WikiPrépaLivrets

Centrale Mathématiques 2 TSI 2019Sujet et corrigé

Téléchargements

  • Rapport du jury : non disponible

Présentation du sujet

Matrices compagnons, matrices symétriques positives et produits de Kronecker
Afficher ou masquer la section

Le sujet étudie d'abord les matrices compagnons associées à un polynôme, puis caractérise les matrices symétriques positives par le signe de leurs valeurs propres. Il introduit ensuite le produit de Kronecker de deux matrices et l'applique à la stabilité des entiers algébriques par produit, avant de conclure sur les états quantiques de Werner, illustration physique des matrices symétriques positives de trace 1.

  1. 1I. Matrices compagnonsÉtudie la diagonalisabilité des matrices compagnons à partir d'exemples puis dans le cas général.
  2. 2II. Matrices symétriques positivesCaractérise les matrices symétriques positives par le signe de leurs valeurs propres et par une écriture sous la forme B transposée B.
  3. 3III. Produits de KroneckerDéfinit le produit de Kronecker de deux matrices, en établit les propriétés algébriques, et l'applique à la stabilité des entiers algébriques par produit.
  4. 4IV. États quantiques de WernerApplique les résultats des parties II et III à l'étude d'états quantiques modélisés par des matrices symétriques positives de trace 1.

L'épreuve en chiffres

Moyenne 8,79 / 20 · écart-type 3,58 · 892 présents · où vous situez-vous ?
Afficher ou masquer la section
Moyenne
8,79/ 20
Écart-type
3,58
Présents
892
Durée
4 h
1er quartile
6,1
Médiane
8,3
3e quartile
11
moyenne 8,7905101520
Deux tiers des copies environ (moyenne ± écart-type)

Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.

Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

Notations

Pour n, p ∈ ℕ^∗, on note:
  • M_(n, p)(ℝ) l'espace vectoriel réel des matrices à n lignes et p colonnes à coefficients réels;
  • M_n(ℝ) l'espace vectoriel des matrices carrées d'ordre n à coefficients réels ;
  • I_n la matrice identité de M_n(ℝ);
  • O_n(ℝ) le sous-ensemble de M_n(ℝ) constitué des matrices orthogonales ;
  • S_n(ℝ) le sous-espace vectoriel de M_n(ℝ) constitué des matrices symétriques ;
  • A^⊤ la transposée de A ∈ M_n(ℝ);
  • tr(A) la trace de A ∈ M_n(ℝ);
    − diag(λ_1, …, λ_n) la matrice diagonale (λ_1, 0, …, 0; 0, λ_2, ⋮; ⋮, ⋱, 0; 0, …, 0, λ_n) de M_n(ℝ);
  • ℝ[X] l'ensemble des polynômes à coefficients réels;
  • χ_A le polynôme caractéristique de la matrice A ∈ M_n(ℝ);
  • E_(i, j)^((n, p)) la matrice de M_(n, p)(ℝ) qui a tous ses coefficients nuls sauf le coefficient situé sur la i-ème ligne et la j-ème colonne qui vaut 1 . Lorsque n = p, on simplifie l'écriture en notant E_(i, j)^((n)) la matrice E_(i, j)^((n, n)).
    On identifie ℝ^n et M_(n, 1)(ℝ), ensemble des matrices à n lignes et 1 colonne.
    On admet que (E_(i, j)^((n, p)))_(1 ⩽ i ⩽ n, 1 ⩽ j ⩽ p) est une base de M_(n, p)(ℝ).
    Mis à part les questions 31 et 38, les parties I, II et III sont indépendantes. Dans la partie III, les questions 34, 35, 36 et 37 sont indépendantes de ce qui précède. La partie IV dépend fortement des parties II et III.

I Matrices compagnons

Si (a_1, …, a_p) est un p-uplet de nombres réels, on note C(a_1, …, a_p) la matrice de M_p(ℝ) égale à (0, 0, ⋯, 0, a_1; 1, 0, ⋱, ⋮, a_2; 0, ⋱, ⋱, 0, ⋮; ⋮, ⋱, ⋱, 0, ⋮; 0, ⋯, 0, 1, a_p).

I.A - Étude d'un premier exemple

Dans cette question on suppose p = 3 et A = C(− 2, 1, 2) = (0, 0, − 2; 1, 0, 1; 0, 1, 2).
Q 1. Calculer le polynôme caractéristique de A.
Q 2. Montrer que A est diagonalisable dans M_3(ℝ) et déterminer une matrice diagonale D = diag(λ_1, λ_2, λ_3) avec λ_1 ⩽ λ_2 ⩽ λ_3 de M_3(ℝ) et une matrice inversible P de M_3(ℝ) telles que
A = PDP^(− 1)

I.B - Étude d'un second exemple

Dans cette question on suppose p = 3, B = C(1, − 3, 3) = (0, 0, 1; 1, 0, − 3; 0, 1, 3).
Q 3. Déterminer le polynôme caractéristique de B et une base de chacun des sous-espaces propres de B.
Q 4. Montrer que B n'est pas diagonalisable dans M_3(ℝ) mais qu'elle est trigonalisable dans M_3(ℝ).
On considère le vecteur colonne v_1 = (1; − 2; 1) de M_(3, 1)(ℝ).
Q 5. Déterminer un vecteur colonne v_2 = (x; y; 0) de M_(3, 1)(ℝ) tel que Bv_2 = v_1 + v_2.
Q 6. Déterminer un vecteur colonne v_3 = (z; t; 0) de M_(3, 1)(ℝ) tel que Bv_3 = v_2 + v_3.
Q 7. En déduire une matrice R inversible de M_3(ℝ) telle que B = RTR^(− 1) où T = (1, 1, 0; 0, 1, 1; 0, 0, 1).
I.C - On revient au cas général, où p ∈ ℕ^∗. On pose C = C(a_1, …, a_p).
Q 8. Montrer par récurrence sur p que le polynôme caractéristique de C est
χ_C(X) = X^p − a_p X^(p − 1) − ⋯ − a_2 X − a_1
Q 9. Montrer que si λ ∈ ℝ alors le rang de C − λI_p est supérieur ou égal à p − 1; en déduire que les sous-espaces propres de C sont de dimension 1 .
Q 10. Montrer que C est diagonalisable si et seulement si le polynôme caractéristique de C est scindé à racines simples.

I.D -

Q 11. On considère un polynôme unitaire P de ℝ[X] de degré p. Montrer qu'il existe un unique (a_1, …, a_p) ∈ ℝ^p tel que P = χ_C où C = C(a_1, …, a_p).
Q 12. Étant donné un polynôme Q de ℝ[X], donner une condition nécessaire et suffisante portant sur Q pour que ce polynôme soit le polynôme caractéristique d'une matrice.

II Matrices symétriques positives

Dans cette partie, on considère un entier naturel n non nul. On rappelle que la norme euclidienne de M_(n, 1)(ℝ) est définie par ‖X‖ = √(X^⊤X) où X ∈ M_(n, 1)(ℝ), en particulier ∀X ∈ M_(n, 1)(ℝ), X^⊤X ⩾ 0.
Soit A ∈ S_n(ℝ), une matrice réelle symétrique. On dit que A est positive si pour tout X ∈ M_(n, 1)(ℝ), X^⊤AX ⩾ 0.

II.A -

Q 13. Montrer que si (λ, μ) ∈ ℝ^(+ 2) et si A et B sont des matrices symétriques positives de M_n(ℝ) alors λA + μB est une matrice symétrique positive.
Q 14. Montrer que si A est une matrice symétrique positive, alors A^⊤ l'est aussi.
II.B - On considère une matrice symétrique positive A de M_n(ℝ).
Q 15. Justifier qu'il existe une matrice P ∈ O_n(ℝ) et des réels λ_1, …, λ_n tels que
A = Pdiag(λ_1, …, λ_n)P^⊤
Q 16. On considère i ∈ {1, …, n} et un vecteur propre X_i ∈ M_(n, 1)(ℝ) de A associé à λ_i. Montrer que
λ_i‖X_i‖^2 = X_i^⊤AX_i
Q 17. En déduire que les valeurs propres λ_1, …, λ_n de A sont toutes positives.
Q 18. Soit A = (a, b; b, c) une matrice symétrique positive de M_2(ℝ). Montrer que a + c ⩾ 0 et ac − b^2 ⩾ 0.
II. C - Réciproquement, on considère une matrice symétrique A de M_n(ℝ) dont toutes les valeurs propres sont positives. Il existe alors une matrice P ∈ O_n(ℝ) et des réels positifs λ_1, …, λ_n tels que
A = Pdiag(λ_1, …, λ_n)P^⊤
Q 19. On considère X ∈ M_(n, 1)(ℝ) et X^′ = P^⊤X. On note X^′ = (x_1^′; ⋮; x_n^′), montrer que
X^⊤AX = X^(′⊤)diag(λ_1, …, λ_n)X^′ = ∑_(i = 1)^n λ_i x_i^(′2)
Q 20. En déduire que A est une matrice symétrique positive.
Q 21. Montrer que si A est une matrice symétrique de M_n(ℝ) alors A est symétrique positive si et seulement si ses valeurs propres sont positives.
II.D - Soit A ∈ M_n(ℝ).
Q 22. On suppose qu'il existe B ∈ M_(p, n)(ℝ) telle que A = B^⊤B. Montrer que A est symétrique positive.
Q 23. Réciproquement, on suppose que A est une matrice symétrique positive. En utilisant la sous-partie II.B, montrer qu'il existe une matrice B ∈ M_n(ℝ) telle que A = B^⊤B.

III Produits de Kronecker

Soient n, n^′, p, p^′, des entiers ⩾ 1. Pour A = (a_(i, j))_(1 ⩽ i ⩽ n, 1 ⩽ j ⩽ n^′) ∈ M_(n, n^′)(ℝ) et B ∈ M_(p, p^′)(ℝ), on définit le produit de Kronecker (ou produit tensoriel) de A et B noté A ⊗ B par
A ⊗ B = (a_(1, 1)B, ⋯, a_(1, n^′)B; ⋮, ⋮; a_(n, 1)B, ⋯, a_(n, n^′)B) ∈ M_(np, n^′ p^′)(ℝ)
Par exemple dans le cas n = n^′ = p = p^′ = 2 on a
(a_(1, 1), a_(1, 2); a_(2, 1), a_(2, 2)) ⊗ (α, β; γ, δ) = (a_(1, 1)α, a_(1, 1)β, a_(1, 2)α, a_(1, 2)β; a_(1, 1)γ, a_(1, 1)δ, a_(1, 2)γ, a_(1, 2)δ; a_(2, 1)α, a_(2, 1)β, a_(2, 2)α, a_(2, 2)β; a_(2, 1)γ, a_(2, 1)δ, a_(2, 2)γ, a_(2, 2)δ)
III. A - On considère A = (1, 2; 2, 4), B = (1, − 1; − 1, 1), X = (1/2) et Y = (1/(− 1)).
Q 24. Calculer A ⊗ B et X ⊗ Y.
Q 25. Justifier sans calcul que la matrice A ⊗ B est diagonalisable.
Q 26. Vérifier que X est un vecteur propre de A, que Y est un vecteur propre de B et que X ⊗ Y est un vecteur propre de A ⊗ B.
III.B - Dans cette sous-partie uniquement, on énonce des propriétés vraies pour tous n, n^′, p, p^′ ∈ ℕ^∗, et on demande de faire les preuves seulement dans le cas où n = n^′ = p = p^′ = 2.
Q 27. Si α ∈ ℝ, A ∈ M_(n, n^′)(ℝ), A^′ ∈ M_(n, n^′)(ℝ) et B ∈ M_(p, p^′)(ℝ) montrer que
(αA + A^′) ⊗ B = αA ⊗ B + A^′ ⊗ B
Dans la suite du problème, on admettra que si de plus B^′ ∈ M_(p, p^′)(ℝ) alors
A ⊗ (αB + B^′) = αA ⊗ B + A ⊗ B^′
Q 28. Si A ∈ M_(n, n^′)(ℝ) et B ∈ M_(p, p^′)(ℝ) montrer que (A ⊗ B)^⊤ = A^⊤ ⊗ B^⊤. En déduire que si A ∈ M_n(ℝ) et B ∈ M_p(ℝ) sont symétriques alors A ⊗ B est symétrique.
Q 29. Pour toutes matrices A ∈ M_n(ℝ) et B ∈ M_p(ℝ) démontrer que tr(A ⊗ B) = tr(A)tr(B).
Dans la suite du problème, on admettra que si A ∈ M_(n, n^′)(ℝ), A^′ ∈ M_(n^′, n^(′′))(ℝ), B ∈ M_(p, p^′)(ℝ) et B^′ ∈ M_(p^′, p^(′′))(ℝ) alors
(A ⊗ B)(A^′ ⊗ B^′) = (AA^′) ⊗ (BB^′)
III. C - On revient au cas général où n est un entier naturel non nul et on considère A ∈ M_n(ℝ), λ une valeur propre de A et X ∈ M_(n, 1)(ℝ) un vecteur propre de A associée à λ, B ∈ M_p(ℝ), μ une valeur propre de B et Y ∈ M_(p, 1)(ℝ) un vecteur propre de B associée à μ.
Q 30. Montrer que X ⊗ Y est un vecteur propre de A ⊗ B et que λμ est une valeur propre de A ⊗ B.
Q 31. Si A, B ∈ M_n(ℝ) sont des matrices symétriques positives montrer que A ⊗ B est une matrice symétrique positive de M_(n^2)(ℝ). On pourra utiliser les résultats des questions 22 et 23 ainsi que l'égalité (III.3).
III.D - On considère la base (E_(i, j)^((n)))_(1 ⩽ i, j ⩽ n) de M_n(ℝ). On pourra aussi utiliser la base (E_(i, j)^((n^2)))_(1 ⩽ i, j ⩽ n^2) de M_(n^2)(ℝ).
Q 32. On suppose dans cette question que n = 2. Calculer E_(1, 2)^((2)) ⊗ E_(2, 1)^((2)) et plus généralement les 16 produits tensoriels E_(i, j)^((2)) ⊗ E_(k, l)^((2)).
Q 33. Si i, j, k, l ∈ ℕ^∗ exprimer E_(i, j)^((n)) ⊗ E_(k, l)^((n)) en fonctions d'éléments de la base canonique de M_(n^2)(ℝ).
On admet dans la suite du problème que la famille des n^4 produits tensoriels (E_(i, j)^((n)) ⊗ E_(k, l)^((n))) pour (i, j, k, l) ∈ [ [1, n] ]^4 est une base de M_(n^2)(ℝ).
On note τ_2 l'endomorphisme de M_(n^2)(ℝ) vérifiant ∀(i, j, k, l) ∈ [ [1, n] ]^4 τ_2(E_(i, j)^((n)) ⊗ E_(k, l)^((n))) = E_(i, j)^((n)) ⊗ (E_(k, l)^((n)))^⊤.
Q 34. Montrer que ∀(A, B) ∈ (M_n(ℝ))^2, τ_2(A ⊗ B) = A ⊗ B^⊤.

III.E - Application aux entiers algébriques

On dit qu'un nombre complexe α ∈ ℂ est un entier algébrique s'il est racine d'un polynôme unitaire P à coefficients dans ℤ, c'est-à-dire tel que P(α) = 0.
Q 35. Démontrer que tout élément α ∈ ℤ est un entier algébrique.
Q 36. Montrer que i et √2 sont des entiers algébriques.
Q 37. Prouver que le nombre d'or φ = (1 + √5)/2 est un entier algébrique.
On admet que le polynôme caractéristique d'une matrice à coefficients dans ℤ est lui-même à coefficients dans ℤ.
Q 38. En utilisant la sous-partie I.D et la question 30 , montrer que le produit αβ de deux entiers algébriques α et β est un entier algébrique.

IV États quantiques de Werner

Dans cette partie, on étudie certains états quantiques introduits par le physicien Reinhard Werner en 1989. Chaque état de Werner représente l'état quantique d'un système à deux particules. Actuellement, ces thèmes sont au cœur de la physique contemporaine et font l'objet d'intenses recherches.
Soit N ⩾ 1 un entier. On dit qu'une matrice A ∈ M_n(ℝ) est un état quantique de M_n(ℝ) si tr(A) = 1 et si A est une matrice symétrique positive. On note Q_N l'ensemble des états quantiques de M_n(ℝ) (c'est-à-dire l'ensemble des matrices symétriques positives de trace 1 de M_n(ℝ) ).
Q 39. Si (A, B) ∈ (Q_N)^2 montrer que ∀t ∈ [0, 1], tA + (1 − t)B ∈ Q_N. On dit que Q_N est un ensemble convexe.
Q 40. On suppose que m est un entier naturel non nul. Montrer que si, ∀i ∈ [ [1, m] ], A_i ∈ Q_n, B_i ∈ Q_n, p_i ∈ ℝ^+et si ∑_(i = 1)^m p_i = 1 alors ∑_(i = 1)^m p_i A_i ⊗ B_i ∈ Q_(n^2).
Un état quantique C ∈ Q_(n^2) est dit séparable si on peut l'écrire sous la forme
C = ∑_(i = 1)^m p_i A_i ⊗ B_i
pour un certain entier naturel m, des états quantiques A_i et B_i de Q_n et des réels p_i ⩾ 0 vérifiant ∑_(i = 1)^m p_i = 1.
Q 41. Montrer que si un état C de Q_(n^2) est séparable alors la matrice τ_2(C) est symétrique positive (l'application τ_2 a été définie dans la sous-partie III.D).
On définit la matrice ligne Ψ de M_(1, n^2)(ℝ) par
Ψ = 1/(√n)∑_(i = 1)^n E_(1, i)^((1, n)) ⊗ E_(1, i)^((1, n))
Q 42. Calculer le produit Ψ^⊤Ψ.
Q 43. Montrer que Ψ^⊤Ψ est un état quantique de M_(n^2)(ℝ).
On suppose dans la suite que n = 2.
Q 44. Préciser la matrice Ψ^⊤Ψ de M_4(ℝ).
Soit 0 ⩽ p ⩽ 1. On définit la matrice W_p = pΨ^⊤Ψ + (1 − p)1/4I_4.
Q 45. Montrer que W_p est un état quantique de M_4(ℝ). On l'appelle état quantique de Werner.
Q 46. Expliciter la matrice W_p.
Q 47. Expliciter la matrice τ_2(W_p) de M_4(ℝ) et calculer ses valeurs propres.
Q 48. En utilisant la question 41, démontrer qu'il existe un intervalle I inclus dans [0, 1] tel que ∀p ∈ I, W_p n'est pas séparable.
Ce résultat traduit que, pour les valeurs de p dans cet intervalle, l'état quantique des deux particules est global, on ne peut pas le décrire en séparant les particules l'une de l'autre.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte ce sujet de mathématiques ?
Afficher ou masquer la section

Sur quels chapitres porte ce sujet de mathématiques ?

Il porte sur la réduction des endomorphismes et des matrices symétriques, complétée par un outil hors programme, le produit de Kronecker, entièrement défini dans l'énoncé.

Quelles parties sont indépendantes ?

L'énoncé précise que les parties I, II et III sont indépendantes, à l'exception des questions 31 et 38, et que la partie IV dépend fortement des parties II et III.

Le produit de Kronecker est-il un prérequis du programme ?

Non, il est entièrement défini au début de la partie III avec un exemple numérique, et ses propriétés utiles sont démontrées ou admises au fil du sujet.

Ce sujet fait-il appel à la physique quantique ?

La partie IV utilise le vocabulaire des états quantiques de Werner comme habillage, mais les questions restent des questions d'algèbre linéaire sur des matrices symétriques positives de trace 1.

Pas de description pour le moment