Centrale Physique Chimie 2 MP 2015Sujet, corrigé et rapport du jury
- Magnétostatique : symétries et invariances, champ d'une bobine
- Induction : équation de Maxwell-Faraday, courants de Foucault, effet Joule
- Énergie magnétique et inductance
- Amplificateur opérationnel et filtrage, diagramme de Bode
- Cristallographie : réseau cubique à faces centrées, sites octaédriques et tétraédriques
- Diagrammes potentiel-pH et dosages
- Thermochimie : enthalpie libre de réaction
- Courbes intensité-potentiel et corrosion
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Présentation du sujet
DifficileContrôle non destructif par courants de Foucault et étude de l'alliage aluminium-cuivre 2024Afficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLa partie physique étudie la détection de défauts dans une plaque d'aluminium : une bobine crée des courants de Foucault qui modifient son impédance, mesurée par un montage à amplificateurs opérationnels et filtres. La partie chimie porte sur l'alliage 2024 : cristallographie, analyse chimique par séparation et dosage du cuivre, puis corrosion. Le sujet s'appuie sur des documents et annexes à exploiter selon les besoins.
- 1Partie I : contrôle non destructif par courants de FoucaultSymétries et cartes de champ de la bobine, courants de Foucault par Maxwell-Faraday, variation de la résistance et de l'inductance de la bobine, mesure d'impédance par filtrage et relevés en présence d'une fissure.
- 2Partie II : étude de l'alliage 2024Structure cristalline et sites interstitiels, diagramme potentiel-pH et dosage du cuivre, thermodynamique de l'oxydation, courbes intensité-potentiel et corrosion.
Difficile. Le jury qualifie ce type de sujet de particulièrement sélectif ; la réussite moyenne se situe vers 30 % en physique et 25 % en chimie.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesSymétries invoquées sans argument · Cartes de champ lues trop vite · Forme intégrale de Maxwell-Faraday méconnueAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLe sujet laissait une large place aux études qualitatives et quantitatives à l'initiative du candidat, avec des réponses attendues précises et argumentées. Les résultats vont de 0 à environ 70 % de réussite. Le jury insiste sur l'appropriation de la problématique globale et sur l'exploitation soigneuse des documents fournis.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Symétries invoquées sans argumentI.A.1
Il faut relier les dépendances du champ aux invariances des sources et sa direction aux symétries, pas se contenter d'une formule vague.
« Les arguments flous du type « une étude des symétries et des invariances montre que » ne sont pas recevables »
- 2Cartes de champ lues trop viteI.A.2
L'association des cartes doit être justifiée ; le nombre de lignes tracées n'apporte aucune information. L'induction ou l'effet de peau expliquaient l'influence de la fréquence.
« Le nombre de lignes de champ tracées par les simulations est arbitraire et ne donne aucune information. »
- 3Forme intégrale de Maxwell-Faraday méconnueI.B
Calculer un rotationnel en coordonnées cylindriques est hors programme et ne répond pas à la question.
- 4Démonstration d'un résultat donné bâcléeI.C.4
Quand l'énoncé fournit le résultat, le jury regarde la démonstration, fondée sur la puissance Joule locale intégrée sur le bon domaine.
- 5Masse volumique et coordinence incohérentesII.A.2
La multiplicité doit être cohérente avec le calcul de masse volumique ; oublier le nombre d'Avogadro ou mal convertir les unités donne des résultats absurdes.
- 6Courbes intensité-potentiel non exploitéesII.C.2, II.C.4, II.C.5
Il faut montrer comment les courbes mènent à la conclusion, par exemple en les reproduisant avec le potentiel mixte. En II.C.5, la passivation est rarement nommée et pile et électrolyseur sont confondus.
« Il faut éviter la confusion entre pile et électrolyseur. »
Ce qui a été bien réussi
- L'exploitation des oscillogrammes en I.C.1 est généralement bien faite.
- De nombreux candidats ont identifié l'ordre du filtre en I.D.
- Le calcul de la constante de réaction (II.B.3) et des constantes thermodynamiques (II.C.1) est souvent réussi.
Conseils du jury
- Préciser l'unité de toute application numérique et vérifier l'homogénéité : sinon la réponse vaut zéro.
- Lire chaque partie en entier avant de rédiger pour en saisir la logique et l'aboutissement.
- Mener les applications numériques jusqu'au bout, même en ordre de grandeur.
- Juger de l'évolution d'une réaction avec l'enthalpie libre de réaction et non l'enthalpie libre standard.
- Profiter des travaux pratiques de chimie pour relier écritures formelles, graphiques et manipulations.
- Soigner l'orthographe, la grammaire et la présentation.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
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Ce problème s'intéresse d'une part à une méthode physique non destructive permettant de détecter des crevasses à l'intérieur d'une structure métallique et d'autre part, à l'alliage « 2024 » aluminium-cuivre utilisé dans la fabrication des avions.
I Contrôle non destructif (CND) par courants de Foucault
Le dispositif utilisé comprend :
- une bobine alimentée par un générateur de tension sinusoïdale de fréquence
f . Cette bobine est déplacée à la surface de la plaque à tester, sans contact électrique ; - un système de mesure d'impédance par détection synchrone afin de mesurer en direct l'impédance de la bobine. En effet, la bobine joue à la fois le rôle d'émetteur et de récepteur : lorsque l'opérateur passe la bobine au dessus d'un défaut interne à la plaque, son impédance interne est légèrement modifiée.
La figure 1 présente le système de détection, le dispositif de mesure d'impédance n'est pas représenté.

fréquence du générateur
épaisseur de la plaque
longueur de la bobine
nombre de spire de la bobine
rayon moyen du bobinage
masse molaire de l'aluminium
masse volumique de l'aluminium
conductivité électrique de l'aluminium
perméabilité magnétique du vide
I.A - Expression approchée du champ magnétique
B⃗ créé par la bobine excitatrice dans la plaque
Les figures 3,4 et 5 représentent les cartes du champ créé par la bobine ainsi que les profils axiaux et radiaux de ce champ dans trois cas, avec une même amplitude de courant
- la bobine seule pour
f = 50 Hz (carte 1) ; - la bobine en présence de la plaque pour
f = 50 Hz (carte 2) ; - la bobine en présence de la plaque pour
f = 200 Hz (carte 3).

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.jpg)

I.A.3) On s'intéresse au champ magnétique crée dans la partie de la plaque directement au contact avec la bobine (zone
a) En vous aidant des profils de la carte 2, proposer une valeur numérique pour
b) En considérant que le champ au centre
I.B - Courants de Foucault
I.B.1) À l'aide de la forme intégrale de l'équation de Maxwell-Faraday, déterminer dans la zone (
I.B.2) Établir que l'expression du vecteur densité volumique de courant
I.
C − Modification de l'impédance de la bobine excitatrice
On modélise les variations de l'impédance
-
P_J la puissance dissipée par effet Joule par les courants de Foucault dans la plaque ; -
E_m l'énergie magnétique stockée dans la plaque; -
⟨X⟩ désignant la valeur moyenne temporelle de la grandeurX(t) .
I.C.1) En exploitant soigneusement les annexes 1 et 2 , déterminer les valeurs numériques deR et deL qui caractérisent l'impédance de la bobine en l'absence de la plaque.
I.C.2) Justifier à l'aide d'un argument énergétique simple, que la partie réelle de l'impédance de la bobine augmente.
I.C.3) Justifier, en utilisant les cartes données par les figures 3,4 et 5 , que la partie imaginaire de l'impédance de la bobine diminue.
I.C.4) Montrer queP_J = (πdR_b^4 γ_0 ω^2 B_0^2)/8sin^2(ωt) .
I.C.5) L'énergie électromagnétique
a) En utilisant la forme intégrale de l'équation de Maxwell-Ampère écrite dans le cadre de l'approximation des régimes quasi-stationnaires, déterminer le champ magnétique
b) En déduire l'expression de
c) Déduire, en utilisant la relation (I.1), l'expression de
I.C.6) Déterminer un ordre de grandeur de
I.C.7) Discuter des avantages et inconvénients à travailler à fréquence plus élevée.
I.D - Mesure de l'impédance de la bobine

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I.D.1) Convertisseur courant-tension

I.D.2) Filtre 1
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I.D.3) Filtres passe-bas
- le gain à basse fréquence doit être égal à un;
- leur pulsation de coupure à -3 dB est
ω_c ; - l'atténuation pour
ω_1 = 5ω_c doit être de 80 dB .
I.D.4) Fonctionnement du montage complet
b) Comment choisir
I.E - Évolution de
Z_– en présence d'un défaut

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I.E.2) Comment seraient modifiés les relevés si la fissure était suivant l'axe (
II Étude de l'alliage 2024
II.A - Structure
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II.A.1) Étude de la phase
α
II.A.2) Étude de la phase
β
a) Déterminer la formule chimique de cette phase
b) Quelle est la coordinence d'un atome de cuivre dans cette structure ?
c) Déterminer la masse volumique de la phase
II.B - Analyse chimique de l'alliage
II.B.1) Première phase : Séparation du cuivre et de l'aluminium

a) Pourquoi utilise-t-on l'alliage sous forme de poudre?
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c) Retrouver le pH d'apparition du solide
d) Déterminer la valeur théorique de la pente de la frontière séparant les domaines de stabilité des espèces
e) Au moyen des deux diagrammes potentiel-pH, justifier l'utilisation du traitement par la soude pour séparer les éléments aluminium et cuivre. Écrire l'équation de la (ou des) réaction(s) qui ont lieu au cours de cette phase.

g) Quel peut être l'intérêt de porter le mélange à ébullition quand le dégagement gazeux faiblit ?
II.B.2) Deuxième phase : Dissolution du cuivre
II.B.3) Troisième phase : Dosage du cuivre dans l'alliage
b) Déduire des résultats du dosage le pourcentage massique de cuivre dans l'alliage dosé.
c) Serait-il utile de répéter une nouvelle fois ce dosage ? Si oui, pourquoi ?
II.C - Modélisation de la corrosion
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II.C.1) État de surface des métaux
a) À partir des données numériques figurant à la fin de l'énoncé, déterminer les valeurs, à 298 K , des grandeurs thermodynamiques standard associées à l'équation de réaction (R5) : enthalpie standard de réaction, entropie standard de réaction et enthalpie libre standard de réaction.
Associer un commentaire physique au signe de chacune de ces trois grandeurs.
b) Montrer que la réaction (R5) se produit spontanément dans l'air ambiant. Conclure quant à l'état de la surface de l'aluminium.
c) La température et la pression ont-elles un effet sur l'avancement de cette transformation? Si oui, indiquer et justifier l'effet attendu.
On admet par analogie que la surface du cuivre est recouverte d'une couche d'oxyde de cuivre(I),
II.C.2) Corrosion galvanique
Ces courbes permettent-elles de justifier la corrosion de l'aluminium ? Si oui, identifier le métal jouant le rôle d'anode et celui jouant le rôle de cathode.
II.C.3) Dissolution de l'oxyde de cuivre(I)
a) Écrire l'équation de la réaction d'oxydo-réduction mettant en jeu les couples
b) En déduire que l'acidification locale du milieu rend favorable la formation des ions

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II.C.4) Redéposition du cuivre
II.C.5) Protection contre la corrosion
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a) Expliquer ce qui se produit à la surface de l'aluminium lors des phases (a) et (b). Proposer une explication au fait que l'intensité reste très faible lors de la phase (c).
b) Lors de l'électrolyse, à quelle borne d'un générateur continu faut-il brancher la pièce en aluminium afin d'augmenter le dépôt d'alumine
c) En fixant le potentiel de l'électrode d'aluminium à
Annexe 1: Mesure de l'impédance de la bobine détectrice
- la résistance
R^′ vaut500Ω ; - l'amplificateur linéaire intégré fonctionne en régime linéaire ;
- le générateur basse fréquence est réglé en générateur de créneaux de fréquence
f = 1/T = 1kHz : pour0 ⩽ t ⩽ T/2, e(t) = E = 5, 00 V et pourT/2 ⩽ t ⩽ T, e(t) = 0; - la tension
Y_1(t) est utilisée pour déclencher la carte d'acquisition. La fréquence d'échantillonnage étantf_e = 50kHz et la durée d'acquisition est de 20 ms .

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Annexe 2 : L'amplificateur opérationnel idéal en régime linéaire

- les courants d'entrée
i_+(t) eti_−(t) sont nuls ; - lorsque l'ALI idéal fonctionne en régime linéaire, on a
V_+(t) = V_−(t) et|V_s(t)| < V_(sat) ≈ 12 V ; - lorsque l'ALI idéal fonctionne en régime non linéaire, on a :
V_s(t) = + V_(sat) siV_+(t) > V_−(t) etV_s(t) = − V_(sat) siV_+(t) < V_−(t) .
Annexe 3 : Les alliages
Extrait de Wikipedia
L'aluminium est l'élément de base de l'alliage 2024. Le cuivre est l'élément d'alliage.
Réseau cubique à faces centrées

Extrait de Principes de chimie, Atkins, Jones
𝔊 Laverman, Ed. De Boeck, 2014
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Annexe 4 : Valeurs numériques
| O | Al | Cu | |
| Numéro atomique | 8 | 13 | 29 |
| Masse molaire
|
16,0 | 27,0 | 63,5 |
| Rayon métallique
|
143 | 128 |
Constantes
Potentiels standard d'oxydoréduction
| Couple |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,00 |
|
0,34 | 0,080 | 0,62 | 0,96 | 1,23 |
Données thermodynamiques
|
|
|
|
|
| Enthalpie standard de formation
|
0 | -1700 | 0 |
| Entropie molaire standard
|
27 | 51 | 205 |
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte le sujet de physique-chimie 2 Centrale MP 2015 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte le sujet de physique-chimie 2 Centrale MP 2015 ?
Sur le contrôle non destructif d'une plaque d'aluminium par courants de Foucault, puis sur la structure, l'analyse chimique et la corrosion de l'alliage aluminium-cuivre 2024.
Le sujet Centrale physique-chimie 2 MP 2015 était-il difficile ?
Le jury le juge particulièrement sélectif : la réussite moyenne est d'environ 30 % en physique et 25 % en chimie.
Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en physique-chimie 2 Centrale-Supélec MP 2015 ?
Des symétries invoquées sans argument, des cartes de champ mal lues, la forme intégrale de Maxwell-Faraday méconnue, des masses volumiques absurdes et des courbes intensité-potentiel non exploitées.
Comment réussir la chimie de Centrale MP 2015 physique-chimie 2 ?
Exploiter les documents fournis, raisonner avec l'enthalpie libre de réaction, reproduire les courbes intensité-potentiel pour y lire le potentiel mixte et nommer la passivation.
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