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Centrale Physique 1 PC 2006Sujet, corrigé et rapport du jury

Pas encore noté
  • Thermodynamique de l'équilibre liquide-vapeur (relation de Clapeyron)
  • Tension superficielle
  • Mécanique du solide et lois de Coulomb sur le frottement
  • Rayonnement dipolaire

Téléchargements

Présentation du sujet

Difficulté moyenne
La neige : équilibre liquide-vapeur, avalanches et détection ARVA
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Le problème aborde la physique du manteau neigeux en trois parties indépendantes. La première étudie la formation de la neige dans l'atmosphère par la thermodynamique de l'équilibre liquide-vapeur et l'effet de la tension superficielle. La deuxième s'intéresse à la mécanique des avalanches à travers les lois de frottement. La troisième porte sur le principe d'un appareil de recherche de victimes d'avalanches (ARVA), fondé sur le rayonnement d'une petite antenne.

  1. 1Partie I : formation de la neige dans l'atmosphèreÉquilibre d'un corps pur sous deux phases, formation des cristaux de glace dans un nuage et influence de la tension superficielle.
  2. 2Partie II : à propos des avalanchesRôle des coefficients de frottement, modèle de frottement sur sol rugueux et dynamique de l'avalanche.
  3. 3Partie III : appareil de recherche des victimes d'avalanchesChamp rayonné par une petite antenne et stratégie de localisation d'une victime.

Difficulté moyenne. Le rapport qualifie le sujet de longueur très raisonnable et de difficulté très raisonnable, ce qui a permis à la majorité des candidats de traiter la quasi-totalité du sujet.

Ce qu'a observé le jury

5 erreurs relevées
Démonstration du minimum de G mal maîtrisée · Confusion glace/liquide malgré le titre de la partie · Interprétation hors sujet sur la tension superficielle
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Le sujet, très progressif, a été correctement abordé par la majorité des candidats, la partie I sur la formation de la neige étant la plus réussie. La partie II de mécanique a été nettement moins bien traitée, et la partie III, plus diversement abordée, a donné lieu à des résultats décevants sur la question de localisation. Le jury souligne que la capacité à interpréter les résultats, plus que la seule technique de calcul, a fait la différence entre les candidats.

Les erreurs les plus sanctionnées

  1. 1
    Démonstration du minimum de G mal maîtriséeI.A

    La démonstration du minimum de l'enthalpie libre à l'équilibre, question de cours classique, n'est correcte qu'une fois sur deux.

    « La démonstration du minimum de G à l’équilibre n’est »
  2. 2
    Confusion glace/liquide malgré le titre de la partieI.B

    Un candidat sur cinq conclut à tort que la glace se liquéfie, alors que le titre même de la partie portait sur la formation des cristaux de glace.

    « Un candidat sur cinq arrive cependant à conclure que la glace se liquéfie »
  3. 3
    Interprétation hors sujet sur la tension superficielleI.C

    Beaucoup de candidats concluent sur la taille des gouttes formées, alors que ce n'était pas l'objet de la dernière question de cette sous-partie.

    « Beaucoup concluent même sur la taille des gouttes formées »
  4. 4
    Confusion entre coefficients de frottement statique et dynamiqueII.A

    Un nombre étonnant de candidats ne distingue pas les deux coefficients de frottement, ce qui empêche d'appréhender correctement cette partie.

    « Un nombre étonnant de candidats semble ne pas comprendre la distinction entre les deux coeffi »
  5. 5
    Interprétation du choc mou rarement correcteII.B

    Malgré un début de partie facile et globalement bien traité, l'interprétation correcte du choc mou reste trop rare, par manque de rigueur dans les projections.

    « L’interprétation correcte du choc mou est par contre demeurée trop rare »

Ce qui a été bien réussi

  • La partie I a été la plus abordée et la mieux réussie des trois.
  • La partie II.C sur la dynamique de l'avalanche, sans difficulté technique mais nécessitant d'avoir compris les parties précédentes, a permis aux meilleurs candidats de faire la différence.

Conseils du jury

  • Bien s'imprégner du sujet et de son titre avant de répondre aux questions, pour éviter les conclusions contradictoires avec l'énoncé.
  • Soigner l'interprétation physique des résultats obtenus, et pas seulement leur établissement technique.
  • Distinguer clairement coefficients de frottement statique et dynamique dans les problèmes de mécanique du solide.
  • Apporter un soin particulier aux projections vectorielles, notamment dans l'étude des chocs.

Synthèse rédigée par WikiPrépa à partir du rapport officiel du jury (à télécharger en PDF). Les citations sont extraites du rapport.

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Lecture du sujet en ligne

L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
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PHYSIQUE I

La neige

Ce problème aborde divers aspects de la physique du manteau neigeux. Il comporte trois parties totalement indépendantes. L' énoncé comprend en annexe un document réponse à remettre avec la copie à la fin de l'épreuve.

Partie I - Formation de la neige dans l'atmosphère

I.A - Équilibre d'un corps pur sous deux phases

I.A.1) Soit un système thermodynamique de température T et de pression P. Rappeler la définition de son enthalpie libre G ainsi que l'expression des dérivées partielles ∂G/∂T)_P et ∂G/∂P)_T.
I.A.2) Le système évolue de manière spontanée, sans échanger d'autre travail que celui des forces de pression. Sa température et sa pression restent égales à celles ( T_0, P_0 ) du milieu extérieur. Montrer que G ne peut que diminuer. Que dire de G dans un état d'équilibre thermodynamique?
I.A.3) La transformation de la question précédente correspond à la variation d'une variable d'état x. À quelle condition, portant sur G(T, P, x), l'équilibre thermodynamique est-t-il établi pour une valeur particulière x_(eq) de cette variable?
I.A.4) On considère une masse m d'un corps pur en équilibre sous deux phases 1 et 2 ayant respectivement des masses m_1 et m_2, pour volumes massiques u_1 et u_2 et pour enthalpies libres massiques g_1(T, P) et g_2(T, P).
a) Exprimer son enthalpie libre G en fonction de m_1, m, g_1 et g_2.
b) Montrer que pour T et P données il se trouve à l'équilibre lorsque
g_1(T, P) = g_2(T, P)

I.A.5)

a) Rappeler la relation entre la chaleur latente massique L_(1 → 2) de la transformation 1 → 2, la température d'équilibre T et les entropies massiques s_1 et s_2 de chaque phase.
b) En envisageant l'équilibre entre les deux phases à deux températures très proches, démontrer la relation de Clapeyron

Filière PC

L_(1 → 2) = T(u_2 − u_1)(dP)/(dT)
où P et T désignent les pression et température assurant l'équilibre des deux phases et L_(1 → 2) la chaleur latente massique de la transformation 1 → 2.

I.B - Formation de cristaux de glace dans un nuage

Données :
Coordonnées du point triple de l'eau
T_t = 273, 16 K, P_t = 6, 1 ⋅ 10^(− 3)bar
L_v = a − bT où T est la température
Chaleur latente de vaporisation en Kelvin de l'eau
a = 3, 08 ⋅ 10^6 J ⋅ kg^(− 1)et; b = 2, 14 ⋅ 10^3 J ⋅ kg^(− 1) ⋅ K^(− 1)
Chaleur latente de fusion de l'eau
L_f = 3, 33 ⋅ 10^5 J ⋅ kg^(− 1),
supposée indépendante de T
Masse molaire de l'eau
M = 18 ⋅ 10^(− 3) kg ⋅ mol^(− 1)
Constante des gaz parfaits
R = 8, 31 J ⋅ K^(− 1) ⋅ mol^(− 1)
On notera d'un indice l les quantités relatives à l'eau liquide, d'un indice g celles relatives à la glace et d'un indice v celles relatives à la vapeur d'eau.
Pour traiter les questions suivantes, on négligera les volumes massiques de l'eau liquide et de la glace devant celui de la vapeur.
I.B.1) Le diagramme d'état de l'eau est donné sur la figure 5 (document réponse). Le compléter en précisant, dans chaque case prévue à cet effet, la forme stable de l'eau dans la zone du plan correspondant. Donner les noms des points A et B.
I.B.2) Au point triple, exprimer la chaleur latente de sublimation L_s en fonction de celles fournies par l'énoncé. En utilisant la relation de Clapeyron, justi-
fier qu'au voisinage du point triple la pente de la courbe relative à la sublimation est supérieure à celle relative à la vaporisation.
I.B.3) On assimile la vapeur d'eau à un gaz parfait. Déterminer l'équation de la courbe du diagramme correspondant à la vaporisation, sous la forme P = f(T).
I.B.4) Déterminer de même l'équation de la courbe correspondant à la sublimation, en supposant que l'expression de la chaleur latente de sublimation obtenue au I.B. 2 reste valable pour toute température voisine de celle du point triple.
I.B.5) Application numérique : pour une température de − 12^∘C, calculer la pression P_(sat, g) de la vapeur en équilibre avec la glace et la pression P_(sat, l) de la vapeur en équilibre avec l'eau liquide (que l'on envisage dans un état métastable). Porter sommairement les points correspondants sur la figure 5.
I.B.6) On considère un nuage dans lequel la température supposée uniforme est de − 12^∘C. L'eau est simultanément présente sous forme de vapeur, de gouttelettes liquides et de microcristaux de glace (voir figure 6 sur le document réponse). Pourquoi cet ensemble ne peut-il être en équilibre?
I.B.7) On admet que la vapeur est localement en équilibre près des gouttelettes d'eau liquide d'une part, et près des microcristaux de glace d'autre part. Sur la figure 6, représenter la zone de forte pression par des signes + , la zone de basse pression par des signes - et par une flèche le vecteur grad P.
I.B.8) À cause de ce gradient de pression, il apparaît un mouvement de convection de la vapeur d'eau. Dans quel sens? Parmi les deux phases condensées, l'une va disparaître au profit de l'autre. Laquelle?

I.C - Influence de la tension superficielle sur l'équilibre liquide-vapeur

Dans cette partie, on note g_l(T, P) et g_v(T, P) les enthalpies libres massiques de l'eau liquide et de l'eau vapeur, u_l et u_v leurs volumes massiques. On néglige l'influence des pressions partielles en N_2 et O_2 de l'air.
I.C.1) On considère une masse d'air humide où la pression de vapeur d'eau est P. Elle est refroidie jusqu'à une température T telle que P > P_(sat)(T). Que doit-il se passer ? En réalité, on constate souvent que la vapeur reste sèche, tant que P n'est pas nettement supérieur à P_(sat). Les questions suivantes en proposent une explication.
I.C.2) Rappeler les expressions de ∂g_l/∂P)_T et ∂g_v/∂P)_T.
I.C.3) On admet que u_l est une constante : u_l ≅ 1, 00 ⋅ 10^(− 3) m^(− 3) ⋅ kg^(− 1). Exprimer la différence g_l(T, P) − g_l(T, P_0) où P et P_0 sont deux pressions quelconques.
I.C.4) On traite l'eau vapeur comme un gaz parfait. Exprimer g_v(T, P) − g_v(T, P_0).
I.C.5) On considère la situation où la vapeur d'eau coexiste avec de l'eau liquide maintenue en surpression au moyen d'un piston perméable seulement à la vapeur (figure 1).
À l'équilibre thermodynamique, la vapeur d'eau possède une pression saturante P^′_(sat) et le liquide une pression P^′_(sat) + P_1, P_1 désignant la surpression. En adaptant la condition d'équilibre de la question I.A.4, montrer que
ln(P^′_(sat))/(P_(sat)) = (u_l M(P_1 + P^′_(sat) − P_(sat)))/(RT)
où P_(sat) désigne la pression de vapeur saturante usuelle, c'est-à-dire celle qui assure l'équilibre liquide vapeur en l'absence de surpression à la température T.
I.C.6) Dans un nuage, une gouttelette d'eau sphérique de rayon r se trouve de même en surpression P_1 par rapport à la vapeur environnante. Cela s'explique par le phénomène de tension superficielle et on admet que P_1 est dans ce cas donnée par P_1 = 2σ/r avec σ = 73 ⋅ 10^(− 3) N ⋅ m^(− 1). En supposant que P^′_(sat) − P_(sat) " P_1, déterminer numériquement le rapport α = P^′_(sat)/P_(sat) pour r = 2 nm puis r = 0, 1μ m. On prendra T = 273, 15 K.
I.C.7) Expliquer le phénomène cité à la fin de la
Figure 1
Imposition d'une surpression sur le liquide au moyen d'un piston perméable
question I.C.1. On admettra que la condensation de la vapeur nécessite l'agglomération de molécules d'eau sous la forme de gouttelettes microscopiques (quelques nanomètres).
I.C.8) Dans un nuage, la présence de poussières autour desquelles les molécules d'eau peuvent s'agglomérer favorise la formation de gouttelettes d'eau. Interpréter, en supposant que la taille des poussières est de l'ordre du dixième de micromètre.

Partie II - À propos des avalanches

II.A - Rôle des coefficients de frottement

Dans une avalanche, une masse de neige se détache sur une pente et la dévale en entraînant avec elle de la matière supplémentaire. Il en résulte une amplification qui conduit à un phénomène violent même à partir d'un déséquilibre faible.
II.A.1) On considère un bloc de neige de masse m reposant sur un plan incliné dont la pente est repérée par l'angle α (figure 2). Le contact entre la neige et ce plan, décrit par les lois de Coulomb sur le frottement, est caractérisé par des coefficients de frottement statique μ_s et dynamique μ_d. On rappelle que μ_d ≤ μ_s. On note g = 9, 8 m.s^(− 2) l'accélération de la pesanteur.
Montrer que l'équilibre est possible tant que α ≤ α_c et exprimer l'angle critique α_c.
II.A.2) La masse de neige en équilibre
Figure 2 - Masse de neige reposant sur un plan incliné
sur une pente d'angle α_c subit une légère perturbation qui lui donne une vitesse initiale v_0 u_x, v_0 > 0. Exprimer sa vitesse ultérieure v(t) et son énergie cinétique E_c(t).
II.A.3) L'énergie acquise sert en fait à mettre en mouvement de nouveaux blocs de neige, conduisant à l'amplification de l'avalanche. Les valeurs approximatives de μ_s et μ_d sont données dans le tableau ci-dessous pour différents types de neige. D'après la question précédente, quel type de neige conduit aux avalanches les plus violentes? On justifiera la réponse.
type de neige: μ_s μ_d
neige fraîche jusqu'à 10 0,3
neige en gobelets 1,2 0,7
neige à grains ronds 1,2 0,4
II.A.4) Animée d'une vitesse v_1, la masse de neige arrive dans une région où l'angle α prend une valeur plus faible, constante. A quelle condition portant sur a le mouvement est-il ralenti puis stoppé ?
II.A.5) Expliquer comment l'observation de nombreuses avalanches permet de déduire des valeurs numériques pour μ_s et μ_d telles que celles données dans le tableau.

II.B - Modèle de frottement sur sol rugueux

Lorsque l'avalanche rencontre dans sa course un sol rugueux, elle est soumise à de nouvelles forces de frottement dont on étudie ici une modélisation (figure 3).
La masse de neige en mouvement est assimilée à un parallélépipède rectangle d'épaisseur d (selon y ), de longueur l (selon x ) et de largeur L (selon z ). Le contact avec le sol s'effectue donc
Figure 3. Modèle d'avalanche sur sol rugueux
sur un rectangle d'aire S = Ll.
L'avalanche est formée de paquets de neige sphériques de masse m_0 descendant la ligne de plus grande pente avec une vitesse v = vu_x. Ces blocs sont empilés en couches distantes de b perpendiculairement à la pente. Dans une couche donnée, parallèle au plan ( Oxz ), les blocs sont en moyenne distants de a selon les directions x et z. Au niveau du sol, ils rencontrent des aspérités assimilées à des cylindres de section circulaire et d'axe parallèle à ( 0z ), séparés d'une distance Δr. Ces chocs, caractérisés par l'angle d'incidence i fixé, sont supposés mous : après l'impact, le vecteur vitesse du bloc est tangent à la surface de l'aspérité cylindrique au point de contact.
D'autre part, la composante tangentielle de sa vitesse est conservée dans le choc.
II.B.1) Un bloc se déplaçant selon x avec une vitesse moyenne v, exprimer la fréquence f des chocs qu'il subit.
II.B.2) Quel est le nombre moyen N_1 de blocs dans la couche en contact avec le sol?
II.B.3) Combien de chocs l'avalanche dans son ensemble subit-elle, pendant dt ? On notera dN ce nombre.
II.B.4) Pendant un choc, un bloc subit un changement de quantité de mouvement Δp_0. Déterminer sa projection Δp_(0_x) sur l'axe x.
II.B.5) Soit P = Pu_x la quantité de mouvement de l'avalanche. En déduire la variation de quantité de mouvement dP_(chocs) causée par les chocs durant dt.
II.B.6) En déduire que la force de frottement rugueux s'exerçant sur l'avalanche est :
F_(rug) = − (m_0 Sv^2 cos^2 i)/(a^2 Δr)u_x
II.B.7) Soit m la masse totale de l'avalanche. Montrer que F_(rug) se met sous la forme
F_(rug) = − (mgv^2)/(ξd)u_x
en donnant l'expression du paramètre de rugosité ξ en fonction de g, Δr, b et i.
II.B.8) Expliquer pourquoi ξ dépend de la nature du sol sur lequel l'avalanche s'écoule.
II.B.9) Certains paramètres du modèle pourraient dépendre de la vitesse, de sorte que ξ en dépendrait aussi. Lesquels selon vous?

II.C - Dynamique de l'avalanche

L'avalanche de masse m et d'épaisseur d dévale désormais une pente d'angle α sous les effets conjugués de son poids, du frottement sec obéissant aux lois de Coulomb (partie II.A) et du frottement rugueux de la partie II.B décrit par la relation (5). On rappelle que
∫(du)/(a^2 − u^2) = 1/aargth(u/a) et ∫ th udu = ln(chu).
II.C.1) Déterminer l'équation du mouvement selon x sous la forme d'une équation différentielle pour v(t).
II.C.2) Exprimer la vitesse limite v_l atteinte par l'avalanche et la calculer numériquement pour α = 35^∘, μ_d = 0, 3, d = 2 m et ξ = 10^3 m ⋅ s^(− 2).
II.C.3) Comment l'énergie cinétique de l'avalanche varie-t-elle avec son épaisseur d, toutes choses égales par ailleurs?
II.C.4) Exprimer l'évolution v(t) de la vitesse de l'avalanche, avec la condition initiale v(0) = 0. On éliminera α et μ_d au profit de v_l.
II.C.5) Déterminer la distance x(t) parcourue par l'avalanche depuis son point de départ.
II.C.6) Application numérique : quelle distance l'avalanche a-t-elle parcourue lorsque elle atteint sa vitesse limite à 10% près
II.C.7) L'avalanche ayant atteint sa vitesse limite v_l rencontre un brusque changement de pente, dont l'angle avec l'horizontale passe d'une valeur α à une autre valeur α^′. La vitesse limite va prendre, après une certaine distance de transition, une nouvelle valeur v^′_l. On suppose que la largeur L de l'avalanche reste la même, l'épaisseur d pouvant par contre être modifiée. En admettant que le débit volumique de neige est le même de part et d'autre de ce changement de pente, démontrer la loi d'invariance :
(v_l^3)/(sinα − μ_d cosα) = (v_l^(′3))/(sinα^′ − μ_d cosα^′)
v_l et v^′_l désignant respectivement la vitesse de l'avalanche avant et après la rupture de pente.
II.C.8) Application numérique : l'angle α passe de 35^∘ à 30^∘. De quel pourcentage la vitesse est-elle réduite?

Partie III - Appareil de recherche des victimes d'avalanche

Les chances de survie d'une personne accidentellement ensevelie par une avalanche dépendent de façon cruciale du temps mis par les sauveteurs pour la retrouver sous la couche neigeuse. Pour cette raison, des appareils de recherche des victimes d'avalanche (ARVA) ont été mis au point depuis les années 90 . La victime étant équipée d'un émetteur portable d'ondes hertziennes, un sauveteur muni d'un récepteur peut rapidement la localiser. Cette partie aborde le principe d'utilisation de ces dispositifs.
En notant ( r, θ, φ ) les coordonnées sphériques usuelles et ( u_r, u_θ, u_φ ) les vecteurs de la base locale associée, on a
gradf(r, θ, φ) = (∂f)/(∂r)u_r + 1/r(∂f)/(∂θ)u_θ + 1/(rsinθ)(∂f)/(∂φ)u_φ.
La célérité des ondes électromagnétiques dans le vide est c = 3, 00 ⋅ 10^8 m ⋅ s^(− 1).

III.A - Champ rayonné par une petite antenne

Dans les questions suivantes, on demande de préciser 4 conditions successives justifiant certains calculs approchés. Elles seront désignées par C_1, C_2, C_3 et C_4. Vous les présenterez sous la forme x « y, x et y étant deux grandeurs physiques. Par exemple la condition C_0 s'écrit m_(antenne) « m_(victime).
III.A.1) On considère un dipôle électrique statique de moment dipolaire constant p = p_0 u_z et d'extension spatiale a placé à l'origine O des coordonnées. Le
potentiel électrostatique qu'il produit en un point M de l'espace, repéré par r = OM et θ = (u_z, OMˆ) est donné par :
V_0(M) = (p_0 cosθ)/(4πε_0 r^2).
Préciser la condition C_1 qui permet d'obtenir ce résultat approché. Donner l'expression du champ électrique E_0(M) correspondant.
III.A.2) Déterminer l'équation polaire des lignes de champ sous la forme r = f(θ). Ces courbes sont représentées sur la figure 7 de l'annexe. La compléter en traçant l'allure de 3 lignes équipotentielles et en représentant par une flèche le vecteur moment dipolaire p_0.
III.A.3) Déterminer de même l'équation polaire des lignes de niveau de ‖E_0‖, c'est-à-dire des courbes sur lesquelles le champ électrique garde, en norme, une valeur constante. Ces courbes sont représentées sur la figure 8 avec la même orientation de p_0.
III.A.4) L'antenne portée par la victime, dont la dimension a est de l'ordre du centimètre, se trouve à l'origine O des coordonnées, orientée parallèlement à u_z. Elle est parcourue par des courants de fréquence f = 457kHz. Déterminer numériquement la longueur d'onde λ du rayonnement qu'elle émet.
III.A.5) Le champ magnétique rayonné par l'antenne est donné par
B(M, t) = (μ_0 sinθ)/(4π)[(p¨(t − r/c))/(rc) + (p˙(t − r/c))/(r^2)]u_φ
où p = p(t)u_z est le moment dipolaire de l'antenne. Outre la condition C_1, ce résultat suppose que l'on traite toute l'antenne comme un dipôle unique. Plus explicitement, cette expression néglige les déphasages entre les ondelettes émises par les différents points de l'antenne vers le point M. À quelle condition C_2 cela est-il valable?
III.A.6) Le champ électrique E(M, t) rayonné par l'antenne est alors donné par:
E⃗ = 1/(4πε_0)[2cosθ((p˙)/(r^2 c) + p/(r^3))u_r^(→−) + sinθ((p¨)/(rc^2) + (p˙)/(r^2 c) + p/(r^3))u_θ^(→−)]
Expliciter sans calculs le raisonnement conduisant à cette expression.
Les lignes de champ correspondantes sont représentées, à un instant donné, sur la figure 9. La compléter en représentant par une flèche le vecteur moment dipolaire p.
III.A.7) Dans quelle partie de l'espace, appelée zone statique, E(M, t) s'identi-fie-t-il à chaque instant au champ électrostatique qui serait créé par le dipôle
permanent de moment p(t) ? Écrire en la justifiant la condition C_3 qui définit cette région.
III.A.8) Définir par une condition C_4 la zone dite de rayonnement. Donner l'expression simplifiée de E dans ce cas.

III.B - Localisation de la victime

III.B.1) Le sauveteur est muni d'une antenne réceptrice reliée à un système audio. Il détecte le signal émis par l'appareil de la victime. À sa recherche, il parcourt quelques dizaines de mètres autour de O. Discuter numériquement la validité de chacune des conditions C_1 à C_4. Le sauveteur se trouve-t-il dans la zone de rayonnement de l'antenne ou dans la zone statique?
Les questions suivantes présentent deux méthodes utilisables par le sauveteur pour localiser la victime. Elles appellent des constructions graphiques que vous rendrez sur le document réponse. Le sauveteur en déplacement sur la pente neigeuse sera représenté par un point décrivant une courbe dans le plan de la figure. On suppose que l'antenne émettrice de la victime est parallèle à la surface du sol et enfouie à faible profondeur. Les figures 7,8 et 9 sont alors tracées dans le plan de la surface neigeuse sur laquelle se déplace le sauveteur.
III.B.2) Recherche directionnelle : la direction dans laquelle pointe l'antenne réceptrice du sauveteur est repérée par un vecteur unitaire u contenu dans le plan de la figure et le signal perçu est proportionnel à la valeur efficace de E ⋅ u. Immobile en un point, le sauveteur fait tourner son récepteur jusqu'à percevoir un signal maximal, puis avance de quelques pas dans la direction de l'antenne. Il s'arrête alors et réitère cette opération jusqu'à se trouver tout près de la victime. Le long de quelle courbe se déplace-t-il approximativement? Partant de l'un des points A_0, B_0 ou C_0 placé sur les figures 7,8 et 9 (à vous de choisir le point le plus approprié), tracer le chemin suivi par le sauveteur jusqu'à la victime.
III.B.3) Recherche en croix : dans cette méthode, l'orientation du récepteur n'est pas aussi fondamentale. Seules sont pertinentes les variations du signal lors du déplacement du sauveteur. Pour simplifier, nous supposerons donc que ce signal est fonction uniquement de ‖E‖.
Partant d'un point M_0 le sauveteur marche en ligne droite en écoutant croître le signal. Il s'arrête au point M_1 où le signal atteint sa valeur maximale. Là, il part dans la direction orthogonale produisant une augmentation du signal pour atteindre un nouveau maximum en M_2. Il réitère ce processus jusqu'à se trouver tout près de la victime.
En choisissant pour M_0 l'un des points A_0, B_0 ou C_0 (à vous de choisir à nouveau le plus approprié) et démarrant dans la direction définie par le vecteur de
la figure 10, tracer le chemin suivi par le sauveteur. On pourra considérer que la victime est atteinte après 2 ou 3 itérations.
III.B.4) En pratique, la recherche en croix peut s'avérer plus complexe que dans le cas simple décrit ci-dessus. Dans le cas particulier d'une antenne émettrice enfouie profondément et normale à la surface de la neige, l'antenne réceptrice étant tangente au champ neigeux, que dire du signal reçu quand le sauveteur arrive au-dessus de la victime?
-••FIN •••

Annexe du sujet de Physique I

Annexe du sujet de Physique I PC
Cette annexe doit être rendue avec les autres copies.
Attention, il ne pourra pas être délivré d'autre exemplaire de ce document.
Figure 5. Diagramme d'état de l'eau
Filière PC
Figure 6 - Eau sous trois phases dans un nuage
Figure 8 - Lignes de niveau de ‖E_0‖
Figure 7 - Lignes de champ créées par un dipôle statique
Figure 9 - Lignes du champ électrique rayonné par un dipôle oscillant
Figure 10 - Direction initiale du mouvement du sauveteur dans la recherche en croix

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte le sujet de physique 1 PC Centrale 2006 ?
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Sur quels chapitres porte le sujet de physique 1 PC Centrale 2006 ?

Le sujet porte sur la physique du manteau neigeux : thermodynamique de l'équilibre liquide-vapeur et tension superficielle, mécanique des avalanches (lois de frottement), et rayonnement d'une antenne pour un appareil de recherche de victimes d'avalanches.

Quelles erreurs le jury a-t-il le plus relevées sur ce sujet de physique 1 PC Centrale 2006 ?

Le jury relève une démonstration du minimum d'enthalpie libre souvent fautive, une confusion entre glace et liquide malgré le titre de la partie, une confusion entre coefficients de frottement statique et dynamique, et une interprétation rare du choc mou.

Ce sujet de physique 1 PC Centrale 2006 est-il difficile ?

Le rapport le qualifie de longueur et de difficulté très raisonnables, ce qui a permis à la majorité des candidats de traiter la quasi-totalité du sujet.

Quelle partie du sujet physique 1 PC Centrale 2006 est la mieux réussie ?

La partie I, sur la formation de la neige dans l'atmosphère, a été la plus abordée et la mieux réussie des trois parties selon le rapport.

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