Agrégation physique externe 2025, épreuve 2Sujet et rapport du jury
Agrégation externe section physique-chimie option physique - Sujet de la seconde épreuve écrite de la session 2025
- Chimie des solutions aqueuses (titrages, oxydoréduction)
- Thermodynamique chimique (grandeurs de réaction, équilibres)
- Cinétique chimique
- Électrochimie (courbes courant-potentiel, corrosion)
- Chimie organique et stéréochimie
- Structure de la matière et spectroscopies (RMN, IR)
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- Corrigé : pas encore disponible
Présentation du sujet
DifficileLes chimistes font leur cinéma : chimie des effets spéciaux, de la foudre à l'ordinateur quantiqueAfficher ou masquer la section
Présentation du sujet
DifficileLe sujet de composition de chimie de l'agrégation externe, option physique, explore les liens entre chimie et cinéma. Il comporte quatre parties indépendantes : les conséquences d'impacts de foudre (chimie des solutions aqueuses et thermodynamique), la chimie des effets spéciaux (thermodynamique d'une réaction explosive, corrosion du fer, cinétique de décomposition d'un polymère), la synthèse de l'adrénaline (chimie organique et stéréochimie), et la conception d'un ordinateur quantique (structure de la matière et spectroscopies).
- 1Première partie : les conséquences d'impacts de foudreÉtudier le dosage et la formation d'ozone liés à un impact de foudre, en mobilisant la chimie des solutions aqueuses et la thermodynamique chimique.
- 2Deuxième partie : la chimie des effets spéciauxÉtudier la thermodynamique d'une réaction explosive, la corrosion du fer et la cinétique de décomposition d'un polymère.
- 3Troisième partie : la synthèse de l'adrénalineÉtudier la synthèse organique de l'adrénaline et ses aspects stéréochimiques.
- 4Quatrième partie : la réalisation d'un ordinateur quantiqueÉtudier des éléments de conception d'un ordinateur quantique à partir de la structure de la matière et de spectroscopies.
Difficile. Le rapport indique une moyenne de 7,4/20 pour l'ensemble des candidats ayant composé, avec des taux de réussite par question souvent très faibles sur les parties 2 et 4 (parfois inférieurs à 10 %), tandis que la première partie et le début de la troisième ont été abordés avec davantage de réussite.
L'épreuve en chiffres
Moyenne 7,4 / 20Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
- Moyenne
- 7,4/ 20
Source : rapport du jury. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesNon-respect de la règle de l'octet dans les structures de Lewis · Confusion entre enthalpie et énergie interne pour une transformation adiabatique isochore · Confusion entre réactif limitant et bilan de matière non identifiéAfficher ou masquer la section
Ce qu'a observé le jury
5 erreurs relevéesToutes les parties et sous-parties, indépendantes, ont permis aux candidats de valoriser des connaissances diversifiées et toutes les questions ont été abordées au moins une fois. Chaque partie commence par des questions de cours ou d'application directe avant de monter en difficulté. La deuxième partie a donné lieu à des réalisations contrastées avec des connaissances en thermodynamique souvent insuffisantes, la troisième partie, très abordable, a permis des réalisations honorables malgré des lacunes disciplinaires basiques, et la quatrième partie, essentiellement qualitative, a été assez peu abordée mais bien valorisée quand elle l'a été.
Les erreurs les plus sanctionnées
- 1Non-respect de la règle de l'octet dans les structures de LewisQ1
De nombreuses erreurs sont commises sur les structures de Lewis, notamment un non-respect de la règle de l'octet pour des éléments de la deuxième période, la formule de Lewis de NO2 étant fausse dans plus de deux tiers des copies.
« aucun élément de la deuxième période ne saurait être hypervalent »
- 2Confusion entre enthalpie et énergie interne pour une transformation adiabatique isochoreQ17-Q20
De nombreux candidats identifient bien une transformation adiabatique mais cherchent à la traiter comme une flamme isobare, alors qu'il fallait utiliser l'énergie interne et non l'enthalpie.
- 3Confusion entre réactif limitant et bilan de matière non identifiéQ14
À la question 14, l'identification du réactif limitant, préalable à tout bilan de matière, est rare, et cette question ouverte n'est abordée que très superficiellement par la plupart des candidats.
- 4Flèches courbes mal utilisées en mécanisme réactionnelQ41
Dans l'écriture des mécanismes de la partie organique, il est rappelé que les flèches courbes doivent partir d'un doublet et non d'un atome, et que la réalisation simultanée de plusieurs modifications est à proscrire.
« les flèches courbes partent d'un doublet dans un mécanisme et non d'un atome »
- 5Principe de Le Châtelier utilisé au lieu de l'enthalpie libreQ10
La justification de l'influence de la pression sur un équilibre repose souvent sur le principe de Le Châtelier, qui ne figure plus dans les programmes de CPGE, plutôt que sur l'enthalpie libre de réaction.
« qui ne figure plus dans les programmes de CPGE »
Ce qui a été bien réussi
- La première partie a été abordée avec réussite par les candidats, bien que certaines questions simples posent encore des difficultés.
- L'écriture de l'équation de réaction et le calcul de sa constante d'équilibre (Q4) sont en général correctement traités.
- La question 33, sur la protection contre la corrosion, est correctement traitée.
- La question 39, sur les règles de Cahn-Ingold-Prelog, est généralement bien traitée.
Conseils du jury
- Ne pas recopier les questions de l'énoncé mais y répondre de manière précise et concise, en justifiant son propos.
- Bien lire les questions jusqu'au bout et s'assurer que la réponse correspond exactement à ce qui est demandé, sans chercher à devancer l'énoncé.
- Mener les calculs littéraux avant les applications numériques et rester vigilant à chaque étape, notamment sur les unités.
- Préciser systématiquement l'état physique des espèces chimiques dans l'écriture des équations de réaction.
Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.
Description
Sujet officiel Agrégation externe en physique, session 2025.
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AGRÉGATION
CONCOURS EXTERNE
Section : PHYSIQUE-CHIMIE
Option : PHYSIQUE
Le fait de rendre une copie blanche est éliminatoire
INFORMATION AUX CANDIDATS

Les chimistes font leur cinéma
Tony Stark, Avengers Endgame
Sauf mention contraire, on utilisera les unités du système international. Sauf indication contraire, les transformations sont étudiées sous la pression de
Première partie - Les conséquences d'impacts de foudre
Deuxième partie - La chimie des effets spéciaux
- A- Les impacts de balles
- B- La durabilité d'un acier
- C- La simulation d'une attaque acide
Quatrième partie - La réalisation d'un ordinateur quantique
Données
| Elément | H | C | N | O | Na | Mg | S |
| Numéro atomique | 1 | 6 | 7 | 8 | 11 | 12 | 16 |
| Ligne-colonne | 1-1 | 2-14 | 2-15 | 2-16 | 3-1 | 3-2 | 3-16 |
| Masse molaire
|
1,008 | 12,011 | 14,007 | 15,999 | 22,990 | 24,305 | 32,065 |
| Électronégativité
|
2,20 | 2,55 | 3,04 | 3,44 | 0,93 | 1,31 | 2,58 |
| Elément | K | Mn | Fe | Cu | Zn | Br | I |
| Numéro atomique | 19 | 25 | 26 | 29 | 30 | 35 | 53 |
| Ligne-colonne | 4-1 | 4-7 | 4-8 | 4-11 | 4-12 | 4-17 | 5-17 |
| Masse molaire
|
39,098 | 54,938 | 55,845 | 63,546 | 65,409 | 79,904 | 126,90 |
| Electronégativité
|
0,82 | 1,55 | 1,83 | 1,90 | 1,65 | 2,96 | 2,66 |
D2. Constantes fondamentales
Constante d'Avogadro :
Constante de Boltzmann :
Constante de Planck :
Célérité de la lumière dans le vide :
Charge élémentaire de l'électron :
Constante de Faraday :
D3. Données thermodynamiques à 298 K
| Espèce chimique | Phase |
|
|
|
|
|
Gaz | 191,61 | - | 29,12 |
|
|
Gaz | 205,15 | - | 29,38 |
| NO | Gaz | 210,76 | 90,29 | 29,86 |
|
|
Gaz | 240,04 | 33,10 | 36,97 |
|
|
Gaz | 238,92 | 142,67 | 39,22 |
|
|
Gaz | 213,79 | - 393,52 | 37,12 |
| CO | Gaz | 197,66 | - 110,53 | 29,15 |
|
|
Gaz | 188,84 | - 241,826 | 33,59 |
|
|
Solide | 115,06 | - 376,56 | 142,3 |
|
|
Liquide | 101,0 |
Enthalpie standard de fusion de
D4. Relation de Mayer pour les gaz parfaits
| Espèce chimique |
|
|
Autres gaz |
| Fraction molaire | 0,21 | 0,78 | 0,01 |
| Couple |
|
|
|
-0,45 |
|
|
0 |
|
|
0,09 |
|
|
0,54 |
|
|
1,23 |
|
|
2,08 |
| Espèce |
|
|
|
| Masse volumique (
|
|
|
|
| Pictogrammes | Phrases de danger | |
![]() ![]() |
H225 - Liquide et vapeurs très inflammables H319 - Provoque une sévère irritation des yeux H336 - Peut provoquer somnolence ou vertiges EUH066 - L'exposition répétée peut provoquer dessèchement et gerçures de la peau |
| Couple |
|
|
|
38 |
|
|
35 |
|
|
25 |
| 21 | |
| cyclohexanol / cyclohexanolate | 16 |
|
|
14,0 |
|
|
10,7 |
|
|
10,3 |
| 9,9 | |
| phénol / phénolate | |
|
|
6,3 |
| pyridinium / pyridine | 5,2 |
| acide tartrique et bases conjuguées | 3,0 et 4,4 |
| Nom | Abréviation | Formule |
| benzyl | Bn | |
| diméthylsulfoxyde | DMSO | |
| éthyl | Et |
|
|
3200-3550 | 3300-3400 | 1780-1820 | 1600-1670 |
| Aspect | Intense large | Moyenne | Intense | Faible moyenne |
| Groupe | O-H alcool | N-H amine | C=O | C=C |
| Mode de vibration | Elongation | Elongation | Élongation | Élongation |
D12.1. Extrait de table des déplacements chimiques
| Groupe fonctionnel | Déplacement chimique (ppm) |
|
|
~1 |
|
|
1-2 |
| CH saturé | 1-2 |
|
|
2,0-2,7 |
|
|
1,9-2,7 |
|
|
3,5-4 |
|
|
4,5-6 |
| HC= | 4,5-7,5 |
|
|
5-8 |
| RCHO | 9,5-10 |
| Structure chimique | ![]() |
||||
| |/нн| (Hz) | 10-16 | 0-3 | 2-9 | 8-11 | 14-16 |

Première partie - Les conséquences d'impacts de foudre
La chimie atmosphérique est complexe, et la foudre la perturbe fortement. En particulier, l'apport d'énergie par les éclairs contribue aux cycles de l'azote et de l'oxygène en modifiant les teneurs en oxydes d'azote
L'atmosphère est composée de cinq couches. Par souci de simplicité, l'étude sera limitée à la troposphère, celle située le plus près du sol terrestre. Sa température est considérée comme constante et uniforme, et sa composition chimique supposée fixe.
Lorsqu'un éclair traverse la troposphère, la totalité de la matière est à tout le moins atomisée et, pour plus de 75%, ionisée (B.C. Gibb, Nature Chemistry, 677-679, 2019). On estime qu'au niveau du point d'impact, la température peut s'élever jusqu'à 30000 °C. La recombinaison des entités chimiques excitées forme, entre autres, le monoxyde d'azote NO, le dioxyde d'azote
- Donner les structures électroniques des atomes d'azote et d'oxygène dans leur état fondamental. Proposer une structure de Lewis plausible pour
NO_2 (l'atome d'azote est central) et pourO_3 (molécule non cyclique).
La première méthode, encore utilisée aujourd'hui, consiste à imbiber un papier amidonné de solution d'iodure de potassium en milieu acide. Cette solution sert d'indicateur coloré pour identifier la présence d'ozone dans l'air.
2. Justifier, à partir des structures tridimensionnelles, que la solubilité de l'ozone dans l'eau est nettement supérieure à celle du dioxygène.
3. En déterminant les degrés d'oxydation de l'oxygène, indiquer l'obstacle que les élèves peuvent rencontrer par l'écriture du couple d'oxydoréduction impliquant l'ozone sous la forme
4. Écrire l'équation de la réaction chimique qui se produit sur le papier imbibé de solution d'iodure de potassium en présence d'ozone. Déterminer la valeur de sa constante d'équilibre. Justifier l'intérêt de cette méthode pour identifier la présence d'ozone dans l'air.
(
5. Montrer que la teneur en ozone ne dépassait alors pas le seuil de recommandation. Proposer une méthode pour repérer l'équivalence lors du titrage.

- Rappeler le principe de la spectroscopie UV-visible ainsi que la loi de Beer-Lambert et son domaine de validité. Estimer, en expliquant, la longueur d'onde à laquelle le détecteur doit être réglé pour réaliser la mesure de la quantité d'ozone dans l'air.
7. Estimer la masse d'ozone produite par un éclair dans un mètre cube d'air. Indiquer si le seuil d'alerte aurait été dépassé le 16 juin 2023 si la tour Eiffel avait été frappée par la foudre juste après 19 h.
On considère un système chimique siège d'une transformation chimique quelconque, pour lequel on détermine la grandeur d'état extensive
8. Rappeler la définition de la grandeur de réaction
9. Donner, en justifiant, les valeurs des enthalpies standard de formation de
- Déterminer, en expliquant le raisonnement, l'influence de la pression sur chacun des équilibres (1), (2) et (3).
- Rappeler la définition de l'enthalpie libre
G à partir de l'enthalpie et de l'entropie. Donner l'expression de l'enthalpie libre standard de la réaction (2) ainsi que ses valeurs à 298 K et 20000 K dans le cadre de l'approximation d'Ellingham.
On donne pour la réaction (1) :Δ_r G_1^∘ = 180, 58 − 0, 025 × T enkJ ⋅ mol^(− 1) . - Indiquer, en justifiant, pour chacun de ces deux équilibres, si le sens direct est favorisé à basse ou à haute température.
- Calculer les températures d'inversion pour les équilibres (1) et (2). Proposer, en s'appuyant sur les résultats précédents, une explication de la formation d'ozone faisant suite à un éclair. On admettra que, dans les conditions qui suivent un éclair, la réaction (3) peut être considérée comme quantitative.
On modélise la première étape de la transformation chimique par l'équilibre (1). On considère que l'éclair se traduit par un apport d'énergie thermique d'environ
14. Estimer dans ces conditions la masse maximale d'ozone produite par Mjöllnir.
La résolution de cette question nécessite des prises d'initiative de la part des candidats ; toute démarche correctement engagée, même si elle n'est pas aboutie, sera valorisée.
Deuxième partie - La chimie des effets spéciaux
A- Les impacts de balles
On admet que cette transformation nécessite un apport énergétique pour s'amorcer mais qu'une fois lancée, elle se produit très rapidement (sans transfert thermique et sans dilatation) jusqu'à épuisement du réactif limitant.
On donne pour (5) :
15. Commenter les signes de l'enthalpie standard de réaction et de l'entropie standard de réaction de (5). Indiquer, en justifiant l'obstacle susceptible d'être rencontré par des élèves, s'il est légitime de considérer cette transformation comme totale plutôt qu'équilibrée.
16. Justifier, par un raisonnement qualitatif, le caractère explosif de la transformation modélisée par la réaction (5).
17. Expliquer en quoi l'hypothèse d'une transformation adiabatique et isochore permet de déterminer les température et pression maximales qu'il est possible d'atteindre. Appliquer le premier principe de la thermodynamique au contenu du tube pour la transformation envisagée avec cette hypothèse.
18. Exprimer et calculer l'énergie interne standard de réaction de la réaction (5).
- Préciser les conditions d'utilisation de la relation (7). Indiquer de quelles variables dépend l'énergie interne pour un gaz parfait et pour une phase condensée indilatable et incompressible. Proposer alors une suite fictive de transformations permettant d'exprimer la température finale du système, siège de la transformation étudiée. On supposera ici que tout le sulfure de potassium produit reste à l'état solide.
### constantes
R = 8.314
# état initial
TO = 298
V_tube = 1.75e-6
# avancement maximal
xiMax = 5.e-3
# état final
rho K2S = 1810
M_K2S = 110.26
m_K2S = 2*xiMax*M_K2S*1.e-3
V_final = V_tube - m_K2S/rho_K2S
# Nombre de moles de gaz produit par mol d'avancement
nuGaz = 11
# Données thermodynamiques
DH = -1790.4
DS = 1984.5
CV_N2 = 29.12 - R
CV H2O = 33.59 - R
CV_CO = 29.15 - R
CV_CO2 = 37.12 - R
CV_K2S = 142.3
### Calcul de l'énergie interne standard de réaction
DU = DH - R*T0*nuGaz*1.e-3
print ("DrU = ", "{:.2e}".format(DU), " kJ/mol")
### Calcul des température et pression finales
DT =
Tf = TO+DT
pf = xiMax*nuGaz*R*Tf/V_final
print ("Tf = ", "{:.2e}".format(Tf), " K")
print ("Pf = ", "{:.2e}".format(pf*1.e-5), " Bar")
- Calculer, en justifiant les éventuelles nouvelles hypothèses faites, la température finale maximale qu'il est possible d'atteindre lors de la transformation étudiée. Compléter la ligne 35 du script, permettant de calculer cette température finale.
- Commenter le résultat obtenu, sachant que la température de fusion du sulfure de potassium est
T_(fus) = 840^∘C sous la pression atmosphérique.
22. Calculer la pression finale maximale qu'il est possible d'atteindre lors de la transformation. Indiquer si ce résultat est en accord avec l'utilisation de ce dispositif pour simuler un impact de balle.
23. En admettant que le volume d'un airbag est environ
24. On veut ramener le volume initial à moins de 1 mL : proposer alors des masses de réactifs à introduire dans le tube.
B- La durabilité d'un acier
Pour cela, on s'appuie sur les courbes courant - potentiel car elles modélisent à la fois l'aspect thermodynamique et l'aspect cinétique des transformations envisagées.
25. Schématiser sur la copie le montage à réaliser pour tracer expérimentalement les courbes courant - potentiel. Préciser le rôle de chaque électrode.
26. Définir les notions de systèmes rapides et de systèmes lents. Représenter sur la copie les allures de courbes courant - potentiel illustrant ces deux types de systèmes. Indiquer les éventuels surpotentiels et préciser leurs signes.
27. Proposer, en expliquant qualitativement, deux facteurs susceptibles d'influencer la cinétique du transfert électronique à une interface métal-solution.
28. Préciser, pour le couple
29. Préciser la nature de l'électrode lorsqu'un phénomène de corrosion du fer est envisagé dans les conditions données. Écrire les demi-équations électroniques mises en jeu. Estimer graphiquement le surpotentiel cathodique pour le couple
30. SUR L'ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE, compléter la figure 2 en identifiant les demiréactions des différentes vagues pour les couples
31. Rappeler ce qu'est la passivation. Préciser s'il est possible de protéger un métal de la corrosion par une couche de peinture. Proposer une autre méthode de protection des métaux à la corrosion.
32. Justifier, en s'appuyant sur la figure 2, que recouvrir une arme en acier d'un film de polyaniline constitue une protection adaptée contre la corrosion.
C- La simulation d'une attaque acide
33. Identifier les pictogrammes de la fiche de sécurité de la propanone présente dans les données (D8). Indiquer les précautions à prendre lorsqu'on manipule de la propanone.
L'échantillon de polystyrène est placé dans un autoclave en présence de 100 mL de propanone. L'expérience se produit sous atmosphère inerte de diazote et on chauffe le système, jusqu'à une température finale notée
- Interpréter la forme de la relation (12) au niveau du premier cycle de l'enseignement supérieur. Préciser ce que représentent les paramètres
A, n etE_a ainsi que leurs dimensions.
35. Préciser en quoi la polydispersité, ainsi que son évolution lors de la décomposition du polymère, impose d'utiliser l'évolution de sa masse plutôt que de sa quantité de matière.
36. Montrer que, en considérant que l'avancement final n'est nul qu'à température égale à 0 K :
- Proposer une explication qualitative permettant de supposer que
n = 1 . Proposer une simplification de la relation (15) et une méthode permettant de déterminer les paramètresE_a etA à l'aide de données (non analysées ici) de taux de conversion final en fonction de la température finale.
38. Commenter l'hypothèse de modélisation de la transformation à l'aide de la relation (12). Expliquer enfin pourquoi il est nécessaire d'utiliser de la propanone chauffée.

Troisième partie - La synthèse de l'adrénaline
Le stéréoisomère actif de l'adrénaline est le
39. Représenter, en justifiant, le stéréoisomère biologiquement actif de l'adrénaline. Préciser la relation entre les stéréoisomères de configuration de l'adrénaline.
|
|
intégration | multiplicité | constantes de couplage (Hz) |
| 2,29 | 3 H | singulet | |
| 2,49 | 1 H | doublet de doublet | 12,0 et 4,3 |
| 2,52 | 1 H | doublet de doublet | 12,0 et 8,3 |
| 4,44 | 1 H | doublet de doublet | 8,3 et 4,3 |
| 6,55-6,72 | 3 H | massif |
- Analyser ce spectre en attribuant les différents signaux aux atomes d'hydrogène qui résonnent, sachant que les signaux des noyaux des atomes d'hydrogène liés aux atomes d'oxygène et d'azote ne sont pas indiqués. Justifier brièvement.

- Justifier que le
pK_A du couple phénol / phénolate est nettement inférieur à celui du couple cyclohexanol / cyclohexanolate (voir données D9). Proposer une base adaptée et un mécanisme pour la transformation de A en B.
42. Rappeler l'équation de la réaction de formation d'un organomagnésien mixte. Préciser les précautions à prendre au cours de cette préparation en justifiant brièvement.
43. Justifier le choix de l'utilisation d'un organozincique mixte plutôt que celle de l'organomagnésien mixte
44. Proposer une structure pour le composé C ainsi qu'un mécanisme pour sa formation.
45. Justifier l'emploi d'hydrure de sodium pour réaliser la première étape de la transformation de E en F.
46. Le composé
47. Justifier l'intérêt de la première étape (A→B) dans cette synthèse.
48. Discuter de l'aspect stéréochimique de cette synthèse et qualifier le mélange obtenu.
49. Identifier l'étape-clé permettant le contrôle stéréochimique dans la biosynthèse de l'adrénaline.
50. Mettre en évidence d'autres avantages de la biosynthèse par rapport à la synthèse présentée sur la figure 5. On pourra notamment faire appel à la notion d'économie d'atomes.
51. Représenter les différents stéréoisomères de configuration de l'acide tartrique (sans indication des descripteurs stéréochimiques) et discuter de leurs activités optiques relatives. Proposer un moyen de déterminer la pureté d'un échantillon d'acide tartrique.
52. Proposer un diagramme de prédominance des espèces issues de l'acide tartrique en solution aqueuse. Faire de même pour l'adrénaline et en déduire une équation de réaction entre l'acide tartrique, utilisé en excès, et l'adrénaline.
53. Justifier les différences de propriétés physiques entre les sels ainsi formés à partir d'un stéréoisomère de l'acide tartrique judicieusement choisi. Proposer alors une méthode permettant de séparer les composés obtenus lors de la synthèse et nommer cette opération.

Quatrième partie - La réalisation d'un ordinateur quantique
- -un système chimique à deux niveaux identifiables ;
- -un temps de vie d'au moins 1 microseconde.
54. Expliquer pourquoi le système doit être de spin électronique total
55. Établir, en nommant les règles utilisées, la structure électronique du cuivre dans son état fondamental, puis celle du cation cuivre (II). Montrer que le cation cuivre (II) peut respecter la condition mentionnée à la question précédente.

cation permettant de quantifier le caractère « plan carré » ou « tétraédrique » d'une structure à quatre voisins. Ce paramètre évolue, théoriquement, entre 0 (structure plan carrée, le centre métallique et les 4 voisins étant dans le même plan) à 1 (structure tétraédrique). On donne, respectivement, pour les complexes 1, 2 et 3 :
- Proposer les géométries simples ou géométries limites par lesquelles il est possible de modéliser chacun de ces trois complexes. Préciser la nature des interactions permettant de justifier qu'il est possible d'avoir d'autres structures que le tétraèdre dans le cas d'un complexe du cation cuivre tétracoordiné.
- Définir la notion de ligand polydente et rappeler, en justifiant, l'intérêt d'utiliser ce type de ligand.
| Complexe | 1 | 2 | 3 |
|
|
0,1955 | 0,1924 | 0,1930 |
- Proposer, en utilisant les données sur la structure, les distances interatomiques et la structure des ligands, un classement des trois complexes selon leur rigidité relative, de la plus faible à la plus forte. Justifier le choix d'éliminer de la liste des candidats qubits le complexe 1.

- En reproduisant et complétant sur la copie le diagramme d'orbitales donné pour le complexe 2, justifier que le cation cuivre (II) dans cet environnement reste un candidat. On admettra que seuls les électrons des orbitales d du cation cuivre (II) peuplent ces orbitales.
- Expliquer pourquoi les écarts énergétiques entre les orbitales selon l'orientation de spin permettent à ces complexes d'être des qubits judicieux.
- -une désexcitation directe, c'est-à-dire l'émission par le complexe d'un phonon identique à celui ayant servi à encoder l'information ;
- -une désexcitation de type Raman ;
- -une désexcitation due à la déformation de la structure du complexe (relaxation locale par déformations et vibrations).
On utilise un modèle de Debye pour analyser les données de temps de relaxation
- -
A_d un paramètre modélisant les effets directs ; - -
A_R un paramètre modélisant les effets Raman etθ une température caractéristique (température de Debye) ; - -
J_8(x) une fonction correspondant à une intégrale de transport qui ne sera pas abordée dans le cadre de cette étude ; - -
A_1 etΔ_1 des paramètres modélisant la relaxation locale du complexe.
|
|
|
|
|
|
|
| Complexe 2 | 14 | 7 | 63 | 0,6 | 213 |
| Complexe 3 | 18 | 3 | 81 | 1,1 | 328 |
61. Préciser le lien qui peut être fait entre les spectres des complexes 2 et 3 d'infrarouge lointain et certains paramètres donnés dans le tableau 3.
62. Proposer une explication permettant de justifier que la valeur de


- Estimer la température maximale d'utilisation de ce complexe comme qubit pour qu'il obéisse aux caractéristiques spécifiées en introduction de cette partie. Préciser, dans cette condition, la nature de la relaxation principale qui sera mise en jeu dans l'utilisation du complexe 3 comme qubit.

NE RIEN ECRIRE DANS CE CADRE
ANNEXE À LA PARTIE 2.C À RENDRE AVEC LA COPIE
Densité de courant en
mA/cm^2

Le potentiel est indiqué par rapport à l'électrode standard à hydrogène (ESH).
« Fe avec film » désigne du fer recouvert d'un film de polyaniline.
^2 LespK_A sont donnés indépendamment des solvants considérés.
Questions fréquentes
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Questions fréquentes
4 questionsSur quels chapitres porte la composition de chimie de l'agrégation physique-chimie option physique 2025 ?
Le sujet porte sur la chimie des solutions aqueuses, la thermodynamique chimique, la cinétique, l'électrochimie et la corrosion, la chimie organique et la stéréochimie, ainsi que la structure de la matière et les spectroscopies.
La composition de chimie de l'agrégation externe physique-chimie option physique 2025 est-elle difficile ?
Le rapport indique une moyenne de 7,4/20 pour les candidats ayant composé, avec des taux de réussite très faibles sur certaines questions des parties 2 et 4, ce qui en fait une épreuve exigeante.
Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur cette composition de chimie agrégation 2025 ?
Le jury relève de nombreuses erreurs sur les structures de Lewis, une confusion entre enthalpie et énergie interne pour les transformations adiabatiques isochores, un usage incorrect des flèches courbes en mécanisme organique, et l'usage à tort du principe de Le Châtelier.
Le sujet de composition de chimie agrégation physique 2025 contient-il de la chimie organique ?
Oui, la troisième partie porte sur la synthèse organique de l'adrénaline et ses aspects stéréochimiques, avec des mécanismes réactionnels et des notions de chiralité.
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