Soit et . On considère la matrice par blocs définie par :
Commencer par relier les valeurs propres de à celles de . On pourra chercher les vecteurs propres de sous la forme .
Montrer que si est diagonalisable, alors est nécessairement diagonalisable en exprimant une matrice diagonale par blocs contenant comme une fonction de .
Utiliser le fait qu'une matrice est diagonalisable si et seulement si son polynôme minimal est scindé à racines simples.
Pour le cas réel, s'assurer que les valeurs propres de calculées à partir de celles de sont bien réelles et distinctes.
Lien entre les spectres de et de via l'équation aux valeurs propres.
Utilisation de la structure par blocs pour ramener le problème à l'étude de matrices de taille .
CNS de diagonalisabilité : polynôme minimal scindé à racines simples.
1. Étude de la diagonalisabilité sur }
Soit une valeur propre de et un vecteur propre associé. L'équation se traduit par le système :
En substituant la première équation dans la seconde, on obtient :
Si , alors l'équation devient , d'où , ce qui contredit . Ainsi, n'est jamais valeur propre de , et l'on peut écrire :
Ceci montre que est un vecteur propre de pour la valeur propre . Réciproquement, si , les valeurs propres de associées vérifient :
Supposons diagonalisable sur . Alors son polynôme minimal est scindé à racines simples. Comme et , on vérifie par un calcul direct que :
Puisque , la matrice est inversible et :
Le membre de droite est un polynôme en . Or, si est diagonalisable, tout polynôme en l'est aussi. Ceci implique que la matrice bloc-diagonale est diagonalisable, et donc est diagonalisable.
Pour que soit diagonalisable, il faut de plus que pour chaque , les racines de soient distinctes. En effet, si une valeur propre donne une racine double , le bloc de taille 2 correspondant dans la réduction ne sera pas diagonalisable (car non scalaire). Le discriminant de est :
Ce discriminant est nul si et seulement si ou .
2. Étude de la diagonalisabilité sur }
Pour que soit diagonalisable sur , il est nécessaire qu'elle le soit sur . D'après la question précédente, doit être diagonalisable sur (car ses valeurs propres doivent être réelles pour que celles de le soient).
De plus, pour chaque , les racines du trinôme doivent être réelles et distinctes. Cela impose que le discriminant soit strictement positif :
L'étude du signe du trinôme montre que cette condition est réalisée si et seulement si :
On en conclut la condition nécessaire et suffisante :
L'erreur classique consiste à oublier de justifier que doit être diagonalisable. Il ne suffit pas de travailler sur les valeurs propres de ; il faut assurer que la dimension des sous-espaces propres de est suffisante, ce qui est directement lié à la diagonalisabilité de .