Petites Mines Mathématiques Sup 2010Sujet
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CONCOURS COMMUN 2010
DES ECOLES DES MINES D'ALBI, ALES, DOUAI, NANTES
Epreuve de Mathématiques
(toutes filières)
Lundi 17 mai 2010 de 14 h 00 à 18 h 00
Instructions générales :
Les candidats doivent vérifier que le sujet comprend 4 pages numérotées
1/4, 2/4, 3/4, 4/4 .
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code barres correspondant à l'épreuve commune de Mathématiques.
Les candidats sont invités à porter une attention particulière à la rédaction : les copies illisibles ou mal présentées seront pénalisées.
Les candidats colleront sur leur première feuille de composition l'étiquette à code barres correspondant à l'épreuve commune de Mathématiques.
L'emploi d'une calculatrice est interdit
Remarque importante :
Si au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.
PREMIER PROBLEME :
PARTIE I :
On considère la fonction
f définie par la relation
f(x) = (ln(1 + x))/x .
- Déterminer l'ensemble de définition D de
f . - Donner le développement limité de
ln(1 + x) au voisinage de 0 à l'ordre 2 .
Montrer que
f admet en 0 un prolongement par continuité. On précisera par quelle valeur
f est alors prolongée et on continuera à appeler
f le prolongement ainsi obtenu. On appellera
D^′ le nouvel ensemble de définition de
f .
3)f est-elle dérivable en 0 ? Si oui, préciser
f^′(0) .
3)
Calculer
f^′(x) sur D puis prouver que
f est de classe
C^1 sur
D^′ .
4) Etudier les variations def . On dressera son tableau de variations.
4) Etudier les variations de
On pourra utiliser la fonction auxiliaire k définie par :
k(x) = x − (1 + x)ln(1 + x) .
5) On considère la courbeΓ définie en coordonnées polaires par :
ρ = f(θ) .
a) Préciser l'allure deΓ lorsque
θ → + ∞ ainsi que le coefficient directeur de la tangente au point de paramètre
θ = 0 .
b) On poseY(θ) = ρ(θ) ⋅ sin(θ + 1) . Déterminer
lim_(θ → − 1)Y(θ) . On admet que le résultat de ce calcul prouve que
Γ admet une asymptote d'équation
y = − tan(1).x lorsque
θ → − 1 et on ne demande pas de justifier cette propriété.
c) Tracer l'allure de la courbeΓ . On fera apparaître la tangente et l'asymptote évoquées ci-dessus.
5) On considère la courbe
a) Préciser l'allure de
b) On pose
c) Tracer l'allure de la courbe
PARTIE II :
Dans la suite, on s'intéressera à l'intégrale suivante :
∫_0^1 f(t)dt .
On notera L la valeur de cette intégrale mais on ne cherchera pas à calculer cette valeur.
Pour tout entier naturel n non nul on définit les polynômes
P_n(X) = X − (X^2)/2 + (X^3)/3 − (X^4)/4 + … + (− 1)^(n − 1)(X^n)/n
etQ_n(X) = X − (X^2)/(2^2) + (X^3)/(3^2) − (X^4)/(4^2) + … + (− 1)^(n − 1)(X^n)/(n^2) .
6) Préciser pourquoi l'intégrale précédente est bien définie.
7) Justifier :∀t ∈ [0, 1], 1 − t + t^2 − t^3 + … + (− 1)^(n − 1)t^(n − 1) = (1 − (− 1)^n t^n)/(1 + t) .
8) En déduire:∀x ∈ [0, 1], P_n(x) = ln(1 + x) − ∫_0^x((− t)^n)/(1 + t)dt .
On notera L la valeur de cette intégrale mais on ne cherchera pas à calculer cette valeur.
Pour tout entier naturel n non nul on définit les polynômes
et
6) Préciser pourquoi l'intégrale précédente est bien définie.
7) Justifier :
8) En déduire:
Dans toute la suite on notera:
∀n ∈ ℕ, ∀x ∈ [0, 1], R_n(x) = ∫_0^x((− t)^n)/(1 + t)dt .
9) Etablir la majoration :∀n ∈ ℕ, ∀x ∈ [0, 1], |R_n(x)| ⩽ (x^(n + 1))/(n + 1) .
10) Comparer pour toutx ∈ ]0, 1] Q_n^′(x) et
(P_n(x))/x .
11) En notantg_n l'application définie pour tout x de
]0, 1] par
g_n(x) = (P_n(x))/x − (ln(1 + x))/x et par
g_n(0) = 0 , montrer :
|Q_n(1) − L| ⩽ ∫_0^1|g_n(x)|dx ⩽ 1/((n + 1)^2) .
En déduirelim_(n → ∞)Q_n(1) .
12) Déterminer un entier naturel N tel queQ_N(1) approxime L à
10^(− 4) près.
9) Etablir la majoration :
10) Comparer pour tout
11) En notant
En déduire
12) Déterminer un entier naturel N tel que
PARTIE III :
On s'intéresse à présent aux dérivées successives de
f , que l'on note
f^((n)), n ∈ ℕ^∗ .
13) Montrer quef est indéfiniment dérivable sur
]0, + ∞[ .
14) Calculerf^(′′)(x) sur
]0, + ∞[ .
15) Montrer que pour tout entier naturel n non nul il existe un polynômeT_n à coefficients réels et un réel
a_n tels que :
∀x ∈ ℝ_+^∗, f^((n))(x) = (T_n(x))/((1 + x)^n x^n) + a_n(ln(1 + x))/(x^(n + 1)) .
16) Montrer que tous les coefficients deT_n sont des entiers.
17) En utilisant la formule de Leibniz, calculerf^((n))(x) et en déduire la valeur de
T_n .
13) Montrer que
14) Calculer
15) Montrer que pour tout entier naturel n non nul il existe un polynôme
16) Montrer que tous les coefficients de
17) En utilisant la formule de Leibniz, calculer
On ne cherchera pas à expliciter une expression de chacun des coefficients de
x^k, (k ∈ ℕ) de ce polynôme.
Vérifier cette expression pourn = 2 .
Vérifier cette expression pour
SECOND PROBLEME :
Le but de ce problème est d'étudier différentes matrices qui commutent avec leur transposée, c'est-à-dire qui vérifient la relation :
M.^t M = ^t M.M (1)
Dans la suite de l'énoncé, on se contentera alors de dire dans ce cas que la matrice
M vérifie la relation (1).
PARTIE I :
Dans toute cette partie, toutes les matrices envisagées seront dans l'espace
M_2(ℝ) , c'est-à-dire ayant 2 lignes, 2 colonnes et des coefficients réels.
On notera en particulier :
I = [1, 0; 0, 1], A = [0, 1; 1, 0] et
C = [0, − 1; 1, 0]
- Montrer que les matrices
A etC vérifient la relation (1). - Calculer
A^2 . En déduire que pour tout entier naturel non nuln, A^n vérifie la relation (1). - Montrer que
A est inversible.
Soit
u l'unique endomorphisme de
ℝ^2 dont la matrice relative à la base canonique
B = (i⃗, j⃗) est
A .
4) Préciser les valeurs deu(i⃗) et
u(j⃗) en fonction de
i⃗ et
j⃗ .
4) Préciser les valeurs de
Montrer que
u est une symétrie. Préciser l'ensemble de ses vecteurs invariants.
Dans toute la suite on noteraU = A + I .
5) Montrer que la matriceU vérifie la relation (1). Montrer :
∀n ∈ ℕ^∗, ∃α_n ∈ ℝ, U^n = α_n U .
Dans toute la suite on notera
5) Montrer que la matrice
En déduire que toutes ses puissances
U^n, n ∈ ℕ^∗ vérifient (1).
On notera dans la suiteE_2 l'ensemble des matrices de
M_2(ℝ) qui vérifient la relation (1).
6) Calculer les produits de la matriceA + C et de sa transposée.
On notera dans la suite
6) Calculer les produits de la matrice
En déduire que
E_2 n'est pas un sous-espace vectoriel de
M_2(ℝ) .
7) Etant donnée une matriceM = [a, b; c, d] quelconque de
M_2(ℝ) , déterminer les conditions nécessaires et suffisantes sur
a, b, c et
d pour que
M appartienne à
E_2 . On donnera les deux formes possibles des matrices de
E_2 .
8) En déduire queE_2 est la réunion de deux sous-espaces vectoriels de
M_2(ℝ) , dont on précisera pour chacun une base.
9) Etant donnéesM et
N deux matrices de
E_2 , a-t-on nécessairement
M.N ∈ E_2 ? On pourra utiliser certaines matrices introduites précédemment dans l'énoncé.
7) Etant donnée une matrice
8) En déduire que
9) Etant données
PARTIE II :
On se place ici dans l'espace
M_3(ℝ) , et on considère la base canonique de
ℝ^3 que l'on note
B^′ = (i⃗, j⃗, k⃗) .
On définit alorsh comme l'unique endomorphisme de
ℝ^3 vérifiant :
h(i⃗) = − k⃗, h(j⃗) = i⃗, h(k⃗) = j⃗ ainsi que
S = Mat_(B^′)(h) .
L'ensemble des matrices deM_3(ℝ) qui commutent avec leur transposée (donc qui vérifient la relation (1)) est noté
E_3 .
10) Représenter la matriceS .
11) DéterminerS^2 et montrer que
S et
S^2 sont dans
E_3 .
12) Montrer que pour tous réelsa , b et
c , la matrice
R = aI_3 + bS + cS^2 appartient à
E_3 .
13) En déduire queE_3 contient un espace vectoriel de dimension 3 que l'on notera
F .
14) Montrer queF est stable par multiplication matricielle.
On définit alors
L'ensemble des matrices de
10) Représenter la matrice
11) Déterminer
12) Montrer que pour tous réels
13) En déduire que
14) Montrer que
PARTIE III :
On se place à présent dans l'espace
M_4(ℝ) , et on considère la base canonique de
ℝ^4 que l'on note
B^(′′) = (e_1^(→−), e_2^(→−), e_3^(→−), e_4^(→−)) .
On définit la matriceBpar : B = [1, a, 1, 1; − 1, 0, 0, 1; 1, 0, 0, − 1; 1, 1, − 1, 1]
oùa est un réel quelconque, et on appelle
u l'unique endomorphisme de
ℝ^4 tel que
Mat_B "
(u) = B .
L'ensemble des matrices deM_4(ℝ) qui commutent avec leur transposée (donc qui vérifient la relation (1)) est noté
E_4 .
15) Déterminer les réelsa tels que
B ∈ E_4 .
On définit la matrice
où
L'ensemble des matrices de
15) Déterminer les réels
Dans toute la suite on pose
a = − 1 .
16) Déterminer une base deKer(u) et de
Im(u) .
17) Calculeru(e_1^(→−) + e_2^(→−) − e_3^(→−) − e_4^(→−)) . Que remarque-t-on?
18) CalculerB[1; 0; 0; 1] et
B[1; − 1; 1; − 1] . Commenter le résultat obtenu.
19) On noteC = (e_2^(→−) + e_3^(→−), e_1^(→−) + e_2^(→−) − e_3^(→−) − e_4^(→−), e_1^(→−) + e_4^(→−), e_1^(→−) − e_2^(→−) + e_3^(→−) − e_4^(→−)) et on admet sans démonstration que
C est une base de
ℝ^4 .
16) Déterminer une base de
17) Calculer
18) Calculer
19) On note
Déduire des questions précédentes
Mat_C(u) .
En déduire l'existence d'une matriceP ∈ M_4(ℝ) que l'on précisera telle que
B = PΔP^(− 1) , où
Δ est une matrice diagonale. On ne demande pas d'expliciter la matrice
P^(− 1) .
20) Montrer :∀n ∈ ℕ^∗ B^n = PΔ^n P^(− 1) . En déduire une expression simple de
B^(2p) et
B^(2p + 1) pour tout entier naturel
p en fonction de
B et
B^2 .
En déduire l'existence d'une matrice
20) Montrer :
Pas de description pour le moment
