Banque PT Mathématiques C PT 2005Sujet et corrigé
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Epreuve de Mathématiques C
Durée 4 h
L'usage de calculatrices est interdit
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
PRÉAMBULE
Soient (
∑s_n z^n ) et (
∑t_n z^n ) deux séries entières de rayons de convergence respectifs
R_S et
R_T non nuls. Pour tout entier naturel
n , on désigne par
S_n et
T_n les sommes partielles définies par :
et par
les limites de ces sommes à l'intérieur des disques de convergence respectifs.
- Calculer les trois produits
S_0(z)T_0(z), S_1(z)T_1(z) etS_2(z)T_2(z) en fonction des coefficients des séries entières(∑s_n z^n) et(∑t_n z^n) . - On pose, pour tout entier
n : u_n = ∑_(m = 0)^(m = n)s_m t_(n − m) . Montrer que le produitS_n(z)T_n(z) peut se mettre sous la forme :
où
R est un polynôme de degré
n , que l'on ne cherchera pas à expliciter.
On dit alors que la série entière (∑u_n z^n ) est la série produit des séries (
∑s_n z^n ) et
(∑t_n z^n) . Dans toute la suite, on admettra que cette série produit est de rayon de convergence
R_(ST) supérieur ou égal au plus petit des deux rayons
R_S et
R_T et que l'on a, pour tout
z de l'intérieur de son disque de convergence, la relation :
On dit alors que la série entière (
PARTIE I
Étude des nombres de Bernoulli
On définit les fonctions
f et
g de
ℂ dans
ℂ par :
- a. Quel est le domaine de définition des fonctions
f etg ?
b. Montrer quef(z) tend vers une limite, notéef(0) , lorsquez tend vers 0 .
c. On suppose que la fonctionf ainsi prolongée admet un développement en série entière. Quel est son rayon de convergence? - On admet que la fonction
g est développable en série entière sur le disque ouvertD , de centreO , et de rayon2π . Les nombres de Bernoulli seront ici définis comme les uniques nombresβ_n tels que l'on ait, pour toutz deD , la relation :
a. Pour tout
x réel, on considère la fonction
h_x définie sur
D par la relation :
En utilisant les résultats du préambule, montrer qu'il existe une suite unique (
B_n ) de polynômes de la variable
x , appelés polynômes de Bernoulli, tels que l'on ait, pour tout
z de
D , la relation :
h_x(z) = ∑_(n = 0)^∞(B_n(x))/(n!)z^n .
b. Donner l'expression des polynômes de BernoulliB_n en fonction des nombres de Bernoulli
β_n .
c. Montrer que l'on aB_n(0) = β_n pour tout entier
n, n ≥ 0 .
d . Comparer
f(0) et
β_0 . Quelle est la valeur de
β_0 ?
3. Dans toute cette partie,x est un réel quelconque et
z est dans
D .
a . Démontrer que
h_(1 − x)(z) = h_x(− z) , et en déduire, pour tout entier positif
n , la relation
b. Donner l'expression des polynômes de Bernoulli
c. Montrer que l'on a
3. Dans toute cette partie,
b. Vérifier que
h_(1 + x)(z) = ze^(zx) + h_x(z) , et en déduire, pour tout entier
n strictement positif la relation
Comparer alors
B_n(0) et
B_n(1) .
4. On désigne parδ_(mn) le symbole de Kronecker, égal à 1 si
m = n et égal à 0 sinon.
a. Pourm et
n entiers, démontrer que :
∫_0^(2π)e^(i(n − m)θ)dθ = 2πδ_(mn) .
b. En déduire, pour tout réelr de
]0, 2π[ :
4. On désigne par
a. Pour
b. En déduire, pour tout réel
c. Calculer, pour
x réel et
z dans
D , la dérivée
(∂h_x(z))/(∂x) en fonction de
x et de
z .
d. En justifiant la dérivabilité de chacun des deux membres de la relation obtenue en I.4.b, démontrer, pour toutx réel et pour tout entier
n strictement positif, la relation
d. En justifiant la dérivabilité de chacun des deux membres de la relation obtenue en I.4.b, démontrer, pour tout
- Pour tout entier
n strictement positif, montrer que l'intégrale∫_0^1 B_n(x)dx est nulle. - Pour tout entier
n strictement positif, montrer queβ_(2n + 1) est nul. - a. Pour tout entier
n, n ≥ 2 , montrer queβ_n est égal àB_n(1) .
En déduire que la suite
(β_n) est une suite de rationnels. (On pourra utiliser, en le justifiant, le fait que
∑_(k = 1)^(k = n)(n/k)β_(n − k) est nul pour
n entier supérieur ou égal à 2.)
b. Calculerβ_1, β_2 et
β_3 .
c. Pour toutx réel, montrer que :
B_1(x) = x − 1/2, B_2(x) = x^2 − x + 1/6 .
b. Calculer
c. Pour tout
PARTIE II
Étude de la fonction Zêta
Dans toute cette partie,
n désigne un entier strictement positif. On désigne par
B˜_n l'application de
ℝ dans
ℝ , périodique de période 1 , définie par :
pour
0 < x < 1 , et par :
B˜_n(0) = (B_n(0) + B_n(1))/2 .
- a. Chaque fonction
B˜_n est-elle de classeC^1 par morceaux?
b. Représenter la fonctionB˜_2 sur] − 1/2, 1/2[ . - Dans toute cette partie II.2,
k désigne un entier strictement positif.
a. Chaque fonctionB˜_n est-elle développable en série de Fourier, périodique de période 1, sous forme réelle? Donner, sans la calculer, l'expression intégrale des coefficients de ce développement, que l'on noteraa_0(B˜_n) , et, pourk entier,k ≥ 1, a_k(B˜_n), b_k(B˜_n) .
b. Calculera_0(B˜_1) .
c. Calculer, pour tout entier naturel strictement positifk, a_k(B˜_1), b_k(B˜_1), a_k(B˜_2) etb_k(B˜_2) .
d. Donner, pour tout entier naturel strictement positifk , une relation entrea_k(B˜_(n + 1)) etb_k(B˜_n) , puis entreb_k(B˜_(n + 1)) eta_k(B˜_n) .
e. Que valent, pour tout entier naturel strictement positifk, a_k(B˜_(2n + 1)) etb_k(B˜_(2n)) ?
f . Pour tout entier naturel strictement positifk , montrer que :a_k(B˜_(2n)) = (2(− 1)^(n + 1)(2n)!)/((2kπ)^(2n)) , et en déduire la valeur deb_k(B˜_(2n + 1)) .
g . En déduire, pour toutx réel :
- Pour
x réel, on considère la série de terme général1/(k^x) .
a. Quel est le domaine de convergence de cette série? On notera alorsζ(x) = ∑_(k = 1)^∞1/(k^x) .
b. Exprimerζ(2n) en fonction des nombres de Bernoulli.
c. En déduire la valeur de∑_(k = 1)^∞1/(k^2) .
Les nombres de Bernoulli sont utilisés en mécanique des fluides pour déterminer la distribution statistique des vitesses des molécules d'un gaz parfait, et plus généralement en mécanique statistique pour calculer des fonctions thermodynamiques, telle l'enthalpie, à partir de considérations à l'échelle atomique ou moléculaire.
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