CCINP Physique Chimie MP 2015Sujet, corrigé et rapport du jury
- Configuration électronique et classification périodique
- Diagrammes potentiel-pH et corrosion
- Cristallographie du solide
- Thermodynamique chimique et équilibres
- Diagramme de phases et gaz réels
- Premier et second principes pour un système ouvert
- Conduction thermique
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Présentation du sujet
DifficileLes aciers inoxydables et la corrosion ; autour de l'eauAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileL'épreuve comporte deux problèmes indépendants. Le premier étudie le rôle du chrome dans la corrosion intergranulaire des aciers inoxydables, de la configuration électronique du chrome jusqu'à la thermodynamique de formation des carbures. Le second explore plusieurs propriétés de l'eau : diagramme de phases, gaz réel, échangeur thermique et isolation d'une canalisation.
- 1Partie I.A : autour de l'élément chromeConfiguration électronique du chrome, règles de remplissage et isotopes.
- 2Partie I.B : corrosion intergranulaire d'un acier inoxydableDiagramme potentiel-pH, courbes intensité-potentiel de passivation et cristallographie du carbure de titane.
- 3Partie I.C : étude thermodynamique de la formation des carbures de chromeÉquilibres chimiques et enthalpie libre standard pour la réduction du sesquioxyde de chrome.
- 4Partie II.A : propriétés physiques de l'eauDiagramme de phases, courbe de fusion et comportement de la vapeur d'eau en coordonnées d'Amagat.
- 5Partie II.B : échangeur thermiqueBilans d'enthalpie et d'entropie pour un système ouvert en régime stationnaire.
- 6Partie II.C : isolation thermique d'une canalisation d'eauConduction thermique radiale et efficacité comparée de deux isolants.
Difficile. Le rapport relève de nombreuses questions mal ou très mal traitées dans les deux problèmes, et note que la résolution de problème et l'étude documentaire n'ont pas rencontré le succès auquel on aurait pu s'attendre.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesRègles de remplissage électronique mal maîtrisées · Définition de l'isotope imprécise · Confusion entre eau aérée et eau désaéréeAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesL'épreuve, de longueur raisonnable, n'a pas posé de problème de compréhension et a permis de classer les candidats dans la diversité des thèmes abordés. Le jury relève cependant des lacunes récurrentes sur le cours, l'absence d'unités, des affirmations non démontrées et une méconnaissance de la signification des grandeurs manipulées.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Règles de remplissage électronique mal maîtriséesI.1
Les règles permettant d'établir une configuration électronique sont confondues ou incomplètement énoncées.
« Les règles de remplissage sont très mal connues (confusion des noms, énoncés incomplets, ...) »
- 2Définition de l'isotope impréciseI.4
La définition de l'isotope reste souvent trop vague, avec parfois des confusions grossières sur la composition du noyau.
« on trouve parfois des électrons dans le noyau »
- 3Confusion entre eau aérée et eau désaéréeI.8
L'ignorance de ces deux notions empêche toute discussion cohérente sur le comportement du chrome face à la corrosion.
« De nombreux candidats ne connaissent pas les deux appellations « eau aérée » et « eau désaérée »
- 4Confusion sur le gaz dégagé en zone transpassiveI.12
De nombreux candidats évoquent à tort un dégagement de dihydrogène dans la zone transpassive du diagramme intensité-potentiel.
« Un dégagement de dihydrogène est très souvent mentionné !!! »
- 5Pente de la courbe de fusion de l'eau mal connueII.1.a
Une part importante des candidats se trompe sur cette question de cours, notamment en attribuant une pente positive à la courbe de fusion de l'eau.
« domaines mal attribués, pente de la courbe de fusion de l'eau positive »
- 6Résultats obtenus par des manipulations mathématiques malhonnêtesII.8.f
Pour retrouver une expression fournie par l'énoncé, certains candidats prennent des libertés injustifiées avec le calcul plutôt que d'expliciter le lien avec la question précédente.
« ont pris des libertés malhonnêtes, forcément vaines, avec le calcul mathématique dans le but d'obtenir l'expression fournie »
Ce qui a été bien réussi
- La détermination du numéro atomique du chrome a été relativement bien traitée.
- Les questions faciles sur les propriétés de la vapeur d'eau et sur l'équation d'état des gaz parfaits ont été souvent bien traitées.
- Le calcul du débit massique d'eau de l'échangeur thermique a été bien traité.
- Les questions sur la puissance thermique échangée sans isolant et sur la conduction dans l'isolant ont été bien traitées.
Conseils du jury
- Maîtriser les connaissances et raisonnements vus en cours, qui restent indispensables.
- Connaître la signification physique des grandeurs manipulées pour pouvoir prendre du recul sur les résultats.
- Faire preuve de rigueur en explicitant le lien de cause à effet entre les hypothèses de départ et leurs conséquences dans une démonstration.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE MP
PHYSIQUE - CHIMIE
Abstract
N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
Les calculatrices sont autorisées
NB : toute démonstration illisible ou incompréhensible sera considérée comme fausse.
PROBLEME I. Les aciers inoxydables et la corrosion
Partie I.A. Autour de l'élément chrome
| Données : |
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I.2. Le chrome Cr se situe juste au-dessus du molybdène Mo dans la classification périodique des éléments. Déduire, en suivant les règles quantiques précédentes, la configuration électronique de l'atome dans son état fondamental et son numéro atomique
I.3. En réalité, la configuration électronique du chrome dans son état fondamental fait exception à l'une des règles de remplissage et se termine par
| Isotope |
|
|
|
|
| Abondance naturelle (%) | 4,35 | 83,79 | 9,50 | 2,36 |
| Masse atomique (u.m.a) | 49,946 | 51,941 | 52,941 | 53,939 |
I.5 Calculer la masse atomique du chrome à l'état naturel. En déduire la valeur de la masse molaire atomique du chrome naturel en u.m.a sachant que l'unité de masse atomique (u.m.a) représente
Partie I.B. Corrosion intergranulaire d'un acier inoxydable
Données :
- à 298 K , on prendra :
(RT/F)lnx = 0, 06logx en volt(V) , - potentiels standards par rapport à l'électrode standard à hydrogène à 298 K :
| Couples |
|
|
|
|
1,23 | 0,00 |
- nombre d'Avogadro
N_A = 6, 02.10^(23) mol^(− 1) , - charge électrique élémentaire
e = 1, 60.10^(− 19)C , - masse volumique
ρ_(acier) = 8, 0.10^3 kg.m^(− 3) , - rayons atomiques
| Atome | Ti | C |
| Rayons (pm) | 145 | 77 |
- masses molaires atomiques
| Atome | Ti | C | Fe |
| Masse molaire
|
47,9 | 12,0 | 55,6 |
Corrosion généralisée et acier inoxydable

I.7. Sur ce diagramme ont été portées deux droites en pointillés délimitant le domaine de stabilité thermodynamique de l'eau. Rappeler les équations de ces deux droites en utilisant les conventions habituelles.
I.8. Discuter du comportement du chrome métallique dans une eau désaérée et dans une eau aérée.
I.9. Quel oxyde de chrome est responsable de la passivation? Quelle est la conséquence pour l'acier inoxydable étudié?

I.11. Pour quelle(s) valeur(s) de potentiel cet acier est-il passivé? Ecrire la demi-équation électronique correspondante à la formation de la couche de passivation.
I.12. Dans la zone transpassive, la couche de passivation commence à se dissoudre et un dégagement gazeux peut également être observé. Interpréter ces faits expérimentaux.
Rôle du chrome dans la corrosion intergranulaire
Document
n^∘1 - Corrosion intergranulaire et joints de grain
La précipitation des carbures de chrome appauvrit en chrome les zones proches des joints de grain. En effet, en raison de leur plus grande taille, les atomes de chrome diffusent plus lentement que les atomes de carbone. Or, une faible teneur en chrome rend la passivation difficile. Ainsi, sous certaines conditions, les zones appauvries près des joints de grain deviennent alors actives, alors que le cœur du grain reste passif : il se forme ainsi une pile de corrosion.
La sensibilisation de l'acier est la conséquence d'un chauffage et d'un maintien suffisamment long entre 500 et


.jpg)
Document
n^∘4 - Utilisation d'une échelle logarithmique
- soit
L la distance (cm, mm, m, … ) entre deux graduations ( 1 à 10,10 à100, … ), - soit
ℓ la distance (cm, mm, m, … ) de la graduation de gauche au point qui vous intéresse.

I.14. A quel(s) domaine(s) de la figure 4 (document
I.16. Calculer alors l'épaisseur
I.17. Sachant qu'une pièce en acier inoxydable n'est plus utilisable si l'épaisseur de la couche attaquée est de l'ordre de
Prévenir le risque de corrosion intergranulaire
- prolonger le traitement thermique pour homogénéiser la teneur en chrome et combler le gradient de concentration au voisinage des joints de grain où les carbures de chrome peuvent se former. Cependant, cette solution implique des durées longues (1 000 heures) et non réalistes en pratique,
- réduire la teneur en carbone à une valeur suffisamment faible pour ne pas risquer une précipitation de carbures de chrome aux joints de grain : une teneur inférieure à
0, 03% en masse se révèle satisfaisante, - ajouter des éléments dont l'affinité pour le carbone est supérieure à celle du chrome : c'est le cas du titane Ti, du niobium Nb, du vanadium V ou encore du tantale Ta qui peuvent donner naissance à des carbures.
I.18. Donner une représentation de la maille du carbure de titane. En déduire la stœchiométrie de ce composé.
I.19. Calculer le paramètre de maille idéal a de la structure considérée.
I.20. Exprimer puis calculer la masse volumique du carbure de titane
Partie I.C. Etude thermodynamique de la formation des carbures de chrome
Données :
- Grandeurs thermodynamiques :
| Composés |
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|
|
|
|
|
0 | 0 |
|
|
|
|
5,7 | 205,0 | 197,6 | 213,6 |
(1)
(2)
I.21. Déterminer la valeur de la constante d'équilibre thermodynamique
I.22. Ecrire la réaction de formation du carbure de chrome
I.23. Etablir l'expression de l'enthalpie libre standard
I.24. Quelle est l'influence de la température sur la réduction du sesquioxyde de chrome
I.25. On impose une pression partielle en dioxygène
I.26. Tracer le diagramme d'existence des espèces à base de chrome en fonction de la pression partielle en dioxygène
PROBLEME II. Autour de l'eau
Dans la première partie du problème, on s'intéresse à quelques propriétés générales de l'eau. Dans la seconde partie, on étudie un échangeur, organe présent dans de nombreuses installations utilisant les propriétés thermiques de l'eau. Dans la troisième partie, on cherche à isoler une canalisation d'eau des pertes thermiques.
Partie II.A. Propriétés physiques de l'eau
II.1.a. Dessiner le diagramme de phase
II.1.b. On donne :
- les coordonnées du point triple de l'eau :
T_T = 273, 16 K; p_T = 611 Pa ; - la pression de fusion à
T_0 = 273, 15 K : p_0 = 101325 Pa .
II.1.c. Application : la glace d'une patinoire est à
II.2. Quelques propriétés de la vapeur d'eau
II.2.a. Donner l'équation d'état des gaz parfaits qui relie la pression
II.2.b. Afin de quantifier le caractère compressible de l'eau, on définit le coefficient de compressibilité isotherme :
II.3. Le document
II.3.a. Justifier les affirmations [1] et [3] du document
II.3.b. Montrer que :
Document
n^∘5 : isothermes en coordonnées d'Amagat

La représentation d'Amagat met particulièrement bien en évidence les écarts à la loi des gaz parfaits pour lesquels les isothermes sont des droites horizontales [1] . Quand la pression tend vers zéro, le gaz tend vers l'état parfait et l'ordonnée
- à très haute température,
pv est une fonction croissante dep : le fluide est moins compressible qu'un gaz parfait [2]. - à des températures plus basses,
pv est une fonction dep qui présente un minimum. Au voisinage de ce minimum,pv varie peu et le fluide se comporte comme un gaz parfait [3]. Le lieu des minima depv est une courbe d'allure parabolique, appelée courbe de Boyle.
Partie II.B. Echangeur thermique
- l'eau glycolée circulant dans le cumulus d'eau chaude d'une part;
- l'eau à usage domestique d'une habitation d'autre part.

.jpg)
-
i = 1 fait référence à l'entrée d'eau glycolée dans la zone active. -
i = 2 fait référence à la sortie d'eau glycolée de la zone active. -
i = 3 fait référence à l'entrée d'eau dans la zone active. -
i = 4 fait référence à la sortie d'eau de la zone active.
II.4. Bilan d'enthalpie
II.4.a. Donner la signification physique des termes du membre de gauche de l'égalité (4).
II.4.b. On note
II.4.c. On donne :
II.5. Bilan d'entropie
II.5.b. Déterminer l'expression du taux de création d'entropie par unité de temps dans l'échangeur. Effectuer l'application numérique et indiquer l'origine physique de l'irréversibilité le cas échéant.
Partie II.C. Isolation thermique d'une canalisation d'eau
- seule la conduction thermique radiale, c'est-à-dire dans une direction perpendiculaire à l'axe
Oz , est prise en compte. On néglige donc la conduction selon l'axeOz ; - la température de l'eau dans la canalisation est supposée uniforme. La conduction radiale s'opère donc pour
r ≥ r_i uniquement; - l'étude est menée en régime stationnaire;
- on néglige l'épaisseur de la paroi de la canalisation.
II.6. La densité surfacique de puissance thermique échangée par transfert conducto-convectif au niveau de la surface latérale de la canalisation est donnée par
.jpg)

II.7. On suppose que le coefficient d'échange en
II.8. On note
II.8.a. En effectuant un bilan d'énergie interne sur un cylindre de longueur
II.8.b. En déduire que :
II.8.c. Rappeler l'expression de la loi de Fourier relative à la conduction thermique en exprimant le vecteur densité surfacique de flux de conduction thermique
Donnée : en repérage cylindrique :
II.8.d. Déduire des questions précédentes que :
II.8.e. En déduire l'expression de
II.8.f. En déduire que :
II.9. Montrer que :
- Solution d'isolation
n^∘1 : l'isolant est du polyuréthane, de conductivité thermique :λ_1 = 0, 025 W ⋅ m^(− 1) ⋅ K^(− 1) .
Le graphe de1/x + αln(x) en fonction dex est représenté sur la figure 11 ci-dessous pour la valeur deα correspondante.

- Solution d'isolation
n^∘2 : l'isolant est du plâtre, de conductivité thermique
λ_2 .

II.10.a. Est-il toujours efficace d'isoler avec du polyuréthane?
II.10.b. Est-il toujours efficace d'isoler avec du plâtre? Le cas échéant, déterminer à partir de quelle valeur de
II.10.c. Pour quelle valeur
II.10.d. En déduire la valeur numérique de la conductivité thermique du plâtre
Fin de l'énoncé
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Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte CCINP physique-chimie MP 2015 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte CCINP physique-chimie MP 2015 ?
Le premier problème porte sur la structure électronique, la corrosion et la thermodynamique chimique du chrome, le second sur le diagramme de phases de l'eau, les bilans d'enthalpie et d'entropie d'un système ouvert et la conduction thermique.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur CCINP physique-chimie MP 2015 ?
Des règles de remplissage électronique mal maîtrisées, une définition imprécise de l'isotope, une confusion entre eau aérée et désaérée, et une pente de la courbe de fusion de l'eau souvent mal attribuée.
CCINP physique-chimie MP 2015 est-il difficile ?
Le rapport signale de nombreuses questions mal ou très mal traitées dans les deux problèmes, notamment sur la résolution de problème et l'étude documentaire.
Ce sujet mélange-t-il physique et chimie de façon équilibrée ?
Oui, il comprend deux problèmes indépendants, l'un à dominante chimie sur la corrosion des aciers inoxydables, l'autre à dominante physique sur les propriétés et l'usage thermique de l'eau.
Pas de description pour le moment
