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Décomposition de Cholesky, étude d'une intégrale à paramètre et courbe parabole
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Le sujet comporte trois exercices indépendants. Le premier étudie la décomposition de Cholesky d'une matrice symétrique définie positive, d'abord sur un exemple numérique puis dans le cas général. Le deuxième étudie une fonction définie par une intégrale à paramètre reliée à l'intégrale de Dirichlet. Le troisième porte sur la géométrie de la parabole et d'une courbe paramétrée.

  1. 1Exercice 1 : décomposition de CholeskyÉtudie sur un exemple numérique puis dans le cas général l'existence et l'unicité d'une matrice triangulaire supérieure T telle qu'une matrice symétrique définie positive S s'écrive S = tT T.
  2. 2Exercice 2 : étude d'une fonction définie par une intégraleÉtudie la fonction g(t) = (1-e^{-t})/t puis la fonction h définie par une intégrale à paramètre, jusqu'à établir que h(x) = Arctan(x) et calculer l'intégrale de Dirichlet.
  3. 3Exercice 3 : géométrie de la paraboleÉtudie la parabole comme lieu de points équidistants d'un foyer et d'une directrice, sa tangente, son repère de Frenet et son rayon de courbure, puis une courbe paramétrée annexe.

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CONCOURS ARTS ET MÉTIERS ParisTech - ESTP - ARCHIMEDE

Épreuve de Mathématiques B PC

Durée 3 h

Si , au cours de l'épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d'énoncé, d'une part il le signale au chef de salle, d'autre part il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en indiquant les raisons des initiatives qu'il est amené à prendre.

L'usage de calculatrices est interdit.

AVERTISSEMENT

La présentation, la lisibilité, l'orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies. En particulier, les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte. Les candidats sont invités à encadrer les résultats de leurs calculs.

Exercice n^∘1 :

Cet exercice a pour but d'étudier la décomposition de Cholesky d'une matrice symétrique réelle définie positive.
Pour n ∈ ℕ^∗, on note :
  • M_n(ℝ) l'espace vectoriel des matrices réelles carrées d'ordre n .
  • GL_n(ℝ) le groupe des matrices inversibles de M_n(ℝ), I_n désigne la matrice identité.
  • O_n(ℝ) le sous-groupe de GL_n(ℝ) constitué des matrices orthogonales.
  • S_n(ℝ) le sous-espace vectoriel de M_n(ℝ) constitué des matrices symétriques réelles.
  • Si E est un ℝ-espace vectoriel et (f_1, …, f_k) une famille de vecteurs de E, Vect(f_1, …, f_k) désigne le sous espace vectoriel engendré par la famille (f_1, …, f_k).
  • Pour A ∈ M_n(ℝ), Sp(A) désigne l'ensemble des valeurs propres réelles de A et ^t A la transposée de A .
  • S_n^(+ +)(ℝ) l'ensemble des matrices symétriques réelles définies positives.
Par définition, A ∈ S_n^(+ +)(ℝ) si et seulement si A ∈ S_n(ℝ) et Sp(A) ⊂ ]0, + ∞[.
  • T_n^(+ +)(ℝ) l'ensemble des matrices réelles triangulaires supérieures à coefficients diagonaux strictement positifs.
  • ℝ^n sera identifié à M_(n, 1)(ℝ) ensemble des matrices réelles avec n lignes et 1 colonne.
    Lorsque ℝ^n est muni de sa structure euclidienne canonique, ‖. ‖désignelanorme euclidienne associée au produit scalaire canonique : ‖X‖^2 = ^t XX.
  • Les candidats seront amenés à utiliser le théorème suivant: Théorème d'orthonormalisation de Schmidt: Si (E, ( . . . . )) est un espace préhilbertien réel, p ∈ ℕ^∗ et (f_1, …, f_p) une famille libre de E , alors il existe une unique famille orthonormale (g_1, …, g_p) telle que pour tout k ∈ {1, …, p} :
Vect(f_1, …, f_k) = Vect(g_1, …, g_k) et (f_k|g_k) > 0
La famille (g_1, …, g_p) s'appelle alors l'orthonormalisée de Schmidt de (f_1, …, f_p).
I. Etude d'un exemple numérique:
On considère, dans cette question I uniquement, la matrice S = (3, 0, 2; 0, 2, 0; 2, 0, 3) ∈ M_3(ℝ).
  1. Enoncer le théorème qui permet de justifier qu'il existe une matrice O ∈ O_3(ℝ) telle que ^t OSO = D où D est une matrice diagonale.
  2. Déterminer O et D telles que det(O) = 1_– et D = (α, 0, 0; 0, β, 0; 0, 0, γ) où α < β < γ_– puis justifier que S ∈ S_3^(+ +)(ℝ).
  3. Démontrer qu'il existe une unique matrice T ∈ T_3^(+ +)(ℝ) telle que S = ^t TT. On explicitera la matrice T.
    II. Résultats préliminaires:
  4. On considère S ∈ S_n^(+ +)(ℝ), montrer que :
φ_S : {ℝ^n × ℝ^n → ℝ; (X, Y) ↦ ^′ XSY est un produit scalaire sur ℝ^n
  1. Proposition: T_n^(+ +)(ℝ) est un sous-groupe de GL_n(ℝ).
Démontrer cette proposition pour n = 2. Dans la suite, on admettra le résultat pour tout n ∈ ℕ^∗.

III. Une caractérisation des matrices symétriques réelles définies positives:

Soit A ∈ M_n(ℝ), on pose B = ^t AA.
  1. Montrer que B ∈ S_n(ℝ).
  2. Montrer que si λ ∈ Sp(B) et x ∈ ℝ^n est un vecteur propre associé à λ, alors
‖Ax‖^2 = λ‖x‖^2 en déduire que λ ∈ [0, + ∞[.
  1. En déduire que A ∈ GL_n(ℝ) si, et seulement si, B ∈ S_n^(+ +)(ℝ).

IV. Décomposition de Cholesky:

Le but de cette question est de montrer le théorème suivant :
Théorème: S ∈ S_n^(+ +)(ℝ) si, et seulement si, il existe une unique matrice T ∈ T_n^(+ +)(ℝ) telle que S = ^t TT. Cette décomposition s'appelle décomposition de Cholesky de S .
On considère S ∈ S_n(ℝ).
  1. Montrer que s'il existe T ∈ T_n^(+ +)(ℝ) telle que S = ^t TT alors S ∈ S_n^(+ +)(ℝ).
  2. On suppose qu'il existe T_1, T_2 deux matrices de T_n^(+ +)(ℝ) telles que ^t T_1 T_1 = ^t T_2 T_2.
    a) Montrer que Δ = T_1(T_2)^(− 1) est une matrice diagonale à coefficients diagonaux strictement positifs. (utiliser II.2) )
    b) En déduire, en utilisant ^t T_l T_l = ^t T_2 T_2, que Δ^2 = I_n.
    c) En déduire que T_1 = T_2.
  3. On suppose S ∈ S_n^(+ +)(ℝ) et on considère φ_S le produit scalaire de ℝ^n défini en II.1). Soit b = (e_1, …, e_n) la base canonique de ℝ^(′′) et b^′ = (v_1, …, v_n) l'orthonormalisée de Schmidt de b pour le produit scalaire φ_s. On note T la matrice de passage de la base b' à la base b.
    a) Montrer T ∈ T_n^(+ +)(ℝ).
    b) Montrer que S = ^t TT.

Exercice n^∘2 :

Dans cet exercice, g désigne la fonction définie sur ℝ par g(t) = {(1 − e^(− t))/t, si t ≠ 0; 1, si t = 0.
  1. Enoncer le théorème de dérivation pour les fonctions définies par : F : x ∈ I ↦ ∫_J f(x, t)dt où I et J sont des intervalles de ℝ.
  2. Etude de g:
    a) Montrer que g est continue sur ℝ.
    b) Montrer que g a un développement limité en 0 à l'ordre 1. En déduire que g est dérivable sur ℝ et préciser g^′(0).
    c) Déterminer le signe pour t ∈ ℝ de (1 + t)e^(− t) − 1.
    d) Dresser le tableau de variations de g et tracer le graphe de g.
    e) i) Donner le développement en série entière au voisinage de 0 de la fonction g, préciser le rayon de convergence de la série entière.
    ii) Montrer que g est de classe C^∞ sur ℝ et préciser pour tout k ∈ ℕ, g^((k))(0) (énoncer le (ou les) théorème(s) utilisé(s)).
  3. On considère la fonction h définie par h(x) = ∫_0^(+ ∞)(1 − e^(− xt))/tsin(t)dt.
    a) Montrer que l'intégrale impropre ∫_0^(+ ∞)(sin(u))/udu converge (on pourra utiliser une intégration par parties).
On notera alors α la valeur de cette intégrale et on pourra écrire
h(x) = α − ∫_0^(+ ∞)e^(− xt)(sint)/tdt
b) En déduire que h est définie sur [0, + ∞[. Que vaut h(0) ?
c) Montrer que h est dérivable sur tout intervalle de la forme [a, + ∞[(a > 0). En déduire que pour tout x > 0, h^′(x) = 1/(1 + x^2).
d) Montrer que pour tout x > 0 : h(x) = ∫_0^(+ ∞)g(u)sin(u/x)du.
e) En déduire que pour tout x > 0 : h(x) = x + x∫_0^(+ ∞)g^′(u)cos(u/x)du.
f) En déduire que pour tout x > 0 : |h(x)| ≤ 2x.
g) Montrer que h est continue sur [0, + ∞[ et que pour tout x ≥ 0 : h(x) = Arctan(x).
h) En déduire que α = π/2.

Exercice n^∘3 :

On se place dans le plan affine euclidien et on considère :
  • F un point du plan.
  • D une droite du plan ne contenant pas F.
  • Δ la droite perpendiculaire à D passant par F et A le point d'intersection de D et Δ.
  • p la distance AF.
  • S le milieu du segment [AF].
Le but de cet exercice est l'étude de la parabole P de foyer F et de directrice D.
Par définition P est l'ensemble des points équidistants de F et de D :
M ∈ 𝒫 si, et seulement si, MF = MH où H est le projeté orthogonal de M sur D.
On considère le repère orthonormé direct ℜ = (S, i⃗, j⃗) où i⃗ = 1/pAF^(→−).
1)
a)Donner les coordonnées dans ℜ de A, S, F et une équation de la droite D.
b) On considère M de coordonnées | x; y dans ℜ, montrer que M ∈ P ssi y^2 = 2px.
2) P est alors paramétrée par {x(t) = (t^2)/(2p); y(t) = t(t ∈ ℝ). On considère t_0 ∈ ℝ et M_0 le point de P de paramètre t_0.
a)Donner une équation de T_0 la tangente à P en M_0 et de N_0 la normale à P en M_0.
b)On note H_0 le projeté orthogonal de M_0 sur D.
i) Donner la nature du triangle FH_0 M_0.
ii) Vérifier que T_0 est la médiatrice du segment [FH_0].
3)
a)Déterminer en M_0 le repère de Frenet de P noté (M_0, T_0^(→−), N_0^(→−)).
b) Déterminer en M_0 le rayon de courbure de P noté R_0.
c) On appelle centre de courbure en M_0 à P noté Ω_0 le point défini par M_0 Ω_0^(→−) = R_0 N_0^(→−), déterminer dans ℜ les coordonnées de Ω_0.
4) On considère la courbe paramétrée (C) définie sur ℝ par {x(t) = 2 + 3/4t^2; y(t) = − (t^3)/4.
a)Etudier la symétrie de (C).
b) Dresser le tableau de variations des fonctions x et y.
c) Etudier avec précision le point stationnaire de (C).
d) Etudier la branche infinie de (C) lorsque t tend vers + ∞.
e) Tracer la courbe (C) et la courbe (P) (pour p = 2 ) sur une même figure.

Questions fréquentes

4 questions
Sur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques B du concours e3a PC 2013 ?
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Sur quels chapitres porte l'épreuve de mathématiques B du concours e3a PC 2013 ?

Elle porte sur l'algèbre bilinéaire (décomposition de Cholesky), les intégrales à paramètre et les séries entières, ainsi que la géométrie des courbes planes (parabole, repère de Frenet).

Les trois exercices sont-ils indépendants ?

Oui, les trois exercices sont totalement indépendants et peuvent être traités dans n'importe quel ordre.

Ce sujet est-il calculatoire ou théorique ?

Le premier exercice est surtout théorique et démonstratif, le deuxième mêle calcul d'intégrales et rédaction rigoureuse, et le troisième est plus calculatoire, centré sur la géométrie analytique.

Quelles parties peuvent être travaillées en première année ?

L'étude de la fonction g au début de l'exercice 2 (continuité, dérivabilité, développement limité) et la première question numérique de l'exercice 1 mobilisent des notions accessibles dès la première année.

Pas de description pour le moment