Centrale Physique MP 2004Sujet, corrigé et rapport du jury
- Propagation guidée et équations de Maxwell
- Cavités résonantes et modes propres
- Analogie électrocinétique (lignes et filtres)
- Équation de la chaleur et diffusion thermique
- Effet de peau et pertes par effet Joule dans un conducteur réel
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Présentation du sujet
DifficileGuides d'ondes électromagnétiques et cavités résonantes, chauffage diélectrique par micro-ondes et pertes dans un guide en métal réelAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet de physique, Centrale MP 2004, étudie la propagation d'une onde électromagnétique guidée entre deux plans métalliques parfaits puis dans une cavité résonante, avant d'explorer deux applications : le chauffage par absorption de micro-ondes d'un matériau, modélisant la vulcanisation du caoutchouc, et les pertes énergétiques par effet Joule dans un guide d'onde en métal réel (cuivre) de conductivité finie.
- 1Partie I : étude d'un guide d'onde et d'une cavitéPropagation d'une onde plane oblique entre deux plans métalliques parfaits, fréquence de coupure, vitesses de phase et de groupe, puis fermeture du guide en une cavité résonante et étude de ses modes propres.
- 2Partie II : dispositifs en liaison avec le guide d'ondeAnalogie électrocinétique avec une ligne de cellules en T, étude qualitative d'une lentille métallique à plans parallèles et d'un coupleur unidirectionnel formé de deux guides couplés par de petits trous.
- 3Partie III : étude thermodynamique d'un dispositif de chauffageAbsorption des micro-ondes par un matériau, établissement et résolution de l'équation de la chaleur en régime permanent puis en régime périodique forcé, et modélisation numérique du matériau par couches discrètes.
- 4Partie IV : guide en métal non parfaitChamp électrique et courants dans un métal réel de conductivité finie, épaisseur de peau, pertes par effet Joule et optimisation des dimensions du guide pour les minimiser.
Difficile. Le rapport indique que la partie I, qui balayait pourtant le cours sans difficulté majeure a priori, n'a pas donné de résultats brillants, et qu'un nombre impressionnant de candidats bâclent les applications numériques, y compris quand la formule littérale était fournie.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesConditions aux limites omises dans le guide d'onde · Relation entre vitesse de phase et vitesse de groupe affirmée sans démonstration · Signe de l'impédance du dipôle non déterminéAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesL'essentiel de l'épreuve portait sur les ondes électromagnétiques dans un guide d'onde, d'abord sans pertes puis avec pertes, la diffusion thermique étant également abordée. La partie I, proche du cours, n'a pourtant pas donné de résultats brillants, certains candidats affirmant des résultats sans justification ou se lançant dans des calculs superflus. Le jury conclut sur le nombre impressionnant de candidats qui bâclent les applications numériques, y compris lorsque la formule littérale est fournie par l'énoncé.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Conditions aux limites omises dans le guide d'ondePartie I
Trop de candidats ne pensent pas à écrire les conditions aux limites, notamment en y = 0, pour trouver le champ réfléchi et la condition de quantification qui en découle, ce qui génère de nombreuses erreurs de signe.
« Trop de candidats ne pensent pas à écrire les conditions aux limites (surtout en y = 0) pour trouver le champ »
- 2Relation entre vitesse de phase et vitesse de groupe affirmée sans démonstrationI.A.3
Cette relation a souvent été affirmée et rarement démontrée par les candidats, et peu d'étudiants ont su exprimer ces vitesses en fonction du rapport entre la fréquence de l'onde et la fréquence de coupure.
« La relation entre la vitesse de phase et celle de groupe a souvent été affirmée et rarement démontrée. »
- 3Signe de l'impédance du dipôle non déterminéII.A.1
Seuls de rares candidats répondent correctement aux premières questions de cette partie, mais ils ne parviennent jamais à lever l'indétermination sur le signe de l'impédance du dipôle étudié.
« ils nʼont jamais levé lʼindétermination sur le signe de lʼimpédance du dipôle »
- 4Bilan thermique affirmé plutôt que démontréPartie III
L'écriture d'un bilan thermique ne semble pas toujours acquise : écrire simplement « on a » suivi d'une équation différentielle n'est pas une démonstration, et écrire des intégrales triples superflues n'est pas indispensable pour établir un bilan correct.
« Ecrire simplement « on a » suivi dʼune équation différentielle nʼest pas une démonstration. »
- 5Calcul de la puissance dissipée jamais traitéPartie IV
Dans la dernière partie sur le guide en métal réel, le calcul de la puissance dissipée par effet Joule n'a jamais été traité par les candidats.
« Le calcul de la puissance dissipée nʼa jamais été traité. »
- 6Épaisseur de peau mal calculée malgré la formule fournieIV.A.1
Le calcul de l'épaisseur de peau, dont la formule littérale était pourtant fournie par l'énoncé, a conduit à un lot impressionnant de valeurs erronées et même fantaisistes.
« le calcul de lʼépaisseur de peau à la question IV .A.1.c) dont la formule littérale était fournie, a conduit à un lot impressionnant de valeurs »
Ce qui a été bien réussi
- La partie B de la première partie a été mieux réussie car l'énoncé guidait davantage les candidats.
- Des explications simples ont permis à quelques étudiants de glaner des points dans la partie B de la deuxième partie.
- L'étude en régime périodique de la partie III a été mieux réussie que le reste de cette partie.
- Certains étudiants ont récupéré des points précieux en calculant le champ magnétique puis le vecteur de Poynting sans se limiter aux relations toutes faites.
Conseils du jury
- Toujours écrire explicitement les conditions aux limites nécessaires pour déterminer une constante ou une condition de quantification.
- Démontrer une relation plutôt que de se contenter de l'affirmer, en particulier la relation entre vitesse de phase et vitesse de groupe.
- Rédiger un véritable bilan physique, en justifiant chaque étape plutôt que d'écrire directement une équation différentielle.
- Soigner les applications numériques : vérifier les unités, la cohérence des ordres de grandeur, et ne jamais donner un résultat fantaisiste sans le questionner.
- Vérifier systématiquement le signe des grandeurs calculées, comme une impédance ou une résistance.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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PHYSIQUE
Données numériques :
| Permittivité du vide : |
|
| Perméabilité du vide : |
|
| Vitesse de la lumière : |
|
Partie I - Étude d'un guide d'onde et d'une cavité
I.A - Propagation d'une onde guidée
I.A.1) On considère deux plans métalliques parfaits d'équations
I.A.2) On choisit alors d'envoyer cette onde en oblique entre les deux plans selon le vecteur d'onde
Le champ électrique associé est noté
l'onde plane réfléchie. Déterminer les valeurs possibles de
Filière MP
I.A.3)
a) Exprimer en fonction de
b) Trouver la relation entre
c) Trouver une relation entre la vitesse de phase
I.A.4) On ferme le guide par deux autres plans parallèles en
I.B - Du guide d'onde à la cavité
I.B.1) On considère le champ
I.B.2) En déduire que les pulsations possibles dans le cadre des hypothèses effectuées sont de la forme :
a) Montrer que le champ électrique peut se mettre sous la forme
b) Donner l'expression du champ magnétique
c) Calculer
Partie II - Dispositifs en liaison avec le guide d'onde
II.A - Analogie électrocinétique
II.A.1) Calculer l'impédance du dipôle en mettant en évidence deux cas différents (prendre soin de lever les indéterminations sur les

signes). Quelle est, en fonction de
II.A.2) Interpréter énergétiquement la différence de comportement du dipôle dans les deux cas précédents. En quoi ce système est-il analogue à un guide d'onde?
II.B - Étude qualitative de deux dispositifs à guide d'onde
a) Montrer que si on définit l'indice
b) On considère le dispositif ci-contre constitué de plans parallèles. Une onde électromagnétique plane, progressive, harmonique et polarisée orthogonalement au plan de la figure, arrive sur ce dispositif parallèlement aux plans métalliques. Montrer sans aucun calcul, mais en utilisant une analogie optique, que ce système se comporte comme une lentille dont on précisera la nature (on pourra considérer une lentille d'air au sein d'un bloc de verre). Justifier, en utilisant un principe d'optique physique, l'utilisation de la vitesse de phase à la question précédente.
II.B.2) Coupleur unidirectionnel.

correspondant à un seul des modes mis en évidence dans la question I.B.3-a). Le guide supérieur ne contient aucune source de champ électromagnétique. On ne s'intéresse qu'aux dépendances en
a) Expliquer sans calcul pourquoi une onde se propage dans le guide supérieur dans les deux sens possibles. On note
b) On effectue un trou
c) En déduire l'amplitude de l'onde en tout point du guide supérieur, commenter et montrer qu'il existe une onde progressive s'y propageant, préciser son sens de propagation.
Partie III - Étude thermodynamique d'un dispositif de chauffage
chauffer afin d'obtenir sa vulcanisation (des ponts entre molécules se forment et le caoutchouc devient «solide»). C'est un modèle simplifié du chauffage d'une petite pièce de caoutchouc que l'on étudie par la suite. On se place dans le cadre d'un modèle à une dimension : toutes les grandeurs ne dépendent que de l'abscisse et éventuellement du temps.
Valeurs numériques :
III.A - Absorption des micro-ondes par le matériau
III.A.2) Le matériau est de longueur finie notée
.jpg)
III.A.3) Dans le cadre du modèle unidimensionnel que l'on étudie ici, seules les surfaces en
III.B - Établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ de température
III.C - Régime permanent
III.C.2) Évaluer littéralement et numériquement l'écart maximal de température au sein du matériau. Pourquoi cherche-t-on en pratique à faire en sorte que cet écart soit le plus faible possible?
III.D - La puissance électromagnétique instantanée émise par le dispositif générant les micro-ondes n'est pas réglable. Par contre on peut régler la puissance moyenne en faisant suivre les phases d'émission par des phases d'extinction du dispositif générant les micro-ondes.

On ne tient compte dans la suite que de la première harmonique de ce signal dépendant du temps, c'est l'approximation de la première harmonique. On écrit alors
III.D.1)
a) Dans l'équation de la question III.B le terme provenant des sources internes est écrit en représentation complexe :
b) On pose
III.D.2)
a) On cherche pour
b) En déduire dans le cadre de cette approximation la seule condition aux limites sur
III.E - Dans cette partie on s'intéresse à la mise en place d'un modèle numérique de la situation physique exposée précédemment. Le but de cette modélisation est de pouvoir calculer à l'aide d'un programme informatique le champ de température pour différents types de forçages
III.E.1) Dans cette question on s'intéresse au modèle très simple à deux couches. Le chauffage par rayonnement s'effectue par la droite de l'échantillon dont la surface latérale et la partie gauche sont thermiquement isolées (schéma ci-contre). Comme dans les par-
.jpg)
ties précédentes, on prendra en considération les transferts thermiques conducto-convectifs à l'interface avec le milieu extérieur.
a) Établir les équations différentielles vérifiées par
b) Compléter le schéma ci-contre, de façon à obtenir une situation analogue électriquement à la situation précédente, et écrire les équations vérifiées par les potentiels

III.E.2) On cherche, dans le cadre d'un calcul numérique, une condition sur le nombre
une application numérique pour une excitation périodique de fréquence de l'ordre de 1 Hz .
Partie IV - Guide en métal non parfait
IV.A - Champ électrique dans le métal et aspect énergétique
On pose
IV.A.1)
a) Montrer que dans le métal la densité volumique de charge est nulle.
b) Calculer dans le métal le rapport des ordres de
grandeur du courant de déplacementc) En tenant compte de la question précédente, établir l'équation aux dérivées partielles vérifiée par le champ
d) En déduire l'expression de
IV.A.2) On s'intéresse dans cette question au lien entre les représentations surfaciques et volumiques des courants. On considère un cylindre semi-infini dont la base, d'aire
a) En pratique, la profondeur de pénétration de l'onde dans le métal est faible. On peut donc modéliser les courants dans le métal par un champ de vecteur densité surfacique de courant
b) On note
c) En utilisant les résultats de la question IV.A.1-d, exprimer
IV.B - Pertes énergétiques et optimisation

approximer dans le vide les champs par ceux obtenus dans le cas du métal parfait.
On s'intéresse plus particulièrement au cas du premier mode transversal électrique dont le champ s'écrit :
IV.B.2) Déterminer les composantes réelles du champ magnétique
IV.B.3) Montrer que la valeur moyenne dans le temps de la puissance dissipée par unité de longueur du guide peut se mettre sous la forme
IV.B.4) On suppose fixée la longueur a transversale du guide. Déterminer en fonction de
IV.B.5)
a) Calculer la valeur moyenne temporelle du vecteur de Poynting
b) Montrer que la variation de
-•• FIN •••
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de physique Centrale MP 2004 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte l'épreuve de physique Centrale MP 2004 ?
Le sujet porte sur les guides d'ondes électromagnétiques et les cavités résonantes, le chauffage par micro-ondes d'un matériau (équation de la chaleur), et les pertes par effet Joule dans un guide d'onde en métal réel.
Quelle est la moyenne à l'épreuve de physique Centrale MP 2004 ?
Le rapport ne communique aucune moyenne ni écart-type chiffrés pour cette épreuve.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées à cette épreuve de physique Centrale MP 2004 ?
Le jury relève des conditions aux limites omises dans le guide d'onde, une relation vitesse de phase/vitesse de groupe affirmée sans démonstration, un bilan thermique non justifié, et des applications numériques bâclées, notamment pour l'épaisseur de peau.
Cette épreuve de physique Centrale MP 2004 est-elle difficile ?
Le rapport la juge difficile dans la pratique : la première partie, proche du cours et a priori sans difficulté majeure, n'a pourtant pas donné de résultats brillants, et les applications numériques ont été bâclées par un nombre impressionnant de candidats.
Pas de description pour le moment
