CCINP Physique 2 MP 2001Sujet
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Enoncé
Concours Communs Polytechniques
Seconde epreuve de Physique - Filiere MP
Concours Communs Polytechniques
Seconde epreuve de Physique - Filiere MP
Document rédigé par Paul Roux, Saint-Etienne ([email protected])
On donne les constantes physiques suivantes :
Charge élémentaire :e = 1, 60 × 10^(19)C
Masse de l'électron :m_e = 0, 91 × 10^(30) kg
Vitesse de la lumière dans le vide :c = 3 × 10^8 m ⋅ s^(− 1)
On donne les constantes physiques suivantes :
Charge élémentaire :
Masse de l'électron :
Vitesse de la lumière dans le vide :
A. PIÈGES ÉLECTRONIQUES 1D, 2D, 3D
Les pièges électroniques 1D, 2D, 3D sont des dispositifs qui permettent, à l'aide de champs électriques et magnétiques, de confiner un électron (masse
m_e et charge
− e ) dans une très petite région de l'espace, selon une, deux ou trois dimensions, respectivement. Les mouvements de l'électron seront rapportés à un référentiel
R (Oxyz).
I. Piège 1D
On considère un champ électrostatique
E dont le potentiel
V associé a pour expression :
- Montrer que ce potentiel, dit quadrupolaire, satisfait à l'équation de Laplace
ΔV = 0 , oùΔ est l'opérateur laplacien. - Représenter, pour
V_0 < 0 , le graphe du potentielV(z) le long de l'axeOz . Trouver les équipotentielles dans le planOxy et dans un plan quelconque passant parOz . - Le potentiel
V , qui présente la symétrie cylindrique, est produit par trois électrodes, l'une en forme d'anneau d'axe Oz flanqué de deux autres en forme de coupelles d'axeOz et symétriques par rapport au plan Oxy (figure 1) ; on désigne par2r_0 le diamètre minimal de l'électrode annulaire et par2z_0 la distance entre les deux coupelles. Ces deux dernières électrodes sont portées au même potentielV_0 par rapport à la première. Etablir la relation entrer_0, z_0 etd . - Un électron est soumis à la force électrostatique

Figure 1
exercée par le champ électrostatique précédent.
a) Etablir les trois équations différentielles de son mouvement. A quelle condition surV_0 le mouvement axial suivant
Oz de l'électron est-il confiné dans une région limitée de l'espace ? Le mouvement transversal, dans le plan
Oxy , est-il alors luimême confiné ?
b) Exprimer, en fonction deV_0 et
d , la pulsation
ω_z du mouvement confiné. Calculer
ω_z dans le cas où
V_0 = − 5 V et
d = 6 mm ; en déduire la fréquence correspondante
f en MHz .
a) Etablir les trois équations différentielles de son mouvement. A quelle condition sur
b) Exprimer, en fonction de
II. Pièges 2D
- Un électron se déplace dans un champ magnétique uniforme et constant
B .
a) Ecrire, dans le cadre de la dynamique newtonienne, l'équation vectorielle du mouvement de la particule dans le référentielR (Oxvz), dont l'axeOz est défini par la direction et le sens deB . On introduira la quantitéω_c = eB/m_e que l'on calculera pourB = 5mT , en précisant son unité. En déduire la fréquence correspondante en MHz .
b) Etablir les équations paramétriques du mouvement, sachant que l'origineO deR a été choisie au point où se trouvait l'électron à l'instant pris comme origine et que le planOzx est défini par la vitesse initialev_0 et le champB ; on désigne parθ_0 l'angle que faitv_0 avecB .
c) Montrer qu'un tel système se comporte, pour l'électron, comme un piège 2 D dont on calculera la largeur maximale caractéristique dans le cas oùv_0 = 10^5 m ⋅ s^(− 1) . - Le piège 2 D , appelé piège de Paul, est constitué d'un système électrique quadrupolaire analogue à celui étudié en I , mais à deux dimensions z et x , pour lequel les surfaces équipotentielles sont données par
Φ = − U(z^2 − x^2)/(2r_0^2) (figure 2). La tensionU entre les électrodes est composée d'une contribution statiqueV_s et d'une contribution sinusoï dale d'amplitudeU_m et de pulsationΩ :
A l'instant t , le potentiel
Φ(x, y, z, t) a donc pour expression :

Figure 2
a) Ecrire les trois équations différentielles du mouvement de l'électron selon les trois axes du référentiel
R . En déduire que les équations selon
Ox et
Oz peuvent se mettre sous la forme :
Quelle est la dimension physique de
α ?
b) On montre que les équations précédentes admettent une solution stable, c'est-à dire une solution pour laquelle l'électron est confiné au voisinage deO dans le plan
Oxz , si :
b) On montre que les équations précédentes admettent une solution stable, c'est-à dire une solution pour laquelle l'électron est confiné au voisinage de
Représenter sur un graphe (
u_i, λ_i ) la zone de stabilité. En déduire, sur un graphe donnant
v_s = V_s/α en fonction de
u_m = U_m/α , la zone de stabilité du piège 2D de Paul.
c) On désigne parI le point situé, à la limite de la zone de stabilité, pour lequel la valeur de la tension
V_s est maximale avec
U_m positif. Trouver ses coordonnées
u_I et
v_I . On choisit le point de fonctionnement
v_s = v_I/2 et
u_m = u_I . Quelle doit être la fréquence associée à
Ω pour que
U_m = 5 V , sachant que
r_0 = 2 mm ? En déduire la valeur de
V_s .
c) On désigne par
III. Piège 3D
On soumet simultanément un électron aux forces exercées par un champ magnétique uniforme (II.1) et par un champ électrique quadrupolaire (I.4). On réalise ainsi un piège 3D, appelé piège de Penning.
- Ecrire les trois équations différentielles du mouvement, dans la base de
R en fonction deω_c etω_z . A quelle équation différentielle satisfait la variable complexeζ = x + iy ? - En déduire les deux solutions de cette dernière équation en fonction de
ω_c etω_2 . Montrer que le mouvement est la superposition de deux mouvements sinusoï daux, de fréquencesf_1 etf_2 que l'on calculera.
B. FAISCEAU GAUSSIEN
On se propose d'étudier l'onde lumineuse monochromatique, de pulsation
ω , issue d'un laser; l'une quelconque des composantes du champ électromagnétique (
E, B ) associé s'écrit :
Le faisceau lumineux est dit gaussien car l'amplitude complexe
Ψ(x, y, z) varie, dans un plan fixé par une valeur de
z , selon une loi de Gauss, en fonction de la coordonnée transversale
ρ = (x^2 + y^2)^(1/2) :
Nous étudierons d'abord la structure du faisceau gaussien émergeant d'un laser, au fur et à mesure de sa propagation, puis nous analyserons la façon dont le faisceau est transmis par une lentille mince convergente.
1. Répartition de l'intensité de l'onde lumineuse dans un plan de front
Le plan de front, perpendiculaire à la direction moyenne de propagation, dans lequel le rayon de la section droite du faisceau gaussien est minimal, est pris comme origine des z. Cette valeur minimale
w_0 du rayon de section est appelée waist (taille en anglais) du faisceau gaussien.
a) Quelle est la répartition de l'éclairement ou intensité de l'onde lumineuseI = ΨΨ^∗ dans le plan de front
z ? Représenter avec soin le graphe correspondant
I(ρ) de cette répartition. Calculer, en fonction de
w , sa largeur totale à mi-hauteur
Δρ_(1/2) .
b) L'intensité précédente représente l'éclairement, c'est-àdire le flux lumineux que reçoit, par unité de surface, un écran plan placé perpendiculairement à la direction moyenne de propagation. Calculer le flux lumineux totalΦ_t reçu par l'écran, en fonction de
w(z) et de
C(z) .
c) Quelle est la fraction de la puissance lumineuse totale que reçoit un détecteur dont la surface coï ncide avec le disque de rayonw ? En déduire l'éclairement du disque dans le cas où
Φ_t = 10 mW et
w = 1 mm .
a) Quelle est la répartition de l'éclairement ou intensité de l'onde lumineuse
b) L'intensité précédente représente l'éclairement, c'est-àdire le flux lumineux que reçoit, par unité de surface, un écran plan placé perpendiculairement à la direction moyenne de propagation. Calculer le flux lumineux total
c) Quelle est la fraction de la puissance lumineuse totale que reçoit un détecteur dont la surface coï ncide avec le disque de rayon
2. Transfert ondulatoire d'un faisceau gaussien dans l'approximation de Fraunhofer
Un faisceau gaussien cylindrique, issu d'un laser He-Ne, de longueur d'onde
λ = 632, 8 nm , a un waist
w_0 qui vaut
0, 5 mm . Du fait de la propagation, ce faisceau subit un phénomène de diffraction à partir du plan de front Oxy placé en
z = 0 . Tout se passe comme si le faisceau était diffracté à l'infini par une pupille, située dans le plan Oxy et centrée en
O , dont la transmittance
t(x, y) a la forme d'une gaussienne :
a) Expliquer sommairement (moins de 10 lignes) pourquoi l'amplitude complexe de l'onde diffractée, dans le plan de front éloigné, d'abscisse
z , est donnée par l'expression suivante (
t^ se lit
t chapeau) :
où
u et
y sont deux quantités que l'on reliera aux composantes
α et
β sur
Ox et
Oy , du vecteur unitaire porté par OP,
P étant le point de coordonnées
X et
Y dans le plan d'observation (figure 1).
Calculer l'intégrale précédente, sachant que :

Figure 1
b) Etablir l'expression de l'intensité
I(u, v) de l'onde lumineuse. En déduire la largeur angulaire totale à mi-hauteur
Δθ_(1/2) de la distribution d'intensité, en fonction de
λ et
w_0 . Calculer
Δθ_(1/2) en minute d'arc.
3. Transfert ondulatoire d'un faisceau sphérique
a) Rappeler l'expression complexe
Ψ_s , en un point
P , d'une onde monochromatique sphérique, dont la source est placée au point
O , origine des coordonnées. On désigne par
r = (x^2 + y^2 + z^2)^(1/2) la distance du point courant
P considéré à l'origine.
b) Développer l'amplitude complexeΨ_s(r) de cette onde dans le voisinage de l'axe optique
Oz(x^2 + y^2≪z^2) Montrer que, si on néglige les termes d'ordres supérieurs à
2, Ψ_s(r) s'écrit, à une constante multiplicative près :
b) Développer l'amplitude complexe

Figure 2
c) Un système optique
(ES) transforme une onde sphérique divergente à l'entrée
(E) en une onde sphérique divergente à la sortie (
S ) (figure 2). Montrer qu'une lentille mince convergente peut réaliser une telle transformation, pourvu que l’origine de l'onde incidente soit située sur l'axe optique et convenablement placée par rapport au centre optique de la lentille et à son foyer principal objet. Faire une construction géométrique soignée. Dans quel cas la lentille transforme-t-elle une onde sphérique divergente en une onde plane?
d) De façon générale, la relation entre le rayon de courbure algébriqueR¯_e d'une onde sphérique, à l'entrée du système optique, et le rayon de courbure algébrique
R¯_s de l'onde sphérique, à sa sortie, est la relation homographique suivante, appelée « règle
abcd » :
d) De façon générale, la relation entre le rayon de courbure algébrique
On se place dans le cas d'une lentille mince, de distance focale image
f , transformant une onde sphérique incidente qui diverge en une onde sphérique émergente qui diverge aussi; les rayons de courbure des ondes divergentes sont alors comptés positifs. Sachant que
a = 1 , calculer les coefficients
b, c et
d .
4. Transfert ondulatoire d'un faisceau gaussien
Une onde monochromatique gaussienne peut être considérée comme une onde sphérique dont le rayon de courbure est un nombre complexe
q défini par :
avec :
La règle
abcd est la même que pour une onde sphérique mais le rayon de courbure algébrique
R¯ est remplacé par
q .
a) Tracer avec soin, le graphew/w_0 en fonction de
z/z_R .
b) Montrer queq = z − iK ,
K étant une quantité que l'on exprimera en fonction de
z_R .
c) On utilise une lentille mince convergente, de distance focale imagef = 10 cm , pour transformer la géométrie d'un faisceau laser dont le waist vaut
w_0 = 0, 5 mm et la longueur d'onde
λ = 632, 8 nm . Calculer la longueur de Rayleigh
z_(Re) correspondante. En appliquant la règle
abcd , trouver la relation donnant la valeur
z_s de
z pour le waist à la sortie en fonction de celle
z_e relative au waist à l'entrée.
d) Quelle est l'expression du rapportw_(0s)/w_(0e) des waists? A quelle distance de la surface de la lentille se trouve le waist émergent, lorsque le waist incident est placé à
0, 1 m en avant de la face d'entrée de la lentille? Comparer les waists à l'entrée et à la sortie.
e) En déduire les valeurs deR¯_e et
R¯_s . Situer sur l'axe optique de la lentille, par rapport au centre de cette dernière, les positions
W_e et
W_s des waists incident et émergent, ainsi que les centres de courbure
C_e et
C_s des faisceaux incident et émergent. Les couples (
W_e, W_s ) et (
C_e, C_s ) sont-ils conjugués au sens de l'optique géométrique ? Commenter.
a) Tracer avec soin, le graphe
b) Montrer que
c) On utilise une lentille mince convergente, de distance focale image
d) Quelle est l'expression du rapport
e) En déduire les valeurs de
Pas de description pour le moment
