WikiPrépaLivrets

Corrigé détaillé ENS Physique U PSI 2022 (page 3/4 : Partie 2 (questions 36 à 54))

Étude de l'interaction entre un atome et le champ électromagnétique

Comment utiliser ce corrigé

Cherchez d'abord chaque question seul. Bloqué ? Ouvrez l'indice, puis la stratégie, et seulement ensuite le corrigé complet. Cochez les questions réussies pour estimer votre note. Comment sont rédigés nos corrigés

Sommaire

72 questions · 4 pages
Page 3 : Partie 2 (questions 36 à 54)
Afficher ou masquer la section

Partie 2 : Deuxième partie : le système atome-champ (suite)

2.2 · Couplage de l'atome à un mode du champ

Question 36

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Raisonnement qualitatif

Notions : résonance, mode propre

On choisit les paramètres de la cavité de sorte que l'un de ses modes, noté , ait une fréquence très proche de la fréquence de résonance de l'atome (). Justifier qualitativement que l'on s'attend à ce que l'oscillation du dipôle atomique excite principalement ce mode. En déduire que le potentiel vecteur s'écrit

de sorte que la seule connaissance de suffit à caractériser le champ dans la cavité. Connaissant , on peut calculer les champs électrique et magnétique en utilisant les relations

et

On omettra l'indice par la suite.

Voir l'indice

Invoquer le phénomène de résonance : seul le mode propre dont la fréquence coïncide avec la pulsation atomique présente une susceptibilité de réponse non négligeable.

Voir la stratégie
  1. Interpréter chaque mode de la cavité comme un oscillateur harmonique linéaire forcé par le dipôle oscillant atomique de pulsation \omega_0.
  2. Invoquer le phénomène de résonance pour justifier que seul le mode vérifiant \omega_{p_0} \approx \omega_0 présente une réponse d'amplitude significative.
  3. Troncaturer la décomposition modale du potentiel vecteur au terme résonant p = p_0.
Voir la réponse courte

Sélection résonante du mode de cavité dont la fréquence est quasi-coïncidente avec la transition dipolaire atomique.

Voir le corrigé complet

L'atome, modélisé par un dipôle oscillant à une fréquence proche de sa pulsation propre \omega_0, crée un champ électromagnétique et une densité de courant qui constituent une source d'excitation pour la cavité.

D'après les équations de Maxwell avec sources, chaque mode électromagnétique propre p de la cavité se comporte comme un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_p. En vertu du phénomène classique de résonance :

  • pour le mode p_0 quasi-résonant (\omega_{p_0} \approx \omega_0), la réponse du champ est fortement amplifiée ;
  • pour tous les autres modes p \neq p_0, l'écart de fréquence |\omega_p - \omega_0| est au moins de l'ordre de l'intervalle spectral libre \Delta\omega = \pi c / D. Ces modes sont hors résonance et leur excitation reste d'amplitude négligeable.

Dans la décomposition générale du potentiel vecteur établie à l'équation (27),

\mathbf{A}(\mathbf{R}, t) = \sum_{p=1}^{\infty} \beta_p(t) \mathbf{A}_{1,p}(\mathbf{R}, t)

les coefficients d'amplitude vérifient ainsi |\beta_p(t)| \ll |\beta_{p_0}(t)| pour tout p \neq p_0. En ne retenant que la composante dominante, le potentiel vecteur se réduit à :

\boxed{\mathbf{A}(\mathbf{R}, t) = \beta_{p_0}(t) \mathbf{A}_{1,p_0}(\mathbf{R}, t)}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 37

Application directeTemps estimé : ≈ 3 min
  • Calcul littéral

Notions : approximation des régimes quasi stationnaires

On suppose que varie lentement à l'échelle de . Donner l'expression de dans cette approximation.

Voir l'indice

Dériver le potentiel vecteur par rapport au temps en négligeant \dot{\beta} devant \omega\beta dans l'approximation d'enveloppe lentement variable.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la dérivée temporelle du potentiel vecteur \mathbf{A}(\mathbf{R},t) = \beta(t)\mathbf{A}_1(\mathbf{R},t) pour relier le champ électrique à \beta(t).
  2. Exploiter l'hypothèse de variations lentes de \beta(t) à l'échelle de la période optique 2\pi/\omega pour simplifier l'expression.
Voir la réponse courte

Dérivation temporelle de \mathbf{A} en négligeant \dot{\beta} devant \omega\beta par approximation séculaire.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (29) et le résultat de la question 36, le champ électrique s'écrit :

\mathbf{E}(\mathbf{R}, t) = -\frac{\partial \mathbf{A}(\mathbf{R}, t)}{\partial t} = -\dot{\beta}(t) \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) - \beta(t) \frac{\partial \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t)}{\partial t}

En rappelant l'expression du potentiel vecteur établie à la question 35 (en omettant l'indice p_0) :

\mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) = -\frac{i}{\omega} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}) e^{-i\omega t}\mathbf{e}_x

on a :

-\frac{\partial \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t)}{\partial t} = \mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}) e^{-i\omega t}\mathbf{e}_x

L'hypothèse selon laquelle l'amplitude \beta(t) varie lentement à l'échelle de la période optique 2\pi/\omega se traduit par :

|\dot{\beta}(t)| \ll \omega |\beta(t)|

Le premier terme vérifie donc :

\left\| \dot{\beta}(t) \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) \right\| \sim \frac{|\dot{\beta}|}{\omega} \mathcal{E}_1 |u(\mathbf{R})| \ll |\beta| \mathcal{E}_1 |u(\mathbf{R})| \sim \left\| \beta(t) \frac{\partial \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t)}{\partial t} \right\|

On peut par conséquent négliger la dérivée temporelle de l'enveloppe \dot{\beta}(t) devant celle de la phase rapide \omega \beta(t), ce qui conduit à :

\mathbf{E}(\mathbf{R}, t) \approx \beta(t)\mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t)

soit explicitement :

\boxed{\mathbf{E}(\mathbf{R}, t) \approx \beta(t) \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}) e^{-i\omega t}\mathbf{e}_x}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 38

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : équation différentielle, approximation séculaire

De façon analogue, on décrit le mouvement de l'électron sous la forme du produit d'une amplitude lentement variable à l'échelle de et d'un terme qui oscille à la fréquence propre

Écrire les équations du mouvement de l'électron et montrer que le champ agit sur l'électron suivant l'équation

Voir l'indice

Injecter l'expression de \mathbf{r}(t) dans le PFD de l'électron, négliger \ddot{\tilde{r}} et \gamma\dot{\tilde{r}} et simplifier l'expression à l'aide de l'approximation séculaire.

Voir la stratégie
  1. Établir l'équation différentielle du mouvement relatif de l'électron dans le référentiel lié au noyau, soumis à la force de rappel élastique et à la force électrique du mode de la cavité (dans l'approximation dipolaire).
  2. Injecter la forme proposée \mathbf{r}(t) = \tilde{r}(t) e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x et appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable pour négliger \ddot{\tilde{r}} devant \omega_0 \dot{\tilde{r}}.
Voir la réponse courte

PFD de l'électron en éliminant les termes de haute fréquence e^{-2i\omega_0 t} par moyenne séculaire.

Voir le corrigé complet

Dans le cadre de cette deuxième partie, l'amortissement n'est plus modélisé par une force de frottement phénoménologique, mais découle de l'échange cohérent d'énergie avec le mode de la cavité.

Dans le référentiel lié au noyau (assimilé au centre de masse immobile à la position \mathbf{R}_0), l'électron de charge q et de masse m est soumis :

  • à la force de rappel élastique exercée par le noyau : \mathbf{F}_{\text{él}} = -m\omega_0^2 \mathbf{r}(t) ;
  • à la force électrique exercée par le champ de la cavité, évaluée en \mathbf{R}_0 dans l'approximation dipolaire (|\mathbf{r}| \ll \lambda) : \mathbf{F}_e = q\mathbf{E}(\mathbf{R}_0, t). La force magnétique est négligée car le mouvement de l'électron est non relativiste (v \ll c).

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron s'écrit donc :

m\ddot{\mathbf{r}} + m\omega_0^2 \mathbf{r} = q\mathbf{E}(\mathbf{R}_0, t)

D'après le résultat de la question Q37, le champ électrique du mode s'exprime par :

\mathbf{E}(\mathbf{R}_0, t) = \beta(t) \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) e^{-i\omega t} \mathbf{e}_x

En projetant le mouvement selon l'axe \mathbf{e}_x, avec \mathbf{r}(t) = \tilde{r}(t) e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x, on calcule les dérivées temporelles successives :

\begin{aligned} \dot{\mathbf{r}}(t) &= (\dot{\tilde{r}} - i\omega_0 \tilde{r})e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x \\ \ddot{\mathbf{r}}(t) &= (\ddot{\tilde{r}} - 2i\omega_0 \dot{\tilde{r}} - \omega_0^2 \tilde{r})e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x \end{aligned}

En injectant ces expressions dans l'équation du mouvement, le terme d'oscillation libre en -\omega_0^2 \tilde{r} compense exactement le terme de rappel élastique :

(\ddot{\tilde{r}} - 2i\omega_0 \dot{\tilde{r}}) e^{-i\omega_0 t} = \frac{q}{m} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) \beta e^{-i\omega t}

Puisque l'amplitude \tilde{r}(t) varie lentement à l'échelle de 2\pi/\omega_0 (approximation de l'enveloppe lentement variable), on a |\ddot{\tilde{r}}| \ll \omega_0 |\dot{\tilde{r}}|. On peut donc négliger la dérivée seconde \ddot{\tilde{r}}, ce qui conduit à :

-2i\omega_0 \dot{\tilde{r}} e^{-i\omega_0 t} = \frac{q}{m} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) \beta e^{-i\omega t}

En divisant des deux côtés par -2\omega_0, on obtient bien l'équation souhaitée :

\boxed{i\dot{\tilde{r}} e^{-i\omega_0 t} = -\frac{q}{2\omega_0 m}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) \beta e^{-i\omega t}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 39

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : équation de d'alembert avec sources, équation de maxwell

Réciproquement, le mouvement de l'électron agit sur le champ. A partir des équations de Maxwell, on montre que

où est la densité de courant associée au mouvement de l'électron. En déduire que

On rappelle que correspond au potentiel vecteur du mode de la cavité quand celle-ci ne contient pas d'atome. Il est donc solution des équations de Maxwell sans sources ().

Voir l'indice

Développer l'équation de d'Alembert satisfaite par \mathbf{A}, soustraire celle vérifiée dans le vide par \mathbf{A}_1, et négliger \ddot{\beta} devant \omega\dot{\beta}.

Voir la stratégie
  1. Exprimer \mathbf{A}(\mathbf{R}, t) = \beta(t) \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) et calculer ses dérivées spatiales (laplacien vectoriel) et temporelles.
  2. Appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV) sur le coefficient \beta(t) pour négliger sa dérivée seconde devant le terme croisé.
  3. Exprimer la dérivée première de \mathbf{A}_1 à l'aide du champ électrique \mathbf{E}_1, puis utiliser le fait que \mathbf{A}_1 est solution de l'équation de propagation sans source pour conclure.
Voir la réponse courte

Équation d'onde avec terme source de courant et projection sur le mode propre non perturbé de la cavité.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q36, le potentiel vecteur dans la cavité est restreint au mode résonant p_0 :

\mathbf{A}(\mathbf{R}, t) = \beta(t)\mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t)

Puisque le facteur \beta(t) dépend uniquement du temps, le laplacien spatial s'écrit simplement :

\Delta \mathbf{A}(\mathbf{R}, t) = \beta(t) \Delta \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t)

Calculons la dérivée temporelle seconde de \mathbf{A}(\mathbf{R}, t) à l'aide de la formule de Leibniz :

\frac{\partial \mathbf{A}}{\partial t} = \dot{\beta}(t)\mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) + \beta(t)\frac{\partial \mathbf{A}_1}{\partial t}(\mathbf{R}, t)
\frac{\partial^2 \mathbf{A}}{\partial t^2} = \ddot{\beta}(t)\mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) + 2\dot{\beta}(t)\frac{\partial \mathbf{A}_1}{\partial t}(\mathbf{R}, t) + \beta(t)\frac{\partial^2 \mathbf{A}_1}{\partial t^2}(\mathbf{R}, t)

Le mode libre varie comme \mathbf{A}_1 \propto e^{-i\omega t}, d'où \left\|\frac{\partial \mathbf{A}_1}{\partial t}\right\| \sim \omega \|\mathbf{A}_1\|. Selon l'hypothèse de la question Q37, l'amplitude \beta(t) varie lentement à l'échelle de la période optique 2\pi/\omega, ce qui se traduit par l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV) :

|\ddot{\beta}| \ll \omega |\dot{\beta}| \implies \|\ddot{\beta}\mathbf{A}_1\| \ll \left\|2\dot{\beta}\frac{\partial \mathbf{A}_1}{\partial t}\right\|

Le terme en \ddot{\beta} est donc négligeable devant le terme croisé.

De plus, d'après la relation rappelée à la question Q35, le champ électrique du mode non perturbé est :

\mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = -\frac{\partial \mathbf{A}_1}{\partial t}(\mathbf{R}, t)

Il vient ainsi :

\frac{\partial^2 \mathbf{A}}{\partial t^2} \approx -2\dot{\beta}(t)\mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) + \beta(t)\frac{\partial^2 \mathbf{A}_1}{\partial t^2}(\mathbf{R}, t)

Injectons ces dérivées dans l'équation de d'Alembert avec terme source (équation (33)) :

\Delta \mathbf{A} - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \mathbf{A}}{\partial t^2} = \beta(t)\left(\Delta \mathbf{A}_1 - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \mathbf{A}_1}{\partial t^2}\right) + \frac{2\dot{\beta}(t)}{c^2}\mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = -\mu_0 \mathbf{j}

Or, \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) est le potentiel vecteur du mode de la cavité vide (en l'absence d'atome), il vérifie donc l'équation de d'Alembert homogène sans sources (\mathbf{j} = \mathbf{0}) :

\Delta \mathbf{A}_1 - \frac{1}{c^2}\frac{\partial^2 \mathbf{A}_1}{\partial t^2} = \mathbf{0}

Le premier terme s'annule, ce qui conduit directement à l'équation (34) :

\boxed{\frac{2\dot{\beta}}{c^2} \mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = -\mu_0 \mathbf{j}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 40

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Mise en équation
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : densité de courant, couplage électromécanique

Justifier brièvement que le courant s'écrit . Montrer que

On pourra utiliser que

Voir l'indice

Multiplier l'équation spatiale par \mathbf{E}_1^*(\mathbf{R}), intégrer sur le volume de la cavité et exploiter la propriété d'échantillonnage de la distribution de Dirac en \mathbf{R}_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer la densité volumique de courant d'une particule ponctuelle en approximation dipolaire (\mathbf{R} \approx \mathbf{R}_0).
  2. Projeter la relation spatiale établie à la question précédente sur le profil spatial u(\mathbf{R}) du mode en intégrant sur le volume de la cavité \mathcal{V}_0.
  3. Utiliser l'approximation de l'enveloppe lentement variable pour évaluer \dot{\mathbf{r}}(t), puis simplifier grâce à la relation de normalisation énergétique fournie.
Voir la réponse courte

Modélisation ponctuelle de la source de courant dipolaire et normalisation par l'énergie du mode à un photon.

Voir le corrigé complet

1. Expression de la densité de courant \mathbf{j}

L'électron, de charge q, est situé en \mathbf{R}_e(t) = \mathbf{R}_0 + \mathbf{r}(t) et animé d'une vitesse \mathbf{v}(t) = \dot{\mathbf{r}}(t) (le noyau situé en \mathbf{R}_0 étant considéré fixe). Dans l'approximation dipolaire, l'amplitude d'oscillation |\mathbf{r}| est négligeable devant les échelles spatiales de variation du champ (\lambda et w_{0}), ce qui permet d'assimiler la position de l'électron à celle du noyau \mathbf{R}_0.

La densité volumique de courant associée à cette charge ponctuelle s'écrit alors :

\mathbf{j}(\mathbf{R}, t) = q \mathbf{v}(t) \, \delta^3(\mathbf{R} - \mathbf{R}_0) = q \dot{\mathbf{r}}(t) \, \delta^3(\mathbf{R} - \mathbf{R}_0)

2. Équation différentielle sur \beta(t)

D'après l'équation (34) obtenue à la question 39 :

\frac{2\dot{\beta}}{c^2}\mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = -\mu_0 \mathbf{j}(\mathbf{R}, t)

avec \mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}) e^{-i\omega t}\mathbf{e}_x.

Multiplions scalairement les deux membres par \frac{1}{2}\epsilon_0 \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R})\mathbf{e}_x et intégrons sur le volume \mathcal{V}_0 de la cavité :

\frac{\dot{\beta}}{c^2} e^{-i\omega t} \int_{\mathcal{V}_0} \epsilon_0 \mathcal{E}_1^2 u^2(\mathbf{R}) \, \mathrm{d}^3\mathbf{R} = -\frac{\mu_0 \epsilon_0}{2} \mathcal{E}_1 \int_{\mathcal{V}_0} u(\mathbf{R}) (\mathbf{j} \cdot \mathbf{e}_x) \, \mathrm{d}^3\mathbf{R}

En utilisant la relation (36) de l'énoncé, \int_{\mathcal{V}_0} \frac{1}{2}\epsilon_0 \mathcal{E}_1^2 u^2(\mathbf{R})\,\mathrm{d}^3\mathbf{R} = \hbar\omega, le membre de gauche s'écrit :

\int_{\mathcal{V}_0} \text{LHS} \, \mathrm{d}^3\mathbf{R} = \frac{2\hbar\omega}{c^2} \dot{\beta} e^{-i\omega t}

Pour le membre de droite, sachant que \mu_0 \epsilon_0 = 1/c^2 et que \mathbf{j} \cdot \mathbf{e}_x = q \dot{r}_x \delta^3(\mathbf{R} - \mathbf{R}_0) avec \mathbf{r}(t) = \tilde{r}(t)e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x :

\begin{aligned} \int_{\mathcal{V}_0} \text{RHS} \, \mathrm{d}^3\mathbf{R} &= -\frac{1}{2c^2} \mathcal{E}_1 \int_{\mathcal{V}_0} u(\mathbf{R}) q \dot{r}(t) \delta^3(\mathbf{R} - \mathbf{R}_0) \, \mathrm{d}^3\mathbf{R} \\ &= -\frac{q}{2c^2} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) \dot{r}(t) \end{aligned}

Comme l'amplitude \tilde{r}(t) varie lentement à l'échelle de 2\pi/\omega_0 (|\dot{\tilde{r}}| \ll \omega_0 |\tilde{r}|), on a :

\dot{r}(t) = \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}\left(\tilde{r}(t) e^{-i\omega_0 t}\right) \approx -i\omega_0 \tilde{r}(t) e^{-i\omega_0 t}

L'égalité entre les deux membres donne alors :

\frac{2\hbar\omega}{c^2} \dot{\beta} e^{-i\omega t} = -\frac{q}{2c^2} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) \left(-i\omega_0 \tilde{r} e^{-i\omega_0 t}\right) = \frac{i q\omega_0}{2c^2} \tilde{r} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) e^{-i\omega_0 t}

En simplifiant par c^2 et en divisant par 2\hbar\omega :

\dot{\beta} e^{-i\omega t} = \frac{i q\omega_0}{4\hbar\omega} \tilde{r} \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) e^{-i\omega_0 t}

Il reste à multiplier par le facteur i (en remarquant que i \times i = -1) :

\boxed{i\dot{\beta}e^{-i\omega t} = -\frac{q\omega_0}{4\hbar\omega} \tilde{r}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) e^{-i\omega_0 t}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 41

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur harmonique, pulsation de coupure

On se place à résonance (). Eliminer la variable pour obtenir une équation différentielle du deuxième ordre sur . En déduire le temps caractéristique de la dynamique du système atome-champ.

Voir l'indice

Dériver l'équation sur \tilde{r} à résonance puis injecter \dot{\beta} pour faire apparaître un oscillateur harmonique de pulsation caractéristique 1/\tau(\mathbf{R}_0).

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations d'évolution couplées obtenues aux questions Q38 et Q40 en posant la condition de résonance \omega = \omega_0.
  2. Dériver par rapport au temps l'équation portant sur \dot{\tilde{r}} et y injecter l'expression de \dot{\beta} pour éliminer \beta.
  3. Identifier la pulsation propre des oscillations d'échange d'énergie entre l'atome et le mode pour en déduire le temps caractéristique \tau(\mathbf{R}_0).
Voir la réponse courte

Élimination de \beta conduisant à \ddot{\tilde{r}} + \Omega^2\tilde{r} = 0 et identification de la pulsation d'échange atome-cavité.

Voir le corrigé complet

À la résonance (\omega = \omega_0), les facteurs temporels oscillants e^{-i\omega_0 t} et e^{-i\omega t} sont identiques et se simplifient dans les équations établies aux questions Q38 et Q40 :

\begin{align*} i\dot{\tilde{r}}(t) &= -\frac{q}{2\omega_0 m}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\,\beta(t) \tag{1} \\ i\dot{\beta}(t) &= -\frac{q}{4\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\,\tilde{r}(t) \tag{2}\end{align*}

En multipliant l'équation (1) par -i, on obtient :

\dot{\tilde{r}}(t) = i\frac{q\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)}{2\omega_0 m}\,\beta(t)

En dérivant cette relation par rapport au temps :

\ddot{\tilde{r}}(t) = i\frac{q\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)}{2\omega_0 m}\,\dot{\beta}(t)

D'après l'équation (2), on a \dot{\beta}(t) = i\frac{q\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)}{4\hbar}\,\tilde{r}(t). En reportant cette expression dans la dérivée seconde :

\ddot{\tilde{r}}(t) = i^2 \frac{q^2 \mathcal{E}_1^2 u^2(\mathbf{R}_0)}{8\hbar m\omega_0}\,\tilde{r}(t) = -\frac{q^2 \mathcal{E}_1^2 u^2(\mathbf{R}_0)}{8\hbar m\omega_0}\,\tilde{r}(t)

L'équation différentielle du deuxième ordre vérifiée par \tilde{r} est donc :

\boxed{\ddot{\tilde{r}}(t) + \frac{q^2 \mathcal{E}_1^2 u^2(\mathbf{R}_0)}{8\hbar m\omega_0}\,\tilde{r}(t) = 0}

Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre :

\Omega_R(\mathbf{R}_0) = \frac{|q|\mathcal{E}_1 |u(\mathbf{R}_0)|}{\sqrt{8\hbar m\omega_0}}

Le temps caractéristique \tau(\mathbf{R}_0) de l'évolution de l'amplitude (temps caractéristique des oscillations de Rabi du système atome-champ) s'en déduit :

\boxed{\tau(\mathbf{R}_0) = \frac{1}{\Omega_R(\mathbf{R}_0)} = \frac{\sqrt{8\hbar m\omega_0}}{|q|\mathcal{E}_1 |u(\mathbf{R}_0)|}}

En utilisant l'amplitude à un photon \mathcal{E}_1 = \sqrt{\frac{2\hbar\omega_0}{\epsilon_0 V_p}} établie à la question Q34, ce temps caractéristique s'écrit de manière équivalente :

\tau(\mathbf{R}_0) = \frac{2\sqrt{\epsilon_0 m V_p}}{|q|\,|u(\mathbf{R}_0)|}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 42

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : interférence destructive, émission spontanée

Montrer que lorsque l'atome s'approche de l'un des points . Donner un argument physique pour justifier que le dipôle ne rayonne plus de champ lorsqu'il est proche d'un des miroirs. En déduire que l'atome ne peut plus se désexciter.

Voir l'indice

Remarquer que u_p(\mathbf{R}_0) = 0 sur les miroirs conducteurs ; le champ électrique local étant nul, le dipôle ne peut plus coupler son énergie au mode de cavité.

Voir la réponse courte

L'annulation du mode sur les miroirs supprime le couplage dipolaire et inhibe l'émission spontanée de l'atome.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q32, le profil spatial du mode résonant p s'écrit :

u_p(\mathbf{R}) = \exp\left(-\frac{x^2+y^2}{w_{0,p}^2}\right)\sin\left[k_p\left(z+\frac{D}{2}\right)\right]

avec k_p = \frac{p\pi}{D} d'après la question Q30. Pour un atome situé en \mathbf{R}_0 = (0, 0, z_0) :

  • Lorsque z_0 \to -\frac{D}{2} :

    u_p\left(0, 0, -\frac{D}{2}\right) = \sin(0) = 0
  • Lorsque z_0 \to +\frac{D}{2} :

    u_p\left(0, 0, \frac{D}{2}\right) = \sin(k_p D) = \sin(p\pi) = 0 \quad (\text{avec } p \in \mathbb{N}^*)

Comme le temps caractéristique établi à la question Q41 est inversement proportionnel à |u_p(\mathbf{R}_0)| :

\tau(\mathbf{R}_0) = \frac{\sqrt{8\hbar m\omega_0}}{|q|\mathcal{E}_{1,p} |u_p(\mathbf{R}_0)|}

on a immédiatement :

\boxed{\tau(\mathbf{R}_0) \xrightarrow[\mathbf{R}_0 \to (0,0,\pm D/2)]{} +\infty}

Argument physique :

  • Point de vue modal (conditions aux limites) : Les miroirs sont modélisés par des conducteurs parfaits. La composante tangentielle du champ électrique s'annule rigoureusement sur leur surface (\mathbf{E}_\parallel = \mathbf{0}). Le dipôle atomique oscillant selon \mathbf{e}_x est parallèle au plan tangent du miroir en son centre : il est donc situé exactement en un nœud du champ électrique. Le couplage dipolaire \mathbf{p} \cdot \mathbf{E}(\mathbf{R}_0) est rigoureusement nul, de sorte que le travail échangé entre le dipôle et le champ est nul.
  • Point de vue des images : Par la méthode des images électrostatiques, un dipôle électrique oscillant parallèle à un conducteur parfait induit un dipôle image opposé :

    \mathbf{p}_{\text{image}} = -\mathbf{p}

    Lorsque l'atome est infiniment proche de la paroi, la distance entre le dipôle réel et son image tend vers zéro. Leurs rayonnements interfèrent de façon totalement destructive (\mathbf{p}_{\text{tot}} \to \mathbf{0}), ce qui éteint tout rayonnement dipolaire.

Conséquence sur la désexcitation : Puisque le temps d'échange d'énergie \tau(\mathbf{R}_0) diverge et que le modèle suppose que l'atome ne peut interagir qu'avec ce mode résonant de la cavité, aucun transfert d'énergie n'est possible de l'atome vers le champ électromagnétique. En l'absence de tout canal de désexcitation radiative, l'atome ne peut plus se désexciter et reste indéfiniment dans son état excité (inhibition de l'émission spontanée).

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 43

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur couplé, oscillation de rabi

Intégrer l'équation différentielle sur obtenue à la question 41. On considère qu'à l'atome est excité () et le champ électromagnétique dans la cavité est nul (). Tracer l'évolution de . Est-ce la dynamique à laquelle on s'attendait pour l'atome ?

Voir l'indice

Résoudre l'équation harmonique avec les conditions initiales pour obtenir une loi en cosinus, illustrant un échange périodique et réversible d'énergie (oscillations de Rabi).

Voir la stratégie
  1. Rappeler l'équation différentielle établie à la question Q41 et déterminer les conditions initiales complètes sur \tilde{r}(0) et \dot{\tilde{r}}(0) grâce à la relation de couplage atome-champ de la question Q38.
  2. Intégrer l'équation d'oscillateur harmonique pour obtenir \tilde{r}(t), puis en déduire le carré du module |\tilde{r}(t)|^2.
  3. Tracer la fonction obtenue en précisant les valeurs remarquables et la pseudo-période, puis confronter cette dynamique réversible aux prédictions de l'émission spontanée dans le vide (partie 1).
Voir la réponse courte

Résolution sinusoïdale |\tilde{r}(t)|^2 = r_0^2 \cos^2(\Omega t/2) : échange d'énergie réversible non amorti.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q41, à résonance (\omega = \omega_0), l'amplitude lentement variable \tilde{r}(t) vérifie l'équation différentielle :

\ddot{\tilde{r}}(t) + \frac{1}{\tau^2(\mathbf{R}_0)}\,\tilde{r}(t) = 0

où \tau(\mathbf{R}_0) = \frac{\sqrt{8\hbar m \omega_0}}{|q|\mathcal{E}_1 |u(\mathbf{R}_0)|}.

La solution générale de cette équation différentielle d'oscillateur harmonique s'écrit :

\tilde{r}(t) = A \cos\left(\frac{t}{\tau(\mathbf{R}_0)}\right) + B \sin\left(\frac{t}{\tau(\mathbf{R}_0)}\right)

où A et B sont deux constantes d'intégration complexes.

Déterminons les conditions initiales à t = 0 :

  • L'énoncé donne \tilde{r}(0) = r_0 > 0, d'où A = r_0.
  • L'action du champ sur l'électron est régie par l'équation (32) de la question Q38 :

    i\dot{\tilde{r}}(t) = -\frac{q}{2\omega_0 m}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\beta(t)

    Comme le champ est initialement nul (\beta(0) = 0), on en déduit immédiatement \dot{\tilde{r}}(0) = 0, ce qui impose B = 0.

L'amplitude complexe de l'oscillation atomique est donc réelle à tout instant :

\tilde{r}(t) = r_0 \cos\left(\frac{t}{\tau(\mathbf{R}_0)}\right)

Le carré du module s'en déduit directement :

\boxed{|\tilde{r}(t)|^2 = r_0^2 \cos^2\left(\frac{t}{\tau(\mathbf{R}_0)}\right) = \frac{r_0^2}{2}\left[1 + \cos\left(\frac{2t}{\tau(\mathbf{R}_0)}\right)\right]}

Discussion physique de la dynamique : Non, ce n'est pas la dynamique à laquelle on s'attendait classiquement pour l'atome :

  • Dans l'espace libre (ou dans le modèle de Lorentz de la partie 1, question Q7), un dipôle excité subit une force de réaction de rayonnement dissipative qui conduit à une perte d'énergie irréversible, se traduisant par un amortissement exponentiel en e^{-t/\tau_{\text{rad}}}.
  • Ici, au contraire, l'évolution est strictement périodique et réversible : l'atome cède progressivement son énergie au mode unique de la cavité jusqu'à s'éteindre totalement à t = \frac{\pi}{2}\tau, puis le champ ainsi créé réexcite l'atome en lui restituant son énergie à t = \pi\tau. Il s'agit des oscillations de Rabi du vide.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 44

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Exploitation de document

Notions : oscillation de rabi, électrodynamique quantique en cavité

La figure 2 présente les résultats d'une expérience dans laquelle on laisse un atome initialement dans l'état excité au centre d'une cavité similaire à celle décrite figure 1 pendant un temps d'interaction , puis on mesure l'énergie moyenne de l'atome. Donner une interprétation physique de ce que l'on observe. Est-ce en accord avec les prédictions de notre modèle ?

Voir l'indice

Interpréter les oscillations de l'énergie atomique comme des allers-retours cohérents du quantum d'énergie entre l'atome et la cavité résonante.

Voir la stratégie
  1. Décrire les caractéristiques observables sur la figure 2 : allure globale, périodicité, contraste et évolution de l'amplitude.
  2. Donner l'interprétation physique en termes d'échange d'énergie entre l'atome et le mode de la cavité (oscillations de Rabi dans le vide).
  3. Confronter les observations aux prédictions théoriques de la question Q43, en soulignant l'excellent accord qualitatif sur la nature oscillatoire réversible ainsi que les écarts quantitatifs (amortissement, contraste non unitaire dus aux imperfections physiques).
Voir la réponse courte

Observation des oscillations de Rabi sous vide confirmant l'échange réversible d'un quantum d'énergie entre atome et cavité.

Voir le corrigé complet

1. Interprétation physique de la courbe expérimentale

La figure 2 met en évidence une évolution périodique de l'énergie moyenne de l'atome au cours du temps :

  • L'énergie de l'atome oscille de façon quasi-sinusoïdale avec une période d'environ T \approx 38\text{ à }40\,\mu\text{s}.
  • Cela traduit un échange réversible d'énergie entre l'atome et le mode électromagnétique de la cavité résonante : l'atome initialement excité émet son énergie dans la cavité (désexcitation), puis réabsorbe le photon piégé dans le mode pour revenir dans l'état excité, et ainsi de suite. Ce phénomène correspond aux oscillations de Rabi du vide.

2. Confrontation avec le modèle théorique

  • Points d'accord : D'après la question Q43, le modèle prévoit :

    |\tilde{r}(t)|^2 = r_0^2 \cos^2\left(\frac{t}{\tau}\right) = \frac{r_0^2}{2}\left(1 + \cos\left(\frac{2t}{\tau}\right)\right)

    Le modèle prédit donc une oscillation temporelle sans amortissement à la pulsation 2/\tau, ce qui est en très bon accord qualitatif avec le comportement oscillatoire observé : l'émission dans un mode unique d'une cavité n'est pas un processus irréversible d'émission spontanée, mais un échange cohérent.

  • Limites et écarts par rapport au modèle idéal :

    • Le contraste n'est pas total : l'énergie atomique oscille typiquement entre environ 0{,}2 et 0{,}85 au lieu d'osciller entre 0 et 1.
    • On observe une légère atténuation de l'amplitude des oscillations au cours du temps (amortissement / perte de contraste).

    Ces écarts s'expliquent par des effets réels non pris en compte dans le modèle mono-mode sans pertes :

    • le temps de vie fini des photons dans la cavité réelle (pertes par absorption et transmission sur les miroirs, facteur de qualité Q fini) ;
    • l'émission spontanée résiduelle de l'atome dans les modes de l'espace libre non collectés par la cavité ;
    • les fluctuations de position ou de vitesse des atomes lors de leur traversée de la cavité (variation du couplage effectif u(\mathbf{R}_0)).
Signaler une erreurSommaire

Question 45

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min
  • Calcul littéral
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : oscillateur harmonique, quantification de l'énergie

Quelle doit être la valeur de pour que l'atome ait juste assez d'énergie pour émettre un photon ?

Voir l'indice

Égaliser l'énergie d'un oscillateur harmonique \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2 au quantum d'énergie \hbar\omega_0 pour isoler l'amplitude r_0.

Voir la stratégie
  1. Exprimer l'énergie mécanique totale de l'atome modélisé par l'électron élastiquement lié en fonction de l'amplitude d'oscillation r_0.
  2. Égaler cette énergie mécanique à celle d'un photon unique de pulsation \omega_0, soit \hbar\omega_0, pour en déduire l'expression de r_0.
Voir la réponse courte

Égalisation de l'énergie mécanique maximale \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2 avec l'énergie d'un photon \hbar\omega_0.

Voir le corrigé complet

Dans le modèle de l'électron élastiquement lié, le mouvement réel de l'électron selon l'axe Ox s'écrit :

x(t) = r_0 \cos(\omega_0 t)

L'énergie mécanique totale de cet oscillateur harmonique à une dimension (de masse m et de pulsation propre \omega_0) est constante et vaut :

E_{\text{atome}} = \frac{1}{2}m\dot{x}^2(t) + \frac{1}{2}m\omega_0^2 x^2(t) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2

Dans une vision corpusculaire, un photon associé au mode à la fréquence \omega_0/2\pi transporte un quantum d'énergie :

E_{\text{photon}} = \hbar\omega_0

Pour que l'atome possède juste l'énergie nécessaire à l'émission d'un photon, il faut que son énergie mécanique initiale soit égale à l'énergie de ce photon :

E_{\text{atome}} = E_{\text{photon}} \iff \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2 = \hbar\omega_0

On en déduit la valeur de l'amplitude initiale r_0 :

\boxed{r_0 = \sqrt{\frac{2\hbar}{m\omega_0}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 46

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur couplé, pulsation de rabi

On récrit . Montrer que les équations différentielle couplées pour et s'écrivent

Donner l'expression de .

Voir l'indice

Remplacer \tilde{r} = \alpha r_0 dans les équations couplées de \tilde{r} et \beta et identifier la pulsation de Rabi du vide \Omega_0.

Voir la stratégie
  1. Partir des équations d'évolution couplées du dipôle atomique (obtenue en Q38) et du mode de cavité (obtenue en Q40) à la résonance (\omega = \omega_0).
  2. Exprimer \tilde{r}(t) sous la forme \alpha(t) r_0 et utiliser l'expression de r_0 issue de la question Q45.
  3. Identifier formellement les coefficients des équations différentielles sur \alpha(t) et \beta(t) pour faire apparaître la pulsation \Omega_0.
Voir la réponse courte

Réécriture symétrique des équations d'évolution et expression explicite de la fréquence de Rabi sous vide \Omega_0.

Voir le corrigé complet

À la résonance (\omega = \omega_0), l'équation du mouvement de l'électron obtenue à la question Q38 (équation (32)) se simplifie en :

i\dot{\tilde{r}} = -\frac{q}{2\omega_0 m}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\beta

En multipliant par -i, on obtient :

\dot{\tilde{r}} = i\frac{q}{2\omega_0 m}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\beta

En introduisant l'amplitude adimensionnée \alpha(t) telle que \tilde{r}(t) = \alpha(t)r_0 (avec r_0 constant), il vient :

\dot{\alpha} = i\frac{q}{2\omega_0 m r_0}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\beta = -i\left(-\frac{q}{2\omega_0 m r_0}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\right)\beta

De même, à résonance (\omega = \omega_0), l'équation d'évolution de l'amplitude du champ obtenue à la question Q40 (équation (35)) s'écrit :

i\dot{\beta} = -\frac{q}{4\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\tilde{r} = -\frac{q r_0}{4\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\alpha

En multipliant par -i, on trouve :

\dot{\beta} = i\frac{q r_0}{4\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\alpha = -i\left(-\frac{q r_0}{4\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\right)\alpha

D'après la question Q45, l'amplitude r_0 associée à l'énergie d'un photon vérifie :

r_0^2 = \frac{2\hbar}{m\omega_0} \iff \frac{1}{2\omega_0 m r_0} = \frac{r_0}{4\hbar}

Les deux coefficients de couplage sont donc strictement égaux :

-\frac{q}{2\omega_0 m r_0}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) = -\frac{q r_0}{4\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)

On en déduit que les équations différentielles couplées prennent bien la forme symétrique :

\dot{\alpha} = -i\frac{\Omega_0}{2}\beta \quad \text{et} \quad \dot{\beta} = -i\frac{\Omega_0}{2}\alpha

avec pour l'électron (q = -e) :

\boxed{\Omega_0 = -\frac{q r_0}{2\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) = \frac{e r_0}{2\hbar}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0) = \frac{e\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)}{\sqrt{2\hbar m\omega_0}}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

2.3 · Analogie avec les oscillateurs mécaniques couplés

Question 47

Application directeTemps estimé : ≈ 6 min
  • Incontournable
  • Mise en équation
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur couplé, principe fondamental de la dynamique

On considère ici le problème de deux oscillateurs harmoniques couplés. On imagine deux masses attachées à deux ressorts de raideur et , et connectées entre elles par un troisième ressort de raideur (Fig. 3). Ecrire les équations du mouvement pour chacune des deux masses et en déduire les équations différentielles couplées sur et (écart à la position d'équilibre à l'instant de chacune des masses).

Voir l'indice

Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque masse en projetant les forces de rappel élastiques des ressorts individuels et du ressort de couplage.

Voir la stratégie
  1. Définir le repère et les coordonnées décrivant les écarts à l'équilibre \delta x_0 et \delta x_1 pour chaque masse le long de l'axe horizontal.
  2. Exprimer les forces de rappel exercées par les ressorts extrêmes ainsi que la force d'interaction transmise par le ressort de couplage central en fonction des écarts algébriques.
  3. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque masse en projection sur l'axe horizontal pour établir les équations différentielles couplées.
Voir la réponse courte

Application du PFD aux deux masses reliées par un ressort de couplage \kappa.

Voir le corrigé complet

On se place dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen. On munit l'axe horizontal d'un vecteur unitaire \mathbf{e}_x orienté vers la droite. À l'équilibre mécanique, les deux masses occupent des positions notées x_{0,\text{eq}} et x_{1,\text{eq}}, où la résultante des forces élastiques s'annule sur chacune d'elles.

À un instant t, les écarts aux positions d'équilibre sont repérés par :

\delta x_0(t) = x_0(t) - x_{0,\text{eq}} \quad \text{et} \quad \delta x_1(t) = x_1(t) - x_{1,\text{eq}}

Effectuons le bilan des forces horizontales s'exerçant sur chaque masse :

  • Masse 0 (à gauche) :

    • Le ressort de raideur k_0, fixé à la paroi gauche immobile, subit une variation d'allongement égale à \delta x_0. Il exerce la force de rappel :

      \mathbf{F}_0 = -k_0 \delta x_0\,\mathbf{e}_x
    • Le ressort central de couplage de raideur \kappa subit une variation d'allongement algébrique \Delta \ell = \delta x_1 - \delta x_0. Il exerce sur la masse 0 la force :

      \mathbf{F}_{\kappa \to 0} = \kappa (\delta x_1 - \delta x_0)\,\mathbf{e}_x
  • Masse 1 (à droite) :

    • Le ressort central exerce, d'après la troisième loi de Newton, la force :

      \mathbf{F}_{\kappa \to 1} = -\mathbf{F}_{\kappa \to 0} = -\kappa (\delta x_1 - \delta x_0)\,\mathbf{e}_x
    • Le ressort de raideur k_1, fixé à la paroi droite immobile, subit une variation d'allongement égale à -\delta x_1. Il exerce la force de rappel :

      \mathbf{F}_1 = -k_1 \delta x_1\,\mathbf{e}_x

En appliquant le principe fondamental de la dynamique à chaque masse de masse m en projection selon \mathbf{e}_x :

\begin{aligned} m \frac{\mathrm{d}^2 \delta x_0}{\mathrm{d}t^2} &= -k_0 \delta x_0 + \kappa (\delta x_1 - \delta x_0) \\ m \frac{\mathrm{d}^2 \delta x_1}{\mathrm{d}t^2} &= -k_1 \delta x_1 - \kappa (\delta x_1 - \delta x_0) \end{aligned}

On en déduit le système d'équations différentielles couplées :

\boxed{\left\{ \begin{aligned} m \frac{\mathrm{d}^2 \delta x_0}{\mathrm{d}t^2} + (k_0 + \kappa)\,\delta x_0 - \kappa\,\delta x_1 &= 0 \\[6pt] m \frac{\mathrm{d}^2 \delta x_1}{\mathrm{d}t^2} + (k_1 + \kappa)\,\delta x_1 - \kappa\,\delta x_0 &= 0 \end{aligned} \right.}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 48

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur couplé, battement

On suppose que , et que le mouvement des masses est quasiment harmonique. On écrit donc en notation complexe que

avec . On suppose que varie lentement à l'échelle de . Montrer que

où et sont des constantes à déterminer en fonction de et .

Voir l'indice

Injecter la forme quasi-harmonique dans le système différentiel et appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable pour éliminer \ddot{\alpha}_n.

Voir la stratégie
  1. Réécrire les équations du mouvement obtenues à la question Q47 en introduisant les pulsations \omega_n^2 = (k_n+\kappa)/m.
  2. Exprimer les dérivées temporelles successives de \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t} et appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV).
  3. Réarranger les équations sous la forme demandée pour identifier formellement les constantes \lambda et \lambda'.
Voir la réponse courte

Approximation des variations lentes des amplitudes complexes sous l'hypothèse de couplage faible \kappa \ll k.

Voir le corrigé complet

D'après la question Q47, les équations du mouvement des deux masses s'écrivent :

\begin{aligned} m\ddot{\delta x}_0 + (k_0 + \kappa)\delta x_0 &= \kappa \delta x_1 \\ m\ddot{\delta x}_1 + (k_1 + \kappa)\delta x_1 &= \kappa \delta x_0 \end{aligned}

En divisant par m et en introduisant \omega_n^2 = \frac{k_n + \kappa}{m}, on obtient :

\ddot{\delta x}_0 + \omega_0^2 \delta x_0 = \frac{\kappa}{m}\delta x_1 \tag{1}
\ddot{\delta x}_1 + \omega_1^2 \delta x_1 = \frac{\kappa}{m}\delta x_0 \tag{2}

Injectons la forme complexe proposée \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t} (n \in \{0, 1\}). En dérivant par rapport au temps :

\begin{aligned} \dot{\delta x}_n(t) &= (\dot{\alpha}_n - i\omega_n \alpha_n) e^{-i\omega_n t} \\ \ddot{\delta x}_n(t) &= (\ddot{\alpha}_n - 2i\omega_n \dot{\alpha}_n - \omega_n^2 \alpha_n) e^{-i\omega_n t} \end{aligned}

Le membre de gauche des équations (1) et (2) devient donc :

\ddot{\delta x}_n(t) + \omega_n^2 \delta x_n(t) = (\ddot{\alpha}_n - 2i\omega_n \dot{\alpha}_n) e^{-i\omega_n t}

L'amplitude \alpha_n(t) variant lentement à l'échelle de 1/\omega_n, on effectue l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV) :

|\ddot{\alpha}_n| \ll \omega_n |\dot{\alpha}_n| \implies \ddot{\alpha}_n - 2i\omega_n \dot{\alpha}_n \approx -2i\omega_n \dot{\alpha}_n

En reportant cette approximation dans l'équation (1) pour la masse 0 :

-2i\omega_0 \dot{\alpha}_0 e^{-i\omega_0 t} = \frac{\kappa}{m} \alpha_1 e^{-i\omega_1 t}

En multipliant par -\frac{1}{2\omega_0} et par e^{i\omega_0 t}, il vient :

i\dot{\alpha}_0 = -\frac{\kappa}{2m\omega_0} \alpha_1 e^{-i(\omega_1 - \omega_0)t}

De même pour la masse 1, l'équation (2) fournit :

-2i\omega_1 \dot{\alpha}_1 e^{-i\omega_1 t} = \frac{\kappa}{m} \alpha_0 e^{-i\omega_0 t}

soit :

i\dot{\alpha}_1 = -\frac{\kappa}{2m\omega_1} \alpha_0 e^{-i(\omega_0 - \omega_1)t}

On identifie bien les formes demandées (40) et (41) avec les constantes :

\boxed{\lambda = -\frac{\kappa}{2m\omega_0}} \quad \text{et} \quad \boxed{\lambda' = -\frac{\kappa}{2m\omega_1}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 49

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Schéma ou tracé
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur couplé, battement

Identifier formellement ces équations couplées à celles de la question 46. A partir des résultats de la section précédente, tracer l'allure de pour lorsque l'on part d'une situation où une masse oscille et l'autre masse est au repos.

Voir l'indice

Observer la stricte identité mathématique avec le couplage dipôle-champ et reconnaître le phénomène de battement mécanique périodique.

Voir la stratégie
  1. Écrire les équations (40) et (41) de la question Q48 dans le cas résonant \omega_1 = \omega_0 et établir l'équivalence terme à terme avec les équations (37) et (38) de la question Q46.
  2. Résoudre le système pour la condition initiale où seule la masse 0 oscille (\alpha_0(0) \neq 0 et \alpha_1(0) = 0), par analogie directe avec la question Q43.
  3. Déduire l'expression de |\alpha_0(t)| et tracer son allure en mettant en évidence la période des battements.
Voir la réponse courte

Analogie avec le transfert périodique complet d'énergie mécanique d'un oscillateur à l'autre (phénomène de battements).

Voir le corrigé complet

À résonance, c'est-à-dire pour \omega_1 = \omega_0, les exponentielles de déphasage vérifient e^{\pm i(\omega_1 - \omega_0)t} = 1. De plus, les constantes de couplage établies à la question Q48 sont égales :

\lambda = \lambda' = -\frac{\kappa}{2m\omega_0}

Les équations (40) et (41) se réduisent donc à :

\begin{aligned} \dot{\alpha}_0 &= -i (-\lambda) \alpha_1 = -i \frac{\kappa}{2m\omega_0} \alpha_1 \\ \dot{\alpha}_1 &= -i (-\lambda) \alpha_0 = -i \frac{\kappa}{2m\omega_0} \alpha_0 \end{aligned}

En comparant avec les équations (37) et (38) de la question Q46 :

\begin{aligned} \dot{\alpha} &= -i\frac{\Omega_0}{2}\beta \\ \dot{\beta} &= -i\frac{\Omega_0}{2}\alpha \end{aligned}

on constate une identité formelle parfaite par la correspondance :

\boxed{\alpha(t) \longleftrightarrow \alpha_0(t), \quad \beta(t) \longleftrightarrow \alpha_1(t) \quad \text{et} \quad \frac{\Omega_0}{2} \longleftrightarrow -\lambda = \frac{\kappa}{2m\omega_0}}

Considérons à t=0 la masse 0 en oscillation et la masse 1 au repos :

\alpha_0(0) = A_0 \in \mathbb{R}^+, \quad \alpha_1(0) = 0

Cette condition initiale est strictement analogue à celle de la question Q43 (\tilde{r}(0) = r_0 et \beta(0) = 0). En dérivant l'équation sur \alpha_0 :

\ddot{\alpha}_0 = -i \frac{\kappa}{2m\omega_0} \dot{\alpha}_1 = -\left(\frac{\kappa}{2m\omega_0}\right)^2 \alpha_0

Avec \alpha_0(0) = A_0 et \dot{\alpha}_0(0) = -i\frac{\kappa}{2m\omega_0}\alpha_1(0) = 0, la solution s'écrit :

\alpha_0(t) = A_0 \cos(\Omega_b t) \quad \text{avec} \quad \Omega_b = \frac{\kappa}{2m\omega_0}

L'amplitude complexe de l'oscillation a donc pour module :

\boxed{|\alpha_0(t)| = A_0 \left|\cos\left(\frac{\kappa}{2m\omega_0} t\right)\right|}

La fonction |\alpha_0(t)| est périodique, de période T_b = \frac{\pi}{\Omega_b} = \frac{2\pi m \omega_0}{\kappa}.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 50

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min
  • Mise en équation
  • Résultat donné : utilisable pour la suite
  • Faisable en première année (toutes filières)

Notions : oscillateur couplé, principe fondamental de la dynamique

On considère maintenant le cas où l'oscillateur harmonique de fréquence est couplé à un ensemble d'oscillateurs de fréquences par des ressorts de raideur (Fig. 4). Montrer que les équations (40) et (41) se généralisent en

On considèrera que .

Voir l'indice

Sommer les forces exercées par les N ressorts de couplage sur la masse 0 et appliquer l'AELV à chaque équation individuelle.

Voir la stratégie
  1. Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse principale (n=0) et à chacune des N masses satellites (n \in \{1,\ldots,N\}).
  2. Introduire les pulsations propres \omega_0 et \omega_n tenant compte de l'hypothèse de couplage faible k_0, k_n \gg \sum_n \kappa_n.
  3. Injecter l'ansatz en amplitudes lentement variables \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t} sous l'approximation du premier ordre pour obtenir le système différentiel recherché.
Voir la réponse courte

Généralisation linéaire du PFD au couplage d'un oscillateur central à un continuum de N résonateurs.

Voir le corrigé complet

D'après la figure 4, la masse principale (repérée par 0) est reliée à une paroi fixe par un ressort de raideur k_0, et à chacune des N autres masses (repérées par n \in \{1, \ldots, N\}) par un ressort de raideur \kappa_n. Chaque masse satellite n est quant à elle reliée à une paroi fixe par un ressort de raideur k_n et uniquement couplée à la masse 0.

Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse 0 projeté sur l'axe du mouvement s'écrit :

m \frac{\mathrm{d}^2 \delta x_0}{\mathrm{d}t^2} = - k_0 \delta x_0 + \sum_{n=1}^N \kappa_n (\delta x_n - \delta x_0) = - \left(k_0 + \sum_{n=1}^N \kappa_n\right)\delta x_0 + \sum_{n=1}^N \kappa_n \delta x_n

De même, pour chaque masse satellite n \in \{1, \ldots, N\} :

m \frac{\mathrm{d}^2 \delta x_n}{\mathrm{d}t^2} = - k_n \delta x_n - \kappa_n (\delta x_n - \delta x_0) = - (k_n + \kappa_n)\delta x_n + \kappa_n \delta x_0

On définit les pulsations :

\omega_0 = \sqrt{\frac{k_0 + \sum_{n=1}^N \kappa_n}{m}} \approx \sqrt{\frac{k_0}{m}} \quad \text{et} \quad \omega_n = \sqrt{\frac{k_n + \kappa_n}{m}} \approx \sqrt{\frac{k_n}{m}}

puisque k_0, k_n \gg \sum_n \kappa_n \ge \kappa_n.

En écrivant \delta x_0(t) = \alpha_0(t) e^{-i\omega_0 t} et \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t}, la dérivée seconde s'exprime dans l'approximation de l'enveloppe lentement variable (|\ddot{\alpha}| \ll \omega |\dot{\alpha}|) :

\frac{\mathrm{d}^2 \delta x_j}{\mathrm{d}t^2} \approx \left(-2i\omega_j \dot{\alpha}_j(t) - \omega_j^2 \alpha_j(t)\right) e^{-i\omega_j t} \quad (j = 0, 1, \ldots, N)

En réinjectant dans les équations du mouvement :

  • Pour la masse principale 0 :

    \begin{aligned} -2im\omega_0 \dot{\alpha}_0 e^{-i\omega_0 t} &= \sum_{n=1}^N \kappa_n \alpha_n e^{-i\omega_n t} \\ i\dot{\alpha}_0 &= -\sum_{n=1}^N \frac{\kappa_n}{2m\omega_0} \alpha_n e^{-i(\omega_n - \omega_0)t} \end{aligned}
  • Pour chaque masse satellite n \in \{1, \ldots, N\} :

    \begin{aligned} -2im\omega_n \dot{\alpha}_n e^{-i\omega_n t} &= \kappa_n \alpha_0 e^{-i\omega_0 t} \\ i\dot{\alpha}_n &= -\frac{\kappa_n}{2m\omega_n} \alpha_0 e^{-i(\omega_0 - \omega_n)t} \end{aligned}

En posant les constantes de couplage :

\lambda_n = -\frac{\kappa_n}{2m\omega_0} \quad \text{et} \quad \lambda'_n = -\frac{\kappa_n}{2m\omega_n}

on retrouve bien les relations demandées :

\boxed{i\dot{\alpha}_0 = \sum_{n=1}^N \lambda_n \alpha_n e^{-i(\omega_n - \omega_0)t} \quad \text{et} \quad i\dot{\alpha}_n = \lambda'_n \alpha_0 e^{-i(\omega_0 - \omega_n)t}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 51

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : convolution, réponse impulsionnelle

Intégrer l'équation (43) en considérant que , et injecter l'expression de ainsi obtenue dans l'équation (42) pour obtenir

où l'on a introduit la fonction de mémoire

Voir l'indice

Intégrer formellement l'équation de \alpha_n(t) par quadrature en introduisant la variable muette \tau = t - t', puis sommer sur n.

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle linéaire satisfaite par \alpha_n(t') entre t'=0 et t'=t avec la condition initiale \alpha_n(0) = 0.
  2. Réinjecter cette expression de \alpha_n(t) dans l'équation d'évolution de \alpha_0(t) et permuter la somme finie et l'intégrale temporelle.
  3. Poser le changement de variable \tau = t - t' pour faire émerger la fonction de mémoire N(\tau) sous forme d'un produit de convolution.
Voir la réponse courte

Résolution formelle pour les \alpha_n par intégration temporelle et réinjection sous forme intégrale avec noyau mémoire N(\tau).

Voir le corrigé complet

L'équation (43) établie à la question précédente s'écrit, en multipliant par -i :

\dot{\alpha}_n(t') = -i \lambda'_n \alpha_0(t') e^{i(\omega_n - \omega_0)t'}

Sachant que \alpha_n(0) = 0, l'intégration directe par rapport au temps entre 0 et t donne :

\alpha_n(t) = -i \lambda'_n \int_0^t \alpha_0(t') e^{i(\omega_n - \omega_0)t'} \,\mathrm{d}t'

En reportant cette expression dans l'équation (42) régissant l'évolution de \alpha_0(t) :

\begin{aligned} i \dot{\alpha}_0(t) &= \sum_{n=1}^N \lambda_n \left[ -i \lambda'_n \int_0^t \alpha_0(t') e^{i(\omega_n - \omega_0)t'} \,\mathrm{d}t' \right] e^{-i(\omega_n - \omega_0)t} \\ \dot{\alpha}_0(t) &= - \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n \int_0^t \alpha_0(t') e^{-i(\omega_n - \omega_0)(t - t')} \,\mathrm{d}t' \end{aligned}

car (-i)/i = -1. En intervertissant la somme discrète finie et l'intégrale :

\dot{\alpha}_0(t) = - \int_0^t \left( \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n e^{-i(\omega_n - \omega_0)(t - t')} \right) \alpha_0(t') \,\mathrm{d}t'

On effectue le changement de variable \tau = t - t', d'où t' = t - \tau et \mathrm{d}t' = -\mathrm{d}\tau. Les bornes deviennent :

  • pour t' = 0, \tau = t ;
  • pour t' = t, \tau = 0.

Il vient alors :

\dot{\alpha}_0(t) = - \int_t^0 \left( \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n e^{-i(\omega_n - \omega_0)\tau} \right) \alpha_0(t - \tau) \, (-\mathrm{d}\tau)

En inversant les bornes pour compenser le signe moins et en introduisant la fonction de mémoire :

\boxed{N(\tau) = \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n e^{-i(\omega_n - \omega_0)\tau}}

on obtient bien l'équation intégro-différentielle (44) :

\boxed{\dot{\alpha}_0(t) = -\int_0^t N(\tau) \alpha_0(t - \tau) \,\mathrm{d}\tau}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 52

IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min
  • Raisonnement qualitatif
  • Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1

Notions : cohérence temporelle, déphasage

Montrer que est maximum pour . Par analogie avec l'optique, justifier qualitativement que tend vers 0 en un temps caractéristique , où est la dispersion des fréquences propres () des oscillateurs auxquels est couplé l'oscillateur principal.

Voir l'indice

Utiliser l'inégalité triangulaire pour majorer |N(\tau)| par N(0) et invoquer le brouillage des phases destructives après un temps de cohérence 1/\Delta\omega.

Voir la stratégie
  1. Appliquer l'inégalité triangulaire à la somme définissant N(\tau), en remarquant que les coefficients \lambda_n \lambda'_n sont réels strictement positifs.
  2. Établir l'analogie avec le battement ou la cohérence temporelle en optique ondulatoire : la somme de composantes oscillant à des pulsations réparties sur une largeur \Delta\omega interfère constructivement à \tau = 0, puis subit un brouillage de phase destructif dès que l'étalement de phase atteint l'ordre de l'unité.
Voir la réponse courte

Brouillage par interférences destructives des phases oscillantes mutuelles au-delà du temps de cohérence 1/\Delta\omega.

Voir le corrigé complet

D'après les résultats de la question Q50, pour chaque oscillateur n :

\lambda_n = -\frac{\kappa_n}{2m\omega_0} \quad \text{et} \quad \lambda'_n = -\frac{\kappa_n}{2m\omega_n}

Les raideurs \kappa_n, la masse m et les pulsations propres \omega_0, \omega_n étant positives, le produit de couplage vérifie pour tout n \in \{1,\dots,N\} :

\lambda_n \lambda'_n = \frac{\kappa_n^2}{4m^2\omega_0\omega_n} > 0

L'inégalité triangulaire appliquée à l'expression de la fonction de mémoire donne :

|N(\tau)| = \left| \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n \, e^{-i(\omega_n - \omega_0)\tau} \right| \le \sum_{n=1}^N |\lambda_n \lambda'_n| \, |e^{-i(\omega_n - \omega_0)\tau}| = \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n

Or, pour \tau = 0, toutes les exponentielles de phase sont égales à 1 :

N(0) = \sum_{n=1}^N \lambda_n \lambda'_n = |N(0)|

On en déduit que pour tout \tau \in \mathbb{R} :

\boxed{|N(\tau)| \le N(0)}

La fonction |N(\tau)| atteint donc son maximum global en \tau = 0.

Analogie avec l'optique et temps caractéristique t_{\mathrm{coh}} :

La fonction N(\tau) représente la superposition de N composantes oscillantes de pulsations respectives \omega_n - \omega_0 réparties sur une bande spectrale de largeur \Delta\omega autour d'une valeur moyenne.

  • À \tau = 0, toutes les composantes sont exactement en phase : les interférences sont purement constructives, ce qui correspond au maximum de l'enveloppe.
  • Lorsque \tau croît, le déphasage relatif entre deux composantes extrêmes de l'ensemble vaut :

    \Delta\phi(\tau) \sim \Delta\omega \, \tau

    Dès que \Delta\phi(\tau) \gtrsim 1 (ou 2\pi), les phases (\omega_n - \omega_0)\tau se répartissent uniformément sur le cercle trigonométrique. Les termes de la somme se compensent mutuellement : il y a interférence destructive globale (brouillage de phase).

Par analogie directe avec le train d'ondes d'une source lumineuse quasi-monochromatique de largeur spectrale \Delta\omega, l'enveloppe |N(\tau)| s'annule (ou tend vers 0 par moyennage) au-delà d'un temps de cohérence :

\boxed{t_{\mathrm{coh}} \sim \frac{1}{\Delta\omega}}

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 53

ExigeanteTemps estimé : ≈ 8 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif
  • Résultat donné : utilisable pour la suite

Notions : irréversibilité, limite thermodynamique

En déduire que sous une condition à préciser on a

En déduire qu'en couplant un oscillateur à un grand nombre d'oscillateurs de fréquences différentes, il est possible d'obtenir une dynamique irréversible. Justifier qualitativement comment on passe d'une dynamique réversible à une dynamique irréversible lorsque l'on augmente le nombre de oscillateurs auquel l'oscillateur principal est couplé.

Voir l'indice

Faire l'approximation markovienne : si le temps de mémoire t_{\text{coh}} est très court devant le temps d'évolution de \alpha_0, sortir \alpha_0(t) de l'intégrale et étendre la borne supérieure à l'infini.

Voir la stratégie
  1. Identifier les deux échelles de temps du problème : le temps de mémoire du bain t_{\text{coh}} \sim 1/\Delta\omega issu de la question Q52, et le temps caractéristique d'évolution T_{\text{evol}} de l'amplitude \alpha_0(t).
  2. Effectuer l'approximation markovienne (ou de mémoire courte) pour sortir \alpha_0(t-\tau) \approx \alpha_0(t) de l'intégrale et étendre la borne supérieure à l'infini pour t \gg t_{\text{coh}}.
  3. Montrer que si le coefficient effectif possède une partie réelle strictement positive, l'équation différentielle conduit à un amortissement exponentiel, signature d'une dynamique irréversible.
  4. Expliquer l'émergence de l'irréversibilité par l'accroissement du temps de récurrence de Poincaré (T_{\text{rec}} \propto N) vers l'infini lorsque le spectre tend vers un continuum (N \to \infty).
Voir la réponse courte

Approximation markovienne pour t \gg t_{\text{coh}} : passage d'un comportement quasi-périodique de Poincaré à une dissipation irréversible.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (44) établie à la question Q51 :

\dot{\alpha}_0(t) = -\int_0^t N(\tau)\,\alpha_0(t-\tau)\,\mathrm{d}\tau

D'après la question Q52, la fonction de mémoire N(\tau) s'annule rapidement pour \tau \gg t_{\text{coh}} \sim 1/\Delta\omega. Notons T_{\text{evol}} le temps caractéristique de variation de l'amplitude lente \alpha_0(t).

Plaçons-nous sous l'hypothèse de couplage faible (approximation markovienne), c'est-à-dire :

t_{\text{coh}} \ll T_{\text{evol}}

Dans ce régime, sur l'intervalle temporel [0, t_{\text{coh}}] où la fonction N(\tau) est non négligeable, l'amplitude \alpha_0(t-\tau) varie extrêmement peu :

\forall \tau \in [0, t_{\text{coh}}], \quad \alpha_0(t-\tau) \approx \alpha_0(t)

De plus, pour des temps d'observation t \gg t_{\text{coh}}, le signal s'étant totalement déphasé, on peut repousser la borne supérieure d'intégration à l'infini (\int_0^t \dots \approx \int_0^\infty \dots) car N(\tau) \approx 0 pour tout \tau > t.

On obtient ainsi directement :

\boxed{\dot{\alpha}_0(t) = -\left(\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau\right) \alpha_0(t)}

Obtention d'une dynamique irréversible : Posons la constante complexe :

\Gamma = \int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau = \Gamma_R + i\,\Gamma_I

L'équation différentielle devient \dot{\alpha}_0(t) = -\Gamma\,\alpha_0(t), dont la solution s'écrit :

\alpha_0(t) = \alpha_0(0)\,e^{-\Gamma t} = \alpha_0(0)\,e^{-\Gamma_R t}\,e^{-i\Gamma_I t}

L'énergie de l'oscillateur principal, proportionnelle à |\alpha_0(t)|^2, décroît selon :

|\alpha_0(t)|^2 = |\alpha_0(0)|^2\,e^{-2\Gamma_R t}

Dès lors que \Gamma_R = \operatorname{Re}(\Gamma) > 0, l'amplitude de l'oscillateur s'éteint exponentiellement vers zéro : l'énergie initiale de l'oscillateur principal s'est irrémédiablement diluée dans la multitude des oscillateurs du bain. On obtient donc une dynamique irréversible (dissipative).

Transition réversible \to irréversible avec le nombre d'oscillateurs N :

  • Pour un nombre fini N d'oscillateurs, la fonction N(\tau) est une somme discrète de termes périodiques. Les différents oscillateurs finissent par se remettre en phase au bout d'un temps de récurrence (temps de récurrence de Poincaré) T_{\text{rec}} \sim \frac{2\pi}{\delta\omega}, où \delta\omega \sim \frac{\Delta\omega}{N} représente l'espacement moyen entre fréquences propres adjacentes. L'énergie revient périodiquement dans l'oscillateur principal : la dynamique est réversible.
  • Lorsque N \gg 1, l'espacement inter-modes diminue comme \delta\omega \propto 1/N, ce qui repousse le temps de récurrence selon :

    T_{\text{rec}} \sim \frac{2\pi N}{\Delta\omega} \propto N

    À la limite thermodynamique (continuum de modes où N \to \infty à largeur spectrale \Delta\omega fixée), le temps de récurrence diverge (T_{\text{rec}} \to \infty). Le déphasage destructif entre les modes devient permanent, l'information ne revient jamais : la dynamique devient strictement irréversible.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Question 54

ExigeanteTemps estimé : ≈ 7 min
  • Calcul littéral
  • Raisonnement qualitatif

Notions : constante d'amortissement, déplacement de lamb

Exprimer le temps caractéristique de décroissance de l'énergie en fonction de . Quelle est l'interprétation physique de la partie imaginaire de

si celle-ci est non-nulle ?

Voir l'indice

Relier le temps d'amortissement exponentiel de l'énergie à deux fois la partie réelle de l'intégrale de mémoire, et la partie imaginaire à un déplacement de fréquence (effet Lamb).

Voir la stratégie
  1. Intégrer l'équation différentielle (46) pour expliciter l'évolution temporelle de l'amplitude complexe \alpha_0(t).
  2. Relier l'énergie mécanique moyenne de l'oscillateur au module au carré |\alpha_0(t)|^2 pour en déduire le temps caractéristique de décroissance de l'énergie.
  3. Analyser la phase introduite par la partie imaginaire de l'intégrale sur le mouvement réel \delta x_0(t) et en déduire son sens physique.
Voir la réponse courte

Partie réelle associée au taux de décroissance exponentielle et partie imaginaire traduisant un décalage de fréquence propre.

Voir le corrigé complet

D'après l'équation (46) obtenue à la question Q53 :

\dot{\alpha}_0(t) = - K \alpha_0(t) \quad \text{avec} \quad K = \int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau

En décomposant la constante complexe K en ses parties réelle et imaginaire :

K = K_r + i K_i = \operatorname{Re}\left(\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau\right) + i \operatorname{Im}\left(\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau\right)

L'intégration donne immédiatement :

\alpha_0(t) = \alpha_0(0) \exp(-K t) = \alpha_0(0) \exp(-K_r t) \exp(-i K_i t)

1. Temps caractéristique de décroissance de l'énergie :

Pour un oscillateur harmonique en régime lentement variable, l'énergie mécanique moyenne est proportionnelle au carré de l'amplitude du mouvement, soit :

\mathcal{E}_0(t) \propto |\alpha_0(t)|^2 = |\alpha_0(0)|^2 \exp(-2 K_r t) = \mathcal{E}_0(0) \exp\left(-\frac{t}{\tau_E}\right)

Le temps caractéristique de décroissance de l'énergie \tau_E est donc donné par :

\boxed{\tau_E = \frac{1}{2\,\operatorname{Re}\left(\displaystyle\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau\right)}}

2. Interprétation physique de la partie imaginaire :

La variable de position s'écrit (d'après l'équation (39) de la question Q48) :

\begin{aligned} \delta x_0(t) &= \alpha_0(t) e^{-i\omega_0 t} \\ &= \alpha_0(0) e^{-K_r t} e^{-i(\omega_0 + K_i)t} \end{aligned}

La pulsation apparente d'oscillation devient ainsi :

\omega_{\mathrm{eff}} = \omega_0 + K_i = \omega_0 + \operatorname{Im}\left(\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau\right)

La partie imaginaire de \displaystyle\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau correspond donc à un déplacement de fréquence propre (ou décalage en pulsation) de l'oscillateur principal, induit par son couplage avec le bain d'oscillateurs.

Résultat

Signaler une erreurSommaire

Où je me situe, question par question

Cochez les questions que vous avez réussies sans aide. Toutes les questions du sujet sont ici, y compris celles des autres pages : votre sélection est gardée d'une page à l'autre.

Note estimée
–
0 question réussie sur 72

Estimation indicative, faute de barème officiel publié : chaque question compte selon sa difficulté estimée (de 1 à 4 points), sur les 72 questions de ce corrigé. Votre sélection reste sur cet appareil.

S'entraîner sur les mêmes chapitres

Feuilles imprimables : énoncés d'abord, corrigés en fin de document.

Signaler une erreur

Une étape vous semble fausse ou incomplète ? Dites-le nous en précisant le numéro de la question (par exemple Q36) : dans les commentaires ci-dessous ou sur le Discord de WikiPrépa. Chaque signalement est vérifié et la question corrigée si besoin.

Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 25 septembre 2026.