X ENS Physique SI MP 2014Sujet, corrigé et rapport du jury
- Interaction lumière matière et photons
- Bilans de particules et équation de diffusion
- Équations différentielles linéaires du premier ordre
- Filtrage linéaire et séries de Fourier
- Circuits RC et amplificateur opérationnel
- Numérisation : échantillonnage, quantification, base 2
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Présentation du sujet
DifficilePhotoluminescence d'un semi-conducteur (GaAs) et chaîne de détection du signal optiqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet étudie la mesure d'un signal de photoluminescence émis par un échantillon de GaAs excité par un laser. La première partie modélise la production du signal : absorption, génération de paires électron-trou, recombinaison, diffusion des porteurs, recombinaison en surface et réabsorption. La seconde partie traite la détection : détection synchrone, échantillonneur bloqueur, conversion numérique analogique par réseau de résistances et bruit.
- 1Partie I : production du signalFlux de photons et identité de Poynting, génération de porteurs par absorption, temps de vie, équation de diffusion, recombinaison en surface et réabsorption de la lumière émise.
- 2Partie II.1 : détection synchronePrincipe de la détection synchrone, décomposition en série de Fourier d'un signal de référence rectangulaire et filtre passe-bande.
- 3Partie II.2 : échantillonneur bloqueurCharge et décharge d'un condensateur dans un circuit RC, rôle d'un étage à amplificateur opérationnel.
- 4Partie II.3 et II.4 : restitution du signal et aspects pratiquesRéseau de résistances R-2R, écriture en base 2, convertisseur tension courant, bruit de quantification et bruits d'origine physique.
Difficile. Le jury relève moins de 40 % de réussite sur la restitution du signal, des questions de détection synchrone rarement au-dessus de 30 % et une partie I.6 jugée la plus difficile.
L'épreuve en chiffres
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L'épreuve en chiffres
- Moyenne
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Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesApplications numériques sans unité · Bilans de photons et de porteurs mal posés · Recombinaison en surface mal interprétéeAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
6 erreurs relevéesLa moyenne est de 9,51 sur 745 copies, avec une répartition proche d'une loi gaussienne. Les parties ont été abordées de façon homogène et les dernières questions de chaque partie ont départagé les meilleurs candidats. Les questions de cours sont bien réussies, mais l'électronique et les applications numériques ont coûté beaucoup de points.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Applications numériques sans unitéQ6
Des calculs numériques simples ont fait perdre des points à beaucoup de candidats. Une valeur donnée sans unité est comptée fausse.
- 2Bilans de photons et de porteurs mal posésQ7, Q8
Le bilan photonique et le bilan des porteurs photocréés posent problème, alors que l'équation de diffusion était donnée. Pour la question 8, il suffisait d'intégrer Ge entre 0 et l'épaisseur de l'échantillon.
- 3Recombinaison en surface mal interprétéeQ15 à Q17
Il fallait comparer le courant de diffusion en surface au terme de recombinaison pour conclure que la densité de porteurs diminue près de la surface.
- 4Principe de la détection synchrone non comprisQ24
Les questions de cours dépassent 80 % de réussite, mais les autres descendent sous 20 %. L'étude du filtre passe-bande, pourtant abordable, a mis en difficulté.
- 5Circuit RC et échantillonneur bloqueurQ28 à Q31
La réponse de la question 28 figurait dans le texte, et la moitié des candidats échoue sur la décharge du condensateur dans Ru. Le tracé d'une réponse du premier ordre est souvent absent.
« La question 30 est très simple et il est très curieux que 50% des candidats n'arrivent pas à répondre correctement. »
- 6Réseau de résistances et base 2Q33 à Q37
Le calcul de proche en proche de la résistance équivalente et l'écriture binaire ont posé problème. Pour plus de 250 valeurs, il faut 8 bits.
« Les candidats ne savent plus écrire les nombres en base 2. »
Ce qui a été bien réussi
- La caractérisation de l'excitation (partie I.1) est réussie par près de 90 % des candidats.
- La dimension de B (question 9) et celle de S (question 14) sont bien traitées.
- La résolution de l'équation différentielle de diffusion est réussie par un grand nombre de candidats.
- Les rares candidats ayant abordé le bruit de quantification l'ont souvent bien réussi.
Conseils du jury
- Toujours accompagner une valeur numérique de son unité.
- Rédiger de façon claire et concise : un raisonnement bien exprimé est mieux noté que le seul résultat.
- Traiter les 48 questions dans l'ordre de l'énoncé et avec ses notations, sous peine de pénalité.
- Sur un tracé, indiquer le nom des grandeurs sur les axes, les unités et les points caractéristiques.
- Connaître la réponse indicielle d'un système du premier ordre (95 % de la valeur finale en 3RC).
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
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ÉCOLE POLYTECHNIQUE
COMPOSITION DE PHYSIQUE ET SCIENCES DE L'INGÉNIEUR - (X)
À propos de l'émission de lumière
Présentation
L'excitation optique proviendra ici d'un laser fonctionnant en régime continu, de longueur d'onde dans le vide

- Chaque photon d'énergie
hν_0 est absorbé en créant dans le matériau une paire électron-trou excédentaire par rapport à l'équilibre thermodynamique. - Cette paire électron-trou se recombine selon divers processus ; certains de ces processus, dits radiatifs, donnent lieu à une émission de lumière.
- Le rayonnement de photoluminescence, d'énergie
hν < E_g est partiellement réabsorbé à l'intérieur du matériau avant de sortir de ce dernier. Il est ensuite détecté et analysé.
La Figure 2 schématise la configuration expérimentale standard et montre un spectre de photoluminescence à basse température; chaque raie est associée à un processus caractéristique du matériau.

1 Partie I : production du signal
Notations et valeurs numériques
| Caractéristiques du laser | Symbole | Valeur |
| Longueur d'onde |
|
|
| Puissance |
|
5 mW |
| Section droite du faisceau |
|
|
| Caractéristiques du matériau (GaAs) | Symbole | Valeur |
| Largeur de bande interdite |
|
|
| Coefficient d'absorption à
|
|
|
| Coefficient de réflexion à
|
|
0,2 |
1.1 Caractérisation de l'excitation
- Calculer la densité surfacique de puissance de l'excitation et la densité surfacique de puissance correspondant au rayonnement du corps noir à
4K . La valeur numérique de la constante de Stefan estσ_(St) ≅ 5, 7 × 10^(− 8) W ⋅ m^(− 2) ⋅ K^(− 4) . Montrer que, au vu de ces résultats et sous des hypothèses plausibles, il est légitime de négliger l'émission thermique devant la photoluminescence. C'est ce que nous ferons dans la suite. - Exprimer le flux énergétique
Φ⃗ en fonction deF, hν_0 et du vecteur unitaireu⃗_x , normal à la face d'entrée de l'échantillon et dirigé vers l'intérieur (voir Figure 2). - L'identité de Poynting pour le rayonnement électromagnétique dans un milieu isolant s'écrit (avec les notations standard)
∂/(∂t)(ε_0(E^2)/2 + (B^2)/(2μ_0)) + div((E⃗ ∧ B⃗)/(μ_0)) = 0 . Interpréter chacun des termes du membre de gauche et en déduire une relation différentielle entreF(x, t) etN(x, t) .
1.2 Génération de porteurs
- Vérifier que l'onde laser est effectivement susceptible de créer des paires électron-trou. La relation
hν = (hc)/λ se traduit numériquementpar(hν)_(eV) = 1, 24/(λ)_(μm)(1eV ≅ 1, 6 × 10^(− 19) J) . - Le coefficient d'absorption du faisceau excitateur est le taux de déclin de
F en régime stationnaire, dans la direction de propagation :β = − 1/F(dF)/(dx) . En supposant la section droiteσ constante, exprimerF(x) à l'intérieur de l'échantillon en fonction deP_0, σ, hν_0, β etr . On noteraF_0 = F(0^−) le flux à l'extérieur de l'échantillon. Comment pourrait-on définir une profondeur de pénétration des photons dans le matériau? - Quelle devrait être, en centimètre, l'épaisseur
D d'un échantillon pour que(F(D))/(F(0^+)) = 10^(− 3) ? - En considérant un bilan entre flux photonique excitateur et création de paires électron-trou dans l'intervalle
x, x + dx entre les instantst ett + dt , montrer que le taux de génération d'électrons photoexcités par le laser (taux de génération externe) est
8. Déduire de la relation (1) que,
1.3 Temps de vie des porteurs
- Le bilan algébrique de génération-recombinaison (g-r) de paires est caractérisé par la relation phénoménologique
((∂n^∗)/(∂t))_(g − r) = ((∂p^∗)/(∂t))_(g − r) = − B(n^∗ p^∗ − n_0 p_0) , qui définit la constante positiveB . Quelle est la dimension deB ? - On définit
τ(n) par1/(τ(n)) = − 1/n(dn)/(dt) . Expliquer pourquoi, si l'excitation est, dans un sens que l'on précisera, suffisamment faible (approximation des petits signaux, ou linéaire),τ(n) peut être considéré comme indépendant den . Dans toute la suite, on supposera queτ(n) = τ , indépendant den ; justifier qu'on le nomme dans ce cas temps de vie.
1.4 Diffusion de porteurs
Notations, valeurs numériques et relations de base pour les électrons
| Caractéristique | Symbole | Valeur |
| Charge |
|
|
| Mobilité |
|
|
| Temps de vie |
|
|
- En effectuant un bilan du nombre d'électrons photocréés, établir l'équation de diffusion
- Résoudre l'équation (3) lorsque le régime est stationnaire, en introduisant la longueur de diffusion
L = √(Dτ) . Une constante d'intégration se détermine en exprimant la continuité du courant de diffusion enx = 0 , ou en remarquant que chaque photon crée une paire électron-trou et en utilisant la relation (2) : établir l'expression
- Calculer les valeurs numériques de
L, β^(− 1) et de√σ (rappel :T = 4, 2 K ). Justifier que l'on préfère généralement détecter la luminescence sortant par la face avant de l'échantillon, plutôt que celle qui émergerait par la face arrière. Les valeurs numériques justifient-elles le modèle unidimensionnel de cette étude?
1.5 Recombinaison en surface
- Quelle est la dimension de
S ? - Interpréter la relation (5) en termes de source surfacique de recombinaison non radiative.
- Exprimer la solution de l'équation stationnaire de diffusion (3) en introduisant la vitesse de recombinaison réduite
ξ = Sτ/L . Retrouver la relation (4) pourξ = 0 . - Discuter l'allure des courbes
n(x) ; préciser en particuliern(0), ((dn)/(dx))_(x = 0) et l'abscisse du maximum den selon les valeurs deξ pour0 ≤ ξ < ∞ .
1.6 Réabsorption de la lumière émise
18. On note
19. La considération de l'équilibre thermodynamique du matériau et du rayonnement montre que,
20. La Figure 3 montre quelques spectres d'intensité de photoluminescence et les fonctions
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2 Partie II : détection du signal
2.1 Détection synchrone (analogique)
2.1.1 Principe de la détection synchrone

- Justifier qualitativement que, dans un domaine fréquentiel donné, l'on puisse assimiler un filtre passe-bas à un intégrateur. Exprimer
m(t, T_i)^– sous forme de la somme de deux intégrales, l'une faisant intervenirs(t) et l'autre, notéeB(t) , faisant intervenirb(t) ; on rappelle la relationcospcosq = 1/2[cos(p + q) + cos(p − q)] . Que peut-on dire deB(t, T_i) ? - La figure 5 représente les spectres fréquentiels de
s(t) , du bruitb(t) et deS(t) . Représenter
qualitativement les spectres fréquentiels du signal après passage dans le filtre sélectif puis après l'intégrateur.

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23. Quel compromis réaliser sur
2.1.2 Réalisation d'une détection synchrone
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24. Montrer que tout se passe comme si le signal
25. Quelle est la nature du filtre de transmittance complexe
et
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- La transmittance complexe du Filtre de Sallen-Kay de la Figure 7 est du type de celui de la question 25. Exprimer
A, Q = 1/(2m) etω_c en fonction des composantsR_1, R_2, R etC de ce filtre. - Le filtre de la Figure 7 est alimenté par le signal rectangulaire représenté dans la partie droite de la Figure 6. Comment choisir les composants pour une utilisation optimale du filtre?
2.2 Échantillonneur bloqueur (numérique)

2.2.1 Échantillonnage
28. Exprimer la tension de sortie
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- En position fermée, la résistance de sortie du générateur fournissant la tension
V(t) (à laquelle s'ajoute celle de l'interrupteur de commande) est assimilable à une résistance de valeurR_s . Donner l'expression du temps au bout duquel la tension aux bornes du condensateur atteint95% de sa valeur limite, supposée constante pendant la charge. - Que se passe-t-il lorsque l'interrupteur
K bascule en position ouverte? - Quel est l'intérêt d'intercaler entre la charge
R_u et l'échantillonneur bloqueur un étage à Amplificateur Opérationnel (AO), tel que représenté dans la partie droite de la Figure 11? - Représenter l'allure du signal obtenu à la sortie de l'échantillonneur bloqueur. On notera
t_a le temps d'acquisition ett_h le temps de maintien de la charge du condensateur.
2.3 Restitution du signal après traitement

- Quelle est la résistance de l'ensemble du circuit à la droite du point
A_1 de la figure 12? - En déduire que le courant immédiatement à droite de ce point est égal au
i_1 de la figure 12 . - Toujours avec les notations de la figure 12, montrer que
- Quel est, écrit en base 2 , le nombre représenté en base 10 dans la relation 7 ?
- Quelle doit-être la valeur minimale de
n si l'on veut obtenir au moins 250 valeurs différentes de la tension de sortie? - Quelle est la fonction du circuit encadré en pointillés dans la Figure 12 ?
- Le signal analogique de sortie reste, en réalité, quantifié (Figure 13). Par quel genre de traitement électronique pourrait-on, à partir de ce signal constant par morceaux, obtenir une courbe continûment dérivable?

2.4 Quelques aspects pratiques
2.4.1 Bruit de quantification
40. Après avoir vérifié le résultat évident
41. Dans la quantification linéaire centrée, on codifie par
42. Lequel de ces deux modes de quantification vous apparaît-il plus avantageux que l'autre?
2.4.2 Bruits d'origine physique
43. Interpréter le sens physique de
44. Calculer
45. Sachant que
Le détecteur de lumière est un photomultiplicateur (Figure 15) dont la surface sensible (cathode), lorsqu'elle est éclairée, libère des électrons; ces électrons, constituant un courant, (valeur typique pour

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46. Vérifier l'homogénéité des relations de définition de
47. Le courant associé au bruit de Johnson étant
48. Au signal de photocathode
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Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte le sujet de physique et sciences de l'ingénieur X MP 2014 ?Afficher ou masquer la section
Questions fréquentes
4 questionsSur quoi porte le sujet de physique et sciences de l'ingénieur X MP 2014 ?
Sur la photoluminescence d'un semi-conducteur (GaAs) : génération, diffusion et recombinaison des porteurs, puis détection du signal par détection synchrone, échantillonneur bloqueur et conversion numérique analogique.
Quelle est la moyenne de l'épreuve de physique SI Polytechnique MP 2014 ?
La moyenne est de 9,51 avec un écart-type de 4,12, sur 745 copies de candidats français.
Quelles erreurs le jury a-t-il relevées en physique SI X MP 2014 ?
Des applications numériques fausses ou sans unité, des bilans de porteurs mal posés, une détection synchrone mal comprise, des erreurs sur le circuit RC et l'écriture en base 2.
Quelle partie du sujet X physique SI MP 2014 était la plus difficile ?
Selon le jury, la réabsorption de la lumière émise (partie I.6) est la plus mal traitée et la plus difficile. En électronique, la restitution du signal (II.3) a moins de 40 % de réussite.
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