efficace de la sève (assimilée dans toute la suite à de l'eau) sur une hauteur qui peut atteindre quelques dizaines de mètres. Ceci conduit à l'existence de zones de pression négative, où l'état liquide de l'eau est métastable : sous l'effet d'une petite perturbation, des bulles de vapeur d'eau peuvent se former. Ceci se produit significativement lorsqu'un arbre subit un stress hydrique associant une forte évaporation (due à un fort ensoleillement) et une faible ressource en eau (due à des sols désséchés). La circulation de la sève est alors gênée par la formation de bulles de gaz au sein de l'écoulement. Pour tester quantitativement la sensibilité des espèces au stress hydrique, des chercheurs de l'INRA ont mis au point un dispositif appelé CAVITRON.
I.A. - Pressions négatives
- 1 - Exprimer la pression
p dans un arbre assimilé à une colonne d'eau verticale emprisonnée dans un tube fermé au sommet, supposée en équilibre mécanique sous l'effet des seules forces de pression et de pesanteur, en fonction de la masse volumiqueρ_e de l'eau, de la cotez mesurée à partir du sol, de l'intensité de la pesanteurg et de la pressionp_0 imposée par l'atmosphère au niveau du sol via les racines. Calculer l'altitudez_m à partir de laquelle la pression devient négative. Commenter la valeur obtenue.

- 2 - Exprimer la pression dans l'eau en fonction de
F etS . Quel est son signe?
- 4 - Montrer que l'énergie potentielle totale du système s'exprime sous la forme d'un polynôme de degré 3 en
r dont on précisera les coefficients. Montrer qu'elle admet un maximum enr_c = − 2γ_e/p . On posex = r/r_c etE_a = E_p(r_c) . Calculerr_c etE_a pourp = − 2, 0MPa . Tracer la courbeε(x) = E_p(x)/E_a pourx ∈ [0, 2] .
◻5 - Ce modèle n'est évidemment valide que pourr < r_b oùr_b est le rayon de la bulle que l'on considèrera égal à2r_c . Montrer que dans le cadre de ce modèle, l'état liquide sans bulle est un état d'équilibre stable mais qu'il n'est pas le plus stable : on dit qu'il est métastable. Quelle énergie faut-il apporter au système pour qu'il évolue spontanément vers l'équilibre le plus stable? Quel est cet état? Cette évolution est-elle envisageable sip = − 2, 0MPa ?
I.B. - Conductance hydraulique

- 6 - Montrer que
v(r, x) est indépendant dex . On le noterav(r) dans la suite.
- 7 - Indiquer, en justifiant qualitativement la réponse, le choix du signe de
ε correspondant à la situation étudiée. Exprimer la résultante des forces de viscosité sur(𝒮_r) . Justifier sans calcul que la quantité de mouvement du système (𝒮_r ) est indépendante du temps. En déduire la relation :
-
9 - Exprimer la vitesse moyennev¯ = (D_V)/(πa^2) en fonction dea, p_1, p_2, R etη_e . Vérifier que la force de viscosité subie par la tranche d'eau située à l'instantt dans le tuyau entre les abscissesx etx + dx s'écrit :
I.C. - Le cavitron
- 11 - On étudie le mouvement de l'eau dans le référentiel (
ℛ_b ) solidaire de la branche. Soit une particule de fluide de massedm = ρ_e dτ , d'abscissex et de vecteur vitessevuˆ_x dans le référentiel (ℛ_b ). On admet que la rotation de la branche agit sur le mouvement de cette particule par l'intermédiaire de deux forces volumiquesf⃗_(i, 1) = ρ_e ω^2 xuˆ_x etf⃗_(i, 2) = − 2ρ_e ω⃗ ∧ v⃗ . Vérifier l'homogénéité de ces formules et représenter ces forces volumiques sur une figure dans deux cas d'abscisses opposées. Citer un exemple de la vie courante dans lequel la forcef⃗_(i, 1) peut être ressentie.
- 12 - Montrer que la pression dans le domaine
x > 0 s'écrit :
On crée des ouvertures - non représentées sur la figure 2(b) - dans les réservoirs vers l'atmosphère, de telle sorte que l'air - qui occupe la partie des réservoirs non occupée par l'eau impose la pression

FIN DE LA PARTIE I
II. - Chute d'arbres
II.A. - Chute d'un arbre mort
Il tire pour celà sur un câble fixé en
L'arbre étant mort, on néglige l'action de ses racines, de telle sorte qu'au moment où l'arbre commence à tourner, les actions de contact qu'il subit se limitent à une force

- 16 - Le bûcheron est supposé ne pas glisser dans la situation initiale décrite par la figure 4(a). Exprimer
N_2 etT_2 en fonction deF, α, m etg . En déduire l'expression de la valeur maximaleF_(max) deF en fonction def, m, g etα . - 17 - L'arbre est supposé au repos dans la situation initiale décrite par la figure 4(a). Exprimer
N_1 etT_1 en fonction deF, α, M etg . En déduire que pour0 ≤ F ≤ F_(max) le glissement n'est pas possible enO .
◻18 - Exprimer le momentΓ_g du poids de l'arbre par rapport à l'axe (O, uˆ_y ) dans la situation initiale décrite par la figure 4(a).
-
21 - Montrer que le momentΓ_B par rapport à l'axe (O, uˆ_y ) exercé par le bûcheron via le câble s'écritΓ_B = (mgℓ)/(φ(α)) avecφ(α) = 1/(fsinα) + 1/(cosα) . En déduire l'expression deα_m en fonction def . Vérifier queα_m = π/4 pourf = 1 . - 22 - On donne
M = 10^3 kg, H = 20 m, a = 0, 5 m, m = 10^2 kg etf = 1 . Calculer la forceF_(max) et la longueur de cordeℓ nécessaires pour initier la rotation de l'arbre. Commenter.
II.B. - Chute d'un arbre vivant sous l'effet du vent
- 26 - Lorsque l'arbre commence à pencher, on repère son mouvement par l'angle
θ représenté sur la figure4(c) . Le momentΓ_v varie en fonction deθ et on constate queΓ_v(θ) est proportionnel à(cosθ)^n avecn entier. Proposer une valeur de l'entiern en justifiant votre réponse. Dans toute la suite, on omet la dépendance deΓ_v enθ car celui-ci reste inférieur à10^∘ .

- 27 - Quelles valeurs doit-on donner aux paramètres
θ_c etβ afin qu'il rende compte des mesures de la figure 5. Exprimer l'angleθ_m pour lequelΓ_r atteint sa valeur minimale et la valeurΓ_m de ce minimum. Vérifier la cohérence entre les résultats expérimentaux et les valeurs deθ_m/θ_c etΓ_m/Γ_0 issues du modèle.
en présence d'un vent de vitesse
- 28 - Discuter graphiquement selon la valeur de
p la possibilité pour l'arbre de rester en équilibre enθ = 0 . Cet équilibre est-il stable? Discuter graphiquement selon la valeur dep l'existence et la stabilité de positions d'équilibre enθ_e ≠ 0 . Dans le cas où il existe une position d'équilibre stable inférieure àθ_c , expliquer sans calculs pourquoi on ne peut néanmoins pas être certain que l'arbre résiste au vent.
-
29 - Montrer que la vitesse angulaire de l'arbre se met sous la forme1/2Jθ˙^2 = |Γ_0|θP(u) oùP(u) est un trinôme du second degré pour la variable réduiteu = θ/θ_c que l'on explicitera en fonction de l'unique paramètrep = Γ_v/|Γ_0| . En déduire, en précisant soigneusement le raisonnement adopté, la valeur minimalep_c dep permettant au vent de déraciner l'arbre. Calculer la vitesse minimaleU_c du vent permettant de déraciner l'arbre correspondant au graphe de la figure 5 sachant queH = 20 m eta = 0, 5 m . On prendraC = 0, 5 .
-
30 - Déterminer les bornes du mouvement de l'arbre. En réalité l'arbre finit par atteindre une positionθ_∞ où il reste immobile. Interpréter qualitativement ce résultat.
FIN DE LA PARTIE II
Données numériques
- intensité de la pesanteur :
g = 1 × 10^1 m ⋅ s^(− 2) - masse volumique de l'eau :
ρ_e = 1 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3) - pression atmosphérique au niveau du sol :
p_0 = 1 × 10^5 Pa - viscosité dynamique de l'eau :
η_e = 1 × 10^(− 3) kg ⋅ m^(− 1) ⋅ s^(− 1) - coefficient de tension superficielle de l'eau :
γ_e = 7 × 10^(− 2) N ⋅ m^(− 1) - masse volumique de l'air :
ρ_a = 1 kg ⋅ m^(− 3) - viscosité dynamique de l'air :
η_a = 2 × 10^(− 5) kg ⋅ m^(− 1) ⋅ s^(− 1)
Formulaire
En l'absence de glissement, on a
En présence de glissement, la composante tangentielle
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte le sujet de physique 2 Mines PSI 2019 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte le sujet de physique 2 Mines PSI 2019 ?
Sur la physique des arbres : mécanique des fluides pour la montée de la sève et le cavitron, puis mécanique du solide pour l'abattage d'un arbre mort et la chute d'un arbre sous l'effet du vent.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées en physique 2 Mines PSI 2019 ?
Des résultats fournis obtenus par des calculs faux, des erreurs de signe sur l'énergie potentielle et les projections, une mauvaise analyse de stabilité et des applications numériques aberrantes ou sans unité.
Les parties du sujet de physique 2 Mines PSI 2019 sont-elles indépendantes ?
Oui, la partie de mécanique des fluides et celle de mécanique du solide sont indépendantes, et des résultats fournis permettaient d'entrer dans les différentes sous-parties.
Comment rendre les applications numériques en physique 2 Mines PSI 2019 ?
Le jury exige une forme décimale, sans fraction ni racine, avec une unité, et rappelle que ces calculs se font sans calculatrice.
Pas de description pour le moment
