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CCINP Modélisation PSI 2021Sujet et rapport du jury

3,0(1 vote)
  • Premier principe pour un système ouvert en écoulement stationnaire
  • Machines thermiques : efficacité d'un climatiseur
  • Résistances thermiques et analogie électrique
  • Loi des nœuds et équations différentielles
  • Méthode d'Euler et programmation Python
  • Identification d'un système du premier ordre
  • Fermeture géométrique et théorème de l'énergie cinétique
  • Asservissement : correcteur PI, stabilité, précision

Téléchargements

  • Corrigé : pas encore disponible

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
Régulation d'une climatisation à débit d'air variable : échanges thermiques, simulation par la méthode d'Euler, registre à volets et asservissement en température
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Le sujet modélise la régulation à 24 °C de la température d'une pièce par le contrôle du débit d'air conditionné. Il établit d'abord les échanges thermiques (occupants, climatiseur, échangeur de renouvellement d'air) sous la forme d'un schéma électrique équivalent, le résout numériquement puis identifie un modèle du premier ordre. Il relie ensuite l'angle des volets du registre au débit et termine par le réglage d'un correcteur proportionnel intégral.

  1. 1Partie II : contexte et système étudiéQuestions qualitatives sur l'économie d'énergie, le renouvellement de l'air et le rôle de l'échangeur thermique.
  2. 2Partie III : principaux échanges thermiquesPuissances dégagées par les occupants, efficacité du climatiseur et bilan d'énergie sur un échangeur à contre-courant en écoulement stationnaire.
  3. 3Partie IV : influence du débit d'air sur la températureSchéma électrique équivalent de la pièce, loi des nœuds, résolution numérique par la méthode d'Euler en Python et identification d'un premier ordre.
  4. 4Partie V : contrôle du débit d'airPoint de fonctionnement ventilateur et conduite, fermeture géométrique du mécanisme de volets et théorème de l'énergie cinétique.
  5. 5Partie VI : régulation de la températureSchéma-bloc, correcteur proportionnel intégral par compensation du pôle dominant, stabilité et vérification du cahier des charges.

Difficulté moyenne. La plupart des questions ont été abordées, mais le jury note que les questions théoriques ont été moins bien traitées que les années précédentes et que la partie asservissement a été décevante, en partie par manque de temps.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 10,06 / 20 · écart-type 3,85 · 5 151 présents · où vous situez-vous ?
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Moyenne
10,06/ 20
Écart-type
3,85
Présents
5 151
Coefficient
9
Durée
4 h
moyenne 10,0605101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours, épreuve du 4 mai 2021. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ce qu'a observé le jury

6 erreurs relevées
Efficacité et ordres de grandeur aberrants · Premier principe mal adapté au système ouvert · Analyse dimensionnelle présentée comme preuve
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L'épreuve place le candidat dans une démarche de modélisation proche du TIPE, en mêlant mathématiques, physique, sciences de l'ingénieur et informatique. La présentation des copies progresse, mais les notions de base (énergie et puissance, filtrage, thermodynamique) sont moins bien maîtrisées et beaucoup de candidats appliquent mal le premier principe, la loi des nœuds ou le théorème de l'énergie cinétique. Sans calculatrice, les applications numériques pèsent plus de 10 % du barème.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Efficacité et ordres de grandeur aberrantsQ8

    La définition de l'efficacité est souvent inversée, la conversion en kelvin oubliée, et des puissances de l'ordre de 100 MW sont laissées sans commentaire.

    « la conversion de °C en K est oubliée sur la majorité des copies »
  2. 2
    Premier principe mal adapté au système ouvertQ11

    Malgré l'indication de l'énoncé, peu de candidats utilisent la forme du premier principe pour les écoulements stationnaires ; certains confondent conduction et convection ou conductance et conductivité.

    « Nous rappelons que la formulation classique extensive ne peut s'appliquer qu'à un système fermé. »
  3. 3
    Analyse dimensionnelle présentée comme preuveQ10

    Vérifier l'homogénéité d'une expression ne suffit pas à l'établir, sauf indication contraire de l'énoncé.

    « une analyse dimensionnelle de l'expression à établir ne peut pas être acceptée comme démonstration »
  4. 4
    Complexes utilisés hors régime sinusoïdalQ20

    Pour établir des équations différentielles, la notation complexe est inadaptée ; environ 30 % des candidats font des erreurs de signe dans la loi des nœuds.

    « La notation des complexes n'est adaptée qu'à l'étude des régimes sinusoïdaux. »
  5. 5
    Identification du premier ordre mal conduiteQ27, Q28

    Le gain statique est calculé sans diviser par l'échelon d'entrée ou sans unité, et la constante de temps est lue au mauvais endroit ; la notion de filtrage passe-bas est mal comprise.

    « Question très classique mais pourtant très mal traitée. »
  6. 6
    Critères de stabilité confondusPartie VI

    Les critères liés à la boucle ouverte et à la boucle fermée sont mélangés, et le dépassement est parfois calculé par rapport à la mauvaise valeur de référence.

    « Il y a beaucoup de confusions entre les critères de stabilité associés à la FTBO et ceux liés à la FTBF. »

Ce qui a été bien réussi

  • Les questions de lecture graphique Q5 et Q6 sont très majoritairement réussies.
  • Les questions Q17, Q18 et Q19 sur le schéma électrique équivalent obtiennent environ 80 à 95 % de réponses justes.
  • La notion de résistance thermique est généralement maîtrisée (Q15).
  • Les questions Q30 à Q34 sur le mécanisme de volets et les bilans de puissance sont globalement bien traitées.

Conseils du jury

  • S'entraîner aux calculs à la main (arrondis, calcul mental, opérations posées), car la calculatrice est interdite.
  • Donner chaque application numérique avec deux chiffres significatifs et une unité, qui compte pour la moitié des points.
  • Commenter tout résultat d'ordre de grandeur aberrant.
  • Traiter les parties dans l'ordre, sans alterner sans cesse entre elles, car elles suivent une même problématique.
  • Rester concis sur les questions qualitatives en faisant des phrases complètes et en mettant en évidence les mots clés.
  • Encadrer les résultats plutôt que les surligner et écrire avec un stylo assez épais pour la lecture après numérisation.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE PSI

MODÉLISATION ET INGÉNIERIE NUMÉRIQUE

Durée : 4 heures

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES

  • Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d'autres couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence des résultats.
  • Ne pas utiliser de correcteur.
  • Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de cinq parties.

Sujet : 15 pages
Annexe : 1 page
Document Réponse : DR 1 à DR 4
Le Document Réponse doit être rendu dans son intégralité avec la copie.

Régulation d'un système de climatisation à débit d'air variable

Partie I - Introduction

Le réchauffement climatique est devenu l'une des principales problématiques à laquelle l'humanité doit faire face. Pour minimiser ce changement déjà en cours, celle-ci doit absolument rechercher en premier lieu une efficacité énergétique optimale dans ses activités.
Le conditionnement de l'air intérieur des habitations, notamment son maintien à une température agréable, est l'une de ces activités particulièrement énergivore! En France, le chauffage des habitations représente, selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), environ 20 % de l'énergie totale consommée.
Suite à la montée des températures et à la répétition des périodes caniculaires, il devient de plus en plus nécessaire d'avoir recours à des systèmes de climatisation en période estivale. Ces derniers doivent également présenter le meilleur bilan énergétique possible.
Dans ce sujet, on s'intéresse plus particulièrement aux spécificités liées à la climatisation de l'ensemble d'un bâtiment. Dans ce cadre, on montre que la climatisation dite à Débit d'Air Variable (DAV) constitue le meilleur compromis entre le confort des personnes et la consommation énergétique globale du bâtiment.
Le cas d'étude proposé est la régulation à 24^∘C de la température d'une pièce d'un bâtiment en contrôlant le débit d'air conditionné injecté. Les principaux échanges thermiques mis en jeu sont évalués dans la partie II, ce qui conduit à l'obtention de certains éléments du schéma électrique équivalent de la pièce. Ce schéma équivalent est par la suite complété dans la partie III où une résolution numérique permet d'aboutir à un modèle simple de l'évolution de la température de la pièce en fonction du débit d'air conditionné. La partie IV s'intéresse au contrôle du débit d'air conditionné par le registre à volets. Enfin, dans la partie V, le diagramme fonctionnel complet correspondant à la régulation de la température de la pièce est établi par rapport au cahier des charges à respecter et la robustesse de la régulation est évaluée.
Exigences Critères Valeurs
Rapidité tr5% 2500 s pour une variation de 4^∘C
Amortissement D_1% 35% maximum
Précision écart statique 1% maximum
Stabilité Marge de phase 45^∘ minimum
Stabilité Marge de gain 12 dB minimum
Tableau 1 - Cahier des charges de l'asservissement

Partie II - Contexte et système étudié

Q1. Donner deux solutions simples permettant d'améliorer la consommation énergétique d'un bâtiment.
La figure 1 représente schématiquement une partie d'un bâtiment et son système de climatisation (conduites en gris clair) et de renouvellement de l'air (conduites en gris foncé).
Figure 1 - Schéma d'un bâtiment et des flux d'air associés
Par souci d'économie et pour des raisons pratiques liées à l'entretien, la climatisation de l'ensemble d'un bâtiment est faite à l'aide d'un seul climatiseur. L'air conditionné est injecté dans chaque pièce par l'intermédiaire de conduites représentées en gris clair; un ventilateur permet d'en assurer la circulation.
Le système de renouvellement de l'air intérieur du bâtiment est également représenté par des conduites en gris foncé. Celui considéré ici comporte un échangeur thermique.
Les flux d'air correspondant aux systèmes de climatisation et de renouvellement de l'air sont indépendants.
Q2. Expliquer, brièvement, pourquoi il est nécessaire de renouveler constamment l'air intérieur d'un bâtiment.
Q3. Quel est le rôle de l'échangeur thermique ?
Le système de climatisation DAV consiste à maintenir l'air conditionné injecté dans les différentes pièces du bâtiment à une température constante, par exemple T_c = 20^∘C. Le débit d'air injecté dans chaque pièce est contrôlé par des registres à volets. Il y a ainsi un registre par pièce, comme on peut le voir sur la figure 1. L'inclinaison des volets d'un registre modifie le débit d'air conditionné injecté dans la pièce correspondante.
Enfin, via la vitesse de rotation du ventilateur, la pression au sein des conduites est maintenue constante.
Q4. Citer deux avantages au fait de contrôler le débit d'air conditionné dans chaque pièce.

Partie III - Étude des principaux échanges thermiques

III. 1 - Puissance thermique dégagée par les personnes présentes dans la pièce

Une personne se trouvant dans la pièce dégage une certaine puissance thermique. Le transfert thermique entre la personne et la pièce se fait par conduction, par convection, par rayonnement et par évapo-transpiration (évacuation d'énergie par évaporation de la sueur). L'évolution des proportions relatives de ces quatre modes de transfert thermique est donnée, pour une personne, en fonction de la température de la pièce (figure 2). Par exemple, pour une température de la pièce de 10^∘C, la puissance thermique fournie est au total de 160 W . Cette puissance totale comprend 73 W de rayonnement, 20 W de conduction, 45 W de convection et 22 W d'évapo-transpiration.
Figure 2 - Puissances thermiques dégagées par une personne
Q5. Déterminer, pour une personne, la part en pourcentage de la puissance dégagée par chacun des quatre modes de transfert thermique à 24^∘C.
Q6. Calculer la puissance totale P_(pers) dégagée par quatre personnes présentes dans la pièce. Dans la suite du sujet, P_(pers) sera supposée constante dans la plage de température considérée.

III. 2 - Puissance thermique extraite par le climatiseur

Le climatiseur est une machine ditherme qui reçoit un travail sous forme électrique et dont la source chaude est l'air à l'extérieur du bâtiment de température T_e = 28^∘C et la source froide, l'air à l'intérieur de la conduite d'air conditionné de température T_c = 20^∘C. On rappelle que l'efficacité maximale d'une telle machine, obtenue pour un fonctionnement réversible, est donnée par :
e_(max) = (T_c)/(T_e − T_c).
Lorsque toutes les pièces sont maintenues à la température T, la puissance thermique extraite du bâtiment par le climatiseur est :
P_(clim, tot) = D_(m, tot)c_P(T − T_c)
avec D_(m, tot) le débit massique total d'air conditionné et c_P = 1, 0 ⋅ 10^3 J ⋅ K^(− 1) ⋅ kg^(− 1) la capacité thermique massique à pression constante de l'air, supposée indépendante de la température.
Q7. On estime que le débit massique d'air conditionné nécessaire à la climatisation de l'ensemble du bâtiment est au maximum de 25 ⋅ 10^3 kg ⋅ h^(− 1). Calculer la puissance thermique maximale extraite du bâtiment par le climatiseur lorsque toutes les pièces sont maintenues à la température T = 24^∘C.
Q8. Calculer la puissance électrique qui serait consommée au maximum par le climatiseur si son efficacité était égale à son efficacité maximale (la puissance mécanique fournie à l'appareil est supposée égale à la puissance électrique fournie pour le faire fonctionner ).
Q9. En pratique la puissance électrique consommée peut dépasser la valeur calculée à la Q8. Expliquer pourquoi.

III. 3 - Puissance thermique apportée par le renouvellement de l'air

L'échangeur étudié ici est un échangeur à plaques schématisé sur la partie gauche de la figure 3 : il est constitué d'une succession de fines plaques d'un bon conducteur thermique entre lesquelles circulent alternativement et à contre-courant les flux d'air entrant et sortant.
Figure 3 - Schéma de l'échangeur à plaques étudié
La partie droite de la figure 3 est un zoom sur un flux d'air sortant du bâtiment et sur les deux flux d'air entrants auxquels il cède une puissance thermique.
On note dans la suite :
  • T la température de l'air à l'intérieur de la pièce;
  • T_e la température de l'air à l'extérieur du bâtiment;
  • T_(e/p) la température des flux d'air entrants dans la pièce juste en sortie de l'échangeur;
  • T_(p/e) la température des flux d'air sortants de la pièce juste en sortie de l'échangeur;
  • T_(FS)(x) la température à l'abscisse x d'un flux d'air sortant de la pièce;
  • T_(FE)(x) la température à l'abscisse x d'un flux d'air entrant dans la pièce.
Les questions Q10 à Q16 ont pour objectif d'établir le lien entre la puissance thermique apportée P_(ren) et le débit massique d_m de renouvellement de l'air. L'étude est menée en régime stationnaire. On ne tiendra pas compte du renouvellement de l'air des autres pièces du bâtiment.
Q10. Justifier que la puissance thermique apportée à la pièce par le renouvellement de l'air s'écrit :
P_(ren) = d_m c_P(T_(e/p) − T)
Les températures T_(FS)(x) et T_(FE)(x) vérifient le système d'équations différentielles suivant :
(dT_(FS))/(dx)(x), = − (T_(FE)(x) − T_(FS)(x))/λ; (dT_(FE))/(dx)(x), = − (T_(FE)(x) − T_(FS)(x))/λ
où λ est un paramètre dépendant des caractéristiques de l'échangeur.
On note K_(th) la conductance thermique linéique d'une plaque. Ainsi, K_(th)dx correspond, pour les échanges thermiques entre les flux d'air entrant et sortant, à la conductance thermique de la portion de plaque comprise entre les abscisses x et x + dx.
Q11. En appliquant le premier principe à l'écoulement entre les abscisses x et x + dx, établir l'équation différentielle (4) et expliciter le paramètre λ en fonction de c_P, d_m, K_(th) et N le nombre de paires flux entrant/flux sortant de l'échangeur. Comme N est grand, les effets de bords sont négligés, chaque flux d'air est supposé échangé avec deux flux d'air voisins de sens opposés.
Q12. Expliquer, succinctement et sans faire de calcul, comment établir l'équation différentielle (5).
Q13. Déduire des équations différentielles (4) et (5) que T_(FE)(x) − T_(FS)(x) = T_(e/p) − T.
Q14. Établir une équation différentielle vérifiée uniquement par T_(FE)(x). La résoudre en tenant compte des conditions aux limites.
Q15. Montrer finalement que la puissance thermique apportée par le renouvellement de l'air s'écrit :
P_(ren) = (d_m c_P)/(1 + (2NK_(th)L)/(d_m c_P))(T_e − T)
avec L la longueur de l'échangeur. Justifier que l'échangeur est équivalent à une résistance thermique. Donner son expression.
Q16. Pourquoi est-il intéressant de disposer d'un échangeur pour lequel N est grand? Pour un volume occupé par l'échangeur donné, quelle caractéristique physique de l'air, non mentionnée dans l'étude précédente, constitue un frein à l'augmentation excessive de N ? Expliquer de manière succincte.

Partie IV - Influence du débit d'air conditionné sur la température

L'objectif de cette partie est d'établir un modèle simple de l'évolution de la température T d'une pièce en fonction du débit d'air conditionné D_m. On suppose que la pièce dispose d'une fenêtre donnant sur l'extérieur et qu'elle est, comme à la Q6, occupée par quatre personnes.
Les lois de la thermique, analogues aux lois de l'électrocinétique (loi des mailles, des nœeuds, ponts diviseurs de tension et de courant, associations série et parallèle), pourront être utilisées sans démonstration. L'analogie est rappelée dans le tableau 2.
Thermique Électrocinétique
Température Potentiel électrique
Différence de température Tension
Flux ou puissance thermique Courant électrique
Résistance thermique Résistance électrique
Conductance thermique Conductance électrique
Capacité thermique Capacité
Source de chaleur ou thermostat Source de tension
Source de puissance thermique Source de courant
Tableau 2 - Analogie diffusion thermique-électrocinétique

IV. 1 - Schéma électrique équivalent de la pièce

Le schéma électrique équivalent de la pièce étudiée est donné sur la figure 4. Il comporte :
  • une source de tension T_e correspondant à l'extérieur du bâtiment;
  • une association R_1 − C_1 − R_1 modélisant le comportement thermique des murs séparant la pièce considérée de l'extérieur du bâtiment;
  • une association R_2 − C_2 modélisant le comportement thermique du mobilier de la pièce;
  • une source de tension T_c associée à une résistance variable R_3, l'ensemble modélisant le système de climatisation;
  • une capacité C_3 modélisant l'air à l'intérieur de la pièce;
  • une résistance R_4 modélisant la fenêtre et l'échangeur;
  • une source de courant η.
Par souci de simplification, les échanges thermiques avec les autres pièces du bâtiment ne sont pas pris en compte.
Figure 4 - Schéma électrique équivalent de la pièce
Les points 1 et 2 correspondent à des températures fictives notées respectivement T_1 et T_2. Le point 3 correspond pour sa part à T, la température de la pièce.
Q17. Exprimer R_4 en fonction des résistances thermiques de l'échangeur et de la fenêtre. Justifier.
Q18. À quoi correspond la source de courant η ? Justifier. On rappelle que la pièce est supposée être occupée par quatre personnes.
Q19. En écrivant la relation (2) pour une seule pièce du bâtiment, donner l'expression de la résistance R_3. On définira avec soin la (ou les) grandeur(s) introduite(s). Pourquoi s'agit-il d'une résistance variable pour le système de climatisation DAV étudié ici?
Q20. En appliquant la loi des nœuds aux points 1, 2 et 3, établir trois équations faisant intervenir T_1, T_2, T et leurs dérivées.
Q21. Montrer que la modélisation adoptée conduit à l'équation différentielle matricielle :
[
]
On explicitera avec soin les matrices A et B.M^T désigne la transposée de la matrice M.

IV. 2 - Résolution numérique

L'objectif de cette sous-partie est de résoudre numériquement l'équation matricielle (7) à l'aide de la méthode d'Euler, dans le but de déterminer l'évolution temporelle de la température de la pièce T. On définit pour cela les instants t_k = kΔt avec ∀k ∈ [ [0, K] ] où Δt est le pas de calcul, fixé à 6 secondes par la suite, et K un entier naturel.
Le programme Python correspondant est donné dans le tableau 3. Les lignes 5 et 6 définissent les matrices A et B pour la pièce considérée et dans le cas où le débit d'air conditionné dans la pièce est fixé à sa valeur maximale de 3, 5 ⋅ 10^3 kg ⋅ h^(− 1). Les lignes 7, 10, 21, 22 et 23 sont manquantes.
La température à l'extérieur du bâtiment vaut T_e = 28^∘C, la température de l'air conditionné est toujours T_c = 20^∘C et la valeur de la source de courant est η = 0, 50 kW.
Q22. Compléter la ligne 7 définissant le vecteur U.
Q23. On souhaite initialiser les températures T_1, T_2 et T à 28^∘C. Compléter la ligne 10 initialisant le vecteur X.
Q24. Approcher X(t_(k + 1)) à l'aide de X(t_k), X˙(t_k) et Δt en utilisant la méthode d'Euler. À quelle condition cette approximation est-elle justifiée?
Q25. Compléter les lignes 21 à 23. Les éléments des listes " temps " ( t ) et " température " ( T ) devront respectivement correspondre à des minutes et des degrés Celsius. On pourra utiliser np.dot(X, Y) pour calculer le produit de la matrice X par la matrice Y.
N^∘ Programme Python
1 import numpy as np
2 import matplotlib.pyplot as plt
3
4 # Définition des matrices A, B et du vecteur U
5 A=np.array([[-8.4e-6,0,4.2e-6],[0,-2.95e-5,2.95e-5],[2.6e-3,4.7e-4,-1.08e-2]])
6 B = np.array([[4.2e − 6, 0, 0], [0, 0, 0], [3.2e − 5, 7.74e − 3, 7.9e − 6]])
7 ...
8
9 # Initialisation du vecteur X
10 ...
11
12 # Pas de calcul fixé à 6 secondes
13 dt = 6
14
15 # Définition des listes "temps" et "température"
16 t = []
17 T=[]
18
19 # Itération de la méthode d'Euler
20 for i in range(100) :
21 ...
22 ...
23 ...
24
25 # Affichage
26 plt.plot(t,T)
27 plt.ylim(min(T)-1,max(T)+1)
28 plt.ylabel("Température en ^∘C ")
29 plt.xlabel("Temps en min")
30 plt.grid(True)
31 plt.show()
Tableau 3 - Résolution numérique via la méthode d'Euler

IV. 3 - Résultat de simulation et identification à un premier ordre

Le programme élaboré précédemment est modifié de manière à pouvoir tenir compte des variations dans le temps de la source de courant η et du débit massique d'air conditionné injecté dans la pièce D_m. On considère une situation où :
  • à t = 0, la pièce est depuis longtemps inoccupée et non-climatisée;
  • à t = 10 min, quatre personnes entrent dans la pièce;
  • à t = 40 min, le registre à volets qui contrôle l'arrivée d'air conditionné est ouvert en grand, le débit d'air conditionné est alors à son maximum, soit 3, 5 ⋅ 10^3 kg ⋅ h^(− 1);
  • à t = 80 min, la climatisation est coupée et les quatre personnes sortent de la pièce.
La température à l'extérieur du bâtiment et la température de l'air conditionné valent toujours respectivement T_e = 28^∘C et T_c = 20^∘C.
L'évolution simulée de la température de la pièce en fonction du temps, pour la situation considérée, est donnée figure 5.
Figure 5 - Simulation de l'évolution temporelle de la température de la pièce
Q26. Représenter graphiquement les évolutions temporelles de la source de courant η et du débit massique d'air conditionné D_m sur les DR1 et DR2 du Document Réponse.
L'ouverture en grand du registre à volets à t = 40 min permet de simuler la réponse indicielle du système S dont l'entrée est le débit massique d'air conditionné et la sortie, la variation de température correspondante. On se propose de déterminer un modèle de comportement de S. Celui-ci, supposé linéaire et invariant, sera par conséquent caractérisé par sa fonction de transfert :
H(p) = (ΔT(p))/(D_m(p))
avec D_m(p) et ΔT(p) les transformées de Laplace respectivement du débit massique d'air conditionné et de la variation de température.
Le DR3 présente l'évolution temporelle de la température de la pièce déjà donnée par la figure 5, mais sur l'intervalle de temps plus réduit allant de t = 39min à t = 50min.
Q27. Justifier qu'un modèle de comportement de type passe-bas du premier ordre semble approprié pour S.
On posera donc dans la suite :
H(p) = (H_0)/(1 + τp).
Q28. À partir du DR3, identifier, en explicitant clairement la démarche suivie et en adoptant les unités du Système International, le gain statique H_0 et la constante de temps τ du modèle de comportement de S.

Partie V - Contrôle du débit d'air conditionné

L'objectif de cette partie est de modéliser la relation entre l'action du moteur sur les volets du registre et le débit qui va en résulter. Le registre est présenté figure 6 et sur l'annexe.
Figure 6 - Registre à volets
Le registre sert au réglage du débit d'air, par création d'une perte de charge variable, qui n'est pas directement proportionnelle à l'angle de pivotement des volets. Dans le modèle proposé, un seul moteur va piloter l'ensemble des volets grâce à un ensemble de biellettes qui les relie.
Les étapes de la modélisation sont listées ci-dessous :
  • modéliser la relation débit-angle à partir de la caractéristique du ventilateur et des conduites;
  • modéliser la relation entre l'angle de rotation du moteur et celui des volets;
  • résoudre numériquement et linéariser le modèle obtenu;
  • modéliser l'action mécanique de l'air sur un volet à partir des résultats d'une expérimentation;
  • modéliser la relation entre le couple moteur et l'angle d'inclinaison des volets.

V. 1 - Étude du débit en fonction de l'inclinaison des volets du registre

La figure 7 montre la caractéristique aérolique pour des angles d'inclinaison θ de (0^∘, 15^∘, 30^∘, 45^∘, 60^∘ ). L'angle θ correspond à l'inclinaison du volet central. Lorsque celui-ci est à l'horizontale, l'angle est de 0^∘. Pour le registre fermé, le volet est à la verticale (θ = 90^∘). Le schéma cinématique du registre à volets est donné dans l'annexe.
Le point de fonctionnement est l'intersection entre la caractéristique du ventilateur et celle de la conduite. Par exemple, pour une vitesse de rotation de 3000tr/min et une inclinaison de 30^∘ des volets, le débit sera de 1000 m^3/h.
Afin de minimiser les pertes d'énergie et équilibrer les différentes sorties, il faut travailler à pression constante. La pression de fonctionnement choisie est de 70 Pa . Cette pression est relative par rapport à la pression atmosphérique. Il est aussi possible de l'appeler surpression.
Q29. En utilisant les différents points de fonctionnement de la figure 7, tracer sur le DR4 la caractéristique de débit en fonction de l'angle d'inclinaison des volets. Sachant qu'il y a deux ventilateurs qui doublent le débit, proposer une modélisation affine sous la forme :
D_m = K_R θ + D
et donner les valeurs numériques de D et K_R.
Figure 7 - Caractéristique aérolique

V. 2 - Modélisation de la relation entre l'angle des volets et l'angle moteur

Le schéma cinématique du registre à volets est donné sur l'annexe. Le moteur entraîne le volet 1 .
Q30. Écrire la fermeture géométrique de la boucle 0-1-4-3-0 en projection sur x_0^(→−) et y_0^(→−). Éliminer le paramètre θ_4. Mettre le résultat sous la forme f(θ_1, θ_3) = 0.
Q31. La résolution de cette équation non-linéaire est effectuée informatiquement. Ainsi, pour la plage de valeur de θ_1 ∈ [0, 90^∘], il faut résoudre l'équation f(θ_3) = 0. La résolution de cette équation est obtenue en utilisant la technique de la dichotomie. Recopier et complèter les lignes 15 à 18 de la fonction dichotomie du tableau 4 .
Le résultat de la simulation numérique est donné dans la figure 8.
Figure 8 - Résultat simulation
Q32. Proposer un modèle linéaire reliant θ à l'angle θ_1 sous la forme θ = 90 + K_c θ_1.
N^∘ Programme Python
1 import numpy as np
2 import matplotlib.pyplot as plt
3 from math import *
4
5 # Définition de la fonction f(theta3)
6 def f(theta3) :
7 s = (2.5 − 1.3∗sin( theta 1 ) − 1.8∗sin( theta 3 ))∗∗2 + (1.8∗cos( theta 3 ) + 1.3∗cos( theta 1 ))∗∗2 − 2.8∗∗2
8 return s
9 #liste de valeurs pour theta1
10 abscisse = np.linspace(0, 1.7, 100)
11 abscissedeg=(180/pi)*abscisse
12 #résolution par dichotomie avec a < b
13 def Dichotomie(f,a,b,eps) :
14 if f(b)∗f(a)>=0 :return None
15 while...
16 ...
17 ...
18 ...
19 return a
20 ordonnee_scipy=[]
21 for i in range(len(abscisse)) :
22 theta1=abscisse[i]
23 theta3=dichotomie(f,-5,5,0.1)
24 thetadeg = (180/pi)∗ theta 3 + 45
25 ordonnee_scipy.append(thetadeg)
26 #Tracé du résultat
27 plt.legend()
28 plt.grid(True)
29 plt.xlabel('@1 en deg')
30 plt.ylabel('@ en deg')
31 plt.title('loi entree sortie')
32 plt.show()
Tableau 4 - Programmation de la technique de la dichotomie

V. 3 - Modélisation du couple moteur en fonction de l'inclinaison

L'air exerce une action mécanique sur les volets modélisable par des torseurs couples au centre des liaisons pivots en A, E et D (annexe). Un essai a été effectué avec un ventilateur et un dynamomètre pour obtenir la modélisation des actions mécaniques.
Les torseurs d'actions mécaniques sont :
{T_(air → volet 1)}_A = {0→; − M_(A(θ_m))z_0^(→−)}}}{{_A; {T_(air → volet 2)}_E = {0→; − M_(E(θ_m))z_0^(→−)}}}{{_E; {T_(air → volet 3)}_D = {0→; − M_(D(θ))z_0^(→−)}}}{{_D
avecM_(A(θ_m)) = M_(E(θ_m)) = 0, 4θ_m et M_(D(θ)) = 0, 4θ.
Les torseurs cinématiques des volets sont :
{V_(volet 1/0)}_A = {θ_m˙z_0^(→−); 0→}}}{{_A; {V_(volet /0)}_E = {θ_m˙z_0^(→−); 0→}}}{{_E; {V_(volet 3/0)}_D = {θ˙z_0^(→−); 0→}}}{{_D.
Q33. Isoler l'ensemble des pièces mobiles et effectuer un bilan des puissances extérieures et intérieures. Seules seront considérées les puissances des liaisons parfaites, l'action de l'air ainsi que la puissance motrice P_(moteur → 1/0) = C_m θ_m˙.
Q34. La faible vitesse permet de négliger l'énergie cinétique. Écrire le théorème de l'énergie cinétique et en déduire la relation entre C_m, M_(E(θ_m)), M_(A(θ_m)), M_(D(θ)).
En prenant θ_m ≈ θ, en déduire la relation C_m = f(θ) et H_(v(p)). Conclure sur la partie.

Partie VI - Régulation de la température

L'objectif de cette partie est de régler la commande des registres afin de réguler la température de la pièce de 28^∘C à 24^∘C. Le cahier des charges de cet asservissement est donné tableau 1.

VI. 1 - Modélisation de la régulation sous la forme d'un schéma-bloc

Figure 9 - Schéma-bloc de la commande du système
Le système est composé :
  • d'un adaptateur (U_c(p))/(T_(cons)(p)) = K_a;
  • d'un capteur de température (U_T(p))/(T(p)) = K_T avec K_T = 0, 05 V/^∘C;
  • d'un comparateur ε(p) = U_c(p) − U_(T(p));
  • d'un correcteur de fonction de transfert H_c(p) = (U(p)/(ε(p)) = K_i(1 + T_i p)/(T_i p);
  • d'un moteur (C_m(p))/(U(p)) = K_m avec K_m = 0, 01 N ⋅ m/V;
  • d'un registre à volet H_v(p) = (θ(p))/(C_m(p)) = K_v avec K_v = 0, 8^∘/N ⋅ m;
  • d'un ensemble de conduite et registre D_m(p) = K_R θ(p) + D(p);
  • d'un bâtiment H(p) = (ΔT(p))/(D_m(p)) = (H_0)/(1 + τp).
Q35. Donner la valeur de K_a afin d'avoir un asservissement correct. Justifier l'intérêt d'un correcteur proportionnel intégral.

VI. 2 - Asservissement de la température

Q36. Régler T_i afin de compenser le pôle dominant de la fonction de transfert en boucle ouverte. Donner, dans cette configuration, l'expression de la fonction de transfert en boucle ouverte sans prendre en compte les perturbations. Le gain en boucle ouverte sera noté K_(BO). L'expression sera mise sous forme canonique.
Q37. Justifier la stabilité du système avec la fonction obtenue.
Q38. Donner l'expression de la fonction de transfert en boucle fermée (sans les perturbations) du système corrigé par compensation du pôle dominant. L'expression sera mise sous forme canonique.
Q39. Sachant que K_(BO) = 2 ⋅ 10^(− 7)K_i, calculer K_i afin de respecter le critère du cahier des charges en rapidité.
Ce modèle suppose que l'angle θ peut prendre n'importe quelle valeur alors que θ ∈ [0, 90^∘].
Q40. Que faut-il modifier dans le schéma afin de prendre en compte cette limitation? Quelle conséquence aura cette modification sur les critères du cahier des charges?
La simulation, avec cette modification, est donnée figure 10.
Figure 10 - Résultat simulation finale
Q41. Conclure vis-à-vis des critères du cahier des charges.

ANNEXE

Schéma cinématique

Paramétrage

AB^(→−) = 1, 3lx_1^(→−); BC^(→−) = 2, 8lx_4^(→−); CD^(→−) = 1, 8lx_3^(→−); AD^(→−) = 2, 5ly_0^(→−);
(x_0^(→−), x_1^(→−)) = θ_1; (x_0^(→−), x_4^(→−)) = θ_4; (x_0^(→−), x_3^(→−)) = θ_3;
l'angle des volets 1 et 2 est noté θ_m avec θ_m = 90 − θ_1;
l'angle du volet 3 est noté θ, avec θ = 45 + θ_3.

FIN

DOCUMENT RÉPONSE

Ce Document Réponse doit être rendu dans son intégralité avec la copie.
DR1 - Q26 - Évolution temporelle de la source de courant η
DR2 - Q26 - Évolution temporelle du débit massique d'air conditionné D_m
DR3 - Q28 - Évolution de la température de la pièce entre 39 min et 50 min
DR4 - Q29 - Débit - Inclinaison
1400
1200
-
-
-
-
-
-
-
-
- ^−, - F − 1 − F -
800
600
-
-
Z
200
0 20 30 40 50 60
Angle en ^∘

Questions fréquentes

4 questions
Sur quoi porte le sujet de modélisation CCINP PSI 2021 ?
Afficher ou masquer la section

Sur quoi porte le sujet de modélisation CCINP PSI 2021 ?

Sur la régulation de la température d'une pièce par une climatisation à débit d'air variable : bilans thermiques, schéma électrique équivalent, méthode d'Euler en Python, mécanisme de volets et correcteur proportionnel intégral.

Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en modélisation CCINP PSI 2021 ?

Une définition inversée de l'efficacité, des oublis de conversion en kelvin, un premier principe de système fermé appliqué à un écoulement, des erreurs de signe dans la loi des nœuds et une identification du premier ordre mal menée.

La calculatrice est-elle autorisée en modélisation CCINP PSI ?

Non pour l'édition 2021. Le jury a consacré plus de 10 % du barème aux applications numériques faites à la main et conseille de s'y entraîner pendant les deux années de préparation.

Comment réussir l'épreuve de modélisation CCINP PSI selon le rapport 2021 ?

Traiter les parties dans l'ordre, soigner les applications numériques avec leurs unités, analyser la vraisemblance des résultats et répondre de façon concise aux questions qualitatives.

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