Feuille d'entraînement : Dipôles électrique et magnétique
10 questions · filière MP · durée estimée environ 47 min
Énoncés
Exercice 1CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q31· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 6 min
Déterminer l'équation d'une ligne de champ magnétique et tracer l'allure du graphe d'une ligne de champ dans un plan méridien.
Exercice 2X-ENS Physique MP 2022, Q1· Application directe· Incontournable· ≈ 3 min
Représenter l'allure des lignes de champ (orientées) de l'aimant (0).
Exercice 3CCINP Physique MP 2021, Q32· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 5 min
On étudie le rayonnement de ce dipôle dans la zone de rayonnement, en se plaçant dans l'approximation dipolaire et dans le cadre d'une hypothèse non relativiste. Traduire ces approximations par trois inégalités reliant trois échelles de longueurs pertinentes en les justifiant.
Exercice 4X-ENS Physique MP 2020, Q15· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 8 min
Montrer que la force électrique exercée sur l'électron peut s'écrire comme une force élastique linéaire, c'est-à-dire , avec la constante de raideur associée. Introduire dans l'expression de une pulsation caractéristique dont on précisera l'expression en fonction des paramètres du modèle et dont on calculera un ordre de grandeur.
Exercice 5X-ENS Physique MP 2020, Q20· Intermédiaire· Incontournable· ≈ 7 min
On cherche la solution de cette équation en régime établi (régime sinusoïdal forcé) sous la forme . Déterminer l'expression de . En déduire l'expression du moment dipolaire associé à l'atome soumis à l'influence de l'onde électromagnétique.
Exercice 6CCINP Physique MP 2026, Q31· Intermédiaire· ≈ 3 min
Rappeler l'ordre de grandeur de la taille d'un atome et montrer que, pour une radiation dans l'UV (longueur d'onde du rayonnement de l'ordre de 200 nm), le champ électrique est uniforme à l'échelle atomique.
Exercice 7CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q30· Application directe· ≈ 3 min
Donner les trois composantes du champ magnétique dans la base sphérique.
Exercice 8CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q32· Intermédiaire· ≈ 4 min
En un lieu du sol terrestre de latitude , expliciter la composante horizontale et la composante verticale du champ magnétique terrestre en fonction de et de .
Exercice 9CCINP Physique-Chimie MP 2025, Q18· Intermédiaire· ≈ 5 min
Justifier que les composantes , et sont nulles. Justifier ensuite que les composantes non nulles des champs émis ne dépendent pas de .
Exercice 10CCINP Physique-Chimie MP 2025, Q19· Application directe· ≈ 3 min
Exprimer l'accélération de l'électron. Définir le moment dipolaire associé à la distribution de charges et donner son amplitude en fonction de , et de .
Corrigés
Exercice 1CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q31
Une ligne de champ magnétique est une courbe tangente en chacun de ses points au vecteur champ magnétique \vec{B}. Dans un plan méridien (\varphi = \text{cste}, soit \mathrm{d}\varphi = 0), le vecteur déplacement élémentaire s'écrit :
\mathrm{d}\vec{\ell} = \mathrm{d}r\,\vec{u}_r + r\,\mathrm{d}\theta\,\vec{u}_\thetaLa colinéarité entre \mathrm{d}\vec{\ell} et \vec{B} se traduit par :
\frac{\mathrm{d}r}{B_r} = \frac{r\,\mathrm{d}\theta}{B_\theta}En utilisant les composantes établies à la question précédente :
B_r = -\frac{2\mu_0 m}{4\pi r^3}\cos\theta \quad \text{et} \quad B_\theta = -\frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\sin\thetaon obtient, après simplification des facteurs communs :
\frac{\mathrm{d}r}{2\cos\theta} = \frac{r\,\mathrm{d}\theta}{\sin\theta} \iff \frac{\mathrm{d}r}{r} = 2\frac{\cos\theta}{\sin\theta}\,\mathrm{d}\theta = 2\frac{\mathrm{d}(\sin\theta)}{\sin\theta}L'intégration directe donne :
\ln r = 2\ln(\sin\theta) + \text{cste} = \ln\left(\sin^2\theta\right) + \text{cste}soit, en notant r_0 la distance maximale atteinte dans le plan équatorial pour lequel \theta = \frac{\pi}{2} :
\boxed{r(\theta) = r_0 \sin^2\theta}Orientation et allure de la ligne de champ :
- À l'équateur (\theta = \pi/2) : B_r = 0 et B_\theta < 0, ce qui indique que le champ \vec{B} est dirigé dans le sens opposé à \vec{u}_\theta, c'est-à-dire vers le pôle Nord géographique.
- Dans l'hémisphère Nord (\theta < \pi/2) : \cos\theta > 0, donc B_r < 0 : le champ \vec{B} rentre vers l'intérieur de la Terre.
- Dans l'hémisphère Sud (\theta > \pi/2) : \cos\theta < 0, donc B_r > 0 : le champ sort de la Terre.
Les lignes de champ sortent donc de l'hémisphère Sud et convergent vers l'hémisphère Nord.
Résultat
Exercice 2X-ENS Physique MP 2022, Q1
D'après l'énoncé, le champ magnétique créé à l'extérieur de la bille aimantée (0) est assimilable à celui d'un dipôle magnétique ponctuel de moment \vec{\mathcal{M}}_0 = \mathcal{M}\,\vec{e}_z, situé à l'origine \mathrm{O}.
Les lignes de champ magnétique d'un dipôle s'obtiennent par l'équation différentielle :
\frac{\mathrm{d}r}{B_r} = \frac{r\,\mathrm{d}\theta}{B_\theta} \iff \frac{\mathrm{d}r}{2\cos\theta} = \frac{r\,\mathrm{d}\theta}{\sin\theta}ce qui s'intègre sous la forme :
r(\theta) = r_0 \sin^2\theta \quad (r_0 > 0)À l'extérieur de l'aimant, les lignes de champ émergent par le pôle Nord (hémisphère supérieur, z > 0, orienté selon \vec{\mathcal{M}}_0) et se referment vers le pôle Sud (hémisphère inférieur, z < 0).
Exercice 3CCINP Physique MP 2021, Q32
Trois échelles de longueur pertinentes interviennent dans l'étude du rayonnement dipolaire :
- d (ou d_{\text{max}}) : la dimension spatiale de la source (taille du dipôle) ;
- \lambda = \frac{2\pi c}{\omega} = cT : la longueur d'onde du rayonnement électromagnétique émis (avec T la période temporelle) ;
- r = OM : la distance du point d'observation M au centre du dipôle.
1. Hypothèse non relativiste et approximation dipolaire :
Hypothèse non relativiste : la charge mobile a une vitesse de l'ordre de v \sim \omega d. L'hypothèse non relativiste impose v \ll c, soit \omega d \ll c, ce qui s'écrit :
d \ll \frac{c}{\omega} \sim \lambdaApproximation dipolaire (retards internes négligés) : le temps de transit de l'information électromagnétique au sein de la source, \tau_{\text{source}} \sim \frac{d}{c}, doit être négligeable devant le temps caractéristique d'évolution de la source, à savoir la période T = \frac{2\pi}{\omega}. Cela conduit également à :
\frac{d}{c} \ll T \iff \boxed{d \ll \lambda}
2. Zone de rayonnement (ou zone d'onde) : Dans cette zone, la distance d'observation r est très grande devant la longueur d'onde émise :
\boxed{\lambda \ll r}À cette distance, les effets de propagation l'emportent sur les effets quasi-statiques : le terme en 1/r dans les champs devient dominant par rapport aux termes d'induction et quasi-statiques en 1/r^2 et 1/r^3. L'onde présente localement une structure d'onde plane progressive.
3. Approximation de source quasi-ponctuelle : Pour observer le rayonnement d'ensemble de la source et négliger les effets de géométrie locale, la distance d'observation doit être grande devant la taille de la source :
\boxed{d \ll r}Cette condition est automatiquement assurée dès lors que les deux précédentes sont remplies.
En résumé, ces approximations se traduisent par la hiérarchie d'échelles de longueur :
\boxed{d \ll \lambda \ll r}Résultat
Exercice 4X-ENS Physique MP 2020, Q15
La sphère de rayon R_0 porte la charge totale +e uniformément répartie en volume, soit une densité volumique de charge :
\rho = \frac{e}{\frac{4}{3}\pi R_0^3}.La distribution présente une symétrie sphérique par rapport au centre \mathrm{O}. Le champ électrostatique \vec{E}_{\mathrm{sph}}(\vec{r}) est donc purement radial et ne dépend que de la distance r = \|\vec{r}\| : \vec{E}_{\mathrm{sph}}(\vec{r}) = E(r)\vec{e}_r.
Appliquons le théorème de Gauss à travers une sphère \Sigma centrée en \mathrm{O} et de rayon r \leqslant R_0 :
\iint_{\Sigma} \vec{E}_{\mathrm{sph}} \cdot \mathrm{d}\vec{S} = E(r) \times 4\pi r^2 = \frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0} = \frac{\rho \times \frac{4}{3}\pi r^3}{\varepsilon_0} = \frac{e}{\varepsilon_0}\frac{r^3}{R_0^3}.Le champ électrostatique à l'intérieur de la sphère s'écrit donc :
\vec{E}_{\mathrm{sph}}(\vec{r}_{\mathrm{e}}) = \frac{e}{4\pi\varepsilon_0 R_0^3} \vec{r}_{\mathrm{e}}.La force électrostatique subie par l'électron de charge -e placé en \vec{r}_{\mathrm{e}} est alors :
\vec{F}_{\mathrm{el}} = -e \vec{E}_{\mathrm{sph}}(\vec{r}_{\mathrm{e}}) = -\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R_0^3}\vec{r}_{\mathrm{e}}.Cette force est bien proportionnelle et opposée au déplacement \vec{r}_{\mathrm{e}} : c'est une force de rappel élastique linéaire de la forme \vec{F}_{\mathrm{el}} = -k_{\mathrm{el}}\vec{r}_{\mathrm{e}}, avec :
\boxed{k_{\mathrm{el}} = \frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 R_0^3}}L'équation du mouvement de l'électron libre de toute autre sollicitation s'écrit m_{\mathrm{e}}\ddot{\vec{r}}_{\mathrm{e}} + k_{\mathrm{el}}\vec{r}_{\mathrm{e}} = \vec{0}, soit \ddot{\vec{r}}_{\mathrm{e}} + \omega_0^2\vec{r}_{\mathrm{e}} = \vec{0}, où la pulsation caractéristique associée vérifie k_{\mathrm{el}} = m_{\mathrm{e}}\omega_0^2 :
\boxed{\omega_0 = \sqrt{\frac{k_{\mathrm{el}}}{m_{\mathrm{e}}}} = \sqrt{\frac{e^2}{4\pi\varepsilon_0 m_{\mathrm{e}} R_0^3}}}Application numérique :
Avec 2R_0 = 0{,}1\text{ nm}, soit R_0 = 5\times 10^{-11}\text{ m}, et \dfrac{1}{4\pi\varepsilon_0} \approx \dfrac{1}{4\pi \times 8{,}9\times 10^{-12}} \approx 9\times 10^9\text{ F}^{-1}\cdot\text{m} :\begin{aligned} k_{\mathrm{el}} &\approx 9\times 10^{9} \times \frac{(1{,}6\times 10^{-19})^2}{(5\times 10^{-11})^3} = 9\times 10^{9} \times \frac{2{,}6\times 10^{-38}}{1{,}25\times 10^{-31}} \approx 2\times 10^3\text{ N}\cdot\text{m}^{-1}, \\ \omega_0 &\approx \sqrt{\frac{2\times 10^3}{9{,}1\times 10^{-31}}} \approx \sqrt{2\times 10^{33}} \approx 4\times 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}. \end{aligned}\boxed{\omega_0 \approx 4\times 10^{16}\text{ rad}\cdot\text{s}^{-1}}Résultat
Exercice 5X-ENS Physique MP 2020, Q20
L'équation différentielle établie à la question Q19 s'écrit en représentation complexe :
\frac{\mathrm{d}^2\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t^2} + \Gamma\frac{\mathrm{d}\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t} + \omega_0^2\,\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}} = -\frac{e}{m_{\mathrm{e}}}\underline{\vec{E}}(\vec{r},t)où le champ électrique excitateur au niveau de l'atome est \underline{\vec{E}}(\vec{r},t) = \underline{\vec{E}}(\vec{r})\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}.
En régime sinusoïdal forcé, on injecte la forme recherchée \underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}}(t) = \underline{\vec{r}}_{\mathrm{e},0}\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}. Les dérivées temporelles successives s'expriment par :
\begin{aligned} \frac{\mathrm{d}\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t} &= -\mathrm{i}\omega\,\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e},0}\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \\ \frac{\mathrm{d}^2\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}}}{\mathrm{d}t^2} &= -\omega^2\,\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e},0}\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t} \end{aligned}En substituant dans l'équation différentielle et en simplifiant par \mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}, il vient :
\left(\omega_0^2 - \omega^2 - \mathrm{i}\Gamma\omega\right)\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e},0} = -\frac{e}{m_{\mathrm{e}}}\underline{\vec{E}}(\vec{r})On en déduit l'amplitude complexe du déplacement de l'électron :
\boxed{\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e},0} = -\frac{e}{m_{\mathrm{e}}\left(\omega_0^2 - \omega^2 - \mathrm{i}\Gamma\omega\right)}\underline{\vec{E}}(\vec{r})}Le moment dipolaire de l'atome est défini par \underline{\vec{d}}_{\mathrm{at}}(t) = -e\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e}}(t) = -e\underline{\vec{r}}_{\mathrm{e},0}\mathrm{e}^{-\mathrm{i}\omega t}. On obtient directement :
\boxed{\underline{\vec{d}}_{\mathrm{at}}(t) = \frac{e^2}{m_{\mathrm{e}}\left(\omega_0^2 - \omega^2 - \mathrm{i}\Gamma\omega\right)}\underline{\vec{E}}(\vec{r},t)}Résultat
Exercice 6CCINP Physique MP 2026, Q31
L'ordre de grandeur de la taille d'un atome (diamètre typique ou dimension du cortège électronique) est :
a_{\text{atome}} \sim 10^{-10}\text{ m} = 0{,}1\text{ nm}\quad (1\text{ \AA}).Pour un rayonnement ultra-violet de longueur d'onde dans le vide \lambda \sim 200\text{ nm} = 2\cdot 10^{-7}\text{ m}, le rapport des échelles spatiales vaut :
\frac{a_{\text{atome}}}{\lambda} \sim \frac{10^{-10}}{2\cdot 10^{-7}} \approx 5\cdot 10^{-4} \ll 1.La variation spatiale de la phase du champ électrique sur une distance de l'ordre de la taille atomique \Delta z \sim a_{\text{atome}} s'écrit :
\Delta \varphi = k\,\Delta z \sim \frac{2\pi}{\lambda}\,a_{\text{atome}} \approx 2\pi \times 5\cdot 10^{-4} \approx 3\cdot 10^{-3}\text{ rad} \ll 1.Par conséquent, sur toute l'étendue de l'atome, le terme spatial d'onde vérifie :
e^{-\iota k z} \simeq 1 \quad \text{soit} \quad \vec{E}(z,t) \simeq \vec{E}(0,t).\boxed{\text{Le champ électrique est spatialement uniforme à l'échelle atomique.}}Résultat
Exercice 7CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q30
Le point M est repéré par son vecteur position :
\vec{r} = \overrightarrow{OM} = r\,\vec{u}_rLe vecteur unitaire \vec{u}_z de l'axe des pôles se projette dans la base sphérique sous la forme :
\vec{u}_z = \cos\theta\,\vec{u}_r - \sin\theta\,\vec{u}_\thetaD'après l'énoncé, le moment dipolaire s'écrit \vec{m} = -m\,\vec{u}_z (avec m > 0), soit :
\vec{m} = -m\cos\theta\,\vec{u}_r + m\sin\theta\,\vec{u}_\thetaLe produit scalaire avec le vecteur position \vec{r} = r\,\vec{u}_r vaut :
\vec{m}\cdot\vec{r} = -m\,r\cos\thetaCalculons le numérateur de l'expression intrinsèque du champ dipolaire :
\begin{aligned} 3(\vec{m}\cdot\vec{r})\vec{r} - r^2\vec{m} &= 3(-m\,r\cos\theta)(r\,\vec{u}_r) - r^2\left(-m\cos\theta\,\vec{u}_r + m\sin\theta\,\vec{u}_\theta\right) \\ &= -3m\,r^2\cos\theta\,\vec{u}_r + m\,r^2\cos\theta\,\vec{u}_r - m\,r^2\sin\theta\,\vec{u}_\theta \\ &= -2m\,r^2\cos\theta\,\vec{u}_r - m\,r^2\sin\theta\,\vec{u}_\theta \end{aligned}En injectant dans l'expression du champ magnétique :
\vec{B}(M) = \frac{\mu_0}{4\pi}\frac{3(\vec{m}\cdot\vec{r})\vec{r} - r^2\vec{m}}{r^5} = -\frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\left(2\cos\theta\,\vec{u}_r + \sin\theta\,\vec{u}_\theta\right)On en déduit immédiatement les trois composantes du champ magnétique dans la base sphérique :
\boxed{ B_r = -\frac{2\mu_0 m}{4\pi r^3}\cos\theta, \quad B_\theta = -\frac{\mu_0 m}{4\pi r^3}\sin\theta, \quad B_\varphi = 0 }Résultat
Exercice 8CCINP Physique-Chimie MP 2026, Q32
La latitude d'un point à la surface de la Terre est reliée à la colatitude \theta par :
\theta = \frac{\pi}{2} - \LambdaOn en déduit immédiatement les relations trigonométriques :
\begin{aligned} \cos\theta &= \cos\left(\frac{\pi}{2} - \Lambda\right) = \sin\Lambda \\ \sin\theta &= \sin\left(\frac{\pi}{2} - \Lambda\right) = \cos\Lambda \end{aligned}D'après le résultat de la question Q30, le champ magnétique créé par le dipôle \vec{m} = -m\vec{u}_z en coordonnées sphériques s'écrit pour r = R_T :
\begin{aligned} B_r(R_T, \theta) &= -\frac{2\mu_0 m}{4\pi R_T^3} \cos\theta = -\frac{2\mu_0 m}{4\pi R_T^3} \sin\Lambda \\ B_\theta(R_T, \theta) &= -\frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3} \sin\theta = -\frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3} \cos\Lambda \\ B_\varphi &= 0 \end{aligned}Définissons le repère local terrestre au point M :
- Le vecteur unitaire vertical ascendant est \vec{u}_r (vers le zénith).
- Le vecteur unitaire horizontal dirigé vers le Sud géographique est \vec{u}_\theta (puisque \theta croît du pôle Nord vers le pôle Sud), le vecteur unitaire dirigé vers le Nord magnétique et géographique est donc \vec{u}_{\mathrm{Nord}} = -\vec{u}_\theta.
La composante horizontale \vec{B}_h, tangente au sol terrestre, est orientée vers le Nord géographique :
\vec{B}_h = B_\theta \vec{u}_\theta = -B_\theta \vec{u}_{\mathrm{Nord}} = B_h \vec{u}_{\mathrm{Nord}}soit une composante horizontale :
\boxed{B_h = \frac{\mu_0 m}{4\pi R_T^3}\cos\Lambda}La composante verticale locale, projetée sur l'axe vertical ascendant \vec{u}_r, s'écrit :
\boxed{B_{v,\mathrm{asc}} = B_r = -\frac{2\mu_0 m}{4\pi R_T^3}\sin\Lambda}Si l'on adopte la convention usuelle en géomagnétisme où la composante verticale B_v est comptée positivement vers le bas (axe orienté vers le centre de la Terre, selon -\vec{u}_r) :
\boxed{B_{v,\mathrm{desc}} = -B_r = \frac{2\mu_0 m}{4\pi R_T^3}\sin\Lambda}Résultat
Exercice 9CCINP Physique-Chimie MP 2025, Q18
Soit un point d'observation M(r, \theta, \varphi). Notons \Pi_M le plan méridien passant par M et contenant l'axe Oz. Dans la base sphérique locale (\vec{e}_r, \vec{e}_\theta, \vec{e}_\varphi), ce plan est engendré par les vecteurs \vec{e}_r et \vec{e}_\theta, tandis que le vecteur \vec{e}_\varphi lui est orthogonal :
\Pi_M = (M, \vec{e}_r, \vec{e}_\theta), \quad \vec{e}_\varphi \perp \Pi_M.1. Propriétés de symétrie
- La charge +e est fixe en O \in Oz.
- L'électron de charge -e se déplace exclusivement le long de l'axe Oz, avec une vitesse \vec{v}(t) = \frac{\mathrm{d}\overrightarrow{OP}}{\mathrm{d}t} = -l\omega\sin(\omega t)\,\vec{e}_z.
Toutes les charges et tous les courants sont portés par l'axe Oz, qui est contenu dans le plan \Pi_M. La réflexion par rapport au plan \Pi_M laisse invariantes les positions des charges et ne modifie pas les vecteurs vitesses : \Pi_M est donc un plan de symétrie de la distribution de charges \rho et de la distribution de courants \vec{\jmath}.
D'après les propriétés de transformation des champs :
Le champ électrique \vec{E}, vecteur polaire, est contenu dans tout plan de symétrie de ses sources :
\vec{E}(M) \in \Pi_M \implies \vec{E}(M) \cdot \vec{e}_\varphi = 0 \iff \boxed{E_\varphi = 0}Le champ magnétique \vec{B}, vecteur axial (pseudovecteur), est orthogonal à tout plan de symétrie de ses sources :
\vec{B}(M) \perp \Pi_M \implies \vec{B}(M) \parallel \vec{e}_\varphi \iff \boxed{B_r = 0 \quad \text{et} \quad B_\theta = 0}
2. Invariance par rotation La distribution de charges et de courants est strictement confinée sur l'axe Oz. Elle est donc invariante par toute rotation d'angle quelconque autour de l'axe Oz, c'est-à-dire par changement de l'angle azimutal \varphi \to \varphi + \delta\varphi.
Par invariance des sources, les composantes des champs projetées sur la base locale sphérique ne dépendent pas de l'angle \varphi :
\boxed{\frac{\partial E_r}{\partial \varphi} = 0, \quad \frac{\partial E_\theta}{\partial \varphi} = 0, \quad \frac{\partial B_\varphi}{\partial \varphi} = 0}Résultat
Exercice 10CCINP Physique-Chimie MP 2025, Q19
1. Expression de l'accélération de l'électron
Le vecteur position de l'électron au point P est donné par :
\vec{\mathrm{OP}}(t) = l\cos(\omega t)\,\vec{e}_zEn dérivant deux fois par rapport au temps t dans le référentiel d'étude, on obtient successivement la vitesse puis l'accélération de l'électron :
\begin{aligned} \vec{v}(t) &= \frac{\mathrm{d}\vec{\mathrm{OP}}}{\mathrm{d}t} = -l\omega\sin(\omega t)\,\vec{e}_z \\ \vec{a}(t) &= \frac{\mathrm{d}\vec{v}}{\mathrm{d}t} = -l\omega^2\cos(\omega t)\,\vec{e}_z \end{aligned}\boxed{\vec{a}(t) = -l\omega^2\cos(\omega t)\,\vec{e}_z = -\omega^2\,\vec{\mathrm{OP}}(t)}2. Définition du moment dipolaire électrique
Par définition, le moment dipolaire électrique associé à une distribution discrète de charges \{q_i\} situées aux points M_i est :
\vec{p}(t) = \sum_i q_i\,\vec{\mathrm{OM}}_iPour le dipôle constitué de la charge fixe +e en O et de l'électron de charge -e en P, il vient :
\vec{p}(t) = (+e)\,\vec{0} + (-e)\,\vec{\mathrm{OP}}(t) = -e l\cos(\omega t)\,\vec{e}_zEn posant \vec{p}(t) = \vec{p}_0\cos(\omega t), le vecteur amplitude du moment dipolaire s'écrit :
\boxed{\vec{p}_0 = -e l\,\vec{e}_z}3. Amplitude p_0 en fonction de e, \omega et a
L'amplitude du moment dipolaire est la norme de \vec{p}_0 :
p_0 = \|\vec{p}_0\| = e lL'amplitude du module de l'accélération de l'électron vaut :
a = \|\vec{a}\|_{\max} = l\omega^2 \implies l = \frac{a}{\omega^2}On en déduit l'expression de l'amplitude p_0 :
\boxed{p_0 = \frac{e a}{\omega^2}}Résultat
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