E3A Mathématiques 1 PC 2018Sujet
Téléchargements
- Corrigé : pas encore disponible
- Rapport du jury : non disponible
L'épreuve en chiffres
Moyenne 9,93 / 20 · écart-type 4,36 · 2 667 présents · où vous situez-vous ?Afficher ou masquer la section
L'épreuve en chiffres
Moyenne 9,93 / 20 · écart-type 4,36 · 2 667 présents · où vous situez-vous ?
- Moyenne
- 9,93/ 20
- Écart-type
- 4,36
- Présents
- 2 667
Votre note sur 20 à ce sujet, en conditions de concours.
Source : document officiel du concours. Notes publiées par le concours (après harmonisation le cas échéant). Courbe : estimation par une loi normale.
Ces sujets peuvent vous intéresser
Pas encore de corrigé pour ce sujet : voici des sujets proches corrigés.
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.Afficher ou masquer la section
Lecture du sujet en ligne
L'énoncé complet, avec les formules et les figures, sans ouvrir le PDF.
CONCOURS ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - POLYTECH
Épreuve de Mathématiques 1 PC
Durée 4 h
Si, au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Exercices
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Exercice 1
Soit
n un entier naturel supérieur ou égal à 2 . On désigne la matrice identité de taille (
n, n )
parI_n .
Soit
ℝ^n le
ℝ -espace vectoriel de dimension
n muni du produit scalaire canonique :
Pour tousx⃗ = (x_1, …, x_n) et
y⃗ = (y_1, …, y_n) dans
ℝ^n , on a :
Pour tous
On note
u⃗ = (1, 1, …, 1) le vecteur de
ℝ^n dont toutes les composantes sont égales à 1 et
F le sous-espace vectoriel formé par l'ensemble des vecteurs orthogonaux à
u⃗ .
- Démontrer que
F est l'ensemble des vecteursx⃗ = (x_1, …, x_n) tels que∑_(i = 1)^n x_i = 0 . - Quelle est la dimension de
F ?
On considère
A_n la matrice de taille
(n, n) définie par :
Cette matrice a des 0 comme coefficients diagonaux et des 1 partout ailleurs.
3. Enoncer précisément le théorème spectral. Que peut-on en conclure pour la matriceA_n ?
4. SoitX = (x_1; ⋮; x_n) tel que
x⃗ = (x_1, …, x_n) est dans
F . Calculer
A_n X en fonction de
X .
5. Déterminer les valeurs propres deA_n et, pour chacune de ses valeurs propres, le sousespace propre associé.
6. Calculer le déterminant de la matriceA_n .
3. Enoncer précisément le théorème spectral. Que peut-on en conclure pour la matrice
4. Soit
5. Déterminer les valeurs propres de
6. Calculer le déterminant de la matrice
On considère
B_n la matrice de taille
(2n, 2n) définie par blocs par :
- La matrice
B_n est-elle diagonalisable ? Justifier votre réponse. - Soit
α une valeur propre de la matriceB_n . Démontrer queα est une valeur propre de (A_n + I_n ) ou (A_n − I_n ). - En déduire que les valeurs propres de
B_n sont dans l'ensemble{ − 2, 0, n − 2, n} . - Déterminer l'ensemble des valeurs propres de
B_n .
Soit
M une matrice de taille
(n, n) . On lui associe
U_M , la matrice de taille
(2n, 2n) définie par
- On suppose
M diagonalisable. On noteα_1, …, α_r les valeurs propres distinctes deM . Déterminer les valeurs propres deU_M en fonction deα_1, …, α_r . - La matrice
U_M est-elle diagonalisable ?
Exercice 2
On admet l'égalité
∑_(n ≥ 1)1/(n^2) = (π^2)/6 .
On définit pour tout entier naturel non nuln, h_n = ∑_(k = 1)^n 1/k . On introduit les séries entières:
On définit pour tout entier naturel non nul
On note
I l'intervalle (ouvert) de convergence de la série
H .
- Soit
n un entier naturel non nul. Justifierh_(2n) − h_n ≥ 1/2 . - Démontrer que la suite
(h_n)_(n ∈ ℕ^∗) diverge vers+ ∞ . - Déterminer le rayon de convergence de la série
H . En déduireI . - Déterminer les rayons de convergence des séries
S etT . - Quel est le développement en série entière de la fonction
(g : x ↦ ln(1 − x)) ? Préciser son rayon de convergence. - Justifier que la fonction
(G : x ↦ ln(1 − x)/(1 − x)) est développable en série entière sur l'intervalle ] - 1,1 [. Etablir une relation entreG etH .
Soit
L la primitive de
H sur l'intervalle
I telle que
L(0) = 0 .
7. ExprimerL à l'aide de la fonction
(g : x → ln(1 − x)) .
8. Justifier queL est développable en série entière et expliciter son développement en série entière. On énoncera précisément le théorème utilisé.
9. En déduire une relation entreT − S et
L .
10. Soity dans
]0, 1[
(a) Justifier que∫_0^y(ln(1 − u))/u du est une intégrale convergente et démontrer l'égalité :
7. Exprimer
8. Justifier que
9. En déduire une relation entre
10. Soit
(a) Justifier que
On pourra utiliser le développement en série entière de la fonction
(x ↦ ln(1 − x)) .
(b) Justifier que∫_0^1(ln(1 − u))/u du est une intégrale convergente et démontrer l'égalité :
(b) Justifier que
(c) Justifier que
- Exprimer la valeur de
T(1/2) en fonction deπ . Justifier votre réponse.
Exercice 3
On désigne par
ℕ^∗ l'ensemble des entiers naturels non nuls. Pour tous
k, n dans
ℕ^∗ , on note
On pourra utiliser le fait que :
S_2(n) = n(n + 1)(2n + 1)/6 .
- Soit
k dansℕ^∗ . Justifier que la suite(1/(n^(k + 1))S_k(n))_(n ∈ ℕ^∗) converge vers1/(k + 1) .
Si
X est une variable aléatoire à valeurs dans une partie finie de
ℕ , on note
E(X) son espérance et
V(X) sa variance. Soit
N un entier naturel supérieur ou égal à 2 .
2. SoitX une variable aléatoire à valeurs dans
[ [1, N] ] , Démontrer que
2. Soit
On dispose d'une boîte dans laquelle sont placés des jetons indiscernables au toucher numérotés de 1 à
N . Soit
k un entier naturel
≥ 2 . On tire
k fois de suite un jeton dans cette boite. On note son numéro et on le remet dans la boîte. Les tirages sont indépendants les uns des autres. On note
X_i la variable aléatoire qui prend comme valeur le numéro du jeton du
i -ème tirage, pour
i dans
[ [1, N] ] . On suppose que la loi de
X_i est uniforme sur
[ [1, N] ] . On note
U_k et
V_k les variables aléatoires :
- Exprimer
E(X_1), E(X_1^2) etV(X_1) en fonction deN . - On se propose de simuler en Python les variables
V_k pourN = 10 .
(a) Ecrire une fonction simulX qui renvoie une liste de longueur 100 de réalisations des variablesX_1, …, X_(100) . On pourra utiliser la fonction : random.randint L'instruction random.randint(1, 10) fournit un nombre entier aléatoire dans[ [1, 10] ] uniformément.
(b) En déduire une fonction REALIV qui renvoie une liste de longueur 100 de réalisations des variablesV_1, …, V_(100) . - Soit
k dansℕ^∗ supérieur à 2 .
(a) Soiti ∈ [ [1, N] ] . Justifier que :
(b) On appelle plusieurs fois la fonction REALIV de la question 4b. On constate qu'à chaque fois, le résultat obtenu est une liste qui se termine par un grand nombre de 10. Justifier mathématiquement ce résultat.
(c) ExprimerE(U_k) en fonction de
N à l'aide de la fonction
S_k introduite au début de l'exercice. Donner un équivalent de
E(U_k) lorsque
N tend vers
+ ∞ .
6. (a) On introduit les variablesY_i = N + 1 − X_i , pour
i dans
[ [1, N] ] . Justifier que les variables
(Y_1, …, Y_n) sont indépendantes et de même loi. Préciser cette loi.
(b) En déduireE(V_k) et
V(V_k) en fonction de
E(U_k) et
V(U_k) .
7. On considère le couple de variables aléatoires (U_2, V_2 ).
(a) ExprimerU_2 + V_2 et
U_2 V_2 en fonction de
X_1 et
X_2 .
(b) En déduireV(U_2 + V_2) et
E(U_2 V_2) en fonction de
N .
(c) Exprimer
6. (a) On introduit les variables
(b) En déduire
7. On considère le couple de variables aléatoires (
(a) Exprimer
(b) En déduire
On peut déduire par un calcul la covariance de
U_2 et
V_2 , notée
Cov(U_2, V_2) . On admet sa valeur :
(c) Exprimer
V(U_2) et
V(V_2) en fonction de
N .
(d) On noteρ_2(N) le coefficient de corrélation de
U_2 et
V_2 . Exprimer
ρ_2(N) en fonction de
N .
(e) Que peut on dire de la suite(ρ_2(N))_(N ∈ ℕ∖{0, 1, 2}) lorsque
N tend vers
+ ∞ ?
8. (a) SiX est une variable aléatoire à valeurs dans une partie finie de
ℕ , démontrer que
E(X^2) = ∑_(i = 1)^N(2i − 1)P(X ≥ i) .
(b) ExprimerE(U_k^2) en fonction de
N à l'aide des fonctions
S_k et
S_(k + 1) introduites au début de l'exercice.
(c) ExprimerV(U_k) en fonction de
N à l'aide des fonctions
S_k et
S_(k + 1) introduites au début de l'exercice.
(d) Donner un équivalent deV(U_k) lorsque
N tend vers
+ ∞ .
(d) On note
(e) Que peut on dire de la suite
8. (a) Si
(b) Exprimer
(c) Exprimer
(d) Donner un équivalent de
Pas de description pour le moment
