E3A Mathématiques 1 PC 2015Sujet et corrigé
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CONCOURS ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - POLYTECH
Durée 4 h
Si , au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
Si , au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.
L'usage de calculatrices est interdit.
AVERTISSEMENT
Les quatre exercices sont indépendants
La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.
Exercice 1
Pour tout
n ∈ ℕ tel que
n ⩾ 2 , on désigne par
A_n = (0, 1, 0, …, 0; n − 1, 0, 2, …, 0; …, …, …, …, …; 0, …, 2, 0, n − 1; 0, …, 0, 1, 0) la matrice de
M_n(ℝ) de coefficients
a_(i, j) tous nuls exceptés ceux tels que :
1 1.a) On prend
n = 2.A_2 est- elle diagonalisable?
A_2 est-elle inversible?
1.b) On prendn = 3.A_3 est -elle diagonalisable?
A_3 est- elle inversible?
1.b) On prend
2 Dans cette question seulement on prend
n = 4 . Soit
A_4 = (0, 1, 0, 0; 3, 0, 2, 0; 0, 2, 0, 3; 0, 0, 1, 0) notée simplement
A et soit le polynôme
Q(X) = (X^2 − 1)(X^2 − 9) .
2.a) Calculer les matricesA^2 et
Q(A) .
2.b) Justifier queA est diagonalisable.
2.c) Déterminer une matriceΔ ∈ M_4(ℝ) , à coefficients entiers, inversible et telle que
Δ^(− 1)AΔ = D soit une matrice diagonale notée
diag(a, b, c, d) avec
a > b > c > d .
2.d) Montrer queΦ : M ↦ ΔMΔ^(− 1) est un endomorphisme de l'espace vectoriel réel
M_4(ℝ) et justifier que
Φ est bijectif.
2.e) Montrer qu'une matriceN ∈ M_4(ℝ) commute avec
D si et seulement si
N est une matrice diagonale.
2.f) Montrer que l'ensembleC_A = {M ∈ M_4(ℝ)/ AM = MA} est un sous-espace vectoriel de
M_4(ℝ) et, en utilisant les questions précédentes, déterminer sa dimension.
2.g) Justifier que la famille (I_4, A, A^2, A^3 ) est une base de
C_A (où
I_4 = diag(1, 1, 1, 1) ).
2.a) Calculer les matrices
2.b) Justifier que
2.c) Déterminer une matrice
2.d) Montrer que
2.e) Montrer qu'une matrice
2.f) Montrer que l'ensemble
2.g) Justifier que la famille (
3 On note ici
E = ℝ_(n − 1)[X] l'espace vectoriel réel des polynômes réels de degré
⩽ n − 1 , et
B = (1, X, …, X^(n = 1)) la base canonique de
E .
Si
P(X) ∈ E, P^′(X) désigne le polynôme dérivé de
P(X) .
3.a) Justifier que l'applicationφ : P(X) ↦ (n − 1)XP(X) + (1 − X^2)P^′(X) est un endomorphisme de l'espace vectoriel
E et calculer
φ(X^h) pour tout
h ∈ [ [0, n − 1] ] .
3.b) Comparer la matrice deφ dans la base
B et la matrice
A_n définie en préliminaire.
3.c) Pour touth ∈ [ [0, n − 1] ] , on définit le polynôme
P_h = (X − 1)^h(X + 1)^(n − 1 − h) . Déterminer le réel
λ_h tel que
φ(P_h) = λ_h P_h , Que peut-on déduire de ce calcul ?
3.d) Justifier que la matriceA_n est diagonalisable dans
M_n(ℝ) .
3.e) Préciser selonn dans quel cas
A_n est inversible.
3.f) Montrer l'existence d'une matriceU_n ∈ M_n(ℝ) telle que
(U_n)^3 = A_n .
3.a) Justifier que l'application
3.b) Comparer la matrice de
3.c) Pour tout
3.d) Justifier que la matrice
3.e) Préciser selon
3.f) Montrer l'existence d'une matrice
Exercice 2
1 1.a) Rappeler la définition de la fonction Arctan, ainsi que son tableau de variation et sa dérivée. Justifier que pour tout réel
x , on a :
|Arctan(x)| ⩽ |x| .
1.b) Étudier et représenter la fonctiong : ] − π/2, π/2[ ∪ ]π/2, (3π)/2[ → ℝ définie par :
1.b) Étudier et représenter la fonction
1.c) Pour
x > 0 , soit
ψ(x) = Arctan(x) + Arctan(1/x) . Calculer la dérivée
ψ^′(x) .
En déduire une relation entre
Arctan(x) et
Arctan(1/x) pour
x > 0 .
1.d) Déterminer le développement en série entière de la fonction Arctan sur ] - 1,1 [.
1.d) Déterminer le développement en série entière de la fonction Arctan sur ] - 1,1 [.
2 On considère la fonction
h définie par
h(0) = 1 et pour tout réel
x ≠ 0 ,
2.a) Justifier que pour tout
x ∈ [ − 1, 1] , on a :
h(x) = ∑_(k = 0)^(+ ∞)((− 1)^k x^(2k))/((2k + 1)) .
On traitera le cas
|x| < 1 et on étendra le résultat au cas
|x| = 1 , en utilisant un argument à préciser sur la continuité sur
[ − 1, 1] de la somme de la série de fonctions.
2.b) Justifier queh est de classe
C^∞ sur
ℝ (on raisonnera sur
] − 1, 1 [ puis sur
ℝ .)
2.b) Justifier que
3 Soit
H(x) = ∫_0^x(Arctan(t))/tdt pour
x ∈ ℝ ,
3.a) Montrer queH est bien définie et est de classe
C^1 sur
ℝ ; préciser
H^′ .
3.b) Trouver une relation entreH(x) et
G(x) = H(1/x) pour
x > 0 .
3.a) Montrer que
3.b) Trouver une relation entre
Pour cela, on pourra utiliser
G^′ .
3.c) Soitf(x) = (H(x))/x pour
x ≠ 0 et
f(0) = 1 .
3.c) Soit
Montrer que
f est développable en série entière sur
[ − 1, 1] , et
f de classe
C^∞ sur
ℝ .
3.d) Donner une relation entref(x) et
f(1/x) pour
x > 0 .
3.d) Donner une relation entre
4 Pour
x ∈ ℝ , on pose :
φ(x) = ∫_0^(+ ∞)(Arctan(tx))/(t(t^2 + 1))dt .
4.a) Montrer queφ est définie sur
ℝ et impaire.
4.b) Montrer queφ est de classe
C^1 sur
ℝ . On précisera bien le théorème utilisé.
4.c) Déterminerφ^′(x) pour
x ∈ ℝ_+ (avec une expression sans intégrale), si
x ≠ 1 puis
x = 1 . Pour cela on pourra utiliser la relation :
4.a) Montrer que
4.b) Montrer que
4.c) Déterminer
4.d) En déduire la valeur de
φ(x) pour tout réel
x .
4.e) Six ∈ ℝ , justifier l'existence et calculer
K(x) = ∫_0^(π/2)(Arctan(xtan(θ)))/(tan(θ))dθ .
4.f) En déduire la valeur deJ = ∫_0^(π/2)ln(sin(θ))dθ .
4.e) Si
4.f) En déduire la valeur de
Exercice 3
On considère l'espace vectoriel euclidien orienté
E = M_(3, 1)(ℝ) muni de son produit scalaire canonique, la base canonique
B étant orthonormale et directe. On notera
⟨., .
⟩le produit scalaire tel que si
X, Y ∈ E, ⟨X, Y⟩ = ^t XY .
L(E) désigne l'espace vectoriel des endomorphismes de
E .
1 On considére les deux sous-espaces vectoriels deL(E) définis par :
1 On considére les deux sous-espaces vectoriels de
1.a) Justifier que
S(E) est bien un sous-espace vectoriel de
L(E) (on l'admettra pour
A(E) ) et montrer que
S(E) ∩ A(E) est réduit à l'endomorphisme nul.
1.b) Soitu ∈ L(E) et
M = Mat_B(u) la matrice de
u dans la base
B , avec
u : X ↦ MX .
1.b) Soit
Montrer que :
(i)u ∈ S(E) ⟺ ^t M = M ,
(ii)u ∈ A(E) ⟺ ^t M = − M .
1.c) Soitu ∈ L(E) et
M = Mat_B(u) . On lui associe
u^ ∈ L(E) tel que
Mat_B(u^) = ^t M . Montrer que
(u + u^) ∈ S(E) et que
(u − u^) ∈ A(E)
1.d) Conclure queS(E) et
A(E) sont deux sous-espaces supplémentaires de
L(E) .
(i)
(ii)
1.c) Soit
1.d) Conclure que
2 2.a) Soit
σ ∈ S(E) . Justifier l'existence de (
e_1, e_2, e_3 ) base orthonormale de
E et de trois réels
λ_1, λ_2, λ_3 tels que:
2.b) Préciser dans quel cas
σ est une projection orthogonale, ou alors une symétrie orthogonale.
2.c) Exemple 1. Soitσ tel que
Mat_B(σ) = (1, 2, 2; 2, 1, − 2; 2, − 2, 1) ,
2.c) Exemple 1. Soit
Déterminer (
e_1, e_2, e_3 ) base orthonormale de
E et
λ_1, λ_2, λ_3 pour
σ comme en 2.a).
3 Soitα ∈ A(E) non nul.
3.a) Montrer queKer(α) et
Im(α) sont orthogonaux, puis que
E = Ker(α) ⊕ Im(α) .
3.b) Montrer queIm(α) est stable par
α et que l'endomorphisme
α~ induit par
α sur
Im(α) ne peut pas avoir de valeur propre (réelle). En déduire que
α est de rang 2 .
3.c) Justifier l'existence de(e_1, e_2, e_3) base orthonormale directe de
E et d'un réel
k ≠ 0 tels que :
3 Soit
3.a) Montrer que
3.b) Montrer que
3.c) Justifier l'existence de
3.d) Exemple 2. Soit
α tel que
Mat_B(α) = (0, − 1, 1; 1, 0, − 1; − 1, 1, 0)
Déterminer (
e_1, e_2, e_3 ) base orthonormale directe de
E et
k ≠ 0 associés à
α (cf. 3.c)).
4 Soitθ ∈ ℝ et la rotation
r ∈ SO(E) telle que
Mat_B(r) = (cos(θ), − sin(θ), 0; sin(θ), cos(θ), 0; 0, 0, 1) , On considère aussi
r^ tel que
Mat_B(r^) = ^t(Mat_B(r)) .
4 Soit
Donner la décomposition de
σ = (r + r^)/2 comme en 2.a), ainsi que de
α = (r − r^)/2 comme en 3.c) lorsque
α ≠ 0 .
Exercice 4
On s'intéresse aux nombres de Fibonacci définis par récurrence par
F_0 = 0, F_1 = 1 et:
1 1.a) Écrire en langage Python une fonction "
fib(n) " permettant le calcul de
F_n .
1.b) On peut démontrer et on l'admettra, que ces nombres vérifient les relations suivantes pour toutn ∈ ℕ^∗ :
1.b) On peut démontrer et on l'admettra, que ces nombres vérifient les relations suivantes pour tout
Vérifier cette propriété en calculant ainsi
F_6 .
Compléter l'écriture de la fonction "fibb(n) " ci-dessous permettant de calculer
F_n , on commencera au dernier "else" sur la copie en rajoutant les instructions manquantes.
Compléter l'écriture de la fonction "fibb
def $f i b b(n)$ :
if $n<=1$ :
return $n$
else :
if $n \% 2==0$ :
$a=f i b b(n / / 2)$
$b=f i b b(n / / 2-1)$
return $a *(2 * b+a)$
else : ...
2 2.a) Soit
A = (1, 1; 1, 0) . Pour tout
n ∈ ℕ^∗ , exprimer les coefficients de
A^n au moyen des nombres de Fibonacci
F_(n + 1), F_n et
F_(n − 1) .
2.b) Écrire en langage Python une fonction "fibbb(n) " permettant le calcul de
F_n en utilisant le calcul de
A^n (dont le calcul doit intervenir dans le programme).
2.c) Montrer que pour toutn ∈ ℕ^∗ , on a :
F_(n + 1)F_(n − 1) − (F_n)^2 = (− 1)^n .
2.b) Écrire en langage Python une fonction "fibbb
2.c) Montrer que pour tout
3 3.a) Montrer la convergence de la série de terme général
((− 1)^n)/(F_(n + 1)F_n)(n ∈ ℕ^∗) et exprimer
S = ∑_(n = 1)^∞((− 1)^n)/(F_(n + 1)F_n) au moyen de
L = lim_(p → + ∞)(F_p)/(F_(p + 1)) (dont l'existence résulte de la convergence de la série).
3.b) Grâce à une propriété concernant les séries alternées et que l'on rappellera, étant donnéε > 0 , écrire un algorithme (en français ou alors en langage Python) permettant de calculer une valeur approchée de
L au moyen d'une somme partielle de cette série, avec une précision inférieure à
ε .
3.b) Grâce à une propriété concernant les séries alternées et que l'on rappellera, étant donné
4 On note
Φ = (1 + √5)/2 et
φ = (1 − √5)/2 , On peut montrer et on l'admettra, que l'on a:
4.a) Calculer
L de 3.a) au moyen de
Φ .
4.b) Pour toutx ∈ |φ, − φ| , montrer la convergence de la série ainsi que l'égalité :
4.b) Pour tout
Pas de description pour le moment
