CCINP Physique 1 MP 2004Sujet, corrigé et rapport du jury
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE MP
PHYSIQUE 1
Durée : 4 heures
Les calculatrices sont autorisées.
NB : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
MECANIQUE
Ce problème étudie les performances en accélération et freinage d'une automobile se déplaçant en ligne droite. On considère le référentiel terrestre
R associé au repère (
Oxyz ) comme étant galiléen. On note (
O, e_x^(→−), e_y→, e_z→ ) le trièdre associé. On considère que la voiture (figure 1) est composée de 3 systèmes notés
(S_1), (S_2), (S) .
On appelleR^∗ le référentiel du centre de masse de la voiture.
Le système (S_1 ), de masse
m_1 est constitué par l'essieu de longueur
L et les deux roues avant de la voiture. On note
J_1 , son moment d'inertie par rapport à l'axe
G_1 y , où
G_1 est le centre d'inertie de
(S_1) .
Les roues avant, assimilées à deux disques de rayona de centre
O_1 et
O_1^′ , sont motrices et donc soumises pendant la phase d'accélération à un couple de forces dont le moment résultant en
G_1 est assimilable à
Γ⃗ = Γe_y→ avec
Γ > 0 .
On considère que la résultante des actions de contact du sol sur(S_1) est représentée par :
F_1^(→−) = T_1 e_x^(→−) + N_1 e_z→ s'exerçant sur chaque roue en
I_1 et
I_1^′ .
On appelleR_1^∗ le référentiel du centre de masse de
(S_1) .
(S_1) est animé dans
R_1^∗ , d'un mouvement de rotation autour de
G_1 y à la vitesse angulaire
ω .
Le système (S_2 ), de masse
m_2 est constitué par l'essieu et les deux roues arrières de la voiture.
On noteJ_2 , son moment d'inertie par rapport à l'axe
G_2 y , où
G_2 est le centre d'inertie de (
S_2 ).
On appelle
Le système (
Les roues avant, assimilées à deux disques de rayon
On considère que la résultante des actions de contact du sol sur
On appelle
Le système (
On note
Les roues arrières sont également assimilées à deux disques de rayon
a de centre
O_2 et
O_2^′ .
On considère que la résultante des actions de contact du sol sur (S_2 ) est représentée par:
F_2^(→−) = T_2 e_x^(→−) + N_2 e_z→ s'exerçant sur les deux roues en
I_2 et
I_2^′ .
On appelleR_2^∗ , le référentiel du centre de masse de
S_2 .
(S_2) est animé dans
R_2^∗ , d'un mouvement de rotation autour de
G_2 y à la vitesse angulaire
ω .
Le système (S ), de masse
M , est constitué du reste de la voiture. On néglige les mouvements de (
S ) par rapport à (
S_1 ) et (
S_2 ) considérés comme faibles et on ne prend pas en compte les déformations de la suspension.
Le centre d'inertieG de l'ensemble du véhicule se trouve à une hauteur
h du sol, une distance
l_1 de
G_1 et une distance
l_2 de
G_2 suivant l'axe
Ox .
On considère que la résultante des actions de contact du sol sur (
On appelle
Le système (
Le centre d'inertie
Le coefficient de frottement de glissement, noté
f_0 , entre une roue et le sol est identique pour les quatre roues.
On considère que les forces de frottement de l'air sur le véhicule sont équivalentes à une force unique
F_(air)^(→−) appliquée en
G avec:
F_(air)^(→−) = − (ρc_x v^2 S)/2e_x^(→−) lorsque la voiture se déplace d'un mouvement de translation rectiligne suivant l'axe
Ox .
où:ρ est la masse volumique de l'air avec
ρ = 1, 23 kg ⋅ m^(− 3) ,
c_x est le coefficient de traînée qui dépend du profil de la voiture avec
c_x = 0, 3 ,
v est la vitesse de la voiture,
S est la valeur du maître couple, c'est-à-dire l'aire de la plus grande section transversale de la voiture avec
S = 1, 93 m^2 .
On noteOG^(→−)(t) = x(t)e_x^(→−) .
où:
v est la vitesse de la voiture,
On note
Données numériques :
On donne:
l_1 = 1, 3 m; l_2 = 1, 7 m; h = 0, 8 m; a = 0, 3 m; M = 1370 kg et
g = 9, 81 ms^(− 2) .

Figure 1
I - Etude de la phase d'accélération
- Ecrire le théorème du centre d'inertie dans
ℝ pour la voiture. En déduire deux relations notées 1 et 2 . - Ecrire le théorème du moment cinétique en
G pour la voiture dansℝ^∗ ; la relation obtenue est notée 3. - Ecrire le théorème du moment cinétique respectivement en
G_1 etG_2 pour le système(S_1) dansR_1^∗ et(S_2) , dansR_2^∗ . En déduire deux relations notées 4 et 5 . - a) Ecrire la relation de non glissement des roues liant la vitesse linéaire
v(t) = x˙(t) de la voiture et la vitesse angulaireω des roues.
b) Donner alors l'équation différentielle du mouvement relative àx(t) .
On ne fait aucune supposition sur la nature du mouvement des roues dans les questions suivantes et on considère pour la suite du problème (y compris la partie II) que la masse de
(S_1) et celle de
(S_2) sont très petites devant celle de
(S) , ce qui revient à poser
m_1 = m_2 = 0 et
J_1 = J_2 = 0 dans les relations des questions I. 1, 2 et 3 .
5. a) Que deviennent les relations 1,2 et 3 ? Donner alors l'expression deT_1, T_2, N_1 et
N_2 en fonction de
l_1, l_2, h, a, M, g et
Γ . Comparer
N_1 et
N_2 . Quel est le sens de
T_1^(→−) et
T_2^(→−) ?
b) Déterminer la valeur maximale deΓ , notée
Γ_(max) qui assure un roulement sans glissement des roues de la voiture. Comment varie
Γ_(max) en fonction de
l_2 , de
h et de
f_0 ? Quel est le sens physique de ces dépendances?
Application numérique : calculer les valeurs deΓ_(max) pour
f_0 = 0, 7 (pneus en bon état et route sèche), pour
f_0 = 0, 4 (route mouillée) et pour
f_0 = 0, 1 (route verglacée).
c) PourΓ < Γ_(max) , la roue avant peut-elle décoller ? La roue arrière peut-elle décoller ?
6. Le fonctionnement à la limite du roulement sans glissement n'étant jamais atteint en raison d'une puissance moteur insuffisante, on considère une valeur deΓ inférieure à
Γ_(max) .
a) Donner l'expression de la vitesse limite, notéev_(lim) , atteinte par la voiture ainsi que sa valeur numérique en
km ⋅ h^(− 1) .
Application numérique :Γ = 300Nm
b) Intégrer alors l'équation du mouvement afin de donner la vitesse instantanéev(t) en fonction de
v_(lim) , en considérant
v(0) = 0 . On posera
α = Γ/(a ⋅ M ⋅ v_(lim)) .
c) Estimer et calculer le tempsτ tel que pour
t≪τ la résistance de l'air peut être négligée. Déterminer l'expression asymptotique de
v(t) lorsque
t≪τ . Calculer le temps
t_1 (en tenant compte de la résistance de l'air) pour lequel
v_1 = (v_(lim))/2 .
7. Donner l'expression de l'abscisse de la voiturex(t) sachant que
x(0) = 0 .
5. a) Que deviennent les relations 1,2 et 3 ? Donner alors l'expression de
b) Déterminer la valeur maximale de
Application numérique : calculer les valeurs de
c) Pour
6. Le fonctionnement à la limite du roulement sans glissement n'étant jamais atteint en raison d'une puissance moteur insuffisante, on considère une valeur de
a) Donner l'expression de la vitesse limite, notée
Application numérique :
b) Intégrer alors l'équation du mouvement afin de donner la vitesse instantanée
c) Estimer et calculer le temps
7. Donner l'expression de l'abscisse de la voiture
II - Etude de la phase de freinage
Pendant la phase de freinage, les roues avant sont soumises à un couple de forces dont le moment résultant en
G_1 est assimilable à
Γ_1^(→−) = Γ_1 e_y→ avec
Γ_1 < 0 .
De même, les roues arrières sont soumises à un couple de forces dont le moment résultant enG_2 est assimilable à
Γ_2^(→−) = Γ_2 e_y→ avec
Γ_2 < 0 . On considère toujours que
m_1 = m_2 = 0 et
J_1 = J_2 = 0 .
De même, les roues arrières sont soumises à un couple de forces dont le moment résultant en
- Quelle est la modification à apporter aux équations
1, 2, 3, 4, 5 des questions1, 2, 3 de la partie I ? Ecrire ces équations. - En déduire l'expression et le sens de
T_1, T_2, N_1, N_2 . Quelle doit être la condition pour queN_2 > 0 ? - a) Donner l'expression des valeurs maximales des valeurs absolues de
Γ_1 etΓ_2 , notéesΓ_(1M) etΓ_(2M) , pour que le freinage s'effectue sans glissement.
b) Exprimer le rapportΓ_(1M)/Γ_(2M) en fonction del_1, l_2, f_0 eth . Quelles sont les roues qui se bloquent en premier?
c) Application numérique : calculerΓ_(1M) etΓ_(2M) pourf_0 = 0, 7, f_0 = 0, 4 etf_0 = 0, 1 . - On se place à la limite du roulement sans glissement.
a) Donner la valeur numérique du module de la résistance de l'airF_(air) pourv = 130 km h^(− 1), v = 50 km h^(− 1) etv = 10 km h^(− 1) .
b) En négligeant la résistance de l'air, quelle est la décélération maximale de l'automobile? Donner la valeur numérique de la force de freinageF_F due aux frottements s'exerçant sur la voiture pourf_0 = 0, 7, f_0 = 0, 4 etf_0 = 0, 1 .
c) Montrer alors que la résistance de l'air peut être négligée et exprimer alors la distance parcourued_(ar) depuis l'instant où la voiture roule à une vitessev_0 jusqu'à l'arrêt.
Application numérique: calculerd_(ar) avecf_0 = 0, 7 pourv_0 = 130 km h^(− 1) ,v_0 = 90 km h^(− 1) etv_0 = 50 km h^(− 1) . Que deviennent ces résultats sif_0 = 0, 4 puisf_0 = 0, 1 ? - Retrouver l'expression de
d_(ar) en appliquant le théorème de l'énergie cinétique à la voiture.
THERMODYNAMIQUE
Ce problème étudie le système de climatisation d'une voiture. Destiné à maintenir dans l'habitacle un débit d'air et une température régulée, le système de climatisation (figure 1) se compose : d'un circuit d'air pulsé dans lequel un débit d'air est crée par la rotation d'un ventilateur, et d'un circuit frigorifique composé d'un compresseur, d'un condenseur, d'un détendeur et d'un évaporateur, dans lesquels circule un fluide frigorigène dont la vaporisation dans l'évaporateur absorbe de l'énergie provenant de l'habitable, permettant ainsi la régulation de température souhaitée.
Le fluide frigorigène utilisé depuis 1995, en remplacement du fréon utilisé jusqu'alors est du tétrafluoroéthane, connu sous l'appellation R134A, plus respectueux de l'environnement.
Le fluide frigorigène utilisé depuis 1995, en remplacement du fréon utilisé jusqu'alors est du tétrafluoroéthane, connu sous l'appellation R134A, plus respectueux de l'environnement.

Figure 1
Données :
Pour le fluide R134A, on donne :
La capacité thermique du liquidec = 1, 35 kJ kg^(− 1) K^(− 1) .
La capacité thermique massique du gaz à pression constante :c_p = 0, 488 kJ kg^(− 1) K^(− 1) .
La masse molaire du fluide R134A :M = 102 g.mol^(− 1) .
On suppose que le fluide à l'état liquide est incompressible et qu'il se conduit à l'état vapeur comme un gaz parfait.
La capacité thermique du liquide
La capacité thermique massique du gaz à pression constante :
La masse molaire du fluide R134A :
On suppose que le fluide à l'état liquide est incompressible et qu'il se conduit à l'état vapeur comme un gaz parfait.
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| Pression de vapeur saturante |
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On rappelle que
L_v(T) = h_v(T) − h_l(T) où
h_v(T) et
h_l(T) sont respectivement l'enthalpie massique de la vapeur saturante et l'enthalpie massique du liquide saturant à la température
T .
Description du cycle :
On désire maintenir une températureT_F = 293 K(20^∘C) dans l'habitacle, la température de l'extérieur étant
T_C = 308 K(35^∘C) .
Dans un premier temps, on considère que le fluide décrit, entre les pressionsp_B et
p_H , le cycle suivant :
On désire maintenir une température
Dans un premier temps, on considère que le fluide décrit, entre les pressions
Compresseur : A la sortie de l'évaporateur, de l'état 1' où il se trouve à l'état de vapeurs saturées sèches, le fluide est comprimé jusqu'à l'état 2 .
Condenseur : Le condenseur situé à l'avant du véhicule entre le radiateur de refroidissement du moteur et des motoventilateurs de refroidissement, est un échangeur thermique dans lequel le fluide frigorigène échange de l'énergie avec le flux d'air crée par les motoventilateurs. Dans la première partie du condenseur, le fluide passe de l'état 2 à l'état 3 en se refroidissant à la pression constante
p_H jusqu'à ce que sa température atteigne la température de vapeur saturante correspondant à
p_H . La condensation totale du fluide s'effectue ensuite dans la partie centrale à la pression
p_H (état 4).
Détendeur : Dans le détendeur, parfaitement calorifugé et ne comportant pas de pièces mobiles, le fluide, de l'état 4, subit une détente de Joule Thomson jusqu'à la pression
p_B , au cours de laquelle, une partie du fluide se vaporise (état 5).
Evaporateur: L'évaporateur est un échangeur thermique placé dans l'habitacle devant un ventilateur commandé par le conducteur, soufflant l'air qui se refroidit en échangeant de l'énergie avec le fluide frigorigène.
Le fluide frigorigène, partiellement vaporisé en 5 achève de se vaporiser à la pressionp_B jusqu'à l'état 1 .
Pour être sûr que le compresseur n'aspire que de la vapeur sèche (le liquide peu compressible peut provoquer la rupture de certaines pièces), la vapeur est surchauffée à la pression constantep_B de la température
T_1 à la température
T_(1^′) (état
1^′ ).
Le fluide frigorigène, partiellement vaporisé en 5 achève de se vaporiser à la pression
Pour être sûr que le compresseur n'aspire que de la vapeur sèche (le liquide peu compressible peut provoquer la rupture de certaines pièces), la vapeur est surchauffée à la pression constante
Régulation du débit du liquide frigorigène : Le fonctionnement correct du compresseur exige que la température à la sortie de l'évaporateur
T_(1^′) soit supérieure à celle du changement d'état
T_B afin d'éviter les traces de liquide dans le compresseur.
Un capteur de température mesurant
T_(1^′) est relié au détendeur par un dispositif qui module le débit massique
D_m du fluide (en modifiant l'ouverture du détendeur) de telle manière que la température de sortie
T_(1^′) reste égale à une valeur de consigne
T_0 = 283 K .
On suppose que les conduites reliant les différents appareils sont parfaitement calorifugées et que la pression qui y règne est constante. On néglige toutes les variations de vitesse du fluide et on raisonne sur 1 kg de fluide.
I - Etude du cycle dans un diagramme entropique
- Montrer, en définissant soigneusement le système fermé choisi, que la variation d'enthalpie massique
h du fluide, à la traversée d'un système (condenseur, évaporateur, compresseur, détendeur) est donnée en régime stationnaire par :Δh = W_M + Q oùW_M représente le travail échangé avec les parties mobiles du système (excluant le travail des forces de pression du fluide en amont et en aval).
Q représente la chaleur échangée avec le système,Q étant positive lorsque le transfert thermique se fait du système vers le fluide. - a) Quelle est la représentation graphique de
δQ , chaleur échangée lors d'une transformation réversible infinitésimale dans un diagramme entropique (T, S ) oùT est en ordonnée etS en abscisse ?
b) Quelle est l'interprétation graphique deQ pour un cycle ? Quelle est la correspondance entre le signe deQ et le sens de parcours du cycle ? - a) Etablir l'expression de l'enthalpie massique
h_(GP)(T, p) et de l'entropie massiques_(GP)(T, p) d'un gaz parfait en fonction de la températureT , de la pressionp , de la masse molaireM du gaz, et deγ = (c_p)/(c_v) oùc_p etc_v désignent respectivement la capacité thermique massique à pression constante, et la capacité thermique massique à volume constant.
b) Quelle est l'équation de l'isobare de côtep_0 notéeT(s)_(p_0) obtenue lorsquep = p_0 ? Quelle est la courbe représentative deT(s)_(p_0) dans le diagramme entropique? - a) Etablir l'expression de l'enthalpie massique
h(T, x) et de l'entropie massiques(T, x) d'un fluide diphasé (liquide, vapeur) en fonction de l'enthalpie massique de la phase liquide en équilibre avec la vapeurh_1(T) , de l'enthalpie massique de vapeur en équilibre avec la phase liquideh_v(T) , de l'entropie massique de la phase liquide en équilibre avec la vapeurs_l(T) , ainsi que du titre massique en vapeurx et de la températureT .
b) Donner alors les expressions deh(T, x) ets(T, x) en fonction dex, T, c et deL_v(T) . - a) On suppose la compression isentropique. Calculer
T_2 .
b) Tracer le cycle décrit par le fluide dans le circuit frigorifique sur le diagramme entropique en faisant figurer la courbe de saturation et en indiquant clairement la températureT_i , la pressionp_i et l'état du fluide (liquide, vapeur ou diphasé) pour chaque étati(i = 1, 1^′, 2, 3, 4, 5) lorsque ces grandeurs sont connues.
II - Calcul de l'efficacité
ε du cycle
- On note
r la distance parcourue par le fluide depuis l'entrée de l'évaporateur jusqu'à un pointM etx le titre en vapeur en ce même point de températureT(r) . La puissance thermique cédée par le fluide frigorigène à l'habitacle, à la températureT_F , sur une tranche de longueurdr est de la forme :dℙ = K[T(r) − T_F]dr oùK est une constante s'exprimant enW ⋅ K^(− 1) m^(− 1) .
a) Donner la loir(x) dans la partie où a lieu l'évaporation en faisant un bilan enthalpique pour le fluide frigorigène pour une tranche de longueurdr . Donner l'expression der_1 : distance parcourue jusqu'au point 1 en fonction deD_m, L_v(T_B), K, T_F, T_B etx_5 .
b) Donner la loir(T) dans la partie de l'évaporateur où a lieu la surchauffe de la vapeur. Donner l'expression der_1^′ : distance parcourue jusqu'à la sortie de l'évaporateur en fonction der_1, D_m, c_p, K, T_B, T_F etT_(1^′) .
c) On supposeT_(1^′) < T_0 . Comment varie la distance du point 1 (où existe la dernière goutte de liquide) à la sortie de l'évaporateur? Doit-on augmenter ou diminuer le débit massique du fluideD_m pour queT_(1^′) reprenne sa valeur de consigne ? - On a de nouveau
T_(1^′) = T_0 .
a) Déterminer le titre en vapeurx_5 à l'issue de la détente.
b) Donner 1'expression et calculerΔh_(5 → 1), Δh_(1 → 1^′) etQ_(évap) = Q_(51^′) .
c) Donner l'expression du travail massique reçu entre1^′ et 2 par le fluideW_(M1^′ 2) et en déduire l'efficacitéε du cycle. - Donner l'expression et la valeur numérique des variations d'entropie massique
Δs_(51) ,Δs_(11^′), Δs_(23), Δs_(34), Δs_(45) et conclure pour le cycle. - a) Quelles seraient les transformations subies par un fluide diphasé décrivant un cycle de Carnot évoluant entre les températures
T_B etT_H , au cours duquel le passage dans le condenseur assurerait une liquéfaction totale du fluide qui se trouvait à l'état de vapeur saturée à l'entrée du condenseur.
b) On note respectivement étatsA, B, C, D , les états du fluide à l'entrée du compresseur, condenseur, détendeur et évaporateur. Représenter le cycle de Carnot dans un diagramme entropique, en faisant figurer la courbe de saturation.
c) Le détendeur étant attelé sur le même arbre que le compresseur afin de permettre la récupération du travail de détente, exprimer grâce à une méthode graphique le coefficient d'efficacitéε_c en fonction deT_B etT_H et donner sa valeur numérique. Comment choisir la température d'évaporation et la température de condensation du fluide pour queε_c soit le plus grand possible ? Comment se traduisent ces conditions sur l'allure du cycle dans le diagramme entropique.
III - Cycle réel
Le cycle réel diffère de celui décrit dans la partie I.
Dans le condenseur, le fluide, après s'être totalement liquéfié à la températureT_H , est refroidi à la température
T_(4^′) = 318 K(45^∘C) de façon isobare pour subir une détente en Joule Thomson jusqu'à l'état
5^′ au cours de laquelle il y a vaporisation partielle du fluide.
De plus, afin de tenir compte du transfert thermique à travers la paroi du compresseur, on modélise la compression du fluide, toujours assimilé à un gaz parfait, par une évolution polytropique, intermédiaire entre une évolution isothermique et une évolution adiabatique, caractérisée par une loi liant la pression et le volumeV de la forme
pV^k = cste avec
1 < k < γ . L'état du fluide à la fin de la compression est alors caractérisé par
p_(2^′) = p_H et une température
T_(2^′) .
Dans le condenseur, le fluide, après s'être totalement liquéfié à la température
De plus, afin de tenir compte du transfert thermique à travers la paroi du compresseur, on modélise la compression du fluide, toujours assimilé à un gaz parfait, par une évolution polytropique, intermédiaire entre une évolution isothermique et une évolution adiabatique, caractérisée par une loi liant la pression et le volume
- On considère une évolution polytropique entre l'état initial (
p_i, T_i ) et l'état final (p_f, T_f ).
a) ExprimerT_f en fonction dep_i, T_i, p_f etk .
b) Donner l'équation de l'évolution polytropique liant la températureT à l'entropie massiques . Représenter cette évolution dans un diagramme entropique. Comment se situe-t-elle par rapport à l'évolution isentropique?
c) ExprimerQ_(1^′ 2^′) etW_(M1^′ 2^′) échangés par le fluide dans le compresseur en fonction deR, k ,T_(1^′) etT_(2^′) . Quel est le signe deQ_(1^′ 2^′) ?
d) Donner la valeur numérique deT_(2^′), Q_(1^′ 2^′) etW_(M1^′ 2^′) aveck = 1, 19 . - L'état du fluide à l'entrée du condenseur est caractérisé à présent par le point
5^′ . Calculerx_(5^′) . - Tracer le cycle
1 − 1^′ − 2^′ − 3 − 4 − 4^′ − 5^′ − 1 sur un diagramme entropique en indiquant clairement les différences avec le cycle de la partie I. - a) Donner l'expression et calculer
Q_(évap) = Q_(5^′ 1^′) . Quel est l'effet du refroidissement du fluide surQ_(évap) ?
b) Calculer le coefficient d'efficacité du cycle réelε^′ .
Pas de description pour le moment
