Corrigé détaillé ENS Physique U PSI 2022
Étude de l'interaction entre un atome et le champ électromagnétique
- 72 questions corrigées
- Sujet moyen
- Faisable en PCSI, MPSI et PTSI : 17 questions sur 72, partie 2.3
- Vérifié question par question
Faisable en sup ?
Faisable en partie en PCSI : 17 questions sur 72. Autres questions faisables en PCSI
Autres premières années : BCPST1 5 questions.
Détail par partie
- Partie Introduction : Le modèle de Thomson5/7En partie
- Partie 1 : Première partie : le modèle de Lorentz3/21En partie
- Partie 2 : Deuxième partie : le système atome-champ9/44En partie
Le sujet en bref
Sujet moyen · Électromagnétisme, Mécanique, Physique quantique · 14 incontournables · 17 questions de première annéeAfficher ou masquer la section
Le sujet en bref
Cette épreuve prestigieuse de l'ENS (filière PSI, épreuve de 6 heures) propose une exploration magistrale de l'interaction lumière-matière, depuis les modèles classiques du dipôle oscillant (Thomson et Lorentz) jusqu'aux fondements de l'électrodynamique quantique en cavité (modèle de Jaynes-Cummings, oscillations de Rabi du vide, effondrement et résurgence). Le sujet aborde la physique des pinces optiques, l'inhibition de l'émission spontanée en cavité et le couplage résonant. Bien qu'offert en PSI, il s'adresse tout autant aux étudiants de PC et de MP par sa richesse conceptuelle et sa transversalité. D'un très haut niveau scientifique mais remarquablement guidé, c'est un problème d'anthologie pour réviser l'électromagnétisme de Spé et s'initier aux concepts modernes de l'optique quantique.
- Difficulté
- Moyen, estimée à partir de la difficulté de chaque question
- Temps estimé
- ≈ 5 h 10 pour tout traiter (estimation question par question, candidat bien préparé)
- Chapitres
- Électromagnétisme55 %
- Mécanique25 %
- Physique quantique15 %
- Ondes et signaux2 %
Part des questions du sujet.
- Incontournables
14 questions classiques, à savoir refaire :
- Première année
Oui en PCSI, MPSI et PTSI : 17 questions sur 72, partie 2.3.
Où gagner des points
37 questions rapides et accessibles · 19 résultats donnés par l'énoncéAfficher ou masquer la section
Où gagner des points
Rapides et accessibles (37) : difficulté 1 ou 2 sur 4, 5 minutes au plus.
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Sommaire
72 questionsAfficher ou masquer la section
Sommaire
72 questionsPartie Introduction : Le modèle de Thomson
Question 1
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : densité volumique de charge, modèle de thomson
On considère ici le cas d'un atome à un seul électron. Exprimer en fonction de et des constantes fondamentales.
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Exprimer la charge totale e contenue dans la sphère homogène de volume 4\pi r_0^3 / 3.
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Charge répartie uniformément sur une sphère de rayon r_0 : \rho = e/(\frac{4}{3}\pi r_0^3).
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Dans le modèle de Thomson, l'atome est globalement électriquement neutre. Pour un atome constitué d'un seul électron de charge -e, la sphère doit porter une charge positive totale Q = +e.
La densité volumique de charge \rho étant uniforme à l'intérieur de la sphère de rayon r_0 et de volume V = \frac{4}{3}\pi r_0^3, la charge totale de la sphère s'écrit :
On en déduit l'expression de la densité de charge positive :
Résultat
Question 2
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique
Notions : théorème de gauss, force de rappel
Calculer le champ électrique vu par l'électron lorsque celui ci se trouve à l'intérieur de la sphère. Expliquer pourquoi ce modèle est aussi appelé "modèle de l'électron élastiquement lié".
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Appliquer le théorème de Gauss sur une sphère de rayon r < r_0 pour obtenir un champ proportionnel au rayon vecteur \mathbf{r}.
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- Déterminer le champ électrostatique créé par la sphère de charge positive à l'aide du théorème de Gauss, en justifiant préalablement la direction et les dépendances du champ par les symétries de la distribution.
- Exprimer la force subie par l'électron de charge q = -e et comparer sa forme mathématique à celle d'une force de rappel élastique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Théorème de Gauss sur une sphère de rayon r donnant \mathbf{E} \propto r\,\mathbf{u}_r, d'où une force de rappel linéaire élastique sur l'électron.
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Soit un point M situé à l'intérieur de la sphère de charge positive, à la distance r = \|\mathbf{r}\| \le r_0 du centre O.
- Symétries et invariances : La distribution de charge présente une symétrie sphérique autour de O. Tout plan passant par O et M est un plan de symétrie de la distribution, donc le champ électrostatique est radial : \mathbf{E}(\mathbf{r}) = E(r)\,\mathbf{u}_r. Par invariance sous toute rotation de centre O, la composante radiale E(r) ne dépend que de la distance r.
Théorème de Gauss : On choisit comme surface de Gauss \mathcal{S}_G la sphère de centre O et de rayon r \le r_0, orientée vers l'extérieur. Le flux sortant du champ électrique à travers \mathcal{S}_G s'écrit :
\Phi = \iint_{\mathcal{S}_G} \mathbf{E}\cdot\mathrm{d}\mathbf{S} = E(r) \iint_{\mathcal{S}_G} \mathrm{d}S = 4\pi r^2 E(r)La charge intérieure à \mathcal{S}_G est celle d'une boule de rayon r uniformément chargée :
Q_{\text{int}} = \rho \times \frac{4}{3}\pi r^3D'après le théorème de Gauss :
\begin{aligned} 4\pi r^2 E(r) &= \frac{Q_{\text{int}}}{\epsilon_0} = \frac{\rho}{\epsilon_0}\frac{4}{3}\pi r^3 \\ E(r) &= \frac{\rho}{3\epsilon_0}r \end{aligned}
En utilisant l'expression de \rho = \dfrac{3e}{4\pi r_0^3} obtenue à la question 1, le champ électrique vu par l'électron s'écrit :
L'électron, de charge q = -e, subit la force électrostatique :
Cette force est centrale, dirigée vers le centre O et proportionnelle au déplacement \mathbf{r}. Elle est formellement identique à la force de rappel élastique exercée par un ressort idéal de raideur équivalente :
C'est pourquoi ce modèle de l'atome est qualifié de « modèle de l'électron élastiquement lié ».
Résultat
Question 3
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur harmonique, équation du mouvement
On suppose que l'électron initialement au repos est déplacé de sa position d'équilibre à (en restant cependant à l'intérieur de la sphère de rayon ). Décrire qualitativement son mouvement pour .
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Écrire le principe fondamental de la dynamique projeté sur la direction du déplacement initial pour identifier un oscillateur harmonique.
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- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à l'électron dans le référentiel lié au noyau (supposé galiléen).
- Identifier la nature de l'équation différentielle obtenue à partir de la force de rappel établie en Q2.
- Conclure sur la trajectoire et le caractère harmonique des oscillations de l'électron.
Voir la réponse courteRéponse courte
En l'absence d'amortissement, l'électron effectue un mouvement d'oscillation harmonique sinusoïdal autour de l'origine à la pulsation propre \omega_0.
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On étudie l'électron (masse m, charge q = -e) dans le référentiel du noyau, supposé galiléen du fait de la masse infinie attribuée à la sphère positive.
L'électron n'est soumis qu'à la force électrostatique calculée à la question Q2 :
Le principe fondamental de la dynamique s'écrit :
en posant la pulsation propre :
À t = 0, l'électron est écarté d'un vecteur \mathbf{r}_0 \neq \mathbf{0} (avec \|\mathbf{r}_0\| < r_0) et relâché sans vitesse initiale (\dot{\mathbf{r}}(0) = \mathbf{0}). La direction de rappel restant colinéaire à la droite passant par le centre O et la position initiale, le mouvement est rectiligne le long de cet axe.
La solution de l'équation du mouvement s'écrit :
L'électron effectue donc des oscillations harmoniques simples non amorties de pulsation \omega_0 le long de la direction définie par sa position initiale, en restant confiné à l'intérieur de la sphère puisque \forall t,\ \|\mathbf{r}(t)\| \le \|\mathbf{r}_0\| < r_0.
Question 4
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électromagnétisme › Électrostatique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : pulsation propre, ordre de grandeur
La motivation du modèle de Thomson était d'expliquer que les atomes rayonnent des fréquences discrètes. Sachant que la première raie spectrale de l'hydrogène a une longueur d'onde de , en déduire l'ordre de grandeur du rayon dans ce modèle. Cela semble-t-il raisonnable ?
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Relier la pulsation propre \omega_0 à la raie spectrale par \lambda = 2\pi c / \omega_0, puis isoler r_0 et comparer sa taille au rayon de Bohr (10^{-10}\text{ m}).
Voir la stratégieStratégie
- Relier la pulsation propre \omega_0 de l'électron à la longueur d'onde rayonnée \lambda via la relation de dispersion d'une onde électromagnétique dans le vide.
- Exprimer le rayon r_0 en fonction de \lambda et des constantes fondamentales à partir de l'expression de \omega_0 obtenue à la question Q3.
- Conduire l'application numérique avec un chiffre significatif et comparer le résultat à la taille typique d'un atome.
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Relation \omega_0^2 = e^2/(4\pi\varepsilon_0 m r_0^3) avec \lambda = 122\text{ nm} conduisant à r_0 \sim 10^{-10}\text{ m}, ordre de grandeur atomique réaliste.
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Dans le modèle de Thomson, l'électron oscille à sa pulsation propre \omega_0. Le dipôle ainsi formé rayonne une onde électromagnétique de même pulsation dans le vide, de sorte que la longueur d'onde de la raie d'émission associée s'écrit :
D'après la question Q3, la pulsation propre vérifie :
On en déduit l'expression du rayon r_0 :
d'où :
Effectuons l'application numérique avec les valeurs fournies :
- e \approx 1{,}6 \times 10^{-19}\text{ C}
- \lambda = 122\text{ nm} \approx 1{,}2 \times 10^{-7}\text{ m}
- \frac{1}{4\pi\epsilon_0} \approx 9{,}0 \times 10^9\text{ N}\cdot\text{m}^2\cdot\text{C}^{-2}
- m \approx 9{,}1 \times 10^{-31}\text{ kg}
- c \approx 3{,}0 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
La pulsation propre vaut :
ce qui conduit à :
En prenant la racine cubique avec un chiffre significatif :
Cette valeur est de l'ordre de grandeur de l'angström (1\text{ \AA} = 10^{-10}\text{ m}), ce qui coïncide remarquablement avec la taille typique d'un atome (le rayon de Bohr de l'atome d'hydrogène vaut a_0 \approx 0{,}53\text{ \AA}). Ce résultat est donc tout à fait raisonnable.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 5
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : approximation non relativiste, vitesse limite
Vérifier que le mouvement de l'électron est non-relativiste, c'est à dire que sa vitesse est très petite devant la vitesse de la lumière. Dans la limite non-relativiste, une charge dont le mouvement est décrit (en notation complexe) par
rayonne à grande distance un champ donné par
où est la distance à la source, le vecteur unitaire de la source vers le point d'observation, l'angle entre et , et le vecteur unitaire des coordonnées sphériques (orthogonal à la fois à et ). Ce champ a localement la structure d'une onde plane de vecteur d'onde .
Voir l'indiceIndice
Calculer la vitesse maximale v_{\max} = z_0 \omega_0 avec z_0 \le r_0 et vérifier que le ratio v_{\max}/c est très inférieur à 1.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la vitesse de l'électron à partir de la loi horaire \mathbf{r}(t) et majorer son amplitude en remarquant que l'électron reste à l'intérieur de la sphère de rayon r_0 (z_0 \le r_0).
- Exprimer le rapport v_{\max}/c en fonction de la longueur d'onde \lambda du rayonnement associé et effectuer l'application numérique avec un chiffre significatif.
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Estimation de la vitesse maximale v_{\max} = \omega_0 z_0 \ll c confirmant le caractère non relativiste du mouvement.
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Le mouvement de l'électron selon l'axe Oz est harmonique de pulsation \omega_0 :
Sa vitesse scalaire s'écrit \dot{z}(t) = - z_0 \omega_0 \sin(\omega_0 t + \varphi), d'où une vitesse maximale :
L'électron restant confiné à l'intérieur de l'atome de Thomson, son amplitude d'oscillation vérifie z_0 \le r_0. La pulsation propre est liée à la longueur d'onde du rayonnement par \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda}. Le rapport entre la vitesse maximale et la vitesse de la lumière s'exprime ainsi :
Avec r_0 \approx 1 \times 10^{-10}\text{ m} (déterminé à la question Q4) et \lambda = 122\text{ nm} \approx 1 \times 10^{-7}\text{ m} :
Soit une vitesse maximale de l'ordre de v_{\max} \approx 1{,}5 \times 10^6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} \approx 2 \times 10^6\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}.
Le mouvement de l'électron est donc bien non relativiste.
Résultat
Question 6
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : vecteur de poynting, rayonnement dipolaire
Calculer la valeur moyenne du vecteur de Poynting sur une période . En intégrant sur une sphère centrée sur l'atome, montrer que l'électron rayonne une puissance moyenne
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Calculer le vecteur de Poynting complexe à grande distance \langle \mathbf{\Pi} \rangle = \frac{1}{2\mu_0} \operatorname{Re}(\mathbf{E} \times \mathbf{B}^*) et intégrer son flux sur la sphère avec l'intégrale de \sin^3\theta fournie.
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- Exploiter la structure locale d'onde plane sphérique dans la zone de rayonnement pour relier le champ magnétique au champ électrique, puis exprimer la moyenne temporelle du vecteur de Poynting \langle \mathbf{\Pi} \rangle.
- Calculer le flux de \langle \mathbf{\Pi} \rangle à travers une sphère de rayon r' centrée sur l'atome en utilisant la formule fournie dans le formulaire pour l'intégrale angulaire.
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Calcul du vecteur de Poynting moyen \langle\Pi\rangle puis intégration angulaire sur une sphère fermée pour établir la puissance de Larmor.
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D'après l'énoncé, le champ électromagnétique rayonné à grande distance possède localement la structure d'une onde plane progressive se propageant selon la direction radiale \mathbf{n} = \mathbf{u}_r. Le champ magnétique associé s'écrit donc :
puisque \mathbf{n} \times \mathbf{u}_\theta = \mathbf{u}_r \times \mathbf{u}_\theta = \mathbf{u}_\phi.
Le vecteur de Poynting instantané est \mathbf{\Pi} = \frac{\mathbf{E} \times \mathbf{B}}{\mu_0} = \epsilon_0 c E^2 \mathbf{n}. En notation complexe, sa valeur moyenne sur une période T = 2\pi/\omega_0 s'exprime par :
En utilisant l'expression du champ électrique issue de l'équation (2) :
On en déduit la valeur moyenne du vecteur de Poynting :
La puissance moyenne rayonnée \mathcal{P} est le flux sortant de \langle \mathbf{\Pi} \rangle à travers une sphère \mathcal{S} de rayon r' centrée sur l'atome, d'élément de surface orienté vers l'extérieur \mathrm{d}\mathbf{S} = {r'}^2 \sin\theta\,\mathrm{d}\theta\,\mathrm{d}\phi\,\mathbf{u}_r :
L'intégrale sur \phi vaut 2\pi. Pour l'intégrale sur \theta, on applique la formule donnée dans l'énoncé avec X = \pi :
On obtient ainsi :
ce qui donne bien la formule de Larmor pour un dipôle oscillant :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 7
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : bilan énergétique, temps caractéristique
En déduire, par des considérations énergétiques, que le mouvement de l'électron s'amortit au cours du temps. Calculer le temps caractéristique de l'amortissement de l'amplitude des oscillations.
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Établir le bilan d'énergie mécanique \mathrm{d}\mathcal{E}_m/\mathrm{d}t = -\mathcal{P} où \mathcal{E}_m = \frac{1}{2}m\omega_0^2 z_0^2, et en déduire l'équation différentielle régissant l'amplitude z_0(t).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie mécanique moyenne de l'électron oscillant en fonction de son amplitude z_0.
- Établir le bilan d'énergie en reliant la variation temporelle de l'énergie mécanique à la puissance moyenne rayonnée calculée en Q6.
- En déduire l'équation différentielle régissant l'évolution de l'amplitude z_0(t), identifier le temps caractéristique associé et réaliser l'application numérique avec les données de l'énoncé.
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La perte continue d'énergie par rayonnement amortit le mouvement ; le temps caractéristique vaut \tau = E/\mathcal{P} \sim 6\pi\varepsilon_0 m c^3/(q^2\omega_0^2).
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L'énergie mécanique de l'oscillateur harmonique constitué par l'électron élastiquement lié vaut :
Pour une oscillation quasi sinusoïdale de pulsation \omega_0 et d'amplitude z_0, la valeur moyenne de l'énergie mécanique sur une période est :
En l'absence de source extérieure d'énergie, la puissance moyenne perdue par l'atome est égale à la puissance moyenne \mathcal{P} rayonnée à l'infini (établie à la question Q6) :
Puisque \mathcal{P} > 0, l'énergie mécanique moyenne décroît strictement au cours du temps : le mouvement de l'électron s'amortit.
En exprimant \mathcal{P} directement en fonction de \langle E_m \rangle, on obtient :
L'énergie mécanique décroît exponentiellement selon \langle E_m\rangle(t) = \langle E_m\rangle(0)\,e^{-\gamma t}. Comme l'énergie mécanique est proportionnelle au carré de l'amplitude (\langle E_m \rangle \propto z_0^2), l'amplitude des oscillations décroît selon :
Le temps caractéristique d'amortissement de l'amplitude des oscillations est donc :
En introduisant \omega_0 = \frac{2\pi c}{\lambda} et q = -e, cette expression se réécrit :
Application numérique : Avec \lambda = 122\text{ nm} \approx 1{,}2 \times 10^{-7}\text{ m} (donnée de la question Q4), m = 9{,}11\times 10^{-31}\text{ kg}, e = 1{,}60\times 10^{-19}\text{ C}, \epsilon_0 = 8{,}85\times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} et c = 3{,}00\times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1} :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Partie 1 : Première partie : le modèle de Lorentz
1.1 · La diffusion de la lumière par un atome
Question 8
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : centre de masse, approximation du noyau fixe
Etudier qualitativement la dynamique du système et montrer qu'en première approximation, le centre de masse reste immobile sous l'effet du champ.
Voir l'indiceIndice
Comparer les accélérations du noyau de masse M et de l'électron de masse m soumis à la même force électrique, en utilisant le rapport de masse m/M \ll 1.
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En raison du rapport de masse M/m \gg 1, l'accélération du noyau est négligeable et le centre de masse reste quasi immobile.
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Considérons le système fermé constitué de l'atome complet : le noyau de masse M, de charge -q = +e situé en \mathbf{R}, et l'électron de masse m, de charge q = -e situé en \mathbf{R} + \mathbf{r}.
Comme la masse du noyau est très supérieure à celle de l'électron (M \gg m), le centre de masse de l'atome coïncide en excellente approximation avec la position du noyau :
Appliquons le théorème de la résultante dynamique au système global dans le référentiel du laboratoire supposé galiléen :
Forces intérieures : Par le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), la somme des forces d'interaction mutuelle entre le noyau et l'électron (force élastique de rappel et attraction coulombienne) est strictement nulle :
\mathbf{F}_{\text{int}} = \mathbf{F}_{n\to e} + \mathbf{F}_{e\to n} = \mathbf{0}Forces extérieures : Les forces extérieures sont dues au champ électromagnétique incident (\mathbf{E}, \mathbf{B}).
Force électrique : Le noyau étant en \mathbf{R} et l'électron en \mathbf{R}+\mathbf{r}, la force électrique totale s'écrit :
\mathbf{F}_{\text{el, ext}} = -q\,\mathbf{E}(\mathbf{R}, t) + q\,\mathbf{E}(\mathbf{R}+\mathbf{r}, t)L'énoncé précise que |\mathbf{r}| \ll \lambda (approximation dipolaire). Le champ incident varie donc de façon négligeable à l'échelle de l'atome, soit au premier ordre (ordre zéro en |\mathbf{r}|/\lambda) :
\mathbf{E}(\mathbf{R}+\mathbf{r}, t) \approx \mathbf{E}(\mathbf{R}, t)L'atome étant globalement neutre, la résultante électrique s'annule :
\mathbf{F}_{\text{el, ext}} \approx -q\,\mathbf{E}(\mathbf{R}, t) + q\,\mathbf{E}(\mathbf{R}, t) = \mathbf{0}- Force magnétique : La force de Lorentz magnétique s'écrit q_{\text{part}}\mathbf{v}\times\mathbf{B}. En ordre de grandeur, B \sim E/c, donc F_{\text{mag}} \sim \frac{v}{c}F_{\text{el}}. Le mouvement de l'électron étant non-relativiste (v/c \ll 1, vérifié à la question 5), la force magnétique est négligeable devant la force électrique individuelle subie par chaque charge.
La résultante des forces extérieures appliquées à l'atome est donc nulle en première approximation :
L'atome étant initialement au repos, son centre de masse reste immobile sous l'effet du champ. En choisissant l'origine au centre de masse initial, on a bien :
Résultat
Question 9
Application directeTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Application numérique
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : amortissement, ordre de grandeur
On modélise l'amortissement dû au rayonnement en introduisant une force de réaction de rayonnement avec
appliquée à l'électron (dans tout ce problème on négligera l'effet de la force de rayonnement sur le noyau). Montrer que pour des fréquences optiques.
Voir l'indiceIndice
Effectuer l'application numérique de \gamma(\omega)/\omega pour une pulsation optique typique (\lambda \approx 500\text{ nm}).
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport sans dimension \frac{\gamma(\omega)}{\omega} à partir de l'expression fournie pour \gamma(\omega).
- Choisir une fréquence ou pulsation caractéristique du domaine visible (\lambda \approx 500\text{ nm}).
- Réaliser l'application numérique avec un chiffre significatif conformément aux consignes du sujet et conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Calcul du rapport \gamma(\omega)/\omega = q^2\omega/(6\pi\varepsilon_0 m c^3) \ll 1 confirmant un amortissement radiatif très faible aux fréquences optiques.
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D'après l'équation (5), le taux d'amortissement \gamma(\omega) s'écrit :
avec q = -e. Formons le rapport sans dimension :
en utilisant la relation de dispersion dans le vide \omega = \frac{2\pi c}{\lambda}.
Pour le domaine visible, la longueur d'onde typique est de l'ordre de \lambda \approx 500\text{ nm} = 5\times 10^{-7}\text{ m}, ce qui correspond à une pulsation :
Effectuons l'application numérique avec les constantes fournies :
soit \gamma(\omega) \sim 10^8\text{ s}^{-1}. On constate donc que :
L'approximation d'un amortissement très faible est donc parfaitement justifiée dans le domaine optique.
Résultat
Question 10
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Mise en équation
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : principe fondamental de la dynamique, force de lorentz
Faire le bilan des forces appliquées à l'électron et justifier que l'on peut écrire, en notation complexe,
Voir l'indiceIndice
Appliquer le PFD à l'électron en régime dipolaire électrique en sommant le rappel élastique, la friction de rayonnement et la force de Lorentz.
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- Réaliser l'inventaire des forces s'exerçant sur l'électron dans le référentiel lié au noyau (considéré galiléen car M \gg m et \mathbf{R} = \mathbf{0}).
- Justifier les approximations usuelles : approximation dipolaire électrique (|\mathbf{r}| \ll \lambda) et négligence de la force magnétique de Lorentz (v \ll c).
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique et passer en notation complexe par linéarité de l'équation.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du principe fondamental de la dynamique à l'électron soumis au rappel élastique, au frottement de rayonnement et à la force électrique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
On étudie l'électron de masse m et de charge q dans le référentiel lié au noyau, supposé galiléen puisque le noyau, infiniment lourd devant l'électron (M \gg m), est considéré fixe à l'origine (\mathbf{R} = \mathbf{0}, d'après la question 8).
L'électron est soumis aux actions mécaniques suivantes :
la force de rappel élastique exercée par le noyau :
\mathbf{F}_{\text{rappel}} = -\kappa \mathbf{r} = -m\omega_0^2 \mathbf{r}la force de réaction de rayonnement introduite à la question 9 :
\mathbf{F}_{\text{rad}} = -m\gamma(\omega)\dot{\mathbf{r}}la force de Lorentz due à l'onde incidente, \mathbf{F}_{\text{L}} = q\big(\mathbf{E}(\mathbf{r}, t) + \dot{\mathbf{r}}\times \mathbf{B}(\mathbf{r}, t)\big).
Approximation dipolaire électrique : l'extension du mouvement de l'électron vérifie |\mathbf{r}| \ll \lambda, donc |\mathbf{k}\cdot\mathbf{r}| \ll 1. Le champ électrique perçu par l'électron se réduit à sa valeur en \mathbf{R}=\mathbf{0} :
\mathbf{E}(\mathbf{r}, t) \approx \mathbf{E}(\mathbf{0}, t) = E_0 e^{-i\omega t}\mathbf{e}_xNégligence de la composante magnétique : pour une onde plane dans le vide, B \sim E/c. Le mouvement étant non-relativiste (v \ll c, établi à la question 5), le rapport des forces vérifie :
\frac{\|\mathbf{F}_{\text{mag}}\|}{\|\mathbf{F}_{\text{el}}\|} \sim \frac{q v B}{q E} \sim \frac{v}{c} \ll 1La partie magnétique de la force de Lorentz est donc négligeable devant la composante électrique.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron s'écrit alors :
Par linéarité de cette équation différentielle, on adopte la notation complexe pour la variable de position \mathbf{r}(t). En divisant par la masse m et en regroupant les termes d'inconnue \mathbf{r}, on obtient :
Résultat
Question 11
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage ; Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : régime sinusoïdal forcé, polarisabilité
Montrer qu'après un régime transitoire, le mouvement de l'électron atteint un régime stationnaire , où l'amplitude complexe vérifie
avec .
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme stationnaire \mathbf{r}(t) = \mathbf{r}_\omega e^{-i\omega t} dans l'équation différentielle et identifier la relation de proportionnalité avec \mathbf{E}_0.
Voir la stratégieStratégie
- Montrer que les solutions de l'équation différentielle homogène associée à l'équation (6) s'amortissent exponentiellement au cours du temps du fait du terme dissipatif (\gamma > 0).
- Rechercher la solution particulière en régime forcé sous la forme \mathbf{r}(t) = \mathbf{r}_\omega e^{-i\omega t}.
- En déduire l'expression de l'amplitude dipolaire q\mathbf{r}_\omega et identifier la polarisabilité dynamique complexe \alpha_c(\omega).
Voir la réponse courteRéponse courte
Recherche de la solution stationnaire en notation complexe pour identifier l'expression de la polarisabilité atomique complexe \alpha_c(\omega).
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L'équation différentielle linéaire du mouvement de l'électron obtenue à la question Q10 s'écrit :
La solution générale de cette équation différentielle est la somme de la solution générale de l'équation homogène \mathbf{r}_h(t) et d'une solution particulière \mathbf{r}_p(t) associée au second membre.
L'équation caractéristique associée à l'équation homogène est :
Le discriminant est négatif car \gamma(\omega) \ll \omega_0 (question Q9) : \Delta = \gamma^2 - 4\omega_0^2 < 0. Les deux racines complexes conjuguées sont :
Comme la partie réelle de ces racines est strictement négative (-\gamma/2 < 0), la solution homogène \mathbf{r}_h(t), qui décrit le régime transitoire, décroît exponentiellement vers zéro avec un temps caractéristique \tau = 2/\gamma :
Après l'extinction du régime transitoire, il ne subsiste que le régime forcé (ou stationnaire), oscillant à la pulsation \omega de l'onde incidente. On cherche cette solution sous la forme :
Les dérivées temporelles successives s'écrivent :
En injectant ces expressions dans l'équation du mouvement, on obtient :
Soit, en simplifiant par e^{-i\omega t} :
En multipliant par la charge q de l'électron, on obtient le moment dipolaire induit complexe q\mathbf{r}_\omega :
On en déduit bien la relation demandée :
Résultat
Question 12
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : diffusion de la lumière, puissance rayonnée
Exprimer la puissance rayonnée par l'électron (équation (3) de la question 6) en régime stationnaire. D'où vient cette énergie ? Justifier que l'on parle de "lumière diffusée" par l'atome.
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Remplacer l'amplitude z_0 de la question 6 par |\mathbf{r}_\omega|, et remarquer que la puissance réémise provient de la puissance prélevée sur le faisceau incident.
Voir la stratégieStratégie
- Transposer la formule de Larmor obtenue à la question 6 au régime stationnaire forcé, en remplaçant la pulsation propre \omega_0 par la pulsation d'excitation \omega et l'amplitude z_0 par le module de l'amplitude complexe r_\omega = \|\mathbf{r}_\omega\|.
- Identifier l'origine de cette énergie à l'aide d'un bilan de puissance mécanique et électromagnétique.
- Justifier la qualification de « lumière diffusée » en analysant la réémission spatiale de l'énergie prélevée sur l'onde incidente.
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Remplacement de z_0 par |\mathbf{r}_\omega| ; l'énergie provient de l'onde incidente prélevée et réémise dans toutes les directions (diffusion).
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En régime stationnaire, le mouvement de l'électron est purement sinusoïdal de pulsation \omega le long de l'axe Ox :
Par analogie directe avec la formule (3) établie à la question 6 pour une oscillation sinusoïdale d'amplitude z_0 à la pulsation \omega_0, la puissance moyenne rayonnée par l'électron sous l'effet du champ excitateur à la pulsation \omega avec une amplitude \|\mathbf{r}_\omega\| s'écrit :
D'après la question 11, on a q \mathbf{r}_\omega = \alpha_c(\omega) E_0 \mathbf{e}_x, d'où q^2 \|\mathbf{r}_\omega\|^2 = |\alpha_c(\omega)|^2 |E_0|^2. On en déduit l'expression de la puissance rayonnée :
Origine de l'énergie L'électron en régime permanent a une énergie mécanique moyenne constante. L'énergie rayonnée par l'atome est continûment prélevée sur l'onde électromagnétique incidente par le travail de la force électrique appliquée sur l'électron. En effet, la puissance moyenne fournie par le champ incident à l'électron est :
Comme \text{Im}(\alpha_c(\omega)) = \frac{\omega \gamma(\omega) q^2 / m}{(\omega_0^2 - \omega^2)^2 + \omega^2\gamma^2} et \gamma(\omega) = \frac{q^2\omega^2}{6\pi\epsilon_0 m c^3}, on vérifie immédiatement que :
Lumière diffusée L'onde incidente est directionnelle (se propageant selon +\mathbf{e}_z). L'atome prélève de l'énergie sur cette onde incidente et la réémet sous forme d'une onde dipolaire sphérique à la même fréquence \omega dans toutes les directions de l'espace (diagramme en \sin^2\theta). Cette redistribution spatiale omnidirectionnelle de l'énergie sans modification de fréquence correspond précisément au phénomène de diffusion élastique (diffusion Rayleigh en régime basse fréquence).
Résultat
Question 13
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : section efficace de diffusion, vecteur de poynting
Calculer le rapport entre la puissance rayonnée et la puissance par unité de surface de l'onde incidente (). Le résultat a la dimension d'une surface. Quel est l'interprétation physique de ?
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Former le quotient \sigma(\omega) = \mathcal{P} / \mathcal{I}_{\text{inc}} et interpréter cette grandeur comme la surface fictive interceptant le flux incident diffusé.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le rapport de la puissance moyenne rayonnée \mathcal{P} (obtenue en Q12) à la puissance surfacique moyenne incidente I_{\text{inc}} = \frac{1}{2}\epsilon_0 |E_0|^2 c.
- Remplacer la polarisabilité dynamique complexe \alpha_c(\omega) par son expression explicite issue de Q11.
- Donner la signification physique du résultat en introduisant la notion de section efficace de diffusion.
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Rapport \sigma(\omega) = \mathcal{P}/I_{\text{inc}} représentant la surface fictive intercevant la puissance incidente égale à la puissance rayonnée.
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D'après le résultat de la question Q12, la puissance moyenne rayonnée par l'atome en régime stationnaire s'écrit :
La puissance moyenne par unité de surface transportée par l'onde incidente plane est donnée par le vecteur de Poynting moyen incident :
On en déduit l'expression du rapport \sigma(\omega) = \frac{\mathcal{P}}{I_{\text{inc}}} :
En injectant le module au carré de la polarisabilité dynamique établie à la question Q11 :
on obtient finalement :
Interprétation physique : La grandeur \sigma(\omega) est la section efficace de diffusion (scattering cross-section) de l'atome. Elle représente la surface fictive transverse que doit présenter l'atome au faisceau incident pour que la puissance lumineuse incidente interceptée à travers cette aire soit exactement égale à la puissance totale réémise (diffusée) dans tout l'espace :
Résultat
Question 14
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Application numérique
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : diffusion rayleigh, rayon classique de l'électron
Montrer que dans le cas , peut s'écrire
Calculer . Commenter l'ordre de grandeur.
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Prendre la limite \omega \ll \omega_0 dans le dénominateur de \alpha_c(\omega) pour faire apparaître le rayon classique r_e = e^2/(4\pi\epsilon_0 m c^2).
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- Effectuer le développement asymptotique de la section efficace \sigma(\omega) obtenue à la question Q13 dans la limite \omega \ll \omega_0.
- Identifier l'expression de r_e par identification avec la forme imposée par l'énoncé.
- Réaliser l'application numérique avec un seul chiffre significatif conformément aux consignes générales, puis commenter la signification et l'ordre de grandeur de r_e.
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Développement à basse fréquence \omega \ll \omega_0 faisant apparaître la loi de Rayleigh en \omega^4 et le rayon classique r_e \approx 2{,}8\times 10^{-15}\text{ m}.
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D'après la question Q13, la section efficace de diffusion s'écrit :
Dans la limite basse fréquence \omega \ll \omega_0, sachant d'après la question Q9 que \gamma(\omega) \ll \omega \ll \omega_0, le dénominateur se simplifie au premier ordre non nul :
La section efficace devient alors :
En identifiant cette expression avec la forme proposée :
on obtient pour le terme préfactoriel (avec q^2 = e^2) :
Par définition positive du rayon, on en déduit :
Application numérique : Avec les valeurs numériques du formulaire :
- e = 1{,}60 \times 10^{-19}\text{ C}
- \epsilon_0 = 8{,}85 \times 10^{-12}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1} (soit 4\pi\epsilon_0 \approx 1{,}11 \times 10^{-10}\text{ F}\cdot\text{m}^{-1})
- m = 9{,}11 \times 10^{-31}\text{ kg}
- c \approx 3{,}00 \times 10^8\text{ m}\cdot\text{s}^{-1}
Avec un chiffre significatif :
Commentaire sur l'ordre de grandeur : La longueur r_e est le rayon classique de l'électron (ou rayon de Lorentz). C'est l'échelle à laquelle l'énergie potentielle électrostatique d'une sphère de charge e est de l'ordre de son énergie de masse au repos m c^2. Cette longueur (\sim 1\text{ fm}) est de l'ordre de grandeur de la taille d'un noyau atomique, et est environ 10^5 fois plus petite que la taille typique d'un atome (r_0 \sim 10^{-10}\text{ m}). Bien que la physique quantique décrive l'électron comme ponctuel, r_e donne l'échelle de section efficace de diffusion classique de la lumière (diffusion Thomson \sigma_{\mathrm{Th}} = \frac{8\pi}{3}r_e^2).
Résultat
Question 15
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Optique géométrique › Instruments d'optique
Notions : résonance, pouvoir de résolution
Montrer qu'à résonance est de l'ordre de . Peut-on voir un atome unique à l'oeil nu ? Avec une loupe ? Avec un microscope ? Sous quelles conditions ?
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Évaluer \sigma(\omega_0) en négligeant \omega_0^2 - \omega^2 devant le terme radiatif \omega_0 \gamma(\omega_0), puis comparer l'aire de diffraction à la résolution optique.
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- Évaluer la section efficace \sigma(\omega) établie à la question précédente à la pulsation de résonance \omega = \omega_0 en y injectant l'expression de \gamma(\omega_0).
- Exprimer \sigma(\omega_0) en fonction de la longueur d'onde \lambda_0 = 2\pi c/\omega_0 et conclure sur son ordre de grandeur.
- Discuter la notion de « vision » d'un objet microscopique en distinguant la résolution spatiale (limitée par la diffraction) de la détection photométrique de photons diffusés, puis détailler les conditions expérimentales requises selon les instruments.
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À résonance \sigma(\omega_0) \sim \lambda^2 ; un atome isolé diffuse assez de photons pour être détecté sur fond noir par microscopie adaptée.
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D'après l'expression de la section efficace de diffusion obtenue à la question 13 :
À la résonance (\omega = \omega_0), le terme d'écart quadratique s'annule :
En utilisant l'expression du taux d'amortissement par rayonnement \gamma(\omega_0) = \frac{q^2 \omega_0^2}{6\pi \epsilon_0 m c^3} (équation 5) :
Sachant que \lambda_0 = \frac{2\pi c}{\omega_0}, soit \frac{c}{\omega_0} = \frac{\lambda_0}{2\pi}, il vient :
Le facteur numérique vaut \frac{3}{2\pi} \approx 0{,}5, la section efficace de diffusion à résonance est donc bien du même ordre de grandeur que \lambda^2.
Possibilité de « voir » un atome unique :
Il convient de distinguer deux acceptions du verbe « voir » :
- Résolution spatiale (imagerie de forme) : la taille géométrique de l'atome est r_0 \sim 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm}. D'après le critère de diffraction d'Abbe, la résolution spatiale ultime d'un système optique opérant dans le visible (\lambda \sim 500\text{ nm}) est de l'ordre de d_{\min} \approx \frac{\lambda}{2\mathrm{ON}} \sim 250\text{ nm} \gg r_0. Il est donc impossible de résoudre la forme ou les contours d'un atome avec des photons visibles, que ce soit à l'œil nu, avec une loupe ou avec un microscope optique.
Détection photométrique (visibilité d'un point lumineux) : un objet ponctuel émetteur ou diffuseur de lumière peut être détecté dès lors que le nombre de photons collectés par l'œil ou le capteur émerge du bruit de fond. À résonance, la section efficace \sigma(\omega_0) \sim 10^{-13}\text{ m}^2 est gigantesque par rapport à la section géométrique de l'atome (\pi r_0^2 \sim 10^{-20}\text{ m}^2). Sous une intensité laser saturante, un atome diffuse continûment un flux de photons de l'ordre de :
\Phi_{\mathrm{phot}} \sim \frac{1}{2\tau} \sim 10^7 \text{ à } 10^8\text{ photons}\cdot\text{s}^{-1}
Conditions requises pour la détection :
- Immobilisation : l'atome doit être piégé (piège magnéto-optique, piège de Paul pour un ion) et refroidi dans un ultra-vide afin de ne pas quitter la zone d'éclairement.
- Éclairage résonant : excitation par un laser accordé précisément à la pulsation \omega_0 pour bénéficier de la résonance et maximiser la diffusion.
- Absence de lumière parasite : observation sur fond noir absolu pour maximiser le contraste.
Selon le dispositif d'observation :
- Avec un microscope : oui, très aisément. Un objectif à grande ouverture numérique collecte une fraction substantielle de l'angle solide (\sim 10\,\%), focalisant jusqu'à 10^6\text{--}10^7\text{ photons}\cdot\text{s}^{-1} sur une caméra ultrasensible (ou à l'oculaire), formant une tache de diffraction très brillante.
- Avec une loupe / à l'œil nu : à l'œil nu situé à la distance minimale de vision distincte (d_m \approx 25\text{ cm}), la pupille (diamètre \approx 6\text{ mm} dans le noir) sous-tend une fraction d'angle solide \frac{\Delta\Omega}{4\pi} = \frac{\pi (3\times 10^{-3})^2}{4\pi \times 0{,}25^2} \approx 3{,}6\times 10^{-5}. Le flux reçu par la rétine est de quelques milliers de photons par seconde. Comme le seuil de sensibilité absolue de la vision scotopique (bâtonnets) est de l'ordre de quelques dizaines de photons par seconde, un atome (ou un ion) unique est effectivement visible à l'œil nu (et encore plus confortablement à travers une loupe qui accroît l'angle solide de collection) sous forme d'un minuscule point lumineux, dans une obscurité parfaite.
Résultat
1.2 · Forces exercées par la lumière
Question 16
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point
Notions : centre de masse, force dipolaire
Faire le bilan des forces appliquées au système noyau + électron (on rappelle que l'on néglige l'effet de la force de rayonnement sur le noyau). Par un calcul d'ordre de grandeur, justifier que les forces oscillantes induisent un mouvement du centre de masse qui est très petit devant l'extension du mouvement de l'électron.
Voir l'indiceIndice
Écrire la force totale sur l'atome neutre \mathbf{F} = q\mathbf{E}(\mathbf{R}+\mathbf{r}) - q\mathbf{E}(\mathbf{R}) et effectuer un développement de Taylor au premier ordre en \mathbf{r}.
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- Définir le système \{\text{noyau} + \text{électron}\} et recenser les forces intérieures et extérieures (forces de Lorentz sur le noyau et sur l'électron, force de réaction de rayonnement sur l'électron).
- Appliquer le théorème du centre de masse et évaluer l'ordre de grandeur de l'amplitude des oscillations rapides du centre de masse en la comparant à l'amplitude d'oscillation relative de l'électron |\mathbf{r}|.
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Somme des forces sur le système neutre montrant que les forces opposées se compensent au premier ordre, entraînant un mouvement du centre de masse infime.
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On étudie le système fermé constitué du noyau (masse M, charge -q = +e, position \mathbf{R}) et de l'électron (masse m, charge q = -e, position \mathbf{R} + \mathbf{r}). La masse totale est M_{\text{tot}} = M + m \approx M (puisque M \gg m) et la position du centre de masse est assimilée à celle du noyau \mathbf{R}_G \approx \mathbf{R}.
1. Bilan des forces appliquées au système :
Forces intérieures : forces d'interaction entre le noyau et l'électron (attraction coulombienne ou rappel élastique). D'après le principe des actions réciproques (troisième loi de Newton), leur résultante est identiquement nulle :
\mathbf{F}_{\text{int}} = \mathbf{0}Forces extérieures :
Sur le noyau (en négligeant sa vitesse devant celle de l'électron, ainsi que la force de rayonnement selon l'énoncé) :
\mathbf{F}_N = -q\,\mathbf{E}(\mathbf{R}, t)Sur l'électron : force de Lorentz et force de réaction de rayonnement :
\mathbf{F}_e = q\,\mathbf{E}(\mathbf{R}+\mathbf{r}, t) + q\,(\dot{\mathbf{R}} + \dot{\mathbf{r}}) \times \mathbf{B}(\mathbf{R}+\mathbf{r}, t) - m\gamma(\omega)\dot{\mathbf{r}}
La résultante des forces extérieures appliquées à l'atome s'écrit donc :
en ayant négligé \dot{\mathbf{R}} devant \dot{\mathbf{r}}.
2. Ordre de grandeur du mouvement oscillant du centre de masse :
D'après le théorème du centre de masse :
Les composantes oscillantes des forces extérieures sont dominées par le gradient du champ électrique et la force magnétique. Au premier ordre non nul en |\mathbf{r}|/\lambda :
L'amplitude de la force oscillante sur le centre de masse est donc de l'ordre de :
Cette force oscillant à des pulsations de l'ordre de \omega, l'amplitude du déplacement induit sur le centre de masse \delta R_{\text{osc}} vérifie :
Pour le mouvement relatif de l'électron, l'équation du mouvement donne m\omega^2 |\mathbf{r}| \sim q E_0 (hors résonance ou au voisinage de celle-ci). On en déduit :
Comme le rapport de masse vérifie m/M \le 1/1836 \approx 5\times 10^{-4} \ll 1 et que l'on se place dans l'approximation dipolaire |\mathbf{r}|/\lambda \ll 1, le produit de ces deux petits paramètres est extrêmement faible :
Le mouvement oscillant rapide induit sur le centre de masse est donc parfaitement négligeable devant l'extension |\mathbf{r}| du mouvement de l'électron.
Résultat
Question 17
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : force dipolaire, gradient de champ
En déduire que le champ électrique induit sur l'atome une force moyenne qui s'écrit
où les crochets indiquent la moyenne temporelle sur la période et et sont les composantes cartésiennes des vecteurs et respectivement.
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Appliquer le développement au premier ordre \mathbf{E}(\mathbf{R}+\mathbf{r}) \approx \mathbf{E}(\mathbf{R}) + (\mathbf{r}\cdot\boldsymbol{\nabla})\mathbf{E} et moyenner sur une période temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force électrique totale instantanée subie par l'atome constitué du noyau (charge -q, en \mathbf{R}) et de l'électron (charge q, en \mathbf{R}+\mathbf{r}).
- Effectuer un développement limité au premier ordre en \mathbf{r} grâce à la condition |\mathbf{r}| \ll \lambda.
- Prendre la moyenne temporelle sur une période optique 2\pi/\omega pour obtenir la composante séculaire recherchée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Développement de Taylor au premier ordre du champ électrique en \mathbf{R}+\mathbf{r} moyenné sur une période d'oscillation rapide.
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L'atome est globalement neutre : le noyau porte la charge -q et se trouve à la position \mathbf{R}, tandis que l'électron porte la charge q et se situe en \mathbf{R} + \mathbf{r}. La force électrique instantanée totale exercée par le champ extérieur sur l'atome s'écrit :
Le champ électrique varie sur une échelle spatiale caractéristique de l'ordre de la longueur d'onde \lambda. Comme l'extension du mouvement de l'électron vérifie |\mathbf{r}| \ll \lambda, on peut effectuer un développement de Taylor au premier ordre de \mathbf{E}(\mathbf{R} + \mathbf{r}, t) au voisinage de \mathbf{R} :
En injectant ce développement dans l'expression de la force instantanée, les termes d'ordre zéro s'annulent du fait de la neutralité globale de l'atome :
La composante séculaire de cette force, responsable de l'évolution à long terme du centre de masse, s'obtient en prenant la moyenne temporelle \langle \cdot \rangle sur une période d'oscillation 2\pi/\omega :
Résultat
Question 18
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique
Notions : approximation dipolaire, régime quasi-stationnaire
On suppose qu'à chaque instant , où a été introduit à la question 11. Sous quelle(s) condition(s) peut-on faire cette hypothèse ?
Voir l'indiceIndice
Vérifier que la dynamique interne du dipôle relaxe beaucoup plus vite que les temps caractéristiques de variation spatiale rencontrés par l'atome en mouvement.
Voir la stratégieStratégie
Pour que la relation stationnaire locale q\underline{\mathbf{r}}(t) = \alpha_c(\omega)\underline{\mathbf{E}}(\mathbf{R},t) soit valable instantanément en chaque point \mathbf{R}(t) où se trouve l'atome, il faut examiner les hypothèses sous-jacentes à l'établissement de la polarisabilité \alpha_c(\omega) à la question Q11 :
- L'établissement du régime forcé (extinction du transitoire) ;
- La lenteur du mouvement du centre de masse devant le temps de réponse interne (approximation adiabatique) ;
- L'approximation dipolaire locale pour le mouvement relatif de l'électron.
Voir la réponse courteRéponse courte
Nécessite que le champ varie peu sur une période temporelle et à l'échelle spatiale des oscillations de l'électron (régime quasi stationnaire).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression de la polarisabilité dynamique complexe \alpha_c(\omega) établie à la question Q11 repose sur plusieurs conditions physiques :
- Régime forcé stationnaire établi : Le régime transitoire de l'oscillateur électronique doit être amorti, ce qui nécessite de considérer des temps t \gg \tau = 1/\gamma(\omega) \sim 1\text{ ns} (temps d'amortissement par réaction de rayonnement calculé en Q7).
Approximation adiabatique (mouvement lent du centre de masse) : L'atome se déplace au cours du temps (\mathbf{R} = \mathbf{R}(t)). Pour que le dipôle induit s'adapte instantanément à la valeur locale de l'amplitude \underline{E}_0(\mathbf{R}), il faut que l'atome se déplace sur une distance très faible devant l'échelle caractéristique de variation spatiale du champ (la longueur d'onde \lambda) pendant le temps de relaxation électronique \tau :
V \, \tau \ll \lambda \quad \iff \quad k V \ll \gamma(\omega)où V = \|\dot{\mathbf{R}}\| est la vitesse du centre de masse de l'atome. Cela garantit également que l'effet Doppler est négligeable devant la largeur de raie radiative.
- Approximation dipolaire locale : L'extension spatiale du mouvement relatif de l'électron autour du noyau doit rester très faible devant la longueur d'onde (|\mathbf{r}| \ll \lambda), de sorte que pour déterminer la dynamique interne relative \mathbf{r}(t), le champ électrique ressenti par l'électron est assimilable à celui au centre de masse : \underline{\mathbf{E}}(\mathbf{R} + \mathbf{r}, t) \approx \underline{\mathbf{E}}(\mathbf{R}, t).
Résultat
Question 19
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Mouvement d'une particule chargée dans E et B ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : force de lorentz, équation de maxwell-faraday
Donner l'expression de la force magnétique. Montrer que la composante séculaire de la force magnétique peut s'écrire
où désigne le produit vectoriel. En déduire qu'on ne peut donc plus négliger la force magnétique moyenne devant la force électrique moyenne.
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Exprimer la force de Lorentz magnétique \mathbf{F}_{\text{mag}} = \langle q\dot{\mathbf{r}} \times \mathbf{B} \rangle, intégrer par parties en temps et utiliser l'équation de Maxwell-Faraday \operatorname{\mathbf{rot}}\mathbf{E} = -\partial\mathbf{B}/\partial t.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la force magnétique de Lorentz instantanée subie par l'atome au premier ordre en \mathbf{r}, sachant que le noyau lourd est quasi-immobile et que l'électron a pour vitesse \dot{\mathbf{r}}.
- Prendre la moyenne temporelle sur une période T=2\pi/\omega et utiliser une intégration par parties temporelle (la dérivée d'un terme borné ayant une moyenne nulle) combinée à l'équation de Maxwell-Faraday.
- Comparer les ordres de grandeur de la force électrique séculaire \mathbf{F}_{el} et de la force magnétique séculaire \mathbf{F}_{mag} pour justifier que cette dernière ne peut plus être négligée en moyenne temporelle.
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Calcul de la force de Lorentz magnétique moyenne en exprimant \mathbf{B} via Maxwell-Faraday : elle est du même ordre que la force électrique moyenne.
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Le noyau lourd (M \gg m) a une vitesse \dot{\mathbf{R}} négligeable devant celle de l'électron \dot{\mathbf{r}} (d'après la question Q16). La force magnétique instantanée exercée sur l'atome est donc portée par l'électron de charge q :
au premier ordre non nul en |\mathbf{r}|/\lambda.
La composante séculaire est la moyenne temporelle sur une période T = 2\pi/\omega :
Or, la dérivée temporelle d'un produit vectoriel s'écrit (en rappelant que \mathbf{R} varie très lentement devant \omega) :
La fonction t \mapsto \mathbf{r}(t) \times \mathbf{B}(\mathbf{R},t) étant périodique de période T, la moyenne temporelle de sa dérivée est rigoureusement nulle :
Il en découle :
D'après l'équation de Maxwell-Faraday dans le vide, \mathbf{rot}\,\mathbf{E} = -\frac{\partial \mathbf{B}}{\partial t}, d'où :
Comparaison des ordres de grandeur :
- Au niveau instantané, la force électrique d'ordre 0 vaut f_{el}^{(0)} \sim q E_0 tandis que la force magnétique vaut f_{mag} \sim q v B \sim q (\omega r) (E_0/c) \sim \frac{v}{c} f_{el}^{(0)} \ll f_{el}^{(0)}, ce qui justifiait de la négliger dans l'équation du mouvement relatif (question Q10).
En revanche, la composante séculaire d'ordre 0 du champ électrique est nulle (\langle \mathbf{E}(\mathbf{R},t) \rangle = \mathbf{0}). Les premières composantes séculaires non nulles font toutes deux intervenir les gradients spatiaux du champ à l'ordre r/\lambda :
\begin{aligned} F_{el} &\sim q\, r \left\|\boldsymbol{\nabla}\mathbf{E}\right\| \sim q\, r \, \frac{E_0}{\lambda} \\ F_{mag} &\sim q\, r \left\|\mathbf{rot}\,\mathbf{E}\right\| \sim q\, r \, \frac{E_0}{\lambda} \end{aligned}
\mathbf{F}_{el} et \mathbf{F}_{mag} sont donc du même ordre de grandeur : on ne peut plus négliger la force magnétique moyenne devant la force électrique moyenne.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 20
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : force dipolaire, force optique
Montrer qu'alors
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'identité vectorielle (\mathbf{a}\cdot\boldsymbol{\nabla})\mathbf{b} + \mathbf{a}\times(\operatorname{\mathbf{rot}}\mathbf{b}) = \sum_i a_i \boldsymbol{\nabla} b_i appliquée aux champs harmoniques réels avant d'effectuer la moyenne temporelle.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \mathbf{F}_{el} et \mathbf{F}_{mag} en exploitant la polarisation rectiligne du champ (\mathbf{E} dirigé selon \mathbf{e}_x) et la direction du mouvement de l'électron (\mathbf{r} selon \mathbf{e}_x).
- Sommer les deux composantes pour faire apparaître le gradient spatial complet \operatorname{\mathbf{grad}} E_x.
- Calculer la moyenne temporelle séculaire du produit à l'aide de la formule générale reliant deux grandeurs oscillantes à leurs amplitudes complexes.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation des forces électrique et magnétique moyennes et utilisation des identités d'analyse vectorielle en amplitude complexe.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'énoncé, le champ électrique est polarisé selon \mathbf{e}_x :
De même, d'après la question Q18, le déplacement relatif de l'électron n'a qu'une composante selon l'axe Ox :
Calculons séparément la force électrique et la force magnétique moyennes :
Force électrique moyenne (question Q17) : Comme r_y = r_z = 0 et E_y = E_z = 0, la somme se réduit à la seule composante i=x sur la direction \mathbf{e}_x :
\mathbf{F}_{el} = \left\langle q r_x \frac{\partial E_x}{\partial X} \right\rangle \mathbf{e}_xForce magnétique moyenne (question Q19) : Calculons le rotationnel du champ électrique :
\operatorname{\mathbf{rot}}\mathbf{E}(\mathbf{R},t) = \boldsymbol{\nabla} \times (E_x \mathbf{e}_x) = \frac{\partial E_x}{\partial Z}\mathbf{e}_y - \frac{\partial E_x}{\partial Y}\mathbf{e}_zLe produit vectoriel avec la position relative q\mathbf{r} = q r_x \mathbf{e}_x s'écrit alors :
\begin{aligned} q\mathbf{r} \times (\operatorname{\mathbf{rot}}\mathbf{E}) &= q r_x \mathbf{e}_x \times \left( \frac{\partial E_x}{\partial Z}\mathbf{e}_y - \frac{\partial E_x}{\partial Y}\mathbf{e}_z \right) \\ &= q r_x \left( \frac{\partial E_x}{\partial Z}(\mathbf{e}_x \times \mathbf{e}_y) - \frac{\partial E_x}{\partial Y}(\mathbf{e}_x \times \mathbf{e}_z) \right) \\ &= q r_x \left( \frac{\partial E_x}{\partial Y}\mathbf{e}_y + \frac{\partial E_x}{\partial Z}\mathbf{e}_z \right) \end{aligned}En prenant la moyenne temporelle :
\mathbf{F}_{mag} = \left\langle q r_x \left( \frac{\partial E_x}{\partial Y}\mathbf{e}_y + \frac{\partial E_x}{\partial Z}\mathbf{e}_z \right) \right\rangle
En sommant ces deux contributions, les dérivées spatiales selon X, Y et Z se regroupent sous forme d'un gradient complet de la composante E_x :
Pour évaluer cette moyenne temporelle sur une période, rappelons que pour deux signaux réels monochromatiques a(t) = \operatorname{Re}(\underline{a}e^{-i\omega t}) et \mathbf{b}(t) = \operatorname{Re}(\underline{\mathbf{b}}e^{-i\omega t}), la moyenne temporelle de leur produit s'exprime par :
En identifiant \underline{a} = \alpha_c(\omega)\underline{E}_0(\mathbf{R}) (amplitude de q r_x) et \underline{\mathbf{b}} = \operatorname{\mathbf{grad}}\underline{E}_0(\mathbf{R}) (amplitude de \operatorname{\mathbf{grad}} E_x), on obtient directement :
Résultat
Question 21
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : force de gradient, force de pression de radiation
En écrivant sous la forme , montrer que se décompose en deux composantes et , où est proportionnelle au gradient de l'amplitude du champ électrique et est proportionnelle au gradient de sa phase.
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression d'amplitude et de phase dans le gradient et séparer la partie réelle et la partie imaginaire issues de \boldsymbol{\nabla}\underline{E}_0 = (\boldsymbol{\nabla}|E_0| + i|E_0|\boldsymbol{\nabla}\phi)e^{i\phi}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le gradient du champ complexe \underline{E}_0(\mathbf{R}) = |E_0(\mathbf{R})|e^{i\phi(\mathbf{R})} en fonction des gradients de son amplitude et de sa phase.
- Évaluer les deux termes \underline{E}_0^*(\mathbf{R})\operatorname{\mathbf{grad}}\underline{E}_0(\mathbf{R}) et \underline{E}_0(\mathbf{R})\operatorname{\mathbf{grad}}\underline{E}_0^*(\mathbf{R}).
- Injecter ces expressions dans la force totale issue de la question Q20 et regrouper les termes sous forme de parties réelle et imaginaire de la polarisabilité \alpha_c(\omega) pour identifier \mathbf{F}_1 et \mathbf{F}_2.
Voir la réponse courteRéponse courte
Décomposition de l'amplitude en module et phase : partie proportionnelle à \nabla |E_0| (\mathbf{F}_1) et partie proportionnelle à \nabla \phi (\mathbf{F}_2).
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On pose, pour alléger les notations, \mathcal{E}_0(\mathbf{R}) = |E_0(\mathbf{R})|. Le champ s'écrit :
où \mathcal{E}_0 et \phi sont des fonctions réelles des coordonnées d'espace.
En appliquant la règle de dérivation d'un produit :
On en déduit les produits intervenant dans l'expression de la force :
D'après le résultat de la question Q20, la force moyenne totale s'exprime selon :
En utilisant les relations \alpha_c + \alpha_c^* = 2\operatorname{Re}(\alpha_c) et \alpha_c - \alpha_c^* = 2i\operatorname{Im}(\alpha_c), il vient :
La force se décompose bien sous la forme :
avec :
et :
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
Question 22
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : pression de radiation, impulsion du photon
Calculer dans le cas d'une onde plane de fréquence . Montrer que la force est proportionnelle au vecteur d'onde du champ. A quoi correspond cette force ? Montrer que l'on peut retrouver cette force à partir de la puissance rayonnée calculée à la question 12 en supposant qu'un photon d'énergie possède une impulsion .
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Pour une onde plane, poser \phi(\mathbf{R}) = \mathbf{k}\cdot\mathbf{R} d'où \boldsymbol{\nabla}\phi = \mathbf{k}, et relier \operatorname{Im}(\alpha_c) à la puissance diffusée pour retrouver la force de pression de radiation.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ de l'onde plane sous forme d'amplitude et de phase, en déduire \operatorname{\mathbf{grad}}\phi(\mathbf{R}) et calculer \operatorname{Im}(\alpha_c(\omega_0)) pour évaluer \mathbf{F}_2.
- Identifier la nature physique de la force (pression de radiation / force de diffusion).
- Établir la relation entre \operatorname{Im}(\alpha_c(\omega)) et la puissance rayonnée \mathcal{P}, puis utiliser le bilan d'impulsion photonique pour retrouver l'expression de la force.
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Pour une onde plane \nabla \phi = \mathbf{k}, d'où la force de pression de radiation s'interprétant par le transfert d'impulsion \hbar\mathbf{k} des photons diffusés.
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Pour une onde plane se propageant selon la direction du vecteur d'onde \mathbf{k}, l'amplitude complexe du champ électrique s'écrit :
où E_0 est pris réel positif sans perte de généralité. Son amplitude est uniforme, |E_0(\mathbf{R})| = E_0, et sa phase vaut :
D'après le résultat de la question 21, la force \mathbf{F}_2 s'écrit donc :
Elle est directement colinéaire et proportionnelle au vecteur d'onde \mathbf{k} du champ incident.
À la résonance (\omega = \omega_0), la polarisabilité complexe obtenue à la question 11 devient :
En injectant l'expression de \gamma(\omega_0) = \frac{q^2\omega_0^2}{6\pi\epsilon_0 m c^3}, on obtient :
En reportant cette valeur et en notant k_0 = \omega_0/c :
Cette composante correspond à la force de pression de radiation (ou force de diffusion). Elle pousse l'atome dans le sens de propagation de l'onde lumineuse.
Pour relier cette force à la puissance rayonnée calculée à la question 12 :
Exprimons la partie imaginaire de \alpha_c(\omega) :
Comme \gamma(\omega) = \frac{q^2\omega^2}{6\pi\epsilon_0 m c^3}, on en déduit l'identité remarquable (théorème optique pour un dipôle classique) :
Il apparaît immédiatement que :
La force s'exprime donc sous la forme :
Interprétation corpusculaire : Dans le modèle photonique, un photon incident possède l'énergie \hbar\omega et l'impulsion \hbar\mathbf{k}. Le taux d'absorption/diffusion de photons par l'atome s'écrit :
À chaque diffusion, l'atome absorbe un photon incident d'impulsion \hbar\mathbf{k}, puis le réémet par rayonnement dipolaire. L'émission dipolaire étant spatialement symétrique (invariante par inversion d'espace), la quantité de mouvement moyenne emportée par les photons diffusés est nulle : \langle \mathbf{p}_{\text{diff}} \rangle = \mathbf{0}.
Le transfert moyen de quantité de mouvement à l'atome par unité de temps s'écrit alors :
On retrouve rigoureusement l'expression de \mathbf{F}_2.
Résultat
Question 23
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : potentiel dipolaire, piège optique
Montrer que
En déduire que dérive d'un potentiel proportionnel à l'intensité locale du champ. Montrer qu'en choisissant judicieusement il est possible d'attirer les atomes dans des régions de maxima de l'intensité du champ.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'identité \operatorname{Re}(\alpha_c)|E_0|\boldsymbol{\nabla}|E_0| = \frac{1}{2}\operatorname{Re}(\alpha_c)\boldsymbol{\nabla}(|E_0|^2) et analyser le signe de \operatorname{Re}(\alpha_c) sous résonance (\omega < \omega_0, désaccord rouge).
Voir la stratégieStratégie
- Repartir de l'expression de \mathbf{F}_1 établie à la question Q21 et utiliser la linéarité de l'opérateur gradient pour faire apparaître la forme -\operatorname{\mathbf{grad}} U(\mathbf{R}).
- Relier l'énergie potentielle dipolaire à l'intensité lumineuse locale I(\mathbf{R}) \propto |E_0(\mathbf{R})|^2.
- Étudier le signe de \operatorname{Re}(\alpha_c(\omega)) en fonction du désaccord en fréquence \omega - \omega_0 pour déterminer sous quelle condition les atomes sont attirés vers les extrema d'intensité.
Voir la réponse courteRéponse courte
\mathbf{F}_1 dérive d'un potentiel effectif ; avec un désaccord rouge (\omega < \omega_0), \operatorname{Re}(\alpha_c) > 0 et l'atome est attiré vers les maxima d'intensité.
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D'après la question Q21, la composante \mathbf{F}_1 s'écrit :
Comme la polarisabilité dynamique complexe \alpha_c(\omega) ne dépend pas de la position spatiale \mathbf{R}, elle commute avec l'opérateur spatial gradient. On peut donc introduire un double signe moins pour mettre l'expression sous la forme requise :
Cette force conservative dérive ainsi de l'énergie potentielle dipolaire :
L'intensité locale du champ (densité de puissance moyenne) étant donnée par I(\mathbf{R}) = \frac{1}{2}\epsilon_0 c |E_0(\mathbf{R})|^2, le potentiel est directement proportionnel à l'intensité lumineuse locale :
D'après l'expression de \alpha_c(\omega) obtenue à la question Q11 :
La dynamique du centre de masse tend à minimiser l'énergie potentielle U_{\text{dip}}(\mathbf{R}) (car \mathbf{F}_1 = -\operatorname{\mathbf{grad}} U_{\text{dip}}) :
- Si \omega < \omega_0 (désaccord rouge, \omega - \omega_0 < 0), on a \omega_0^2 - \omega^2 > 0, donc \operatorname{Re}(\alpha_c) > 0. L'énergie potentielle U_{\text{dip}}(\mathbf{R}) est minimale là où l'intensité |E_0(\mathbf{R})|^2 est maximale. La force \mathbf{F}_1 attire ainsi les atomes vers les régions de plus forte intensité.
- Si \omega > \omega_0 (désaccord bleu, \omega - \omega_0 > 0), \operatorname{Re}(\alpha_c) < 0 et le potentiel est minimal aux zones d'intensité nulle ou minimale : les atomes sont repoussés des maxima d'intensité.
Pour attirer les atomes vers les maxima d'intensité lumineuse, il faut donc choisir un désaccord rouge :
Résultat
1.3 · Les faisceaux gaussiens
Question 24
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : approximation paraxiale, équation de d'alembert
Montrer que
Voir l'indiceIndice
Injecter \mathbf{E}(\mathbf{R}) dans l'équation d'onde de d'Alembert et négliger la dérivée seconde \partial^2 v / \partial z^2 devant 2k |\partial v/\partial z|.
Voir la stratégieStratégie
- Écrire l'équation de propagation de d'Alembert vérifiée par le champ électrique dans le vide de charges et de courants.
- Injecter la forme proposée pour le champ électrique \mathbf{E}(\mathbf{R}, t) = E_0 v(x,y,z) e^{i(kz-\omega t)}\mathbf{e}_x avec \omega = ck.
- Justifier la négligence du terme \frac{\partial^2 v}{\partial z^2} devant 2ik \frac{\partial v}{\partial z} grâce à l'approximation des variations lentes (approximation paraxiale).
Voir la réponse courteRéponse courte
Injection de la forme d'onde paraxiale dans l'équation de Helmholtz et négligence de la dérivée seconde longitudinale \partial^2 v/\partial z^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide, en l'absence de charges et de courants, le champ électrique vérifie l'équation de d'Alembert :
Le champ recherché étant polarisé selon \mathbf{e}_x, on s'intéresse à sa composante scalaire :
Calculons les différentes dérivées spatiales et temporelles de E_x :
En injectant ces expressions dans l'équation de d'Alembert, et en simplifiant par E_0 e^{i(kz - \omega t)}, on obtient :
Puisque l'onde satisfait la relation de dispersion du vide \omega = ck, les termes en v se compensent exactement :
L'équation exacte sur l'enveloppe v se réduit ainsi à :
L'énoncé précise que les variations longitudinales de v le long de l'axe Oz se font sur une échelle caractéristique L_z très grande devant la taille transverse w_0, elle-même très grande devant la longueur d'onde \lambda (L_z \gg w_0 \gg \lambda = \frac{2\pi}{k}). En ordre de grandeur :
Le rapport de ces deux grandeurs vaut :
On peut donc légitimement négliger la dérivée seconde \frac{\partial^2 v}{\partial z^2} devant le terme croisé 2ik \frac{\partial v}{\partial z} (approximation de l'enveloppe lentement variable ou approximation paraxiale). On aboutit à l'équation paraxiale de Helmholtz :
Résultat
Question 25
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : faisceau gaussien, taille de col
On peut montrer que
est solution de l'équation avec
où . On appelle le rayon de courbure du faisceau. Quelle est l'interprétation physique de ?
Voir l'indiceIndice
Identifier le paramètre w(z) comme le rayon transverse du faisceau à 1/e du champ (ou 1/e^2 de l'intensité lumineuse).
Voir la réponse courteRéponse courte
Le paramètre w(z) représente le demi-rayon (largeur à 1/e de l'amplitude) du profil transverse d'intensité du faisceau.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression de l'amplitude complexe du champ s'écrit, en coordonnées cylindriques avec r^2 = x^2 + y^2 :
L'intensité lumineuse locale associée, proportionnelle au module carré du champ électrique, vérifie :
On en déduit l'interprétation physique de w(z) :
- À une cote z fixée, w(z) représente la demi-largeur transverse du faisceau (ou rayon du faisceau) : c'est la distance radiale à l'axe optique pour laquelle l'amplitude du champ électrique est divisée par un facteur e, ou de façon équivalente, la distance pour laquelle l'intensité lumineuse est divisée par un facteur e^2 \approx 7{,}4 (I(w(z), z) = I(0, z)/e^2 \approx 0{,}135 \, I(0, z)).
- En z = 0, cette largeur atteint sa valeur minimale w(0) = w_0, appelée rayon au col (ou waist) du faisceau gaussien.
Résultat
Question 26
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Optique ondulatoire › Diffraction et réseaux
Notions : longueur de rayleigh, diffraction
Tracer qualitativement en fonction de . On veillera à bien repérer sur l'axe des abscisses la position . Dans quelle région de l'espace peut-on considérer que le faisceau laser se comporte comme une onde plane ? Commenter la limite . A quel phénomène physique cela correspond-il ?
Voir l'indiceIndice
Tracer l'hyperbole w(z) avec son col en z=0 et ses asymptotes linéaires en z \gg z_R, correspondant à la divergence par diffraction d'ouverture angulaire \lambda/(\pi w_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Allure hyperbolique de w(z) ; onde plane au voisinage du col (|z| \ll z_R) et divergence angulaire linéaire pour |z| \gg z_R due à la diffraction.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Tracé qualitatif de w(z) :
D'après l'expression établie à la question 25 :
La fonction w(z) est paire, minimale en z = 0 où w(0) = w_0, et vaut à la cote de Rayleigh z = z_R :
La courbe est une branche d'hyperbole admettant pour asymptotes obliques les droites d'équation w(z) \sim \pm \frac{w_0}{z_R}z quand z \to \pm\infty.
2. Région de comportement d'onde plane :
Pour |z| \ll z_R (au voisinage immédiat du col, et plus généralement dans la zone de Rayleigh |z| \le z_R) :
- Le rayon du faisceau varie très peu : w(z) \approx w_0.
- Le rayon de courbure diverge : R(z) \approx \frac{z_R^2}{z} \gg z_R \to \infty, ce qui signifie que les fronts d'onde sont des plans orthogonaux à l'axe optique (Oz).
- Le terme de phase de courbure s'annule : k\frac{r^2}{2R(z)} \to 0.
Le faisceau gaussien se comporte donc comme une onde plane dans la région |z| \ll z_R (au voisinage du col) pour r \lesssim w_0.
3. Limite z \gg z_R et phénomène physique associé :
Lorsque z \gg z_R, le rayon transverse devient linéaire en z :
et le rayon de courbure s'identifie à la distance de propagation : R(z) \approx z. Les surfaces d'onde sont alors des calottes sphériques centrées sur le col (z = 0) et le faisceau s'ouvre selon un cône de demi-angle de divergence :
Ce phénomène correspond à la diffraction en champ lointain (ou diffraction de Fraunhofer) d'une onde limitée spatialement à une ouverture transverse caractéristique w_0.
Résultat
Question 27
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : pince optique, potentiel effectif
Expliquer comment on peut pièger des atomes avec un faisceau gaussien. Montrer toutefois que le piège est très anisotrope, et que la cuvette de potentiel est beaucoup plus étroite dans la direction transverse que dans la direction longitudinale du faisceau laser.
Voir l'indiceIndice
Dériver le potentiel dipolaire U_{\text{dip}} \propto |E_0|^2 au voisinage du waist et comparer les raideurs transverses en 1/w_0^2 et longitudinales en 1/z_R^2.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le lien entre la force dipolaire \mathbf{F}_1, son potentiel associé U_{\text{dip}}(\mathbf{R}), et l'intensité locale du champ laser en précisant le signe du désaccord de fréquence (d'après la question Q23).
- Exprimer le profil d'intensité du faisceau gaussien et localiser son maximum pour identifier le point de piégeage.
- Effectuer un développement limité du potentiel au voisinage du centre du col pour en déduire les échelles spatiales caractéristiques et les raideurs effectives selon les directions transverse et longitudinale.
Voir la réponse courteRéponse courte
Piégeage au col par force de gradient ; cuvette très anisotrope car la courbure est bien plus forte selon r (w_0) que selon z (z_R \gg w_0).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q23, la force dipolaire dérive d'un potentiel effectif :
En choisissant une fréquence laser inférieure à la fréquence de résonance atomique (\omega < \omega_0, désaccord vers le rouge), on a \operatorname{Re}(\alpha_c) > 0. Le potentiel U_{\text{dip}}(\mathbf{R}) présente alors un minimum là où l'intensité du champ électromagnétique |\mathbf{E}(\mathbf{R})|^2 est maximale.
D'après les équations (14) et (16), l'intensité lumineuse du faisceau gaussien s'écrit en coordonnées cylindriques (r, \theta, z) où r^2 = x^2 + y^2 :
Cette intensité est strictement décroissante avec r et avec |z| : elle admet donc un maximum absolu strict au centre du col en (r=0, z=0), où elle vaut |E_0|^2. Ainsi, des atomes refroidis dont l'énergie cinétique est inférieure à la profondeur du puits de potentiel :
se retrouvent confinés au voisinage de l'origine (0,0,0) : c'est le principe du piège dipolaire optique (ou pince optique).
Pour étudier l'anisotropie du piège, effectuons un développement limité du potentiel au voisinage de l'origine (r \ll w_0 et |z| \ll z_R) :
Au second ordre, l'intensité s'écrit :
Le potentiel dipolaire prend ainsi la forme harmonique :
avec les constantes de raideur :
Le rapport des raideurs (ou courbures de la cuvette de potentiel) vaut :
Dans le cadre de l'approximation paraxiale, la taille du col est bien supérieure à la longueur d'onde (w_0 \gg \lambda), de sorte que la longueur de Rayleigh est considérablement plus grande que le rayon au col :
La cuvette de potentiel varie sur une échelle w_0 dans la direction transverse et sur une échelle z_R \gg w_0 dans la direction longitudinale. Le piège est donc très anisotrope : la cuvette est beaucoup plus étroite et raide transversalement que longitudinalement (confinant le nuage atomique sous la forme d'un « cigare » très allongé le long de l'axe Oz).
Résultat
Question 28
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Dipôles électrique et magnétique ; Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : onde stationnaire, réseau optique
Proposer une méthode pour mieux confiner les atomes dans la direction .
Voir l'indiceIndice
Proposer l'utilisation de deux faisceaux laser contre-propageants ou focalisés orthogonalement pour créer un piège dipolaire tridimensionnel isotrope.
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- Identifier l'origine du faible confinement longitudinal : la variation spatiale de l'intensité le long de l'axe Oz est gouvernée par la longueur de Rayleigh z_R, très grande devant les échelles transverses w_0 et la longueur d'onde \lambda.
- Proposer des géométries optiques permettant d'introduire une modulation d'intensité spatiale rapide selon z (à l'échelle de la longueur d'onde \lambda ou du col w_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Utilisation de deux faisceaux gaussiens contra-propageants pour créer une onde stationnaire à fort gradient longitudinal (réseau optique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 27, la faible raideur longitudinale \kappa_z \propto 1/z_R^2 provient du fait que l'intensité varie très lentement le long de l'axe de propagation (z_R \gg w_0 \gg \lambda). Pour améliorer considérablement le confinement selon l'axe Oz, deux méthodes principales sont couramment employées en physique atomique :
La formation d'une onde stationnaire (réseau optique 1D) : En faisant interférer le faisceau avec un faisceau contra-propageant de même pulsation et polarisation (par exemple en plaçant un miroir rétro-réfléchissant ou en insérant l'atome dans une cavité optique résonante, comme étudié dans la section suivante), on crée une onde stationnaire le long de Oz. L'intensité lumineuse présente alors une modulation spatiale périodique à l'échelle de \lambda/2 :
I(z) \propto \cos^2(kz)Le gradient d'intensité selon z varie désormais sur une distance de l'ordre de \lambda au lieu de z_R. La raideur longitudinale devient alors :
\kappa_z \sim \frac{|U_0|}{\lambda^2} \gg \kappa_\perpLes atomes se trouvent alors piégés aux ventres d'intensité (si \omega < \omega_0), réalisant un confinement longitudinal sub-longueur d'onde extrêmement efficace.
- L'utilisation de faisceaux croisés : En superposant orthogonalement au col un second faisceau laser identique se propageant selon un axe perpendiculaire (par exemple Ox), le confinement longitudinal selon Oz du premier faisceau est assuré par le très fort confinement transverse (de raideur \kappa_\perp \propto 1/w_0^2) du second faisceau. Le piège tridimensionnel résultant est alors quasi isotrope, avec une raideur de l'ordre de \kappa_\perp dans les trois directions de l'espace.
Partie 2 : Deuxième partie : le système atome-champ
2.1 · La cavité
Question 29
Application directeTemps estimé : ≈ 3 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : condition de passage, conducteur parfait
Expliquer comment la présence des miroirs fixe les conditions aux limites que doit satisfaire le champ électromagnétique.
Voir l'indiceIndice
Rappeler les conditions aux limites sur un conducteur parfait : annulation de la composante tangentielle du champ électrique et de la composante normale du champ magnétique.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler le modèle physique adopté pour les miroirs (conducteurs parfaits) et les propriétés des champs électromagnétiques à l'intérieur d'un tel milieu.
- Énoncer les relations de passage associées pour en déduire les conditions aux limites imposées aux champs électrique et magnétique sur les surfaces réfléchissantes.
- Préciser les conséquences géométriques sur la structure du champ au sein de la cavité (nœuds de champ électrique tangentiel, adaptation de courbure des fronts d'onde).
Voir la réponse courteRéponse courte
Sur des miroirs métalliques assimilés à des conducteurs parfaits, la composante tangentielle du champ électrique s'annule à l'interface.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les miroirs formant la cavité sont modélisés comme des conducteurs parfaits.
Dans un conducteur parfait soumis à un champ électromagnétique variable à haute fréquence (effet de peau nul, profondeur de pénétration \delta \to 0), le champ électromagnétique est strictement nul à l'intérieur du métal :
En notant \mathbf{n} le vecteur unitaire normal à la surface d'un miroir (orienté vers l'intérieur de la cavité), les relations de passage du champ électromagnétique à l'interface vide–conducteur imposent :
La continuité de la composante tangentielle du champ électrique :
\mathbf{E}_\parallel = \mathbf{0} \quad \Longleftrightarrow \quad \mathbf{E} \times \mathbf{n} = \mathbf{0}Le champ électrique est donc strictement orthogonal à la surface du conducteur en tout point du miroir.
La continuité de la composante normale du champ magnétique :
B_\perp = \mathbf{B} \cdot \mathbf{n} = 0Le champ magnétique est donc strictement tangentiel à la surface du miroir.
Des charges surfaciques \sigma = \epsilon_0 \mathbf{E} \cdot \mathbf{n} et des courants surfaciques \mathbf{j}_s = \frac{1}{\mu_0} \mathbf{n} \times \mathbf{B} se développent sur la face interne des miroirs pour assurer ces continuités.
Ces conditions aux limites contraignent fortement le champ dans la cavité :
- Condition de phase axiale : l'annulation de la composante tangentielle du champ électrique impose des nœuds (ou quasi-nœuds) d'amplitude aux miroirs, sélectionnant des ondes stationnaires et quantifiant ainsi les fréquences propres \omega_p de résonance de la cavité.
- Condition géométrique de courbure : les surfaces des miroirs devant être orthogonales au champ électrique local, elles doivent épouser la courbure des fronts d'onde du faisceau lumineux. Le rayon de courbure R(z) du mode doit donc s'adapter au rayon de courbure R_c des miroirs en z = \pm D/2.
Question 30
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : mode propre, fréquence de résonance
Montrer que les conditions limites aux centres des deux miroirs (points et ) imposent à la fréquence de la lumière des valeurs discrètes , où est un entier. Donner l'expression de . Comment appelle-t-on ces fréquences ?
Voir l'indiceIndice
Écrire que les centres A et A' correspondent à des plans nodaux pour le champ électrique tangentiel, imposant k_p D = p\pi.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer le champ électrique \mathbf{E}(\mathbf{R},t) donné par l'équation (20) aux centres A\,(0,0,D/2) et A'\,(0,0,-D/2) des deux miroirs, en exploitant les approximations paraxiales formulées (x=y=0, \Phi \approx 0).
- Appliquer la condition aux limites sur les miroirs conducteurs parfaits (\mathbf{E}_\parallel = \mathbf{0}) en ces deux points pour relier E_- à E_+ puis déterminer la condition de quantification sur le vecteur d'onde k.
- En déduire les pulsations \omega_p et fréquences associées, et nommer ces grandeurs caractéristiques.
Voir la réponse courteRéponse courte
Annulation en z = \pm D/2 imposant k_p D = p\pi, soit les fréquences de résonance longitudinales de la cavité \omega_p = p\pi c/D.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Les miroirs étant modélisés par des conducteurs parfaits, la composante tangentielle du champ électrique s'annule à leur surface (question Q29) :
Aux sommets des miroirs A\,(0,0,D/2) et A'\,(0,0,-D/2), le plan tangent est orthogonal à l'axe optique \mathbf{e}_z. Le champ électrique étant polarisé selon \mathbf{e}_x, il est strictement tangentiel à la surface en ces points. Ainsi :
D'après l'expression (16) de v_k (question Q25), pour x=y=0 et en négligeant la phase de Gouy (\Phi(z) \approx 0 car z_R \gg D) :
Par parité du waist w(z) = w_0\sqrt{1+(z/z_R)^2}, on a w(D/2) = w(-D/2).
En reportant dans l'expression (20) au point A' (z = -D/2) :
ce qui impose :
En injectant cette relation au point A (z = D/2) :
Pour obtenir une solution non triviale (E_+ \neq 0), il est nécessaire que :
Sachant que \omega = ck, les pulsations et fréquences permises prennent des valeurs discrètes :
Ces fréquences discrètes sont appelées les fréquences propres (ou fréquences de résonance) des modes longitudinaux de la cavité.
Résultat
Question 31
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : cavité résonante, rayon de courbure
Montrer que les conditions limites sur le reste de la surface du miroir impose que . En déduire la valeur du rayon du faisceau au col
Voir l'indiceIndice
Associer le rayon de courbure des miroirs concaves au rayon de courbure R(z) des fronts d'onde gaussiens évalué en z = D/2.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'équation de la surface du miroir sphérique au voisinage de l'axe optique dans l'approximation paraxiale (r \ll R_c), ainsi que celle des surfaces d'onde du faisceau au voisinage de z = D/2.
- Exprimer l'annulation de la composante tangentielle du champ électrique sur toute la surface conductrice, ce qui impose que la surface du miroir soit une surface d'onde, d'où l'égalité des rayons de courbure R(D/2) = R_c.
- Utiliser l'expression explicite de R(z) et la définition de la longueur de Rayleigh z_R pour en déduire le rayon au col w_{0,p}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Égalité du rayon de phase du faisceau gaussien et de la courbure du miroir R(D/2) = R_c fournissant l'expression du col w_{0,p}^2.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le miroir situé en z = D/2 est modélisé par un conducteur parfait sphérique, concave, de rayon de courbure R_c. Dans le repère cylindrique (r,\theta,z) avec r^2 = x^2 + y^2, le centre de courbure du miroir se situe en z = D/2 - R_c. L'équation exacte de la calotte sphérique s'écrit :
Dans l'approximation paraxiale (r \ll R_c), un développement limité au second ordre donne le profil de la surface du miroir :
D'autre part, la phase spatiale de l'onde se propageant selon +z s'écrit (en négligeant la phase de Gouy \Phi(z) conformément aux hypothèses) :
Une surface d'onde (surface équiphase \phi(r,z) = \text{cte}) passant par le sommet (r=0, z=D/2) vérifie :
Sur la surface du miroir conducteur parfait, la composante tangentielle du champ électrique total doit s'annuler identiquement pour tout r. Comme le champ est principalement transverse (\mathbf{E} \approx E_x \mathbf{e}_x), le miroir doit coïncider avec une surface nodale du mode stationnaire, et donc épouser exactement la forme d'une surface d'onde. En identifiant les courbures de z_M(r) et de z_{\text{onde}}(r), on obtient immédiatement :
D'après la question Q25, le rayon de courbure du faisceau s'exprime par :
En évaluant cette relation en z = D/2 avec R(D/2) = R_c :
On en déduit l'expression de la longueur de Rayleigh z_R :
En utilisant la relation z_R = \dfrac{\pi w_{0,p}^2}{\lambda_p} (avec \lambda_p = \dfrac{2\pi}{k_p} la longueur d'onde du mode p), on trouve :
Soit finalement :
Résultat
Question 32
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : onde stationnaire, cavité optique
En utilisant l'approximation paraxiale, montrer que le champ de fréquence peut se mettre sous la forme
avec
Voir l'indiceIndice
Sommer les deux ondes contra-propageantes avec la condition E_- = -E_+ et simplifier en tenant compte de z_R \gg D pour faire apparaître une onde stationnaire.
Voir la stratégieStratégie
- Évaluer le profil spatial v_{\pm k}(x,y,z) dans l'approximation z_R \gg D où |z| \le D/2 \ll z_R.
- Injecter ces approximations dans la décomposition du champ \mathbf{E}(\mathbf{R},t) (équation (20)).
- Exprimer la composante longitudinale à l'aide de la relation entre E_- et E_+ établie à la question précédente et conclure en factorisant le terme d'onde stationnaire.
Voir la réponse courteRéponse courte
Superposition de deux ondes gaussiens contra-propageantes satisfaisant les conditions aux limites pour obtenir le mode stationnaire transverse.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'expression de v_k(x,y,z) donnée à la question 25 est :
avec r^2 = x^2+y^2.
À l'intérieur de la cavité, la coordonnée z vérifie |z| \le D/2. Dans l'approximation paraxiale considérée, on a z_R \gg D, ce qui entraîne |z|/z_R \ll 1 :
Le rayon du faisceau est quasi constant :
w(z) = w_{0,p}\sqrt{1 + \left(\frac{z}{z_R}\right)^2} \approx w_{0,p}- La phase de Gouy est négligée conformément aux hypothèses de l'énoncé : \Phi(z) \approx 0.
Le rayon de courbure vérifie R(z) = z\left[1 + (z_R/z)^2\right] \approx z_R^2/z, d'où :
k_p \frac{r^2}{2R(z)} \approx \frac{k_p r^2 z}{2z_R^2} = \frac{\pi w_{0,p}^2}{\lambda_p}\frac{k_p r^2 z}{2 z_R^2} \frac{\lambda_p}{\pi w_{0,p}^2} = \frac{r^2}{w_{0,p}^2}\frac{z}{z_R}Pour la fraction du faisceau où l'intensité est non négligeable (r \lesssim w_{0,p}), ce déphasage d'ordre z/z_R \le D/(2z_R) \ll 1 est négligeable : le terme de phase quadratique transverse est donc assimilable à 0.
Il en résulte que pour les deux faisceaux contra-propageants :
En injectant ces formes approchées dans l'expression (20) du champ :
D'après la condition aux limites en z = -D/2 (question 30), E_- = -E_+ e^{-ik_p D}. Le terme spatial longitudinal se réécrit donc :
En absorbant la constante de phase globale 2i e^{-ik_p D/2} dans l'amplitude complexe E_+, on obtient bien l'expression demandée :
avec
Résultat
Question 33
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : équation de maxwell-faraday, champ magnétique
Montrer que
On pourra utiliser que .
Voir l'indiceIndice
Déterminer \mathbf{B} via l'équation de Maxwell-Faraday \mathbf{B} = \frac{1}{i\omega}\operatorname{\mathbf{rot}}\mathbf{E} et négliger la dérivée transverse \partial u_p/\partial y devant la dérivée longitudinale.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ magnétique \mathbf{B}_p à partir du champ électrique \mathbf{E}_p en utilisant l'équation de Maxwell-Faraday en notation complexe harmonique.
- Calculer le rotationnel de \mathbf{E}_p(\mathbf{R},t) = E_+ u_p(\mathbf{R})e^{-i\omega_p t}\mathbf{e}_x.
- Justifier et appliquer l'approximation paraxiale en négligeant la composante longitudinale selon \mathbf{e}_z devant celle selon \mathbf{e}_y.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application de l'équation de Maxwell-Faraday \operatorname{rot}\mathbf{E} = -\partial\mathbf{B}/\partial t sous l'approximation paraxiale |\partial u_p/\partial y| \ll |\partial u_p/\partial z|.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation de Maxwell-Faraday dans le vide s'écrit :
En régime sinusoïdal de pulsation \omega_p (avec la convention temporelle e^{-i\omega_p t}), la dérivée temporelle se traduit par \partial/\partial t \to -i\omega_p, ce qui donne :
D'après le résultat de la question précédente, le champ électrique du mode p est polarisé selon \mathbf{e}_x :
Calculons le rotationnel en coordonnées cartésiennes :
Comparons les ordres de grandeur des dérivées spatiales en utilisant l'expression de u_p établie en Q32, u_p(\mathbf{R}) = \exp\left(-\frac{x^2+y^2}{w_{0,p}^2}\right)\sin\left[k_p\left(z+\frac{D}{2}\right)\right] :
- Selon la direction de propagation z : \left| \frac{\partial u_p}{\partial z} \right| \sim k_p |u_p| = \frac{2\pi}{\lambda_p} |u_p| ;
- Dans le plan transverse, pour y \lesssim w_{0,p} : \left| \frac{\partial u_p}{\partial y} \right| = \frac{2|y|}{w_{0,p}^2} |u_p| \lesssim \frac{2}{w_{0,p}} |u_p|.
Dans le cadre de l'approximation paraxiale, la taille transverse du faisceau est grande devant la longueur d'onde (w_{0,p} \gg \lambda_p), d'où :
On peut donc négliger la composante selon \mathbf{e}_z du rotationnel devant sa composante selon \mathbf{e}_y :
En réinjectant dans l'expression de \mathbf{B}_p et en notant \omega = \omega_p, on obtient :
Résultat
Question 34
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : énergie électromagnétique, quantification du champ
Calculer l'énergie électromagnétique pour le mode en intégrant sur l'espace compris entre les plans et . On négligera la courbure des miroirs. Montrer que
où est le volume effectif du mode. Dans une vision corpusculaire de la lumière, un champ électromagnétique de fréquence contenant 1 photon a une énergie . Calculer la valeur que doit prendre pour que le mode du champ contienne un seul photon.
Voir l'indiceIndice
Calculer la densité volumique moyenne d'énergie \frac{1}{2}\epsilon_0 |\mathbf{E}|^2, intégrer selon x, y avec la gaussienne fournie puis selon z avec l'intégrale de \sin^2, et égaliser à \hbar\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer l'énergie électromagnétique totale W_p emmagasinée dans la cavité. Pour une onde stationnaire, l'énergie totale est constante et s'identifie à l'énergie électrique maximale (lorsque le champ magnétique est nul).
- Calculer l'intégrale de volume \int_{\mathcal{V}_0} u_p^2(\mathbf{R}) \, \mathrm{d}^3\mathbf{R} en séparant la composante transverse (à l'aide du formulaire) et la composante longitudinale le long de Oz.
- En déduire l'expression demandée pour W_p et le volume effectif V_p.
- Identifier cette énergie à l'énergie d'un photon \hbar\omega_p pour en déduire l'amplitude du champ à un photon \mathcal{E}_{1,p}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration spatiale de la densité d'énergie électromagnétique donnant W_p puis égalisation à \hbar\omega pour déduire le champ à un photon \mathcal{E}_{1,p}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique réel du mode p s'écrit, en posant E_+ = |E_+|e^{i\phi} :
Le champ magnétique associé \mathbf{B}_p est en quadrature de phase par rapport à \mathbf{E}_p (d'après le facteur 1/i dans l'équation (24)). L'énergie électromagnétique totale stockée dans la cavité est constante et égale à l'énergie électrique maximale, atteinte aux instants où le champ magnétique s'annule :
Calculons l'intégrale I = \iiint_{\mathcal{V}_0} u_p^2(\mathbf{R})\,\mathrm{d}^3\mathbf{R} en négligeant la courbure des miroirs, ce qui permet d'intégrer z entre -D/2 et D/2, et en étendant l'intégration transverse sur tout le plan (x,y) car le faisceau est confiné (w_{0,p} \ll R_c) :
Pour la partie transverse, en utilisant l'intégrale fournie dans le formulaire :
\iint_{\mathbb{R}^2} e^{-2(x^2+y^2)/w_{0,p}^2}\,\mathrm{d}x\mathrm{d}y = \left(\int_{-\infty}^{+\infty} e^{-2x^2/w_{0,p}^2}\,\mathrm{d}x\right)^2 = \left(w_{0,p}\sqrt{\frac{\pi}{2}}\right)^2 = \frac{\pi w_{0,p}^2}{2}Pour la partie longitudinale, posons la variable Z = z + D/2 \in [0,D] :
\int_{-D/2}^{D/2} \sin^2\left[k_p\left(z+\frac{D}{2}\right)\right]\mathrm{d}z = \int_0^D \sin^2(k_p Z)\,\mathrm{d}Z = \frac{1}{k_p}\int_0^{k_p D} \sin^2(u)\,\mathrm{d}uComme k_p D = p\pi, la formule du formulaire donne :
\int_0^{p\pi} \sin^2(u)\,\mathrm{d}u = \frac{1}{2}(p\pi - \cos(p\pi)\sin(p\pi)) = \frac{p\pi}{2}D'où :
\int_0^D \sin^2(k_p Z)\,\mathrm{d}Z = \frac{p\pi}{2k_p} = \frac{D}{2}
On en déduit :
ce qui établit l'expression de l'énergie électromagnétique du mode p :
où V_p = \frac{\pi D w_{0,p}^2}{4} représente le volume effectif occupé par le mode dans la cavité.
Dans la vision corpusculaire, lorsque le mode ne contient qu'un seul photon d'énergie \hbar\omega_p, on a W_p = \hbar\omega_p, soit :
On en déduit l'amplitude du champ électrique à un photon :
Résultat
Question 35
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Incontournable
- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : potentiel vecteur, jauge de coulomb
Vérifier que le potentiel vecteur
permet de retrouver le champ du mode associé à un photon en utilisant et .
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Calculer directement -\partial \mathbf{A}_{1,p}/\partial t et \boldsymbol{\nabla}\times\mathbf{A}_{1,p} pour vérifier la compatibilité avec \mathbf{E}_{1,p} et \mathbf{B}_{1,p}.
Voir la stratégieStratégie
- Dériver temporellement le potentiel vecteur \mathbf{A}_{1,p} pour obtenir le champ électrique \mathbf{E}_{1,p} et vérifier qu'il coïncide avec l'expression du mode à un photon issue de la question Q32.
- Calculer le rotationnel de \mathbf{A}_{1,p} en coordonnées cartésiennes pour obtenir le champ magnétique \mathbf{B}_{1,p}, puis utiliser l'approximation paraxiale de la question Q33 (|\partial u_p/\partial y| \ll |\partial u_p/\partial z|) pour retrouver la forme demandée.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation temporelle de \mathbf{A}_{1,p} pour \mathbf{E} et rotationnel pour \mathbf{B}, vérifiant la cohérence directe avec les champs obtenus.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le potentiel vecteur associé à un photon dans le mode p s'écrit (équation (26)) :
1. Champ électrique : En utilisant la relation donnée en jauge temporelle (V = 0) :
soit directement :
On retrouve exactement l'expression (22) du champ électrique du mode p établie à la question Q32 pour une amplitude E_+ = \mathcal{E}_{1,p}.
2. Champ magnétique : Le potentiel vecteur \mathbf{A}_{1,p} = A_x \mathbf{e}_x ne possède qu'une composante selon \mathbf{e}_x. Le calcul de son rotationnel donne :
En remplaçant A_x(\mathbf{R},t) = -\dfrac{i}{\omega_p} \mathcal{E}_{1,p} u_p(\mathbf{R}) e^{-i\omega_p t}, sachant que -i = \dfrac{1}{i} :
Comme rappelé à la question Q33, dans l'approximation paraxiale, l'extension transverse est très grande devant la longueur d'onde, si bien que :
La composante selon \mathbf{e}_z est donc négligeable devant celle selon \mathbf{e}_y. On en déduit :
On retrouve bien la formule (24) de la question Q33 avec E_+ = \mathcal{E}_{1,p} et \omega = \omega_p.
Résultat
Question déjà tombée ailleurs
2.2 · Couplage de l'atome à un mode du champ
Question 36
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques
Notions : résonance, mode de cavité
On choisit les paramètres de la cavité de sorte que l'un de ses modes, noté , ait une fréquence très proche de la fréquence de résonance de l'atome (). Justifier qualitativement que l'on s'attend à ce que l'oscillation du dipôle atomique excite principalement ce mode. En déduire que le potentiel vecteur s'écrit
de sorte que la seule connaissance de suffit à caractériser le champ dans la cavité. Connaissant , on peut calculer les champs électrique et magnétique en utilisant les relations
et
On omettra l'indice par la suite.
Voir l'indiceIndice
Invoquer le phénomène de résonance : seul le mode propre dont la fréquence coïncide avec la pulsation atomique présente une susceptibilité de réponse non négligeable.
Voir la stratégieStratégie
- Interpréter chaque mode de la cavité comme un oscillateur harmonique linéaire forcé par le dipôle oscillant atomique de pulsation \omega_0.
- Invoquer le phénomène de résonance pour justifier que seul le mode vérifiant \omega_{p_0} \approx \omega_0 présente une réponse d'amplitude significative.
- Troncaturer la décomposition modale du potentiel vecteur au terme résonant p = p_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le dipôle n'excite efficacement que le mode dont la fréquence propre est quasi résonante avec sa fréquence d'oscillation \omega_0.
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'atome, modélisé par un dipôle oscillant à une fréquence proche de sa pulsation propre \omega_0, crée un champ électromagnétique et une densité de courant qui constituent une source d'excitation pour la cavité.
D'après les équations de Maxwell avec sources, chaque mode électromagnétique propre p de la cavité se comporte comme un oscillateur harmonique de pulsation propre \omega_p. En vertu du phénomène classique de résonance :
- pour le mode p_0 quasi-résonant (\omega_{p_0} \approx \omega_0), la réponse du champ est fortement amplifiée ;
- pour tous les autres modes p \neq p_0, l'écart de fréquence |\omega_p - \omega_0| est au moins de l'ordre de l'intervalle spectral libre \Delta\omega = \pi c / D. Ces modes sont hors résonance et leur excitation reste d'amplitude négligeable.
Dans la décomposition générale du potentiel vecteur établie à l'équation (27),
les coefficients d'amplitude vérifient ainsi |\beta_p(t)| \ll |\beta_{p_0}(t)| pour tout p \neq p_0. En ne retenant que la composante dominante, le potentiel vecteur se réduit à :
Résultat
Question 37
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : approximation de l'enveloppe lentement variable, champ électrique
On suppose que varie lentement à l'échelle de . Donner l'expression de dans cette approximation.
Voir l'indiceIndice
Dériver le potentiel vecteur par rapport au temps en négligeant \dot{\beta} devant \omega\beta dans l'approximation d'enveloppe lentement variable.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la dérivée temporelle du potentiel vecteur \mathbf{A}(\mathbf{R},t) = \beta(t)\mathbf{A}_1(\mathbf{R},t) pour relier le champ électrique à \beta(t).
- Exploiter l'hypothèse de variations lentes de \beta(t) à l'échelle de la période optique 2\pi/\omega pour simplifier l'expression.
Voir la réponse courteRéponse courte
Avec \beta(t) lentement variable, la dérivée \partial\mathbf{A}/\partial t est dominée par l'oscillation à haute fréquence : \mathbf{E} \approx \beta \mathbf{E}_{1,p_0}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (29) et le résultat de la question 36, le champ électrique s'écrit :
En rappelant l'expression du potentiel vecteur établie à la question 35 (en omettant l'indice p_0) :
on a :
L'hypothèse selon laquelle l'amplitude \beta(t) varie lentement à l'échelle de la période optique 2\pi/\omega se traduit par :
Le premier terme vérifie donc :
On peut par conséquent négliger la dérivée temporelle de l'enveloppe \dot{\beta}(t) devant celle de la phase rapide \omega \beta(t), ce qui conduit à :
soit explicitement :
Résultat
Question 38
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Électrocinétique et électronique › Régime sinusoïdal forcé et filtrage
Notions : approximation séculaire, oscillateur forcé
De façon analogue, on décrit le mouvement de l'électron sous la forme du produit d'une amplitude lentement variable à l'échelle de et d'un terme qui oscille à la fréquence propre
Écrire les équations du mouvement de l'électron et montrer que le champ agit sur l'électron suivant l'équation
Voir l'indiceIndice
Injecter l'expression de \mathbf{r}(t) dans le PFD de l'électron, négliger \ddot{\tilde{r}} et \gamma\dot{\tilde{r}} et simplifier l'expression à l'aide de l'approximation séculaire.
Voir la stratégieStratégie
- Établir l'équation différentielle du mouvement relatif de l'électron dans le référentiel lié au noyau, soumis à la force de rappel élastique et à la force électrique du mode de la cavité (dans l'approximation dipolaire).
- Injecter la forme proposée \mathbf{r}(t) = \tilde{r}(t) e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x et appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable pour négliger \ddot{\tilde{r}} devant \omega_0 \dot{\tilde{r}}.
Voir la réponse courteRéponse courte
PFD sur l'électron avec l'ansatz lentement variable \tilde{r}(t) et négligence de la dérivée seconde \ddot{\tilde{r}} devant \omega_0 \dot{\tilde{r}}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le cadre de cette deuxième partie, l'amortissement n'est plus modélisé par une force de frottement phénoménologique, mais découle de l'échange cohérent d'énergie avec le mode de la cavité.
Dans le référentiel lié au noyau (assimilé au centre de masse immobile à la position \mathbf{R}_0), l'électron de charge q et de masse m est soumis :
- à la force de rappel élastique exercée par le noyau : \mathbf{F}_{\text{él}} = -m\omega_0^2 \mathbf{r}(t) ;
- à la force électrique exercée par le champ de la cavité, évaluée en \mathbf{R}_0 dans l'approximation dipolaire (|\mathbf{r}| \ll \lambda) : \mathbf{F}_e = q\mathbf{E}(\mathbf{R}_0, t). La force magnétique est négligée car le mouvement de l'électron est non relativiste (v \ll c).
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à l'électron s'écrit donc :
D'après le résultat de la question Q37, le champ électrique du mode s'exprime par :
En projetant le mouvement selon l'axe \mathbf{e}_x, avec \mathbf{r}(t) = \tilde{r}(t) e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x, on calcule les dérivées temporelles successives :
En injectant ces expressions dans l'équation du mouvement, le terme d'oscillation libre en -\omega_0^2 \tilde{r} compense exactement le terme de rappel élastique :
Puisque l'amplitude \tilde{r}(t) varie lentement à l'échelle de 2\pi/\omega_0 (approximation de l'enveloppe lentement variable), on a |\ddot{\tilde{r}}| \ll \omega_0 |\dot{\tilde{r}}|. On peut donc négliger la dérivée seconde \ddot{\tilde{r}}, ce qui conduit à :
En divisant des deux côtés par -2\omega_0, on obtient bien l'équation souhaitée :
Résultat
Question 39
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : potentiel vecteur, équation de d'alembert avec source
Réciproquement, le mouvement de l'électron agit sur le champ. A partir des équations de Maxwell, on montre que
où est la densité de courant associée au mouvement de l'électron. En déduire que
On rappelle que correspond au potentiel vecteur du mode de la cavité quand celle-ci ne contient pas d'atome. Il est donc solution des équations de Maxwell sans sources ().
Voir l'indiceIndice
Développer l'équation de d'Alembert satisfaite par \mathbf{A}, soustraire celle vérifiée dans le vide par \mathbf{A}_1, et négliger \ddot{\beta} devant \omega\dot{\beta}.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \mathbf{A}(\mathbf{R}, t) = \beta(t) \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) et calculer ses dérivées spatiales (laplacien vectoriel) et temporelles.
- Appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV) sur le coefficient \beta(t) pour négliger sa dérivée seconde devant le terme croisé.
- Exprimer la dérivée première de \mathbf{A}_1 à l'aide du champ électrique \mathbf{E}_1, puis utiliser le fait que \mathbf{A}_1 est solution de l'équation de propagation sans source pour conclure.
Voir la réponse courteRéponse courte
Exploitation de l'équation de d'Alembert avec source et utilisation du fait que le mode non perturbé vérifie l'équation sans source.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q36, le potentiel vecteur dans la cavité est restreint au mode résonant p_0 :
Puisque le facteur \beta(t) dépend uniquement du temps, le laplacien spatial s'écrit simplement :
Calculons la dérivée temporelle seconde de \mathbf{A}(\mathbf{R}, t) à l'aide de la formule de Leibniz :
Le mode libre varie comme \mathbf{A}_1 \propto e^{-i\omega t}, d'où \left\|\frac{\partial \mathbf{A}_1}{\partial t}\right\| \sim \omega \|\mathbf{A}_1\|. Selon l'hypothèse de la question Q37, l'amplitude \beta(t) varie lentement à l'échelle de la période optique 2\pi/\omega, ce qui se traduit par l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV) :
Le terme en \ddot{\beta} est donc négligeable devant le terme croisé.
De plus, d'après la relation rappelée à la question Q35, le champ électrique du mode non perturbé est :
Il vient ainsi :
Injectons ces dérivées dans l'équation de d'Alembert avec terme source (équation (33)) :
Or, \mathbf{A}_1(\mathbf{R}, t) est le potentiel vecteur du mode de la cavité vide (en l'absence d'atome), il vérifie donc l'équation de d'Alembert homogène sans sources (\mathbf{j} = \mathbf{0}) :
Le premier terme s'annule, ce qui conduit directement à l'équation (34) :
Résultat
Question 40
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : densité de courant, orthogonalité des modes
Justifier brièvement que le courant s'écrit . Montrer que
On pourra utiliser que
Voir l'indiceIndice
Multiplier l'équation spatiale par \mathbf{E}_1^*(\mathbf{R}), intégrer sur le volume de la cavité et exploiter la propriété d'échantillonnage de la distribution de Dirac en \mathbf{R}_0.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la densité volumique de courant d'une particule ponctuelle en approximation dipolaire (\mathbf{R} \approx \mathbf{R}_0).
- Projeter la relation spatiale établie à la question précédente sur le profil spatial u(\mathbf{R}) du mode en intégrant sur le volume de la cavité \mathcal{V}_0.
- Utiliser l'approximation de l'enveloppe lentement variable pour évaluer \dot{\mathbf{r}}(t), puis simplifier grâce à la relation de normalisation énergétique fournie.
Voir la réponse courteRéponse courte
Modélisation de la densité de courant ponctuelle et projection scalaire de l'équation d'onde sur le mode spatial pour isoler \dot{\beta}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Expression de la densité de courant \mathbf{j}
L'électron, de charge q, est situé en \mathbf{R}_e(t) = \mathbf{R}_0 + \mathbf{r}(t) et animé d'une vitesse \mathbf{v}(t) = \dot{\mathbf{r}}(t) (le noyau situé en \mathbf{R}_0 étant considéré fixe). Dans l'approximation dipolaire, l'amplitude d'oscillation |\mathbf{r}| est négligeable devant les échelles spatiales de variation du champ (\lambda et w_{0}), ce qui permet d'assimiler la position de l'électron à celle du noyau \mathbf{R}_0.
La densité volumique de courant associée à cette charge ponctuelle s'écrit alors :
2. Équation différentielle sur \beta(t)
D'après l'équation (34) obtenue à la question 39 :
avec \mathbf{E}_1(\mathbf{R}, t) = \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}) e^{-i\omega t}\mathbf{e}_x.
Multiplions scalairement les deux membres par \frac{1}{2}\epsilon_0 \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R})\mathbf{e}_x et intégrons sur le volume \mathcal{V}_0 de la cavité :
En utilisant la relation (36) de l'énoncé, \int_{\mathcal{V}_0} \frac{1}{2}\epsilon_0 \mathcal{E}_1^2 u^2(\mathbf{R})\,\mathrm{d}^3\mathbf{R} = \hbar\omega, le membre de gauche s'écrit :
Pour le membre de droite, sachant que \mu_0 \epsilon_0 = 1/c^2 et que \mathbf{j} \cdot \mathbf{e}_x = q \dot{r}_x \delta^3(\mathbf{R} - \mathbf{R}_0) avec \mathbf{r}(t) = \tilde{r}(t)e^{-i\omega_0 t}\mathbf{e}_x :
Comme l'amplitude \tilde{r}(t) varie lentement à l'échelle de 2\pi/\omega_0 (|\dot{\tilde{r}}| \ll \omega_0 |\tilde{r}|), on a :
L'égalité entre les deux membres donne alors :
En simplifiant par c^2 et en divisant par 2\hbar\omega :
Il reste à multiplier par le facteur i (en remarquant que i \times i = -1) :
Résultat
Question 41
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur couplé, temps caractéristique
On se place à résonance (). Eliminer la variable pour obtenir une équation différentielle du deuxième ordre sur . En déduire le temps caractéristique de la dynamique du système atome-champ.
Voir l'indiceIndice
Dériver l'équation sur \tilde{r} à résonance puis injecter \dot{\beta} pour faire apparaître un oscillateur harmonique de pulsation caractéristique 1/\tau(\mathbf{R}_0).
Voir la stratégieStratégie
- Écrire les équations d'évolution couplées obtenues aux questions Q38 et Q40 en posant la condition de résonance \omega = \omega_0.
- Dériver par rapport au temps l'équation portant sur \dot{\tilde{r}} et y injecter l'expression de \dot{\beta} pour éliminer \beta.
- Identifier la pulsation propre des oscillations d'échange d'énergie entre l'atome et le mode pour en déduire le temps caractéristique \tau(\mathbf{R}_0).
Voir la réponse courteRéponse courte
Combinaison des deux équations du premier ordre conduisant à \ddot{\tilde{r}} + \Omega_R^2 \tilde{r} = 0 et temps caractéristique \tau = 1/\Omega_R.
Voir le corrigé completCorrigé complet
À la résonance (\omega = \omega_0), les facteurs temporels oscillants e^{-i\omega_0 t} et e^{-i\omega t} sont identiques et se simplifient dans les équations établies aux questions Q38 et Q40 :
En multipliant l'équation (1) par -i, on obtient :
En dérivant cette relation par rapport au temps :
D'après l'équation (2), on a \dot{\beta}(t) = i\frac{q\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)}{4\hbar}\,\tilde{r}(t). En reportant cette expression dans la dérivée seconde :
L'équation différentielle du deuxième ordre vérifiée par \tilde{r} est donc :
Il s'agit de l'équation d'un oscillateur harmonique non amorti de pulsation propre :
Le temps caractéristique \tau(\mathbf{R}_0) de l'évolution de l'amplitude (temps caractéristique des oscillations de Rabi du système atome-champ) s'en déduit :
En utilisant l'amplitude à un photon \mathcal{E}_1 = \sqrt{\frac{2\hbar\omega_0}{\epsilon_0 V_p}} établie à la question Q34, ce temps caractéristique s'écrit de manière équivalente :
Résultat
Question 42
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques ; Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : onde stationnaire, effet purcell
Montrer que lorsque l'atome s'approche de l'un des points . Donner un argument physique pour justifier que le dipôle ne rayonne plus de champ lorsqu'il est proche d'un des miroirs. En déduire que l'atome ne peut plus se désexciter.
Voir l'indiceIndice
Remarquer que u_p(\mathbf{R}_0) = 0 sur les miroirs conducteurs ; le champ électrique local étant nul, le dipôle ne peut plus coupler son énergie au mode de cavité.
Voir la réponse courteRéponse courte
Au miroir, le mode présente un nœud (u \to 0) ; le couplage s'annule donc l'atome ne peut plus échanger d'énergie (inhibition de l'émission).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question Q32, le profil spatial du mode résonant p s'écrit :
avec k_p = \frac{p\pi}{D} d'après la question Q30. Pour un atome situé en \mathbf{R}_0 = (0, 0, z_0) :
Lorsque z_0 \to -\frac{D}{2} :
u_p\left(0, 0, -\frac{D}{2}\right) = \sin(0) = 0Lorsque z_0 \to +\frac{D}{2} :
u_p\left(0, 0, \frac{D}{2}\right) = \sin(k_p D) = \sin(p\pi) = 0 \quad (\text{avec } p \in \mathbb{N}^*)
Comme le temps caractéristique établi à la question Q41 est inversement proportionnel à |u_p(\mathbf{R}_0)| :
on a immédiatement :
Argument physique :
- Point de vue modal (conditions aux limites) : Les miroirs sont modélisés par des conducteurs parfaits. La composante tangentielle du champ électrique s'annule rigoureusement sur leur surface (\mathbf{E}_\parallel = \mathbf{0}). Le dipôle atomique oscillant selon \mathbf{e}_x est parallèle au plan tangent du miroir en son centre : il est donc situé exactement en un nœud du champ électrique. Le couplage dipolaire \mathbf{p} \cdot \mathbf{E}(\mathbf{R}_0) est rigoureusement nul, de sorte que le travail échangé entre le dipôle et le champ est nul.
Point de vue des images : Par la méthode des images électrostatiques, un dipôle électrique oscillant parallèle à un conducteur parfait induit un dipôle image opposé :
\mathbf{p}_{\text{image}} = -\mathbf{p}Lorsque l'atome est infiniment proche de la paroi, la distance entre le dipôle réel et son image tend vers zéro. Leurs rayonnements interfèrent de façon totalement destructive (\mathbf{p}_{\text{tot}} \to \mathbf{0}), ce qui éteint tout rayonnement dipolaire.
Conséquence sur la désexcitation : Puisque le temps d'échange d'énergie \tau(\mathbf{R}_0) diverge et que le modèle suppose que l'atome ne peut interagir qu'avec ce mode résonant de la cavité, aucun transfert d'énergie n'est possible de l'atome vers le champ électromagnétique. En l'absence de tout canal de désexcitation radiative, l'atome ne peut plus se désexciter et reste indéfiniment dans son état excité (inhibition de l'émission spontanée).
Résultat
Question 43
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : oscillation de rabi, couplage fort
Intégrer l'équation différentielle sur obtenue à la question 41. On considère qu'à l'atome est excité () et le champ électromagnétique dans la cavité est nul (). Tracer l'évolution de . Est-ce la dynamique à laquelle on s'attendait pour l'atome ?
Voir l'indiceIndice
Résoudre l'équation harmonique avec les conditions initiales pour obtenir une loi en cosinus, illustrant un échange périodique et réversible d'énergie (oscillations de Rabi).
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation différentielle établie à la question Q41 et déterminer les conditions initiales complètes sur \tilde{r}(0) et \dot{\tilde{r}}(0) grâce à la relation de couplage atome-champ de la question Q38.
- Intégrer l'équation d'oscillateur harmonique pour obtenir \tilde{r}(t), puis en déduire le carré du module |\tilde{r}(t)|^2.
- Tracer la fonction obtenue en précisant les valeurs remarquables et la pseudo-période, puis confronter cette dynamique réversible aux prédictions de l'émission spontanée dans le vide (partie 1).
Voir la réponse courteRéponse courte
Solution sinusoïdale |\tilde{r}(t)|^2 = r_0^2 \cos^2(\Omega_R t) : échange périodique et réversible d'énergie, inattendu pour une désexcitation spontanée.
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D'après la question Q41, à résonance (\omega = \omega_0), l'amplitude lentement variable \tilde{r}(t) vérifie l'équation différentielle :
où \tau(\mathbf{R}_0) = \frac{\sqrt{8\hbar m \omega_0}}{|q|\mathcal{E}_1 |u(\mathbf{R}_0)|}.
La solution générale de cette équation différentielle d'oscillateur harmonique s'écrit :
où A et B sont deux constantes d'intégration complexes.
Déterminons les conditions initiales à t = 0 :
- L'énoncé donne \tilde{r}(0) = r_0 > 0, d'où A = r_0.
L'action du champ sur l'électron est régie par l'équation (32) de la question Q38 :
i\dot{\tilde{r}}(t) = -\frac{q}{2\omega_0 m}\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)\beta(t)Comme le champ est initialement nul (\beta(0) = 0), on en déduit immédiatement \dot{\tilde{r}}(0) = 0, ce qui impose B = 0.
L'amplitude complexe de l'oscillation atomique est donc réelle à tout instant :
Le carré du module s'en déduit directement :
Discussion physique de la dynamique : Non, ce n'est pas la dynamique à laquelle on s'attendait classiquement pour l'atome :
- Dans l'espace libre (ou dans le modèle de Lorentz de la partie 1, question Q7), un dipôle excité subit une force de réaction de rayonnement dissipative qui conduit à une perte d'énergie irréversible, se traduisant par un amortissement exponentiel en e^{-t/\tau_{\text{rad}}}.
- Ici, au contraire, l'évolution est strictement périodique et réversible : l'atome cède progressivement son énergie au mode unique de la cavité jusqu'à s'éteindre totalement à t = \frac{\pi}{2}\tau, puis le champ ainsi créé réexcite l'atome en lui restituant son énergie à t = \pi\tau. Il s'agit des oscillations de Rabi du vide.
Résultat
Question 44
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : oscillation de rabi, validation expérimentale
La figure 2 présente les résultats d'une expérience dans laquelle on laisse un atome initialement dans l'état excité au centre d'une cavité similaire à celle décrite figure 1 pendant un temps d'interaction , puis on mesure l'énergie moyenne de l'atome. Donner une interprétation physique de ce que l'on observe. Est-ce en accord avec les prédictions de notre modèle ?
Voir l'indiceIndice
Interpréter les oscillations de l'énergie atomique comme des allers-retours cohérents du quantum d'énergie entre l'atome et la cavité résonante.
Voir la stratégieStratégie
- Décrire les caractéristiques observables sur la figure 2 : allure globale, périodicité, contraste et évolution de l'amplitude.
- Donner l'interprétation physique en termes d'échange d'énergie entre l'atome et le mode de la cavité (oscillations de Rabi dans le vide).
- Confronter les observations aux prédictions théoriques de la question Q43, en soulignant l'excellent accord qualitatif sur la nature oscillatoire réversible ainsi que les écarts quantitatifs (amortissement, contraste non unitaire dus aux imperfections physiques).
Voir la réponse courteRéponse courte
Les oscillations amorties observées confirment l'échange réversible d'énergie atome-cavité prédit par le modèle en régime de couplage fort.
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1. Interprétation physique de la courbe expérimentale
La figure 2 met en évidence une évolution périodique de l'énergie moyenne de l'atome au cours du temps :
- L'énergie de l'atome oscille de façon quasi-sinusoïdale avec une période d'environ T \approx 38\text{ à }40\,\mu\text{s}.
- Cela traduit un échange réversible d'énergie entre l'atome et le mode électromagnétique de la cavité résonante : l'atome initialement excité émet son énergie dans la cavité (désexcitation), puis réabsorbe le photon piégé dans le mode pour revenir dans l'état excité, et ainsi de suite. Ce phénomène correspond aux oscillations de Rabi du vide.
2. Confrontation avec le modèle théorique
Points d'accord : D'après la question Q43, le modèle prévoit :
|\tilde{r}(t)|^2 = r_0^2 \cos^2\left(\frac{t}{\tau}\right) = \frac{r_0^2}{2}\left(1 + \cos\left(\frac{2t}{\tau}\right)\right)Le modèle prédit donc une oscillation temporelle sans amortissement à la pulsation 2/\tau, ce qui est en très bon accord qualitatif avec le comportement oscillatoire observé : l'émission dans un mode unique d'une cavité n'est pas un processus irréversible d'émission spontanée, mais un échange cohérent.
Limites et écarts par rapport au modèle idéal :
- Le contraste n'est pas total : l'énergie atomique oscille typiquement entre environ 0{,}2 et 0{,}85 au lieu d'osciller entre 0 et 1.
- On observe une légère atténuation de l'amplitude des oscillations au cours du temps (amortissement / perte de contraste).
Ces écarts s'expliquent par des effets réels non pris en compte dans le modèle mono-mode sans pertes :
- le temps de vie fini des photons dans la cavité réelle (pertes par absorption et transmission sur les miroirs, facteur de qualité Q fini) ;
- l'émission spontanée résiduelle de l'atome dans les modes de l'espace libre non collectés par la cavité ;
- les fluctuations de position ou de vitesse des atomes lors de leur traversée de la cavité (variation du couplage effectif u(\mathbf{R}_0)).
Question 45
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Faisable en première année (toutes filières)
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : énergie mécanique, photon
Quelle doit être la valeur de pour que l'atome ait juste assez d'énergie pour émettre un photon ?
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Égaliser l'énergie d'un oscillateur harmonique \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2 au quantum d'énergie \hbar\omega_0 pour isoler l'amplitude r_0.
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- Exprimer l'énergie mécanique totale de l'atome modélisé par l'électron élastiquement lié en fonction de l'amplitude d'oscillation r_0.
- Égaler cette énergie mécanique à celle d'un photon unique de pulsation \omega_0, soit \hbar\omega_0, pour en déduire l'expression de r_0.
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Égalisation de l'énergie mécanique \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2 à l'énergie d'un photon \hbar\omega_0 pour trouver r_0 = \sqrt{2\hbar/(m\omega_0)}.
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Dans le modèle de l'électron élastiquement lié, le mouvement réel de l'électron selon l'axe Ox s'écrit :
L'énergie mécanique totale de cet oscillateur harmonique à une dimension (de masse m et de pulsation propre \omega_0) est constante et vaut :
Dans une vision corpusculaire, un photon associé au mode à la fréquence \omega_0/2\pi transporte un quantum d'énergie :
Pour que l'atome possède juste l'énergie nécessaire à l'émission d'un photon, il faut que son énergie mécanique initiale soit égale à l'énergie de ce photon :
On en déduit la valeur de l'amplitude initiale r_0 :
Résultat
Question 46
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : fréquence de rabi, oscillateur couplé
On récrit . Montrer que les équations différentielle couplées pour et s'écrivent
Donner l'expression de .
Voir l'indiceIndice
Remplacer \tilde{r} = \alpha r_0 dans les équations couplées de \tilde{r} et \beta et identifier la pulsation de Rabi du vide \Omega_0.
Voir la stratégieStratégie
- Partir des équations d'évolution couplées du dipôle atomique (obtenue en Q38) et du mode de cavité (obtenue en Q40) à la résonance (\omega = \omega_0).
- Exprimer \tilde{r}(t) sous la forme \alpha(t) r_0 et utiliser l'expression de r_0 issue de la question Q45.
- Identifier formellement les coefficients des équations différentielles sur \alpha(t) et \beta(t) pour faire apparaître la pulsation \Omega_0.
Voir la réponse courteRéponse courte
Réécriture symétrique des équations couplées faisant apparaître la pulsation de Rabi du vide \Omega_0 = q\mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)/\sqrt{2m\hbar\omega_0}.
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À la résonance (\omega = \omega_0), l'équation du mouvement de l'électron obtenue à la question Q38 (équation (32)) se simplifie en :
En multipliant par -i, on obtient :
En introduisant l'amplitude adimensionnée \alpha(t) telle que \tilde{r}(t) = \alpha(t)r_0 (avec r_0 constant), il vient :
De même, à résonance (\omega = \omega_0), l'équation d'évolution de l'amplitude du champ obtenue à la question Q40 (équation (35)) s'écrit :
En multipliant par -i, on trouve :
D'après la question Q45, l'amplitude r_0 associée à l'énergie d'un photon vérifie :
Les deux coefficients de couplage sont donc strictement égaux :
On en déduit que les équations différentielles couplées prennent bien la forme symétrique :
avec pour l'électron (q = -e) :
Résultat
2.3 · Analogie avec les oscillateurs mécaniques couplés
Question 47
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 5 min- Incontournable
- Mise en équation
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Cinématique et dynamique du point ; Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : principe fondamental de la dynamique, oscillateur couplé
On considère ici le problème de deux oscillateurs harmoniques couplés. On imagine deux masses attachées à deux ressorts de raideur et , et connectées entre elles par un troisième ressort de raideur (Fig. 3). Ecrire les équations du mouvement pour chacune des deux masses et en déduire les équations différentielles couplées sur et (écart à la position d'équilibre à l'instant de chacune des masses).
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Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque masse en projetant les forces de rappel élastiques des ressorts individuels et du ressort de couplage.
Voir la stratégieStratégie
- Définir le repère et les coordonnées décrivant les écarts à l'équilibre \delta x_0 et \delta x_1 pour chaque masse le long de l'axe horizontal.
- Exprimer les forces de rappel exercées par les ressorts extrêmes ainsi que la force d'interaction transmise par le ressort de couplage central en fonction des écarts algébriques.
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à chaque masse en projection sur l'axe horizontal pour établir les équations différentielles couplées.
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Application du PFD aux deux masses en tenant compte des forces de rappel propres et du ressort de couplage intermédiaire.
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On se place dans le référentiel du laboratoire, supposé galiléen. On munit l'axe horizontal d'un vecteur unitaire \mathbf{e}_x orienté vers la droite. À l'équilibre mécanique, les deux masses occupent des positions notées x_{0,\text{eq}} et x_{1,\text{eq}}, où la résultante des forces élastiques s'annule sur chacune d'elles.
À un instant t, les écarts aux positions d'équilibre sont repérés par :
Effectuons le bilan des forces horizontales s'exerçant sur chaque masse :
Masse 0 (à gauche) :
Le ressort de raideur k_0, fixé à la paroi gauche immobile, subit une variation d'allongement égale à \delta x_0. Il exerce la force de rappel :
\mathbf{F}_0 = -k_0 \delta x_0\,\mathbf{e}_xLe ressort central de couplage de raideur \kappa subit une variation d'allongement algébrique \Delta \ell = \delta x_1 - \delta x_0. Il exerce sur la masse 0 la force :
\mathbf{F}_{\kappa \to 0} = \kappa (\delta x_1 - \delta x_0)\,\mathbf{e}_x
Masse 1 (à droite) :
Le ressort central exerce, d'après la troisième loi de Newton, la force :
\mathbf{F}_{\kappa \to 1} = -\mathbf{F}_{\kappa \to 0} = -\kappa (\delta x_1 - \delta x_0)\,\mathbf{e}_xLe ressort de raideur k_1, fixé à la paroi droite immobile, subit une variation d'allongement égale à -\delta x_1. Il exerce la force de rappel :
\mathbf{F}_1 = -k_1 \delta x_1\,\mathbf{e}_x
En appliquant le principe fondamental de la dynamique à chaque masse de masse m en projection selon \mathbf{e}_x :
On en déduit le système d'équations différentielles couplées :
Résultat
Question 48
DifficileTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : approximation séculaire, battement
On suppose que , et que le mouvement des masses est quasiment harmonique. On écrit donc en notation complexe que
avec . On suppose que varie lentement à l'échelle de . Montrer que
où et sont des constantes à déterminer en fonction de et .
Voir l'indiceIndice
Injecter la forme quasi-harmonique dans le système différentiel et appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable pour éliminer \ddot{\alpha}_n.
Voir la stratégieStratégie
- Réécrire les équations du mouvement obtenues à la question Q47 en introduisant les pulsations \omega_n^2 = (k_n+\kappa)/m.
- Exprimer les dérivées temporelles successives de \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t} et appliquer l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV).
- Réarranger les équations sous la forme demandée pour identifier formellement les constantes \lambda et \lambda'.
Voir la réponse courteRéponse courte
Dérivation avec enveloppes lentement variables et élimination des termes antirésonants oscillant à 2\omega_0 pour expliciter \lambda et \lambda'.
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D'après la question Q47, les équations du mouvement des deux masses s'écrivent :
En divisant par m et en introduisant \omega_n^2 = \frac{k_n + \kappa}{m}, on obtient :
Injectons la forme complexe proposée \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t} (n \in \{0, 1\}). En dérivant par rapport au temps :
Le membre de gauche des équations (1) et (2) devient donc :
L'amplitude \alpha_n(t) variant lentement à l'échelle de 1/\omega_n, on effectue l'approximation de l'enveloppe lentement variable (AELV) :
En reportant cette approximation dans l'équation (1) pour la masse 0 :
En multipliant par -\frac{1}{2\omega_0} et par e^{i\omega_0 t}, il vient :
De même pour la masse 1, l'équation (2) fournit :
soit :
On identifie bien les formes demandées (40) et (41) avec les constantes :
Résultat
Question 49
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
- Schéma ou tracé
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : battement, transfert d'énergie
Identifier formellement ces équations couplées à celles de la question 46. A partir des résultats de la section précédente, tracer l'allure de pour lorsque l'on part d'une situation où une masse oscille et l'autre masse est au repos.
Voir l'indiceIndice
Observer la stricte identité mathématique avec le couplage dipôle-champ et reconnaître le phénomène de battement mécanique périodique.
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- Écrire les équations (40) et (41) de la question Q48 dans le cas résonant \omega_1 = \omega_0 et établir l'équivalence terme à terme avec les équations (37) et (38) de la question Q46.
- Résoudre le système pour la condition initiale où seule la masse 0 oscille (\alpha_0(0) \neq 0 et \alpha_1(0) = 0), par analogie directe avec la question Q43.
- Déduire l'expression de |\alpha_0(t)| et tracer son allure en mettant en évidence la période des battements.
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Même forme mathématique que le système atome-champ : évolution sinusoïdale de |\alpha_0(t)| traduisant un transfert périodique d'énergie entre les deux masses.
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À résonance, c'est-à-dire pour \omega_1 = \omega_0, les exponentielles de déphasage vérifient e^{\pm i(\omega_1 - \omega_0)t} = 1. De plus, les constantes de couplage établies à la question Q48 sont égales :
Les équations (40) et (41) se réduisent donc à :
En comparant avec les équations (37) et (38) de la question Q46 :
on constate une identité formelle parfaite par la correspondance :
Considérons à t=0 la masse 0 en oscillation et la masse 1 au repos :
Cette condition initiale est strictement analogue à celle de la question Q43 (\tilde{r}(0) = r_0 et \beta(0) = 0). En dérivant l'équation sur \alpha_0 :
Avec \alpha_0(0) = A_0 et \dot{\alpha}_0(0) = -i\frac{\kappa}{2m\omega_0}\alpha_1(0) = 0, la solution s'écrit :
L'amplitude complexe de l'oscillation a donc pour module :
La fonction |\alpha_0(t)| est périodique, de période T_b = \frac{\pi}{\Omega_b} = \frac{2\pi m \omega_0}{\kappa}.
Résultat
Question 50
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Mise en équation
- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : oscillateur couplé, superposition
On considère maintenant le cas où l'oscillateur harmonique de fréquence est couplé à un ensemble d'oscillateurs de fréquences par des ressorts de raideur (Fig. 4). Montrer que les équations (40) et (41) se généralisent en
On considèrera que .
Voir l'indiceIndice
Sommer les forces exercées par les N ressorts de couplage sur la masse 0 et appliquer l'AELV à chaque équation individuelle.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer le principe fondamental de la dynamique à la masse principale (n=0) et à chacune des N masses satellites (n \in \{1,\ldots,N\}).
- Introduire les pulsations propres \omega_0 et \omega_n tenant compte de l'hypothèse de couplage faible k_0, k_n \gg \sum_n \kappa_n.
- Injecter l'ansatz en amplitudes lentement variables \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t} sous l'approximation du premier ordre pour obtenir le système différentiel recherché.
Voir la réponse courteRéponse courte
Linéarité des équations du mouvement permettant de sommer les couplages individuels de chaque oscillateur sur l'oscillateur central.
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D'après la figure 4, la masse principale (repérée par 0) est reliée à une paroi fixe par un ressort de raideur k_0, et à chacune des N autres masses (repérées par n \in \{1, \ldots, N\}) par un ressort de raideur \kappa_n. Chaque masse satellite n est quant à elle reliée à une paroi fixe par un ressort de raideur k_n et uniquement couplée à la masse 0.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à la masse 0 projeté sur l'axe du mouvement s'écrit :
De même, pour chaque masse satellite n \in \{1, \ldots, N\} :
On définit les pulsations :
puisque k_0, k_n \gg \sum_n \kappa_n \ge \kappa_n.
En écrivant \delta x_0(t) = \alpha_0(t) e^{-i\omega_0 t} et \delta x_n(t) = \alpha_n(t) e^{-i\omega_n t}, la dérivée seconde s'exprime dans l'approximation de l'enveloppe lentement variable (|\ddot{\alpha}| \ll \omega |\dot{\alpha}|) :
En réinjectant dans les équations du mouvement :
Pour la masse principale 0 :
\begin{aligned} -2im\omega_0 \dot{\alpha}_0 e^{-i\omega_0 t} &= \sum_{n=1}^N \kappa_n \alpha_n e^{-i\omega_n t} \\ i\dot{\alpha}_0 &= -\sum_{n=1}^N \frac{\kappa_n}{2m\omega_0} \alpha_n e^{-i(\omega_n - \omega_0)t} \end{aligned}Pour chaque masse satellite n \in \{1, \ldots, N\} :
\begin{aligned} -2im\omega_n \dot{\alpha}_n e^{-i\omega_n t} &= \kappa_n \alpha_0 e^{-i\omega_0 t} \\ i\dot{\alpha}_n &= -\frac{\kappa_n}{2m\omega_n} \alpha_0 e^{-i(\omega_0 - \omega_n)t} \end{aligned}
En posant les constantes de couplage :
on retrouve bien les relations demandées :
Résultat
Question 51
ExigeanteTemps estimé : ≈ 6 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : fonction de mémoire, oscillateur couplé
Intégrer l'équation (43) en considérant que , et injecter l'expression de ainsi obtenue dans l'équation (42) pour obtenir
où l'on a introduit la fonction de mémoire
Voir l'indiceIndice
Intégrer formellement l'équation de \alpha_n(t) par quadrature en introduisant la variable muette \tau = t - t', puis sommer sur n.
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer l'équation différentielle linéaire satisfaite par \alpha_n(t') entre t'=0 et t'=t avec la condition initiale \alpha_n(0) = 0.
- Réinjecter cette expression de \alpha_n(t) dans l'équation d'évolution de \alpha_0(t) et permuter la somme finie et l'intégrale temporelle.
- Poser le changement de variable \tau = t - t' pour faire émerger la fonction de mémoire N(\tau) sous forme d'un produit de convolution.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration formelle de \alpha_n(t) par quadrature et substitution dans l'équation de \dot{\alpha}_0 faisant émerger le noyau mémoire N(\tau).
Voir le corrigé completCorrigé complet
L'équation (43) établie à la question précédente s'écrit, en multipliant par -i :
Sachant que \alpha_n(0) = 0, l'intégration directe par rapport au temps entre 0 et t donne :
En reportant cette expression dans l'équation (42) régissant l'évolution de \alpha_0(t) :
car (-i)/i = -1. En intervertissant la somme discrète finie et l'intégrale :
On effectue le changement de variable \tau = t - t', d'où t' = t - \tau et \mathrm{d}t' = -\mathrm{d}\tau. Les bornes deviennent :
- pour t' = 0, \tau = t ;
- pour t' = t, \tau = 0.
Il vient alors :
En inversant les bornes pour compenser le signe moins et en introduisant la fonction de mémoire :
on obtient bien l'équation intégro-différentielle (44) :
Résultat
Question 52
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs ; Optique ondulatoire › Modèle scalaire de la lumière et cohérence
Notions : temps de cohérence, déphasage
Montrer que est maximum pour . Par analogie avec l'optique, justifier qualitativement que tend vers 0 en un temps caractéristique , où est la dispersion des fréquences propres () des oscillateurs auxquels est couplé l'oscillateur principal.
Voir l'indiceIndice
Utiliser l'inégalité triangulaire pour majorer |N(\tau)| par N(0) et invoquer le brouillage des phases destructives après un temps de cohérence 1/\Delta\omega.
Voir la stratégieStratégie
- Appliquer l'inégalité triangulaire à la somme définissant N(\tau), en remarquant que les coefficients \lambda_n \lambda'_n sont réels strictement positifs.
- Établir l'analogie avec le battement ou la cohérence temporelle en optique ondulatoire : la somme de composantes oscillant à des pulsations réparties sur une largeur \Delta\omega interfère constructivement à \tau = 0, puis subit un brouillage de phase destructif dès que l'étalement de phase atteint l'ordre de l'unité.
Voir la réponse courteRéponse courte
En \tau=0 tous les modes sont en phase ; pour \tau \gg 1/\Delta\omega, le déphasage mutuel entraîne une annulation par interférences destructives.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après les résultats de la question Q50, pour chaque oscillateur n :
Les raideurs \kappa_n, la masse m et les pulsations propres \omega_0, \omega_n étant positives, le produit de couplage vérifie pour tout n \in \{1,\dots,N\} :
L'inégalité triangulaire appliquée à l'expression de la fonction de mémoire donne :
Or, pour \tau = 0, toutes les exponentielles de phase sont égales à 1 :
On en déduit que pour tout \tau \in \mathbb{R} :
La fonction |N(\tau)| atteint donc son maximum global en \tau = 0.
Analogie avec l'optique et temps caractéristique t_{\mathrm{coh}} :
La fonction N(\tau) représente la superposition de N composantes oscillantes de pulsations respectives \omega_n - \omega_0 réparties sur une bande spectrale de largeur \Delta\omega autour d'une valeur moyenne.
- À \tau = 0, toutes les composantes sont exactement en phase : les interférences sont purement constructives, ce qui correspond au maximum de l'enveloppe.
Lorsque \tau croît, le déphasage relatif entre deux composantes extrêmes de l'ensemble vaut :
\Delta\phi(\tau) \sim \Delta\omega \, \tauDès que \Delta\phi(\tau) \gtrsim 1 (ou 2\pi), les phases (\omega_n - \omega_0)\tau se répartissent uniformément sur le cercle trigonométrique. Les termes de la somme se compensent mutuellement : il y a interférence destructive globale (brouillage de phase).
Par analogie directe avec le train d'ondes d'une source lumineuse quasi-monochromatique de largeur spectrale \Delta\omega, l'enveloppe |N(\tau)| s'annule (ou tend vers 0 par moyennage) au-delà d'un temps de cohérence :
Résultat
Question 53
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : approximation markovienne, irréversibilité
En déduire que sous une condition à préciser on a
En déduire qu'en couplant un oscillateur à un grand nombre d'oscillateurs de fréquences différentes, il est possible d'obtenir une dynamique irréversible. Justifier qualitativement comment on passe d'une dynamique réversible à une dynamique irréversible lorsque l'on augmente le nombre de oscillateurs auquel l'oscillateur principal est couplé.
Voir l'indiceIndice
Faire l'approximation markovienne : si le temps de mémoire t_{\text{coh}} est très court devant le temps d'évolution de \alpha_0, sortir \alpha_0(t) de l'intégrale et étendre la borne supérieure à l'infini.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les deux échelles de temps du problème : le temps de mémoire du bain t_{\text{coh}} \sim 1/\Delta\omega issu de la question Q52, et le temps caractéristique d'évolution T_{\text{evol}} de l'amplitude \alpha_0(t).
- Effectuer l'approximation markovienne (ou de mémoire courte) pour sortir \alpha_0(t-\tau) \approx \alpha_0(t) de l'intégrale et étendre la borne supérieure à l'infini pour t \gg t_{\text{coh}}.
- Montrer que si le coefficient effectif possède une partie réelle strictement positive, l'équation différentielle conduit à un amortissement exponentiel, signature d'une dynamique irréversible.
- Expliquer l'émergence de l'irréversibilité par l'accroissement du temps de récurrence de Poincaré (T_{\text{rec}} \propto N) vers l'infini lorsque le spectre tend vers un continuum (N \to \infty).
Voir la réponse courteRéponse courte
Approximation sans mémoire (Markov) si t_{\text{coh}} est très court : l'amortissement exponentiel continu remplace la réversibilité discrète (limite thermodynamique).
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (44) établie à la question Q51 :
D'après la question Q52, la fonction de mémoire N(\tau) s'annule rapidement pour \tau \gg t_{\text{coh}} \sim 1/\Delta\omega. Notons T_{\text{evol}} le temps caractéristique de variation de l'amplitude lente \alpha_0(t).
Plaçons-nous sous l'hypothèse de couplage faible (approximation markovienne), c'est-à-dire :
Dans ce régime, sur l'intervalle temporel [0, t_{\text{coh}}] où la fonction N(\tau) est non négligeable, l'amplitude \alpha_0(t-\tau) varie extrêmement peu :
De plus, pour des temps d'observation t \gg t_{\text{coh}}, le signal s'étant totalement déphasé, on peut repousser la borne supérieure d'intégration à l'infini (\int_0^t \dots \approx \int_0^\infty \dots) car N(\tau) \approx 0 pour tout \tau > t.
On obtient ainsi directement :
Obtention d'une dynamique irréversible : Posons la constante complexe :
L'équation différentielle devient \dot{\alpha}_0(t) = -\Gamma\,\alpha_0(t), dont la solution s'écrit :
L'énergie de l'oscillateur principal, proportionnelle à |\alpha_0(t)|^2, décroît selon :
Dès lors que \Gamma_R = \operatorname{Re}(\Gamma) > 0, l'amplitude de l'oscillateur s'éteint exponentiellement vers zéro : l'énergie initiale de l'oscillateur principal s'est irrémédiablement diluée dans la multitude des oscillateurs du bain. On obtient donc une dynamique irréversible (dissipative).
Transition réversible \to irréversible avec le nombre d'oscillateurs N :
- Pour un nombre fini N d'oscillateurs, la fonction N(\tau) est une somme discrète de termes périodiques. Les différents oscillateurs finissent par se remettre en phase au bout d'un temps de récurrence (temps de récurrence de Poincaré) T_{\text{rec}} \sim \frac{2\pi}{\delta\omega}, où \delta\omega \sim \frac{\Delta\omega}{N} représente l'espacement moyen entre fréquences propres adjacentes. L'énergie revient périodiquement dans l'oscillateur principal : la dynamique est réversible.
Lorsque N \gg 1, l'espacement inter-modes diminue comme \delta\omega \propto 1/N, ce qui repousse le temps de récurrence selon :
T_{\text{rec}} \sim \frac{2\pi N}{\Delta\omega} \propto NÀ la limite thermodynamique (continuum de modes où N \to \infty à largeur spectrale \Delta\omega fixée), le temps de récurrence diverge (T_{\text{rec}} \to \infty). Le déphasage destructif entre les modes devient permanent, l'information ne revient jamais : la dynamique devient strictement irréversible.
Résultat
Question 54
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Faisable en MPSI, PCSI, PTSI, MP2I, TSI1
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : temps de relaxation, décalage en fréquence
Exprimer le temps caractéristique de décroissance de l'énergie en fonction de . Quelle est l'interprétation physique de la partie imaginaire de
si celle-ci est non-nulle ?
Voir l'indiceIndice
Relier le temps d'amortissement exponentiel de l'énergie à deux fois la partie réelle de l'intégrale de mémoire, et la partie imaginaire à un déplacement de fréquence (effet Lamb).
Voir la stratégieStratégie
- Intégrer l'équation différentielle (46) pour expliciter l'évolution temporelle de l'amplitude complexe \alpha_0(t).
- Relier l'énergie mécanique moyenne de l'oscillateur au module au carré |\alpha_0(t)|^2 pour en déduire le temps caractéristique de décroissance de l'énergie.
- Analyser la phase introduite par la partie imaginaire de l'intégrale sur le mouvement réel \delta x_0(t) et en déduire son sens physique.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le temps de décroissance est lié à \operatorname{Re}\int_0^\infty N(\tau)\mathrm{d}\tau tandis que la partie imaginaire induit un déplacement de la fréquence propre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après l'équation (46) obtenue à la question Q53 :
En décomposant la constante complexe K en ses parties réelle et imaginaire :
L'intégration donne immédiatement :
1. Temps caractéristique de décroissance de l'énergie :
Pour un oscillateur harmonique en régime lentement variable, l'énergie mécanique moyenne est proportionnelle au carré de l'amplitude du mouvement, soit :
Le temps caractéristique de décroissance de l'énergie \tau_E est donc donné par :
2. Interprétation physique de la partie imaginaire :
La variable de position s'écrit (d'après l'équation (39) de la question Q48) :
La pulsation apparente d'oscillation devient ainsi :
La partie imaginaire de \displaystyle\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau correspond donc à un déplacement de fréquence propre (ou décalage en pulsation) de l'oscillateur principal, induit par son couplage avec le bain d'oscillateurs.
Résultat
2.4.1 · Détermination des modes propres du champ
Question 55
Application directeTemps estimé : ≈ 2 min- Incontournable
- Question de cours
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : polarisation, onde plane
Le champ électrique est un champ vectoriel transverse (c'est à dire que, lorsqu'il est décomposé en onde plane, le champ électrique est toujours orthogonal à sa direction de propagation). En déduire qu'à chaque mode propre de vecteur d'onde du champ scalaire introduit ci-dessus, on peut associer deux modes propres du champ électromagnétique.
Voir l'indiceIndice
Rappeler que les équations de Maxwell dans le vide imposent la transversalité \mathbf{k}\cdot\mathbf{E} = 0, autorisant deux directions orthogonales de polarisation par vecteur d'onde.
Voir la stratégieStratégie
- Rappeler l'équation de Maxwell régissant la transversalité du champ électrique dans le vide.
- Exprimer cette condition géométrique pour une onde plane de vecteur d'onde \mathbf{k} fixé afin de déterminer la dimension de l'espace vectoriel des polarisations permises.
- Conclure sur le nombre de modes électromagnétiques indépendants associés à ce vecteur d'onde.
Voir la réponse courteRéponse courte
La transversalité \mathbf{k}\cdot\mathbf{E}=0 offre un plan d'oscillation à 2 dimensions, soit deux états de polarisation orthogonaux indépendants par vecteur \mathbf{k}.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans le vide de charges, l'équation de Maxwell-Gauss s'écrit :
Pour une onde plane progressive monochromatique de pulsation \omega et de vecteur d'onde \mathbf{k} s'écrivant en notation complexe \mathbf{E}(\mathbf{r}, t) = \mathbf{E}_0 e^{i(\mathbf{k}\cdot\mathbf{r} - \omega t)}, la divergence se traduit par la relation algébrique :
Le vecteur amplitude \mathbf{E}_0 appartient donc nécessairement au plan orthogonal à la direction de propagation portée par \mathbf{k}.
L'espace vectoriel des vecteurs orthogonaux à \mathbf{k} est de dimension 2 dans l'espace physique à trois dimensions. Il admet ainsi une base orthonormée formée de deux vecteurs unitaires réels (\mathbf{e}_1, \mathbf{e}_2) vérifiant :
Tout champ électrique transverse se décompose de manière unique sur cette base, chaque direction \mathbf{e}_1 et \mathbf{e}_2 définissant un état de polarisation linéaire indépendant.
Par conséquent, à chaque mode propre scalaire caractérisé par un triplet d'entiers (n_x, n_y, n_z), c'est-à-dire par un vecteur d'onde \mathbf{k}, correspondent :
Résultat
Question 56
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : quantification du champ, énergie électromagnétique
On identifie les modes du champ par un indice qui définit le vecteur d'onde et un indice qui définit la polarisation (choisie linéaire) de l'onde plane. Le champ électrique du mode s'écrit sous la forme
où est l'amplitude du champ électrique correspondant à un photon dans le mode . Montrer que . On notera .
Voir l'indiceIndice
Calculer l'énergie du mode plan dans la boîte cubique \int \epsilon_0 |\mathbf{E}|^2 \mathrm{d}^3\mathbf{R} et l'identifier au quantum d'énergie \hbar\omega_\ell.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer le champ électrique réel \mathbf{E}_{\text{réel}}(\mathbf{R}, t) et le champ magnétique réel \mathbf{B}_{\text{réel}}(\mathbf{R}, t) associés à l'onde plane progressive monochromatique du mode (\ell, \epsilon).
- Calculer l'énergie électromagnétique totale W_{\ell,\epsilon} contenue dans le cube de volume V = L^3 en intégrant la densité volumique d'énergie électromagnétique.
- Identifier cette énergie à l'énergie d'un photon unique, \hbar\omega_\ell, pour en déduire l'amplitude \mathcal{E}_{\ell,\epsilon}.
Voir la réponse courteRéponse courte
Intégration de la densité d'énergie \frac{1}{2}\varepsilon_0 \mathcal{E}_\ell^2 sur la boîte de volume L^3 égale à \hbar\omega_\ell pour trouver l'amplitude d'un photon.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Le champ électrique complexe du mode propre (\ell, \epsilon) s'écrit :
En choisissant l'amplitude \mathcal{E}_{\ell,\epsilon} réelle (l'éventuelle phase globale pouvant être absorbée dans l'origine des temps ou de l'espace), le champ électrique réel associé est :
Ce mode correspond à une onde plane progressive se propageant dans le vide selon la direction \mathbf{n}_\ell = \mathbf{k}_\ell/k_\ell avec \omega_\ell = c k_\ell. Le champ magnétique associé est donné par la structure d'onde plane :
Comme \mathbf{e}_{\ell,\epsilon} \perp \mathbf{k}_\ell et \|\mathbf{e}_{\ell,\epsilon}\| = 1, les densités d'énergie électrique et magnétique sont égales en tout point et à chaque instant (équipartition locale de l'énergie pour une onde plane dans le vide) :
La densité volumique d'énergie électromagnétique s'écrit donc :
L'énergie électromagnétique totale contenue dans la boîte cubique de côté L (volume V = L^3) s'obtient par intégration :
En utilisant \cos^2(u) = \frac{1 + \cos(2u)}{2}, l'intégrale du terme oscillant \cos(2\mathbf{k}_\ell \cdot \mathbf{R} - 2\omega_\ell t) sur le cube s'annule car les composantes de \mathbf{k}_\ell sont des multiples non tous nuls de 2\pi/L (conditions aux limites périodiques). L'intégrale spatiale de \cos^2(\dots) vaut donc simplement la moitié du volume de la boîte, L^3/2 :
Cette énergie est constante au cours du temps. Pour que le mode (\ell, \epsilon) contienne exactement un photon d'énergie \hbar\omega_\ell, on impose W_{\ell,\epsilon} = \hbar\omega_\ell, soit :
On en déduit l'amplitude du champ électrique à un photon :
Cette valeur ne dépend pas de la polarisation \epsilon, on note donc \mathcal{E}_{\ell,\epsilon} = \mathcal{E}_\ell.
Résultat
2.4.2 · Couplage de l'atome aux modes de l'espace libre
Question 57
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : invariance par translation, couplage dipolaire
Justifier que l'on peut supposer que l'atome est au point sans perte de généralité. Dans ce cas, les équations couplées de la question 46 deviennent
avec .
Voir l'indiceIndice
Invoquer l'invariance par translation spatiale globale du problème en espace libre infini.
Voir la stratégieStratégie
- Invoquer l'homogénéité de l'espace libre et l'invariance par translation pour justifier le choix de l'origine.
- Montrer que si \mathbf{R}_0 \neq \mathbf{0}, le facteur spatial d'une onde plane progressive n'est qu'un déphasage e^{i\mathbf{k}_\ell \cdot \mathbf{R}_0}, qu'il est possible d'absorber dans la phase de l'amplitude \beta_{\ell,\epsilon}.
- Établir brièvement les équations (56) et (57) à partir des résultats des questions Q38, Q40 et Q45 pour expliciter l'expression du couplage V_{\ell,\epsilon}.
Voir la réponse courteRéponse courte
L'espace libre étant homogène et invariant par translation, placer l'atome en l'origine \mathbf{R}_0 = \mathbf{0} simplifie l'expression de la phase spatiale.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Dans l'espace libre (modélisé ici par une boîte de côté L munie de conditions aux limites périodiques), le milieu est homogène : il y a invariance globale par translation spatiale.
À une position \mathbf{R}_0 quelconque, le champ du mode (\ell, \epsilon) s'écrit :
La dépendance en \mathbf{R}_0 n'apparaît donc que sous la forme d'un facteur de phase pur e^{i\mathbf{k}_\ell \cdot \mathbf{R}_0}. Contrairement au cas de la cavité à miroirs où la structure d'onde stationnaire imposait des nœuds et des ventres (fonction u(\mathbf{R}_0) dépendant fortement de la position), aucune position n'est ici privilégiée dans l'espace.
Il suffit donc de choisir le noyau de l'atome comme origine des coordonnées spatiales :
(ou de manière équivalente, d'absorber la phase par la redéfinition \beta_{\ell,\epsilon} \leftarrow \beta_{\ell,\epsilon} \, e^{i\mathbf{k}_\ell \cdot \mathbf{R}_0}, ce qui ne modifie aucune grandeur physique mesurable), sans aucune perte de généralité.
Obtention des équations (56) et (57) :
Action du champ sur l'atome : La projection selon \mathbf{e}_x du champ électrique total au point \mathbf{R}_0 = \mathbf{0} vaut :
\mathbf{E}(\mathbf{0}, t) \cdot \mathbf{e}_x = \sum_{\ell,\epsilon} \beta_{\ell,\epsilon}(t) \mathcal{E}_\ell (\mathbf{e}_{\ell,\epsilon} \cdot \mathbf{e}_x) e^{-i\omega_\ell t}D'après l'équation (32) de la question Q38 et en utilisant \tilde{r}(t) = \alpha(t) r_0, avec r_0 = \sqrt{\frac{2\hbar}{m\omega_0}} (question Q45) :
i\dot{\alpha} e^{-i\omega_0 t} = -\frac{q}{2\omega_0 m r_0} \sum_{\ell,\epsilon} \beta_{\ell,\epsilon} \mathcal{E}_\ell (\mathbf{e}_{\ell,\epsilon} \cdot \mathbf{e}_x) e^{-i\omega_\ell t}En remarquant que :
\frac{q}{2\omega_0 m r_0} = \frac{q}{2\omega_0 m} \sqrt{\frac{m\omega_0}{2\hbar}} = \frac{1}{2} \sqrt{\frac{1}{2\omega_0 m \hbar}} \, qon retrouve directement l'équation (56) :
i\dot{\alpha} e^{-i\omega_0 t} = -\sum_{\ell,\epsilon} V_{\ell,\epsilon} \beta_{\ell,\epsilon} e^{-i\omega_\ell t} \quad \text{avec} \quad V_{\ell,\epsilon} = \frac{1}{2}\sqrt{\frac{1}{2\omega_0 m \hbar}} \, q \mathcal{E}_\ell (\mathbf{e}_{\ell,\epsilon} \cdot \mathbf{e}_x)Action de l'atome sur le mode (\ell,\epsilon) : D'après l'équation (35) de la question Q40 adaptée à une onde plane progressive, le terme source projeté sur le mode (\ell,\epsilon) fait intervenir \tilde{r} = \alpha r_0, ce qui donne :
i\dot{\beta}_{\ell,\epsilon} e^{-i\omega_\ell t} = -\frac{q\omega_0}{4\hbar\omega_\ell} r_0 \mathcal{E}_\ell (\mathbf{e}_{\ell,\epsilon} \cdot \mathbf{e}_x) \alpha e^{-i\omega_0 t}Comme \frac{q\omega_0 r_0}{4\hbar} = \frac{\omega_0}{\omega_\ell} \left( \frac{q r_0 \omega_\ell}{4\hbar} \right) = \frac{\omega_0}{\omega_\ell} V_{\ell,\epsilon}, on obtient exactement l'équation (57) :
i\dot{\beta}_{\ell,\epsilon} e^{-i\omega_\ell t} = -\frac{\omega_0}{\omega_\ell} V_{\ell,\epsilon} \alpha e^{-i\omega_0 t}
Résultat
Question 58
DifficileTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : règle d'or de fermi, taux d'émission spontanée
En utilisant les résultats de la section 2.3, montrer que dans ce modèle l'amplitude des oscillations du dipôle atomique s'amortit avec un taux
Voir l'indiceIndice
Appliquer le résultat de l'intégration de la fonction de mémoire obtenu à la question 53 en sommant sur tous les modes \ell et polarisations \epsilon.
Voir la stratégieStratégie
- Identifier les équations couplées (56) et (57) de l'atome avec les modes du champ aux équations (42) et (43) de la section 2.3 pour en déduire les coefficients de couplage effectifs \lambda_{\ell,\epsilon} et \lambda'_{\ell,\epsilon}.
- Exprimer la fonction de mémoire N(\tau) correspondante d'après la relation (45).
- Appliquer l'équation markovienne (46) et relier le taux d'amortissement de l'amplitude \Gamma = \operatorname{Re}\left(\int_0^\infty N(\tau)\,\mathrm{d}\tau\right) à l'intégrale sur \mathbb{R} en utilisant la parité de la partie réelle.
Voir la réponse courteRéponse courte
Application du résultat de décroissance exponentielle du paragraphe 2.3 au continuum de modes électromagnétiques de l'espace libre.
Voir le corrigé completCorrigé complet
Réécrivons les équations couplées (56) et (57) sous la forme :
En identifiant terme à terme avec les équations (42) et (43) établies à la question Q50 où l'indice discret n est remplacé par le couple de modes (\ell,\epsilon), on obtient :
Le produit des constantes de couplage vaut ainsi :
D'après l'équation (45) de la question Q51, la fonction de mémoire du réservoir de modes s'écrit :
D'après le résultat (46) de la question Q53, dans l'approximation markovienne, l'amplitude \alpha(t) obéit à :
Comme vu à la question Q54, la partie réelle de cette intégrale régit la décroissance exponentielle de l'amplitude, |\alpha(t)| \propto e^{-\Gamma t}, avec un taux d'amortissement de l'amplitude :
Les grandeurs \omega_0, \omega_\ell et V_{\ell,\epsilon} étant réelles, la prise de la partie réelle ne porte que sur l'exponentielle imaginaire :
La fonction cosinus étant paire et la fonction sinus étant impaire (d'intégrale nulle sur \mathbb{R}), on a :
En réinjectant cette expression dans celle de \Gamma, on obtient bien :
Résultat
Question 59
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : polarisation transverse, relation de fermeture
Montrer que, pour un donné
où est l'angle entre et . En déduire que
Voir l'indiceIndice
Choisir une base de polarisations adaptée dont l'un des vecteurs est perpendiculaire au plan formé par \mathbf{k}_\ell et \mathbf{e}_x pour simplifier le produit scalaire.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer \sum_\epsilon V_{\ell,\epsilon}^2 à partir de l'expression de V_{\ell,\epsilon} établie à la question 57, puis utiliser les propriétés de complétude de la base orthonormée formée par la direction de propagation et les deux vecteurs de polarisation.
- Remplacer cette somme dans l'expression de \Gamma (équation 58 de la question 58) en utilisant l'amplitude du champ à un photon \mathcal{E}_\ell^2 obtenue à la question 56, pour constater la simplification exacte des facteurs fréquentiels et de \hbar.
Voir la réponse courteRéponse courte
Sommation sur les deux vecteurs de base du plan d'onde : \sum_\epsilon (\mathbf{e}_{\ell,\epsilon}\cdot\mathbf{e}_x)^2 = 1 - (\mathbf{n}_\ell\cdot\mathbf{e}_x)^2 = \sin^2\Theta_\ell.
Voir le corrigé completCorrigé complet
D'après la question 57, la constante de couplage pour un mode (\ell,\epsilon) s'écrit :
En élevant au carré et en sommant sur les deux états de polarisation indépendants \epsilon \in \{1,2\} :
Notons \mathbf{u}_{\mathbf{k}_\ell} = \mathbf{k}_\ell / k_\ell le vecteur unitaire dans la direction de propagation. Les trois vecteurs unitaires (\mathbf{e}_{\ell,1}, \mathbf{e}_{\ell,2}, \mathbf{u}_{\mathbf{k}_\ell}) forment une base orthonormée directe de l'espace tridimensionnel \mathbb{R}^3. La relation de fermeture s'écrit :
Puisque \Theta_\ell est l'angle entre le vecteur d'onde \mathbf{k}_\ell et l'axe \mathbf{e}_x, on a \mathbf{u}_{\mathbf{k}_\ell} \cdot \mathbf{e}_x = \cos\Theta_\ell, d'où :
On en déduit directement la relation demandée :
Injectons cette relation dans le taux d'amortissement \Gamma obtenu à l'équation (58) de la question 58 :
D'après la question 56, l'amplitude du champ électrique associé à un photon dans le mode \ell vérifie :
En substituant cette expression, les grandeurs \hbar, \omega_0 et \omega_\ell se simplifient :
Le préfacteur global devient donc \frac{1}{2} \times \frac{1}{4} \times \frac{1}{m\epsilon_0 L^3} = \frac{1}{8m\epsilon_0 L^3}, d'où :
Résultat
Question 60
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : densité d'états, passage au continu
On introduit la densité d'états , définie de sorte que soit le nombre de vecteurs d'onde correspondants à une onde plane de fréquence comprise entre et qui fassent un angle compris entre et avec la direction . Montrer que l'on peut alors écrire
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Transformer la somme discrète sur les modes \ell en intégrale continue sur \omega et \Theta à l'aide de la densité d'états \rho(\omega,\Theta).
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- Identifier la dépendance du terme sommateur de l'expression de \Gamma issue de la question Q59 vis-à-vis des caractéristiques (\omega_\ell, \Theta_\ell) de chaque mode.
- Effectuer le passage à la limite continue pour un volume macroscopique (L \to \infty) en utilisant la définition de la densité conjointe d'états \rho(\omega, \Theta).
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Remplacement de la somme discrète sur les modes \ell par l'intégrale continue pondérée par la densité d'états conjointe \rho(\omega,\Theta).
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D'après la question Q59, le taux d'amortissement \Gamma s'exprime sous la forme d'une somme discrète sur tous les modes spatiaux \ell :
Le terme à sommer pour chaque mode \ell ne dépend des caractéristiques de l'onde plane que par l'intermédiaire de sa pulsation \omega_\ell = c |\mathbf{k}_\ell| et de l'angle \Theta_\ell = (\widehat{\mathbf{k}_\ell, \mathbf{e}_x}) :
Pour une boîte de grande dimension L \to \infty, le réseau des vecteurs d'onde \mathbf{k}_\ell devient quasi continu. D'après l'énoncé, la densité d'états \rho(\omega, \Theta) est définie telle que le nombre de modes \mathbf{k}_\ell présentant une pulsation dans l'intervalle [\omega, \omega + \mathrm{d}\omega] et un angle par rapport à \mathbf{e}_x dans [\Theta, \Theta + \mathrm{d}\Theta] vaut :
La somme discrète sur les modes \ell se réécrit donc en regroupant les modes par classe de fréquence et d'orientation :
En remplaçant g(\omega, \Theta) par son expression, on obtient directement :
Résultat
Question 61
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- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide
Notions : taux d'émission spontanée, intégrale angulaire
En utilisant que
où a été donné à l'équation (53), montrer que
On rappelle que .
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Remplacer l'intégrale temporelle par la distribution 2\pi\delta(\omega-\omega_0) et effectuer l'intégration sur la pulsation puis sur la variable angulaire \Theta.
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- Exprimer la dérivée \frac{\mathrm{d}\mathcal{N}_0}{\mathrm{d}\omega} à partir de l'équation (53) pour expliciter la densité d'états \rho(\omega, \Theta).
- Séparer l'intégrale double (61) en une intégrale angulaire sur \Theta \in [0,\pi] et une intégrale sur les pulsations \omega \in [0, +\infty[.
- Effectuer l'intégration sur \Theta à l'aide du formulaire, puis intégrer sur \omega grâce à la distribution de Dirac \delta(\omega - \omega_0).
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Intégration sur \omega via \delta(\omega-\omega_0) et calcul de l'intégrale angulaire \int_0^\pi \sin^3\Theta\mathrm{d}\Theta = 4/3 menant à la formule exacte de \Gamma.
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D'après l'équation (53), le nombre de modes scalaires de pulsation inférieure à \omega s'écrit :
En dérivant par rapport à \omega, on obtient :
En injectant cette dérivée dans l'expression (62) de la densité d'états \rho(\omega, \Theta), il vient :
L'expression de \Gamma issue de la question Q60 (équation (61)) devient donc, en utilisant la relation \int_{-\infty}^\infty e^{i(\omega_0-\omega)t}\mathrm{d}t = 2\pi\delta(\omega-\omega_0) :
Calculons séparément chacune des deux intégrales :
Pour l'intégrale angulaire sur \Theta \in [0, \pi], la formule du formulaire donne :
\int_0^\pi (\sin\Theta)^3\,\mathrm{d}\Theta = \frac{4}{3}(2 + \cos\pi)\left(\sin\frac{\pi}{2}\right)^4 = \frac{4}{3}(2 - 1)(1)^4 = \frac{4}{3}Pour l'intégrale sur \omega, comme \omega_0 > 0 appartient au domaine d'intégration, la propriété de la fonction de Dirac donne immédiatement :
\int_0^\infty \delta(\omega-\omega_0)\,\omega^2\,\mathrm{d}\omega = \omega_0^2
On remarque que le volume de quantification L^3 se simplifie rigoureusement. En regroupant les facteurs constants, on obtient :
On retrouve bien l'expression demandée :
Résultat
Question 62
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : émission spontanée, modèle de lorentz
Est-ce cohérent avec le résultat de la question 7 ? Conclure quant à la pertinence de ce modèle pour décrire l'émission spontanée.
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Comparer l'expression finale du taux \Gamma avec l'amortissement radiatif classique \gamma(\omega_0)/2 pour confirmer la cohérence du modèle du continuum.
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- Rappeler le taux d'amortissement de l'amplitude obtenu à la question 7 (ou via la réaction de rayonnement introduite à la question 9) et le comparer terme à terme à \Gamma.
- Discuter de la cohérence physique entre l'approche continue (couplage à un continuum de modes) et l'approche classique (réaction de rayonnement).
- Conclure sur la pertinence et la portée du modèle pour interpréter l'irréversibilité de l'émission spontanée.
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Le taux \Gamma quantique coïncide avec le taux d'amortissement radiatif classique \gamma(\omega_0), validant la modélisation de l'émission spontanée.
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À la question 61, le taux de décroissance de l'amplitude \alpha(t) des oscillations de l'atome est donné par :
L'amplitude décroît ainsi selon la loi exponentielle \alpha(t) = \alpha(0)e^{-\Gamma t}.
D'après la question 7, le temps caractéristique d'amortissement de l'amplitude des oscillations sous l'effet du rayonnement dipolaire s'écrit :
On constate l'égalité parfaite :
De façon équivalente, l'énergie moyenne de l'atome décroît comme |\alpha(t)|^2 \propto e^{-2\Gamma t}, avec un taux 2\Gamma = \gamma(\omega_0) = \frac{q^2 \omega_0^2}{6\pi \epsilon_0 m c^3}, identique au coefficient de frottement de réaction de rayonnement introduit à la question 9. Les deux approches sont donc parfaitement cohérentes.
Conclusion sur la pertinence du modèle :
- Résolution du paradoxe de réversibilité : Dans une cavité mono-mode (section 2.2), les échanges d'énergie entre l'atome et le champ sont strictement périodiques et réversibles (oscillations de Rabi). En couplant l'atome à la totalité des modes de l'espace libre (un continuum infini de fréquences), le temps de cohérence du réservoir devient infinitésimal (t_{\text{coh}} \to 0) et le temps de récurrence de Poincaré est rejeté à l'infini (T_{\text{rec}} \to \infty).
- L'émission spontanée apparaît ainsi naturellement comme un phénomène irréversible d'amortissement dans un bain thermique de modes du vide (approximation markovienne).
- Ce modèle semi-classique (analogue à la règle d'or de Fermi) rend compte de façon rigoureuse et microscopique de l'émission spontanée dans l'espace libre sans postuler ad hoc une force de friction de Lorentz.
Résultat
2.5.1 · Le modèle classique
Question 63
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques
Notions : condition initiale, énergie du champ
Reprendre les équations couplées de la question 46. Donner les conditions initiales et correspondant à un atome initialement désexcité et un mode contenant photons dans ce modèle.
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Traduire l'état désexcité par l'absence d'élongation atomique \alpha(0)=0 et la présence de N photons par une énergie de champ N\hbar\omega soit \beta(0)=\sqrt{N}.
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- Rappeler le système différentiel régissant le couple d'amplitudes adimensionnées (\alpha, \beta) établi à la question 46.
- Traduire la condition d'un atome initialement désexcité sur l'amplitude atomique \alpha(0).
- Relier l'amplitude du champ \beta(0) au nombre N de photons initialement présents dans le mode via l'énergie électromagnétique de la cavité.
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Atome initialement au repos (\alpha(0)=0) et énergie du champ correspondant à N photons (\beta(0)=\sqrt{N}).
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D'après la question 46, les équations différentielles couplées gouvernant les amplitudes adimensionnées du dipôle atomique \alpha(t) = \tilde{r}(t)/r_0 et du champ de la cavité \beta(t) à résonance (\omega = \omega_0) s'écrivent :
où \Omega_0 = \frac{q \mathcal{E}_1 u(\mathbf{R}_0)}{\sqrt{2\hbar m \omega_0}}.
Atome initialement désexcité : L'atome ne possède initialement aucune énergie d'excitation, son électron est au repos à l'équilibre (\tilde{r}(0) = 0), ce qui se traduit par :
\boxed{\alpha(0) = 0}Mode contenant N photons : D'après la question 34, l'énergie électromagnétique stockée dans le mode pour une amplitude E_+ = \beta \mathcal{E}_1 vaut :
W = \frac{\epsilon_0 |E_+|^2}{2} V_p = |\beta|^2 \left( \frac{\epsilon_0 \mathcal{E}_1^2}{2} V_p \right)Par définition de \mathcal{E}_1, l'énergie associée à un unique photon (|\beta|=1) est \hbar\omega. L'énergie du mode s'écrit donc simplement :
W(t) = |\beta(t)|^2 \hbar\omegaLe mode contenant initialement N photons, son énergie initiale est W(0) = N\hbar\omega, d'où :
|\beta(0)|^2 = NEn choisissant l'origine des phases du champ électromagnétique telle que \beta(0) soit réel positif, on obtient :
\boxed{\beta(0) = \sqrt{N}}
Résultat
Question 64
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
- Résultat donné : utilisable pour la suite
Chapitre : Électromagnétisme › Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : absorption, temps court
Montrer qu'aux temps courts
L'énergie de l'oscillateur est proportionnelle à . Était-ce attendu ?
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Effectuer un développement limité aux temps courts de \alpha(t) = -i\sqrt{N}\sin(\Omega_0 t / 2) au premier ordre en t.
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- Effectuer un développement limité au premier ordre en temps de l'amplitude \alpha(t) à partir de l'équation différentielle établie à la question Q46 et des conditions initiales de la question Q63.
- En déduire |\alpha(t)|^2 (noté \alpha^2(t) par l'énoncé) aux temps courts.
- Interpréter la proportionnalité de l'énergie à N sous les angles classique (force proportionnelle au champ) et quantique (absorption stimulée).
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Développement limité \alpha(t) \simeq -i\frac{\Omega_0}{2}\sqrt{N}t, l'énergie absorbée proportionnelle à N traduit l'absorption stimulée linéaire en intensité.
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D'après la question Q46, le système vérifie :
avec les conditions initiales déterminées à la question Q63 : \alpha(0) = 0 et |\beta(0)| = \sqrt{N}.
Aux temps courts (t \ll \Omega_0^{-1}), on effectue un développement de Taylor de l'amplitude complexe \alpha(t) au voisinage de t = 0 :
En prenant le carré du module (noté \alpha^2(t) dans l'énoncé pour désigner l'énergie adimensionnée de l'atome) :
Comme |\beta(0)|^2 = N, on obtient bien :
Discussion physique : L'énergie de l'oscillateur E_{\text{atome}} = |\alpha(t)|^2 \hbar\omega_0 \propto N est bien proportionnelle au nombre de photons N. Ce résultat était pleinement attendu :
- D'un point de vue classique : l'énergie électromagnétique stockée dans le mode est proportionnelle à N (W = N\hbar\omega \propto |E|^2), ce qui implique que l'amplitude du champ électrique oscillant vu par l'atome est proportionnelle à \sqrt{N}. La force motrice électrostatique subie par l'électron vaut donc F \propto \sqrt{N}. En régime résonant, la réponse en amplitude d'un oscillateur non amorti croît linéairement avec le temps et la force (r \propto F t \propto \sqrt{N}t), de sorte que son énergie mécanique E_m \propto r^2 croît comme N t^2.
- D'un point de vue quantique : la probabilité de transition par absorption de l'état désexcité vers l'état excité en présence d'un champ résonant correspond à un processus d'absorption stimulée. Conformément à la règle d'or de Fermi et aux coefficients d'Einstein, le taux de transition d'absorption stimulée est strictement proportionnel à la densité d'énergie du rayonnement, c'est-à-dire au nombre N de photons présents dans le mode.
Résultat
Question 65
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Mécanique › Approche énergétique et oscillateurs mécaniques ; Physique quantique › Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : oscillateur couplé, limite du modèle classique
Etudier l'évolution de et aux temps longs. Montrer que dans ce modèle l'atome absorbe l'énergie des photons.
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Résoudre le système couplé linéaire aux temps longs et constater que l'oscillateur classique peut capter une énergie arbitrairement grande proportionnelle à N.
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- Résoudre le système différentiel linéaire couplé établi à la question Q46 pour \alpha(t) et \beta(t) avec les conditions initiales déterminées à la question Q63.
- Déterminer l'instant t_1 pour lequel l'amplitude |\alpha(t)| atteint son premier maximum.
- Calculer l'énergie correspondante acquise par l'atome en exploitant la définition de r_0 établie à la question Q45, et conclure quant à l'absorption de l'énergie des N photons.
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Deux oscillateurs linéaires échangent indéfiniment toute leur énergie : l'atome classique peut absorber les N photons, comportement non physique à deux niveaux.
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Les équations couplées de la question Q46 s'écrivent :
En dérivant la première équation par rapport au temps et en lui injectant la seconde, on obtient :
De même pour \beta(t) :
Avec les conditions initiales fixées à la question Q63, à savoir \alpha(0) = 0, \dot{\alpha}(0) = -i\frac{\Omega_0}{2}\beta(0) = -i\frac{\Omega_0}{2}\sqrt{N}, et \beta(0) = \sqrt{N}, les solutions s'écrivent pour tout t \ge 0 :
Le système présente un échange périodique complet et réversible d'énergie entre le mode du champ et l'atome, avec une pulsation de battement \Omega_0/2.
Au bout d'un quart de période de battement, c'est-à-dire au temps t_1 = \frac{\pi}{\Omega_0}, le mode du champ s'annule complètement :
tandis que l'amplitude atomique devient maximale en module :
D'après la question Q45, une amplitude d'oscillation r_0 correspond exactement à l'énergie d'un photon unique, E_{\text{atome}}(r_0) = \frac{1}{2}m\omega_0^2 r_0^2 = \hbar\omega_0. Par conséquent, à l'instant t_1, l'énergie mécanique emmagasinée par l'atome vaut :
Dans ce modèle classique d'oscillateurs couplés, l'atome est capable d'absorber la totalité de l'énergie des N photons initialement présents dans la cavité.
Résultat
2.5.2 · Le modèle quantique
Question 66
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : système à deux niveaux, oscillation de rabi
Montrer que dans le cas , on retrouve les équations de la question 46 en identifiant et . Justifier physiquement ce choix. En déduire la valeur de .
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Écrire les composantes de l'équation de Schrödinger matricielle pour N=1 et identifier les coefficients avec le système couplé de la question 46 pour trouver \Omega_1 = \Omega_0.
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- Écrire l'équation de Schrödinger régissant l'évolution du vecteur d'état |\psi(t)\rangle sous forme matricielle pour N=1.
- Projeter pour obtenir le système d'équations différentielles couplées sur \tilde{\alpha}(t) et \tilde{\beta}(t), et le comparer aux équations (37) et (38) de la question 46.
- Justifier physiquement la correspondance entre les grandeurs classiques normalisées et les amplitudes de probabilité quantiques.
- En déduire l'expression de la pulsation de Rabi quantique à un photon \Omega_1.
Voir la réponse courteRéponse courte
Pour un photon unique (N=1), l'atome ne transite qu'entre 2 états discrets et les équations coïncident rigoureusement, avec \Omega_1 = \Omega_0.
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Dans le cas N = 1, la base des états du système « atome + champ » est constituée des deux états :
- |e, 0\rangle : l'atome est dans l'état excité et la cavité ne contient aucun photon ;
- |d, 1\rangle : l'atome est désexcité et la cavité contient 1 photon.
Le vecteur d'état s'écrit matriciellement :
L'équation de Schrödinger i\hbar \frac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}|\psi(t)\rangle = H|\psi(t)\rangle avec le Hamiltonien (68) pour N=1 donne :
En projetant sur chaque composante et en divisant par i\hbar, on obtient :
En identifiant \alpha = \tilde{\alpha} et \beta = \tilde{\beta}, on retrouve exactement les équations différentielles couplées (37) et (38) de la question 46, à condition que :
Justification physique de ce choix :
- Dans le modèle de la question 46, \alpha(t) = \tilde{r}(t)/r_0 représente l'élongation de l'électron normalisée par r_0, où r_0 correspond précisément à l'énergie d'un photon unique \hbar\omega_0 stockée dans l'atome (question 45). La quantité |\alpha(t)|^2 mesure donc la fraction d'excitation atomique (comprise entre 0 et 1). Dans le formalisme quantique, |\tilde{\alpha}(t)|^2 est exactement la probabilité de trouver l'atome dans son état excité |e,0\rangle.
- De même, \beta(t) est l'amplitude du mode normalisée par le champ \mathcal{E}_1 d'un seul photon (question 34), de sorte que |\beta(t)|^2 représente le nombre moyen de photons dans la cavité. En mécanique quantique, |\tilde{\beta}(t)|^2 est la probabilité de trouver 1 photon dans le mode (état |d,1\rangle).
- L'énergie totale étant conservée et fixée à un seul quantum \hbar\omega_0 (|\alpha|^2 + |\beta|^2 = |\tilde{\alpha}|^2 + |\tilde{\beta}|^2 = 1), l'échange réversible d'énergie entre le dipôle classique et le mode à l'échelle d'un seul photon présente un isomorphisme parfait avec la dynamique quantique d'un système à deux niveaux couplé au vide de photons.
Résultat
Question 67
ExigeanteTemps estimé : ≈ 3 min- Calcul littéral
- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : fréquence de rabi, quantification du champ
Justifier en utilisant les résultats précédents que .
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Comparer l'élément de matrice dipolaire ou le taux d'absorption proportionnel au carré du champ \mathcal{E}_N \propto \sqrt{N}\mathcal{E}_1 pour justifier la dépendance en \sqrt{N}.
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Pour relier la pulsation de Rabi \Omega_N à \Omega_1, on peut confronter la dynamique quantique aux temps courts avec le résultat obtenu à la question 64 :
- Résoudre l'équation de Schrödinger aux temps courts pour un atome initialement désexcité en présence de N photons afin d'exprimer la probabilité d'excitation |\tilde{\alpha}(t)|^2 en fonction de \Omega_N.
- Identifier cette probabilité avec l'énergie adimensionnée \alpha^2(t) calculée à la question 64 aux temps courts, sachant que \Omega_1 = \Omega_0 d'après la question 66.
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Dans le modèle quantique de Jaynes-Cummings, le couplage dipolaire fait intervenir l'opérateur d'annihilation dont les éléments de matrice valent \sqrt{N}.
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Considérons l'atome initialement dans l'état désexcité en présence de N photons dans la cavité. L'état initial du système s'écrit :
D'après l'équation de Schrödinger (66) munie de la matrice hamiltonienne (68), l'amplitude \tilde{\alpha}(t) vérifie :
Aux temps courts (t \ll 1/\Omega_N), on a \tilde{\beta}(t) \approx 1, ce qui donne par intégration :
La probabilité que l'atome se trouve dans l'état excité |e, N-1\rangle au bout du temps t est donc :
D'après la question 64, le modèle semi-classique conduisait aux temps courts à :
Or, \alpha^2(t) = |\tilde{r}(t)|^2 / r_0^2 représente la fraction de quantum d'énergie \hbar\omega_0 absorbée par l'atome. Aux temps suffisamment courts pour que l'atome n'ait absorbé au plus qu'un seul photon, cette grandeur coïncide nécessairement avec la probabilité de transition quantique |\tilde{\alpha}(t)|^2.
En identifiant ces deux expressions et en utilisant \Omega_0 = \Omega_1 établi à la question 66 :
d'où :
Résultat
Question 68
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Calcul littéral
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : oscillation de rabi, probabilité de transition
On considère maintenant que l'atome est initialement dans l'état excité, et que le mode du champ contient photons. Entre quels deux états le système va-t-il évoluer ? Calculer la probabilité de rester dans l'état excité.
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Identifier les deux seuls états couplés par absorption/émission |e, N_i\rangle et |d, N_i+1\rangle, puis projeter l'état quantique sur la base propre.
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- Identifier les deux états quantiques couplés par conservation de l'énergie lors de l'interaction (désexcitation avec émission d'un photon dans le mode).
- Relier le nombre de photons initial N_i au paramètre N du formulaire pour déterminer le Hamiltonien effectif.
- Résoudre l'équation de Schrödinger avec les conditions initiales adaptées pour en déduire l'amplitude \tilde{\alpha}(t) et la probabilité demandée.
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Le système oscille entre |e, N_i\rangle et |g, N_i+1\rangle à la fréquence \Omega_{N_i+1}, d'où |\tilde{\alpha}(t)|^2 = \cos^2(\Omega_{N_i+1} t/2).
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L'atome se trouve initialement dans son état excité |e\rangle, et le mode de la cavité contient N_i photons ; l'état initial du système global est donc |e, N_i\rangle.
Ne disposant que de deux niveaux d'énergie interne, l'atome excité ne peut pas absorber de photon supplémentaire : il ne peut que se désexciter vers l'état |d\rangle en émettant un photon dans le mode résonant de la cavité. Le nombre de photons passe alors de N_i à N_i + 1.
Le système évolue donc exclusivement entre les deux états :
Par identification avec la base \{|e, N-1\rangle,\, |d, N\rangle\} introduite à l'équation (65), cette situation correspond au cas où :
L'état du système s'écrit alors :
avec les conditions initiales \tilde{\alpha}(0) = 1 et \tilde{\beta}(0) = 0.
D'après les questions Q66 et Q67, la pulsation de Rabi associée à cette transition vaut :
La matrice du Hamiltonien (équation 68) dans cette base s'écrit :
L'équation de Schrödinger i\hbar \dfrac{\mathrm{d}}{\mathrm{d}t}|\psi(t)\rangle = H|\psi(t)\rangle conduit au système différentiel :
En dérivant la première équation par rapport au temps :
Compte tenu de \tilde{\alpha}(0) = 1 et \dot{\tilde{\alpha}}(0) = -i\frac{\Omega_{N_i+1}}{2}\tilde{\beta}(0) = 0, la solution s'écrit :
La probabilité pour l'atome de rester dans l'état excité à l'instant t est donc :
Résultat
2.5.3 · Résultats expérimentaux
Question 69
IntermédiaireTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : effondrement et résurgence, analyse de données
Montrer que l'évolution que l'on observe ne correspond pas à ce que l'on attend de notre modèle pour un atome interagissant avec un champ contenant un nombre de photons initial donné.
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Remarquer que pour N_i fixé l'oscillation de Rabi est indéfiniment sinusoïdale, ce qui ne reproduit pas l'amortissement visible sur la figure 5.
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- Exprimer la probabilité théorique P_d(t) = |\tilde{\beta}(t)|^2 attendue d'après la question précédente pour un état de Fock contenant un nombre de photons N_i fixé.
- Décrire les caractéristiques de cette prédiction (périodicité stricte, amplitude constante, contraste unitaire).
- Comparer avec l'évolution expérimentale observée sur la figure 5 pour mettre en évidence les désaccords (effondrement rapide de l'amplitude, puis résurgence).
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Pour un nombre fixe N_i, l'oscillation serait strictement périodique sans amortissement, en contradiction flagrante avec l'effondrement observé figure 5.
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D'après la question 68, pour un atome initialement dans l'état excité |e\rangle en présence d'un champ contenant un nombre bien défini N_i de photons, la probabilité d'occupation de l'état désexcité |d\rangle est donnée par la conservation de la probabilité totale (|\tilde{\alpha}(t)|^2 + |\tilde{\beta}(t)|^2 = 1) :
avec \Omega_{N_i+1} = \sqrt{N_i+1}\,\Omega_1.
Le modèle pour un nombre de photons N_i fixé prédit donc :
- une oscillation strictement monochromatique de pulsation \Omega_{N_i+1} ;
- des oscillations non amorties d'amplitude constante, avec un contraste maximal (la probabilité oscille indéfiniment entre 0 et 1).
Or, sur la figure 5, on observe un comportement tout à fait différent :
- pour les temps courts (t < 25\text{ }\mu\text{s}), les oscillations s'amortissent rapidement jusqu'à s'effondrer autour d'une valeur moyenne proche de 0{,}5 (phénomène d'effondrement ou collapse) ;
- à des temps plus longs (t \approx 50\text{ à }170\text{ }\mu\text{s}), des oscillations réapparaissent avec une amplitude modulée (phénomène de résurgence ou revival).
Résultat
Question 70
ExigeanteTemps estimé : ≈ 4 min- Raisonnement qualitatif
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Ondes et signaux › Dispersion, paquets d'ondes et chaînes d'oscillateurs
Notions : état cohérent, brouillage
En effet, l'atome interagit ici avec un mode du champ contenant un état cohérent, qui est un état pour lequel le nombre de photons n'est pas défini. Le nombre de photons dans la cavité est une variable aléatoire de valeur moyenne et de dispersion qui est donc différent à chaque répétition de l'expérience. Justifier que si on moyenne des expériences dans laquelle le nombre de photons initial est différent, on s'attend à ce que les oscillations se brouillent aux temps courts.
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Expliquer qu'une distribution statistique sur le nombre de photons induit une superposition de fréquences de Rabi incommensurables conduisant à une interférence destructive.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la probabilité mesurée comme la moyenne statistique sur la distribution de photons p(N_i) des probabilités conditionnelles obtenues à la question Q69.
- Identifier que chaque composante oscille à une pulsation propre de Rabi différente \Omega_{N_i+1} = \sqrt{N_i+1}\,\Omega_1, ce qui induit une dispersion de fréquence \Delta\Omega.
- Montrer qu'après un déphasage relatif de l'ordre de grandeur de \pi entre les différentes composantes, les oscillations interfèrent destructivement, conduisant à un brouillage du signal (phénomène d'effondrement ou collapse).
Voir la réponse courteRéponse courte
La dispersion du nombre de photons entraîne une distribution de fréquences \Omega_N \propto \sqrt{N} conduisant à un brouillage destructif rapide des composantes.
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Lors de la répétition des mesures avec un état cohérent, le nombre initial de photons N_i varie aléatoirement selon une loi de probabilité p(N_i) d'espérance \bar{N}_i et d'écart-type \Delta N_i. La probabilité moyenne observée d'observer l'atome désexcité au temps t s'obtient d'après la question Q69 par la moyenne d'ensemble :
où la pulsation d'oscillation dépend explicitement de N_i selon :
À l'instant initial t = 0, toutes les composantes sont rigoureusement en phase (\cos(0) = 1), de sorte que \langle P_d(0) \rangle = 0, et pour les premiers instants, elles oscillent de concert autour de la pulsation moyenne \bar{\Omega} \approx \sqrt{\bar{N}_i+1}\,\Omega_1.
Cependant, la dispersion \Delta N_i sur le nombre de photons induit une dispersion sur les pulsations de Rabi :
Au cours du temps, le déphasage relatif entre les différents modes d'oscillation, \Delta\phi(t) \sim \Delta\Omega \cdot t, s'accroît. Dès que ce déphasage devient de l'ordre de grandeur de \pi :
les cosinus oscillent en opposition de phase et leurs contributions interfèrent destructivement. La somme pondérée sur N_i s'annule en moyenne statistique, amortissant l'amplitude des oscillations qui se brouillent pour laisser place à la valeur moyenne \langle P_d \rangle \approx 1/2.
Question 71
DifficileTemps estimé : ≈ 8 min- Calcul littéral
- Application numérique
- Exploitation de document
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement
Notions : effondrement, ordre de grandeur
En étudiant la dynamique de l'effondrement (), donner une estimation de et de . On pourra estimer la valeur de dans l'expérience à partir de la courbe de la figure 2 de la partie précédente.
Voir l'indiceIndice
Mesurer la pulsation des premières oscillations pour en déduire \Omega_1\sqrt{\bar{N}_i+1}, mesurer le temps d'effondrement pour estimer \Delta N_i, et utiliser \Omega_1 de la figure 2.
Voir la stratégieStratégie
- Déterminer la pulsation de Rabi du vide \Omega_1 à partir de la période T_1 des oscillations observées sur la figure 2 (atome couplé au vide, N_i = 0).
- Mesurer la pseudo-période T_{\mathrm{osc}} des oscillations aux temps courts (t < 20\,\mu\mathrm{s}) sur la figure 5 pour en déduire \bar{\Omega} = \sqrt{\bar{N}_i+1}\,\Omega_1, puis le nombre moyen de photons \bar{N}_i.
- Évaluer le temps d'effondrement t_{\mathrm{eff}} sur la figure 5 et relier ce temps à la dispersion en pulsation \Delta\Omega, afin d'estimer l'écart-type \Delta N_i.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le temps d'effondrement t_c \sim 2/(\Delta\Omega) et la mesure de \Omega_1 permettent d'estimer \bar{N}_i et la dispersion statistique \Delta N_i.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Estimation de \Omega_1 à partir de la figure 2 :
D'après les questions Q43 et Q66, en l'absence initiale de photon dans la cavité (N_i = 0), l'énergie de l'atome oscille à la pulsation de Rabi du vide \Omega_1 selon :
La période d'oscillation de |\tilde{r}(t)|^2 est donc T_1 = \frac{2\pi}{\Omega_1}.
Sur la figure 2, on compte environ 5 périodes complètes d'oscillation en 100\,\mu\mathrm{s} (ou 17 à 18 oscillations sur 350\,\mu\mathrm{s}), ce qui donne :
On en déduit la valeur de la pulsation de Rabi du vide :
2. Estimation du nombre moyen de photons \bar{N}_i :
D'après la question Q68, pour un état à N_i photons, la probabilité P_d(t) oscille à la pulsation \Omega_{N_i+1} = \sqrt{N_i+1}\,\Omega_1. En présence d'une distribution de photons centrée en \bar{N}_i, les oscillations aux temps courts sont dominées par la composante moyenne :
Sur la figure 5, dans la zone d'effondrement (t < 20\,\mu\mathrm{s}), on observe environ 3 oscillations complètes en 18\,\mu\mathrm{s}, soit une pseudo-période d'oscillation :
Le rapport des périodes donne directement :
En élevant au carré :
Avec un seul chiffre significatif :
3. Estimation de la dispersion \Delta N_i :
D'après la question Q70, la dispersion sur les pulsations de Rabi induite par la dispersion \Delta N_i s'écrit au premier ordre :
L'effondrement complet des oscillations (brouillage de phase) se produit lorsque l'écart de phase entre les composantes extrêmes atteint l'ordre d'un demi-cycle à un cycle, soit \Delta\Omega \cdot t_{\mathrm{eff}} \sim \pi.
Sur la figure 5, l'amplitude des oscillations devient quasiment nulle vers :
En retenant t_{\mathrm{eff}} \approx 20\,\mu\mathrm{s}, on obtient :
Avec un chiffre significatif :
Résultat
Question 72
ExigeanteTemps estimé : ≈ 5 min- Raisonnement qualitatif
- Exploitation de document
Chapitre : Physique quantique › Quantification et confinement ; Photons et dualité onde-corpuscule
Notions : résurgence de rabi, quantification du champ
Comment peut-on interpréter la résurgence des oscillations (encadré dans la figure 5) ? Montrer que cette résurgence est la preuve de la quantification du champ, c'est à dire que le nombre de photons dans le mode prend des valeurs discrètes.
Voir l'indiceIndice
Interpréter la résurgence comme la recombinaison en phase des termes discrets de Rabi \sqrt{N} aux temps longs, impossible dans le cadre d'un spectre classique continu.
Voir la stratégieStratégie
- Exprimer la probabilité P_d(t) sous la forme d'une somme discrète d'oscillations aux pulsations de Rabi \Omega_{N+1} = \sqrt{N+1}\,\Omega_1 pondérées par la loi de probabilité p(N) de l'état cohérent.
- Calculer l'écart de pulsation \delta\Omega entre deux états à nombres de photons consécutifs au voisinage de \bar{N}_i, et en déduire la condition de réphasage (temps de résurgence t_{\text{rev}}).
- Comparer ce comportement discret au cas d'une grandeur classique continue (intégrale de Fourier soumise au lemme de Riemann-Lebesgue) pour conclure sur la preuve de la quantification du champ.
Voir la réponse courteRéponse courte
Le caractère discret des entiers N permet une remise en phase quasi complète à t_{\text{revival}}, signature indiscutable de la discrétisation photonique.
Voir le corrigé completCorrigé complet
1. Interprétation physique de la résurgence
D'après la question Q68, la probabilité pour un atome d'être détecté dans l'état désexcité |d\rangle en présence de N photons initiaux est :
Dans un état cohérent, le nombre initial de photons est distribué selon une loi de probabilité discrète p(N). La probabilité moyenne observée s'écrit donc :
Aux temps très courts (t < t_{\text{eff}} \sim 1/\Delta\Omega), les composantes oscillantes sont initialement en phase, puis se déphasent du fait de la dispersion \Delta N_i, provoquant l'effondrement (collapse) de la visibilité des oscillations vers la valeur moyenne 1/2.
Cependant, le spectre des pulsations \{\Omega_{N+1}\} est discret. Au voisinage du nombre moyen \bar{N}_i, l'écart de pulsation entre deux composantes adjacentes (N et N+1) vaut :
Les composantes prépondérantes de la somme acquièrent une différence de phase relative qui redevient un multiple entier de 2\pi au bout d'un temps de résurgence (revival) :
À t \approx t_{\text{rev}}, les oscillations associées aux valeurs entières de N les plus probables interfèrent à nouveau de façon constructive : les oscillations de Rabi réapparaissent temporairement.
2. Preuve de la quantification du champ
Dans un modèle classique, l'énergie ou l'intensité du champ électromagnétique varie continûment. La probabilité moyenne résulterait alors d'une intégrale sur une distribution continue de pulsations p(\Omega) :
D'après le lemme de Riemann-Lebesgue, pour toute distribution continue régulière p(\Omega), cette intégrale s'annule irréversiblement lorsque t \to \infty. Un champ continu produirait ainsi un effondrement définitif des oscillations, sans aucune résurgence ultérieure.
L'observation expérimentale de cette résurgence prouve que la somme n'est pas une intégrale continue, mais une somme discrète sur des pulsations discrètes \Omega_N \propto \sqrt{N}. Le champ dans la cavité ne peut donc échanger de l'énergie que par paquets discrets de valeur \hbar\omega :
Résultat
Questions fréquentes sur ce sujet
Quels chapitres faut-il réviser pour le sujet ENS Physique U PSI 2022 ?
Surtout 2 chapitres : Équations de Maxwell et ondes électromagnétiques dans le vide (39 % des questions) et Approche énergétique et oscillateurs mécaniques (17 %). Plus ponctuellement : Photons et dualité onde-corpuscule, Cinématique et dynamique du point, Réflexion, transmission et ondes stationnaires électromagnétiques, Dipôles électrique et magnétique, Quantification et confinement…
Peut-on travailler le sujet ENS Physique U PSI 2022 dès la première année (PCSI, MPSI ou PTSI) ?
Combien de temps faut-il pour traiter le sujet ENS Physique U PSI 2022 ?
Environ 5 h 15 pour tout traiter (estimation question par question pour un candidat bien préparé). La partie 2 est la plus longue (environ 3 h 15).
Quelles sont les questions les plus difficiles du sujet ENS Physique U PSI 2022 ?
Quelles questions de cours et quels classiques contient le sujet ENS Physique U PSI 2022 ?
Questions de cours : Q29 (condition de passage) et Q55 (polarisation). Classiques incontournables, à savoir refaire : Q1 (densité volumique de charge), Q2 (théorème de gauss), Q6 (vecteur de poynting), Q10 (principe fondamental de la dynamique), Q11 (régime sinusoïdal forcé), Q14 (diffusion rayleigh), Q22 (pression de radiation), Q24 (approximation paraxiale)….
Où gagner des points facilement dans le sujet ENS Physique U PSI 2022 ?
Le sujet ENS Physique U PSI 2022 contient-il des questions hors du programme actuel ?
Non : bien que le sujet soit antérieur à la réforme des programmes de CPGE (sessions 2023 et suivantes), toutes ses questions restent au programme actuel.
Pourquoi la force magnétique moyenne n'est-elle pas négligeable devant la force électrique en Q19 ?
En instantané, le rapport vaut v/c \ll 1, mais la force électrique oscille à moyenne nulle à l'ordre zéro. Sa valeur moyenne séculaire provient du gradient dipolaire en r/\lambda \sim v/c, ce qui la ramène au même ordre de grandeur que la force de Lorentz magnétique moyenne.
Pourquoi l'atome ne peut-il plus se désexciter au voisinage d'un miroir en Q42 ?
Les conditions aux limites sur le miroir conducteur parfait imposent un nœud au champ électrique tangentiel. En z = \pm D/2, la fonction spatiale s'annule (u(\mathbf{R}_0) = 0), ce qui annule le couplage dipolaire atome-cavité et interdit tout transfert d'énergie vers le mode du champ.
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Corrigé rédigé par WikiPrépa ; ce n'est pas un corrigé officiel du concours. Mis à jour le 27 septembre 2026.