WikiPrépaLivrets

CCINP Mathématiques 1 TSI 2012Sujet et corrigé

Téléchargements

  • Rapport du jury : non disponible

Ces sujets peuvent vous intéresser

Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
Afficher ou masquer la section

EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE TSI

MATHEMATIQUES 1

Durée : 4 heures
N.B. : Le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d'énoncé, il le signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu'il a été amené à prendre.

Les calculatrices sont autorisées.

EXERCICE

Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 3 .
On note ℝ[X] l'espace vectoriel des polynômes à coefficients réels et ℝ_n[X] le sous-espace vectoriel de ℝ[X] constitué des polynômes de degré inférieur ou égal à n.
On définit l'application φ qui à un polynôme P de ℝ_n[X] associe :
φ(P) = (X + 2)P − XP(X + 1).
Par exemple, on a φ(X) = (X + 2)X − X(X + 1) = X.
  1. Vérifier que φ(X^3) = − X − 3X^2 − X^3 et φ(1) = 2.
  2. Montrer que φ est linéaire.
  3. Déterminer le degré et le coefficient dominant de φ(X^k) pour tout k ∈ {0, …, n}.
  4. En déduire que φ est un endomorphisme de ℝ_n[X].
  5. Dans cette question, on considère le cas n = 3.
On note M la matrice de l'endomorphisme φ dans la base canonique B = (1, X, X^2, X^3) de ℝ_3[X] et Q le polynôme caractéristique de φ, c'est-à-dire Q(X) = det(M − XI_3) où I_3 désigne la matrice unité carrée d'ordre 3.
(a) Vérifier que M = (2, 0, 0, 0; 0, 1, − 1, − 1; 0, 0, 0, − 3; 0, 0, 0, − 1).
(b) Calculer le polynôme caractéristique Q.
(c) Quelles sont les valeurs propres de φ ?
(d) L'endomorphisme φ est-il diagonalisable ?
(e) Déterminer les sous-espaces propres de φ.

Fin de l'exercice

PROBLÈME

Ce problème comporte deux parties indépendantes.

Notations

On note M_(n, p)(ℝ) l'espace vectoriel des matrices rectangulaires à n lignes et p colonnes à coefficients dans ℝ.
En particulier, M_n(ℝ) désigne l'espace vectoriel des matrices carrées d'ordre n.
On identifie un vecteur colonne de M_(n, 1)(ℝ) avec un vecteur de ℝ^n.
On note ^t M la transposée de la matrice M.

Partie I : un exemple numérique

On munit le plan euclidien P d'un repère orthonormé ( O, ı⃗, ȷ⃗ ).
Pour (x, y) ∈ ℝ^2, M(x, y) désigne un point M du plan euclidien P de coordonnées ( x, y ) dans ce repère.
Dans le plan P, on considère trois points B_1(− 1, 1), B_2(1, − 1) et B_3(2, 1).
Pour (m, p) ∈ ℝ^2, on considère la droite D d'équation y = mx + p.
Pour i ∈ {1, 2, 3}, on considère le point H_i appartenant à la droite D de même abscisse que le point B_i.
On définit la fonction δ de ℝ^2 à valeurs dans ℝ par :
δ(m, p) = (B_1 H_1)^2 + (B_2 H_2)^2 + (B_3 H_3)^2
où B_i H_i désigne la distance du point B_i au point H_i.
Le but du problème est de chercher le minimum de la fonction δ.
Si(m, p) est un couple où le minimum de la fonction δ est atteint alors la droite y = mx + p s'appelle la droite de régression linéaire de y en x associée au nuage de points (B_i).
  1. Établir que pour i ∈ {1, 2, 3}, si B_i est le point de coordonnées (x_i, y_i), alors : (B_i H_i)^2 = (y_i − mx_i − p)^2.
Soit (m, p) ∈ ℝ^2.
2. Montrer que δ(m, p) = 6m^2 + 3p^2 + 4mp − 2p + 3.
On considère q, la forme quadratique sur ℝ^2 définie par :
q(α, β) = 6α^2 + 3β^2 + 4αβ.
On note S la matrice (6, 2; 2, 3) et U le vecteur colonne (m/p).
3. Exprimer q(m, p) en fonction de S, U et ^t U la transposée de U.
4. Déterminer les valeurs propres de S; on les notera, dans la suite, λ et μ, avec λ < μ.
5. Comment peut-on vérifier ce résultat à l'aide des quantités λ + μ et λ × μ ?
6. Justifier l'existence d'une matrice orthogonale de M_2(ℝ), notée P, que l'on ne cherchera pas à déterminer, telle que S = P(λ, 0; 0, μ)^t P.
7. En déduire que si on pose (X/Y) = ^t P(m/p) alors, q(m, p) = λX^2 + μY^2.
8. Déterminer une base des sous-espaces propres de S. On détaillera les calculs.
9. En déduire une matrice orthogonale P = (a_(1, 1), a_(1, 2); a_(2, 1), a_(2, 2)) avec a_(1, 1) > 0 et a_(1, 2) > 0, telle que S = P(λ, 0; 0, μ)^t P.
10. Montrer que l'on a :
{m = 1/(√5)(X + 2Y); p = 1/(√5)(− 2X + Y)
  1. Montrer que :
δ(m, p) = λ(X + 1/(√5))^2 + μ(Y − 1/(7√5))^2 + K
avec K une constante à déterminer.
12. Montrer que la fonction δ admet un minimum égal à K.
13. Montrer que le minimum de la fonction δ est atteint au point (m_0, p_0) = (− 1/7, 3/7).
14. Représenter dans le plan les trois points B_1, B_2 et B_3 ainsi que la droite de régression linéaire.

Partie II : distance en dimension 3

Dans cette partie, on utilise le produit scalaire canonique de ℝ^3, c'est-à-dire que si X = (x_1; x_2; x_3) et Y = (y_1; y_2; y_3) sont deux vecteurs colonnes de ℝ^3,
(X|Y) = ^t XY = x_1 y_1 + x_2 y_2 + x_3 y_3
La norme du vecteur X est ‖X‖ = √(x_1^2 + x_2^2 + x_3^2).
On considère les matrices :
A = (− 1, 1; 1, 1; 2, 1) et Y_0 = (1; − 1; 1)
Soit f l'application linéaire canoniquement associée à la matrice A, c'est-à-dire que f est l'unique application linéaire de ℝ^2 dans ℝ^3 dont la matrice associée dans les bases canoniques de ℝ^2 et ℝ^3 est A.
  1. (a) Justifier que la famille B = (C_1, C_2), où C_1 et C_2 désignent les deux vecteurs colonnes de la matrice A est une base de Imf. Montrer que le rang de f est égal à 2 . Que vaut dim(Kerf) ? On pourra utiliser le théorème du rang.
    (b) Déterminer une équation cartésienne du plan Imf.
    (c) f est-elle surjective ? injective ? bijective ?
    (d) Déterminer une base orthonormée B^′ de Imf en appliquant la méthode de Schmidt à la base B.
On rappelle que si x⃗ est un vecteur de ℝ^3 et F un sous-espace vectoriel de ℝ^3 muni de la base orthornormée ( u_1^(→−), u_2^(→−) ), le projeté orthogonal z⃗ du vecteur x⃗ sur le sous-espace vectoriel F est donné par la formule :
z⃗ = (x⃗|u_1^(→−)) ⋅ u_1^(→−) + (x⃗|u_2^(→−)) ⋅ u_2^(→−)
  1. (a) On définit les vecteurs u_1^(→−) = 1/(√5)(− 2; 0; 1) et u_2^(→−) = 1/(√(70))(3; 5; 6). Montrer que la famille B^(′′) = (u_1^(→−), u_2^(→−)) est une base de Imf et que cette base est orthonormée.
    (b) Montrer que Z_0, le projeté orthogonal du vecteur Y_0 sur Imf, est égal à 1/7(4; 2; 1). On détaillera les calculs.
    On pourra utiliser la formule rappelée au 1.d ainsi que la base orthonormée B^(′′).
    (c) Déterminer un antécédent X_0 du vecteur Z_0 par f, c'est-à-dire un vecteur X_0 de ℝ^2 tel que Z_0 = f(X_0). Cet antécédent est-il unique?
    On rappelle que si x⃗ et y⃗ sont deux vecteurs de ℝ^3, la distance entre x⃗ et y⃗ est définie par :
d(x⃗, y⃗) = ‖x⃗ − y⃗‖.
Si x⃗ est un vecteur de ℝ^3 et F est un sous-espace vectoriel de ℝ^3, la distance de x⃗ à F est définie par:
d(x⃗, F) = inf{d(x⃗, y⃗)/y⃗ ∈ F} = inf{‖x⃗ − y⃗‖/y⃗ ∈ F}.
On rappelle le résultat suivant : d(x⃗, F) = ‖x⃗ − z⃗‖ où z⃗ est le projeté orthogonal de x⃗ sur F.
3. (a) Soient (m, p) ∈ ℝ^2 et X = (m/p). Calculer AX − Y_0 et en déduire que :
δ(m, p) = ‖AX − Y_0‖^2.
(b) Montrer que inf{δ(m, p)/(m, p) ∈ ℝ^2} = d(Y_0, Z_0)^2.
(c) Retrouver l'équation de la droite de régression linéaire D de la partie I .

Fin de l'énoncé

Pas de description pour le moment