E3A Mathématiques 1 PC 2019Sujet et corrigé
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Épreuve de Mathématiques 1 PC
Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Exercice 1.
- Question de cours: Rappeler sans démonstration pour quelles valeurs du réel
α la série∑_(n ⩾ 1)1/(n^α) est convergente. - Soit
n ∈ ℕ^∗ .
2.1. On pose pour toutp ∈ ℕ^∗, s_p = ∑_(k = 0)^p 1/(n + k) = 1/n + 1/(n + 1) + … + 1/(n + p)
Vérifier que la suite
(s_p)_(p ∈ ℕ^∗) est croissante et divergente.
2.2. Montrer qu'il existe au moins un entier naturelp tel que l'on ait :
∑_(k = 0)^p 1/(n + k) = 1/n + 1/(n + 1) + … + 1/(n + p) > 1 . On note alors
a_n = n + p_n où
p_n est le plus petit entier
p vérifiant cette propriété et on pose :
u_n = (a_n)/n . On a donc :
1/n + 1/(n + 1) + … + 1/(a_n) > 1 .
3. La suite(a_n)_(n ∈ ℕ^∗) est-elle convergente?
4. Prouver pourn ⩾ 2 que l'on a:
2.2. Montrer qu'il existe au moins un entier naturel
3. La suite
4. Prouver pour
- Montrer que si la suite (
u_n ) converge vers une limiteℓ , alorsℓ ∈ [2, 3] . - Prouver que l'on a, pour tout entier naturel non nul
n : 1 < 1/n + 1/(n + 1) + … + 1/(a_n) ⩽ 1 + 1/(a_n) . - Démontrer que l'on a, pour tout entier naturel non nul
n : 1 − 1/n ⩽ 1/(n + 1) + … + 1/(a_n) ⩽ ∫_n^(a_n)(dt)/t ⩽ 1/n + … + 1/(a_n − 1) ⩽ 1 . - En déduire que la suite (
u_n ) converge et déterminer sa limite.
Exercice 2.
Soint
n ∈ ℕ^∗, E = ℝ_(2n)[X] muni de sa base canonique
ℬ = (1, X, X^2, …, X^(2n)) et
a un réel.
On considère l'applicationΦ_a définie sur
E par :
On considère l'application
- Déterminer toutes les valeurs du réel
a pour lesquellesΦ_a est un endomorphisme deE .
Désormais
a est choisi de sorte que
Φ_a est un endomorphisme de
E .
2. Soitλ ∈ [ [ − n, n] ] .
2. Soit
Déterminer
α et
β dans
ℕ de sorte que le polynôme
P = (X + 1/2)^α(X − 1/2)^β vérifie
Φ_a(P) = λP .
3. Déterminer alors les éléments propres de l'endomorphismeΦ_a .
3. Déterminer alors les éléments propres de l'endomorphisme
On donnera pour chaque sous-espace propre une famille de polynômes constituant une base de ce sous-espace.
4. Déterminer une matriceB dont le spectre est
[ [0, 2n] ] et dont les coefficients diagonaux sont tous égaux.
5. Expliquer comment construire à l'aide deΦ_a , un endomorphisme
Ψ de
E admettant
0, 1, 4, 9, …, 4n^2 comme valeurs propres.
4. Déterminer une matrice
5. Expliquer comment construire à l'aide de
Exercice 3.
Soit
E l'espace vectoriel des suites réelles
u = (u_n)_(n ∈ ℕ) telles que :
∀n ∈ ℕ, u_(n + 3) = u_n .
- Soit
Φ l'application qui à tout élémentu deE associe le triplet (u_0, u_1, u_2 ) deℝ^3 .
1.1. Prouver queΦ est une bijection deE versℝ^3 .
1.2. En déduire la dimension de l'espaceE . - On note alors pour tout
i ∈ [ [1, 3] ], ε_i = Φ^(− 1)(e_i) où(e_1, e_2, e_3) désigne la base canonique deℝ^3 .
2.1. Justifier queℬ = (ε_1, ε_2, ε_3) est une base deE .
2.2. Déterminer explicitement les suitesε_1, ε_2, ε_3 . - Pour tout couple
(u, v) d'éléments deE^2 , on pose :(u|v) = ∑_(i = 0)^2 u_i v_i .
Démontrer que l'on définit ainsi un produit scalaire sur
E . On notera
‖‖ sa norme associée.
4. Vérifier que la baseℬ est une base orthonormale de
E .
5. On définit l'applicationd sur
E par :
4. Vérifier que la base
5. On définit l'application
5.1. Vérifier que
d est un endomorphisme de
E .
5.2. Ecrire la matrice de l'endomorphismed dans la base
ℬ de
E .
5.3. L'endomorphismed est-il diagonalisable?
5.4. Déterminer l'ensembleD des vecteurs de
E invariants par
d .
5.5. Prouver qued est une isométrie de
E . Déterminer
d^3 .
5.6. SoitH l'orthogonal de
D dans
E . Montrer que
H est un sous-espace vectoriel de
E stable par
d .
5.7. Reconnaître la nature géométrique de la restriction ded à
H et préciser ses éléments caractéristiques.
5.2. Ecrire la matrice de l'endomorphisme
5.3. L'endomorphisme
5.4. Déterminer l'ensemble
5.5. Prouver que
5.6. Soit
5.7. Reconnaître la nature géométrique de la restriction de
Exercice 4.
- Question de cours 1 : Rappeler sans démonstration le développement en série entière de
exp(z) pourz ∈ ℂ et donner son rayon de convergence. - Question de cours 2 : Soit
p ∈ ℕ . Prouver que si deux matrices carréesM etN de tailled sont semblables, alors les matricesM^p etN^p sont semblables.
Pour toute matrice
A ∈ ℳ_2(ℂ) , on pose, lorsque cela est possible,
φ(A) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)((− 1)^n)/((2n + 1)!)A^(2n + 1) = lim_(m → + ∞)∑_(n = 0)^m((− 1)^n)/((2n + 1)!)A^(2n + 1) .
3. Pour toutz ∈ ℂ , on pose
s(z) = 1/(2i)[exp(iz) − exp(− iz)] et
c(z) = 1/2[exp(iz) + exp(− iz)] où
i vérifie
i^2 = − 1 .
3.1. Vérifier que pour toutz ∈ ℂ , on a :
s(z) = ∑_(n = 0)^(+ ∞)((− 1)^n)/((2n + 1)!)z^(2n + 1) .
3.2 Déterminer une formule analogue pourc(z), z ∈ ℂ .
4. SiA = γI_2 avec
γ ∈ ℂ , déterminer
φ(A) .
5. On suppose queA possède deux valeurs propres distinctes
α et
β .
5.1. Justifier l'existence d'une matriceP ∈ GL_2(ℂ) telle que :
B = (α, 0; 0, β) = P^(− 1)AP .
5.2. Déterminerφ(B) puis
φ(A) à l'aide de la matrice
P .
6. On suppose que les valeurs propres deA sont égales :
β = α .
6.1. Justifier l'existence d'une matriceQ ∈ GL_2(ℂ) et d'un nombre complexe
y tels que :
C = (α, y; 0, α) = Q^(− 1)AQ .
6.2. CalculerC^n pour tout
n ∈ ℕ .
6.3. En déduireφ(A) à l'aide de la matrice
Q .
7. Justifier l'existence deφ(A) pour toute matrice
A de
ℳ_2(ℂ) .
8. Existe-t-il une matriceX de
ℳ_2(ℂ) telle que l'on ait :
φ(X) = (1, 2019; 0, 1) ?
3. Pour tout
3.1. Vérifier que pour tout
3.2 Déterminer une formule analogue pour
4. Si
5. On suppose que
5.1. Justifier l'existence d'une matrice
5.2. Déterminer
6. On suppose que les valeurs propres de
6.1. Justifier l'existence d'une matrice
6.2. Calculer
6.3. En déduire
7. Justifier l'existence de
8. Existe-t-il une matrice
FIN DE L'ÉPREUVE
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