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Mines Physique 1 PSI 2019Sujet, corrigé et rapport du jury

Pas encore noté
  • Magnétostatique : dipôle magnétique, action d'un champ sur un dipôle
  • Équations de Maxwell : conservation du flux magnétique
  • Mouvement d'une particule chargée dans un champ magnétique
  • Stabilité d'un équilibre à un degré de liberté
  • Mécanique du point : frottement solide, lois de Coulomb
  • Diffusion thermique : loi de Fourier, résistances thermiques, loi de Newton

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Présentation du sujet

Physique en Arctique : champ géomagnétique, aurores polaires, traîneau et croissance de la banquise
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Le sujet, en deux parties indépendantes, étudie des phénomènes propres aux régions polaires. La première traite de la boussole et du modèle dipolaire du champ géomagnétique, puis du mouvement d'une particule chargée dans un champ magnétique non uniforme. La seconde étudie la mécanique d'un traîneau sur la glace et un modèle thermique de croissance hivernale de la banquise.

  1. 1Partie I.A : boussole, champ géomagnétique et dipôle centralÉquilibre et oscillations d'une boussole, champ d'un dipôle magnétique à la surface de la Terre et déclinaison magnétique (questions 1 à 5).
  2. 2Partie I.B : aurores polairesMouvement circulaire d'une particule chargée, moment magnétique équivalent et force dans un champ non uniforme près du pôle (questions 6 à 10).
  3. 3Partie II.A : un traîneau sur la glaceTransmission des tensions par une corde, lois de Coulomb du frottement, démarrage, régime stationnaire et virage (questions 11 à 15).
  4. 4Partie II.B : croissance hivernale de l'épaisseur de glaceÉquation de la diffusion thermique, résistances thermiques, schéma électrique équivalent et loi d'évolution de l'épaisseur de glace (questions 16 à 23).

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Reformuler la question au lieu de justifier · Démonstration forcée vers le résultat donné · Équilibre et stabilité de la boussole
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Le sujet couvrait des domaines classiques du programme de PSI, avec de nombreuses questions proches du cours. L'impression du jury est pourtant globalement défavorable : beaucoup de réponses se contentent de reformuler la question sans justification. Un nombre significatif de candidats rigoureux et connaissant leur cours s'en sont toutefois bien sortis.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Reformuler la question au lieu de justifierQuestions 1, 2, 4, 6, 9 et 11

    De nombreuses réponses se bornent à affirmer le résultat, sans aucun argument ; la plupart des candidats concernés n'en ont pas conscience.

    « une épidémie de réponses affirmatives, se contentant de reformuler la question »
  2. 2
    Démonstration forcée vers le résultat donné

    Quand l'énoncé fournit le résultat, certaines copies y arrivent par un raisonnement faux, ce qui est sanctionné.

    « le jury sanctionne systématiquement les démonstrations fausses qui conduisent à un résultat juste »
  3. 3
    Équilibre et stabilité de la boussoleQuestion 1

    L'étude d'un équilibre à un degré de liberté et de sa stabilité a souvent été très mal traitée.

    « L’étude d’un équilibre dans un problème à un degré de liberté et la discussion de sa stabilité sont pourtant considérées comme des acquis fondamentaux »
  4. 4
    Application géométrique du champ dipolaireQuestion 3

    L'expression générale était donnée en fin d'énoncé, mais beaucoup ont eu du mal à l'appliquer à la situation.

    « On a souvent noté des difficultés de nature géométrique pour son application au problème posé »
  5. 5
    Équation de Maxwell non explicitéeQuestion 9

    Il fallait écrire l'équation de conservation du flux magnétique et vérifier qu'elle n'était pas contredite.

  6. 6
    Questions classiques de mécanique et de thermique malmenéesQuestions 15 et 16

    Nombreuses fautes dans l'écriture de la loi de la quantité de mouvement pour le traîneau en virage ; l'établissement de l'équation de diffusion a aussi été mal traité.

    « De nombreuses fautes sont à signaler dans l’écriture de la loi de la quantité de mouvement »

Ce qui a été bien réussi

  • Un nombre significatif de candidats rigoureux et maîtrisant le cours ont tiré leur épingle du jeu.

Conseils du jury

  • Justifier chaque affirmation : reformuler la question ne rapporte rien.
  • Ne pas chercher à atteindre à tout prix un résultat donné par un raisonnement faux.
  • Maîtriser les questions élémentaires de première année, comme le mouvement d'une charge dans un champ magnétique uniforme.
  • Éviter le verbiage et privilégier la rigueur et la connaissance du cours.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉCOLE DES PONTS PARISTECH, ISAE-SUPAERO, ENSTA PARISTECH, TELECOM PARISTECH, MINES PARISTECH, MINES SAINT-ÉTIENNE, MINES NANCY, IMT Atlantique, ENSAE PARISTECH, CHIMIE PARISTECH.
Concours Centrale-Supélec (Cycle International), Concours Mines-Télécom, Concours Commun TPE/EIVP.

CONCOURS 2019

PREMIÈRE ÉPREUVE DE PHYSIQUE

Durée de l'épreuve : 3 heures
L'usage de la calculatrice et de tout dispositif électronique est interdit.
Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente
sur la première page de la copie :

PHYSIQUE I - PSI

L'énoncé de cette épreuve comporte 6 pages de texte.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

Physique en arctique

Ce sujet aborde différentes questions relatives aux propriétés physiques particulières aux régions polaires. Les notations, valeurs des constantes fondamentales et les autres données numériques nécessaires à la résolution du problème ainsi qu'un formulaire sont regroupés à la fin de l'énoncé.
Les exemples seront tous traités dans le cas des régions polaires nord (également appelées arctiques ou boréales). Les notations géographiques usuelles sont également rappelées en fin d'énoncé. Les applications numériques comporteront au plus 2 chiffres significatifs.
Les deux parties sont indépendantes.

I. - Pôles géographiques et magnétiques

Les pôles géographiques sont assez proches des pôles magnétiques; dans tout ce qui suit, on pourra confondre les deux axes reliant les pôles opposés de chaque type. La recherche des pôles magnétiques s'est d'abord appuyée sur la mesure du champ magnétique terrestre (ou champ géomagnétique), et en particulier de sa direction. L'intensité croissante du champ géomagnétique à l'approche des pôles contribue enfin à expliquer un phénomène optique spectaculaire : les aurores polaires. Les parties I.A et I.B sont indépendantes entre elles.
La partie I.A est consacrée à la description dipolaire du champ géomagnétique (le dipôle disposé au centre de la Terre et modélisant des courants électriques dans le noyau de la planète).
Enfin, la partie I.B décrit quelques propriétés des mouvements des particules chargées à l'approche du pôle nord.

I.A. - Boussole, champ géomagnétique et dipôle central

Une boussole est formée d'un aimant permanent, solide en forme d'aiguille équivalente à un petit dipôle magnétique m⃗ de norme constante m, la direction du vecteur m⃗ étant supposée indiquer le nord. Cette aiguille aimantée peut librement tourner autour d'un axe vertical ( Δ ) dirigé par le
Figure 1 - Boussole de navigation

vecteur e⃗_r local et formant un pivot à faible frottement (cf. fig. 1).
1- Pourquoi la boussole à l'équilibre indique-t-elle le nord ? Cet équilibre est-il stable ?
On note I le moment d'inertie de l'aiguille aimantée relativement à son axe de rotation ( Δ ); légèrement écartée de sa position d'équilibre (cf. fig. 1), l'aiguille aimantée oscille avec une pseudo-période τ_(osc).
  • 2 - Montrer que la connaissance de m, τ_(osc) et I permet de déterminer une des composantes du champ géomagnétique. Laquelle?
    On étudie un modèle de champ géomagnétique créé par un dipôle magnétique M⃗ = M_0 e⃗_z disposé au centre O de la Terre (assimilée à une sphère de rayon R_T ), l'axe ( Oz ) étant l'axe polaire géographique dirigé du pôle sud de cet axe vers son pôle nord (cf. fig. 5). On rappelle d'une part qu'un point de la surface est caractérisé par ses coordonnées géographiques φ (longitude) et λ = π/2 − θ (latitude) et d'autre part qu'à l'équateur le champ magnétique terrestre est horizontal, dirigé vers le pôle nord géographique et y a pour intensité B_E.
    ◻3 - Exprimer, en un point de la surface de la Terre et en coordonnées sphériques, le champ géomagnétique en fonction de μ_0 (perméabilité du vide), M_0 et R_T.
  • 4 - Préciser le signe de M_0 puis estimer sa valeur numérique. Quelles sont la direction et l'intensité du champ géomagnétique aux pôles magnétiques nord et sud?
    En un point P de la surface terrestre, on appelle nord magnétique local la direction e⃗_N du champ géomagnétique B⃗, projeté dans le plan horizontal, et déclinaison magnétique l'angle D formé par B⃗ avec le nord magnétique local; la déclinaison magnétique est positive si B⃗ est dirigé vers le haut (vers le ciel) et négative s'il est dirigé vers le bas (vers le sol).
    ◻5 - Dans l'hémisphère nord, quel est le signe de D ? Calculer tan(D) en fonction de la latitude λ puis tracer l'allure de la courbe donnant D en fonction de λ pour toutes les valeurs de λ du pôle sud au pôle nord. Pourquoi lisait-on parfois que les boussoles ≪ s'affolent à proximité des pôles ≫ ? Peut-on déterminer, au moyen d'une boussole, si on se trouve dans l'hémisphère nord ou dans l'hémisphère sud?

I.B. - Aurores polaires

Les aurores polaires sont des phénomènes lumineux spectaculaires observables sur le fond du ciel nocturne des régions polaires : des particules chargées issues du vent solaire et guidées vers les pôles le long des lignes de champ du champ géomagnétique y interagissent avec la haute atmosphère. On n'étudie que quelques caractéristiques du mouvement de ces particules à l'approche du pôle nord.
On étudie d'abord le mouvement circulaire de centre O^′ d'une particule de charge q et de masse m sous la seule influence d'un champ magnétostatique uniforme B⃗_0 = − B_0 e⃗_z, avec B_0 > 0. On pourra utiliser des coordonnées polaires ( r, θ ) dans le plan du mouvement.
  • 6 - Montrer que le mouvement est uniforme et exprimer la vitesse angulaire ω_c du mouvement. Le cercle est-il parcouru dans le sens direct ou rétrograde?
Ce mouvement est équivalent, pour des durées nettement supérieures à 2π/ω_c, à une boucle de courant circulaire de rayon r parcourue par un courant (moyen) i associé à la rotation périodique de la charge q. Il s'agit donc d'un dipôle magnétique de moment M⃗.
  • 7 - Montrer que l'énergie cinétique E_c du mouvement vérifie E_c = − M⃗ ⋅ B⃗_0. Pour la suite de cette partie, on considérera que ce résultat reste applicable, même si B⃗_0 n'est plus exactement uniforme.
    On étudie maintenant le mouvement d'un proton dans un champ non uniforme, B⃗_0 = − B_0(z)e⃗_z; on notera G_m(z) = (dB_0)/(dz) l'intensité du gradient associé. On admet l'expression de la résultante des forces exercées sur cette particule, en fonction du moment magnétique M⃗ équivalent à son mouvement moyen : F⃗ = (M⃗ ⋅ grad ^(→−))B⃗_0 soit aussi F⃗ = − M_z(dB_0)/(dz)e⃗_z. Le proton, issu du vent solaire, s'approche du pôle terrestre nord.
  • 8 - À l'approche du pôle nord et en justifiant votre réponse, préciser la direction et le sens des trois vecteurs B⃗_0, M⃗ et F⃗. Le proton est-il freiné ou accéléré?
  • 9 - L'hypothèse G_m(z) ≠ 0 est-elle compatible avec l'équation de Maxwell assurant la conservation du flux magnétique le long d'un tube de courant?
    ◻10 - Compte tenu du caractère dipolaire du champ géomagnétique, évaluer G_m(z) puis l'accélération d'un proton d'énergie E_c = 0, 50keV à l'approche immédiate du pôle; comparer aux effets de la pesanteur. Que peut-on en conclure?

II. - La glace de la banquise

L'existence de couverts de glace de grande épaisseur au-dessus des océans polaires est bien sûr une caractéristique remarquable des régions polaires. On étudie ici deux propriétés de ces couverts de glace :
  • quelques propriétés mécaniques d'un traîneau glissant sur sa surface (partie II.A);
  • un modèle simple de croissance de l'épaisseur de la glace en hiver (partie II.B).

II.A. - Un traîneau sur la glace

Un traîneau à chiens est un dispositif de masse totale M (le pilote, ou musher, est compris dans cette masse) qui peut glisser sur la surface de la glace avec des coefficients de glissement statique (avant le démarrage) μ_s et dynamique (en mouvement) μ_d.
◻11 - Les chiens sont reliés au traîneau par des éléments de corde tendus, de masse négligeable et inextensibles. Montrer qu'un tel élément de corde transmet les tensions et que celles-ci sont colinéaires à la corde.
12- Le trajet se fait soit à l'horizontale, soit sur une faible pente ascendante caractérisée par l'angle α avec l'horizontale. Montrer que, dans ce dernier cas, tout se passe comme dans un mouvement horizontal sous réserve de remplacer μ_d par μ_d^′, que l'on exprimera.
L'intensité de la force de traction totale F exercée par l'ensemble des chiens dépend de leur vitesse v et on adoptera le modèle F = F_0 − βv où F_0 et β sont des constantes positives. On prendra les valeurs M = 5, 0 × 10^2 kg, α = 0, μ_d = 5, 0 × 10^(− 2) et μ_s = 8, 0 × 10^(− 2).
  • 13 - Déterminer la valeur minimale de F_0 permettant le démarrage du traîneau.
  • 14 - La vitesse du traîneau en régime stationnaire est v_0 = 3 m ⋅ s^(− 1), atteinte à 5% près au bout d'un temps t_1 = 5 s. Exprimer d'une part β en fonction de M et t_1 et d'autre part F_0 en fonction de β, v_0, μ_d, M et g. Calculer leurs valeurs respectives.
Toujours à vitesse constante v_0, le traîneau aborde une courbe à plat qu'on assimilera à un cercle de centre O et de rayon R (cf. fig. 2). Les chiens (modélisés ici en un seul point C ) doivent donc tirer vers l'intérieur du cercle.
  • 15 - Déterminer en fonction des données la tension T⃗ de la corde et l'angle θ entre la force de traction et la
Figure 2 - Trajectoire circulaire du traîneau
trajectoire.

II.B. - Croissance hivernale de l'épaisseur de glace

Pour étudier la croissance de la couche de glace en hiver, on modélise l'océan sous la banquise en formation de la manière suivante (cf. fig. 3) : en profondeur, la température de l'eau est maintenue constante à T_1 = 4^∘C par les courants océaniques. Sur une hauteur constante e sous la banquise, l'eau se refroidit progressivement jusqu'à atteindre T_0 = 0^∘C à l'altitude z = 0 de formation de la glace (on néglige tout effet de salinité de l'eau). La couche de glace a une épaisseur croissante z_g(t) qu'il s'agit de déterminer; au-dessus de celle-ci, l'air est à la température constante T_2 = − 40^∘C. On notera λ_e et λ_g les conductivités thermiques et c_e et c_g les capacités thermiques massiques de l'eau liquide et de la glace, ρ_g et l_f la masse volumique et l'enthalpie massique de fusion de la glace; toutes ces grandeurs sont des constantes.
L'épaisseur de glace z_g(t) augmente régulièrement du fait de la cristallisation de l'eau refroidie à T_0 = 0^∘C à la base de la couche de glace. Toutes les études pourront être faites pour un
Figure 3 - L'océan sous la banquise en formation
système défini par un cylindre vertical de surface S unité (cf. fig. 3) au sein duquel les transferts thermiques unidimensionnels sont régis par la loi de Fourier.
16- Par une étude des échanges thermiques de l'épaisseur δz prise à l'intérieur de la glace, établir une équation aux dérivées partielles vérifiée par la température T_g(z, t) au sein de la glace.
  • 17 - Déterminer une expression donnant l'ordre de grandeur de la durée Δt de la diffusion thermique au sein de la glace sur une hauteur Δz. Quelle durée doit-on attendre afin de pouvoir considérer que, pour des évolutions assez lentes, la température T_g ne dépend pratiquement plus du temps? Préciser ce que l'on entend par ≪ assez lentes ≫.
    On se place dans ce cas dans toute la suite : dans l'eau comme dans la glace, les répartitions de température seront supposées quasi-statiques.
    ◻18 - Définir et exprimer les résistances thermiques R_g et R_e, pour une aire donnée S, des couches de glace et d'eau refroidie sous la glace.
    Les transferts thermiques à travers la surface supérieure de la banquise sont décrits par la loi de Newton des transferts pariétaux (radiatifs et convecto-conductifs) : la puissance échangée par unité d'aire de cette surface vérifie |P_u| = h|T_s − T_2| où T_s est la température au sommet de la couche de glace; le coefficient h > 0 de la loi de Newton est supposé connu et constant.
  • 19 - Exprimer la résistance thermique R_i, pour une aire S, de l'interface entre l'air et la glace.
  • 20 - Montrer que le régime quasi-permanent de croissance de la couche de glace peut être décrit par le schéma électrique équivalent de la figure 4 et préciser l'expression du << courant >> Φ du ≪ générateur de courant ≫ en fonction notamment de l_f, ρ_g et de la vitesse de croissance v_g = (dz_g)/(dt) de la couche de glace.
  • 21 - En électricité, connaissez-vous un dispositif D permettant d'assurer une différence de potentiel nulle sans appel de courant? Si oui, comment faut-il le brancher? En thermodynamique, pour quelle raison la différence de température aux bornes de D est-elle maintenue nulle?
  • 22 - Établir l'équation différentielle vérifiée par z_g(t). On suppose que pour toutes les valeurs de t considérées on a e/(λ_e)≫(z_g)/(λ_g) + 1/h, en déduire la loi d'évolution de l'épaisseur de la couche de glace sous la forme τ_g[ℓ_g z_g(t) + z_g^2(t)] = ℓ_g^2 t où l'exprimera les grandeurs τ_g et ℓ_g en
Figure 4 - Circuit électrique équivalent à la croissance de la couche de glace
fonction des paramètres du modèle. L'instant t = 0 correspond au début de la formation de la banquise.
◻23 - Tracer et commenter l'allure de la courbe donnant z_g en fonction de t. On montrera notamment l'existence de deux régimes successifs.

Données et formulaire utiles pour l'ensemble du sujet

Données numériques et constantes fondamentales

Champ magnétique terrestre à l'équateur B_E = 3, 0 × 10^(− 5) T
Charge élémentaire e = 1, 6 × 10^(− 19)C
Durée du jour solaire moyen T_0 = 24 h = 8, 6 × 10^4 s
Intensité du champ de pesanteur g_0 = 9, 8 m ⋅ s^(− 2)
Masse du proton m_p = 1, 7 × 10^(− 27) kg
Masse volumique de l'eau liquide à 4^∘C ρ_e = 1, 0 × 10^3 kg ⋅ m^(− 3)
Perméabilité magnétique du vide μ_0 = 4π × 10^(− 7)H ⋅ m^(− 1)
Rayon terrestre R_T = 6, 4 × 10^3 km
Viscosité dynamique de l'eau liquide à 4^∘C η_e = 1, 6 × 10^(− 3) kg ⋅ m^(− 1) ⋅ s^(− 1)
Logarithme népérien du nombre 20 ln(20) ≃ 3, 0

Lois de Coulomb du glissement

Lors du glissement d'un solide à la vitesse v⃗ sur un support, la réaction du support se décompose en une composante tangentielle T⃗ colinéaire et opposée à v⃗ et une composante N⃗ normale au support. Dans le modèle de Coulomb, le coefficient de glissement dynamique correspond au rapport μ_d = ‖T⃗‖/‖N⃗‖.
Lorsque cette vitesse est nulle, le solide adhère au support et l'on a ‖T⃗‖ ≤ μ_s‖N⃗‖ où μ_s est appelé coefficient de glissement statique.

Coordonnées sphériques et géographiques

On notera (Oxyz) les axes cartésiens associés à la base orthonormée et directe ( e⃗_x, e⃗_y, e⃗_z ). Les coordonnées sphériques d'un point P sont notées ( r, θ, φ ) avec la base locale associée ( e⃗_r, e⃗_θ, e⃗_φ ), cf. fig. 5 à gauche. On note aussi φ (longitude) et λ la latitude d'un point P de la surface terrestre; le point A est situé sur l'équateur dans le méridien origine ( φ = 0 ); celui-ci passe par l'observatoire de Greenwich G, cf. fig. 5 à droite.
Figure 5 - Coordonnées sphériques et géographiques

Données et formules relatives aux dipôles magnétiques

Le champ magnétique créé par un dipôle de moment dipolaire M⃗ placé à l'origine O des coordonnées est donné au point P par :
B⃗(P) = (μ_0)/(4π)(3R⃗(M⃗ ⋅ R⃗) − R^2 M⃗)/(R^5) où R⃗ = OP^(→−) et R = ‖R⃗‖
Les interactions d'un dipôle magnétique rigide de moment dipolaire m⃗ soumis à un champ magnétique extérieur B⃗ sont décrites par l'énergie potentielle E_p = − m⃗ ⋅ B⃗ et par le couple des actions électromagnétiques Γ⃗ = m⃗ ∧ B⃗.

FIN DE L'ÉPREUVE

Questions fréquentes

3 questions
Sur quoi porte le sujet Mines Physique 1 PSI 2019 ?
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Sur quoi porte le sujet Mines Physique 1 PSI 2019 ?

Sur la physique en Arctique : boussole et champ géomagnétique dipolaire, aurores polaires et particules chargées, mécanique d'un traîneau, puis croissance de la banquise par diffusion thermique.

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en Physique 1 Mines PSI 2019 ?

Surtout des réponses qui reformulent la question sans justification (questions 1, 2, 4, 6, 9, 11), des démonstrations fausses menant au résultat donné, et des erreurs sur la stabilité d'un équilibre et la loi de la quantité de mouvement.

Comment réussir le sujet de Physique 1 Mines PSI 2019 ?

Le jury souligne que beaucoup de questions étaient proches du cours : les candidats rigoureux et connaissant bien leur cours s'en sont bien sortis.

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